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Posté : jeu. déc. 21, 2017 11:50 am
par Tiunterof
La graphie Tlaloctlictec.
De par le rejet des influences occidentales, l'alphabet latin s'est très peu implanté dans le pays, seuls les hispanophones l'utilisent, et encore, nombreux parmi eux utilisent la même graphie que le Tlaloctlictec. Les Huehuetlactec utilisent eux aussi cette graphie.
Malgré tout, l'alphabet Tlaloctlictec a été conçu de manière à être facilement transposable dans l'alphabet latin, surtout pour que les hispaniques puissent facilement l'utiliser.
La graphie Tlaloctlictec a été conçue, dans sa forme, à partir des anciens glyphes, dont chacun représentait un mot. Elle a été mise en place et standardisé dans le courant du XIXème siècle.
Cependant, dans la retranscription de certains textes, les anciens glyphes sur lesquels sont basées les nouvelles lettres sont encore utilisées, et ce surtout pour donner un aspect archaïque et/ou traditionnel. La population, si elle est souvent capable de lire les anciens glyphes, aura bien plus de difficulté à les écrire, du fait de leur complexité. En revanche, tout le monde apprend à l'école comment écrire son nom avec les glyphes, et écrire son nom de cette manière permet de donner un peu de sérieux, comme dans une lettre par exemple.
Points intéressants, la ponctuation est le plus souvent la même qu'en alphabet latin, et il n'existe pas de différence entre minuscules et majuscules. Pour ce qui est des chiffres, [url=http://www.synthmode.com/sites/synthmode.com/files/styles/large/public/imagenodes/aztec%20number%20system.png?itok=MBafPeuP]le système traditionnel[/url] étant simple, il a été conservé.
[spoiler="Anciens glyphes utilisés pour créer la nouvelle graphie"][img]https://tomlambert.files.wordpress.com/2009/09/letters31.jpg[/img][/spoiler]
[spoiler="Nouvelle graphie"][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/4/1513854979-machiyo.jpg[/img][/spoiler]
Posté : sam. janv. 13, 2018 7:52 pm
par Tiunterof
[spoiler="Personnages récurrents présents"][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/44/1478371879-photo-haute-tlacatl.jpg[/img][/center]
[center]Itztaca Quetzalxochitl[/center][/spoiler]
[spoiler="Vocabulaire"]Catlico = Catholique[/spoiler]
[spoiler="Résumé pour ceux qui ne veulent pas tout lire"]Les disparitions de plus en plus fréquentes de citoyens à travers le pays, surtout au Cuitlalpan, ravivent de vieilles peurs. Les cicatrices des guerres de religion des années 2000 ne sont finalement pas si bien fermées qu'on aurait pu l'imaginer. Prêtes à s'adonner aux magouilles les plus douteuses pour étouffer dans l’œuf une possible remontée du fanatisme catholique, les hautes instances gouvernementales, représentées par la Haute-Tlacatl Itztaca contactent le grand prêtre de l'Atzlanti, Teopixqui. Grâce à lui, ils espèrent pouvoir obtenir les services des Titlacauan, une secte mystique qui a pendant des siècles servie de polices secrètes officieuse et redoutable à la République.
Inquiet du sort de ses fidèles, Teopixqui finira par intercéder auprès de la secte en faveur du gouvernement.[/spoiler]
09 Février 2035
[center]Deus lo vult. (3)[/center]
Ce n’était pas la première fois qu’Itztaca se rendait à Teteotepetl, la cité des dieux. Croyante assidue, la haute-Tlacatl avait assisté à presque toutes les cérémonies d’envergures qui avaient eu lieu dans ce saint des saints de la foi Atzlanti. Mais à chaque fois qu’elle parcourait le sol sacré du site, qu’elle frôlait les pierres antiques des imposants bâtiments, elle ne pouvait retenir son pieux émerveillement. Elle ne s’était jamais sentie aussi près des dieux que dans leur cité terrestre.
Mais aujourd’hui n’était pas un jour de pèlerinage, elle avait rendez vous avec le grand prêtre Teopixqui. La plus haute autorité religieuse de l’Atzlanti.
Itztaca contourna la grande pyramide du soleil, saluant les prêtres de passage. Sur la façade est se trouvait une entrée relativement discrète. Personne ne semblait la garder, mais les forces armées Tlaloctlictecs assuraient elles-même la sécurité du site, il y avait fort à parier que d’une manière ou d’une autre, quelqu’un épiait minutieusement les entrées et sorties de cette petite porte, l’un des seuls accès au complexe souterrain de la pyramide.
Laissant doucement glisser sa main le long du mur de roche taillée, la haute-Tlacatl s’engouffra dans le boyau plongé dans la pénombre. Après avoir parcouru quelques dizaines de mètres, Itztaca déboucha dans une salle bas de plafond. Afin de ne pas dénaturer le lieu, les lampes qui éclairaient électriquement la pièce étaient dissimulées derrière de fines tentures, plongeant l’endroit dans une ambiance tamisée et multicolore. La salle était percée d’une multitude de couloir, formant ainsi un point d’accès au reste du complexe souterrain, qui bien que n’étant pas caché, restait en général inconnu auprès du grand public.
La haute-Tlacatl se dirigea vers une sorte de comptoir trônant au centre de la pièce, où une prêtresse observait silencieusement la nouvelle venue.
- Bienvenue, chère consœur, le grand prêtre vous attendais. Vous le retrouverez dans son bureau privé. Couloir sept, à droite aux deux premiers croisements, c’est la seule porte au bout du couloir.
Avant même qu’Itztaca ait pu la remercier, la prêtresse baissa le nez sur une tablette astucieusement dissimulée dans l’assemblage rocheux de son comptoirs, sans doute pour renseigner quelques informations ésotérique à un hypothétique secrétariat.
Fort heureusement, ce n’était pas la première fois que la haute-Tlacatl mettait les pieds dans ce dédale, et elle était déjà bien entraînée à force de circuler dans les couloirs tortueux du palais présidentiel d’Altepetl. Sans même se perdre une seule fois elle parvint jusqu’au bureau du grand-prêtre. Assez peu conventionnel, celui-ci n’avait pas pour habitude de recevoir ses hôtes de manière pompeuse. Pour autant il n’était jamais contre un peu de mise en scène.
Deux militaires plus qu’équipés gardaient l’entrée du bureau, jurant particulièrement avec l’ambiance archaïque et intemporelle qui régnait dans ces souterrains antiques. Mais quand on aborde la sécurité de l’homme le plus important de la foi majoritaire du pays, on peut bien se permettre quelques écarts de style.
Ayant manifestement reçus des ordres en ce sens, l’un des soldats ouvrit la porte à Itztaca, cette dernière le remerciant d’un mouvement de la tête avant pénétrer dans la pièce, la porte se refermant dans son dos.
La pénombre força la Haute-Tlacatl à s’immobiliser quelques instants, le temps de s’habituer au manque de lumière. Bien vite elle put distinguer une silhouette à genoux devant un autel dans un renfoncement de la pièce, d’où provenait la seule lumière de la pièce, exhalée par quelques bougies agonisantes. Le grand prêtre était dos à Itztaca, mais on devinait aisément qu’il était dans la position typique de la vénération Atzlanti, les deux mains à plat sur l’autel, se touchant du bout des doigts majeurs et index, le front posé sur la jonction entre les deux mains.
La Haute-Tlacatl s’avança de quelques pas mais resta à bonne distance, il eut été tout à fait malvenu de déranger le grand prêtre durant sa prière. Même si Itztaca ne pouvait se débarrasser de la désagréable idée qu’il avait justement fait en sorte qu’elle arrive à ce moment, simplement pour avoir le plaisir de la faire attendre.
Teopixqui, dont le véritable nom de naissance était un secret bien gardé, était coiffé d’un masque d’os, qui de dos pouvait laisser penser au crâne d’un chien. Son couvre-chef couvert de symboles mystiques était également bardé de plumes plus multicolores les unes que les autres, et chargé de breloques diverses et variés.
Le corps agenouillé du prêtre se perdait dans une robe à la couleur indéfinissable dans la pénombre qui régnait, les plis du vaste vêtement ne laissaient dépasser que la tête coiffée, et des poignets rachitiques qui s’échappaient de larges manches. L’apparence maigre et dissimulée de Teopixqui lui donnait un air androgyne qui aurait rendu difficile l’identification de son sexe, si…
- Merci d’avoir attendu. Remercia le grand prêtre en se redressant, comme s’il venait de se réveiller.
… Si ce n’eut été pour sa voix si grave qu’Itztaca la sentait presque faire vibrer ses os.
- C’est bien naturel, je n’allais pas vous interrompre en pleine prière. Vous savez bien que j’agis avec tout le respect qui est dû à la vénération des dieux.
- Je sais bien, j’espère ne pas vous avoir vexée. Dit tout le bas le prêtre en se relevant dans un froufrou étouffé de tissus. Derrière ce masque macabre qui cachait totalement ses traits, la Haute-Tlacatl aurait pu jurer distinguer un sourire narquois.
Difficile à distinguer dans l’ombre, Teopixqui alla s’asseoir d’un mouvement fluide derrière le bureau de pierre qui trônait au centre de la pièce. Il daigna allumer une lampe aux décorations trop chargées avant d’inviter son hôte à s’asseoir face à lui.
- Qu’est-ce qui vous amène donc ici ? Vous êtes restée assez vague dans le message que vous m’avez fait parvenir.
Soutenant le regard de son interlocuteur, à moitié caché dans les orbites percés de son masque, Itztaca répondit juste après s’être assise.
- Je ne vais pas tourner autour du pot, nous avons tout les deux d’autres choses à faire. Je viens vous demander de l’aide.
Itztaca feint d’ignorer le ricanement délibérément mal dissimulé de Teopixqui et reprit sans sourciller.
- Comme vous le savez sans doute, on recense de plus en plus de disparus dans le pays. En particulier au Cuitlalpan. En ce qui concerne certains d’entre eux nous avons déjà plusieurs suspects, mais rien ne semble les lier les uns aux autres.
- À part peut-être le fait que ce soit tous des Catlicos, n’est-ce pas ? Ah, j’ai vu juste on dirait. Ne faites pas cette tête, il n’y a pas besoin d’être un grand détective pour se douter qu’on retrouverait avant tout des chrétiens liés à tout ça. Mais qu’est-ce que tout ça a à voir avec moi ? Je vous rappelle que ce n’est pas le catholicisme que je gère dans ce pays, très peu pour moi.
Itztaca fit attention à dissimuler son air irrité. Le grand prêtre ne lui avait pas manqué, c’était certes le messager des dieux sur terre, mais elle ne l’appréciait pas pour autant.
- Certes… Mais vous avez justement une influence considérable sur les fidèles de l’Atzlanti. Or nous aimerions bénéficier des talents de certaines personnes en particulier, et qui n’obéiront sans doute qu’à vous.
- Je vois où vous voulez en venir. Quelle secte a accrochée votre œil ? Bien que je me doute de la réponse.
- Les Titlacauan. Leur talent est quasi légendaire, avec eux nous pourrons retrouver ces kidnappeurs fanatiques et ceux qui les dirigent.
- Et les éliminer ?
- Les mettre hors d’état de nuire. Corrigea Itztaca en fronçant les sourcils.
- La République a changé ses standards depuis qu’elle a cessé de faire appel aux Titlacauan pour leurs petites affaires d’espionnage, on dirait.
Le timbre profond de Teopixqui se teintait de notes moqueuses qui agaçaient particulièrement la Haute-Tlacatl.
- C’était il y a longtemps, nous avons revu notre éthique à la hausse depuis. Mais peu importe, accepterez vous d’intercéder en notre faveur auprès d’eux ?
- Je n’en vois pas tout à fait l’intérêt, officiellement la secte ne se livre plus à l’assassinat et autres vols d’informations de tout genre, tout cela est illégal, vous savez ?
- Ne jouez pas à l’idiot. Sifflât Itztaca. Ce ne sont pas leurs activités de façades qui nous intéressent.
- Autant pour l’éthique rehaussée, hein.
La Haute-Tlacatl serra les dents, ça lui apprendrait à choisir bêtement ses mots.
- Qu’importe, pouvez vous répondre par oui ou par non ? Nous aiderez vous ?
Le grand prêtre ne répondit pas immédiatement, il joignit ses longs doigts fins devant lui d’un air songeur. Quelques lourdes secondes passèrent avant que sa voix grave ne s’échappe à nouveau du masque canin.
- Les victimes sont avant tout des fidèles. Il est de mon devoir de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que ces mangeurs d’hosties soient arrêtés.
- Parfait. Répondit Itztaca. Maintenant si ça ne vous dérange pas je dois retourner à Altepetl, j’ai beaucoup à faire. J’espère avoir bientôt de vos nouvelles et de celles des Titlacauan.
Après de brèves salutations, la haute-Tlacatl put enfin quitter la pièce, avant d’entreprendre de quitter la pyramide d’un pas vif. Elle espérait bien ne pas avoir à revenir avant un moment.
Posté : dim. mars 04, 2018 10:30 am
par Tiunterof
Le système routier au Tlaloctlitlal :
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/6/1520032708-carte-axes-jpg.jpg[/img]
La population Tlaloctlictec est majoritairement sédentaire, les mouvements de populations sont surtout le fait des jeunes qui se déplacent vers les grandes villes régionales pour leurs études. Les axes les plus pratiqués à l'échelle nationale sont donc essentiellement les route de campagne.
Les axes plus importants sont surtout utilisés pour les transports, on y retrouve beaucoup de poids lourds et peu d'usagers privés, par comparaison avec d'autres pays.
La voie trans-Noloca est à peu près la seule route correctement entretenue traversant la jungle centrale du Tlaloctlitlal, la Noloca (Nohoch k'àax en Bacab'may).
Posté : ven. avr. 06, 2018 9:25 am
par Tiunterof
[center]Entre les collines.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2018/14/5/1523006679-rmf-tfp-f4m-mexico-2013-1009.jpg[/img][/center]
Le jour se levait doucement sur le Tlaloctlitlal. Visiblement le soleil ne s’était pas fait consumer pendant son voyage de l’autre côté de la planète, les fidèles de l’Atzlanti s’en trouvaient ravis, comme chaque matin, et aucun ne manquait de chuchoter au ciel rosé quelques remerciements.
Les timides premiers rayons du jour vinrent réchauffer les monts Nec’bacal, reliefs montagneux qui marquaient la limite entre la partie orientale du Chiauhtlalli et la grande jungle de Noloca.
À une centaine de kilomètres au sud ouest de Taltixtli, dans la partie septentrionale des Nec’bacal, les rayons du soleil virent rebondir sur une tente aux couleurs criardes. S’en extirpa une jeune femme, qui visiblement cherchait à se faire aussi discrète que possible. Les yeux encore quelques peu embués, la campeuse leva son visage aux paupières plissées vers le ciel matinal. Elle bailla puis remercia le soleil d’être encore là, avant d’aller fouiller un sac contenant moult provisions. Elle en ressortit un kit de xocoatl express avec un air aussi avide que triomphant. Une casserole, du gaz et un peu d’eau plus tard, la boisson matinale standard de tout bon citoyen Tlaloctlictec était en cours d’élaboration.
Yaotl regarda le liquide avec le regard insistant de celle qui veut faire bouillir l’eau plus vite. Certes ça ne valait pas le bon chocolat épicé de sa grand-mère, mais ça permettait tout de même de bien commencer la journée. La jeune femme réussit à dégoter une boîte de biscuits à moitié vide, pauvre spectre de sa grandeur passé, elle grimaça, il allait falloir refaire le plein au plus vite.
Assise sur une pierre face à la boisson frémissante, mâchonnant négligemment un biscuit peut-être un peu humide, Yaotl ne senti pas approcher la paire de bras qui vint l’enserrer par surprise.
Son sursaut fut interrompu par un baiser au creux de son cou, suivie d’une voix familière près de son oreille.
- Alors ? Comment va la plus jolie demoiselle de l’île aujourd’hui ?
Yaotl se laissa aller à l’étreinte avant de répondre d’un ton narquois.
- À toi de me le dire. Comment tu vas ?
Elle se retourna à temps pour voir Alejandra éclater de rire, visiblement prise de court.
- Me dit pas des trucs comme ça, enfin ! C’est tellement mignon que ça me met presque mal à l’aise.
Yaotl vint dérober un baiser sur les lèvres de sa compagne, avant de se retourner pour continuer à surveiller le xocoatl.
- Tu te lève aussi tôt que moi aujourd’hui, qu’est-ce qui t’arrive ?
Alejandra vint s’accroupir de l’autre côté de la casserole, avant de répondre avec nonchalance.
- Rien, un cauchemar. C’était pas grand-chose, je commence déjà à oublier. En gros ça impliquait le grenier de tes parents, et une paire de chaussure en carton.
- Je vois. Acquiesça Yaotl. Quelque chose de très philosophique à première vue.
La jeune femme tendit un biscuit à la rêveuse, tandis qu’une odeur sucrée se répandait dans l’air. Une fois prêt, le xocoatl fut divisé dans deux grands verres, et le petit déjeuner put commencer.
Après une petite minute silencieuse dédié à l’appréciation de la boisson, Alejandra partit chercher quelque chose dans un grand sac de randonné, son verre toujours à la main, et revint munie d’une carte.
- Alors, aujourd’hui on a deux possibilités. En continuant vers le sud, soit on marche pendant une grosse partie de la journée et on campe encore la nuit prochaine, soit on bifurque de la piste et alors on arrivera dans un petit village en début d’après-midi. À priori on devrait trouver un moyen d’y rester pour la journée et de trouver un endroit où dormir. Qu’est-ce que tu préfère.
Yaotl n’eut pas à y penser bien longtemps. Son dos protestait de plus en plus contre la vétusté de son sac de couchage, et ses lamentations se firent impérieuses dans son esprit.
- Je pense que ça nous ferra du bien de dormir dans un endroit un minimum confortable, et puis ça nous fera une journée tranquille. On est là pour découvrir la région, pas pour tracer à toute vitesse.
Alejandra acquiesça. Les deux jeunes femmes finirent leur xocoatl avant de démonter leur campement. Leur tente était de loin ce qu’elles avaient de plus encombrant, mais une fois pliée à son maximum elle se transportait plutôt facilement. Bien chargées, les randonneuses prirent la direction du sud.
Les montagnes de Nec’bacal étaient un lieu particulièrement propice à l’exploration, assez praticables sans être plates et ennuyeuses, elles offraient un environnement ravissant que les touristes prenaient plaisir à parcourir. Les lieux étaient balisés par les locaux depuis bien longtemps, et pour peu que l’on se soit procuré le guide de la région, il était assez simple de décrypter les balises et de retrouver son chemin. L’autre avantage de la partie occidentale de la région montagneuse était qu’aucun jaguar n’y vivait, ceux-ci préférant le versant oriental des montagnes, bien plus luxuriant.
- Ah ! Stop !
Yaotl s’apprêtait à enjamber un arbre tombé en travers de la piste, mais s’arrêta dans son geste. Alejandra derrière elle écarta quelques feuillages qui cachaient un grand rocher de forme vaguement triangulaire. La pierre était creusée d’un trou de plusieurs centimètres, entouré d’inscriptions colorés de pigments ternis. Une vérification dans le guide papier permit vite de comprendre que le sentier se divisait plus loin en deux chemins, celui de droite menant vers le petit village de Kambachkul.
Le soleil avait atteint son zénith et commençait sa lente fuite vers l’ouest. De l’autre côté du monde, la lune et les étoiles, innombrables enfants de Coatlicue, poursuivaient l’astre solaire pour le dévorer.
Après avoir écarté un ultime rideau de végétation, Yaotl, qui menait le chemin, vit la piste s’élargir et descendre en sinuant vers un petit val. Niché au creux des montagnes, Kambachkul se distinguait assez facilement. Les petites maisons et autres bâtiments étaient lovés les un contre les autres autour d’une place dégagée.
Les deux voyageuses s’engagèrent gaiement sur le sentier descendant. Elles avaient déjà fait escale dans un autre petit village depuis le début de leur grand voyage. Les gens des montagnes étaient souvent un peu rustre. Les huehuetlactecs en particulier se méfiaient facilement des tlaloctlictecs comme Yaotl, et encore plus des hispanophones tels qu’Alejandra. Mais en général il suffisait d’un peu discuter pour que la rigueur montagnarde laisse place à l’hospitalité commune aux habitants de l’île.
Dans ces régions accidentées où l’agriculture en champ était difficile ou impossible, les ruraux passaient le plus clair de leur temps dans leurs vergers qui se confondaient avec la flore environnante. Il suffisait d’aider les locaux à cueillir les fruits et déterrer les racines, ou à garder les maigres troupeaux, et les villageois acceptaient volontiers d’héberger quiconque.
Les deux jeunes femmes avaient l’habitude des récoltes et n’étaient certainement pas dérangées à l’idée de rendre ce genre de service en échange d’un lit, c’était de plus l’occasion de faire réellement connaissance avec les gens du cru.
Alejandra et Yaotl étaient proche du village. Maintenant qu’elles le voyait de plus prêt, quelque chose attira leur attention.
- Ah, il n’y a personne.
- Ils sont peut-être tous en train de travailler dans la forêt. Proposa Alejandra.
Yaotl fronça les sourcils.
- Chez moi dans les petits villages, les enfants sont dehors pendant les journées ensoleillées comme ça, et on leur fait l’école en plein air. C’était pareille dans le dernier village qu’on a visité, et ici il n’y a personne sur la place centrale, même pas quelques vieux.
- C’est vrai que chez moi aussi il y a toujours des enfants et des anciens dehors…
Les premières maisons n’étaient plus qu’à quelques mètres, et quelque chose rendait les jeunes femmes méfiantes. C’est lorsqu’elles s’arrêtèrent au niveau des premiers bâtiments qu’elles remarquèrent qu’ici les oiseaux chantaient beaucoup moins. Seul un pépiement solitaire sur leur droite brisait le silence, là où un concert de volatiles colorés avaient animés leur chemin depuis leur départ.
- Je ne sais pas ce qui se passe ici mais je n’aime pas ça. Murmura Yaotl en serrant les sangles de son sac de voyage.
- Du calme, cariña, les habitants ne se sont pas volatilisés.
Yaotl s’arrêta brusquement de marcher. Sa compagne s’arrêta à son niveau avec un air interrogateur.
- Attend… Yaotl renifla. Tu ne sens pas quelque chose ?
Alejandra renifla à son tour, une odeur étrange parvint à ses narines. Aussi intriguées qu’inquiètes, les deux voyageuses continuèrent d’avancer dans le village. À chaque pas l’odeur se faisait plus prégnante, jusqu’à rapidement se faire insupportable. À nouveau les deux femmes se stoppèrent dans leur marche.
Elles se regardèrent un instant, se rendant bien compte que l’une comme l’autre connaissait cette odeur. Leurs yeux étaient suffisants, elles ne voulaient pas le dire à voix haute. Yaotl ravala sa salive et vint se coller à Alejandra, serrant fort sa main.
Il fallait qu’elles soient sûr. D’un pas hésitant, elles s’approchèrent de la porte de la plus proche des rustiques maisons. Une simple porte de bois en barrait l’entrée, et une odeur impérieuse envahissait les narines des deux femmes.
Lentement, très lentement, Alejandra ouvrit la porte. Maintenant un son dérangeant atteignait leurs oreilles aux aguets. La porte ouverte ne donnait que sur un sol de terre battue, et un foyer de pierre rempli de cendre froides. Les deux voyageuses se regardèrent à nouveau, Yaotl hocha négativement la tête, les poings crispés. Prenant son courage à deux mains, Alejandra lâcha celle de sa compagne et traversa le palier avec appréhension pour voir ce qui se trouvait dans le reste du petit bâtiment.
Son cœur rata un battement alors qu’un puissant bourdonnement vint assaillir ses oreilles et que ses yeux se posèrent sur les lits sommaires au fond de la maison. Elle recula brusquement en hurlant, bousculant violemment Yaotl qui tomba au sol. Sans perdre une seconde, Alejandra saisit le bras de la jeune femme au sol, l’aida à se relever, et toutes deux s’enfuirent à toutes jambes, sans regarder derrière elles, poursuivies par l’odeur putride qui infiltrait leurs narines et leur bouche, remplissant leurs poumons en feu d’un souffle délétère et morbide.
C’est deux jours plus tard qu’un groupe d’habitants du village voisins, alertés par deux randonneuses paniquées, revinrent à Kambachkul, accompagnés de plusieurs policiers venus en urgence de Taltixtli. C’est donc deux jours plus tard qu’ils découvrirent les corps en décomposition des cinquante-six habitants de Kambachkul, tous paisiblement allongés dans leurs lits. Ainsi qu’un nombre impressionnant d’animaux morts dans le vallon.
Posté : sam. mai 05, 2018 1:22 pm
par Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/1/f/1/drapeauvarwin-5265ed1.png[/img][/center]
De : Sa Grâce Eleuia Qaho'lom, Marquise d'Urnavuk et épouse du Gouverneur du Nord.
À l'attention de: Xibalba Qaho'lom.
Canal : Privé. Lettre manuscrite scellée rédigée en Bacab'may en runes traditionnelles à destination de Xibalba Qaho'lom.
[quote]Mon cher cousin,
Je te remercie tout d'abord pour l'aide que tu m'as envouyé alors que tu me pensais dans la plus grande détresse. Je ne peux qu'être heureuse de voir le soutient de man famille et la loyauté que tu accordes au sang, et sache que je te rendrai la pareille si la fortune devait tourner en ton désavantage.
Sache toutefois que tu peux te garder tes reproches et tes remontrances ! Je suis marquise et épouse du gouverneur d'une vaste province, pas une petite poule à qui tu peux faire des reproches gratuitement ! Tu étais peut être mon seigneur chez nous, mais n'oublies pas nos positions respectives ! Pendant que tu restais un empereur de rien, rêvant d'une gloire enfouie et de petites et vaines entreprises, je suis devenue une femme puissante, et aujourd'hui tu ferais bien de ne plus risquer de me contrarier !
Mon époux n'est ni fol ni traître, ni même lot de consolation, mais au contraire, guidé par mes judicieux conseils, plus puissant que jamais, ce qui veut dire que je suis plus puissante moi aussi, alors que ton impuissance est toujours la même ! Garde donc tes leçons de quatre sous pour toi et apprends que sans audace on arrive à rien !
Pour cette fois, à cause de ton soutient et des liens du sang, je considérerais ces paroles comme l'expression d'un parent inquiet, mais je te conseil de ne plus user de ce ton avec moi à l'avenir !
Avec mes meilleurs souvenirs,
Eleuia Qaho'lom, Marquise d'Urnavuk et épouse du Gouverneur du Nord. [/quote]
Posté : jeu. mai 10, 2018 9:34 am
par Tiunterof
[spoiler="Personnages récurrents présents"][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/44/1478371879-photo-haute-tlacatl.jpg[/img][/center]
[center]Itztaca Quetzalxochitl[/center][/spoiler]
[spoiler="Vocabulaire"]Cahuātlatlaci : Marque de voitures milieu de gamme Tlaloctlictec (La plupart des Tlaloctlictecs utilisent ces voitures car les modèles étrangers sont peu implantés sur l’île), c'est d’ailleurs la première marque du pays, en terme d’ancienneté et de clientèle. Conçues à l’aube de l’automobile par des Tlaloctlictecs passionnés qui ne connaissaient que peu la chose, les premiers modèles cahotants et bruyants reçurent le nom de Cahuātlatlaci, composé de cahuāyoh et tlatlaci, littéralement ‘’cheval qui tousse’’. Le nom finit par rester.[/spoiler]
[center]Deus lo vult. (4)[/center]
Au volant de sa Cahuātlatlaci, Itztaca fulminait. Elle avait reçu une missive privée du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331638#p331638]Grand Prêtre Teopixqui[/url] l’assurant que les Titlacauan la contacterai avant la fin de la semaine.
Or, c'était dimanche, et aucun signe de la secte.
La Haute-Tlacatl avait fini sa journée de travail et rentrait chez elle. Elle avait passé la journée à vérifier ses mails et avait harcelé le secrétariat du palais présidentiel, au cas où le moindre message à sa destination lui aurait été remis. Mais rien n’y avait fait.
Après vingt minutes de conduite, Itztaca arriva enfin à destination. Elle avait réussi à devenir propriétaire d’un appartement dans le vieux centre-ville d’Altepetl, pas si grand, mais très joli.
En comparaison avec leurs homologues étrangers, les politiques Tlaloctlictecs semblaient très mal payés. Aussi la plupart vivaient simplement avec un niveau de vie somme toute confortable, mais loin du luxe qu’on pouvait retrouver ailleurs. De plus les financements des hommes et femmes politiques étaient étroitement surveillés afin d’éviter toute magouille.
La Haute-Tlacatl monta les escaliers jusqu'au troisième étage avec une certaine difficulté. Elle n’avait pas une forme athlétique, et elle refusait de prendre l’ascenseur depuis qu’il était tombé en panne, l’y enfermant pendant presque toute une nuit.
Maniant son trousseau chargé de bien trop de porte-clefs, Itztaca entra enfin chez elle. Le problème des Titlacauan tournait encore et encore dans son cerveau. S’ils ne la contactaient pas c'était qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec elle. Et pour ce qui était de les trouver par soi-même, mieux valait ne même pas y penser.
La Haute-Tlacatl posa ses clefs et son sac sur une table basse et se dirigea vers la cuisine pour se préparer une tasse de Xocoatl. Mais aussitôt eût elle dépassé la porte, qu’un bras puissant vint enserrer sa gorge. Prise de panique, elle tenta vainement de frapper l’agresseur qui l’avait saisi par derrière. De sa deuxième main, l’intrus plaqua un tissu à l’odeur inconnue sur le nez et la bouche d’Itztaca. Rapidement, la cuisine autour d’elle devint floue, jusqu'à ce que ses paupières devenus lourdes ne la plonge dans l’obscurité du sommeil.
Posté : jeu. mai 10, 2018 1:29 pm
par Tiunterof
[spoiler="Personnages récurrents présents"][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/44/1478371879-photo-haute-tlacatl.jpg[/img][/center]
[center]Itztaca Quetzalxochitl[/center][/spoiler]
[center]Deus lo vult. (5)[/center]
Itztaca ouvrit lentement les yeux. Pendant une seconde elle resta là sans bouger, sans se souvenir de rien.
Puis son agression lui revint en mémoire et elle se redressa aussitôt.
Elle était allongée sur un matelas somme toute assez sommaire, posé au centre d’une pièce peu éclairées dont elle ne pouvait que deviner la taille.
Face à elle se trouvaient deux sièges, l’un d'eux était déjà occupé.
La Haute-Tlacatl se leva d’un bond, reculant de quelques pas.
- Qui êtes vous ? Où est-ce qu’on est ?!
Son interlocuteur était couvert d’une longue robe noire au tissu très lisse et fluide. Son visage était tourné vers elle, mais il était complètement couvert de ce qui semblait être un masque, oval, bombé, lisse et ne représentant aucun trait humain, il était entièrement réfléchissant, tel un miroir.
Un miroir ? Les choses devinrent plus claires. Le miroir fumant était le titre de Tezcatlipoca, dieu de l’invisible, de la magie et du mystère, seigneur de la nuit et gardien du nord. Le cœur affolé de la Haute-Tlacatl se calma légèrement.
- Vous êtes un Titlacauan, n'est-ce pas ?
- Oui.
La réponse fut brève. La voix de l’interlocuteur était cachée par une autre, synthétique et modifiée, bien plus puissante et qui couvrait donc le timbre originel de la personne en face d’elle.
Il semblait à Itztaca qu’elle distinguait une voix masculine, mais elle ne pouvait en être sûre.
- Vous auriez pu me faire parvenir un message pour convenir d’un lieu de rendez-vous, plutôt que de m’enlever.
La Haute-Tlacatl avait beau être courroucée, elle tentait de le laisser paraître le moins possible. Elle n’était pas en position de faire la maligne.
- Nous préférons prendre nos précautions. Prenez place je vous prie.
Itztaca s’avança, méfiante, avant de s’asseoir sur le siège faisant face à l’inconnu (ou l’inconnue?), qui prit la parole.
- Il semblerait que la République ait à nouveau besoin de nos services. Est-ce une demande ponctuelle, ou comptez vous renouveler le contrat qui nous a lié pendant tant de siècles ?
- Un peu des deux. Répondit Itztaca. Voilà ce que je vous propose. Nous avons une mission à vous proposer. Si vous réussissez, nous envisagerons de reprendre notre collaboration.
L’interlocuteur masqué ne répondit pas aussitôt. La Haute-Tlacatl s’agita un instant sur son siège.
- Quelle mission ?
- Vous n’êtes pas sans savoir que le Cuitlalpan est le théâtre d’un nombre inhabituel de disparitions. Nous voulons savoir où se trouvent nos citoyens, et les étrangers qui ont disparus sur notre sol.
À nouveau, de longues secondes passèrent.
- Nous acceptons. Si vous n’avez rien d’autre à nous dire, alors nous en avons terminé.
- C'est tout ce que j’avais à dire. Dit Itztaca, soucieuse de la manière dont on allait la renvoyer chez elle.
- Très bien. Puissiez vous voir le soleil se lever un jour de plus, ma sœur.
Quelques minutes plus tard, Itztaca plongea dans l'inconscience, sa peur diluée par la satisfaction d'avoir fournie à son pays de quoi se défendre contre ceux qui le menaçait de l'intérieur.
Posté : dim. mai 13, 2018 11:04 am
par Tiunterof
[spoiler="Personnages récurrents présents"][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/36/2/1504645432-empereur.jpg[/img]
Xibalba Qaho'lom, prétendant au trône impérial de Chiauhtlaya.[/center][/spoiler]
[center]Quand le maître rattrape l'élève. (4)[/center]
Xibalba serrait [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=336968#p336968]la lettre que lui avait envoyé sa cousine[/url]. Le froissement du papier venait briser le silence de la résidence d’hiver du prétendant.
- L’immonde petite catin… Ça y est, il lui a suffit de se faire culbuter par un nobliau du nord pour se prendre pour la reine du monde.
Xibalba jeta rageusement la lettre sur la première table venue, il était temps de rappeler à Eleuia qui était le chef de la maison Qaho’lom. Le prétendant dévala les escaliers de son manoir Cuemiltec, ses ancêtres l’avaient fait bâtir près de deux cent ans plus tôt et au fil du temps y avaient ajoutés quelques gadgets appréciables.
Descendant au plus profond du sous-sol, Xibalba finit par atteindre une petite pièce abritant un autel et divers artefacts dévoués à la vénération de Tezcatlipoca, que les Bacab'may nommaient Can Tzicnal. Au centre du mur au fond de la pièce, trônait un grand miroir. Il était couvert de volutes sombres comme si l’on avait passé une flamme sur la surface réfléchissante.
C'était le signe de Can Tzicnal, le miroir fumant, une surface réfléchissant sa propre image cachée par les secrets.
Le pourtour du miroir était orné de diverses dorures représentant des scènes mythologiques du règne solaire de Can Tzicnal. Xibalba appuya sur plusieurs ornements dans un ordre précis, un crâne, un oiseau, le sabot du dieu, et une hache. Une fois cela fait une diode lumineuse clignota dans l’œil d’une des dorures représentant le dieu.
- Titlacauans. Appela Xibalba. Gardiens des secrets, serviteurs du maître de la nuit, j’ai une mission à vous confier.
Posté : jeu. nov. 08, 2018 4:26 pm
par Tiunterof
Système scolaire Tlaloctlictec :
L’éducation au Tlaloctlitlal est gratuite et obligatoire. Cependant des dispositifs existent pour scolariser son enfant à domicile, que ce soit en l’inscrivant à une école équipée pour faire cours à des élèves à distance (basées le plus souvent dans les grandes villes), où en faisant soit-même cours à son enfant. Dans ce dernier cas, les parents peuvent bénéficier de formations sur certains sujets en partie remboursés par l’état.
La majorité des enfants suis cependant une scolarité classique, le taux de scolarisation étant élevé.
Culturellement parlant, l'apprentissage est considérée comme une fin en soit, ainsi même un adolescent qui prévoit de travailler dans la ferme familiale à l’âge adulte, comme cela se fait souvent, sera susceptible de faire de longues études dans un domaine d’intérêt n’ayant pas forcément de rapport avec l’agriculture.
L’érudition est hautement valorisée même si elle ne débouche pas sur une profession précise, et les nombreuses aides de l’état font que même les jeunes issus de familles ayant peu de moyens peuvent se permettre de passer quelques années en ville pour étudier sans que cela ne porte de trop grand préjudice à la situation financière familiale.
Ainsi il n’est pas rare de découvrir au détour d’une conversation que votre vendeur favoris de fruits a passé trois ans à étudier l’Histoire de Dytolie occidentale.
L’éducation au Tlaloctlitlal s’organise ainsi :
Note : Les élèves intègrent l’école l’année de leurs six ans.
Xochitl Xihuitl : Année des fleurs
→ Tlacēnti : Janvier
→ Tlaōnti : Février
→ Tlayēti : Mars
→ Tlanāuhti : Avril
→ Tlamācuīlti : Mai
De six à dix ans, les élèves apprennent les bases de multiples domaines théoriques et pratiques : Biologie, littérature, mathématiques, Histoire, peinture, bricolage, jardinage.
Ils apprennent également à lire et à écrire, et commencent à apprendre une langue en Tlayēti, à huit ans. Il n’est cependant pas rare que certains professeurs apprennent certains mots et règles de bases aux enfants, puisqu’en dehors des notions primordiales (écrire, lire, compter, nommer les parties du corps, entretenir le jardin scolaire) le programme scolaire reste très souple et est sujet à l’appréciation des professeurs.
Les cours ont lieu du vendredi au lundi, durant quatre jours.
Pāpalōtl Xihuitl : Année des papillons
→ Tlachicuazti : Juin
→ Tlachicōnti : Juillet
→ Tlachicuēiti : Août
→ Tlachiucnāuhti : Septembre
→ Tlamahtlācti : Octobre
→ Tlamahtlāccēti : Novembre
→ Tlamahtlācōnti : Décembre
De onze à dix-sept ans. Les enseignements sont communs (à l’exception de la langue apprise) pour tous jusqu’en Tlachiucnāuhti où deux heures par semaines sont dédiées à une option choisie par l’élève parmis une liste commune à toutes les écoles. Les élèves peuvent également choisir une deuxième langue.
Certains établissements peuvent proposer des options spéciales leur étant spécifique, mais son contenu doit être soumis au ministère pour validation.
L’année suivante, à quinze ans, l’élève peut choisir une deuxième option prenant place dans un deuxième créneau de deux heures.
L’année qui suit, en Tlamahtlāccēti, l’élève peut de la même façon choisir une troisième option.
La dernière année en revanche, pas d’option supplémentaire.
Les cours ont lieu du vendredi au lundi, durant quatre jours. Sauf durant les trois dernières années, de Tlamahtlācti à Tlamahtlācōnti (15 à 17 ans), où les cours ont également lieu le mardi matin.
Chaque année se finit par un examen général ne comptant pas dans les moyennes. Il ne détermine pas le passage à l’année suivante, mais des résultats catastrophiques peuvent justifier un redoublement.
L’examen de dernière année en revanche doit être réussi pour passer à l’année suivante.
Machiliztli Calli : Maison du savoir
→ Ce Xihuitl : Année Un
→ Ome Xihuitl : Année Deux
→ Yēi Xihuitl : Année Trois
De dix-huit à vingt ans. Une quatrième option est choisie en Ce Xihuitl, et une troisième langue (facultative). Les élèves partent parfois dans des Machiliztli Calli éloignées de chez eux pour obtenir des options spécifiques.
Chaque année les élèves doivent effectuer un stage.
Encore une fois, chaque année se termine par un examen. L’examen de troisième année se compose d’épreuves standardisées et identiques au niveau national. Il est nécessaire de réussir l’examen pour continuer.
Ueca Tlālticpactli : Dernier cycle
→ Tehueycaōcōtl
→ Quēyalizitzlī
→ Xitlēocopā
→ Quicōxitl
→ Caotlixācātl
De vingt et un à vingt-cinq ans.
Mené dans les universités. D’autres cursus sont bien sûr possibles dans d’autres types d’établissements. Mais la plupart des élèves qui choisissent d’entrer en dernier cycle suivent le chemin universitaire. Chaque année permet d’obtenir un diplôme spécifique, là aussi avec des examens. Les enseignements varient énormément d’une université à l’autre selon les thèmes abordés.
Les universités avec les mêmes intitulés prodiguent tout de même les mêmes enseignements.
Posté : mer. janv. 16, 2019 7:10 pm
par Tiunterof
Simpoballes :
Inventées par [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=321916#p321916]Ilcahzili Xochtlepan[/url], les simpoballes sont devenues de plus en plus célèbres sur l'internet Tlaloctlictec.
L'observation des tensions récentes en Olgarie et Dorimarie a inspiré à un certain XocoXocola12 cette récente création imaginant le Caeturia consultant ses messages sur les réseaux sociaux.
[spoiler=spoiler][img]https://cdn.discordapp.com/attachments/365497793202225152/535173586244206592/fb_balles.jpg[/img][/spoiler]