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Posté : sam. juil. 08, 2017 7:26 pm
par Johel3007
Familles princières
Dynastie Arkidravi
[img]https://s22.postimg.cc/m9zbwgz1t/Aadheratkhe.png[/img]
Titre de noblesse : Rani
Territoire : Aadheratkhe
Actuel tenant du titre : [url=https://s22.postimg.cc/e4h9ybxy9/Ailis_Arkidravi.png]Ailis Arkidravi[/url] (♀) 1985
Sahibzadas légitimes :
- - [url=https://s22.postimg.cc/59gfnu40x/Yamuna_Arkidravi2.png]Yamuna Arkidravi[/url] (♀) 2004
Posté : dim. juil. 16, 2017 10:50 am
par Johel3007
Démographie (2)
Castes et divisions sociales
[img]https://s22.postimg.cc/xauh1c6oh/Caste.jpg[/img]
Introduction
Le Mahajanubia, comme une bonne partie du continent, a une société civile divisée en quantité de groupes ethniques, religieux et linguistiques différents, fruits des migrations, des échanges commerciaux et des invasions diverses au cour de son histoire. Au cœur de cette multitude, une division commune existe toutefois : les castes.
Très tôt dans son histoire, la société Janubienne s’est stratifiée en castes. La raison exacte reste vague, tout comme l’origine. La plupart des théories sont une combinaison de volonté d’efficacité économique, de paix sociale, de contrôle politique et de mysticisme religieux. Quelle que soit la véritable raison, la complexité et rigidité de ce système social varie aujourd’hui d’une région à l’autre, les révolutions des trois derniers siècles ayant lentement éroder les fondations des castes mais sans parvenir à effacer complétement cette spécificité culturelle.
Tantôt un problème car rigide, tantôt une aide précieuse car disciplinant, le système des castes est abordé différemment par chaque gouvernement. En Horbarash, deux révolutions populaires ont déjà eu lieu pour s’opposer à l’abolition pure et simple des castes. Au Karupurajyam, le pouvoir y a trouvé une forme de symbole culturel derrière lequel rallier la population, allant jusqu’à formaliser encore d’avantage un système jusqu’ici pas forcément codifié. L’approche du Mahajanubia est généralement plus neutre : les castes existent et on fait avec, sans réelle opinion, celle-ci faisant autant partie d’un individu que son nom de famille ou sa religion.
Les Jatis : entre familles et professions
Les habitants du Mahajanubia suivent le modèle de castes en cours au Karupurajyam mais ce modèle n’a qu’une influence secondaire sur le quotidien. Plus importants sont les Jatis, équivalent à un nom de famille qui associent un clan à une position socioprofessionnelle précise. Là où on compte cinq castes principales, cinq castes secondaires et une caste d’intouchables dans le système formalisé du Karupurajyam, il y a des milliers de Jatis.
Leur émergeance dans la société du Mahajanubia tient du fait que, pendant des siècles, les professions étaient largement héréditaires, le père apprenant son métier à son fils, l’introduisant auprès de ses clients et patrons en vue de le voir prendre sa succession. La quasi-totalité de la population avait un emploi agricole mais même là, l’organisation des villages en une forme d’économie « de palais » semi-collectiviste poussait à la spécialisation d’une génération à l’autre, depuis l’éleveur de moutons jusqu’à l’apiculteur en passant par le videur de latrines, le responsable de l’irrigation, le tanneur, le forgeron, le bucheron, l’allumeur de feu pour lutter contre les moustiques…
La division sociale actuelle liée aux Jatis est moins prononcées qu’avant en raison de la grande flexibilité demandée par l’économie moderne. Mais malgré tout, de nouveaux Jatis émergent à mesure que des « quatrième fils » de paysans font l’exode rural, se reconvertissent dans d’autres métiers et adoptent de nouveaux noms de famille pour se distinguer de leurs ancêtres et mieux refléter leur nouvelle position sociale.
À noter que tous les noms de famille ne dénotent pas clairement un Jati. Certains n’ont même aucun rapport avec un Jati, étant des noms importés par des migrants, envahisseurs ou marchands.
De plus, au cours de l’Histoire, certains clans associés à un métier se sont reconvertis dans un autre métier sans pour autant changer de Jati, de sorte que le lien entre la signification du Jati et l’occupation sociale actuelle du clan n’est pas forcément claire pour un observateur extérieur.
Ainsi, paradoxalement, certaines dynasties princières étaient autrefois des clans au profession aussi éloignée du pouvoir que des fleuristes, des forgerons, des bâtisseurs, des archivistes… et n’ont pas changé leur nom de famille car celui-ci ne sonnait pas trop « Naukar » (terme dérogatif souvent associé aux sous-castes de grhasthee, dont le nom signifie littéralement « de la maisonnée » car ils étaient les domestiques d’un membre plus haut placé de la caste à laquelle ils appartenaient).
On notera par exemple la Dynastie Saffidivaar, dont l’origine du nom a été supposée par plusieurs généalogistes (et par leurs détracteurs) comme venant de « saphed deevaar », signifiant « mur blanc », une allusion aux couvreurs de chaux jadis employés dans la ville sacrée de Shaasvatnagar, dont les murs blancs étaient vantés au 8ème siècle comme « taillés dans le plus pur des ivoires ». Il est supposé que la Dynastie Saffidivaar se hissa dans une position d’influence vers le 17ème siècle, profitant de l’arrivée des Britons dans la région et du chaos qui suivit le siège dévastateur de la cité. Les membres du clan Saffidivaar conservèrent leur nom car celui-ci avait aussi bien une connotation discrète envers leur profession traditionnelle qu’envers l’aspect splendide de Shaasvatnagar, sur les ruines de laquelle la dynastie règne depuis lors.
Si chaque Jati est associé à une caste spécifique et si la "promotion" d'un Jati d'une caste à une autre est rare et jugée inhabituelle, cela se produit malgré tout.
Cela est généralement accompli selon un processus graduel où une génération change de profession mais demeure "nominalement" dans sa caste d'origine pour ce qui est du prestige social tandis que les générations suivantes, à mesure qu'elles assument les fonctions et positions sociales associées à leur nouveau métier, sont peu à peu incluses dans une autre caste jusqu'à ce que les descendants parviennent à intermarier avec des membres de cette caste... et effacent ainsi de la mémoire le fait que leur Jati n'appartenait initialement pas à cette nouvelle caste. La génération suivante est pleinement considéré par tous comme appartenant de plein droit à sa nouvelle caste.
Des promotions plus soudaines sont possibles, lorsqu'un individu d'autorité offre une promotion à un autre (et donc aussi à sa famille) dans une occupation sans lien avec la caste du Jati de la famille promue. Il en résulte souvent des mariages arrangés entre les membres de cette famille et des parents des subordonnés de leur patron, en vue de conclure la transition en "seulement" deux générations.
Il convient donc de comprendre que, si une part d'eugénisme, de mysticisme et de traditions entoure chaque caste, le système n'est en rien rigide et figé. Il s'agit avant tout d'une forme d'organisation socioprofessionnelle de la société, d'une manière à peine plus formelle que ne l'étaient jadis les noms de famille en Dytolie. Les castes sont le produit d'un système politique où les promotions se faisaient sur base de la famille plutôt que de l'individu et où l'activité économique s'organisait de manière hautement centralisée et était planifiée en terme de générations plutôt que de semaines, mois ou années.
À mesure que la nation se modernise et évolue, la place des castes et des jatis en fait de même.
Posté : dim. juil. 16, 2017 10:59 am
par Johel3007
Familles princières
Dynastie Saffidivaar
[img]https://s22.postimg.cc/mb99pry9t/Saffidivaar.png[/img]
Titre de noblesse : Nawab
Territoire : Shaasvatnagar
Actuel tenant du titre : Akash Saffidivaar (♂) 1975
Sahibzadas légitimes :
Posté : lun. juil. 17, 2017 3:07 pm
par Johel3007
Histoire (2)
[spoiler="Carte"][img]https://s1.postimg.org/jdfo3qutb/Janubia0004.png[/img][/spoiler]
320 pcn :
La Ligue d'Ivoire, avec à sa tête la cité de Shaasvatnagar, s'impose parmi l'une des cinq ligues majeures de la région dites aujourd'hui du "Grand Horbarash".
Si la Ligue d'Ivoire ne sera connue comme une des cinq dernières ligues qu'à partir de 320 pcn, Shaasvatnagar fut fondée bien avant, avec des écrits daté de -600 parlant déjà de la cité en terme élogieux lorsqu'elle était un jeune royaume et, plus tard, comme province de l'Empire de Paisasanhaar.
En 320, Shaasvatnagar est alors la plus grande ville du continent, tirant sa richesse de l'agriculture via une série d'innovations et méthodes d'organisation du travail. On trouve ainsi les traces d'une catégorisation des sols, de mesures de précipitations et évaporations en lien avec le calendrier lunaire. Un ancien barrage datant de cette période enjambe encore la rivière Shaa. Il servait alors à dévier une partie de son eau vers un vaste système d'irrigations, tout en faisant fonction de pont solide, permettant ainsi à des chariots de traverser la rivière même en période de crue.
Baptisée la "Cité Éternelle" par ses contemporains, Shaasvatnagar concentre quantité d'artisans, mystiques, philosophes et inventeurs au service des familles nanties, dépassant en splendeur la mythique Paisasanhaar avec plus d'un million d'habitants vivant dans ses murs.
Elle est un centre de rayonnement culturel, une vaste cité divisée par une multitudes de canaux et de murailles internes richement décorées, formant une superstructure "labyrinthique" au sein de laquelle quartiers d'habitation, entrepôts, échoppes, temples, bains publics, jardins et places-fortes sont agencés. Les fouilles archéologiques ont même mis en évidence la présence d'un système d'égouts et d'eau courante lié à la rivière Shaa. Souvent caricaturée jadis comme une métropolis, Shaasvatnagar serait en fait d'avantage vue par les standards d'aujourd'hui comme une collection de villages englobés dans des fortifications communes couvrant une très vaste surface.
La Ligue d'Ivoire alignait aussi une vaste armée d'éléphants de guerre qui, pendant un temps, lui donna un ascendant sur ses rivales. Pourtant, malgré son artisanat florissant, ses récoltes abondantes et son armée puissante, la Ligue d'Ivoire finira par se soumettre à la Ligue d'Horbarash en 370 pcn, paradoxalement après une série de victoires militaires. Les récits de ces batailles du côté de la Ligue d'Horbarash permettent de déduire que chacune des victoires de Shaasvatnagar fut très coûteuse, notamment en éléphants, difficilement remplaçable dans des délais rapides. En dépit de cela, les formidables défenses de la cité et ses fermes intérieures auraient sans doute permis d'endurer n'importe quel siège de l'époque. Mais trois ans de mauvaises récoltes et une épidémie de choléra finiront par provoquer un véritable exode de sa population avant de forcer les élites à capituler face à la Ligue d'Horbarash, dont les mines d'argent garantissaient un flux continu de troupes et nourriture. Les victoires d'Horbarash contre d'autres ligues en même temps et en dépit des pertes infligées par Shaasvatnagar jouèrent aussi un rôle massif pour convaincre les principales puissances de la région de l'invincibilité d'Horbarash, qui dominera ensuite l'Ouest de la Janubie pendant presque 4 siècles.
[img]https://s21.postimg.org/d0qg5ju8n/article-2269135-17313_CA5000005_DC-645_964x643.jpg[/img][img]https://s23.postimg.org/8pz0o51tn/Ashoka_pillar_at_Vaishali_Bihar_India.jpg[/img][img]https://s13.postimg.org/cfbq82p8n/Multiple_Rituals_At_Sanchi.jpg[/img]
Posté : lun. juil. 24, 2017 11:06 am
par Johel3007
Économie (1)
Énergie
[img]https://s4.postimg.org/lwk0qmmjx/thermal.jpg[/img]
Toute nation moderne a besoin d'électricité, laquelle peut être produite de diverses façons. Au sein de la Confédération du Mahajanubia, ce sont les combustibles fossiles qui dominent encore, héritage d'une coopération avec le Commonwealth : les riches réserves en pétrole du Nunakya, en charbon d'Aleka ainsi qu'en gaz naturel du Vryheid ont toujours fourni un accès bon marché et stable au Mahajanubia, tuant dans l’œuf toute réforme visant à une indépendance énergétique ou à une forme plus écologique de génération électrique.
L'exception tient dans le programme nucléaire civil mis en place dans les années 80 avec la Britonnie est une exception et permit, en 2006, la mise en route du premier réacteur nucléaire au Janubia, alors même que le Commonwealth prenait ses distances vis-à-vis de cette technologie. Trois des réacteurs du Mahajanubia sont agés d'une dizaine d'années, avec une capacité de 175 MW.
Le quatrième réacteur, mis en route en 2030 pour fêter les 100 ans de l'Accord de Sindabad qui réintégra les principautés sous protection de la Couronne de Britonnie, a quant à lui une capacité de 540 MW. Il s'agit de la nouvelle génération de réacteur, avec trois autres similaires en projet dans la décennie à venir.
La génération électrique à base de charbon est basée sur une infrastructure assez ancienne, visant avant tout à offrir une capacité de génération locale pour la majorité des principautés urbanisées. La configuration adoptée dans les années 50 avec l'assistance de la Britonnie fut de construire dix centrales de 180 MW composées chacune de 3 turbines, lesquels fonctionnent en alternance selon le principe d'une turbine active, une turbine en réserve et une turbine en maintenance. Il en résultait une très large surcapacité mais cela a permit au Mahajanubia de se développer sans craindre une pénurie électrique. Une partie des turbines de 60MW ont depuis lors été remplacées par des turbines plus modernes de 120 MW. Au total, en 2032, il y avait au Mahajanubia quelques 2400 MW de capacité fonctionnel à base de charbon.
Les centrales au gaz naturel sont peu nombreuses au Mahajanubia. On en compte une à Sindabad et une seconde à Pragakaraj. Il s’agit d’installations portuaires où le gaz liquéfié est directement pomper dans les centrales pour consommation immédiate. Ces deux centrales produisent respectivement 500 et 600 MW.
On compte quelques centrales au diesel dans les principautés rurales les plus reculées. Si leur capacité de génération électrique combinée atteint les 550 MW, elles sont individuellement trop insignifiantes que pour être détaillées.
On comptait en 2032 environ 230 MW d’électricité d’origine solaire, éolienne, hydraulique et autres sources renouvelables, soit environ 4% de la capacité nationale.
En 2032, les besoins électriques du Mahajanubia s'élevaient à environ 20 TWh par an, soit une consommation moyenne par habitant d'environ 38 W. Ces besoins étaient comblés par une infrastructure de production électrique d’une capacité de 5350 MW composée comme suit :
[img]https://s22.postimg.org/z3m9h17m9/Energie2032.png[/img]
[spoiler="Charbon"]
- Centrale I
- Turbine I (120 MW)
- Turbine II (120 MW)
- Turbine II (120 MW)
- Centrale II
- Turbine I (120 MW)
- Turbine II (120 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale III
- Turbine I (120 MW)
- Turbine II (120 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale IV
- Turbine I (120 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale V
- Turbine I (120 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale VI
- Turbine I (120 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale VII
- Turbine I (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale VIII
- Turbine I (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale IX
- Turbine I (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Centrale X
- Turbine I (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
- Turbine II (60 MW)
[/spoiler] 2400 MW
[spoiler="Gaz naturel"]
- Centrale “Sindabad”
- Centrale “Pragakaraj”
[/spoiler]1100 MW
[spoiler="Nucléaire"]
- Centrale "Chamakadaarkal"
- Réacteur I (40 MW) (hors service)
- Centrale "Kalkeesubah"
- Réacteur II (175 MW)
- Réacteur III (175 MW)
- Réacteur IV (180 MW)
- Centrale "Shataksamrddhi"
[/spoiler]1070 MW
Diesel
550 MW
Panneaux solaires, éoliennes, barrages hydroliques…
230 MW
Posté : lun. juil. 31, 2017 5:01 pm
par Johel3007
Familles princières
Dynastie Oonchaanoranjan
[img]https://s22.postimg.cc/c16uqkiox/Nilabandaragah.png[/img]
Titre de noblesse : Nawab
Territoire : Nilabandaragah
Actuel tenant du titre : Pattel Oonchaanoranjan (♂) 1984
Sahibzadas légitimes :
Posté : mar. août 01, 2017 9:08 am
par Johel3007
Culture (1)
Patrimoine architectural
[img]https://s4.postimg.org/5ppecy2xp/52303268b6783.jpg[/img]
Temple du Lotus
Situé au coeur de l'ancienne cité de Shaasvatnagar, elle-même un haut lieu saint du bouddhisme et de l'hindouisme, le Temple du Lotus est une construction massive haute de 35 mètres qui domine le paysage alentours. Construit à la fin du XXème siècle par le Nawab Akash Saffidivaar pour célébrer son couronnement, le Temple fut érigé en à peine plus d'un mois, ce qui était alors une prouesse technique formidable. Composé de vingt-sept "pétales" formés de sections préfabriquées en béton, l'édifice imite la fleur de lotus, un symbole puissant dans les religions du Janubia, représentant la pureté tant matérielle que spirituelle. Avec 1300 places assises pour les cérémonies et une capacité maximale de 2500 personnes, le Temple du Lotus est l'un des plus grands édifices religieux du Mahajanubia. Il est entouré d'un jardin de plus de 10 hectares composés de piscines, fontaines et canaux, le tout arrangés en formes géométriques harmonieuses.
Si le béton utilisé pour sa construction n'est pas exactement le plus pur des matériaux, toute la surface est néanmoins recouverte d'une couche de marbre blanc amarantin.
[img]https://s4.postimg.org/sjv12jmi5/75ef36868184a869b9567f99d4554495.jpg[/img][img]https://s3.postimg.org/p5ktqc5qr/lotus.jpg[/img]
Posté : lun. août 07, 2017 1:24 pm
par Johel3007
Culture (2)
Religions
[img]https://s22.postimg.cc/g6hrclyi9/Religion.png[/img]
Introduction
De par son histoire troublée et sa construction politique relativement récente, le Mahajanubia est un pays de contraste en ce qui concerne les religions. Trois religions majeures coexistent dans une paix fragile et souvent troublée : l'Islam, l'Hindouisme et le Sikhisme.
L'Hindouisme est une religion ancienne et native de Janubie, profondément ancrée dans la culture au point d'influencer les us et coutumes même chez les adeptes des autres croyances. Rayonnant depuis le centre du continent, l'Hindouisme est fortement pratiqué au sein des principautés à l'intérieur des terres du Mahajanubia. C'est une religion ancienne, comme déjà dit, avec des preuves écrites remontant jusqu'à 1500 avant Jean-Claude, mais ce constat est loin de faire l'unanimité car, durant sa longue histoire, l'Hindouisme fut tantôt la catalyse de plusieurs traditions et croyances différentes en un dogme vaguement harmonisé puis une somme de croyances fragmentée en plusieurs dizaines de sectes qui connurent (et connaissent) plus ou moins de succès. Pour vulgariser, on peut dire que les érudits en la matière distinguent ainsi généralement six grandes philosophies majeures actuelles, pas forcément exclusives les unes vis-à-vis des autres. S'y ajoutent un nombre difficilement quantifiable d'interprétations et voies qui, si elles empruntent l'iconographie, la mythologie et plusieurs autres éléments de l'Hindouisme, ne sont souvent que des cultes sectaires s'inspirant vaguement des six philosophies principales par simple mysticisme mais avec des changements assez radicaux. À la fois polythéiste et monothéiste, l'Hindouisme est avant tout une somme de croyance panenthéiste et un mode de vie composée de valeurs, de rituels et d'une organisation des rapports entre les humains et le monde. Surnommé "la voie éternelle" par certains de ses adeptes, il règle la vie de peuples entiers depuis des générations, indépendamment des changements politiques.
Si l'Hindouisme tient une place énorme dans la culture du Mahajanubia, il est rivalisé par l'Islam, adopté par les populations lors de l'arrivée des premiers marchands musulmans venus de Marquésie puis imposé par les sultans conquérants qui suivirent. Fortement pratiqué sur les côtes surpeuplées et surtout dans la péninsule de Sindabad, l'Islam est une religion abrahamique. Divisée en plusieurs courants, c'est la branche sunnite qui domine au Mahajanubia. Toutefois, comme expliqué, quantité de traditions nées de l'Hindouisme ont pénétré si profondément les mœurs des habitants que même les musulmans du Mahajanubia incorporent inconsciemment quantité d'éléments empruntés à l'Hindouisme.
La troisième grande religion, propre au Nord-Est du Mahajanubia, est le Sikhisme. Fondé à la fin du 15ème siècle par un gourou du nom de Nanak, alors que le prosélytisme islamique était à son apogée et que les conflits sociaux et religieux secouaient grandement la région, certains érudits y voient une tentative de réconcilier Islam et Hindouisme en une philosophie relativement ouverte et tolérante, reconnaissante du fait qu'aucun humain (et donc aucun culte, y compris le Sikhisme) ne possède la vérité absolue. Les valeurs du Sikhisme sont toutefois quant à elles solides et immuables, figées dans les écrits d'une lignée spirituelle de dix gourous. Persécuté de plus en plus agressivement par les dirigeants musulmans de l'époque et après la mort sous la torture du quatrième gourou en 1606, le Sikhisme se transforme peu à peu, passant d'une simple secte prônant l'unité et le pacifisme à une société organisée selon des lignes paramilitaires. Après leur défaite face à l'Empire Britonnique, les Sikhs conservèrent une forte tradition martiale jusqu'à nos jours.
Sur la [url=https://s2.postimg.org/exryldmc7/Mahajanubia_-_Religion.png]carte ci-jointe[/url], on peut voir une division claire des religions entre :
- Le Nord majoritairement musulman et traditionnellement fidèle au Commonwealth car ses élites doivent à celui-ci d'avoir pu maintenir leur pouvoir lors des troubles de 1900 face à la République d'Horbarash puis en 1930 face aux mouvements communistes. Il dispose néanmoins d'une forte minorité Hindoue, particulièrement dans les jatis les plus pauvres.
- Le Sud majoritairement hindou et conquis entre 1952 et 1959 durant le conflit ouvert avec l'Horbarash, où les élites elles-mêmes sont de confession hindoue et où l'islam n'a qu'une présence minoritaire, quoique tout de même notable sur la côte, où les classes marchandes demeurent principalement musulmanes.
- La ville sainte de Shaasvatnagar, un des haut-lieux de pélerinage de l'Hindouisme, avec une écrasante majorité d'Hindous parmi sa population.
- L'extrême Nord, enclave traditionnelle du Sikhisme, bien qu'ayant de fortes minorités musulmanes et hindoues.
Quelques missions chrétiennes se concentrent dans les grandes villes de la péninsule du Sindabad, où elles sont officiellement sous la protection du Nizam.
Posté : sam. sept. 09, 2017 11:59 pm
par Johel3007
Organisation non-gouvernementale
Akhand Hindu Rashtra
[img]https://s22.postimg.cc/v2gak4pbl/Hindouistfaction.png[/img]
Signifiant littéralement "Nation Hindoue unie", Akhand Hindu Rashtra (अखण्ड हिंदू राष्ट्र), parfois abrégé en AHR, est une organisation civile se définissant comme un "mouvement citoyen cherchant à renforcer les liens d'unité et de solidarité entre hindous en vue de faire naitre une réelle prise de conscience de l'identité hindoue de la Janubie".
Fondé voici déjà plus de 30 ans en s'appuyant sur les écrits et doctrines de plusieurs auteurs et organisations l'ayant précédé, l'AHR comptait en 2033 environ 150.000 membres actifs au Mahajanubia, organisés en quelques deux cents shakhas (शाखाओं) locales, chacune rassemblant entre 50 et 1000 membres selon les régions.
Si l'AHR n'a jamais cessé de proclamer sa loyauté envers les dynasties princières de confession Hindoue et n'a jamais non plus trop ouvertement été hostile aux dynasties de confession musulmanes, ce respect de l'autorité politique au Mahajanubia est clairement perçu par les princes comme de l'hypocrisie née d'un pragmatisme d'autopréservation : afin de ne pas être interdit, l'AHR se refuse à affronter directement le pouvoir en place. Pourtant, sa rhétorique ne fait aucun mystère quant à son objectif final : une Janubie unie et intégralement hindoue, débarrassée des minorités musulmanes, chrétiennes ou autres religions dites "étrangères", dirigée par une théocratie inspirée des structures politiques de castes traditionnelles, légèrement modernisée de sorte que l'aristocratie basée sur l'hérédité fasse place à une véritable méritocratie melée d'une bonne de dose d'eugénisme et de spécialisation sociale.
Si elle n'a aucune force armée à proprement parlé, l'AHR n'en est pas moins organisée selon des lignes paramilitaires, avec une hiérarchie pyramidale et une discipline de fer. Elle entretient des liens troubles mais amicaux avec plusieurs autres mouvements nationalistes ou fondamentalistes, notamment plusieurs associations de protecteurs de vaches, ces groupes qui s'opposent à l'élevage des bovins dans un objectif de boucherie, en confisquant le bétail soupçonné d'être destiné à être manger. Jamais condamnée car ses membres accusés de crimes ou délits ont toujours plaider avoir agis de leur propre initiative, l'AHR entretient une branche complète dédiée au soutien financier des familles de "martyrs, patriotes et héros de Janubie", englobant dans cette catégorie aussi bien ses propres membres arrêtés (ou exécutés) par les autorités que des soldats morts au combat.
L'AHR apporte également son soutien à plusieurs écoles et cliniques privées ainsi qu'à nombre de commerces. Elle offre aussi une série de services de microcrédits aux familles de ses membres. En échange de cette aide, les membres se doivent d'offrir une part de leurs revenus mais, surtout, d'appliquer les consignes de l'AHR en matière de "justice populaire" et de "morale citoyenne" : plusieurs commerces refusent ainsi purement et simplement de servir les non-hindous, cela allant des bars jusqu'aux hôtels ou même aux hôpitaux. Les fanons safrans, symbole de l'AHR, sont ainsi visibles sur quantité de mats dans les quartiers populaires et villages, tandis que des marches bruyantes aux allures de défilés militaires sont fréquemment organisées autour des mosquées aux heures de prière dans les régions où l'islam est minoritaire.
L'AHR est actuellement dirigée par Karamchand Anajvyapare.
(visible sur la photo ci-dessous avec deux de ses adeptes)
[img]https://s22.postimg.cc/4u55umfgx/Karamchand_Anajvyapare.png[/img]
Gourou d'une secte Hindoue avec plusieurs dizaines de milliers de fidèles et prônant, entre autre, une alternance entre des formes extrêmes d'ascétisme et d'hédonisme visant à "tester le corps et l'esprit jusqu'à ses limites, enrichissant l'âme en l'exposant aux plus intenses plaisirs des sens, la chauffant jusqu'à l'excès avant de la refroidir brutalement, la forgeant ainsi de la même manière qu'on forge le meilleur des aciers", Anajvyapare est aussi un auteur ultranationaliste et xénophobe, connu pour ses opinions extrêmes prônant la violence et même le terrorisme comme moyen de "repousser à la mer les descendants des envahisseurs mahométans qui polluent aujourd'hui notre belle contrée de Janubie".
Si le gros de l'ire de Anajvyapare va à l'encontre des musulmans, qu'il voit comme une "caste de fait, jadis minoritaire mais toujours et encore privilégiée par les élites dirigeantes du Mahajanubia au détriment du vrai peuple de Janubie", il tient des propos similaires à l'encontre de tout groupe non-hindou. Pour Anajvyapare, l'Hindouisme, s'il peut être envisagé sur un plan ethnique aujourd'hui, doit surtout être considéré sur le plan culturel : la Janubie a vécu en quasi-autarcie pendant des millénaires, repoussant ou intégrant les tribus qui migrèrent en son sein et créant un modèle social et spirituel harmonieux, tolérant de tous ceux qui désireraient le rejoindre pour peu qu'ils ne cherchent pas à imposer leur vision "impure" à l'utopie Janubienne. L'ethnicité joue selon lui un rôle uniquement car les hindous "de souche" sont les héritiers d'une tradition millénaire et le fruit, de par le système de caste, d'une sélection génétique et sociale patiente. Les "nouveaux hindous", dont le lignage n'a pas été soumis, sont les bienvenus en tant que "hors castes", à tout le moins comme mesure temporaire jusqu'à ce qu'ils se trouvent une place naturelle dans la civilisation de Janubie et que leurs familles, par le jeu des mariages, gagnent une place officielle comme chacun des ancêtres des hindous "de souche" l'ont fait avant eux.
Cette vision parle beaucoup aux membres des castes supérieures comme à ceux des castes inférieures. Les premiers y voient un rétablissement officiel de leur place dans la hiérarchie sociale, chose qui fut délaissé par les dynasties actuelles dont beaucoup de princes sont eux-mêmes issus de castes inférieures... voir même issus de "hors caste" immigrés. Les seconds y voient l'opportunité d'une promotion sociale par le simple fait qu'ils seront placé au-dessus des millions de "hors caste" qui devront s'intégrer depuis le bas... ou partir en laissant quantité d'opportunités socioéconomiques aux "vrais" Janubiens. Elle est toutefois contesté par la majorité des intellectuels d'inspiration islamique ou britonne. Dans le cas des Britons, plusieurs d'entre eux ont défini la philosophie de Anajvyapare à "dépouillons ceux qui sont vaguement différents avant de les foutre à la mer et tout ira mieux pour nous".
Posté : dim. sept. 10, 2017 12:48 am
par Johel3007
Organisation non-gouvernementale
Panchaayat ke Lokataantrik Sangh
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Signifiant littéralement "Union démocratique des conseils", Panchaayat ke Lokataantrik Sangh (पंचायत के लोकतांत्रिक संघ), abrégé PLS, cette organisation citoyenne regroupe une bonne partie des panchayats, ayant un puissant soutien institutionnel parmi le pouvoir judiciaire du Mahajanubia. Son objectif est la création d'une société civile garantissant une justice impartiale mais à échelle humaine, permettant à chaque communauté de régler ses problèmes en interne en d'offrir à la fois réparation aux victimes mais sans compromettre l'harmonie sociale, tout en donnant à chacun une possibilité de recours en amont.
Le programme politique du PLS est déjà largement accompli, en cela que ses membres sont déjà parvenu à faire accepter aux dynasties l'idée d'un pouvoir judiciaire indépendant de l'exécutif et géré par le peuple lui-même par l'intermédiaire de représentants élus fréquemment plutôt que par des fonctionnaires nommés par les princes et donc loyaux avant tout à ces derniers. Toutefois, ce programme visent à terme la création d'une "confédération dans la confédération", en renforçant le pouvoir économique des simples citoyens et en développant des services sociaux à une échelle nationale pour garantir une solidarité citoyenne de base qui transcenderait les notions de principautés... ou même de la Confédération du Mahajanubia.
Le PLS lutte aussi contre les castes, bien que cet objectif-là rencontre une résistance féroce au sein de la société civile et jusque dans les panchayats eux-mêmes, dont les membres qui ne font pas partie du PLS sont souvent justement des radicaux traditionalistes ou des proches des dynasties locales. L'objectif finale affiché est de rendre "obsolète" les dynasties, bien qu'à court terme, le PLS reconnait la nécessité de maintenir un pouvoir fort et autoritaire en vue de protéger le Mahajanubia contre les menaces extérieures.
Avec plus de 300.000 membres actifs, principalement composés des Panchs et Mukhis servant dans les différents niveaux hiérarchiques du Mahapanchayat, le PLS est la chose la plus proche d'un véritable parti politique au Mahajanubia. Son action inclut notamment une "caisse nationale" pour le financement d'écoles, cliniques, systèmes d'irrigation, coopératives agricoles et fonds d'assurance mutuelle entre les différents panchayats, donnant ainsi un certain pouvoir d'action au PLS au-delà de la simple capacité à passer un jugement.
Bien qu'ayant des objectifs politiques qui, à terme, visent à transformer le Mahajanubia en république, le PLS n'est pas fondamentalement hostile ou même opposé aux dynasties princières. Il les voit comme le gouvernement légitime et est sincère lorsqu'il proclame sa loyauté au conseil de la Confédération. Mais il estime que des réformes devront avoir éventuellement lieu, moins par principe que par nécessité au vu de l'évolution du reste du monde : une nation fragmentée comme le Mahajanubia ne pourra pas survivre face à des État-Nations forts comme le Grand Royaume d'Horbarash, l'Empire d'Eashatri ou le Grand Karupurajyam.
Le PLS a pour tradition de prendre pour chef de file celui de ses membres qui est le plus haut placé dans la hiérarchie du Mahapanchayat. Cela est vu comme une garantie de compétence et de mérite, évitant ainsi les conflits entre factions idéologiques au sein même du PLS, qui visent avant tout justement une société où le gouvernement serait juste et impartial.
Cette distinction revient actuellement à Sarwat Imtiaz, 1ère Mukhit du Mahapanchayat.
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