Posté : ven. janv. 19, 2018 10:43 am
[center]La Folie des Grandeurs
Groot Nieuwsblad - Edition du 26 février 2035
[img]http://www.levif.be/medias/5691/2914263.jpg[/img]
Selon la Ministre-Président des Villes-Unies, le Regenland et les Îles Guillaume, avec un déficit prévu de, respectivement, près de 990 millions et de 440 millions, abuseraient de la solidarité confédérale.[/center]
[justify]Hier, les différents ministères de l'Économie ont publiés leurs prévisions budgétaires et le résultat est sans appel.
Alors que les Villes-Unies enregistrent un budget tout à fait positif, avec un surplus budgétaire important de près de 3,7 milliards de $, le Regenland et les Îles Guillaume connaissent, eux, un important déficit budgétaire.
Avec près de 990 millions de déficit, le Regenland se rend enfin compte du caractère onéreux de ses ambitions spatiales. En effet, avec une subvention équivalente à 13,13% du PIB regenlandais, soit près de 1,1 milliards de $, la Regenlandse Ruimtevaartorganisatie (trad:"Agence Spatiale Regenlandaise") plombe l'équilibre budgétaire de l'entité dorimarienne. Une situation assez délicate pour le gouvernement regenlandais de Klaas Donker qui n'a pas encore commenté les chiffres émanant de son propre ministère.
La situation est sensiblement la même aux Îles Guillaume. L'entité néchinésienne enregistrerait, pour cette année, un déficit de près de 440 millions de $. Un déficit qui trouve également son explication dans un projet coûteux, ici le pétrole des Eaux Mimosa. En effet, si la Confédération intervient déjà pour financer une importante partie de l'exploitation pétrolière dans ces eaux, les Îles Guillaume ont été tenues de contribuer également. C'est donc avec une subvention de 450 millions de $ que l'archipel participe au financement de son projet-phare. Cependant, ces subventions semblent, comme au Regenland avec les subventions pour son agence spatiale, détruire l'équilibre budgétaire guillaumin.
"Étant un investissement sur le long terme, nous ne voyons pas ce déficit comme un souci majeur. Oui, les Îles Guillaume vont enregistrer un déficit cette année mais ce déficit sera vite de l'histoire ancienne quand le pétrole des Eaux Mimosa sera exploité. Les Îles Guillaume reculent pour mieux sauter." a déclaré Lena Kemper, Ministre-Président des Îles Guillaume, au micro de nos confrères de la ZPO.
En soit, une entité confédérée qui enregistre un déficit budgétaire n'est pas un drame grâce à l'existence d'un mécanisme de solidarité confédérale, inscrit dans la Constitution Confédérale. Ce mécanisme fait en sorte que les déficits d'une entité confédérée sont toujours repris par la Confédération, c'est-à-dire, que si la situation actuelle se confirme: La Confédération Zeederlandaise s'engagera à subventionner le Regenland et les Îles Guillaume de façon à ce qu'ils n'enregistrent pas de déficit. Bien que le Confederale Overheidsdienst Economie (trad: "Service Public Confédéral Economie") n'a pas encore publié les prévisions de recettes pour la Confédération, on peut imaginer que le budget confédéral sera en déficit suite à ces dépenses supplémentaires, ce qui alourdirait la dette publique zeederlandaise qui est, pour rappel, estimée à 55,44 milliards de $ (soit 78,63% du PIB confédéral).
Quoique, la dette confédérale ne sera peut-être pas alourdie. En effet, le mécanisme de solidarité confédérale n'est pas qu'une garantie pour l'entité confédérée de voir son déficit réglé par la Confédération Zeederlandaise. Il s'agit également d'une garantie pour la Confédération que, si une entité enregistre un surplus budgétaire, ce surplus profite à la Confédération pour rembourser sa dette publique ou (mais ce cas n'est pas arrivé depuis plusieurs dizaines d'années) constituer une réserve. Les Villes-Unies étant la seule entité confédérée à connaître un surplus budgétaire, si la situation actuelle se maintient, elle sera la seule à contribuer à la réduction de la dette publique confédérale et ce, de façon tout à fait efficace, étant donné que le surplus villesunien est supérieur à la somme des déficits regenlandais et guillaumin. Cela signifie que c'est les Villes-Unies qui vont payer pour rendre le budget de ses entités-soeurs équilibré.
Cependant, si ce mécanisme constitutionnel permet un équilibre budgétaire général, son utilisation pour cette année ne semble pas être au goût de tous. "Nous refusons catégoriquement que les Villes-Unies viennent au secours d'entités confédérées qui n'ont fait preuve d'aucune prévoyance et ce, même de façon indirecte." a déclaré Katlijn Verhaard, Ministre-Président des Villes-Unies de Zeederland. "Le mécanisme de solidarité confédérale est une bonne chose et a souvent permis aux entités de faire face à des imprévus avec sérénité mais ici, nous sommes loin d'une telle situation. Le projet spatial regenlandais est prévu de longue date. Le gouvernement de Klaas Donker aurait pu et aurait du être prévenant et faire en sorte que ses dépenses puissent être supportées par ses recettes.
C'est la même chose pour les Îles Guillaume. Le pétrole des Eaux Mimosa était discuté depuis des lustres, le gouvernement guillaumin aurait très bien pu anticiper le coût énorme que cela allait demander. Je dirais même que c'est moins pardonnable chez eux car les Îles Guillaume se refusent de taxer le patrimoine fiscal colossal qui se trouve chez eux. Il n'y a aucun doute que se si le gouvernement de Lena Kemper se décidait à le faire, leur déficit serait de l'histoire ancienne."
Cependant, malgré ces paroles, les Villes-Unies sont tenues à le faire. Si l'entité dytolienne connaît un surplus budgétaire à la fin de l'année, son surplus devra rejoindre le budget confédéral. Au courant de cette réalité, Katlijn Verhaard a assuré qu'elle n'irait pas à l'encontre de la Constitution mais qu'elle ne donnera pas non plus une once du surplus budgétaire villesunien pour équilibrer le budget des Îles Guillaume et du Regenland. "Mon gouvernement veillera à ce que chaque centime du surplus budgétaire villesunien soit utilisé et ce, quitte à surpayer des politiques inutiles. Je refuse que les villesuniens soient des vaches laitières pour des entités prodigues."
L'unité et la fraternité des entités zeederlandaises semblent disparaître. Le Stadhouder Confédéral, Son Altesse, Stijn van Baarle-Haag, n'a pas encore réagit officiellement à cette situation mais un de ses rôles étant de jouer le rôle de médiateur en cas de crise entre les entités confédérées, il est fort à parier que le Stadhouder réagira dans les prochains jours. D'après nos sources, Son Altesse serait déjà en train de contacter les différents Ministre-Présidents afin d'apaiser la situation et de trouver une solution.[/justify]
Groot Nieuwsblad - Edition du 26 février 2035
[img]http://www.levif.be/medias/5691/2914263.jpg[/img]
Selon la Ministre-Président des Villes-Unies, le Regenland et les Îles Guillaume, avec un déficit prévu de, respectivement, près de 990 millions et de 440 millions, abuseraient de la solidarité confédérale.[/center]
[justify]Hier, les différents ministères de l'Économie ont publiés leurs prévisions budgétaires et le résultat est sans appel.
Alors que les Villes-Unies enregistrent un budget tout à fait positif, avec un surplus budgétaire important de près de 3,7 milliards de $, le Regenland et les Îles Guillaume connaissent, eux, un important déficit budgétaire.
Avec près de 990 millions de déficit, le Regenland se rend enfin compte du caractère onéreux de ses ambitions spatiales. En effet, avec une subvention équivalente à 13,13% du PIB regenlandais, soit près de 1,1 milliards de $, la Regenlandse Ruimtevaartorganisatie (trad:"Agence Spatiale Regenlandaise") plombe l'équilibre budgétaire de l'entité dorimarienne. Une situation assez délicate pour le gouvernement regenlandais de Klaas Donker qui n'a pas encore commenté les chiffres émanant de son propre ministère.
La situation est sensiblement la même aux Îles Guillaume. L'entité néchinésienne enregistrerait, pour cette année, un déficit de près de 440 millions de $. Un déficit qui trouve également son explication dans un projet coûteux, ici le pétrole des Eaux Mimosa. En effet, si la Confédération intervient déjà pour financer une importante partie de l'exploitation pétrolière dans ces eaux, les Îles Guillaume ont été tenues de contribuer également. C'est donc avec une subvention de 450 millions de $ que l'archipel participe au financement de son projet-phare. Cependant, ces subventions semblent, comme au Regenland avec les subventions pour son agence spatiale, détruire l'équilibre budgétaire guillaumin.
"Étant un investissement sur le long terme, nous ne voyons pas ce déficit comme un souci majeur. Oui, les Îles Guillaume vont enregistrer un déficit cette année mais ce déficit sera vite de l'histoire ancienne quand le pétrole des Eaux Mimosa sera exploité. Les Îles Guillaume reculent pour mieux sauter." a déclaré Lena Kemper, Ministre-Président des Îles Guillaume, au micro de nos confrères de la ZPO.
En soit, une entité confédérée qui enregistre un déficit budgétaire n'est pas un drame grâce à l'existence d'un mécanisme de solidarité confédérale, inscrit dans la Constitution Confédérale. Ce mécanisme fait en sorte que les déficits d'une entité confédérée sont toujours repris par la Confédération, c'est-à-dire, que si la situation actuelle se confirme: La Confédération Zeederlandaise s'engagera à subventionner le Regenland et les Îles Guillaume de façon à ce qu'ils n'enregistrent pas de déficit. Bien que le Confederale Overheidsdienst Economie (trad: "Service Public Confédéral Economie") n'a pas encore publié les prévisions de recettes pour la Confédération, on peut imaginer que le budget confédéral sera en déficit suite à ces dépenses supplémentaires, ce qui alourdirait la dette publique zeederlandaise qui est, pour rappel, estimée à 55,44 milliards de $ (soit 78,63% du PIB confédéral).
Quoique, la dette confédérale ne sera peut-être pas alourdie. En effet, le mécanisme de solidarité confédérale n'est pas qu'une garantie pour l'entité confédérée de voir son déficit réglé par la Confédération Zeederlandaise. Il s'agit également d'une garantie pour la Confédération que, si une entité enregistre un surplus budgétaire, ce surplus profite à la Confédération pour rembourser sa dette publique ou (mais ce cas n'est pas arrivé depuis plusieurs dizaines d'années) constituer une réserve. Les Villes-Unies étant la seule entité confédérée à connaître un surplus budgétaire, si la situation actuelle se maintient, elle sera la seule à contribuer à la réduction de la dette publique confédérale et ce, de façon tout à fait efficace, étant donné que le surplus villesunien est supérieur à la somme des déficits regenlandais et guillaumin. Cela signifie que c'est les Villes-Unies qui vont payer pour rendre le budget de ses entités-soeurs équilibré.
Cependant, si ce mécanisme constitutionnel permet un équilibre budgétaire général, son utilisation pour cette année ne semble pas être au goût de tous. "Nous refusons catégoriquement que les Villes-Unies viennent au secours d'entités confédérées qui n'ont fait preuve d'aucune prévoyance et ce, même de façon indirecte." a déclaré Katlijn Verhaard, Ministre-Président des Villes-Unies de Zeederland. "Le mécanisme de solidarité confédérale est une bonne chose et a souvent permis aux entités de faire face à des imprévus avec sérénité mais ici, nous sommes loin d'une telle situation. Le projet spatial regenlandais est prévu de longue date. Le gouvernement de Klaas Donker aurait pu et aurait du être prévenant et faire en sorte que ses dépenses puissent être supportées par ses recettes.
C'est la même chose pour les Îles Guillaume. Le pétrole des Eaux Mimosa était discuté depuis des lustres, le gouvernement guillaumin aurait très bien pu anticiper le coût énorme que cela allait demander. Je dirais même que c'est moins pardonnable chez eux car les Îles Guillaume se refusent de taxer le patrimoine fiscal colossal qui se trouve chez eux. Il n'y a aucun doute que se si le gouvernement de Lena Kemper se décidait à le faire, leur déficit serait de l'histoire ancienne."
Cependant, malgré ces paroles, les Villes-Unies sont tenues à le faire. Si l'entité dytolienne connaît un surplus budgétaire à la fin de l'année, son surplus devra rejoindre le budget confédéral. Au courant de cette réalité, Katlijn Verhaard a assuré qu'elle n'irait pas à l'encontre de la Constitution mais qu'elle ne donnera pas non plus une once du surplus budgétaire villesunien pour équilibrer le budget des Îles Guillaume et du Regenland. "Mon gouvernement veillera à ce que chaque centime du surplus budgétaire villesunien soit utilisé et ce, quitte à surpayer des politiques inutiles. Je refuse que les villesuniens soient des vaches laitières pour des entités prodigues."
L'unité et la fraternité des entités zeederlandaises semblent disparaître. Le Stadhouder Confédéral, Son Altesse, Stijn van Baarle-Haag, n'a pas encore réagit officiellement à cette situation mais un de ses rôles étant de jouer le rôle de médiateur en cas de crise entre les entités confédérées, il est fort à parier que le Stadhouder réagira dans les prochains jours. D'après nos sources, Son Altesse serait déjà en train de contacter les différents Ministre-Présidents afin d'apaiser la situation et de trouver une solution.[/justify]