ACTIVITÉS | Barneko Jarduerak

Djinndigo

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[justify][center]RÉCIT
Recherche à propulsion
8 novembre 2034

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/50/3/1513174600-reacteur-d-avion.png[/img]
[cap]Un prototype de réacteur d'avion développé par l'IIZ.[/cap][/center]

Ici, dans un des centres de recherche de l'Ikerketa Institutu Zentrala (IIZ, « Institut Central de Recherche »), on s'agitait. En effet, plusieurs jours après l'annonce de l'ouverture d'un partenariat technologique entre le Kaiyuan et le Txile, on avait annoncé l'arrivée imminente des premiers scientifiques kaiyuanais pour travailler sur le projet. Il n'avait pas fallu attendre que le partenariat kaiyuano-txiléen soit officialisé par la signature d'un traité diplomatique en bonne et due forme pour que l'équipe d'ingénieurs et de techniciens de Plutarko Yurrebaso, directeur de la commission txiléenne chargée du partenariat technologique txiléen autour de la technologie de fabrication des réacteurs d'avions, ne se jette dessus.

En effet, ayant déjà bénéficié d'un partenariat technologique similaire avec la Confédération impériale du Yuhanaca en échange de la technologie de fabrication de frégates obsolètes, la commission avait maintenu un rythme de travail conséquent, avec des progrès quasi-quotidiens grâce à l'aide précieuse des chercheurs yuhanacs. Cependant, le rythme des chercheurs yuhanacs semblait ralentir, comme freiné par le fait que la Confédération yuhanac avait sombré dans un certain mutisme diplomatique et que le partenariat technologique ne semblait pas progresser à la même vitesse du côté yuhanac.

Mais l'arrivée de « sang frais », ou du moins de chercheurs d'une autre nationalité semblait avoir redynamisé l'ensemble et maintenant, les chercheurs txiléens travaillaient de concorde avec les chercheurs kaiyuanais et yuhanacs sur différents modèles de réacteurs d'avion. Les chercheurs kaiyuanais ne venaient pas seulement pour les réacteurs d'avions : la moitié de la délégation de chercheurs kaiyuanais avait été en fait redirigée vers une nouvelle commission technologique, elle chargée d'un autre aspect du partenariat technologique kaiyuano-txiléen : la technologie de fabrication des hélicoptères obsolètes.

Bien que jaloux de la création d'une autre commission technologique au sein-même de l'IIZ, l'équipe de Plutarko Yurrebaso semblaient vouloir s'assurer de distancer en terme de progression l'autre commission : la concurrence au sein-même de l'institut créait un esprit de compétition qui renforçait la recherche et sa progression. On avait même réussi à assembler, pour tenter d'impressionner un inspecteur dépêché en urgence par l’État pour effectuer un contrôle sommaire de l'état de progression de la recherche, un réacteur d'avion qui pourrait d'ici quelques mois servir de modèle pour l'ensemble de l'industrie aéronautique txiléenne.

Mais la progression n'était pas si facile : en effet, malgré le premier bond technologique qui avait entraîné un fort engouement et une progression fulgurante, l'enthousiasme des chercheurs txiléens s'était vite taris face à la réalité de la recherche technologique : on réfléchissait, on testait, on échouait, et on recommençait. La progression technologique en elle-même résidait dans la phase intermédiaire entre les deux dernières étapes du processus cyclique : on essayait à partir des erreurs commises d'y voir plus clair et d'essayer de nouvelles techniques. Pour cela, Plutarko était réputé, cela lui avait même valu d'obtenir son prestigieux titre de chercheur à l'IIZ.

On travaillait un peu partout, sur différents modèles. L'espoir résidait essentiellement dans la délégation de chercheurs kaiyuanais, car les essais pratiqués à partir des connaissances des chercheurs yuhanacs ne s'étaient pas révélés concluants, notamment face à la difficulté auxquelles faisaient face les chercheurs txiléens envoyés au Yuhanaca, dont la langue était la principale barrière, et que la traduction avaient été rendue difficile par l'absence de traducteur courant euskalophone et yuhanophone pendant un mois entier, ce qui s'était soldé par une absence de progression du côté yuhanac. Du côté txiléen de la frontière, on espérait que cela ne dure pas trop longtemps.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center]RÉCIT
Recherche à propulsion
17 novembre 2034

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/50/3/1513174600-reacteur-d-avion.png[/img][/center]

Aujourd'hui était un jour important pour les chercheurs de l'Ikerketa Institutu Zentrala (IIZ, « Institut Central de Recherche »), puisque leur recherche technologique sur les réacteurs d'avions (Réacteurs d'avions ▮) en collaboration avec les chercheurs kaiyuano-yuhanacs venait d'aboutir à la fabrication de quatre modèles de réacteurs. Bien sûr, il ne s'agissait que de prototypes, mais les scientifiques de la commission numéro douze (l'équipe de chercheurs dirigée par Plutarko Yurrebaso, en charge du transfert technologique) pouvaient se targuer d'avoir réalisé les premiers prototypes avec un soutien extérieur en un temps record.

Effectivement, on avait rarement vu un progrès technologique si fulgurant dans l'IIZ : il est vrai que les dernières années, on n'avait pas vu beaucoup de recherches technologiques nationales... Plutarko espérait bien acquérir une certaine réputation une fois le transfert achevé et les premiers avions txiléens fonctionnels déployés, peu importe qu'ils soient militaires ou civils. Plutarko Yurrebaso n'était de toute façon pas intéressé par les investisseurs du projet technologique ni par les débouchés de l'affaire : tout ce qu'il savait et souhaitait savoir, c'était ce que lui-même allait en ressortir.

Pour l'occasion, Plutarko avait réuni son équipe au complet, y compris les délégations de scientifiques kaiyuanais et yuhanacs, dans un grand hangar de l'IIZ, quelque part dans une zone périphérique de la ville de Vitorio-Erregea, où l'IIZ avait déplacé une partie de ses locaux depuis le débarquement de troupes hostiles dans le sud du pays. Dans ce même hangar, quatre modèles de réacteurs d'avions été testés jour et nuit pour en tirer les meilleures conclusions, statistiques et informations possibles. On étudiait la vitesse possible, les réactions, les éventuels problèmes, on relevait les températures par-ci par-là.

L'ensemble des chercheurs, abrités derrière une épaisse vitre, observait les réacteurs vrombir doucement tandis que les différents chercheurs en charge des relevés annonçaient les résultats : telle pièce surchauffait, telle autre ralentissait la vitesse de rotation des pales, etcaetera. Les scientifiques txiléens griffonnaient avec frénésie sur leurs calepins tandis que les chercheurs étrangers, confiants, s'assurait simplement du bon fonctionnement des machines qu'ils avaient partiellement confectionnés, à l'aide des divers écrans éparpillés à travers la salle, d'où ils pouvaient assurer une couverture numérique complète du fonctionnement des réacteurs.

Après plusieurs minutes de cet intense manège, les réacteurs d'avions se turent et les techniciens entrèrent dans l'enceinte où étaient testés les réacteurs pour vérifier leur état une fois les tests effectués. Pendant ce temps, un scientifique yuhanac, après s'être raclé la gorge, s'exprima dans un euscarien hésitant : « Voilà. La température d'entrée moyenne des turbines est monté à... Neuf cents trente degrés Celsius. Les réacteurs ont un débit d'air moyen de... Soixante-dix sept kilogrammes par seconde. La poussée maximale à sec est de... Cinquante trois kilonewtons. La poussée maximale avec post-combustion sera donc de... Soixante-dix neuf kilonewtons. »

Après un moment de flottement durant lequel on n'entendait plus que les gribouillis des crayons sur le papier, le yuhanac reprit son monologue scientifique. Les valeurs défilaient, avec diverses unités toutes plus abracadabrantesques les unes que les autres. Pendant ce temps, de l'autre côté de la vitre, des techniciens txiléens s'affairaient autour du matériel. Ici aussi, on relevait l'état des réacteurs : ici, l'enveloppe métallique semble avoir subie un très forte hausse de température qui a entraîné sa déformation ; là, la pale avait été tordue par le frottement avec la paroi métallique intérieure du réacteur. Tous ces relevés permettraient, à terme, de réaliser des réacteurs parfaitement fonctionnels.

Malgré la difficulté du travail qui s'annonçait pour les chercheurs txiléens, ces derniers semblaient prêts à apprendre de leurs erreurs. Une fois de retour dans leurs locaux, l'équipe de Plutarko Yurrebaso recevrait l'intégralité des relevés numériques et physiques (les relevés des techniciens face aux réacteurs) pour les traiter et se rapprocher le plus possible d'un modèle de réacteur d'avions fonctionnel. Bien sûr, cela prendrait des mois : le temps de refaire d'autres tests, de constater, de recommencer. Mais chaque test serait un essai de plus vers l'achèvement de leur projet. On estimait déjà la recherche d'en être à environ le tiers ou la moitié du transfert technologique : rien de bien concluant, mais cela voulait dire beaucoup pour les chercheurs de l'IIZ.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center]COMMUNICATION INTERNE
Rapport technologique
20 novembre 2034

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508053889-armoiries-small.png[/img][/center]
  • Expéditeur : Plutarko Yurrebaso, directeur de la commission n°6 de l'Ikerketa Institutu Zentrala (IIZ)
  • Destinataire : gouvernement de la République Fédérale du Txile
  • Objet : recherche de la technologie des réacteurs d'avion
  • Classification : CONFIDENTIEL
[quote][center]Rapport de l'IIZ
20 novembre 2034[/center]

Après déjà plusieurs mois de travail de la part de la commission numéro six de l'Ikerketa Institutu Zentrala (IIZ, « Institut Central de Recherche »), la direction de l'IIZ et l'ingénieur en astrophysique Plutarko Yurrebaso tiennent à faire savoir au gouvernement que de premiers modèles de réacteurs d'avions ont été mis sur pied par la commission n°6, en collaboration avec les chercheurs yuhanacs et plus récemment encore avec les chercheurs kaiyuanais, et que les prototypes de turboréacteurs en question pourront éventuellement, d'ici quelques semaines de tests intensifs, être utilisés pour effectuer les premiers tests sur des aéronefs.

En effet, grâce à la précieuse aide des chercheurs étrangers (venant du Yuhanaca et du Kaiyuan) nous ont permis d'élaborer des prototypes qui semblent tout à fait fonctionnels, notamment après plusieurs essais fructueux dans les locaux de test de l'IIZ près de la ville de Vitorio-Erregea (province de Berri Nafarroa). Nous signalons également que les chercheurs kaiyuanais pour le transfert de la technologie de fabrication des Hélicoptères d'Assaut ▮▮ ont bien été reçu par la commission n°7 de l'IIZ, dont Plutarko Yurrebaso est également ingénieur en charge du projet, et que la recherche a pu commencer comme prévu.

Nous soulignons également la nécessité de tester les prototypes de réacteurs d'avions sur de véritables aéronefs civils pour pouvoir accélérer la recherche et arriver à pouvoir effectuer de véritables relevés sur un engin équipé d'un des prototypes. La nécessité d'un test « grandeur nature » devient de plus en plus importante chaque jour, étant donné que les prototypes élaborés et les plans confectionnés se rapprochent de l'idéal théorique précédemment visé, à savoir un modèle fonctionnel sur le plan théorique. Or, il devient nécessaire d'également éprouver la fonctionnalité et la viabilité des prototypes construits sur le plan pratique.

Nous soulignons également que, malgré la léthargie dans laquelle est entrée la Confédération impériale du Yuhanaca, les ingénieurs yuhanacs présents pour aider la commission n°6 dans le transfert technologique continuent de travailler à un rythme normal (bien que le transfert de la technologie de fabrication des Navire (Frégate) ▮▮ semble être au point mort dans les instituts du Yuhanaca). Nous signalons également que les modèles produits de réacteurs d'avions nécessitent une certaine quantité de coltan, minerai qui n'est pas présent dans le sous-sol txiléen, et qui devra donc être importé en grande quantité pour le bien de notre industrie aéronautique.

L'autre principal élément nécessaire à l'élaboration des réacteurs d'avions, les éléments en acier, sont fournis par l'importante industrie métallurgique et minière txiléenne (qui, rappelons-le, est la deuxième puissance productrice de minerai de fer et exportatrice d'acier au monde derrière le Karmalistan). Le principal élément manquant sera donc le coltan, présent en quantité dans les sous-sols de l'Empire luciférien d'Algarbe (qui est d'ailleurs notre allié dans le conflit en cours). Etant donné la situation géopolitique des deux autres nations productrices de coltan, à savoir l'Uhmali et le Nechinayoco, le Txile se verra obligé d'obtenir son coltan auprès de l'ELA.

Pour ce qui est des principaux relevés : les modèles les plus fiables sont, d'après les divers relevés des chercheurs de la commission n°6, les prototypes de réacteurs les plus lourds. Cela entraînera un souci de miniaturisation autant pour l'industrie aéronautique civile privée que pour notre industrie aéronautique militaire. Nous soulignons également que les modèles produits par la commission sont très gourmands en énergie (éthanol) et que nous aurons besoin de réduire cette consommation excessive une fois les premiers tests « grandeur nature » effectués. Nous sommes particulièrement confiants dans l'aboutissement prochain du projet, comme en ont témoigné les chercheurs kaiyuano-yuhanacs, confiants dans les capacités de l'IIZ.[/quote][/justify]
Djinndigo

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[justify][center]RÉCIT
Préparations de guerre
8 décembre 2034

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/6/1514036287-train-txile.png[/img]
[cap]Une ligne ferroviaire entre le Txile et le Regenland.[/cap][/center]

Il n'avait pas fallu attendre l'annonce de l'état-major combiné de l'Union Panocéanique de vouloir placer l'intégralité de la Zone Économique Exclusive txiléenne sous blocus naval pour que la République txiléenne, en collaboration avec diverses entreprises de transport ferroviaire, ne décide de faire désormais passer la quasi-intégralité des exportations - et, plus rarement, des importations - txiléennes par la voie terrestre, notamment en comptant sur les quelques voies de communication terrestre entre la République txiléenne d'une part, et le Yuhanaca et le Regenland zeederlandais d'autre part. Bien sûr, cela ne se faisait pas en une journée, mais on s'y attendait déjà.

En effet, dès les premières opérations navales de l'Uhmali dans les eaux ventéliennes, l'insécurité relative des eaux néchinésiennes avait donc forcé les flux d'exportations à se diriger par des voies plus sûres, notamment vers l'intérieur du continent dorimarien, où les navires de l'Union Panocéanique et de l'Uhmali n'avaient aucune influence. Ainsi, les exportations traversaient la frontière entre le Txile et le Yuhanaca puis embarquaient dans les ports yuhanacs à bord de navires et cargos portant des pavillons locaux et susceptibles de ne pas être visés par les combats. Bien sûr, cela s'était étendu au Regenland dès la signature d'un traité txiléo-zeederlandais.

Maintenant, la majorité des exportations txiléennes passaient par la frontière txiléo-regenlandaise, traversaient les centaines de kilomètres de jungle regenlandaise, puis embarquaient à bord de navires battant pavillon zeederlandais, pour ensuite se rendre dans diverses zones : Dytolie, Algarbe, Olgarie, et certains arrivaient même à se rendre en Ventélie en empruntant discrètement le canal récemment inauguré de l'Isthme de Shukténie, ou Canal shuktène, d'où ils pouvaient accéder à la mer ventélienne intérieure, après avoir accompli une circumnavigation du globe. Bien sûr, cela était rare et marginal, mais au moins, l'économie txiléenne exportatrice survivait au prix de quelques milliers de dollars en plus.

Des travaux d'élargissement des voies ferroviaires et routières étaient déjà en cours de route, mais il faudra attendre 2035 pour pouvoir en voir les premiers effets : pour l'instant, le réel défi de construction résidait dans l'escarpement du terrain, étant donné que la chaîne montagneuse andéacienne était parmi les plus élevées au monde. Bien sûr, tout cela était facilité par la technologie moderne : bulldozers, explosifs, techniques modernes d'excavation, tout était bon pour faciliter la construction. Les entreprises sollicités par l’État pour ces constructions et extensions gargantuesques avaient même fait appel à des équipes de mineurs militaires pour accomplir les objectifs dans les temps.

Oui, c'était effectivement une course contre la montre : tandis que le trafic frontalier s'intensifiait, sous l'afflux des marchandises et, plus marginalement, de quelques touristes qui fuyaient par voie terrestre, les ingénieurs travaillaient d'arrache-pied pour construire les nouvelles connexions routières et ferroviaires entre le Yuhanaca, le Txile et le Regenland. Le gouvernement comptait bien sur ces nouvelles lignes pour « continentaliser » l'économie du pays, et par la même initiative, contenter les régions les plus arriérées du pays, comme les territoires de Zuarralurra et Nazkoa, qui seraient les hôtes d'intenses liaisons terrestres, qui feraient marcher l'économie locale à plein régime. Le blocus briton aurait au moins servi à une chose : donner aux populations de l'arrière-pays un peu des effets bénéfiques de la mondialisation.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center]RÉCIT
Ascension et ascendance
5 janvier 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/2/1514894469-hotel-princier.png[/img]
[cap]Le Palais Baldaguren, siège du cercle privé de Gaspar d'Esparza.[/cap][/center]

Peu avant midi, alors que le soleil atteignait tout juste son zénith dans le ciel, atteignant le sommet de sa course céleste, et que les assiettes et couverts s'entrechoquaient sous les gestes indélicats des domestiques peu consciencieux qui disposaient le nécessaire à déjeuner sur une longue et majestueuse table, une vingtaine de politiciens issus de l'aristocratie, tous vêtus de façon harmonieuse et très classique, entrèrent dans la grande salle par une porte aux dimensions respectables. Ces politiciens, pour la plupart issus des milieux aristocratiques les plus côtés, étaient également de grands fonctionnaires ou des personnages célèbres très proches du Vice-Prince de Berri Nafarroa, l'auto-proclamé prince du Txile, Gaspar II, également propriétaire de l'hôtel particulier nommé pompeusement « Palais Baldaguren » depuis son rachat par les Esparza.

Si tous ces influents personnages étaient réunis ici aujourd'hui à la demande du prétendant au trône du Txile, c'était également sous la pression importante qu'exerçait chaque jour un peu plus les députés et politiciens soutenant le prétendant monarque que tous ces politiciens étaient réunis dans la demeure princière. En effet, nombreux étaient les soutiens du Vice-Prince, et négliger l'important personnage qu'était devenu le prétendant pourrait éventuellement devenir une épée de Damoclès pesant lourdement au-dessus de leur têtes si un jour le prince auto-proclamé accédait à la fonction qu'il convoitait tant. En effet, suite à la démission du Lehendakari (président) Pantxiko Eraul et au recul relatif du social-libéralisme dans le paysage politique txiléen, une nouvelle fenêtre de tir s'ouvrait pour les prétendants au poste.

Mais le vice-prince néo-navarrin (gentilé de la province de Berri Nafarroa) n'était pas le seul prétendant au titre de chef de l’État txiléen. Outre les candidats aux futures élections présidentielles, des personnages influents tenteraient sans doute de s'emparer du titre en profitant du vide institutionnel créé par la démission du précédent chef d’État. Le personnage le plus redouté par la frange conservatrice du paysage politique était le très virulent leader du mouvement [url=http://www.simpolitique.com/informations-donostiako-liburutegi-nazionala-t15443.html#p326852]bostequiste[/url], le chef du [url=http://www.simpolitique.com/encyclopedie-txileko-errepublikako-entziklopedia-t15416.html#p325580]Txileko Alderdi Komunista[/url] (TAK, « Parti Communiste Txiléen »), [url=http://www.simpolitique.com/personnalites-txileko-nortasunak-t15598.html#p327098]Adolfo Auleztia[/url]. Si ce dernier était craint par les politiciens conservateurs, la plupart soutenant les revendications de Gaspar II d'Esparza, c'était en raison de sa témérité et des conséquences néfastes de cette dernière.

Bien que le gouvernement txiléen n'en avait pas le pouvoir, il craignait également de devoir limiter les actions du leader communiste pour l'empêcher de mettre en danger l'avenir de la République, en en prenant le pouvoir par des moyens peu orthodoxes. Si l’État txiléen était menacée par le mouvement communiste national, il fallait circonvenir à ce dernier et s'emparer du pouvoir avant lui. La première option, pour le prétendant monarque, était de se servir de sa possible supériorité électorale, pour s'emparer du pouvoir par la démocratie, étant donné que les partis ralliés au potentiel souverain txiléen avaient une possible majorité au Parlement txiléen. Mais pour arriver à cela, il fallait d'abord obtenir une majorité électorale sûre et certaine, et ne surtout pas céder du terrain politique face au mouvement bostequiste.

La vingtaine de politiciens et députés réunis dans la grande salle du Palais Baldaguren se faisaient face en se regardant en chiens de faïence, la plupart jalousant le titre ou le rôle de l'autre, sans pour autant échanger plus que quelques platitudes sur les actualités au front. Alors que les députés commençaient à s'impatienter, invectivant silencieusement les domestiques qui ne semblaient pas faire attention à eux, la grande porte s'ouvrit avec majesté pour dévoiler un homme moyen, habillé de manière sobre, qui se racla la gorge puis s'exprima clairement, avec une voix chantante : « Mesdames et messieurs, voici Gaspar II d'Esparza, Vice-Prince de Berri Nafarroa, prétendant au trône et prince du Txile. » Après que le bonhomme se soit tu, un homme âgé d'une vingtaine d'année, à la face princière et aux atours quelque peu majestueux, s'avança dans la pièce, entouré de ses conseillers, toussota puis s'exprima lui aussi, en s'exprimant à ses invités :

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/44/6/1509832490-gaspar-ii-d-esparza.png[/img]
[cap]Gaspar II d'Esparza[/cap][/center]
« Mesdames, messieurs, si je vous ai réuni en ce jour dans mon hôtel particulier, ici à Vitorio-Erregea, c'est pour discuter d'un important sujet qui, espérons-le, sera résolu en moins de temps qu'il ne nous en faudra pour l'énoncer. En effet, comme vous le savez tous ici présent, suite à la démission du précédent titulaire au poste de chef d’État de la République Fédérale du Txile, la régence politique et institutionnelle est assurée par le Ministère de l'Intérieur, qui doit cependant lui-même faire face à son tour aux conséquences des erreurs de l'ancien Lehendakari, le libéral Pantxiko Eraul, élu en 2029 et réélu en 2034. Si la chance électorale a souri à ce dernier par deux fois, l'amateurisme total de ce dernier dans le domaine militaire et industriel a révélé de profondes fractures dans la société, que nous devons être à même de régler.

Si je vous ai réuni aujourd'hui, c'est pour assurer la pérennité de l'avenir du Txile de demain. Bien que cela soit un peu abstrait, je vais vous expliquer tout de suite, mais d'abord, asseyons-nous. » Après que tous les invités se furent exécutés, le prince se plaça en bout de table, sur un siège plus important que les autres. Après qu'il se fut assuré que ses hôtes soient bien assis, il se leva, puis s'exprima de nouveau : « Mesdames, messieurs, comme le savez déjà tous, plusieurs candidats au poste de chef de l’État txiléen se présentent déjà. En effet, outre les candidats républicains qui se proposent déjà pour les prochaines élections présidentielles, deux principaux candidats souhaitent eux accéder au pouvoir d'une manière peu orthodoxe. En effet, moi-même, Vice-Prince de Berri Nafarroa, me propose en tant que titulaire du titre de souverain du Txile.

Mais comme vous vous en doutez, je ne serais pas le seul à vouloir atteindre le pouvoir par un biais non-électoral - ou n'engageant pas les processus démocratiques habituels - puisque le leader du mouvement communiste, le trop instable Adolfo Auleztia, a déjà fait savoir son vif intérêt pour le poste, sans pour autant s'être engagé d'une quelconque manière pour les élections à venir une fois la guerre finie. Etant donné son impétuosité et sa témérité, il ne serait pas étonnant qu'Auleztia contourne les moyens démocratiques habituels et tente d'accéder au pouvoir soit par les armes, soit par le peuple. Si du côté des élites il n'a pas un ancrage très important - notamment au Parlement, où son soutien est minoritaire - du côté du peuple il est relativement bien soutenu par les élites ouvrières.

Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser un dictature communiste, soutenue par une mince frange du peuple, être instaurée par la force des armes au Txile. Nous ne pouvons également pas nous permettre, pour les mêmes raisons, de mener une lutte armée sur deux fronts ; une au sud, contre les envahisseurs uhmanéens, et une quelque part ailleurs, là où les soutiens communistes tenteront de se soulever. Nous devons assurer une « décommunisation » à l'encontre des populations ouvrières qui, déjà, face à la hausse du pouvoir d'achat et de la croissance économique, retirent peu à peu leur soutien au leader communiste. Nous devons assurer l'unicité interne du Txile avant de nous engager corps et âme dans une guerre patriotique pour la défense de la patrie.

En effet, si j'accède un jour au pouvoir, je m'assurerai tout d'abord que l'Union Panocéanique, notre principal ennemie, ne souhaite pas négocier avec nous pour aboutir à un traité équitable de paix. Cela serait utopique, quand bien même nous dénonçons déjà une guerre mondiale qui n'est pas la nôtre. Nous devrons de toute manière mener une grande guerre nationale, contre l'envahisseur uhmanéen, si l'Union persiste dans ses traités de paix inéquitables, impliquant la remise en cause de la souveraineté nationale ou tout simplement de la mise à l'écart du Txile sur la scène internationale, alors que la politique diplomatique de Pantxiko Eraul avait pourtant si bien entamé le travail. Mes chers amis, levons un verre aux soldats qui sont morts pour nous, et qui mourront pour nous dans un futur indécis, dont la limite dépendra de nos capacités. »[/justify]
Djinndigo

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[justify][center]RAPPORT
De la recherche technologique
5 janvier 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/2/1514906723-helicopteres-d-assaut.png[/img]
[cap]Des hélicoptères d'assaut déployés en entraînement.[/cap][/center]

Auteur : Plutarko Yurrebaso, commission n°7 de l'Ikerketa Institutu Zentrala (IIZ)
Sujet : transfert de la technologie de fabrication des Hélicoptères d'Assaut ▮▮

SEMAINE I : DÉBUT DES RECHERCHES
[quote]Comme convenu avec les autorités gouvernementales et les instituts technologiques des pays concernés, les chercheurs d'origine kaiyuanais, lucifériens et vonalyans sont bien arrivés à l'aéroport international de Donostia, où nous les avons accueilli puis emmené dans leurs logements de fonction. Après une courte session de repos après un long voyage pour la plupart des chercheurs d'origine étrangère, les recherches ont pu commencer. Tout d'abord, les chercheurs étrangers ont pu nous communiquer leurs précédents travaux au sujet de la technologie des Hélicoptères d'Assaut ▮▮, connaissances qui risquent de s'avérer crucial plus loin dans la recherche. Nous signalons également que divers plans nous ont été fournis par les instituts technologiques respectifs de chaque nation.

Cependant, les plans étant écrits en langue étrangère et quelque peu brouillons, la lecture en a été quasiment impossible et seuls les schémas ont pu nous être utiles, mais cependant ceux-là ne concernaient que des prototypes d'hélicoptères militaires datant de la Grande Guerre. Les prototypes qui y sont décrits sont donc pour la plupart archaïques, et il nous faudra innover de nous même, cela dit avec le soutien et l'aide technologique précieuse des chercheurs étrangers, notamment des vonalyans, qui semblent être les plus à la pointe technologiquement parlant (étant donné l'avancée technologique considérable du Vonalya dans le domaine aéronautique). Les recherches ont bien commencé, et les chercheurs txiléens travaillent à l'unisson avec les chercheurs étrangers pour le transfert.[/quote]
SEMAINE II : DÉBUT PROMETTEUR
[quote]Nous avons aujourd'hui déjà résolu le problème des trains d'atterrissage, à savoir que les petites roulettes servant à amortir le choc de l'atterrissage de l'engin, sur les plans fournis par les chercheurs étrangers, ne pouvaient pas être rétractés, ceci ayant la fâcheuse conséquence qu'ils pouvaient donc être détruits lors d'un combat ou directement sabotés en l'air par une collision avec un objet, volontairement ou non. Nous étudions également différents modèles de rotors pour équiper nos futurs prototypes d'hélicoptères, étant donné que plusieurs modèles de rotors se présentent à nous. En effet, bien que nous ayons déjà choisi le modèle de stator (partie statique du rotor), nous restons encore indécis pour le modèle de rotor à choisir. Nous effectuerons sans doute des tests et relevés plus tard dans la semaine.

Après avoir testé un modèle de rotors contrarotatifs en tandem, un modèle de rotors engrenants (formation en V) et un modèle de rotor simple, nous nous sommes rabattu sur un modèle de rotor simple afin d'allier la simplicité avec la puissance. En effet, si nous ajoutons un second rotor (comme c'est le cas avec les deux premiers modèles), le coût de l'engin à la construction risque d'être légèrement plus cher alors que les résultats seront les mêmes (les moteurs d'hélicoptères produits de nos jours au Txile ne permettent pas d'équiper un hélicoptère avec plus de deux rotors, ce qui ne laisse le choix que d'un rotor secondaire à l'arrière et un rotor principal simple). De plus, la question du carburant se pose pour ces engins qui risquent d'être très voraces en énergie lors des premiers essais.[/quote]
SEMAINE III : PROBLÈME D'AUTONOMIE
[quote]Un important problème émerge désormais péniblement au fur et à mesure que nous élaborons la carcasse extérieure de l'engin ; en effet, la protection extérieur du modèle militaire de l'hélicoptère étant en double épaisseur d'acier, le poids de la carcasse risque de peser sur l'ensemble et d'entraîner une surconsommation énergétique pour le moteur, en plus d'une fatigue plus rapide de ce dernier. Nous cherchons actuellement, avec l'aide des scientifiques étrangers, un moyen d'épurer le style de la carcasse pour rendre l'engin plus rapide (par aérodynamisme) et en diminuer le poids, qui risque de devenir le fléau du véhicule si nous ne le réglons pas tout de suite. Nous comptons également nous attaquer au problème soulevé par le modèle énergétique employé par le véhicule.

En effet, si le pétrole et les hydrocarbures en général sont des moyens énergétiques tout à fait courant et relativement peu chers, si le blocus naval se poursuit, le problème de l'acheminement des hydrocarbures se fera de plus en plus pressant. Cela dit, si les autorités du Regenland zeederlandais y consentent, des oléoducs pourraient éventuellement voir le jour à la frontière pour maintenir le Txile sous dépendance pétrolière des nations du golfe marquésien (Hachémanie, Kandjar). Cependant, si le pétrole pose problème, même raffiné sous forme d'essence pour alimenter les hélicoptères, nous nous questionnons également sur les autres modes énergétiques, eux aussi peu viables. En effet, si l'électrique est à exclure d'office, le diesel est peu envisageable malgré sa meilleure rentabilité, son prix étant plus fort.[/quote][/justify]
Djinndigo

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[justify][center]RÉCIT
Préparations de guerre
6 janvier 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/2/1514918313-scrap-the-barrel.png[/img]
[cap]Renforcement des défenses sur une plage vulnérable à un potentiel débarquement.[/cap][/center]

Maintenant que l'état-major combiné des forces armées de l'Union Panocéanique et de ses alliés avaient fait usage de leur principal atout qu'était la surprise, notamment sur le lieu du débarquement qui aurait pu se retrouver n'importe où le long des côtes du Txile, il ne leur restait plus que leur supériorité numérique, qui serait bien un jour balancée par la supériorité technologique de l'armement txiléen, si un jour la chance daignait se ranger du côté de la Coalition, ce qui n'avait pas particulièrement été le cas ces derniers temps. En effet, jouissant de la couverture satellitaire d'une partie des côtes txiléennes, la Britonnie avait fait largement usage de cet avantage pour géolocaliser le porte-avions Txurio Echeberea et le détruire, profitant d'une chance inopinée.

C'est également dans les jours qui suivirent la destruction de l'unique porte-aéronef moderne du Txile que plusieurs missiles de croisière de l'Union Panocéanique s'abattirent sur une gare civile en plein centre de la ville portuaire d'Urutzalde, désormais à portée de tir des navires de l'Union, qui encerclaient désormais le Txile - encerclement cela dit peu efficace étant donné l'écart entre les effectifs réels de l'Union et les effectifs nécessaires pour assurer un blocus en bonne et due forme des milliers de kilomètres de côte dont était constitué le Txile. Déploiement inefficace, qui entraînerait également un coût militaire excessif qui, dans de telles conditions, risquait d'enfoncer l'Union Panocéanique dans un cercle sournois où elle refuserait de revenir sur ses précédents mouvements militaires, entraînant ainsi un surendettement par cécité.

De son côté, le gouvernement intérimaire n'avait pas chômé. En effet, malgré la démission et le départ inopiné de Pantxiko Eraul, ex-Lehendakari (président) de la République txiléenne, de nombreuses affiches de propagande avaient été éditées et placardées dans les grandes rues par les maires de chaque ville, afin de sensibiliser la population. Il n'était désormais plus temps de s'apitoyer sur le sort des quelques trois milles txiléens morts sous les bombes, il fallait désormais avancer, et avancer pour régler ça. Dans les usines, on recrutait à toute vitesse : il fallait produire plus, et pour produire plus, il fallait plus de bras. Plus on produisait de munitions, plus on se préparait au choc. Et dans les usines où on ne fabriquait pas de munitions, on travaillait quand même pour la guerre : ici au Txile, on avait retenu la leçon.

L’État txiléen passait d'importantes commandes à certaines entreprises de manufacture : ici, après avoir construit des kilomètres de barbelés, on se mettait à construire des briques, et là où on avait finit de construire des hérissons tchèques, on construisait des barres en acier de plusieurs tonnes. Certaines usines tournaient jour et nuit, grâce à l'autonomie de la production vis-à-vis de la main d'oeuvre humaine. On se servait cependant des ouvriers non-employés pour les autres tâches : assurer la reconstruction des villes que l'Union Panocéanique avait bombardé. Au Txile, il n'était désormais plus question de demander la paix à un ennemi qui la refusait et qui, en prime, se permettait de bombarder allègrement des populations civiles au mépris des vies humaines.

L'état-major de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, avait bien compris l'enjeu pour l'Union Panocéanique. En effet, en faisant pression directement sur les populations civiles en tentant de rejeter les exactions uhmanéennes sur le gouvernement txiléen, l'Union Panocéanique tentait de forcer les gouvernements de la Coalition à sortir de la guerre et à payer les sommes demandées, tellement gargantuesques qu'aucun État sainement administré ne voudrait les payer. Sans doute l'Union partait du postulat que la bêtise supposée du peuple suffirait à vaincre ses adversaires. Face aux massacres récemment commis contre les populations civiles du sud-est du pays (à Urutzalde et sur l'île de Labegaray), l'état-major avait retenu la leçon : « inoiz ez » (plus jamais ça).

Face au déferlement de haine de l'état-major combiné des forces armées de l'Union Panocéanique, le choix avait été vite fait : on ne céderait pas, et surtout, on contiendra la haine ennemie. Des kilomètres de fil barbelé, de constructions métalliques douteuses et d'hérissons tchèques avaient été déployés tout le long des plages jugées vulnérables, de l'extrême sud du pays jusqu'aux zones les plus septentrionales de la province de Pomaroak. Outre ce déploiement excessif de moyens, qui avait déjà été prévu depuis plusieurs semaines avec plusieurs commandes de l’État txiléen à diverses entreprises, tous les bunkers de la Grande Guerre avaient été réhabilités. Ont avait même construit de nouvelles casemates, et face à la menace des chars d'assaut, de nombreuses dents de dragons avaient été érigées pour stopper net la progression de ces derniers.

Surpris de l'absence d'action directe au sol des troupes uhmanéennes, l'état-major txiléen redoutait le pire : si l'Union Panocéanique et ses alliés se préparait, s'était pour initier un nouveau débarquement, bien plus meurtrier cette fois. A cette fin, toutes les plages susceptibles d'être vulnérables à un débarquement naval dans la région avaient été analysées, puis couvertes de dispositifs défensifs. Avec la centaine de milliers de soldats txiléens présents dans la région, la défense s'organisait afin d'empêcher que de nouvelles catastrophes militaires comme le débarquement sur l'île de Labegaray se reproduisent. Il s'agissait de l'avenir de la nation txiléenne : il n'était plus question d'une guerre lointaine ou d'une île au large des côtes. Tous les moyens étaient bons pour s'assurer de la victoire.

[center][img]http://online.sfsu.edu/jaintern/Assets/stoplg.jpg[/img]
[cap]Affiche de propagande.[/cap][/center][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center]RÉCIT
Ascension et ascendance
24 janvier 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/2/1514894469-hotel-princier.png[/img]
[cap]Le Palais Baldaguren, siège du cercle privé de Gaspar d'Esparza.[/cap][/center]

L'heure était grave pour le jeune Gaspar, prince auto-proclamé du Txile, qui constatait désormais l'étendue des dégâts. En effet, on avait dépêché très tôt dans la matinée une lettre au jeune prince, âgé de seulement vingt-cinq ans, l'informant de la mort de plus de deux milles cinq cents civils dans le bombardement de la ville côtière d'Igoera, dans la province de Pomaroak Behera. De telles pertes, pourtant inévitables, devaient être limités par l'armée, ce que le gouvernement intérimaire ne semblait pas être en état de faire, selon les sources du jeune prince. Bien qu'il était encore trop tôt à son goût, il était temps pour lui de passer à la suite de son programme, afin de rendre au Txile le panache qui lui appartenait jadis, notamment en boutant l'impie ennemi de son territoire.

En effet, bien que le sol national n'était quasiment pas occupé, en dehors de l'île de Labegaray qui elle était lourdement occupée et malmenée par les occupants uhmanéens, la protection de la nation et du peuple euskal, mais aussi txiléen dans un sens plus large, était des valeurs que tenait à cœur le prétendant au trône, qui voyait dans les massacres commis par l'Union Panocéanique dans les villes txiléennes des crimes de guerre, au même titre que les exactions de l'ancien gouvernement du social-libéral Pantxiko Eraul, dont la politique interventionniste militaire s'était vu récompenser par des massacres de populations civiles et ce, des deux côtés. Il n'était désormais plus question pour Gaspar de mener une guerre intercontinentale, mais de remporter la guerre uhmanéo-txiléenne.

Les précédentes exactions de la flotte de guerre uhmanéenne ne pouvait être tolérée. Cela dit, le soutien naval de l'Union Panocéanique soulevait un problème important : d'où venaient les croiseurs qui bloquaient les côtes txiléennes ? En effet, leur nombre était beaucoup trop important pour que seul l'Uhmali, avec ses huit croiseurs, puisse atteindre à elle seule l'effectif numérique de la flotte navale ennemie au large du Txile. Mais dans ce cas, d'où viennent les navires ? La flotte de croiseurs britons, avec seulement quatre croiseurs dans ses rangs, ne pouvait pas non plus composer l'essentiel de la flottille. De son côté, le Mahajanubia n'avait aucune flotte et la flotte vrye était elle seulement composée de quatorze croiseurs. Un nouvel acteur s'était-il donc glissé dans le conflit sous couvert d'anonymat ? Cela ne saurait tarder à se faire savoir.

Bien qu'ayant réfléchi à la question après avoir obtenu ces précieuses informations de la part d'un de ses soutiens au Ministère de la Défense, la présence d'un énième acteur fantoche soumis à la couronne britonnique n'était pas la principale préoccupation du prétendant au trône. En effet, avec les récentes exactions militaires uhmanéennes sur le territoire txiléen, c'était l'heure idéale pour un héros national de venir redresser la patrie. Bien que ce rêve soit largement romancé, il tendait à se rapprocher de la réalité : après s'être assuré une large majorité parlementaire ainsi qu'un soutien quantitatif dans les classes populaires traditionnelles et parmi l'aristocratie, Gaspar d'Esparza, Vice-Prince de Berri Nafarroa, était désormais plus proche que jamais du trône que tant de ses ancêtres avaient convoité.

Mais de nos jours, dans un Txile se libéralisant et reposant sur de fortes traditions républicaines, la Konstituzioa (constitution txiléenne) était désormais le principal obstacle du prétendant monarque, qui allait devoir imposer son règne dans les règles, en respectant les formes et les apparences. Son accession au pouvoir serait difficile et longue, mais les événements liés à la guerre uhmanéo-txiléenne allaient précipiter ses plans. Déjà, il négociait avec le chef du [url=http://www.simpolitique.com/legislatif-txileko-parlamentua-t15420.html]Parlement txiléen[/url], Lauaxeta Otazabal, pour obtenir de ce dernier l'organisation démocratique d'un vote qui selon lui, allait le propulser aux manettes de l’État. Bien sûr, il faudrait pour cela avoir la majorité parlementaire, ce que le prince s'était assuré au cours de sa longue campagne en interne, notamment en « volant » des députés de l'ancien parti présidentiel, le [url=http://www.simpolitique.com/encyclopedie-txileko-errepublikako-entziklopedia-t15416.html#p325580]Txilen Berritzeko Alderdia[/url].

Bien que les plans du prince et de son conseil privé n'aient pas encore atteint le stade de « maturité » à partir duquel il serait plus sage d'agir, le prince Gaspar « II » d'Esparza était conscient de la réelle nécessité d'un homme fort à la tête de l’État, ce que l'ancien Lehendakari Pantxiko Eraul avait lamentablement échoué à faire. Il était cependant trop tard pour ce dernier de revenir sur la scène politique, et malgré son absence de communication après son départ du pouvoir une vingtaine de jours plus tôt, la place était désormais occupée par l'aile droite du paysage politique, qui reprenait le dessus sur la politique ultra-libérale, trop libérale même, selon certains politiciens proches du jeune prince. Il était temps pour un nouveau pouvoir de s'installer au Txile.

Les tractations avaient duré pendant plusieurs semaines ; dès les premiers déboires militaires txiléens d'abord sur le front d'Algarbe-du-Sud puis sur l'île de Labegaray, la chute du Txilen Berritzeko Alderdia était entamée. Il ne restait plus à ce dernier que quelques soutiens parlementaires, un tiers des députés tout au plus, la plupart ayant changé d'orientation politique, se rapprochant du centre et du prince tandis que d'autres se rapprochaient de l'extrême-gauche et du très virulent Adolfo Auleztia, qui bien que peu influent, était un redoutable adversaire sur la scène politique. Mais l'heure n'était plus aux chamailleries pour le Txile : un dangereux ennemi, implacable, avançait et croyait pouvoir s'emparer du Txile impunément. L'union politique ne saurait tarder, et la force ennemie devrait frémir devant le « nouveau Txile ».[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center]RÉCIT
Ascension et ascendance
9 février 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/2/1514894469-hotel-princier.png[/img]
[cap]Le Palais Baldaguren, siège du cercle privé de Gaspar d'Esparza.[/cap][/center]

Le jeune prince de Berri Nafarroa, fraîchement élu Kontsula (consul) par un vote plébiscitaire au Parlement txiléen, était furieux. Son propre conseil privé s'était arrangé pour circonvenir au chef d’État et signer un traité de paix très largement désavantageux pour le Txile, qui se voyait privé d'une partie des remboursements qui lui étaient initialement destinés, et cela suffisait très largement à mettre le prétendant au trône en rogne. Malgré son évidente volonté de poursuivre la guerre et de repousser au-delà des frontières txiléennes l'ennemi uhmanéen, son propre conseil s'était montré en réalité opposé à cette idée, malgré son soutien officiel à cette initiative du jeune chef d’État. Cela soulevait une nouvelle fois le problème des limites institutionnelles du rôle du prince : qui était-il, dans une République attachée sa pluralité ?

En effet, entre les différents partis qui luttaient les uns contre les autres, la silhouette du chef d’État provisoire avait du mal à s'imposer en tant que réel pouvoir, bien séparé du très influent conseil princier, renommé sommairement conseil consulaire, qui lui semblait prendre parfois le dessus sur le jeune adulte qu'était le prince, pourtant âgé de vingt-cinq ans. Malgré son jeune âge, il n'en était pas pour autant dénué de bon sens, et se doutait de plus en plus des intérêts qu'avait le conseil princier dans le maintien du Kontsula à son poste : si le conseil venait à perdre du pouvoir sur le jeune prince au profit du conseil ministériel, alors les quelques aristocrates devenus très tôt conseillers personnels du prince perdront rapidement toute influence sur Gaspar, ce qui reviendrait pour eux à la perte de leur rôle naturel depuis le plus jeune âge du prince.

De son côté, Gaspar Esparzako restait influençable, mais les réunions ministérielles se répétaient sans cesse, à l'abri de l'influence du conseil princier, là où seuls les ministres décidaient et pouvaient conseiller le jeune chef d’État. Ce dernier n'était cependant pas dupe : il se savait influençable et influencé, mais il savait également qu'il avait pour l'instant besoin de ce très large appui extérieur pour tenir son propre gouvernement par les brides et avoir la main-mise sur l'élite nobiliaire et aristocratique, en lui retirant lentement son influence initiale tout en lui faisant croire à une main-mise sur l'esprit du prince et par ce biais, sur l'avenir du pays. Il n'avait pas été élu pour rien : élevée très jeune dans une idéologie de cynisme politique absolu, il avait reçu l'éducation des meilleurs tuteurs possibles. Dans l'absolu, il était le Prince.

Oui, il se basait également sur de solides connaissances : il n'avait pas traversé plusieurs années d'études en sciences politiques et en stratégie militaire pour rien. Le cynisme politique était son mot d'ordre : toutes les actions qui s'effectuaient avec des conséquences, mais surtout des origines. Il s'était en tout cas assuré que certains membres mineurs de son conseil seraient renvoyés pour des causes diverses ; en réalité, il démantelait petit-à-petit son propre conseil privé en évinçant un-à-un ses membres. C'était un travail de fourmi quotidien que le prince accomplissait : il se rendait auprès de familles nobiliaires lorsqu'il en avait le temps, et les démarchait pour que les membres les plus influents de chaque famille tente de réduire le conseiller princier de la famille au simple rôle de membre de la famille.

Tandis que les guerres d'héritage et crises d'intérêt se multipliaient dans les principales familles nobiliaires et que le conseil princier s'effritait peu-à-peu, le jeune prince recouvrait rapidement l'intégralité de ses fonctions, prenant bien soin d'amadouer les simples républicains présents au gouvernement pour qu'ils aillent dans son sens et qu'il puisse lui-même appliquer les réformes qu'il désirait appliquer. La déconvenue du traité de paix avec l'Union Panocéanique avait au moins du bon : elle avait révélé les véritables ennemis du prince, qui s'étaient contentés de faire passer leurs propres intérêts avant ceux du chef d’État. Mais un nouveau défi s'imposait : outre les réformes qu'il comptait appliquer, le prince arrivera-t-il à poursuivre son rôle de chef de l’État txiléen malgré la fin de la guerre ? Les institutions républicaines étaient certes vieilles, mais aussi fragiles.[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center]RÉCIT
Une quille à la mer
15 février 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/1/1516043505-chantiers-navals.png[/img]
[cap]Les chantiers navals de Vitorio-Erregea.[/cap][/center]

Cela faisait déjà plus d'un an que les chantiers navals de Vitorio-Erregea n'avaient pas trouvé de repreneur fiable, malgré ses nombreux rachats par diverses sociétés. Malgré la volonté étatique de privatiser certaines des institutions et sociétés publiques, certaines ne trouvaient pas de repreneurs stables. L’État txiléen, et particulièrement depuis l'accession au pouvoir du Kontsula, le jeune vice-prince de Berri Nafarroa, Gaspar d'Esparza, s'était fortement ré-intéressé au cas des chantiers navals de la ville de Vitorio-Erregea, chef-lieu et capitale de la province de Berri Nafarroa. En effet, ces chantiers navals représentaient un atout stratégique qu'un ancien membre du gouvernement avait vendu à diverses sociétés privées, qui à terme ne s'étaient pas révélées fiables, et avaient rapidement fait faillite, ce qui avait entraîné les chantiers navals dans un cercle vicieux.

En effet, enchaînant les achats et les reventes, les chantiers navals de la ville servaient rarement plus de quelques mois au même propriétaire, avant d'être vendus, en fonction de divers paramètres financiers : faillite, hausse du coût, manque de rentabilité... Aucun repreneur sérieux ne se présentait donc pour les chantiers, qui se voyaient donc abandonné depuis une année, une année durant laquelle aucune quille n'a pu être posée pour aucun autre navire. C'était un gâchis d'infrastructures que l’État ne pouvait tolérer : en ces temps sombres, il valait mieux s'assurer d'avoir de quoi réapprovisionner ses armées en équipement lourd. La province de Berri Nafarroa était déjà un important poumon industriel pour tout le pays ; mais la production d'équipement terrestre ne suffisait pas pour le gouvernement.

En effet, bien que la TMIK ait le monopole étatique sur la production d'armement et de véhicules blindés militaires en tant qu'entreprise nationale publique, la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) avait montré son incapacité à projeter l'ombre du Txile au-delà de ses frontières, et surtout au-delà des mers. C'était un problème bien connu par l'état-major, mais aucune demande des amiraux n'avait abouti jusque-là : la flotte de guerre txiléenne, dorsale de l'Itsas Indarra (littéralement, la « force de la mer »), était cruellement faible en effectifs, mais surtout en équipement lourd. En effet, avec seulement une vingtaine de navires de surface et dix submersibles, la flotte de guerre du Txile était déjà en sous-effectifs avant le conflit dit de la « Guerre des Containers ».

Mais le conflit en question n'avait clairement pas agrandi les effectifs navals de la marine de guerre nationale : les nombreuses destructions avaient cependant soulevé le problème auprès du gouvernement et surtout du Ministère de la Défense, le Txileko Defentsa Ministerioa, qui avait décidé, dès la fin de la guerre, de réhabiliter les moyens de fabrication navals militaires du pays, dans l'espoir qu'un jour, la marine de guerre du Txile puisse servir à repousser un envahisseur qui avait pourtant réussi à débarquer sur les côtes txiléennes par le passé. Une partie du budget national avait même été alloué à ces futurs élargissements, notamment en tant que part du budget de la Défense, marge qui servirait essentiellement à financer les importants investissements navals du gouvernement.

Un projet militaire naval qui, bien que controversé - car le nombre peut être vaincu par la qualité de l'équipement - insufflera de nouvelles dynamiques au port de Vitorio-Erregea, qui est désormais l'hôte des nouveaux chantiers navals de l’État, qui a progressivement racheté toutes les parts des chantiers navals au prix fort auprès des propriétaires qui, ruinés, préféraient se débarrasser de leur bout de misère en vendant à des prix dérisoires. Désormais, l’État avait investi d'importantes sommes et recruté à tout-va, parmi la faible population de chômeurs et parmi les populations ouvrières en quête d'un meilleur salaire, pour travailler sur les nouveaux chantiers. Bien que la main-d'oeuvre ne suffirait pas à construire les navires sans d'autres investissements financiers de l’État, une solide base avait été établie là ; l’État était l'acteur principal.[/justify]
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