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La plaine de sel de Yanar Zal est l'une des plus grande étendues parfaitement plates du monde, et un lieu légendaire des sports auto et moto.
Les amoureux des sports mécaniques du monde entier se retrouvent à Yanar Zal pour les Journées de la Vitesse
Xilinhar Times - auteur: Cai Wen[/center]
[justify]Nous sommes à 120 kilomètres à l'est de Zhörar, aux deux tiers du chemin entre les monts Ilyau et la frontière Liangoise. Ici, dans la région la plus la plus désolée du désert d'Athar, où il ne pleut au mieux qu'une fois dans l'année, loin des routes passantes et des villes, on ne s'attendrait guère à rencontrer qui que ce soit.
Mais, dans l'air sec et déjà chaud de la matinée, on y découvre des centaines d'hommes et de femmes qui s'affairent autour de leurs machines. Certains sont venus de très loin: de Dytolie, d'Olgarie, de Dorimanie, mais tous partagent la passion de la vitesse, de la performance et de l'huile de moteur.
Car les
étendues de sel de Yanar Zal (la "Plaine de Sel", en Kuchi) constituent un territoire presque unique au monde: exceptionnellement plates,
elles s'étendent sur plus de 1.250km² dépourvus du moindre obstacle. La magie de cet espace irréel, lunaire presque, vient aussi des
nombreux témoignages de personnes affirmant avoir observé des lumières et des OVNI dans la région.
Mais les étendues de Yanar Zal sont surtout
connues depuis les années 1970 pour les essais automobiles qui s'y tiennent, et attirent désormais chaque année
plusieurs milliers de passionnés, qu'ils soient pilotes professionnels, amateurs ou juste spectateurs. Plus de
vingt records mondiaux de vitesse y ont déjà été établis, et de nombreuses voitures et motos expérimentales testées.
Avec la popularité, les
sponsors ont commencé à se presser, à commencer par les constructeurs du Liang voisin, qui font désormais partie des principaux financeurs des Journées de la Vitesse. De plus en plus, l'évènement devient une
vitrine pour les performances des meilleures machines du monde. Il conserve cependant une aura plus "sauvage" et confidentielle que les grandes courses de la F1, et leurs circuits urbains familiers du grand public.
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La championne de grand prix Zaya Khenar est une inconditionnelle de Journées de la Vitesse de Yanar Zal[/center]
"
Je n'ai jamais été autant au contact de ma machine qu'à Yanar Zal," nous raconte avec un grand sourire la triple championne du Grand Prix du Liang Zaya Khenar (écurie TNI). "
Être sur sa moto, face à l'infini, dans le désert, c'est une sensation que l'on ne trouve nulle part ailleurs." Cette année, Khenar a fini deuxième de la Grande Boucle d'off-road du Yanar Zal. Est-elle déçue? "
Jamais, quand je viens ici," nous explique-t-elle avec le sourire.
Mais pour toute leur magie,
les plaines de sel du désert d'Athar sont également un environnement extrêmement difficile pour la mécanique. "
Le sel s'infiltre partout, et il détruit très vite des composants essentiels," explique Cao Wang, ingénieur chez le constructeur liangois L&Z, qui a installé un stand près du village de tentes où logent les compétiteurs. "
En moyenne, le matériel s'use cinq à dix fois plus rapidement ici que sur route. C'est un défi au moins aussi grand pour nous que pour les pilotes."
Mais le plus légendaires des défis de Yanar Zal, c'est la
Ligne Droite de l'Enfer, un tracé aménagé il y a vingt-cinq ans au cœur du désert, où se tiennent les essais de vitesse pure. Ici sont testés des bolides conçus et assemblés uniquement pour cela, et
capables d'atteindre les plus grandes vitesses jamais enregistrées au sol. C'est ici que Garry Wei et son Messager du Ciel a dépassé en 2019 le
record de vitesse d'alors, à 941km/h, dans une voiture équipée d'un moteur fusée du fabriquant liangois KRAI.
"
C'était de la folie, je n'ai jamais vu quoi que ce soit d'aussi beau," s'épanche avec émotion le président du comité d'organisation, Jian Teng. "
J'avais 19 ans à l'époque, et je considère que Wei est un héros, encore aujourd'hui."
Héros tragique, car, comme toutes les compétitions mécaniques, les
Journées de la Vitesse ont connu leur lot d'accidents. Garry Wei périra ainsi en 2027, dans l'explosion du Messager du Ciel 2, alors qu'il s'efforçait de battre son propre record. Mais, jusqu'ici, aucune perte n'est à déplorer sur l'édition 2039. "
Nous prenons nos responsabilités très au sérieux. Un mini-hôpital a été installé, et des vérifications systématiques sont conduites sur le matériel et sur les tracés", ajoute M Jian.
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Malgré les critiques des représentants des populations nomades, le gouvernement provincial entend développer le tourisme à Yanar Zal, et relier directement la capitale provinciale, Zhörar, au Liang voisin.[/center]
Les
grands absents de la fête sont les habitants traditionnels du désert. Encore présents dans la région durant les années 1980, les nomades Izari et Telenge ont graduellement abandonné les parties les plus inhospitalières du désert d'Athar au tournant du millénaire, se sédentarisant largement dans le nord-ouest, sur les territoires des Bannières de Kazay et de Yarkush. Malgré cela,
certaines associations traditionalistes militent pour l'interdiction des Journées de la Vitesse. "
La Désolation Blanche est l'endroit où reposent les âmes de nos ancêtres," a encore récemment déclaré le président de l'association pour la protection des terres Izaris, Dulgol Richez. "
La présence de ces machines et de ces étrangers est un sacrilège." Sacrilège profitable, du reste, car dans beaucoup de communautés Izari, l'
arrivée des touristes et des amateurs de vitesse apporte des devises extérieures particulièrement nécessaires. A tel point que
l'administration de la Bannière de Sokar Tsengal où se situe Yanar Zal, envisage de développer le tourisme par l'extension des routes reliant les plaines de sel à la capitale provinciale, Zhörar, et à son aéroport. Loin des tensions agitant la politique xilinharienne,
des discussions seraient également en cours avec l'administration de la province liangoise voisine d'Athar Issan, afin de relier par la route le site à Shulan, de l'autre côté de la frontière.
Les amateurs de vitesse demeurent largement étrangers à ces considérations politiques et économiques. "
Nous sommes ici par passion," nous confie la pilote liangoise Zaya Khenar. "
C'est ici que j'ai rencontré mes deux amours: la moto et mon mari. Je reviendrai, quoi qu'il advienne."[/justify]
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Nouvelles du Xilinhar[/center]
- Après plusieurs accidents mortels, la ville d'Alxaar envisage l'interdiction des trottinettes électriques.
Auteur: Yanxiang Sun - Journal: Daoxi Shizeng
Suite à une série d'accidents de la route impliquant des trottinettes électriques de la marque liangoise Flyer, les autorités municipales de la capitale Xilinharienne ont annoncé leur intention d'interdire ce nouveau moyen de transport dans les rues de la ville. "Ces véhicules sont purement et simplement dangereux, et promeuvent des comportements routiers irrespectueux et risqués," a déclaré l'adjoint aux transports Hulugvad Trachoilsan. Plus vigoureusement, le député sortant (PND) d'Alxaar Jumugul Havantaar a parlé d'un "véhicule ridicule, et contraire aux traditions Xilinhariennes. Qu'ils aillent à Yanar Zal [voir article ci-dessus] s'ils veulent rouler comme des dingues!"
Plus modérées, des voix en provenance du PH et du Parti Ecologiste du Xilinhar ont appelé à une meilleure régulation des trottinettes. Celles-ci offrent une alternative utile dans les villes Xilinhariennes, qui sont souvent très étendues et insuffisamment dotées en transports en commune. Quant à l'entreprise Flyer, elle a annoncé son intention de se pourvoir en justice contre tout arrêté municipal lui interdisant son activité à Alxaar.
- Le décollage des transports maritimes au Xilinhar
Auteur: Jazhag Tuyun - Journal: Sorgül Valaad
Le Xilinhar, un pays où la mer ne joue aucun rôle? Plus vraiment. Ce lundi, le ministre des transports du gouvernement sortant a pu s'offrir une cure d'air frai, loin des polémiques de la capitale et de l'impitoyable campagne électorale, en se rendant à Balzhor , la côte sud du pays. Celle-ci borde la Mer Intérieure, ou mer Touranienne, qui est la plus grande étendue d'eau non-océanique du monde.
Il y a inauguré un nouveau terminal portuaire, qui permettra d'accueillir dans de meilleures conditions des ferries et des cargos en provenance des autres pays riverains de la Mer Intérieure: Liang, Sengaï et Chaïbanistan. Un projet qui a longtemps trainé faute de financement de volonté politique, alors même que les besoins d'interconnexion sont réels. "Jusqu'à il y a quelques années, il était moins cher pour nous de faire transiter nos produits par le port de Dingyuan [sur la côte néchinésienne du Liang] et de contourner par le sud la Ventélie pour atteindre le Karmalistan que d'aller en ligne droite vers notre destination. C'était délirant," raconte un chef d'entreprise de la région. Tout comme lui, de nombreux acteurs de l'économie régionale espèrent bénéficier largement de ces nouvelles installations dans les années à venir.