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Posté : lun. mai 28, 2018 3:22 pm
par Ostendo
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[center]Doctrine militaire lianwadaise[/center]

[center]Application concrète de la Doctrine Denian | le Karmalistan[/center][center] Andrew Meng | mars 2036[/center]

[justify]Pays situé stratégique au centre des intérêts stratégiques lianwadais, entre Janubie, Marquésie et Ventélie, disposant d'un accès à l'isthme shuktène par le détroit du Dahar, le géant karmali dispose en outre d'un potentiel militaire et économique important. Du fait de sa position et de sa richesse, compte tenu de son activité diplomatique en faveur d'une union conservatrice musulmane et d'une situation politique interne chaotique, le pays est un sujet d'étude idéal pour un emploi éventuel de la Doctrine Denian publiée récemment.

Analyse
Ce sujet se résume au final selon nous à une série de questions auxquelles il doit être répondu par l'affirmative avant d'engager la puissance militaire lianwadaise :
  1. Des intérêts vitaux sont-ils en jeu ?
    • L'instabilité politique fait peser un risque conséquent sur le canal et le commerce transcontinental. Bien que le Dahar développe une politique indépendantiste vis-à-vis d'un intérieur en retard économiquement, un renversement de situation et le retour forcé de la région dans la sphère strictement karmali restent possibles. Le jeu de la LIM, au delà du jeu des nations et des frontières définies représente un risque pour la stabilité des pays de l'OCC disposant de minorités musulmanes. Aux disparités sociales au sein des différentes cultures peuvent ainsi s'ajouter les questions du religieux et du respect de traditions importées par la LIM.
  2. Des objectifs atteignables ont-ils été définis ?
    • censuré
  3. Les risques et coûts ont-ils été objectivement analysés ?
    • L'engagement de forces armées au Karmalistan ne peut se faire dans une optique d'invasion. Sa superficie, son relief, sa démographie et son expérience des conflits du fait de la guerre civile en font un pays dont l'invasion n'est pas souhaitable. De ce fait, les coûts et les risques d'une invasion ou de toute opération militaire visant à affaiblir ou déstabiliser le géant karmal dépassent largement les gains potentiels de telles politiques. En outre, la fragmentation du Karmalistan en mosaïque à l'indépendance de facto représente un risque plus qu'un gain pour la stabilité régionale
  4. Toutes les autres options non-violentes ont-elles été épuisées ?
    • Les opérations ponctuelles soutenues par le régime et les missions de soutien aux groupuscules armés ont démontré leur utilité et éventuelle efficacité sur le plan du soutien logistique ou du moral des groupes attaqués ou soutenus par les services du Censorat et ses agents. Un soutien diplomatique et militaire au régime de la Reine devrait en outre assurer la mise en place d'un régime plus proche de la sphère de l'OCC et de ses politiques régionales
  5. Existe-t-il une stratégie de sortie permettant d'éviter un embourbement ?
    • Une stratégie de sortie du Karmalistan devra se faire en s'assurant de plusieurs éléments prépondérants pour l'avenir du pays :
      • Neutraliser les forces hostiles au Lianwa et au futur régime karmali
      • Garantir un système politique stable en adéquation avec les traditions culturelles
      • Offrir des perspectives économiques pour les jeunes générations jusque dans les régions de hautes-montagnes reculées
      • Limiter l'influence d'un islam radical
      • Développer une autonomisation des régions les plus difficiles
  6. Les conséquences d'une intervention ont-elles été évaluées ?
    • Le Sengaï voisin et l'Eashatri possèdent des liens historiques avec le Karmalistan. Certaines tribus et populations dépassent ainsi le cadre national et s'étendent au delà des frontières entre Etats. Ces liens culturels, linguistiques et autrefois politiques ne doivent pas être sous-estimés en cas d'autonomisation de certaines régions et d'apparition de mouvement indépendantistes, notamment chez les Tibétains sengaïais. Le spectre de conflits intérieurs en Eashatri a diminué suite au système mis en place pour l'intégration de la Principauté d'Ashurdabad. Toutefois, les problèmes sociaux et la jeunesse des populations des trois Etats représentent un risque de troubles, terreau favorable à l'apparition de mouvements politiques exogènes potentiellement marxisants et soutenus par des Etats étrangers.
  7. Le peuple soutient-il cette action ?
    • Cette mission est laissée au Censorat et aux institutions politiques. L'ambiguïté géographique karmali, pays ni d'Orient ni d'Occident, risque de peser au près de la population lianwadaise. Toutefois, les risques terroristes et l'islam radical peuvent jouer en faveur d'une intervention si nécessaire.
  8. Avons-nous un réel soutien de la communauté internationale ?
    • Le manque de consensus sur la gestion de la sécurité internationale, l'absence de multilatéralisme et le prestige sécuritaire de l'OCC par sa neutralité, bien que décriée, autorise le Lianwa à considérer cette question comme secondaire. Cependant, l'établissement d'un réseau de soutien, même informel, représente un objectif diplomatique de premier ordre une fois un engagement effectué. Le Karmalistan pourrait toutefois recevoir de l'aide de la part d'autres Etats de la LIM ou proche idéologiquement, Mahajanubia notamment. Le Westrait pourrait en outre opérer un soutien aux groupes socialistes actifs au Nord du pays.


Conclusion
A la vue de l'ensemble des questions abordées et de leurs réponses, il apparaît comme certain et évident qu'une intervention lianwadaise, même soutenue par un ou plusieurs gouvernements alliés, n'est pas envisageable en l'état. Bien que situé sur un hot spot stratégique, qualifiable de centre du Monde contemporain, le potentiel de nuisance karmal reste relativement limité du fait de troubles intérieurs et d'une indépendance revendiquées du Dahar. Une invasion nécessiterait en outre des forces massives afin de satisfaire aux exigences de réussite du point 2 de la doctrine, tandis que l'occupation d'un territoire vaste et accidenté, aux populations aguerries, représente un élément de complication pouvant mener à un embourbement. Ainsi, la menace apparaît plus élevée après une intervention qu'avant, et nous invitons l'Etat-Major et le Directoire à opérer un rapprochement diplomatique avec le régime royal. La mise en place d'une propagande pro-OCC et des campagnes de désinformations sur le régime autoritaire actuel pourrait suffire à modifier en partie la perception des Karmalis envers les pays les plus orientaux de l'OCC.



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