Page 2 sur 2

Posté : jeu. août 17, 2017 8:20 am
par Jean
Le 22 novembre 2033 à la Radio Télévision Marite :

[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/08/17/170817091502222917.png[/img][/center]

Reportage.

NARRATEUR
Après six mois de travaux dont deux de retard, le Cineaqua de Hova (situé à cinq kilomètres d’Anaa) va enfin rouvrir ses portes au public.
Plus ancien aquarium de Néchinésie, le Cineaqua commençait à vieillir à sa mise aux normes devenait un impératif avant sa réouverture pour la belle saison. Les travaux ont permis d’introduire trente nouvelles espèces d’animaux marin et d’ajouter vingt-deux nouveaux aquariums, portant le nombre d’animaux et d’invertébrés à quatre cent dix et le nombre d’aquarium à cinquante-huit. Les travaux de rénovation ont aussi été l’occasion d’agrandir le bloc Néchinésien qui abrite désormais de trois-cents coraux et deux grands requins blancs supplémentaire. Enfin, un parcours ludique appelé « route des tortues » a été créé pour les enfants afin de faciliter leur compréhension de l’environnement marin. Ce parcours comprend une série d’énigmes pédagogique qui permettront aux plus jeunes d’évoluer en groupe au milieu du complexe sans avoir à être accompagné par leur parents.
Le groupe Cineaqua a aussi investi dans des panneaux solaires et dans des nouveaux matériaux d’isolement afin de réduire son emprunte carbone et d’améliorer son autonomie énergétique. Ces travaux, réalisé par le groupe Saint-Martin, ont été encouragé par la municipalité de Hova qui a subventionné le chantier à hauteur de deux millions de livres. Cette participation a suscité de nombreuses indignations de la part des associations de contribuable car la ville a dû puiser dans le budget de la voirie pour assurer ce soutien financier. Mais le Maire Emmanuel du Groie n’a pas cédé aux revendications et a rappelé que l’Aquarium était une institution incontournable à Mari et qu’il participe à l’attractivité de la ville d'Hova, en particulier durant la saison touristique où il attire jusqu’à cent cinquante mille visiteurs.
Le groupe Sutdio 6 a aussi participé au projet à hauteur de neuf cent mille livres, en accompagnant la conversion des deux salles de cinéma et du studio de création de dessins animés, vers des moyens de production et de diffusion en trois dimensions et des technologies hybride de reproduction du son dans l'espace. Ces conversions ont pour objectif de faciliter l’immersion des visiteurs qui pourront, en fin de parcours, s'introduire dans un univers audiovisuel créé sur-mesure pour Cineaqua et plonger dans un univers unique reproduisant les merveilles de la Baie Monana et la conquêtes de l’île de Mari par des navigateurs dytoliens au dix-huitième siècle.

Posté : dim. août 20, 2017 12:53 pm
par Jean
Le 29 novembre 2033 à la Radio Télévision Marite :

[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/08/20/170820022923665893.png[/img][/center]

Reportage.

NARRATEUR
Depuis 2031, l’Empire Luciférien d’Algarbe capte à lui seul la majorité des investissements extérieurs marite. Ce phénomène s’explique principalement par trois éléments : l’appartenance à la francophonie, la proximité du marché dytolien, et surtout l’abondance d’une main d’œuvre bon marché et disponible, souvent qualifié par les investisseurs marite de « main d’œuvre la plus flexible du monde ». En effet, l’Empire Luciférien regroupe 100 millions d’habitants extrêmement pauvre, dont la moitié sont des esclaves. Son Produit Intérieure Brut par habitant n'est que de 443 $, ce qui fait de lui le quatrième pays le défavorisé de la planète.
Ces trois dernières années, les marites ont prioritairement investi dans des industries locales via des fonds de pensions et des sociétés d’investissements. Mais depuis 2033 et l’adhésion de la Principauté de Mélogne et du Royaume de Hyptatie à l’Organisation du Libre-Echange et du Commerce, des dizaines d’entrepreneures projettent de créer des complexes industriels ex-nihilo, en particulier dans l’agroalimentaire, l’industrie du textile et les nouvelles technologies. En effet, si l’île de Mari sait attirer et former des cerveaux, elle manque de main d’œuvre et d’espace disponible pour bâtir des bâtiments industriels d’envergures. A titre d’exemple, l’entreprise informatique I3S a prévu d’installer un centre de production de microprocesseurs et de matériel informatique dans le nord du Royaume de Tyronar. Cette ruée vers l’ELA est aussi menée par le secteur de l’audiovisuel puisque les groupes Studio 6 et FIN ont récemment obtenue de droit de construire le plus grand studio de production cinématographique du monde, dans la mégalopole d’Hyptate. On relève aussi la présence croissante de la société Hub500 qui prévoit de délocaliser 90% de sa production de film pornographique vers les capitales luciférienne d’ici 2035.
Toutefois, le point faible de cette zone de développement demeure le manque de qualification de sa main d’œuvre et l’absence d’unité économique. La pratique des droits de douanes entre les Etats membres est l’une des expressions de cette désunion politique. Mais ce défaut peut aussi jouer en faveur des investisseurs puisqu’il permet de mettre en concurrences les entités politiques lucifériennes afin d’obtenir d’elles des dérogations foncières et des allègements fiscaux exclusifs.
Parallèlement à cet engouement pour la terre du porteur de lumière, la République de Deseret fait figure de deuxième destination préférée des investissements marites. Ce pays dont le Produit Intérieure Brut par habitant est de 5 735 $ et dont la population active dépasse légèrement 9 millions de personnes, est prisé par les entreprises souhaitant engager des travailleurs relativement qualifiés tout en préservant leurs marques de la réputation tendancieuses, voire belliqueuse, de certains pays sous-développés. Les laboratoires pharmaceutiques SAP font figure d’exemple type puisqu’ils ont prévu d’installer à Dawson un centre de formation et de production qui emploiera 350 personnes et formera 25 nouveaux préparateurs par an.

Posté : mer. août 23, 2017 10:33 am
par Jean
Le 8 décembre 2033 à la Radio Télévision Marite :

[center][img]https://img4.hostingpics.net/pics/293102TV11.png[/img][/center]

En plateau avec Céline GUYON.

Le marathon diplomatique se poursuit pour les responsables de l’Organisation Mondiales de la Normalisation (OMN) et les diplomates de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), qui tentent de convaincre un maximum de pays de l’utilité de leurs structures. Pour l’heure, seize pays ont accepté de rejoindre l’OMN et quinze ont accepté de rejoindre l’OMPI.
Aujourd’hui pour en parler, je reçois Tehau VA’E. Vous êtes enseignant à l’Université Liberté d’Anaa, historien du droit dytolien et conseiller du Président. Merci d’être avec nous Monsieur Va’e.
Comment expliquez-vous le lancement simultané de ces deux organisations ?

Tehau VA’E
Vous avez raison de les distinguer, car si la première est une Organisation non-gouvernementale, la seconde est une Organisation intergouvernementale. Toutefois il s’agit de deux structures mondiales de coopération et leur lancement simultané traduit l’esprit de synthèse des instigateurs de ces deux projets et la nécessité de ne pas surmener les diplomaties étrangères, souvent très sensible à leurs emplois du temps.

Céline GUYON
Concrètement, qu’est-ce que l’OMN et l’OMPI vont apporter aux futurs pays membre ?

Tehau VA’E
Beaucoup de choses, énormément même. L’OMN va permettre aux acteurs public et privé d’avoir accès à un langage technique de référence qui permettra de faciliter les échanges et les coopérations internationales. Rendez-vous compte, à l’heure où nous parlons il n’existe encore aucune norme internationale pour l’envoi du courrier. Ainsi une lettre postée en Britonie à destination de l’Uhmali n’a presque aucune chance d’arriver à destination en temps voulu.
Quant à l’OMPI elle permettra de centraliser les mécanismes de protection des innovations et ainsi de dynamiser substantiellement les programmes de recherches et de développement dans tous les pays membres.
En réalité, la seule interrogation qui soit digne d’être formulé est celle qu’un diplomate Briton a récemment émit : « je ne comprends pas que cela n’ait pas été explicité plus tôt ».

Céline GUYON
Ces deux initiatives sont-elles confrontées à des hostilités ?

Tehau VA’E
Non pas vraiment, car la plupart des pays ont compris quels avantages ils pouvaient tirer de ce genres de coopérations. Mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives car la plupart des administrations ont encore besoin de temps pour comprendre et s’approprier les enjeux de la normalisation et de la propriété intellectuelle.
En réalité, les rares sollicitations qui n’ont pas abouti n’expriment pas un refus mais une incompréhension du droit international.

Céline GUYON
Une quinzaine de pays ont déjà donné une réponse favorable, dès lors, peut-on qualifier de succès le lancement de ces deux organisations ?

Tehau VA’E
Je crois qu’il faut remettre les choses dans leurs contextes car notre monde est profondément isolationniste. Il n’y a en réalité qu’une quarantaine de pays doté de moyens de communication avec l’étranger, et seulement la moitié d’entre eux sont réellement actif sur la scène internationale. Dans cette mesure, oui, nous pouvons déjà qualifier le lancement de ces organisations de « succès ».
Mais si nous prenons un peu de hauteur, nous ne pouvons que constater l’absence d’organisme de coopération mondiale. Cette situation pose déjà un certain nombre de question, notamment en termes de droit du transport, droit de la guerre et de droit de la mer.
Je pense que si ces questions ne sont pas discutées rapidement, elles sont condamnés à être réglé dans la précipitation comme lors du Sommet de Belphore.

Céline GUYON
Merci d’avoir été avec nous Tehau Va’e.

Tehau VA’E
Je vous en prie.

Posté : jeu. août 24, 2017 3:35 pm
par Jean
Le 12 décembre 2033 à la Radio Télévision Marite :

[center][img]http://www.zupimages.net/up/17/34/3ni6.png[/img][/center]

Reportage.

NARRATEUR
Construit en 2014 sous la direction d’un architecte Kodomo, l’Hôtel de la République est une institution à Mari, au sens propre comme au sens figuré. Cet Hôtel unique en son genre, car propriété de l’état marite, offre ses services à des clients privés ainsi qu'aux membres les plus éminents de l’administration publique, à commencé par le Président du Conseil.
Concrètement, les étages inférieurs sont réservés au personnel de l’hôtel et à l’accueil des hôtes. Les étages 6 à 12 sont des centres commerciaux et des espaces aménageables souvent utilisé pour des conférences ou des réceptions. Les étages 12 à 27 sont des appartements à louer. Les espaces 27 à 43 sont des appartements privés, et les derniers étages, c’est-à-dire les étages 43 à 48, sont réservé au Président et à son administration. Au sommet de l’édifice, ce trouve des terrasses offrant une vue panoramique sur la capitale et sur la Baie Monana. Au total, l’Hôtel de la République possède 492 chambres et appartements pouvant loger 1 à 4 personnes.
De par son emplacement et sa configuration, l’hôtel offre une large gamme de services à ses clients. Ainsi, au rez-de-chaussée on trouve des restaurants tel que le « Barbecue Grill » dont la réputation n’est plus à faire, mais aussi des piscines avec des cours de natations le matin et l’après-midi. En parallèle, l’hôtel propose des cours collectifs de remise en forme et de gymnastique ou encore des séances de cinéma dans une salle privé pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes.
Pour devenir propriétaire d’un appartement dans cet hôtel prestigieux, vous devrez débourser entre 600 000 et 940 000 $. Et pour une nuit vous devrez dépenser au minimum 135 euros par personne. Sans oublier l’abonnement mensuel au parc de stationnement souterrain qui vous donne accès à trois étages de stationnements sécurisé et climatisé.
Si l’Hôtel de la République est réservé à une élite, il offre un certain nombre de privilège comme la possibilité de se rendre sur la plage en moins de 15 minutes à pied ou encore de disposer des services du personnel, jour et nuit, chaque jour de la semaine. De plus, si vous êtes propriétaire d’un appartement, vous pourrez bénéficier d’une réduction de 25% sur votre première année d’adhésion au club de golf du Casino Royal d’Anaa.
Le seul désavantage majeur de ce bâtiment demeure l’agitation qui y règne durant les périodes électorales et les évènements politiques. En effet, le hall d’entrée est souvent secoué par des foules de journalistes souhaitant recueillir les paroles du Président ou des diplomates étrangers en visite officielle.
Mais ces désagréments régulier ne semble pas dissuader les clients puisque l’Hôtel affiche des réservations pleines toutes l’année et que les badauds se précipitent sur le Président chaque fois qu’ils ont la chance de le croiser.