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Posté : lun. mai 27, 2019 5:59 pm
par Viktor Troska
[bod]NO ONE IS INNOCENT (VI)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/cZUGuNF.png[/img][/center]

[justify]PATRICK CLAY | « Alors, on en est où avec les derniers rapports ? »

ALEX RUSSELL | « Nos craintes sont entrain de se confirmer, tout le monde s'est fait endormir par la soi-disante dissolution de la LOD. En fait, c'était du flan. »

PATRICK CLAY | « Dis m'en davantage, tu me laisses sur ma faim là. »

ALEX RUSSELL | « La SIB a fait plusieurs descentes dans des planques connues de diverses organisations étudiantes connues pour leurs actions contre le gouvernement. Non seulement on a trouvé toute une pile de tracts et de quoi repeindre les murs de la ville, mais on a aussi trouvé un arsenal entier. »

PATRICK CLAY | « Des armes, c'est bien ça ? »

ALEX RUSSELL | « Oui, en assez grande quantité. Ainsi que des explosifs artisanaux, de quoi faire péter trois fois le centre-ville de Cewell. Heureusement que ce sont des amateurs et qu'on arrive systématiquement à les attraper... »

PATRICK CLAY | « Quelqu'un continue de leur filer des armes et des fonds. On n'arrive pas à savoir qui, ni comment. Si seulement ce vieil abruti de Williams n'avait pas joué au matamore, il serait encore en vie et aurait pu nous dire d'autres choses. Cette vipère s'est cassé avec les honneurs en se foutant de notre gueule ! »

ALEX RUSSELL | « Pourquoi est-ce que tu continues de soupçonner des militaires ? »

PATRICK CLAY | « A t-on avis, de qui pourrait-il s'agir d'autre ? »

ALEX RUSSELL | « Attend, je t'arrête tout de suite : Tu ne veux quand même pas t'en prendre à la Republican Liberation Army ? Pas avec son prestige, pas avec tout ce qu'elle a traversée et ce qu'elle a accomplie. L'opinion publique ne comprendrait pas, ne parlons même pas de la réaction internationale. »

PATRICK CLAY | « L'opinion publique, c'est de la paresse personnelle. Je me contre-fiche de savoir que telle ou telle personne est contre notre politique, il y en a d'autres qui la soutiennent. Je ne propose pas de s'attaquer à l'armée, mais de mener une enquête en son sein. Si il faut frapper, nous frapperons. »

ALEX RUSSELL | « Laisses moi d'abord continuer à chercher du côté de ces organisations étudiantes et leurs ramifications, avant qu'on ne se décide à se lancer dans n'importe quoi. Nous ne savons rien, nous pouvons présumer énormément de choses. Je vais continuer mon enquête, rassembler les preuves et chercher du côté du WNPP. »

PATRICK CLAY | « Tu ne veux pas que je touche à la RLA, mais tu veux t'en prendre au WNPP ? Alors qu'il y a des élections dans six mois ? Tu veux que les militaires reviennent en fait ? »

ALEX RUSSELL | « C'est moins risqué d'enquêter sur le WNPP, que de commencer encore une fois à ouvrir le sujet tendancieux de la RLA. Je te demande de me faire confiance et de me laisser faire. Ne précipitons pas les choses, agissons avec notre tête et pas avec nos pieds. »

PATRICK CLAY | « Tu as sans doute raison... Dis moi, c'est quoi cette note d'info à propos de ce groupe là, les "Wolverines" ? »

ALEX RUSSELL | « Ah ça, c'est un groupe d'artiste-peintre qui font des tags qui appellent à se soulever contre la dictature communiste, les merdes habituelles. On ne sait pas exactement de qui il s'agit encore, mais on finira par trouver. La LOD est derrière, certainement le WNPP en sous-marin. On aura les preuves. »

PATRICK CLAY | « Mais si il n'y en a pas justement, de ces fameuses preuves ? »

ALEX RUSSELL | « Il y aura des preuves, fais moi confiance. Il y a toujours des preuves, des témoins et leurs témoignages. Rien ne nous échappe, ne sommes nous pas toujours les sentinelles de la révolution ? »

PATRICK CLAY | « Un titre pompeux si tu veux mon avis, jusque là on a pas été des plus brillants. Mais je te laisse faire, si jamais je ne vois que ça ne donne rien, je m'occuperai personnellement de mener les enquêtes même au sein de la RLA. On est d'accord ? »

ALEX RUSSELL | « Oui, bien entendu. Mais ce délai j'espère qu'il n'est pas de trois jours ou trois heures quand même... »

PATRICK CLAY | « Arrête de me pomper l'air maintenant, va faire ce pour quoi le contribuable te paye. »

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Posté : mar. juin 25, 2019 9:13 pm
par Viktor Troska
[bod]NO ONE IS INNOCENT (VII)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/tI825Q8.png[/img][/center]

[justify]PATRICK CLAY | « Le gros fait absolument n'importe quoi là. Il n'y a personne pour lui dire que ce qu'il fait ne sert strictement à rien ? »

ALEX RUSSELL | « Il pense mettre tout le monde d'accord en réduisant le WCP, en attaquant le WNPP et en s'en prenant à l'AGR. Je pense qu'il se trompe réellement, même si il fait ça de bon cœur. »

PATRICK CLAY | « Qu'est-ce que tu me racontes encore ? »

ALEX RUSSELL | « Je ne le défend pas, je dis juste que dans sa logique il fait tout ça de bon cœur pour contenter tout le monde. Il va se mettre tout le monde à dis à force, ça va lui retomber sur le coin de la gueule. »

PATRICK CLAY | « Frapper les communistes aussi ostensiblement, c'est indécent. Il pense sincèrement qu'on va le suivre là dedans ? »

ALEX RUSSELL | « Reed veut faire bonne impression à l'étranger, il veut montrer qu'il arrive à gérer la situation comme il faut. Je pense qu'il doit réellement mal dormir la nuit, car avoir autant de contradictions... »

PATRICK CLAY | « Qu'est-ce qu'on sait pour le moment sur l'attentat ? »

ALEX RUSSELL | « C'est quelqu'un qui travaillait à l'intérieur de l'établissement, c'est certain cela ne provenait pas de l'extérieur. Il devait être là depuis le début et voulait frapper au bon moment afin de foutre la merde. Je pense qu'il a réussi. »

PATRICK CLAY | « La LoD ? »

ALEX RUSSELL | « Je ne sais pas. Ce n'est pas tellement leur mode opératoire, ils cherchent à faire plus spectaculaire d'habitude. Je pense que tu avais raison la dernière fois... »

PATRICK CLAY | « Tu veux dire, pour la Republican Liberation Army ? »

ALEX RUSSELL | « De ce que nous avons pu récolté, il s'agit d'un matériel de professionnel. Je ne pense pas qu'il s'agisse de trois mecs dans un garage, ou de trois lycéens entre deux joints capable de faire ça. Cette opération est de style militaire sans aucun doute. »

PATRICK CLAY | « Je vais contacter qui de droit, afin de tirer tout cela au clair. Il va falloir que l'on fume tous les cadres de cette foutue armée pour avoir la paix ? »

ALEX RUSSELL | « Moi tu sais, j'ai toujours pensé que c'était une très mauvaise idée de demander à des militaires de rejoindre une révolution alors que socialement et idéologiquement ils sont rattachés constamment au conservatisme. Mais mon avis tu sais... »

PATRICK CLAY | « J'le crois pas ça ! Quand je t'ai dis là dernière fois qu'il fallait frapper les militaires, tu m'as fais tout une scène ! Alors que maintenant tu montes sur tes grands chevaux. Ne te moques pas de moi. »

ALEX RUSSELL | « Jamais, jamais. Mais une chose est sûre : Je préfère décapiter toute cette foutue armée plutôt que l'on touche à mon Parti. »

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Posté : lun. juil. 01, 2019 6:22 pm
par Viktor Troska
[bod]NO ONE IS INNOCENT (VIII)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/xVxAMiK.png[/img][/center]


[justify]PATRICK CLAY | « Le gros est vivant ! Je ne sais pas si il s'agit d'un miracle, d'une mauvaise blague, d'un problème de vue... »

ALEX RUSSELL | « Il remonte dans mon estime en tout cas. Il a l'air d'avoir un mental assez solide pour supporter autant de choses. C'est vraiment un mythe maintenant, il est incontournable. »

PATRICK CLAY | « Tu ne le détestais pas il y a genre quelques semaines ? »

ALEX RUSSELL | « Je ne l'ai jamais détesté. Politiquement il faisait n'importe quoi, c'est différent. Il faut reconnaître des qualités même aux personnes avec qui nous sommes en total désaccord. Reed vient de foutre la merde dans la propagande Enissoise. Il est entrain de les faire danser là. C'est absolument délicieux, on en redemande ! »

PATRICK CLAY | « Calme un peu tes ardeurs tu veux bien. Le gros est vivant très bien, et alors ? On ne sait toujours pas qui est derrière cette tentative d'assassinat. En tout cas, il aurait au moins pu consulter un opticien avant de faire n'importe quoi... »

TOM WELLS | « T'es chiant à toujours répétés les même vannes. T'en a pas marre de ce qu'il raconte Alex ? »

PATRICK CLAY | « Oh non pas lui... »

TOM WELLS | « Regarde bien, tu vas voir qu'on est deux à venir t'emmerder. En parlant d'opticien tu ferais bien d'en voir un. »

PATRICK CLAY | « De la part d'un pirate... »

ALEX RUSSELL | « Bon vos gueules sinon, non ? Entre votre jeu de macho et l'autre tarée qui nous regarde comme si elle allait nous bouffer, je me demande ce que je fais ici moi. »

TOM WELLS | « Tu veux parler de Edna ? Ah non non, je t'arrête tout de suite : Elle est toujours comme ça. Tu t'y feras à force, moi je n'y prête plus attention. Bon sinon je suis pas venu jusqu'ici simplement pour tailler le bout de gras. On est sur une piste chaude avec Edna ! »

PATRICK CLAY | « Raconte donc, là tu m'intéresses... »

TOM WELLS | « Ah non j'ai promis à Edna de ne rien dire. Non en fait je lui ai rien promis. Plus sérieusement, je compte sur votre coopération. Laissez-nous une marge de manœuvre, on va un peu cogner dans le tas. »

ALEX RUSSELL | « Comme à Abwerton ? »

TOM WELLS | « Alors ça, alors ça... Venant de toi, c'est vraiment bas Citoyen Russell ! »

PATRICK CLAY | « Bon, tu vas cracher le morceau oui ? »

TOM WELLS | « Non. Votre méthode est inefficace, vous crachez à la gueule de Reed mais vous êtes aussi droitier que lui dans votre manière de diriger ce Commissariat. On a décidé de prendre les choses en main avec Edna, à deux on va remettre les choses un peu dans l'ordre. Donc vous inquiétez pas : Continuez de faire des plans sur la comète, nous on va distribuer des bisous. »

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Posté : mer. août 07, 2019 12:55 pm
par Viktor Troska
[bod]NO ONE IS INNOCENT (IX)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/05Q4P2b.png[/img][/center]


[justify]PATRICK CLAY | « Je me demande comment on a pu laissé Charles Oliver se casser du Westrait à l'époque, alors qu'on avait l'occasion de pouvoir le buter »

ALEX RUSSELL | « Est-ce que tu penses qu'il faut prendre ses déclarations au sérieux, ainsi que celles du gouvernement Ennissois ? »

PATRICK CLAY | « Non, non. Oliver fait croire qu'il a derrière lui tous les exilés, mais ces derniers le reconnaissent à peine comme un potentiel leader. Ils sont trop éclatés et trop dispersés pour faire quelque chose. Je suis sûr que le gouvernement Ennissois le sait aussi. »

ALEX RUSSELL | « Mesures de sécurité habituelles ? »

PATRICK CLAY | « Ce sont des effets d'annonces, personne ne bougera. Ils ne représentent absolument pas un danger, personne ne soutiendra une opération militaire contre le Westrait. Les capitalistes sont des grandes gueules, mais aussi des personnes avec un minimum de bon sens. Ó Móráin le sait, à part les anciens potes de Ben Hughes, il y a un bloc derrière le gouvernement. Personne n'a envie de voir le pays sombrer dans une autre guerre civile, cela est à notre avantage. »

ALEX RUSSELL | « Tu es bien optimiste. Je pense que derrière toute cette façade, une grande partie de l'opposition n'en a rien à foutre de notre pays et de la république. Il s'agit juste d'un faire-valoir pour eux, ce qu'ils désirent c'est nous foutre dehors. Je redemande la possibilité d'enquêter un peu sur l'opposition et de savoir ce qu'il en est réellement. »

PATRICK CLAY | « Ce n'est pas une bonne idée, nous avons besoin de l'opposition. Tu parlais de faire-valoir, c'est exactement ce que nous attendons d'eux précisément : Les moins radicaux se contentent d'hérisser le poil de temps en temps et les plus radicaux passent pour des allumés qui ne sont écoutés par personne. Graham et toute sa clique sont peut-être des sales chiens politiquement, mais ils n'en sont pas au point d'en arriver à de telles extrémités. »

ALEX RUSSELL | « On ne fait rien alors ? »

PATRICK CLAY | « Non, nous avons d'autres choses à faire pour le moment de bien plus important. Laissons Oliver et ses nouveaux copains penser qu'ils nous tiennent et que nous sommes trop effrayés pour ne rien faire. Voyons la réalité, nous avons mis hors course les éléments les plus dangereux depuis un moment. Ce qu'il leur reste, c'est la force. Ils ne l'utiliseront pas. »

ALEX RUSSELL | « Est-ce que régler le cas de Oliver serait une bonne chose, selon toi ? »

PATRICK CLAY | « Il est intouchable dans qu'il est en Dytolie, cela serait immédiatement perçu comme suspect. Laissons le venir à nous, faisons lui croire qu'il est en lien avec des personnes influentes dans le gouvernement ou dans nos services. »

ALEX RUSSELL | « C'est déjà le cas, hein. »

PATRICK CLAY | « Tu vois, c'est pour ça que j'aime bien travailler avec toi. Nous n'avons pas besoin de parler abondamment, il suffit de laisser la magie opérer et d'un seul coup, tout se fait naturellement. »

ALEX RUSSELL | « Je suis le meilleur dans ce que je fais, c'est pour ça que je suis toujours à ce poste, non ? Tiens d'ailleurs en parlant d'être le meilleur, ça fait un moment que je n'ai pas vu Edna et Tom... »

PATRICK CLAY | « Tu risques de les chercher longtemps, ils sont entrain de se préparer pour une escapade champêtre au Thorval. »

ALEX RUSSELL | « Dis m'en plus, dis m'en plus... »

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Posté : dim. sept. 08, 2019 10:44 am
par Viktor Troska
[bod]NO ONE IS INNOCENT (X)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/YlewlVZ.png[/img][/center]


[justify]ALEX RUSSELL | « On m'a signalé que plusieurs individus suspects ont été appréhendés il y a peu. On les a trouvés avec de quoi faire péter trois fois Factory Town dans le coffre de leurs bagnoles. Ils refusent toujours de dire quoi que ce soit. Enfin, c'est temporaire quoi... »

PATRICK CLAY | « C'est signé encore une fois. Je pense qu'ils ne lâcheront jamais l'affaire tant qu'on ne mettra pas un terme définitif à tous les groupes qui continuent d'exister impunément, mais que nous ne pouvons pas formellement attaquer parce que nous n'avons je cite, "pas assez de preuves". »

ALEX RUSSELL | « Qui est derrière tout ça d'après toi ? »

PATRICK CLAY | « Toujours les même réseaux. Ce qui reste des nostalgiques de la LoD, sans doute des ramifications qui remontent jusqu'au WNPP, peut-être même des liens avec les exilés militaires qui font transiter du matériel militaire par voie maritime ou aérienne. Il y a un sacré paquet de monde là dedans si tu veux mon avis. »

ALEX RUSSELL | « Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi est-ce que le DSP et les autres décident de continuer à foutre la merde en soutenant une grève qui est soldée d'avance ? »

PATRICK CLAY | « Ils n'acceptent pas ce qui s'est passé en juin dernier. Ils ont fermé leurs gueules parce qu'ils avaient trop peur. Maintenant qu'il y a une faible contestation, ils veulent en profiter pour minorer les communistes et leurs alliés. C'est un calcul politique pas du tout dégueulasse quand on y réfléchi un peu. Mais le problème, c'est que ça les mènent objectivement à se ranger derrière l'opposition et derrière l'opposition... »

ALEX RUSSELL | « Je vois l'idée. Je ne pense pas qu'un Sharp ou un Earl Raymond soient de mèches avec la LoD ou les militaires en exil, ils sont trop bête politiquement pour faire cela. Ils pensent bien faire et comme tu l'as souligné, ils ne se doutent pas de qui est derrière entrain de se frotter les mains. Je vais demander de renforcer les mesures de sécurité et de mettre le feu vert pour des interventions de la SIB si cela s'avère nécessaire. »

PATRICK CLAY | « Il faut y aller doucement avec ce type de procédés. McKenna a dit qu'il ne souhaitait aucune mesure violente ou coercitive à vis à vis des grévistes. Cela ferait tâche si après avoir gueulé contre tous les tortionnaires du monde, il commençait lui et son gouvernement à se comporter de la sorte avec la classe ouvrière de son pays. Sa position est difficile en ce moment. »

ALEX RUSSELL | « On va quand même pas attendre que tout nous pète dans la gueule les doigts de pied en éventail quand même ? »

PATRICK CLAY | « Est-ce que j'ai dis ça ? Je t'ai dis que faire intervenir la SIB est trop voyant pour le moment. Il faut cuisiner les gars que t'as choppé et continuer d'être vigilant vis à vis des petits groupes qui chercheraient à foutre la merde. On a quoi sur les attaques qui ont eu lieu à coups d'armes blanches ? »

ALEX RUSSELL | « Cas typique d'une attaque fasciste, sans doute des gros bras du WNPP qui essayent de foutre la merde en se faisant passer pour des grévistes ou des membres de la sécurité organisé sur les piquets de grève. L'agitation habituelle... »

PATRICK CLAY | « Sans doute, sans doute. La prochaine fois que ça se produit, il faut réussir à les chopper. Il y a quelque chose qui est entrain de se passer, mais je n'arrive pas encore à mettre le doigt dessus. Il faut que nous restions vigilant et nous parer de tous les côtés. Continue les enquêtes, je me charge de la coordination. »

ALEX RUSSELL | « Tu penses que c'est la LoD ? »

PATRICK CLAY | « Je n'en sais rien, en tout cas toute cette agitation ne profite à personne, si ce n'est justement à nos ennemis. On a raison de se révolter il disait l'autre, je pense que nos ennemis ont également compris qu'ils pouvaient se révolter en utilisant la même rhétorique. C'est le serpent qui se mord la queue... »

ALEX RUSSELL | « McKenna a raison cependant. L'important maintenant, c'est de faire en sorte que le mouvement aille dans la bonne direction et qu'il ne se fasse pas phagocyté par l'opposition et les autres tarés du WNPP. Ce serait le meilleur moyen pour eux de pouvoir se redresser après la trouille qu'ils ont depuis six mois. McKenna a raison, seul les masses en révolte arriveront à faire la différence et nous sommes là pour les y aider. »

PATRICK CLAY | « Tu as toujours été plus optimiste que moi de toute façon, donc je n'ai rien à te répondre. »

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Posté : jeu. sept. 19, 2019 4:55 pm
par Viktor Troska
[bod]PROTECTOR AGAINST TERROR (IV)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/aoBXqU9.png[/img][/center]

[justify]PATRICK CLAY | « J'ai des nouvelles de Tom et de Edna. C'est assez compliqué de pouvoir faire passer autre chose que du courrier et espérer que le pigeon voyageur ne se fasse pas dégommer au passage. Il faudrait trouver un autre moyen... »

ALEX RUSSELL | « Alors, qu'est-ce qu'ils racontent de beau ? »

PATRICK CLAY | « Ni plus ni moins qu'ils sont devenus respectivement des chevaliers au service de la Reine du Thorval. »

ALEX RUSSELL | « Tu déconnes ? »

PATRICK CLAY | « Est-ce que j'ai une tête à vouloir rire, Alex ? Sérieusement ? »

ALEX RUSSELL | « En tout cas, elle est bien bonne celle là ! Entre les escapades amoureuses de Baxter et maintenant l'anoblissement de deux westréensau Thorval... C'est plus un pays, c'est presque un cirque. Comment ça réagit là haut ? »

PATRICK CLAY | « Plutôt positivement, faut dire que Lester fait le maximum pour leur faire bonne publicité. Il s'est fait pote avec un gars là bas, dont j'ai oublié le nom mais dont Edna parle dans sa lettre. Un chevalier fort en gueule, un gars qui leur a évité de se faire éviscérer. Un type charmant certainement. »

ALEX RUSSELL | « Mais attends, pour devenir chevalier, ils ont dû accomplir un truc de dingue non ? »

PATRICK CLAY | « Ils ont buté un gars... »

ALEX RUSSELL | « Oui enfin je me doute bien qu'ils n'ont pas buté un pégu du coin. Ils ont dû soulever une grosse légume, un gars important quoi. Faut au moins reconnaître le savoir-faire westréen. »

PATRICK CLAY | « Tu prends encore ça à la rigolade ? »

ALEX RUSSELL | « Tu es exaspérant par moment, j'espère que tu en es conscient. »

PATRICK CLAY | « Sans doute, sans doute. Écoutes, Edna m'a également dit dans sa lettre qu'il faudrait songer à envoyer d'autres personnes sur place, déjà pour leur filer un coup de main mais également pour étoffer un peu le système d'espionnage et de contre-espionnage du pays. Tu penses que c'est réalisable ? »

ALEX RUSSELL | « On ne va pas s'attirer des emmerdes si on plonge la tête la première là dedans ? »

PATRICK CLAY | « Peut-être, mais c'est un risque à prendre. Le Thorval est devenu trop stratégique pour que l'on daigne faire un tel mouvement. De toute façon ce pays est aussi ingouvernable que le nôtre, jamais nous n'aurons une quelconque hégémonie là dedans. L'important, c'est d'apporter une aide tant que l'on en a les moyens. »

ALEX RUSSELL | « Cela me semble juste, mais dans ce cas là je propose de trier sur le volet les agents qui seront envoyés sur place. On ne peut pas se permettre d'envoyer n'importe qui. »

PATRICK CLAY | « Je te fais confiance là dessus, tu sais mieux que personne comment gérer tout ça. Tu ne foutras pas tout en l'air, c'est certain. Ah, Edna et Tom t'embrassent au passage. »

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Posté : mar. nov. 26, 2019 6:15 pm
par Viktor Troska
[bod]NO ONE IS INNOCENT (XI)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/9vwKyB4.png[/img][/center]


[justify]PATRICK CLAY | « Encore ces conneries étudiantes. Ils en ont pas marre de faire chier le monde pour absolument rien du tout ? Ce démocratisme commence sincèrement à être énervant, il leur faut quoi, qu'on les laisse gagner pour qu'ils foutent la paix au monde ? »

ALEX RUSSELL | « Ok boomer »

PATRICK CLAY | « Je n'ai pas réellement envie de rire, la situation est assez grave. Les chamailleries dans des amphithéâtres c'est une chose, les cassages de gueules en bande organisé c'est tout de suite une autre affaire. Si ça ne tenait qu'à moi... »

ALEX RUSSELL | « Ne songe surtout pas à envoyer la SIB faire le ménage là dedans, tu sais parfaitement comment ça s'est terminé pour Tom quand il a fait ça. Nous ne pouvons rien faire de plus que ce que nous faisons pour le moment. »

PATRICK CLAY | « En gros si je résume, tu demandes que l'on ne fasse rien. »

ALEX RUSSELL | « Non, ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'il ne fallait pas agir nerveusement et vouloir absolument tout étouffer dans l’œuf. Ce n'est pas la première et ce ne sera pas la dernière fois qu'ils vont nous les briser, autant relativiser sur ce coup là. Nous devons regarder plus loin que ce que nous voyons. »

PATRICK CLAY | « T'es philosophe toi maintenant ? »

ALEX RUSSELL | « Ce que j'essaye de te faire comprendre, c'est que cette agitation est anodine et il faut l'on cherche qui est derrière tout cela. On ne peut pas continuer à dire que tout est de la faute d'un étudiant au Dahar, ça n'a aucun sens... »

PATRICK CLAY | « Ce n'est pas ce que nous disons, mais il est évident que son discours a touché un nombre important de personne. Notre révolution n'en est qu'à ses débuts et nous avons encore tellement à faire... L'impatience fera toujours le jeu du gauchisme et permettra le développement de la réaction comme exact opposé. »

ALEX RUSSELL | « Dev Masood n'est juste qu'un symptôme, il ne représente rien fondamentalement. Ce qui est en jeu, c'est l'image politique qui est utilisé jusqu'ici pour faire n'importe quoi. Personne n'a trafiquée ces élections de toute façon, non ? »

PATRICK CLAY | « C'est une question rhétorique, j'ai réellement besoin d'y répondre ? »

ALEX RUSSELL | « Je voulais juste m'assurer que nous étions sur la même longueur d'onde. Tout cela c'est du spectacle, le but c'est de frapper les communistes et par ricochet celles et ceux qui s'identifient à lui où sont ses alliés. Ces élections, ce ne sont qu'un prétexte. Ils l'ont dit eux-même, ils veulent juste foutre les communistes dehors. Ils ne sont pas capable de tenir un discours cohérent, cela joue en notre faveur. »

PATRICK CLAY | « Quelque chose m'inquiète. Je n'arrive pas à mettre la main dessus. J'ai l'impression que certaines informations ne nous remontent pas. Notre style de travail s'est énormément formalisé et bureaucratisé depuis un bon bout de temps. Je pense que nous allons devoir passer un coup de balai dans tout ce merdier. »

ALEX RUSSELL | « Maintenant ? »

PATRICK CLAY | « Oui, maintenant. Je propose que nous commencions à mener une enquête interne, pour le moment strictement confidentiel. Je suis persuadé... »

ALEX RUSSELL | « Tu es persuadé qu'il y a des taupes au sein de notre appareil, c'est ça ? »

PATRICK CLAY | « Peut-être. Sans doute. Notre travail est moins efficace et certains rapports me paraissent assez suspect. Tu peux t'en occuper ? »

ALEX RUSSELL | « C'est comme si c'était fait. Qui dois-je prévenir ? »

PATRICK CLAY | « Personne pour le moment, je m'occuperai de discuter personnellement avec McKenna puis avec Blackwell. Je veux un silence absolu sur tout cela en attendant d'avoir plus d'informations. »

ALEX RUSSELL | « A quoi tu penses ? »

PATRICK CLAY | « La LoD n'est pas morte, elle s'est simplement métamorphosée en une monstruosité qui risque de nous abattre les uns après les autres... »

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Posté : dim. déc. 29, 2019 8:50 am
par Viktor Troska
[bod]PROTECTOR AGAINST TERROR (V)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/uGnkL7n.png[/img][/center]

[justify]ALEX RUSSELL | « C'est terrible ce qui vient de se passer. C'est innommable. J'ai envie de vomir. »

PATRICK CLAY | « Moi ce que j'ai du mal à croire, c'est que ce sont les Cellules Combattantes Anarchistes Westréennes qui ont revendiqué l'attentat. Même un enfant de cinq ans ne pourrait pas y accorder le moindre crédit. »

ALEX RUSSELL | « Qui se serait donné autant de mal alors ? »

PATRICK CLAY | « Les fumiers de la LoD, qui donc à ton avis ! »

ALEX RUSSELL | « Quel intérêt de faire porter le chapeau aux WFAC alors ? Je veux dire, ils ont toujours été un groupe d'anarchistes individualistes, qui détestaient autant le gouvernement que les communistes. La revendication tient parfaitement la route. »

PATRICK CLAY | « C'est trop grossier, ça se voit qu'on essaye de faire porter le chapeau aux anarchistes et par ricochet aux révolutionnaires. Jamais la LoD ne clameraient qu'elle a fait sauter une Eglise, cela lui attirerait beaucoup trop de problèmes. »

ALEX RUSSELL | « On voulait pas d'ailleurs la raser cette cathédrale fut un temps ? »

PATRICK CLAY | « Si, il me semble qu'il était prévu qu'à la place l'on y érige un nouveau bâtiment devant célébrer la victoire des conseils pendant la guerre civile. Le projet a été abandonné, car le gouvernement a préféré restauré la cathédrale plutôt que de la démolir. »

ALEX RUSSELL | « Bien, au moins on pourra enfin se débarrasser de ça. C'est un mal pour un bien... »

PATRICK CLAY | « Mais qu'est-ce que tu me racontes là ? Il y a eu un attentat qui a tué plus de trois cents personnes et toi tu te réjouis presque de tout cela. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? »

ALEX RUSSELL | « Je dis juste que malgré l'horreur et la tragédie de ce à quoi nous assistons, nous avons une opportunité de pouvoir bâtir du neuf sur du vieux, c'est tout. Mais changeons de sujet, cela semble te mettre mal à l'aise. »

PATRICK CLAY | « Oui, revenons à nos moutons : Je veux que l'on mène une enquête sur les WFAC pour savoir où cela va nous mener. Je reste persuader qu'il s'agit ni plus ni moins que d'un coup monté pour faire porter le chapeau à d'autres. »

ALEX RUSSELL | « Si jamais les WFAC étaient réellement coupables, qu'est-ce qui se passerait ? »

PATRICK CLAY | « La justice révolutionnaire fera son travail, cela ne changera rien. Je n'ai jamais aimé les WFAC, ce sont tout au plus des nihilistes qui cachent leur haine de tout derrière leur antigouvernementalisme et leur anticommunisme. J'ai toujours trouvé ce groupe suspect... »

ALEX RUSSELL | « Je vais faire mon possible pour enquêter, mais j'aimerai avoir le fond de ta pensée : Les WFAC ont fait cela, ou alors l'on a utilisé les WFAC comme couverture ? »

PATRICK CLAY | « Je ne sais pas, en tout cas je pense qu'il y a derrière le rideau des acteurs que nous n'avons pas encore clairement discerné. Russell, je veux que tu t'en charges. Nous avons du pain sur la planche. »

ALEX RUSSELL | « Tu crois toujours que... ? »

PATRICK CLAY | « Oui, je le crois toujours. Le niveau de confidentialité augmente à partir de maintenant. Nous allons les faire se débusquer. »

[...][/justify]

Posté : lun. janv. 13, 2020 6:25 pm
par Viktor Troska
[bod]NO ONE IS INNOCENT (XII)[/bod]

[center][img]https://i.imgur.com/16K3cUj.png[/img][/center]


[justify]PATRICK CLAY | « Pas une seule de leurs déclarations ne concordent. Soit ces mecs se sont mis d'accord pour tous raconter un truc différent, soit ils nous mentent, soit ce sont des demeurés. »

ALEX RUSSELL | « Peut-être les trois à la fois ? »

PATRICK CLAY | « Me fait pas chier Russell, je ne suis pas d'humeur. »

ALEX RUSSELL | « Ton obsession pour la LoD te fait perdre tes jugements. Ce sont des mecs qui font partie d'une organisation terroriste qui a passé son temps à poser des bombes et vouloir tuer des leaders républicains. Tu t'attends à ce qu'ils te disent des choses cohérentes ? »

PATRICK CLAY | « Ce qui m'insupporte, c'est que tu fais passé ces gens pour des anarchistes alors qu'ils le sont autant que O Morain. Ces types sont des abrutis, en plus d'être des camés. La SIB a fait des descentes dans leurs planques, c'était n'importe quoi. Des taudis et des repaires de junkies. Jamais ils n'auraient pu monter ça. »

ALEX RUSSELL | « C'est une couverture, ils veulent qu'on les prennent pour ça alors que ce n'est pas le cas. »

PATRICK CLAY | « Je continue de te dire que cette histoire n'est pas normale, quelque chose cloche. Il faut trouver les commanditaires derrière tout ça, il doit forcément y avoir une solution à cette énigme de merde. »

ALEX RUSSELL | « On fait déjà notre maximum et les gars commencent à être à bout. On leur demande d'intervenir partout et tout le temps, souvent pour de la merde. Tout le monde s'en branle qu'on arrête trois putes et un mac, ça devrait même pas paraître dans les informations tellement c'est anodin. »

PATRICK CLAY | « Ce n'est pas anodin ! »

ALEX RUSSELL | « Si, ça l'est. »

PATRICK CLAY | « Non. Tout ça ne tient absolument pas la route, je suis persuadé que l'on ne nous fait pas remonter toutes les informations dont nous avons besoin. Je veux voir tous les dossiers. »

ALEX RUSSELL | « Tu as déjà les dossiers, arrête d'être parano ! »

PATRICK CLAY | « Mais, qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi tu n'arrêtes pas de me contredire depuis tout à l'heure ? C'est quoi ton problème ? »

ALEX RUSSELL | « Redescends d'un ton Patrick, t'es entrain de perdre pied, t'es entrain de perdre pied. Tu passes tout ton temps sur cette enquête, tu ne rentres quasiment plus chez toi. Depuis combien de temps t'as pas vu un rasoir ? Où t'essayes d'avoir un nouveau look tendance ? »

PATRICK CLAY | « T'as peut-être raison, il faut que je lève le pied. Je suis à cran, toute cette histoire commence à me monter à la tête. Je devrais peut-être prendre des vacances, qu'est-ce que tu en penses ? »

ALEX RUSSELL | « J'sais pas, tant que ça te fait sortir d'ici je pense que ça devrait te faire le plus grand bien. Ne t'inquiète pas, personne ne sera au courant. On s'occupera de tout gérer et de poursuivre l'enquête. Prends deux semaines, va voir ta femme et tes gosses un peu. Si tu veux absolument résoudre cette enquête, va te vider la tête. Crois moi... »

PATRICK CLAY | « Désolé pour avant, je me suis vraiment emporté pour rien. C'est juste que... C'est la première fois que nous sommes autant dans une impasse dans une enquête depuis longtemps. Pourtant, on est vraiment à rien, je le sais. Raaaah ! »

ALEX RUSSELL | « Allez, faut te détendre maintenant. Laisse moi tes notes, je vais me charger de tout compiler et de filer ça à qui de droit. »

PATRICK CLAY | « T'as toujours été un pote fidèle Alex, je t'ai jamais remercié pour ça. »

ALEX RUSSELL | « C'est rien, c'est rien. Tu n'arrives plus à penser à toi, du coup je pense pour deux. Logique ! C'est mon boulot en même temps. »

PATRICK CLAY | « Je te rendrai l'appareil le moment voulu. Avant que j'y aille, j'aimerai une dernière fois qu'on se penche sur les croquis que j'ai là, il faut absolument que nous arrivions à savoir ce qui a pu... »

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Posté : dim. janv. 19, 2020 5:14 pm
par Viktor Troska
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[center][img]https://i.imgur.com/sgkE9Vy.png[/img][/center]

[justify]PATRICK CLAY | « Citoyen Philby, c'est assez rare de vous ici. Que puis-je pour vous ? »

KANE PHILBY | « J'aimerai m'entretenir avec vous d'éléments importants sur la présente enquête concernant les WAFC. »

PATRICK CLAY | « Je pense que vous devriez vous entretenir de cela avec le Citoyen Russell, non ? »

KANE PHILBY | « Je souhaite vous parler directement et j'aimerai éviter de devoir en parler avec le Citoyen Russell, précisément »

Un peu surpris, le Commissaire du Peuple se leva et alla fermer la porte, revenant s'asseoir immédiatement. Kane Philby était à la tête de la 2ème direction du Comité pour la Sécurité d'État, celle qui se concentrait sur le travail de contre-espionnage. Il s'était rendu célèbre notamment en se faisant passer pour un agent double lors de la guerre civile, ce qui lui a valu de chaudes recommandations pour occuper ce poste après la guerre civile. C'était un homme de confiance, entièrement dévoué à la cause révolutionnaire.

[center][img]https://i.imgur.com/RU6BSXV.png[/img]
KANE PHILBY
Directeur de la 2ème direction du Comité pour la Sécurité d'État[/center]

PATRICK CLAY | « Très bien, je vous écoute. »

KANE PHILBY | « Nous avons procédés à de multiples interrogatoires sur le suspect arrêté lors de l'attentat déjoué par la SIB contre le Congrès des Députés du Peuple. Je suppose que vous avez déjà parcouru ces dossiers... »

PATRICK CLAY | « En effet, oui. »

KANE PHILBY | « Je dois vous avertir dans ce cas là que je soupçonne ces rapports d'être faux, ou alors d'être volontairement modifié à votre insu. »

PATRICK CLAY | « Pardon ? Qu'est-ce que vous insinuez ? »

KANE PHILBY | « Il y a de la rétention d'information au sein du Commissariat du Peuple, Citoyen Clay. Je ne me fierai pas aux dossiers que vous avez sur votre bureau, sincèrement. »

PATRICK CLAY | « Avant que nous allions plus loin, pourquoi ne pas dire ça au Citoyen Russell, votre supérieur ? »

KANE PHILBY | « Parce que je le soupçonne d'être à la tête de cette rétention d'information, dans le but de désorienté notre travail et de ne pas le voir aboutir. »

PATRICK CLAY | « C'est très grave ce que vous me dites là ! »

KANE PHILBY | « Je le sais, je ne me permettrai pas de dire ce genre de choses sans pouvoir les avancer... Je vais donc vous montrer ceci. »

Kane Philby déposa sur la table plusieurs papiers et demande au Commissaire du Peuple à la Sécurité Publique de les lire minutieusement.

PATRICK CLAY | « C'est... Mais... Je ne comprends pas. D'où tenez-vous ça ? »

KANE PHILBY | « De plusieurs membres de mon directorat qui pensaient qu'il s'agissait au début d'une simple erreur, mais qui ont finalement décidé de garder cela pour eux jusqu'à me le faire parvenir directement. C'est assez flagrant. »

PATRICK CLAY | « Il y a des pans entiers des témoignages qui ont été supprimé volontairement, vous voulez dire ! Depuis quand cela se fait t-il ? »

KANE PHILBY | « Je ne puis exactement vous donner une date exacte, mais dès les premiers instants de l'enquête si vous voulez mon avis. Mais il y a autre chose que j'aimerai vous montrer. Vous savez, nous avons interrogé ces personnes pendant de longues heures et toutes sont unanimes pour dire qu'elles n'ont jamais rencontré physiquement des membres de la WFAC. Toujours des contacts, toujours des personnes relié par, ou étant proche de. Nous avons fait plusieurs portraits robots d'un de ces contacts et l'un d'eux revient assez souvent. »

Il fit glisser une autre feuille de papier, cette dernière était volontairement retournée. Kane Philby fixa Patrick Clay dans les yeux quelques secondes avant de reculer légèrement.

KANE PHILBY | « Ce que vous allez voir risque de vous surprendre, Citoyen Clay. »

Retournant la feuille et commençant à lire, le Commissaire du Peuple s'arrêta subitement, écarquillant les yeux. Il lança un regard vers Philby, puis de nouveau sur le document. Il semblait serrer les dents et contenir une rage folle, une rage qui petit à petit semblait monter en lui.

PATRICK CLAY | « Vous vous foutez de ma gueule ? »

KANE PHILBY | « Pardon, mais pourquoi ferais-je cela ? »

PATRICK CLAY | « L'homme qui est décrit ici par plusieurs témoins et le portrait robot qui en a été tiré... C'est impossible, cet homme est mort. »

KANE PHILBY | « En êtes-vous réellement certain, Citoyen Clay ? »

Clay regarda à nouveau la feuille, puis Philby. Dans un geste de rage, il déchira la feuille.

PATRICK CLAY | « Vous êtes entrain de me dire... de me dire que Cornelius Wiggins est vivant ? »

KANE PHILBY | « Jusqu'à preuve du contraire, tous les témoignages correspondent. »

PATRICK CLAY | « Mais ce sinistre individu est mort ! »

KANE PHILBY | « Vous l'avez déjà mentionné auparavant et ce n'est pas le cas. Toutes les sources confirment que l'intermédiaire qu'a rencontré notre dernier suspect était bien Cornelius Wiggins et qu'il pensait qu'il s'agissait d'un membre de liaison, un "contact" si vous préférez des WFAC. Cela veut donc dire... »

PATRICK CLAY | « Wiggins n'est pas mort et il bosse pour les WFAC ? Attendez... On se fout de notre gueule depuis le début, c'est ça ? »

KANE PHILBY | « J'en ai bien peur, Citoyen Clay. »

PATRICK CLAY | « Russell est dans le coup, alors ? Je veux dire... »

KANE PHILBY | « Rapports tronqués ou trafiqués, rétention d'information, suppression de pages entières des dossiers. Cela porte un nom et ce nom n'est pas celui de la loyauté envers ceux en quoi nous croyons, ni la mission qui nous a été confié. J'ai appris que le Citoyen Russell vous a proposé de prendre dernièrement quelques jours de vacances ? »

PATRICK CLAY | « Effectivement... C'était pour me tenir éloigner de tout cela. Comment n'ai-je pas pu le voir venir, saloperie ! Où est-il ? Où est Russell ? »

KANE PHILBY | « Nous le surveillons pour le moment. Nous savons qu'il complote, mais pas avec qui et comment. Je vous tiendrai informé de tout ce que nous saurons au cours des prochains jours. Mais avant tout, il y a autre chose dont j'aimerai vous parler. »

PATRICK CLAY | « Une autre trahison ? »

KANE PHILBY | « Non, nous avons formellement la confirmation que Wiggins utilise les WFAC comme couverture. Nous savons qu'il est le lien entre ce que les gauchistes pensent être les WFAC, qui n'existent pas. Nous savons également que l'homme qui a perpétré l'attentat raté devant le Congrès des Députés du Peuple disposait d'un soutien extérieur. Voilà ce que nous pouvons tirer de tout cela : 1- Les WFAC sont une couverture pour la LoD ; 2- Wiggins doit travailler avec des éléments à l'intérieur du pays ; Mais que 3- Nous savons également qu'il travaille avec des agents extérieurs. Nous connaissons officiellement la source et nous allons utiliser cela à notre avantage pour trouver et traquer la taupe. »

PATRICK CLAY | « Qui est derrière cela ? »

KANE PHILBY | « Nous allons utiliser des sympathisants des WFAC que nous avons arrêté et forcé à collaborer contre une remise de peine. Nous allons utiliser des agents de la SIB sous couverture avec eux en tant que sympathisants des WFAC, pour qu'ils nous mènent à Wiggins. Derrière Wiggins, nous trouverons la LoD. Car il s'agit de la LoD, c'est la LoD et des éléments autour d'elle qui ont reçu des financements. Donc derrière la LoD... »

PATRICK CLAY | « Nous trouverons les agents étrangers. Faîtes en sorte que l'opération soit lancée le plus tôt possible. Dès sa réussite, je veux que l'on fasse arrêter Alex Russell et qu'il subisse un interrogatoire pour savoir ce qu'il sait de son côté. Grâce à votre travail, nous allons certainement décapiter définitivement ce qui reste des éléments réactionnaires dans notre pays. »

KANE PHILBY | « Je ne fais que mon devoir, Citoyen Clay. »

PATRICK CLAY | « Comme nous tous, mais vous le faîtes avec détermination. Sachez que je n'oublierai pas ce que vous avez fait. Merci infiniment, Citoyen Philby. »

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