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Posté : sam. nov. 24, 2018 10:55 pm
par Alexei
Trei Culori
12 Septembre 2037
Réouverture de la Bourse d'Albarea
[img]https://media-cdn.tripadvisor.com/media/photo-s/09/6b/49/5f/tozsdepalota.jpg[/img]
C'est officiel, la "Bursa de valori Albarei" (littéralement, la "Bourse de valeurs d'Albarea") a annoncé sa réouverture, dans le somptueux Palatul Cotroceni (Palais Cotroceni) situé dans le centre historique de la capitale valdaque.
Bien que fondée en 1895, la Bourse de Valdaquie n'a pas toujours gardé de bonnes relations avec le pouvoir royal. Pour cause, celle-ci échappait largement au contrôle de la noblesse, et la bourgeoisie de l'époque -ayant mis en place le système boursier national en s'inspirant des pratiques de l'Ouest- l'utilisait, en conséquence, comme un moyen de s'enrichir et de se démarquer, tout en réclamant plus de liberté politique allant de paire avec la liberté économique. Ainsi, après plus d'un siècle de contrôles arbitraires et répressifs, de diverses arrestations et menaces (qui se sont toutefois calmées entre les années 1990 jusqu'en 2020), la famille royale a décrété la suspension, puis la fermeture de l'institution boursière, en 2025, arguant que celle-ci "servait des intérêts étrangers", et -pour compléter avec une légère pointe d'antisémitisme- que "les banquiers juifs menacent le pouvoir du Roi, qui ne sert que Dieu et le peuple valdaque".
Reconverti ensuite en musée, le Palais Cotroceni a été rénové et modernisé suite à la révolution d'avril. Les grandes entreprises valdaques, désireuses de montrer le triomphe de la démocratie et de la liberté économique, ont investi plusieurs millions de dollars dans l'achat d'ordinateurs et autres instruments boursiers dignes des institutions de l'Ouest, mais également pour redécorer l'édifice vieillissant, à l'aide de somptueux lustres et d'oeuvres d'art célèbres de sculpteurs, peintres, et autres artistes valdaques.
Les travaux s'étant achevés hier, le Ministre de l'Economie, Vlad Ionescu (PNL) a tenu à inaugurer lui-même la "nouvelle" bourse, en compagnie du maire d'Albarea, en grandes pompes. En effet, devant un parterre d'entrepreneurs et autres acteurs économiques, le ministre, après avoir coupé le ruban tricolore d'inauguration du bâtiment avec le maire, a prononcé un discours porteur d'espoir, et se voulant rassurant sur l'issue des élections législatives futures, qui pourraient être avancées à novembre, selon la rumeur.
[quote]Si j'ai tenu à me déplacer en personne aujourd'hui pour inaugurer la nouvelle Bourse d'Albarea, ce n'est pas pour rien. Mon intention principale était de vous avoir devant mes yeux, mes chers amis, devant les yeux du peuple valdaque qui place tous ses espoirs sur vous. Vous incarnez l'élite de la nation, et êtes les poumons qui produiront le souffle économique dont nous avons besoin pour rayonner, comme jadis, dans le monde entier [...].
Chacun sait, aujourd'hui, que nous vivons dans une période de grande incertitude, et que notre pays est profondément divisé aujourd'hui. Sans porter aucun jugement sur ce qu'il se passe en Dobrogévie, sans critiquer ni juger nos concitoyens qui croient en un autre système, un autre futur ; je pense que notre peuple n'a été que trop divisé par les guerres, les invasions, la tyrannie.
Mais maintenant que chacun peut s'exprimer librement par les urnes et faire entendre sa voix sans crainte de représailles, je vous demande de vous unir. Car ce n'est qu'ensemble que nous développerons notre patrie, et que nous nous imposerons sur la scène internationale.
Vlad Ionescu, Ministre de l'Economie.[/quote]
Très applaudi par son auditoire, le Ministre a néanmoins dû se couper moméntanément, à la fin de son discours, quand une vingtaine d'extrémistes tout de noir vêtus, ayant réussi à franchir le dispositif de sécurité en venant de la strada (rue) Romulus, ont tenté d'interrompre la cérémonie en chantant l'Internationale, ainsi que des slogans anticapitalistes, tout en agitant des drapeaux rouges et même en essayant de jeter des projectiles sur les invités. Ces agitateurs ont toutefois été dispersés sans grande difficulté par la police, qui a même réussi à interpeller l'un deux, tenant une pancarte : "Nous brûlerons le Palais de la Bourse, avec vous à l'intérieur".
L'incident étant oublié quelques minutes plus tard, l'inauguration a pu reprendre dans le calme et la convivialité.
D'ici les prochains jours, la Bourse d'Albarea verra sans doute de nombreuses entreprises nationales la rejoindre, et certainement des firmes étrangères, dont la venue est très espérée par le gouvernement provisoire.
Posté : lun. nov. 26, 2018 9:11 pm
par Alexei
Trei Culori
18 Septembre 2037
"NOUVELLE ROUTE DE LA SOIE" : une aubaine pour la Valdaquie ?
[center][img]https://www.visiteasternhimalaya.com/wp-content/uploads/2018/03/zuluk-road-660x330.jpg[/img]
Chemins de la "vieille" Route de la soie, dans les Monts Ilyau, au Xilinhar[/center]
Il y a une semaine, le Ministre des Affaires étrangères, Ionuț Pădurariu, a achevé sa tournée diplomatique par la signature d'un long traité d'amitié et de coopération avec les autorités du Protectorat général septentrional de Liang.
Au menu de cette convention, comportant 23 articles, des dispositions commerciales, tout d'abord : la Valdaquie exportera au Liang diamants, tabac, ainsi que divers produits agricoles et industriels locaux, tandis que le Liang fournira à notre pays, en plus du riz et de diverses céréales, de nombreuses matières premières essentielles à notre industrie tels que du nickel, du platine ainsi que de l'uranium (exploité par les compagnies minières liangoises au Xilinhar frontalier). Ces ressources devraient permettre d'améliorer la qualité et d'augmenter la quantité de la production industrielle lourde, comme légère, des usines valdaques.
En outre, le traité ouvre un partenariat technologique extrêmement approfondi entre l'Etat ventélien et la Valdaquie, avec, par exemple l'appui d'ingénieurs valdaques pour développer le secteur de la robotique industrielle chez ce nouveau partenaire qui, en échange, nous aidera à développer des lignes de trains à grande vitesse (TGV) en Valdaquie. Cette disposition a été saluée par l'ensemble des forces politiques du pays, qui voient, avec le développement du réseau ferré valdaque de nombreuses possibilités économiques et commerciales s'ouvrir. Ion Gheorghiu, député de l'Union des démocrates et libéraux du județ de Târgu Iulia, a commenté : "le réseau ferroviaire valdaque est vieillissant, c'est un fait. La création de lignes nouvelles et de trains modernes permettra de mieux connecter les régions entre elles, et d'exporter nos marchandises plus rapidement et plus sûrement sur le continent et dans le monde". Le Ministre des transports, Olivian Voda, a quant-à-lui indiquer qu'il faudrait un peu plus d'un an pour entreprendre cette modernisation, qui sera présentée devant le Parlement après les élections législatives de décembre.
Mais les stipulations les plus intéressantes demeurent aux derniers articles de la convention : en effet, l'Etat de Liang et la Valdaquie semblent s'être mis d'accord pour marquer l'histoire en ressuscitant la mythique "Route de la soie", qui a connecté l'Occident à l'Orient pendant des siècles. Cette voie commerciale, ayant permis à nos ancêtres de l'Empire latin de se procurer divers matériaux rares et à nos aïeux de découvrir la poudre, à la fin du Moyen-Âge, va aujourd'hui prendre la forme d'une immense voie ferrée, qui traversera une demi-douzaine de pays et qui permettra d'importer et d'exporter des marchandises de Dytolie vers la Ventélie en un temps extrêmement réduit (plus d'une semaine en bâteau contre quelques jours par voie ferrée). D'après Vlad Ionescu, Ministre de l'Economie et des Finances, l'Etat de Liang et la République de Valdaquie pourraient rentabiliser en à peine quelques années la construction de cette Route de la soie moderne, en taxant -raisonnablement- les marchandises de tous les pays qui souhaiteraient l'emprunter.
Ainsi, malgré les coûts de construction qui seront assez élevés, cette route pourra s'avérer être une manne financière considérable pour les pays qu'elle traversera en plus de les (re)dynamiser économiquement, notamment avec l'arrivée de nouvelles entreprises du monde entier. En Valdaquie, c'est le Sud-Est (petite région appelée "Munténie" faisant partie de l'Olténie) qui sortira grand gagnant de ce projet, jusque-là axée sur la production de vin, la région pourrait voir de nouvelles places financières et commerciales se créer. Dans les villes de Mihailopol, Gherneș et Strehaia par exemple.
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Scînteia !
18 Septembre 2037
[center][img]https://www.toonpool.com/user/550/files/fascism_188025.jpg[/img]
En Aleka, les fascistes sont parvenus à assembler les deux neurones qu'ils possèdent pour lancer une chasse-aux-sorcières contre les communistes. N'attendez pas qu'ils fassent de même ici : collez-leur une balle dans la tête ![/center]
Posté : mer. nov. 28, 2018 11:36 am
par Alexei
[justify]Revue de presse
23 Septembre 2037
[center][img]https://iadsb.tmgrup.com.tr/b3371c/645/344/0/59/798/485?u=https://idsb.tmgrup.com.tr/2018/08/11/romania-braces-for-fresh-anti-corruption-protest-after-450-injured-in-clashes-1534004590740.jpg[/img]
Manifestation contre le régime royaliste en avril, peu avant la révolution.
[/center]
Adevărul | La rentrée s'annonce bouillante :
- Alors que la campagne législative bat son plein en Olténie, en Dobrogévie et en Ardélie, divers syndicats étudiants et forces de gauche (le Parti commuiste d'Unité prolétarienne en tête) ont appelé les étudiants valdaques à se mobiliser contre le gouvernement provisoire au début du mois d'octobre.
- En cause : la privatisation de l'économie, et l'état "déplorable" de l'enseignement supérieur valdaque que de nombreuses associations jugent délaissé au profit de l'économie et de l'industrie.
- L'appel à manifester, relayé par la presse et sur les réseaux sociaux, sera probablement "largement suivi" d'après les politologues et experts neutres.
- Une consultation publiée par l'Institut national des sondages a montré (à hauteur de 65%) que la jeunesse valdaque était déçue de la révolution d'avril et qu'elle se sentait "abandonnée" par le gouvernement d'union nationale.
Trei culori | L'ULD fait campagne en Munténie :
- À Mihailopol et Strehaia, principaux pôles technologiques du pays, les candidats de l'Union des libéraux et démocrates ont tenu des meetings ayant rassemblée des milliers de personnes dans les centre-villes.
- Olivian Grîndeanu et Dina Popescu, candidats respectivement pour les județ de Mihailopol et Strehaia, sont, pour le moment crédités de 51% et 56% d'intentions de votes !
- À Albarea et dans ses environs, l'ULD et le PNL sont aux coudes-à-coudes dans les sondages.
- En Ardélie, certains candidats de l'ULD et du PNL ont annoncé qu'ils s'allieraient pour contrebalancer l'influence du Parti communiste, qui est notamment donné vainqueur dans les județ de Frunze et Ghiurca.
Valdâchia Libera | L'Eglise orthodoxe soutiendra "massivement" le PNL lors des élections :
- C'est ce qu'a déclaré le patriarche de l'Eglise orthodoxe valdaque : Daniel Ciubotea, archevêque d'Albarea et Métropolite de Dobrogévie et d'Ardélie.
- Celui-ci a indiqué que l'avenir de la Valdaquie devait se construire "dans la foi en Dieu et avec le secours de l'Eglise". Il a en outre assuré que l'Eglise donnerait du pain, de la viande et des légumes, a ses fidèles venant soutenir le PNL dans les zones rurales d'Ardélie.
- Le Président du Saint-Synode a par ailleurs mis-en-garde tous ceux qui seraient tenter de soutenir les "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17127&p=344467#p344467]blasphémateurs[/url] et profanateurs bolcheviques que Dieu fera rôtir en Enfer"
- Petru Ursachi a quant-à-lui commencé à rencontrer les électeurs dans son bastion de Cernavoda et à Albarea.
Scînteia | Avant la vague rouge de décembre : la vague rouge d'octobre !
- Le Parti communiste d'Unité prolétarienne, par la voix du camarade secrétaire-général Vasile Tudor, apporte son soutien total aux étudiants valdaques, qu'il appelle à manifester massivement le 5 octobre.
- Plus de 20 000 étudiants dobrogèves ont été appelés à se rendre à Albarea à cette date, pour soutenir les étudiants du pays souhaitant montrer leur mécontentement à un gouvernement provisoire "qui ne roule que pour les industriels et les banquiers, actuellement en train de voler sa révolution au peuple valdaque", a martelé le camarade Vasile Tudor.
- Teodora Maurer, la seule ministre communiste (et première femme) du gouvernement, a menacé de démissionner si des crédits n'étaient pas débloqués par le FSN pour réformer le système éducatif et universitaire valdaque en profondeur.
- Les députés du Parti sont donnés gagnants avec une majorité écrasante en Dobrogévie, 75% des intentions de vote en moyenne, contre moins de 15% pour le PNL et l'ULD
- Des candidats du Parti socialiste valdaque, qui n'atteindrait d'ailleurs -que péniblement- la majorité dans seulement 7 județ, ont manifesté leur volonté de s'allier avec les candidats communistes en certaines circonscriptions, ce qui est en contradiction avec la ligne anticommuniste défendue par le premier-secrétaire Nicolae Lupu.[/justify]
Posté : mer. nov. 28, 2018 6:31 pm
par Alexei
Adevărul
24 Septembre 2037
Vers une crise politique au sein du Parti socialiste ?
[center][img]https://www.irishtimes.com/polopoly_fs/1.3637468.1537554082!/image/image.jpg_gen/derivatives/box_620_330/image.jpg[/img]
Nicolae Lupu, premier-secrétaire du PSV, à la sortie du siège de celui-ci, après de vifs débats[/center]
Tout est parti d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344974#p344974]article du quotidien communiste Scînteia[/url], qui alléguait que plusieurs candidats socialistes, dans certains județ de Dobrogévie et d'Olténie, envisageaient de s'allier avec des candidats du Parti communiste d'Unité prolétarienne. Si cette affirmation a d'abord été démentie par le Comité exécutif national du Parti socialiste, celui-ci a finalement admis la véracité de l'information.
"C'est une trahison inacceptable envers tous nos principes [...]. Nous n'accepterons pas que des candidats officiels du Parti forment une alliance avec les communistes sans même consulter le Bureau permanent", a martelé Nicolae Lupu, connu pour son opposition au Parti communiste. Celui-ci, dans cette allocution devant le Bureau permanent national, convoqué en urgence avec lesdits candidats au siège du parti à Albarea, n'a par ailleurs pas mâché ses mots, et a même menacé d'exclure les candidats en question, dont les noms n'ont pas été dévoilés, les accusant "d'entrisme et d'infiltration pour le compte des rouges". Bien qu'aucun journaliste n'ait été autorisé à participer à cette réunion, les débats auraient été particulièrement violents selon certains observateurs, les candidats "fautifs" ayant fait valoir leur droit de réponse au premier-secrétaire. Ainsi, une des mises en cause se serait défendu : "vous manquez totalement de clairvoyance et vous ne vous rendez pas compte que vous dirigez un parti qui est en train de sombrer [...]. Au vue de votre gestion désastreuse de notre famille politique, et de votre entêtement à vouloir désunir la gauche, j'estime que c'est vous qui faites de l'entrisme et qui sabotez notre parti pour le compte des libéraux". Au bout de trois heures de joutes verbales, le premier-secrétaire est enfin sorti du bâtiment, mais n'a pas souhaité faire de commentaires sur l'affaire.
D'autres membres du Bureau permanent ont réfuté le terme de "crise", et ont simplement évoqué une "incompréhension" entre le premier-secrétaire et les candidats, au nombre de huit. Trop tard, ces derniers ont décidé de rendre la problématique publique à l'occasion d'une interview, où ils ont critiqué la "rigidité et l'autoritarisme du premier-secrétaire". Celui-ci est effectivement en poste depuis 2020 (il a été élu peu après la Révolution ratée de 2018) et a vécu douloureusement la scission de 2022, où une partie non-négligeable des dirigeants du parti et de militants ont fondé le Parti communiste d'Unité prolétarienne. Dès lors, Nicolae Lupu a été le tenant d'une ligne qu'il qualifie "strictement sociale-démocrate", mais que beaucoup voient plutôt comme "sociale-libérale", et a combattu vivement le PCUP. Encore aujourd'hui, il refuse de reconnaître le caractère déterminant de la guérilla communiste pour la libération de la Dobrogévie, en avril, et condamne un "séparatisme intolérable" dans cette région, tout en appelant régulièrement le gouvernement provisoire à mettre fin à cette situation.
La polémique a très rapidement enflée, et s'est très rapidement transformée en crise interne lorsque des délégués du Conseil national ont manifesté leur soutien envers les "8" [candidats menacés d'exclusion par Nicolae Lupu] et que ce-dernier leur a proposé de "déposer leur démission et de rejoindre les bouchers de Vasile Tudor". Critiquant le comportement du premier-secrétaire et son manque de discernement dans sa stratégie électorale en refusant toute alliance de la gauche (qui pourrait pourtant faire passer le PSV de 7 à... 15 sièges selon des observateurs), une trentaine de délégués du parti ont demandé la tenue d'un congrès extraordinaire, pour réclamer des explications du premier-secrétaire et exiger un changement de cap.
De son côté, Nicolae Lupu a maintenu ses déclarations et a promis qu'une Commission disciplinaire serait formée pour exclure les "8" du PSV, tout en rappelant "aucune alliance avec les communistes n'est possible". À l'approche des élections législatives du premier décembre, les militants du PSV, déjà peu nombreux, ont manifesté leur désarroi devant cette polémique. Ileana, une bunica (grand-mère) de la petite ville de Vama Veche, proche du littoral, a regretté des "querelles politiciennes inutiles", et a ironisé "devant l'impopularité et la corruption des libéraux, notre parti avait toutes les chances de triompher [...]. Si le PSV continue de scier la branche sur laquelle il est assis, et si Lupu ne démissionne pas, dans quelques années nos petits-enfants seront tous communistes".
Posté : sam. déc. 01, 2018 1:53 pm
par Alexei
Adevărul
02 Octobre 2037
Les candidats du PNL se déclarent victimes de "pressions" en Dobrogévie
[center][img]https://www.radiokosovaelire.com/wp-content/uploads/hashim_thaqi5-640x330.jpg[/img]
Petru Ursachi, le président du Parti national libéral, s'est fait copieusement huer lors d'un déplacement à Slobozia (Dobrogévie)[/center]
À l'approche de la mobilisation du 5 octobre et surtout du premier scrutin libre de décembre de l'histoire valdaque le 1er décembre, la campagne législative est déjà bien engagée par l'ensemble des formations politiques, dont les candidats multiplient les meetings et autres rassemblements à travers le pays.
Si les voïvodats de Targutie (correspondant au littoral valdaque) et de Munténie (correspondant au Sud-Est) sont sûrs de voir se créer une importante majorité menée par le PNL, parfois dans le cadre d'une alliance avec les libéraux démocrates, l'issue dans certains demeure incertaine. Ainsi, en Ardélie, le "grenier à blé" de la Valdaquie, la guerre entre les communistes et les nationaux-libéraux fait rage : pendant que les premiers tentent de soulever la paysannerie contre [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344452#p344452]"l'injuste" réforme agraire de juillet[/url], les seconds tiennent un discours beaucoup plus traditionnaliste, louant les valeurs chrétiennes et agricoles de l'Ardélie, et sont soutenus par l'Eglise orthodoxe (malgré la forte minorité catholique présente). Ainsi, l'Ardélie, bien que moins peuplée que autres voïvodats, s'apparente à un "turning state" comme disent les Brittons : une région-clef, mais dont le vote est difficilement déterminable.
Le suspense n'est néanmoins pas aussi grand, à l'Est, en Dobrogévie. Tenue fermement par les communistes depuis la révolution (et même avant si l'on prend en compte les zones septentrionales de la région, sous contrôle de la guérilla du PCUP bien avant le mois d'avril), la plus grande région industrielle et minière du pays semble acquise au parti de Vasile Tudor : les meetings des candidats communistes sont largement plébiscités par la population, très reconnaissante envers les mesures prises par les autorités locales visant à "assouplir", voir à bloquer la politique libérale du gouvernement d'Albarea. Ces mêmes candidats renforcent néanmoins le clivage Nord-Sud, plus fort de jour en jour, en tenant des propos parfois très vindicatifs : "nous ne devons pas avoir peur de nous opposer aux mafieux nationaux-libéraux, qui monopolisent le pouvoir à Albarea. Ceux-là qui nous considèrent nous, les Dobrogèves, comme des citoyens de seconde zone [...]. Ils oublient que nous sommes les fils et les filles de la majorité des travailleurs qui ont bâti ce pays", a asséné Sergiu Prepeliuc, "commissaire-exécutif" (maire) de Traianopol. Ce dernier s'est porté candidat pour le județ éponyme, abandonnant de ce fait son siège de maire de la seconde ville du pays, que Vasile Tudor (secrétaire-général du PCUP) briguera lors d'un scrutin qui se tiendra dans deux semaines.
De leur côté, les candidats du Parti national libéral se sont parfois heurtés à la vindicte populaire. Victor Tariceanu, candidat à Iașov a dû interrompre une rencontre organisée devant le Palas (ancienne résidence des rois de Dobrogévie, dans le centre de la ville) après avoir été enfariné et bousculé par un groupe de personnes qui a ensuite pris la fuite. À Slobozia, autre grande ville de Dobrogévie pourtant moins "communiste" que Iașov et Traianopol, Petru Ursachi, qui était venu soutenir le candidat PNL Ion Caradjuc, s'est fait copieusement huer dès le début du discours - qu'il n'a pas pu finir - dans le grand auditorium de la ville. Mais pire encore, d'autres candidats de la formation nationale-libérale se sont plaints de "pressions" et de "violences" à leur égard : Teodor Jacob, candidat à Vrancea, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344609#p344609]où la tension est déjà vive entre le gouvernement et les autorités locales[/url], a déclaré avoir reçu des menaces de mort, tandis que la permanence du PNL de la ville a été vandalisée et saccagée en pleine nuit. Un acte qualifié "d'inacceptable" tant par le gouvernement provisoire que le PCUP, ayant nié toute implication.
À l'approche des premières élections libres de l'histoire valdaque, et de la mobilisation nationale prévue le 5 octobre, la tension ne faiblit pas à travers le pays, en particulière dans le voïvodat de Dobrogévie, où les candidats communistes, menés par Sergiu Prepeliuc, ont promis, si ils étaient élus, qu'ils exigeraient une plus grande autonomie pour la région, déjà [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344777#p344777]très autonome dans les faits...[/url]
Posté : dim. déc. 02, 2018 6:47 pm
par Alexei
Adevărul
06 Octobre 2037
À Albarea, la mobilisation étudiante tourne à l'émeute
[center][img]http://www.nationalisti.ro/wp-content/uploads/2018/06/jandarmerie.jpg[/img]
Des heurts ont opposé les manifestants et la Jăndarmeria jusqu'au milieu de la nuit (sur la pancarte est écrit "nous voulons la démocratie")[/center]
Gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes, pétards, charges et contre-charges ont rythmé la journée d'hier.
Le rassemblement avait pourtant commencé dans le calme au milieu du Bulevardul Unirii (Boulevard de l'Union), où les étudiants valdaques avaient été appelés à manifester le 5 octobre, par les principales organisations de gauche du pays. À 14h, alors que le cortège commençait à se mettre en marche vers le Palatul Parlamentului (le Palais du Parlement), la tension (déjà palpable du fait de l'importante présence policière dans la capitale) est encore montée d'un cran lorsque les policiers anti-émeutes de la Jăndarmeria, ne parvenant pas à contenir l'afflux de manifestants venant des rues adjacentes, ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les contestataires. Quelques dizaine de minutes plus tard, les étudiants, qui réclamaient seulement une réforme universitaire, ont été rejoints par des ouvriers et des paysans, qui ont poussé les premiers à durcir leur ton et leurs actions, réclamant dès lors la démission du gouvernement provisoire ainsi que l'avancée des élections législatives, prévues pour le 1er décembre, au 5 novembre. Comptabilisant plus de 45 000 personnes (soit près de 10 000 de plus qu'attendu), les policiers ont rapidement été dépassés, et ont dû faire appel, en urgence, à des renforts des județe alentours, tout en déployant un canon-à-eau et un hélicoptère, dans les cieux d'Albarea.
C'est alors qu'un large cortège, dissimulé derrière des banderoles rouges et noires ainsi que des cagoules et des masques, a commencé à attaquer directement les forces de l'ordre, à l'aide de bâtons, de pierres et même de barres en fer, ce qui a entraîné une réplique sévère de la Jăndarmeria, qui a alors eu recours à des grenades assourdissantes (destinées à apeurer les manifestants) et de dispersion (pour provoquer la fuite de ceux-ci), tout en chargeant (avec des renforts de la Poliția) la tête de cortège. Les manifestants ont alors commencé à refluer sur une centaine de mètres, avant de se réorganiser, et de bloquer l'avancée de la police en improvisant des barricades à l'aide de mobilier urbain et de voitures, qui ont été retournées et incendiées. À 17h00, la situation s'apparentait à une véritable guérilla urbaine, les manifestants, agitant des drapeaux rouges pour certains et scandant l'Internationale, n'hésitaient plus à utiliser tout ce qu'il pouvait pour contrer la police et repousser celle-ci à leur tour, leur permettant de s'établir à quelques centaines de mètres du Palais du Parlement (que certains appelaient à brûler) où la police parvint à les bloquer, à l'aide d'un second canon-à-eau, et des renforts de la Jăndarmeria, venus des villes proches de la capitale.
La Bourse échappe de peu au saccage
Située à deux rues du Palais du Parlement, la Bourse d'Albarea [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344886#p344886]rouverte depuis un peu moins d'un mois[/url] a été prise pour cible par les manifestants les plus radicaux (ceux entièrement cagoulés et qui avaient attaqué la police au début de la manifestation). Scandant "Moartea la capitalism" ("mort au capitalisme") ainsi que des slogans anti-policiers et anti-PNL, ils ont tenté d'entrer dans le palais, dont le dispositif de sécurité avait été allégé pour renforcer celui du siège du gouvernement. Heureusement, les lourdes portes ont su contenir les manifestants, qui ont été ensuite repoussés par des renforts hétéroclites, composés de forces anti-émeutes de la Jăndarmeria, de policiers en civil ou sans protection particulière, et d'une trentaine d'hommes masqués non-identifiés, armés de barres en fer et de boucliers de fortune, agissant de concert avec les forces de l'ordre. Les assaillants ont néanmoins occasionnés des dégâts sérieux, brûlant les voitures coûteuses de certains traders et banquiers, et parvenant à taquer des faucilles et marteaux ainsi que des slogans anticapitalistes sur les vieux murs du bâtiment.
Les boutiques de luxe du Boulevard de l'Union pillées
Alors que le gros des manifestants tentait -sans succès- de pousser jusqu'au Palais du Parlement, quelques milliers d'entre eux s'en sont pris aux commerces du Boulevard et des rues adjacentes. Bijouteries, banques, restaurants, hôtels, une dizaine a été totalement saccagée par des extrêmistes, qui ont provoqué des dégats considérables, chiffrables à plus de 3 millions de dollars (sans compter le mobilier urbain). Une succursale de la banque Ion Tiriacu (la plus grosse du pays) a été incendiée, après que les distributeurs de billets aient été méthodiquement arrachés. Plus grave encore, un groupe de gendarmes, isolé de leurs collègues par l'afflux d'émeutiers venant "de tous les côtés" a violemment été pris à parti. Désarmés, tabassés, et traumatisés, ils ont pu néanmoins rejoindre les leurs grâce à l'intervention de quelques manifestants, qui se sont opposés aux plus radicaux. Les pompiers d'Albarea, quant-à-eux, ont dû se déplacer pour éteindre une dizaine de départs de feu sur tout le boulevard (long de presque 2 kilomètres), mais ont été relativement respectés par les contestataires. Le colonel Cristian Barbu, chef des sapeur-pompiers d'Albarea, aurait d'ailleurs répondu par la négative à certains gradés de la Jăndarmeria, souhaitant réquisitionnés deux de ses camions pour les utiliser comme canons-à-eau face aux manifestants.
Un gouvernement provisoire divisé
Après ce début de soirée extrêmement violent, la police est parvenue à reprendre le contrôle de la majorité du Boulevard peu après 22h. Le Ministre de l'Intérieur, Călin Udrea, a déclaré que 55 000 personnes avaient manifesté ce 5 octobre à Albarea (chiffre qui a été revu à la hausse par les syndicats jusqu'à atteindre une estimation de 100 000 manifestants), que 241 d'entre eux avaient été interpellés et que l'émeute avait fait 178 blessés dont 55 chez les forces de l'ordre, un chiffre jamais vu depuis avril et la Révolution. Si l'ensemble des ministres a vigoureusement condamné cette mobilisation et le rôle du Parti communiste qui est l'"instigateur et le principal acteur de ces violences", pour Petru Ursachi, le président du Front de Salut national, Radu Portocală, a créé la surprise lors de l'allocution télévisée faisant suite à la dispersion des derniers manifestants vers 23h :
[quote]"La colère populaire qui s'est exprimée aujourd'hui, celle des étudiants, mais aussi des ouvriers et des paysans, nous pousse à nous poser des questions sur la marche à suivre. Même si je condamne avec la plus grande fermeté la casse et les actes de violences inouïes qui se sont déroulées ces dernières heures, je ne peux pas rester muet et nier bêtement la frustration de notre jeunesse qui se sent aujourd'hui frustrée et délaissée par notre jeune République.
C'est pourquoi, afin d'éviter qu'une telle situation se reproduise, je m'engage à discuter avec la ministre de l'Education, mais aussi les étudiants, dans le but de mettre en place une réforme du système universitaire, dans le calme et le consensus. En outre, je convoquerai les représentants des partis et l'ensemble des membres du gouvernement provisoire dans le but d'avancer de trois semaines les élections législatives.
Bien que nous croyions en la démocratie participative, nous savons qu'il faille écouter la rue lorsque cela est nécessaire. Si nous ne protégeons pas l'unité nationale née de la chute du roi, alors notre démocratie mourra avant d'avoir pu naître.
Enfin, mes chers concitoyens, je fais appel à votre soutien, votre confiance et votre patience. Car reconstruire la Valdaquie après des siècles de tyrannie demande du temps... et nous irons plus vite si nous restons unis, attentifs aux demandes et aux besoins de tout le peuple, et non pas d'une partie de celui-ci.
Vive la démocratie et la Valdaquie, je vous remercie."
Radu Portocală, président du Front de Salut national -gouvernement provisoire- de la République de Valdaquie.[/quote]
Posté : lun. déc. 03, 2018 12:14 pm
par Alexei
Adevărul
08 Octobre 2037
Le PSV élit Gabriela Cardașim à sa tête
[center][img]https://www.aktual24.ro/wp-content/uploads/2016/09/Gabriela-Firea-610x300.jpg[/img]
Ancienne journaliste et modèle photo, elle succède à Nicolae Lupu au rang de premier-secrétaire du Parti socialiste[/center]
Secoué par une crise interne depuis près de deux semaines, provoquée par la dénonciation de la ligne de Nicolae Lupu par une majorité des cadres et de militants du Parti socialiste, celui-ci a convoqué un congrès extraordinaire à Craiova, bastion historique du parti dont la toute nouvelle première-secrétaire est maire.
"Je comprends votre incompréhension mes chers amis. Mais, je le répète, s'allier avec les communistes revient à s'allier avec le diable. Je préfère que notre parti soit minoritaire avec son honneur, plutôt que majoritaire grâce à un pacte avec le diable", a martelé Nicolae Lupu, désormais ancien premier-secrétaire (mais qui conserve son porte-feuilles de Ministre de la Justice). Malgré les quelques applaudissements qu'a suscité son discours devant l'intégralité des délégués nationaux du PSV, cela n'a pas suffit à jouer en sa faveur, et sa mise à l'écart a été approuvée à hauteur de 64% par ces derniers. "Nous ne pouvons que saluer le bilan positif de Nicolae Lupu, qui a permis à notre famille politique de survivre, notamment lors de la scission communiste de 2023 [...]. Cependant, vous avez fait votre temps à la tête de ce parti", a déclaré Alina Firea, vice-première-secrétaire. Suite à l'annonce de sa "destitution", Nicolae Lupu est resté muet, et a assisté sans rien dire à l'élection de son successeure.
Celle-ci n'est autre que la maire de Craiova (seule grande ville tenue par le Parti socialiste) : Gabriela Cardașim, 46 ans, ancienne journaliste née à Dragomirești en Dobrogévie. Sociale-démocrate convaincue, elle ne diverge fondamentalement pas de la ligne tenue pendant 14 ans par Nicolae Lupu, mais seulement sur quelques points comme la question de l'alliance avec le PCUP lors des élections législatives, à laquelle elle se déclare favorable "uniquement si ils [les communistes] font de même dans les județe où nous serions susceptibles d'arriver en tête avec leur aide". Par ailleurs, elle se veut porteuse d'idées novatrices, comme au niveau écologique par exemple, où elle préconise "une sortie des énergies polluantes et de l"hyper-industrialisation". En outre, la nouvelle première-secrétaire souhaite une réduction des effectifs militaires valdaques "dont la vente d'une partie de son matériel rapporterait de quoi mettre en place une transition écologique". Bien que chrétienne orthodoxe affichée, Gabriela Cardașim s'est déclarée en faveur des droits pour les homosexuels et les lesbiennes.
Si Gabriela Cardașim a été très applaudie et saluée pour ces propositions qu'elle est unique à défendre dans le paysage politique valdaque, certains délégués du PSV demeurent insatisfaits : "nous venons officiellement de ranger toute perspective sociale au placard [...], même si nous adhérons totalement à ce qu'elle propose, l'abandon de tout programme réellement social ne profitera qu'aux communistes, qui seront alors les seuls à se montrer réellement soucieux des aspirations des Valdaques", ont regretté certains. D'autres se sont montrés plus grossiers, supposant que l'élection de Gabriela Cardașim n'est due "qu'à la popularité de ses f*sses" (malgré ces propos que la rédaction ne cautionne absolument pas, il est vrai que la première-secrétaire est connue pour avoir réalisé des photos érotiques dans sa jeunesse).
Toujours est-il que le Parti socialiste est le premier à se soucier de problématiques environnementales et sociétales, il faudra cependant attendre le mois de novembre (du fait d'un probable avancement de la date des élections) pour voir si cette stratégie paiera.
Posté : lun. déc. 03, 2018 8:25 pm
par Alexei
Valdâchia Libera -Journal radical d'extrême-droite et proche du Parti national libéral-
09 Octobre 2037
À qui profite l'avancement des élections législatives ?
[center][img]https://i0.wp.com/www.nasul.tv/wp-content/uploads/2014/12/ion-iliescu-29-ianuarie-1990.jpg?fit=619%2C368&ssl=1[/img]
Radu Portocală dans sa "jeunesse" au Parti socialiste, déjà un agent des communistes ?[/center]
Les communistes, bien entendu.
Dans sa [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=345135#p345135]dernière déclaration[/url], le gouvernement provisoire a totalement légitimé la destruction de notre belle capitale, orchestrée par la racaille et les voyous judéo-bolcheviques, ce 5 octobre. En effet, l'une des revendications -stupides- de ces derniers était que la date des élections législatives (devant symboliquement se dérouler pendant la fête nationale) soit avancée. Ni une ni deux, Radu Portocală, le président du pseudo-Front de Salut national s'est tout de suite jeté à plat ventre devant ses maîtres marxisants : en avançant le scrutin de... deux semaines (quelle utilité !)
Dans cette même déclaration, le Président a aussi fait une magnifique démonstration de ses talents de menteur. Par omission. En effet, il a (sciemment ?) omis de préciser que sa proposition avait donné lieu à de vifs débats pendant le Conseil des ministres, avec une opposition farouche, et justifiée, émanant des ministres nationaux-libéraux et démocrate-libéraux, qui ont ensuite avoué ne pas avoir réellement compris l'utilité d'avancer la date du scrutin. Et pour cause : outre le fait que la nouvelle date, ce 13 novembre, raccourcisse drastiquement le temps nécessaire aux forces démocratiques pour s'organiser contre les forces bolcheviques dans les zones encore libres (nous considérons, à juste titre, que la Dobrogévie, qui est soumise au joug communiste depuis des mois est quasiment sous occupation étrangrère), le message envoyé est fort : si un peu moins de 100 000 bandits détruisent la capitale, tous leurs voeux sont exaucés, en un claquement de doigts, par le génie Radu Portocală !
Cependant, Radu Portocală est loin d'être le "bon génie" des contes marquéziens : il est un vieux génie pitoyable et pathétique, qui sert un autre génie, celui du Mal : Vasile Tudor.
Et pour cause, tout indique que les deux hommes se sont déjà rencontrés. Alors que l'actuel leader du PCUP n'était qu'un jeune étudiant faiblard et idéaliste, et qu'il commençait à militer pour le Parti socialiste, Radu Portocală était un cadre de ce dernier, et était chargé de la formation de militants dans le milieu étudiant. En 2023, lorsque le PSV a éclaté sous l'impulsion des marxistes qui pululaient sur son aile gauche, Radu Portocală est parti pour former son "Parti d'Action", qui a toujours demeuré ultra-minoritaire, mais qui aurait soutenu le jeune Parti communiste, avant de lâchement s'en éloigner quand le roi Carol a commencé à réprimer ses membres.
Bref, vous l'aurez compris, les politiciens valdaques (y compris ceux du PNL) ont commis une grave erreur en donnant le pouvoir à un tel traître à la Nation, qui, en plus d'être complètement incompétent, est le larbin des communistes qui cherchent, encore et toujours à nous diviser. Néanmoins, réjouissons-nous tout de même de la fin prochaine du mandat de ce vieux croulant, qui retombera probablement dans l'oubli après.
À moins, bien sûr, que Vasile Tudor ne lui offre une place bien au chaud au sein du nid-de-frelons que représente le Parti communiste, qu'il conviendra alors d'exterminer avant qu'il répande définitivement ses miasmes dans toute la Valdaquie.
Posté : ven. déc. 07, 2018 2:19 pm
par Alexei
Adevărul
20 Octobre 2037
Vers la mort annoncée de "l'union nationale" ?
[center][img]https://www.prospectmagazine.co.uk/content/uploads/2018/03/GettyImages-907777156.jpg[/img][/center]
Né à la suite de la Révolution d'avril et de la volonté des principaux acteurs politiques de se réunir pour poser les bases de la démocratie valdaque, le Front de salut national, faisant office de gouvernement provisoire et incarnant ce qu'on appelle "l'union sacrée", semble de plus en plus fragilisé à l'approche des élections législatives. En effet, si une forme de coopération entre le Parti national libéral, l'Union des démocrates et libéraux, le Parti socialiste et enfin le Parti communiste d'Unité prolétarienne, ont existé au moins jusqu'à la fin du mois d'août, l'arrivée de l'automne est marquée par un regain des tensions entre lesdits partis, qui ne semblent plus capables de trouver un accord.
Une réforme de l'éducation contestée
Suite à la violente manifestation du 5 octobre, ayant vu une grande colère populaire s'exprimée, le Front de salut national a promis d'accéder aux principales revendications des étudiants : un avancement de la date des élections législatives ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=345135#p345135]confirmé par Radu Portocală[/url]), et une réforme sur l'université et l'éducation en général. En effet, les étudiants ont affiché leur malêtre devant le manque de personnel et de budget dont ce secteur, pourtant primordial, souffre, et n'ont pas souhaité attendre les élections législatives. Teodora Maurer, ministre communiste de l'Education, avait déjà [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344834#p344834]tiré la sonnette d'alarme avec certains spécialistes[/url], qui faisaient état de l'état déplorable de la médecine en Valdaquie. C'est ainsi qu'elle a soumis, il y a trois jours, un projet de réforme "d'urgence" à ses collègues. Si rien n'a officiellement été décidé, il semble que la proposition soit encore vivement débattue à l'heure actuelle, le PNL -ayant d'ailleurs le plus de ministres- serait le seul à s'opposer vigoureusement à ce projet, qui est soutenu personnellement par Radu Portocală, le numéro un du FSN.
Par ailleurs, le Ministre de la Justice et ancien premier-secrétaire du PS, Nicolae Lupu (réputé pour son anticommunisme) aurait réfusé d'apporter son soutien à Teodora Maurer, qui se retrouve ainsi isolée, et dont la réforme pourrait bien tomber à l'eau...
En Dobrogévie : une situation de plus en plus instable
La question dobrogève est celle qui divise le plus au sein de "l'union nationale" et de la classe politique. Si le PNL condamne quotidiennement "l'occupation bolchevique de la plus grande région minière du pays" et appelle à "une intervention militaire pour rétablir l'état de droit et la démocratie", le Parti communiste campe sur ses positions. Sergiu Prepeliuc, candidatant du PCUP pour le județ de Traianopol (deuxième ville du pays), a déclaré sèchement devant la presse : "[...] devant la corruption, le clientélisme et les magouilles en tout genre qui se déroulent dans les couloirs du Palatul Parlamentului, il est parfaitement normal que les Dobrogèves refusent de croire à cette masacarade que vous appelez "union sacrée", qui ne sert que les intérêts des bourgeois et de l'Eglise". Selon un récent décompte du Ministère de l'Intérieur, la "Garde rouge" (force paramilitaire du Parti communiste) en Dobrogévie avoisinerait "100 000 paramilitaires". Ce chiffre est dû à "la dissolution des milices autonomes, qui n'étaient à l'origine pas politisées, à l'intérieur des forces du Parti communiste, qui cherche à assurer sa mainmise sur la région", toujours le selon le Ministère de l'Intérieur. Pire encore, plusieurs régiments de l'ex-Armée royale dans la zone (jusque là neutres ou loyaux à Albarea) ont décidé de rallier les communistes, selon le Ministère de la Défense. Liviu Tepordei, le ministre en question et encarté au PNL, a déclaré : "ce sont plus de 10 000 hommes, avec leurs armes et leurs véhicules qui ont juré fidélité au Conseil 'populaire' régional de Dobrogévie".
Se disant "scandalisé" par cette situation, Petru Ursachi (président du PNL) a proposé que les militaires en question soient dégradés et déclarés comme "déserteurs". Tout en demandant à ce que les derniers régiments loyalistes soient transférés ailleurs dans le pays, et remplacés par des soldats venant d'Ardélie, de Munténie ou de Targutie, "n'ayant aucun lien avec la Dobrogévie".
Toujours en Dobrogévie, la tentation du séparatisme
Néanmoins, bien que de nombreux représentants politiques parlent d'une "prise en otage des Dobrogèves par les communistes", plusieurs instituts de sondages réputés pour leur sérieux, et reporters indépendants sont allés à la rencontre des Dobrogèves. Ces derniers seraient favorables (autour de 71%) à une plus grande autonomie. Dragoș Rădulescu, historien dobrogève et professeur d'université, a énuméré les différences culturelles entre la Dobrogévie et les autres régions valdaques : "notre région a été beaucoup plus influencée par le monde slave que le reste du pays. Cela se voit dans les habitudes alimentaires, les tenues traditionnelles, notre dialecte et notre accent, qui est parfois moqué à Albarea [...]". Quant aux divergences politiques, il a affirmé "l'idée n'est pas d'entrer en guerre contre le gouvernement d'Albarea, loin de là. Toutefois, nous aimerions que ce dernier respecte le choix de notre peuple : celui du socialisme". Le maître de conférences a ensuite affirmé qu'après les élections législatives, il ferait tout pour que la prochaine constitution consacre l'autonomie du voïvodat de Dobrogévie. Voïvodat qui, dans les faits, dispose déjà d'une immense autonomie avec, notamment, la démission ou le ralliement de nombreux policiers et gendarmes aux autorités locales. Gheorghe Rodion, se décrivant comme l'un des "derniers policiers de Dobrogévie", a avoué qu'il ne "servait plus à rien", et était tenu à l'écart de sa mission, par la Garde rouge et les milices locales.
Une crise qui pourrait se prolonger après les élections législatives ?
Prévues le 13 novembre, elles sont à la fois attendues et redoutées. Si le peuple valdaque pourra enfin élire librement ses représentants, d'aucuns craignent un score extrêmement élevé des communistes, qui auraient l'occasion de prouver leur légitimité en Dobrogévie. Si le Parti national libéral, allié à l'ULD, est sûr de posséder la majorité dans le futur parlement, celle-ci sera juste, et les tensions risquent ainsi de ne pas retomber. En outre, des observateurs internationaux santognais, lorthoniens et eashes sont attendus pour s'assurer de la régularité du scrutin, qui promet d'être explosif en certains endroits, tant le ton se durcit de jour en jour entre les nationaux-libéraux et les communistes. De même, malgré les propositions de l'ULD et du Parti socialiste, aucune tentative de négociation n'a pu voir le jour.
Ainsi, les élections de novembre seront une véritable épreuve pour la jeune démocratie valdaque, dont l'avenir dépendra très certainement de ce scrutin à hauts risques. Ce qui demeure certain, néanmoins, c'est bien que l'union nationale, tant est qu'elle ait existé un jour, est presque morte et enterrée.
Posté : lun. déc. 10, 2018 8:51 pm
par Alexei
Scînteia !
31 octobre 2037
Bienvenue en République (bananière) de Valdaquie !
[img]https://www.rollingstone.fr/RS-WP-magazine/wp-content/uploads/2017/11/paradise-papers-620x330.jpg[/img]
[quote]République bananière : pays qui, sous les apparences d'une république, est régi par des intérêts privés.[/quote]
Plus le temps passe, plus cette définition s'applique de plus en plus à la Valdaquie.
En effet, derrière son apparence "républicaine" et le vernis démocratique personnifié par le Front de Salut national, il est de jour en jour de plus en plus évident que ce sont les banquiers et hommes d'affaires mafieux du PNL qui sont réellement aux commandes, de l'économie, comme de la politique. La nomination de l'immonde Petru Ursachi -qui est l'homme le plus riche du pays et que l'on surnomme "le Roi du cuivre", n'est absolument pas un hasard et révèle au grand jour la stratégie de la bourgeoisie : prévoir de mettre à la tête du pays son homme de paille, tout en se déclarant "progressiste", en invoquant les origines tziganes de l'ancien P.D.G. d'Alpva (plus grand groupe minier du pays). Les élections législatives qui se dérouleront dans moins de deux semaines le prouveront : avec l'appui de l'Union des démocrates et libéraux, le Parti national-libéral de Petru Ursachi obtiendra une majorité confortable, à laquelle seul le Parti communiste d'Unité prolétarienne pourra être capable de s'opposer, mais de manière relativement difficle.
En effet, Cette majorité, voire cette suprématie capitaliste permettra au patronat, et à la bourgeoisie en général, de faire passer l'ensemble de leurs mesures anti-populaires, telles que la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344501#p344501]privatisation de l'économie[/url], déjà amorcée depuis juillet.
Il est d'ailleurs intéressant de noter que ces mesures clairement antisociales et en faveur de la bourgeoisie ont déjà porté leurs fruits. En effet, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1212&t=17178&p=345078#p345078]l'IFED, le dernier rejeton du capitalisme international[/url] a attribué des notes relativement "bonnes" à l'économie valdaque dans certains domaines. Par exemple, dans l'attractivité fiscale, où notre beau pays a obtenu un "BBB" (traductible par "Bonne confiance"). L'attractivité fiscale, en deux mots, se réfère aux taux d'imposition qu'un Etat fixe pour les entreprises nationales et étrangères. Ainsi, une "bonne attractivité fiscale" se caractérise par un faible taux d'imposition sur les "acteurs économiques" (comprenez : exploiteurs, et autres parasites exploitant les travailleurs). Ce n'est donc pas anodin que la Valdaquie se hisse à la quatrième position de ce classement international : la nouvelle politique fiscale, pondue par la Banque de Valdaquie est délibérément tournée en faveur des investisseurs et autres actionnaires (millionnaires) du monde entier, au détriment du prolétariat et de la classe moyenne valdaque, qui, en plus de travailler pour engraisser les actionnaires en question, doivent payer leurs impôts !
Il faut reconnaître aux capitalistes leur inventivité et leur machiavélisme : les prolétaires doivent travailler pour des voleurs oisifs et fortunés qu'ils doivent, en plus, entretenir aux frais de leur dur labeur.
Alors que les libéraux-fascistes du PNL, les bourgeois hypocrites de l'ULD, et les culs-bénis millionnaires de l'Eglise orthodoxe multiplient les provocations et les menaces physiques à l'égard des communistes (les seuls capables de s'opposer à leur oligarchie), les patrons valdaques et étrangers se goinfrent en toute tranquillité, profitant également de la faiblesse de notre droit du travail pour exploiter toujours plus nos frères et nos soeurs. La corruption, endémique et se voyant tous les jours dans toutes les administrations et entreprises, atteint des sommets, et se greffe à un clientélisme de plus en plus évident (les entrepreneurs membres du PNL décrochent contrats sur contrats, notamment à l'étranger). Comment fermer les yeux plus longtemps sur cette véritable mafia qui truste le pouvoir ? Même si le centriste Radu Portocală est coupable de s'être associé aux pires vermines du pays, on peut toutefois lui laisser son pragmatisme et sa certaine ouverture d'esprit. En effet, celui qui est accusé d'être un "agent communiste" par les clowns de Valdâchia Libera demeure responsable des politiques de privatisation et de la réforme agraire injuste de juille, et ce, même si il a écouté (une fois seulement) la colère populaire, qui, bien que calmée, ne manquera certainement pas de revenir lorsque l'infâme trafiquant qu'est Petru Ursachi arrivera au pouvoir.
La classe politique valdaque aura beau verser des larmes de crocodiles sur la disparition de la prétendue """union nationale""", celle-ci n'a, dans les faits, jamais exister. Comment peut-on parler d'un "gouvernement provisoire pluriel et représentatif" alors que la majorité des portefeuilles ministériels ont été offerts à des membres du Parti national libéral ? Comment expliquer que notre camarade Teodora Maurer, qui a déjà un rôle très secondaire dans ce gouvernement, soit systématiquement bloquée par les autres ministres à la moindre mesure qu'elle propose. Non, cette union nationale n'est rien de plus qu'un leurre, ayant eu pour but de poser les bases du capitalisme financier en Valdaquie, celui-là même qui est loué par l'IFED dans son dernier classement.
Néanmoins, la mise en lumière de cette mascarade démocratique par les bourgeois eux-mêmes ne peut être que bénéfique. Cependant, ces derniers feraient mieux de prendre garde face à la hargne et à la détermination du peuple valdaque. Celui-ci s'est déjà révolté en avril, et est loin d'avoir lâché les armes, comme l'ont montré la Grande manifestation du 6 octobre.
Au final, lorsque les ouvriers, les paysans et les soldats se seront saisis des cafards bourgeois que sont Petru Ursachi, Efraim Bronstein, et même Daniel de Valdaquie, nous ne manquerons pas d'appliquer cette célèbre mantra révolutionnaire : "pour nos ennemis, quatre murs : c'est trois de trop".