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Posté : mar. août 08, 2017 7:11 pm
par Vladimir Ivanov
Octobre 2033
Suqqur

La mode dytolico-céruléenne entre au Dahar !

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145163-556007ecoledesign3.jpg[/img] - [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145163-389603ecoledesign2.png[/img]
Les étudiants de la nouvelle section "mode et design" de l'immense Université Libre de Daharpur.

[url=http://www.simpolitique.com/post316101.html#p316101]L'Université Libre de Daharpur[/url] (dit ULDP) a ouvert ses portes il y a maintenant quelques mois. Pourtant, la plus grande et riche école du pays prouve son dynamisme en ouvrant, au sein de la faculté des arts, un nouveau département destiné à l'apprentissage du stylisme et de la "mode" en général, pris dans son sens britonnique ("fashion"), qu'elle soit vestimentaire ou propre au design des objets utilitaires ou décoratifs. Lequel nous permettra à terme, promettent les patrons d'entreprises du Dahar, de stimuler la demande intérieure au moyen d'une production de biens de qualité sur le modèle du management des start-up dytolico-céruléennes.
Dans le même esprit, grâce au nouveau partenariat signé entre notre souverain Ismaïl V et le roi d'Albion Clarkson III, les échanges d'étudiants et de professeurs ont pu être mis en œuvre à grande échelle avec les pays riches. Aussi tel un effet domino, par les relais intérieurs et extérieurs, tous (ré-)apprennent désormais la langue britonnique.
Nous rappelons que l'époque de la colonisation britonnique représenta un âge d'or pour Daharpur. C'est là qu'on se permettra de différencier cette ville de la Janubie continentale : dans cette dernière, la présence dytolienne fut souvent mal-perçue et génératrice de frustrations nationalistes, souvent légitimes d'ailleurs. A Daharpur, l'autonomie accordée à la cité portuaire est la résultante d'une méthode de gestion coloniale largement adoucie et tolérante, sans doute du fait de la conjonction entre les intérêts commerciaux liés à l'Isthme du Dar et la guerre coloniale qui faisait rage sur les contreforts Sud de la Chaîne du Kormal entre colons britonniques et nationalistes tojiks et syiro-qarluks.
Ceci expliquant le succès de la culture britonnique dans la région du Dahar, sans pour autant bien-sûr que celle-ci fasse de l'ombre à l'attrait culturel janubien. Une situation qui contraste avec le reste du pays, bien plus fermé et victime de la grande pauvreté, d'où les taux de fécondité et de moralité trop élevés qui y règnent.

Quoiqu'il en soit, cette section de la faculté des arts semble avoir attiré un nombre considérable de demandes d'intégration, venue de toutes les circonscriptions du Dahar (essentiellement des Rajans aisés ou de la classe moyenne -inexistante partout ailleurs dans le pays-). Davantage que prévu en cette rentrée universitaire, au point qu'on projette d'étendre ses attributions au domaine du marketing, malgré les éventuels différends qui peuvent exister entre les deux départements. La perception empathique et intuitive de "l'utilisateur" promue par les designers rejoindra nécessairement les appétits du "consommateur" suscités par les publicitaires. Tout simplement parce qu'en mariant bien-être et profit, beauté et chic, société et industrie, bref, en conjuguant cette complémentarité intrinsèque entre les mœurs et un commerce moralisé, le Karmalistan ouvrira ses portes au monde libre, et fera son entrée progressive dans la civilisation, celle du pain (prospérité économique), de la paix (gagée sur les échanges) et de la liberté (tolérance culturelle).
Ce succès démontre une évolution des mentalités chez les jeunes, qui on l'espère, ouvrira la voie à la multiplication des centres d'intérêt culturels partout ailleurs dans le pays.

HRP : rassurez-vous, je vais très bien. Quoique... bon d'accord, je reconnais avoir bu une petite gorgée de Ricard.
Mais j'ai pour preuve de ma sobriété, la souffrance que m'aura fait subir l'écriture d'un tel message.
TERIENK... euh, [url=http://www.simpolitique.com/post317440.html#p317440]LINDEMANN[/url], AU SECOURS !

Posté : ven. août 18, 2017 7:06 pm
par Vladimir Ivanov
24 novembre 2033
Shakhan'anjar

DERRIÈRE LA CRISE DIPLOMATIQUE, UNE GUERRE ÉVITÉE DE JUSTESSE AVEC L'EASHATRI ?

La rencontre historique du trimestre dernier, entre le ministre eashe des affaires étrangères Mavi Oroshe et le chef du gouvernement karmali Ahmadzaï Khan, fut un incontestable succès : relations économiques renforcées par un commerce de nombreuses matières premières, une coopération technique approfondie (dont un accord récent sur les télécom signés par les sociétés privées concernées), ainsi que des échanges culturels intenses, de la cinématographie aux voyages scolaires/estudiantins et aux pièces de musée. A défaut d'être juridique, voilà une véritable "alliance de facto", dirons certains analystes.
Pourtant, tout bascula lorsqu'un extrémiste de gauche eashe révéla le sujet abordé lors d'une réunion à huit clos entre l'etat-major de l'armée eashe et certains membres du gouvernement, dont le premier ministre lui-même, Sadiq Operkh : à savoir l'éventualité d'envahir le Sud du Karmalistan ! On appris peu après que la souveraineté territoriale de notre pays fut d'ailleurs violée par des troupes eashes conduites par des généraux-faucons.
Heureusement, la crise se résolvait avec la déchéance des généraux coupables d'avoir commis cet acte de guerre envers notre pays, des excuses officielles du ministre des affaire étrangère eashe, et un message clarifiant un peu plus la situation de la part du premier ministre.

Si la confiance entre nos deux pays a pu être écornée, la crise en Ashurdabad et les réseaux islamistes de l'Emirat agissant de part-et-d'autres de la frontière relativise quelque peu "l'acte de guerre". Il est tout à fait avéré que des groupes islamistes agissent en ce moment même autour de Kormalnagar, à quelques dizaines de kilomètres au-delà de la rive gauche du Tshygysh Daria, lesquels entretiennent des relations avec les groupes séparatistes shuktènes, de l'autre côté du Dar.
D'où, finalement, la création de ce "GDI", "General Development for Isthmus" (parfois renommé : "General Dahari Initiative"), doté de forces privées spécialement conçues pour agir sans tenir compte des limites frontalières entre nos deux pays, en parfait accord et coordination avec nos deux gouvernements et faciliter ainsi la lutte anti-terroriste.

En ces heures de crise internationale, surtout en Dytolie, avec les massacres de chrétiens en Lykke, avec l'intervention avortée britonne en Nouvelle-Occilée (province séparatiste de l'empire de Posnanie), avec le blocus soverovo-wildhornais contre la Britonnie, avec l'invasion de l'Atzum par le Tötternland, il convient donc de montrer l'exemple, en démontrant qu'une crise peut être résolue pacifiquement grâce à une sagesse mutuelle (relativisation karmale, destitution des responsables eashes)
A ce titre d'ailleurs, un qarluk de Karagol, la capitale, osa même affirmer devant les caméras :
[quote]Peut-être que finalement, les véritables "pays sous-développés", aux régimes politiques violents et orgueilleux, ne se trouvent pas au Sud, chez les misérables "barbares" musulmans du Karmalistan ou islamo-hindous du surpeuplé Eashatri, mais plutôt au Nord, chez les riches "civilisés" chrétiens de la Dytolie ![/quote]

Posté : sam. août 26, 2017 6:10 pm
par Vladimir Ivanov
18 décembre 2033
Shakhan'anjar

La campagne militaire contre les islamo-communistes, imminente !

Le Shakhan, en sa qualité de commandant en chef des armées, a enfin annoncé l'achèvement des plans de combat pour :
_ au sud-est, déloger les islamistes de Kormalnagar et de Khanawar, deux villes contrôlées par l'Amarat ("Émirat Islamique" d'Ali Mohammed Ibn al-Khattab), avec la participation conjointe et l'aide indirecte des forces eashes en Ashurdabad
_ au nord-est, déloger les communistes PRDK-ML de Kyzyl Adyr et les leurs alliés syirs (Syirkhanat) de Tchinggis.

A vrai dire les opérations ont déjà commencé... et de nouvelles unités spécialement dédiées à celles-ci ont été formé dans le sens de la réforme militaire globale (baisse générale massive des effectifs avec la démobilisation de 450 000 soldats, mutation du gros des troupes en forces paramilitaires -900 000- et formation d'une armée régulière conventionnelle de 150 000 hommes). Ces nouvelles unités seront en fait constituées et commandées par des SMP, sociétés militaires privées, cela afin de réduire les coûts pour le budget du Shakhanat. Ces SMP interagiront et coordonneront leurs efforts via le General Development for Ishtmus, récente organisation privée karmalie engagée dans le codéveloppement de la région Dar-Ashurdabad avec l'Eashatri. Selon certains experts, cette organisation de coordination des SMP gérée conjointement par des officiers de haut rang et des hommes d'affaire rajan deviendrait à terme le socle de la constitution de l'entité politique du Dahar, en voie d'autonomisation.

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Un sondage de faits divers... mais révélateur de la perception culturelle du Karmalistan

Un sondage d'opinions a été réalisé au Karmalistan, en deux temps, pour questionner les karmali de leurs goûts en matière de femmes... dans le cadre de l'organisation du concours de miss univers. Le Dahar (Sud) d'une part, le Centre et le Nord d'autre part.
Première distinction : les Karmali du Nord sont encore nombreux à refuser ce genre de concours par principe, révélateur d'un premier fossé culturel ou plutôt cultuel... l'islam fondamentaliste (notamment chez les Tojiks pour l'hanafisme, et les Qarluks pour l'école de Naqshband) y étant pour beaucoup.
Seconde distinction : le tiraillement entre Janubie et... Ventélie.
La candidate présentée par l'Horbarash écrase toutes ses concurrentes dans le Dahar, où les Rajans sont effectivement de "race" janubienne. Sa popularité est telle qu'elle serait devenue une icône chez certains jeunes ! Peut-être autant que sa beauté, sa cause engagée dans la défense du patrimoine culturel janubien, ainsi que sa position importante en tant qu'héritière d'une importante dynastie (deuxième fille du Radja de Bengakaar) y sont pour beaucoup dans ce phénomène populaire, l'ayant rendu célèbre dans tout le pays. On notera également la présence de trois candidates "asiato-océaniques" (Ventélie et Néchinésie) qui se démarquent elles aussi de toutes les autres.
Néanmoins, au Nord du Karmalistan, c'est la candidate kaiyuanaise qui sort grande vainqueur, et donc mathématiquement, c'est elle qui l'emporte à l'échelle de tout le Karmalistan ! Mais... outre sa "race" (asiate comme les Syirs et de nombreux qarluks), c'est probablement sa simplicité (elle semble joyeuse et peu superficielle) qui la rend appréciée de tous en "terre de Nod", y compris des peuples les plus traditionalistes. On remarquera qu'elle fait la quasi-unanimité chez les peuples Syirs, de "race jaune", attachés à la simplicité et au bonheur en dehors du superflu, dans les petites choses de la vie. Beaucoup de ceux qui ont refusé de participer au sondage par principe auraient très vraisemblablement voté pour elle s'ils avaient choisi de répondre.
Petite anecdote, à plusieurs reprises des karmali du Nord irrespectueux ont osé répondre : "je choisis la jeune femme présentée par le Kaiyuan ! ...parce que toutes les autres... enfin... comment dire... vous voyez quoi..."
Toutefois, même au Nord la janubiophilie semble percer quelque peu : la candidate horbarienne figure en second, assez loin devant toutes les autres. De leur côté, les deux ressortissantes des îles (Néchinésie), demeurent elles aussi relativement appréciées sur tout le territoire.

Dernière remarque : la curieuse absence des candidates de race blanche au sens large (slaves et arabes compris).

Dahar :
1) Urmila de Bengakaar (candidate hobararienne) : 62%
2) Meng Wu (candidate kaiyuanaise) : 12%
3) Minami Nayumi (candidate cipanguaise) : 10%
4) Hinaere Tupapu (candidate marite) : 6%
5) Toutes les autres : 6%
6) Refus de répondre au sondage par conviction politique ou religieuse : 4%

Centre et Nord du Karmalistan :
1) Refus de répondre au sondage par conviction politique ou religieuse : 37%
2) Meng Wu (candidate kaiyuanaise) : 33%
3) Urmila de Bengakaar (candidate hobararienne) : 14%
4) Minami Nayumi (candidate cipanguaise) : 5%
5) Hinaere Tupapu (candidate marite) : 5%
6) Toutes les autres : 6%

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145214-939761amadapaul.jpg[/img] - [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145214-359394mengwu.jpg[/img]
Les deux candidates choisis par les Karmali : la candidate janubienne d'Horbarash (très populaire de fait, surtout au Sud), et la candidate ventélienne du Kaiyuan (méconnue, mais grande gagnante du sondage, surtout au Nord).

Posté : mer. sept. 06, 2017 6:00 pm
par Vladimir Ivanov
HRP : MàJ, changement important formulaire du Gazar-Khün.
Seh-rang Beyragh
15 janvier 2034

Classement des puissances militaires dans le Monde (fin-2033)

Ce classement des puissances militaires tel que calculé par le journal Seh-rang Beyragh considère :
_ que ces points de puissances dépendent pour l'essentiel du coût d'entretien lui-même
_ que malgré cela, le coût de l'entretien annuel des armées est loin d'être le seul facteur qui détermine la puissance de celles-ci : il faut également prendre en compte la somme dépensée lors de l'achat d'origine (coût de production ou d'importation), mais aussi la valeur militaire nette, c'est-à-dire les trois facteurs indépendants du coût d'entretien :
1- équilibre numérique, c'est-à-dire disposer d'une armée avec, par exemple, suffisamment de capacités pour l'appui aérien ou le soutien d'artillerie par rapport à ses forces blindées (facteur non-comptabilisé ici pour des raisons pratiques),
2- complémentarité sectorielle, à savoir l'impératif besoin d'une mécanisation et d'une motorisation adaptées pour la mobilité et la protection de l'infanterie (facteur comptabilisé : il réduit légèrement entre-autres, la valeur de l'infanterie par rapport à son coût d'entretien prohibitif*)
3- et surtout le niveau technologique qui, lorsqu'il est avancé, peut augmenter considérablement le rapport "qualité/prix", ou plutôt "efficacité militaire réelle / coût d'entretien annuel".
_ qu'à ce propos, si les salaires des soldats peuvent variés d'un pays à l'autre malgré un niveau technologique similaire, tous les pays auront été arbitrairement placé sur un pieds d'égalité (au détriment des armées qui se contentent de faibles rémunérations pour leurs hommes, ce qui pénalisera les pays pauvres ou autoritaires)
_ qu'il ne tient pas compte du niveau de l'entrainement des armées (au détriment des pays riches ou militaristes)
_ qu'il ne tient pas compte des armes stratégiques, spatiales ou nucléaires (exceptés les missiles balistiques à charges conventionnelles, et les éventuels SNLE qui peuvent être modifiés en sous-marins nucléaires d'attaque type "lanceurs de missiles de croisière" -ou SSGN-, dont les ogives sont largement conventionnelles)
4- la valeur d'une unité dépend également de la crédibilité de la menace qu'elle est sensée contrer. Étant donné le faible nombre d'avions actifs dans le Monde (au point que certains porte-avions en sont dépourvus !), la valeur de la DCA moderne (et ses limites techniques qui ne vont pas au-delà du Patriot/S-300) est légèrement réduite par rapport aux systèmes ultra-modernes [HRP : qui ont pu exister dans la V3]
[+ note HRP : points de puissance réadaptés au nouveau système militaire ariosien, via un nouveau modèle de formulaire, et de nouveaux coefficients. Toutefois, la valeur du matériel obsolète, malgré son coût d'entretien prohibitif et malgré par conséquent son caractère "pas si obsolète que cela", a été tout de même sévèrement sous-évalué par rapport au matériel moderne, allant de 2,5 fois à 5 voire 6 fois inférieur selon le type d'unité, écarts inspirés du réalisme). Le porte-avions moderne a été probablement sur-évalué, de telle façon qu'on peut reconnaître une double-comptabilisation des avions embarqués (!).]

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145246-1770193classementarmes2033122.png[/img]

[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145291-6523203diagrammemilitaire2033122.png]Diagramme PPM 2033[/url]

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Les "deux+quatre" (grandes puissances militaires : plus du double de la moyenne mondiale) :
_ Karmalistan, Sovérovie (près du triple de la moyenne mondiale)
_ Breizhmor, Peos, Aminavie, Gazar-Khün

Les principales forces terrestres :
_ Karmalistan (68), Sovérovie (59) (respectivement 4,3 et 3,7 fois la moyenne mondiale)*
* Le Breizhmor au troisième rang (41) ne vaut que 2,6 fois la moyenne mondiale.

Les principales forces aériennes :
_ Gazar-Khün (25) (suprématie -aucun rival sérieux- avec 6 fois la moyenne mondiale ou 15% des escadrons disponibles dans le monde)

Les principales flottes :
_ Peos (19), Aminavie (19), Breizhmor (17), Caskar (14) (de 2,3 à 3,1 fois la moyenne mondiale)
________________________________________________

Courts commentaires :

Le Karmalistan ne doit son avantage numérique qu'à son artillerie surdimensionnée et à son infanterie mécanisée, suffisante pour rendre la première opérationnelle. Malgré leur obsolescence, les innombrables canons tractés, mortiers lourds ou mobiles, obusiers automoteurs et lance-roquettes multiples du Karmalistan, assistés d'une infanterie massive, d'une mécanisation correcte et d'une bonne connaissance du terrain, sans oublier les bataillons anti-aériens, octroient à ce pays une redoutable défense intérieure, de nature insurrectionnelle ou via une riposte de contre-invasion. Toutefois, l'ancienneté du matériel, le cruel manque d'aéronefs et de navires, empêchent ce pays d'être une menace (offensive) sérieuse pour quiconque se trouverait au-delà des mers ou n'ayant pas de frontière terrestre immédiate. Son point faible majeur : son PIB qui reste en berne depuis 3 ans.
Concrètement, la puissance de la Sovérovie ne repose que sur sa seule infanterie : à savoir 620 000 soldats modernes (70% de ses PPM), lesquels représentent à eux-seuls près de 2% de la population totale, soit probablement environ 7% de la population masculine en âge de combattre. Une armée gigantesque, sur-équipée, qui fait de ce pays la potentielle première puissance militaire mondiale, à condition de recevoir les équipements nécessaires à sa mécanisation blindée et à sa couverture aérienne. Des trous qu'elle peut toutefois combler via un système multilatéral de complémentarité militaire (alliance de la LIBO). Le pays dispose également d'une flotte de guerre tout à fait respectable.
Le Breizhmor et l'Aminavie sont probablement les deux puissances militaires les plus équilibrées. Des forces terrestres modernes et pléthoriques pour la première, obsolètes mais plus nombreuses encore pour la seconde, des forces aériennes dont l'indiscutable insuffisance est nettement moins grave que celle des autres puissances du Monde, et des flottes de guerre redoutables (sous-marine surtout pour l'Aminavie).
Le Peos, comme tous les autres pays du monde (hors Gazar-Khün), n'a pas de forces aériennes dignes de ce nom. Sa mécanisation blindée est également insuffisante. Sa puissance extraordinaire repose donc quasi-exclusivement sur deux facteurs : son infanterie... et surtout sa flotte de guerre, la première du Monde. Potentiellement, et en surface, ses navires dominent toutes les mers du Globe.
Le Gazar-Khün, maîtrise les airs. Avec 650 avions de combat et près de mille hélicoptères d'attaque, il n'a pas de rival sérieux en matière d'aéronefs. Mieux : ses forces sont relativement proportionnées, puisque son armée de terre reste nettement au-delà de la moyenne mondiale, et sa marine, plus que conséquente. Cependant, si, certes, le seuil critique maximal supporté par la population ou le PIB n'a pas lieu d'être en raison de la distinction nette entre PPM et coûts d'entretien annuels et réserves humaines disponibles, notons toutefois qu'à titre symbolique, en terme de PPM, ce pays est de très loin le plus militarisé du Monde (bien devant le Breizhmor, le Peos et l'Aminavie, deuxième, troisième et quatrième du classement en rapport PPM / (valeur proportionnelle PPM-PIB) + (valeur proportionnelle PPM-Pop)).

HRP : Tableur mixant population, PIB et PPM déjà achevé, second post à venir -avec commentaires- très prochainement.

Posté : jeu. sept. 07, 2017 3:41 am
par Vladimir Ivanov
Seh-rang Beyragh
19 janvier 2034

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145328-220525echiquier.jpg[/img]

Un classement des puissances dans un monde horizontal équilibré ?

Beaucoup d'analystes pensent qu'il est encore trop tôt pour se prononcer dans la mesure comparative et la catégorisation des nations en terme de puissance, au constat du décollage récent de la croissance mondiale à la suite du [long hiver politique]. Mais nous pouvons commencer une esquisse de classement qui aura pour base la "puissance potentielle", donc à venir, de chaque nation.
Par définition, au sens large, la puissance est la faculté acquise par un agent d'influer "volontairement" la décision d'un autre agent, de telle façon que ce dernier n'aurait pas réagit de la sorte sans la "décision", la présence ou l'activité initiale du premier agent. En clair, c'est la capacité à changer son environnement (sans forcément le réaliser, il suffit de le pouvoir : ce qu'on appelle la dissuasion).
Le calcul de la "puissance" d'une nation se mesure difficilement. Il existe deux types de puissance, et plusieurs facteurs déterminants.
Le hard-power, à savoir la coercition, mesure la masse démographique (population), la force militaire (armée), la richesse produite (économie) et le niveau du savoir-faire (technologie).
Le soft-power, à savoir la persuasion, mesure l'influence diplomatique, culturelle, religieuse ou idéologique.
La combinaison des deux est parfois qualifiée de "smart-power", à savoir l'intelligence, que l'on nommera plutôt le machiavélisme, une façon d'exercer et d'accroître son pouvoir avec ruse et clairvoyance, en employant tous les moyens à disposition, dosés selon le contexte et les besoins qui en découlent.

Nous avons plusieurs grades pour catégoriser la puissance des nations :
_ petite puissance : facultés spécialisées mais incomplètes, rayonnement régional (ou mondial si spécialisation), innombrables rivaux.
_ la puissance moyenne : capacité sérieuse d'autodéfense, rayonnement surtout régional, innombrables rivaux.
_ la grande puissance : domination régionale avec faculté de rayonnement mondial, nombreux rivaux.
[HRP ex. V3 : Kaiyuan rumyesque, Fiémance ariosienne, Kirep vlidujo-alexeien, Aquanox/Tarnosia amaskien, Shawiricie finerpapienne et Khaldidan /// début de la V3 : Lochlann, Quantar, Numancia...]
_ la superpuissance : domination "hémisphérique" avec rayonnement mondial, suprématie (parfois partagée) dans la plupart des secteurs stratégiques, très peu voire pas de rivaux sérieux (pas plus de deux).
[HRP ex. V3 : Rostovie vladienne et Pelabssa johélien jusqu'en 2019 ou jusqu'à sa destruction finale en 2021-22, Raksasa simanien et Rostovie libérée depuis mars 2023]
_ l'hyperpuissance : hégémonie mondiale, suprématie dans presque tous les domaines, aucun rival sérieux existant.
[HRP ex. V3 : Rostovie du Rovostran (URKR de Terienkov / Main Noire) de 2019 à mars 2023]

[quote]Rappelons les sept+un facteurs nécessaires pour obtenir les statuts de superpuissance et d'hyperpuissance :
1_ dominer l'économie mondiale par son PIB et sa monnaie
2_ être à l'avant-garde du progrès technique
3_ posséder de loin la première force armée conventionnelle du monde
4_ entretenir une influence diplomatique mondiale avec un réseau d'alliances fidèles et des dédoublements de frontières
5_ disposer d'une capacité de projection mondiale via une flotte de guerre inégalée et un réseau de bases ou facilités militaires à l'étranger
6_ répandre sa culture et son idéologie à travers le monde au point de devenir un rêve/modèle (ou cauchemar !?) pour tous les peuples
7_ détenir un arsenal nucléaire (ou d'ADM) suffisant pour qu'en dépende l'équilibre de la Terreur
8_ plus le "point Joker" -mais si cher et sacrificiel qu'il est optionnel-, à savoir l'édification d'un système de défense stratégique complet et opérationnel[/quote]
Certains facteurs peuvent être maîtrisés "de façon certaine et absolue" (A), d'autres "partiellement" (B).
Exemple par quelques points :
_ la maîtrise absolue du facteur 1(A) implique le statut de n°1 mondial en terme de PIB avec une avance "légère" d'au moins 20% (1/5e) sur le second. (Le PIB doit être supérieur au double de la moyenne mondiale).
_ la maîtrise absolue du facteur 3(A) demande non-seulement le statut de n°1 mondial en terme de puissance militaire, mais exige une avance considérable de plus de 33% (un tiers) cela afin de se donner une sûreté face au souci de comptabilisation -particulièrement complexe- de la puissance d'une armée. (La puissance militaire doit être supérieure au double de la moyenne mondiale).
_ la maîtrise partielle du facteur 1(B) implique la présence au peloton de tête du classement économique (les données de celui-ci devant représenter plus du double de la moyenne mondiale).
_ la maîtrise partielle du facteur 3(B) implique la présence au peloton de tête du classement militaire (les données de celui-ci devant représenter plus du double de la moyenne mondiale).

Pour prétendre au statut d'hyperpuissance, il est indispensable de maîtriser certainement et absolument (A) au moins 5 de ces facteurs (hors 8ème).
Aujourd'hui en 2033-2034, aucun pays du Monde n'entre dans cette catégorie, puisque même aucun d'entre-eux ne maîtrise absolument (A) ne serait-ce qu'un seul de ces facteurs. Ce "grade" n'est donc pour l'instant que pure chimère, même pour les alliances internationales.

[La seule NJ qui parvînt à atteindre ce stade dans toute l'Histoire de Simpolitique, est l'URKR de Terienkov (Rostovie de la Main Noire), avec 5+1(A) facteurs maîtrisés de façon certaine et absolue, et 1(B) "partiel" supplémentaire, sans rival sérieux durant plus de quatre ans, de 2019 à mars 2023 (déc.2012 à jan.2014 irl).
===> facteurs maîtrisés 1(A), 2(A), 3(A), 5(A) et 7(A). Avec en bonus le point optionnel 8(A). Et partiellement enfin, le facteur 6(B).
Effondrée en mars 2023, la Rostovie a ensuite considérablement rétrogradé, mais aucune autre nation n'a pu prendre le relais.


Pour prétendre au statut de superpuissance, il est indispensable de maîtriser certainement et absolument (A) au moins 3 de ces facteurs, dont impérativement, soit le facteur 1, soit le facteur 3 ou 7.
Bien-entendu là encore, absolument aucun pays ne peut s'en revendiquer sérieusement. Les écarts de puissances militaires et surtout de PIB, mais aussi de savoir-faire technique (à la fois trop incomplets et égalitairement répartis), sont encore bien trop resserrés pour qu'un n°1 ou même un petit groupe puisse se détacher véritablement du reste. L'éventuelle maîtrise des points 1, 2 et 3, ne peut donc être que partielle (B).

[HRP : La V3 s'est donc achevée avec la suprématie du Raksasa, qui fut la première superpuissance mondiale, avec la maîtrise absolue de 3(A) facteurs, auxquels s'ajoutaient 2(B) autres partiels.
===> facteurs maîtrisés 1(A), 2(A) et 4(A). Et partiellement enfin, les facteurs 3(B) et 5(B).
La Rostovie affaiblie en resta avec les facteurs 2(A) et 7(A), +8(A) en option. Et partiellement le facteur 3(B). Elle était alors la "seconde superpuissance".]


L'on peut néanmoins, au niveau des alliances internationales, éventuellement se permettre de spéculer sur les prochaines années à venir. Si elle prolonge sa progression avec constance, persévérance et fidélité, seule LIBO pourrait prétendre un jour au statut de "superpuissance". Outre le fameux facteur 1(B) qu'il devrait remporter haut la main à titre partiel d'ici deux ans à peine, le Vonalya semble à lui seul bien parti pour atteindre le point 4 (bien que sa maîtrise absolue soit contestable, étant donné la nature incertaine des traités bilatéraux tous-azimuts...), tandis que la Sovérovie, en plus du facteur 1(B) obtenu également d'ici quelques années selon les prédictions, les facteurs 3(B) et 5(B) sont également bien convoités. (Cela malgré le fait que sa marine soit encore largement surclassée par la tétrarchie thalassocratique citée dans le premier chapitre -post précédent-... quoique la complémentarité militaire de la LIBO anticipe ce "trou" via la puissante flotte du Breizhmor). Certes, individuellement, toutes ces nations sont à des années lumières du rang concerné. Mais l'alliance elle-même, pourrait espérer l'atteindre à condition qu'elle reste fermement soudée. En regard de l'absence de nature militaire de l'OCC, de l'écroulement diplomatique de l'UPO et du nain militaire qu'est la Ligue céruléenne, la vigueur diplomatique et économique du Vonalya, l'ambition géopolitique, technique et la puissance militaire de la Sovérovie, la flotte du Breizhmor et l'espace géographique du Ragvarld (monopole mondial du cuivre), peuvent donner une conjonction de puissance relativement complémentaire. Sa seule faiblesse est sa démographie : le Kaiyuan (de facto au sommet de l'OCC en poids politique et économique) est à lui seul aussi peuplé que l'ensemble de cette organisation nordique.

La démographie qui a son importance (majeure) dans le calcul de la puissance brute d'un pays, pour la simple raison que les autres facteurs sont trop également répartis à l'échelle de la planète. C'est à ce titre d'ailleurs qu'il convient de proposer un classement, détaillé, plus adapté et plus précis, de la mesure de puissance brute.
Celle-ci reposera sur trois facteurs généraux simples :
_ le PIB (pour les ressources financières disponibles au budget d’État et donc des armées, ainsi que la capacité de production)
_ la population (pour les forces mobilisables et la force vive de la nation)
_ la puissance militaire (la véritable puissance brute active en l'état d'un État, déjà estimée et expliquée précédemment).

La complication provenait d'abord et avant-tout de la coordination de ces trois facteurs, que l'on doit joindre sans sur-estimer ou sous-estimer l'un par rapport aux deux autres.
Théoriquement, un PPM (unité de mesure de la puissance militaire) équivaut en valeur approximative à un milliard $. Ce qui donne presque plus de valeur aux armées qu'à l'économie ! Cet état de fait démontre l'extrême disproportion entre un PIB mondial extrêmement faible d'un côté, et de l'autre une puissance militaire particulièrement lourde ainsi qu'une population moyenne relativement nombreuse.
Puisque les PIB sont faibles et davantage égalitaires (le Montalvo, au plus gros PIB du Monde, ne pèse qu'1,9 fois la moyenne mondiale), à l'inverse de populations et PPM aux écarts plus larges (l'Eashatri compte 3,3 fois plus d'habitants que la moyenne ; l'armée karmale vaut trois fois la moyenne mondiale de PPM), il ne peut y avoir qu'un rapport à l'avantage des deux derniers compteurs.

Fondé sur le modèle des PPM, on rejette néanmoins le modèle du milliard $ pour un PIB qui doit également financer l'entretien du matériel. Partant du principe qu'aucun pays n'a intérêt à dépasser le quart de son PIB en dépenses militaires, et si le point PIB est noté "PE", on considérera :

1 PE = 0,25(PIB) / 500 000 000

Quant à la population, on estimera à 20% le taux moyen de mobilisation générale par pays (même s'il doit différer). La valeur PPM se fiera donc à celle du soldat archaïque (aisément mobilisable, quoique moins entraîné que ceux qui le sont déjà) pour mesurer l'importance démographique. Si le point Population est noté "PD"*, on considérera :
* oui oui, comme le symbole chimique du Palladium.
1 PD = 0,2(Population totale) / 100 000

On en déduira donc, si point de puissance brute est noté PCT :

PCT = PE+PD+PPM

Ainsi, 1 PPM = 0,5 milliard $ de production de valeur économique annuelle [au lieu du "milliard" technique] = 100 000 hommes mobilisables (archaïques).

[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145328-1264233puissancebrute2033122.png][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145328-mini-1264233puissancebrute2033122.png[/img][/url]

Commentaires :
On distingue sept géants démographiques : l'Eashatri, le Kaiyuan, l'ELA, le Kodomo, le Sengaï, l'Horbarash et le Karmalistan. Ce sont les seuls à dépasser le double de la moyenne mondiale. Excepté le Kaiyuan, leurs PIB sont en-deça de la moyenne mondiale. Trois d'entre-eux sont des puissances militaires.
On distingue six grands (plutôt que "géants") économiques : le Montalvo, le Lianwa, l'Amarantie, le Deseret, le Vonalya et le Commonwealth. Ces PIB vont d'1,5 à 1,9 fois la moyenne mondiale. Tous des nains militaires aux populations inférieures à la moyenne, et bien que l'Amarantie s'en approche, sa population est relativement âgée et peu féconde.
On distingue six géants militaires : le Karmalistan, la Sovérovie, le Breizhmor, le Peos, l'Aminavie et le Gazar-Khün, dépassant le double de la moyenne mondiale. Ce sont toutefois des nains démographiques (sauf le Karmalistan) aux PIB médiocres (sauf la Sovérovie). D'ailleurs, seuls ces deux derniers (Karmalistan et Sovérovie) sont des puissances militaires dites "solides" grâce à des armées terrestres inégalées.

Cependant, ces catégories (en gras dans le tableau) dissimulent des puissances qui frôlent le peloton de tête des PPM : il s'agit des géants démographiques suivants : ELA, Kaiyuan et Sengaï. Rappelons que l'importance du facteur démographique n'est que temporaire, puisqu'elle s'explique par l'extraordinaire faiblesse et le nivellement relatif des PIB mondiaux en date de 2033-2034 (la croissance économique est généralement dix fois plus rapide que la croissance démographique).
On comprend donc mieux le classement final : le Kaiyuan est la première puissance brute potentielle mondiale, avec 298 PCT (points de coercition totaux -hardpower-). Doté d'un PIB en plein essor, d'une démographie galopante déjà immense, d'une armée de terre puissante, ce pays, acteur diplomatique de premier plan, à la tête de l'OCC, sans omettre son attractivité culturelle, est sans conteste le grand vainqueur de ce classement puisque s'ajoutera même une véritable maîtrise du soft-power.
Suivent derrière l'Eashatri (grâce à sa démographie essentiellement, mais ajoutons un développement économique prodigieux que les PCT ne prennent pas en compte), l'ELA et le Sengaï (géants démographiques aux capacités militaires sérieuses, le premier peut même prétendre au leadership continental), et enfin le Karmalistan (géant militaire et démographique, néanmoins "coincé" entre trois autres grandes puissances).
Exceptée l'ELA, on constate ainsi un véritable axe régional Kaiyuan-Sengaï-Karmalistan-Eashatri, auquel on pourrait presque rajouter l'Horbarash et le Kodomo, deux autres territoires très peuplés, quoique nains militaires.

Quoiqu'il en soit, avec le développement économique et d'éventuelles courses aux armements, l'avenir relativisera le poids démographique et permettra à des nations comme la Sovérovie de progresser à une vitesse prodigieuse dans ce genre de comptabilisation. En attendant l’émergence de supergrands...

Posté : ven. sept. 08, 2017 10:17 pm
par Vladimir Ivanov
Seh-rang Beyragh
23 janvier 2034

La sur-militarisation dans le Monde*
*et pas le "simpomonde" parce que c'est ridicule... in rp la planète Terre n'est pas sensée être une simulation.

[url=http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/07/170907031804460771.png]Dépenses militaires d'entretien par pays[/url]

Avec près de 13% du PIB, les dépenses militaires (au sens strict) du Karmalistan sont les plus lourdes, financièrement, au Monde. Elles représentent près du tiers d'un budget qui est récemment passé à 40% du PIB afin de palier entre-autres à la crise alimentaire en Ala-Tau.
Suivent de près la Sovérovie et la Magnérovie, avec 11% de leur PIB. En bas du classement, en dehors des pays non-militarisés comme Mari ou l'Ascensus, c'est Siracuzzia et le Montalvo qui détiennent les records absolus de sous-militarisation par rapport à la richesse produite, avec moins de 0,4% du PIB ! Le Vonalya et la Magyarie ferment le podium avec environ 0,5%.
Le seuil critique estimé du poids de l'armée dans l'économie d'un pays est parfois établi autour de 25%. Au-delà de cette proportion, la croissance économique ne peut connaître qu'une "tendance à la baisse", laquelle pourrait se concrétiser en véritable dépression (croissance négative) au bout de quelques années.

Toutefois, le PIB ne fait pas tout [HRP : surtout dans cette V4...]. La valeur d'un homme dépasse les calculs d'un PIB, dans la mesure où l'effondrement provoquerait une chute massive des prix et donc une baisse amortie d'accessibilité aux biens de première nécessité. Le coût du travail serait également moins lourd, le marché noir se développerait et les hommes, par-delà la pauvreté, se débrouilleraient par instinct collectif de survie à travers un PIB souterrain, presque "naturel", fondé entre-autre par exemple, sur l'agriculture vivrière, consommation personnelle non-comptabilisée dans le PIB, voire les dons, le volontariat ou l'esclavage...
En prolongation du chapitre précédent sur la mesure du hard-power, on remarquera l'existence du Composite Index of National Capability (Indice composite de capacité nationale), mesurant la puissance d'une nation à travers six facteurs :
D_ la population totale
U_ le taux d'urbanisation
F_ la production de fer et d'acier
E_ la consommation d’énergie primaire
M_ les dépenses militaires
S_ nombre de soldats actifs

Si cet indice peut être contesté pour son obsolescence (le fer et l'acier sont loin d'être les seules ressources nécessaires à la puissance coercitive d'un pays), notons toutefois ses similitudes avec le système des PCT, notamment par le fait que trois de ces six facteurs (D, E et S) dépendent plus ou moins directement du poids démographique.

Ainsi le poids de l'armée dépend donc aussi du nombre d'effectifs supportés... et donc du taux de militarisation (dont matérielle !) par rapport à la démographie. Comme expliqué précédemment, la faiblesse des PIB mondiaux augmente cette valeur marginale de la démographie, y compris pour la gestion des coûts de l'entretien.
Un pays faiblement peuplé stockant énormément de matériel militaire aura plus de difficultés à l'entretien et à l’usage de ce matériel qu'un pays trop peu peuplé (qui sera forcé d'acheter des mercenaires à l'étranger). On notera par exemple les sous-effectifs (certains équipements matériels sont inutilisables en raison du manque de troupes disponibles pour les équipages) du Caskar, avec seulement 7 000 soldats actifs.

On proposera donc une évaluation plus complète de l'effort militaire réel, mixant les ratios incomplets "effectifs / population" avec "dépenses militaires / PIB". Ce classement montre ainsi de facto, quels pays sont les plus militaristes au sens où l'armée doit peser non-seulement sur la richesse produite officiellement mais aussi sur la population.

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145525-7494823tauxdemilitarisation2033122.png[/img]
* Erratum : le Caskar a 30 millions d'habitants au lieu de 3... il est donc retiré de la liste des pays les plus militaristes du Monde.

Le Gazar-Khün est donc le pays le plus militariste du monde si on compte son effort total (mesuré par la puissance de son armée) par rapport à la combinaison de son PIB et de sa population. Cela au point que près de la moitié de ses PCT (points de coercition totaux) proviennent exclusivement de ses capacités militaires ! Le Breizhmor et le Peos le suivent derrière avec autour de 45%. Tous les pays situés au-delà de 0,5 voient leur PPM (puissance militaire) fournir plus d'un tiers de leur PCT.
Et on peut en effet confirmer dans chacun de ces cas une attention particulière accordée à la chose militaire, ne serait-ce déjà que culturellement ou, éventuellement, à leurs ambitions impérialistes. Le Gazar-Khün, on le sait, se sent menacé et cherche à se protéger à tous prix ; le Breizhmor développe lui-aussi une ambition militaire qu'il dissimule difficilement ; le Peos, sans parler de ses ennuis politiques avec le Montalvo, chéri son immense flotte de guerre ; et quant à l'Aminavie, à la Sovérovie, et à l'Uhmali... il s'agit clairement de trois États connus pour leur caractère disons... très "soucieux" à propos des questions martiales. Notons la présence du Siang (pays musulman) et du Ragvarld (très peu peuplé) en bas du groupe de tête.
Le Karmalistan est "mieux situé" (9ème place sur 41) grâce à sa démographie : plus du quart de ses PCT est imputable à son armée. Sachant que l'indice moyen mondial est de 0,3 (ce qui signifie que 23% des PCT de tous les pays vient de leurs forces armées), il compte donc encore en valeur absolue parmi les pays les plus militaristes, aux côtés du Tötternland (guerre contre l'Atzum), du Vryheid (qui vient d'acheter en masse du matériel militaire au Kaiyuan) et de la Magnérovie.
Enfin, par cette nouvelle méthode, on constate que c'est le Cipangu, l'Eashatri et le Tlaloclitlal qui figurent sur le podium des pays (avec armées) les plus pacifistes du monde.

Posté : dim. sept. 10, 2017 1:20 am
par Vladimir Ivanov
30 janvier 2034
Parcham

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145560-696959472282quatretiers.jpg[/img]

Tout pour la culture !

Le Karmalistan est le pays le plus pauvre du Monde après l'Eashatri. Son IDH détient le record mondial de sous-développement, et sa population, faiblement instruite, souffre en partie de sous-nutrition (disettes régulières en Ala-Tau). Il a frôlé un conflit avec son voisin janubien, et reste en état de guerre civile larvée. Enfin pour couronner le tout, le poids des dépenses de l'armée sur le PIB est le plus élevé au monde !

Mais, selon le chef du gouvernement, Ahmadzaï :
[quote]La politique du Shakhanat n'est pas court-termiste. Il n'est pas question d'opérer un déni tactique pour espérer changer quoi que ce soit dans les mois à venir. L'important est de s'adapter. Nous ne pouvons réduire drastiquement nos forces armées sous peine de voir grandir les menaces intérieures.
Il a donc été décidé de miser sur le long terme.[/quote]
Mais quels secteurs à soutenir en priorité permettraient au Karmalistan de se relever de façon sûre et pacifique sur le "long terme" ?

Sur la chaîne K3, le banquier Shaul Khairajul s'est amusé à poser la question à des Karmalis pris au hasard, pour connaître leur avis sur les nouveaux axes d'allocation par le budget de cette année. Le hasard faisant bien les choses dans un pays dont le PIB/hab ne dépasse pas 500 $, ce sont les pauvres qui ont été entendu. Une femme rajan a parlé de la santé. Un mufti tojik réclamait plus de fonds pour l'entretien des mosquées. Un autre rajan a même évoqué des aides pour stimuler le tourisme, générateur de profits considérables. Mais la tendance générale très majoritaire se résume à l'opinion d'un villageois tojik mince et moustachu des monts de l'Ala-Tau : "tout pour la culture !"
Shaul Khairajul lui demanda de s'expliquer plus précisément : "- c'est-à-dire ? l'éducation ? la musique ? la littérature ? la préservation de notre patrimoine historique ?" Le frêle paysan de l'Arkadyriane brandit alors une carotte devant le banquier et répéta : "tout pour la culture !"

Anecdote révélatrice.

Finalement, c'est sous la pression de la princesse Mamta Ismaïla Khan que le Shakhan consenti enfin à investir dans ces deux domaines vitaux que sont l'éducation et surtout... la production alimentaire.
Aussi le nouveau budget présenté pour l'année 2034 dévoile-t-il deux priorités : 20% soit 3,2 milliers de milliards de tengis alloués à la seule production agricole, et 18% soit 2,9 milliers de milliards alloués à l'instruction.
Outre les écoles (primaires et secondaires avant-tout) et la laïcisation de l'éducation, les tracteurs et engrais seront achetés ou fabriqués ("biens d'équipement divers" dans les contrats commerciaux) afin de mener une véritable "révolution verte". C'est dans cette même logique que va être réduit notre production de coton, certes sources de revenus mais dont la consommation d'eau dépasse nos capacités, la nourriture venant en premier.

Tout comme nous remercions le Gazar-Khün et le Kodomo pour leur précieuse aide alimentaire, nous remercions également certes, notre princesse, à laquelle nous devons ces réformes de bon sens. Cependant, l'influence des bons sentiments de celle-ci est non-seulement insuffisante pour résoudre les contradictions structurelles du pays, mais elle est aussi menacée par de nombreux groupes de pression, principalement militaires (tel le général McNeil qui veut guerroyer au Nord), religieux (Shura-e Malloi) et économiques (Abcadi, lobbys industriels...), sans oublier l'ombre du KhAD qui plane sur toute la scène politique.
La très forte croissance démographique (du à une baisse -quoique très progressive- de la mortalité infantile et aux taux de fécondité records, avec plus de 5 ou 6 enfants par femmes selon les provinces !) implique que la productivité agraire suive ce rythme. L'allocation de ces ressources budgétaires vers la production de céréales, de légumes ou de fruits apportera -sur papier- une aide réelle pour atténuer les souffrances du peuple. Seulement, la corruption est omniprésente, et personne ne sait à quoi... ou plutôt à qui profitera cet argent.
Si l'insurrection armée n'est pas la solution (contrairement aux communistes fanatiques et totalitaristes du Nord nous croyons au bien-fondé d'une juste réforme), celle proposée par les éléments les moins réactionnaires du gouvernement sera certainement insuffisante "à terme".

Posté : mar. sept. 19, 2017 8:37 am
par Vladimir Ivanov
26 février 2034
Shakhan'anjar

Une victoire pour l'Horbarash, pour la Janubie, et pour le Karmalistan !

[url=http://www.simpolitique.com/post321036.html#p321036]Dans notre précédent article[/url], nous avions sondé l'avis de nos compatriotes. Et le fait est que, très loin devant toutes les autres, les Karmalis avaient misé sur deux miss : la candidate présentée par le Kaiyuan, Mengu Wu, qui a charmé la majorité d'entre-eux (surtout au Nord) pour sa simplicité, son humilité, sa joie de vivre ; et la candidate de l'Horbarash, laquelle a séduit les Rajans au Sud, pour son engagement en faveur de la promotion d'une culture familière qu'ils partagent pleinement. Celle-ci était même devenue une véritable star, un symbole pour la jeunesse désirant un retour aux racines janubiennes, les jeunes filles et adolescentes n'hésitant pas afficher son portrait officiel dans leurs chambres !
Nos collègues journalistes amarantins ne nous croyaient pas. Et pourtant elle l'a fait : Urmila de Bengakaar, deuxième fille du Radja éponyme, vient de gagner le concours des miss.

[img]https://i.imgur.com/dNU3PQg.jpg[/img]

Tout semblait pourtant sourire à deux autres candidates : la célèbre Elizaveta Ivanovskaya de Soverovie, aux photographies plus... "osées", connue désormais dans le monde entier et largement suivie sur les réseaux sociaux des pays riches, et bien-sûr l'archi-favorite, presque certaine de l'emporter : la diplomate vonalyanne Sunniva de Kjæren, miss-univers modèle, victorieuse avant même son intronisation.

Hier soir, jusqu'à l'annonce des résultats... le cœur de Daharpur, la plus grande ville du pays sur la côte, s'était arrêtée un instant. Avant de repartir, avant que la cité ne se lève d'un seul homme. Avant la jubilation. L'évènement était d'autant plus rare et précieux que riches et pauvres ont dépassé leurs antagonismes pour se réunir dans l'égalité à cette véritable fête populaire karmale. Même au Nord, en Arkadyriane, où le concours fut beaucoup moins suivis (pauvreté matérielle oblige...), on entendit quelques cris de joie, surtout de jeunes filles toutes agglutinées derrière leur radio ou dans la salle de télévision commune du village, ou du quartier... non sans une certaine retenue malgré tout, sous le regard de l'inquisition sociale musulmane.
Il va de soi que le phénomène "Urmila" ne fera que prendre de l'ampleur au Karmalistan : la star deviendra une icône, un phare pour la soif de liberté et de janubianité du peuple rajan. Cela tandis que la demande touristique à destination de l'Horbarash vont exploser...

La princesse du Karmalistan, Mamta Ismaïla Khan, qui avait participé au concours il y a quelques années, a bien-sûr commenté la nouvelle le lendemain matin :
[quote]C'est avec une grande joie que j'ai appris les résultats hier soir. [url=http://www.simpolitique.com/post318561.html#p318561]Naturellement, de par mon attachement personnel à la culture janubienne, hindouiste et horbarienne en particulier[/url], elle était ma candidate favorite au concours des miss-univers, représentant à elle seule son continent jusqu'au Rajanistan karmal.
Je félicite Urmila de Bengakaar pour son élection, une victoire qui contribuera à faire connaître et rayonner la culture janubienne dans le Monde ![/quote]
On observa en effet au sein de ces liesses populaires, notamment chez les Rajans, d'innombrables [url=http://zupimages.net/up/17/15/tx04.png]petits drapeaux du "Tigre Souverain"[/url], symbole officiel de l'Horbarash.

Cet évènement n'est pas qu'un fait divers, et encore moins une vulgaire réaction instinctive à une quelconque "télé-réalité". Il s'agit d'un signe fort lancé par le peuple du Karmalistan à destination de la Janubie.

[img]https://img11.hostingpics.net/pics/625189fteDahar.jpg[/img]
Le Karmalistan-Sud célèbre la victoire de sa candidate d'Horbarash, ici dans un quartier particulièrement pauvre de Daharpur. On notera la présence inhabituelle de quelques jeunes issues de familles plus aisées.

Posté : mar. oct. 10, 2017 4:55 pm
par Vladimir Ivanov
30 avril 2034
Parcham

Économie : une main d'acier dans un gant de coton

Le Karmalistan, pays pauvre encore retardataire dans son développement économique, oriente ses espoirs sur deux richesses majeures : l'acier et le coton.

Le soleil, un sol riche et d'énormes travaux d'irrigation (investissements publics datant de la deuxième moitié du XXe siècle) ont permis au Karmalistan de se hisser parmi les leaders mondiaux du coton, avec une production annuelle moyenne de 400 000 tonnes. Avec à ses côtés les productions de soie (vers) et de laine (moutons) encore très importantes, l'or blanc lui permet d'acquérir une certaine autosuffisante en matière de textile (vêtements locaux traditionnels tojiks, qarlouks et rajans pour la culture d'Ortosundagol surtout), ainsi que de se tailler une réputation mondiale pour ce qui concerne les tapis, véritable symbole national.

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145692-541288tapisqarlouk.jpg[/img]
Un tapis qarlouk traditionnel.

La culture du coton est telle que le pays est théoriquement capable de rejoindre le club très fermé des grands exportateurs mondiaux (avec le Kaiyuan) : le Commonwealth est pour l'instant notre principal gros client, mais devrait être rejoint prochainement par le Vahagnastan qui s'est dit intéressé par une importation annuelle de 75 000 tonnes (!).

Le revers de la médaille, c'est la consommation d'eau qu'exige la culture de l'or blanc. Les périodes de sécheresse sont ainsi particulièrement craintes, le manque d'eau se faisant sentir pour les autres cultures agricoles, ce qui n'arrange pas les disettes périodiques qui touchent les régions tojiks du Nord-Ouest. Enfin, en raison de l'assèchement de nombreux ruisseaux, les dégâts environnementaux touchent une grande partie du Nord du pays : vents de sable, désertification et surtout "steppisation". Ce qui pose un problème d'avenir majeur dans un pays en très forte croissance démographique (plus de 5 enfants par femme).

Heureusement, à l'inverse de certains voisins musulmans du Marqaz oriental, le Karmalistan est plutôt bien pourvu en châteaux d'eau naturels : les monts de l'Ala-Tau, les monts du Kormal et le massif de Khanbalik. Ces trois reliefs qui encadrent toute la vallée -extrêmement fertile- du Sûrgüngë / Iaxarte permettent en théorie d'approvisionner en eau une région vulnérable aux sécheresses estivales, à condition d'effectuer les travaux d'irrigation nécessaires.

Seulement voilà... au coût environnemental s'ajoute un coût social : la production de coton ne consomme pas qu'une quantité importante d'eau, elle exige -à l'instar du riz en Ventélie- une main d’œuvre particulièrement importante.
Et de ce fait, en "Qarloukistan", ce sont des "volontaires" de tous les âges, y compris des enfants (à partir de 12 ans), qui sont mobilisés, chaque début d'automne, pour assurer la récolte. Une récolte organisée par les maliks (qui ont pris le relais de l’État). Autant dire que la rémunération est infime (entre 5 et 7$ par jour, là où le salaire moyen est nettement supérieur) et que le statut de "volontariat" est bel et bien attribué à des... forçats.

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145692-669660ouzbekrecoltecoton1.jpg[/img]
Des "volontaires" pour la culture de l'or blanc.

Heureusement, sous la pression cumulée des députés du PRIK (parti révolutionnaire institutionnel) du Majlis, de la princesse Mamta Ismaïla Khan et des menaces de révolte suscitées par la montée en puissance du Syirkhanat/PRDK-ML et des islamistes en Ala-Tau, le gouvernement est intervenu pour légiférer et protéger les travailleurs, notamment les enfants, qui ont vu leur durée de travail considérablement réduite (du moins officiellement). Le banquier d'investissement Shaul Khairajul a par ailleurs consenti à verser à ceux-ci une prime supplémentaire annuelle sur les fonds propres de sa banque (ABKADI) sous la forme de micro-crédits à taux zéro et remboursables sur long terme. Une générosité qui lui a valu des critiques de la part des autres milieux d'affaire... l'accusant de sponsoriser la fainéantise...

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145692-995201tchartex.jpg[/img]
Tchartex : travailleuse qarlouke dans l'industrie légère (textile) à Tchardjou.

L'autre production majeure du pays est l'acier : le Karmalistan est le premier producteur mondial de fer avec 121 millions de tonnes par an, soit plus de la moitié de la production mondiale ! (55%.) Il n'est suivi de très loin que par le Vahagnastan et l'Uhmali avec respectivement 15 millions (6%) et 13 millions (5%) de tonnes. Pour le charbon, il se classe quatrième avec 38 millions de tonnes produites (8%), derrière le Gazar-Khün, le Kaiyuan et la Sovérovie.

Ses exportations (il s'agit de l'acier au plus bas coût de production du globe) se sont multipliées aux quatre coins du Monde : Commonwealth (pour le Mahajanubia, seulement du fer), Bykova, Vonalya, Kodomo, Deux-Lucagnes... et le potentiel demeure énorme, étant donné la relativement faible consommation intérieure actuelle, et surtout la production gargantuesque de fer.
Une consommation intérieure qui peine à émerger, en raison du manque d'infrastructure et de capital financier suffisant. Malgré tout, depuis la fin du siècle dernier, la mécanique et l'industrie sidérurgique se sont considérablement développées dans certains pôles urbains du Nord (pourtant réputé "sous-développé), comme la capitale Karagol, Altaï-Ata, Tchardjou, Khorramshar, Arkadyr, Enokhobod ou Sürgün.

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145674-358819altasiderurg.jpg[/img]
Une usine sidérurgique à Altaï-Ata. Bien qu'elle produise actuellement des biens civils, elle est aisément re-convertible en fabrique de pièces d'artillerie.

Le point noir dans ce tableau... est justement la faible production manufacturière : dès lors qu'on sort du champ militaro-industriel, nos usines sont peu capables dans la production de biens d'équipement ou de consommation courants. Notre seul atout majeur dans la production "pacifique" est le camion de transport (qui peut être civil ou militaire), fabriqué à la chaîne dans tout le pays et sans lequel notre réseau de transport tomberait en défaillance totale.

En conclusion, les tapis et les camions, deux productions caractéristiques misent en avant dans les médias et en diplomatie au service de l'image méliorative du Karmalistan, n'est qu'un gant de coton qui dissimule la main de fer d'un servage de facto appliqué dans les champs de coton, et d'une production d'armement en veilleuse... (tandis que les camions sont justement la pièce indispensable à la mobilité de nos innombrables batteries d'artillerie tractées).

Posté : dim. oct. 29, 2017 10:41 am
par Vladimir Ivanov
22 juin 2034
Brèves

I- Économie : Shakhan'anjar
_ Inauguration de la première usine de téléphones mobiles à Hyperabad, le Karmalistan venant d'acquérir cette précieuse technologie en concevant de façon autonome ses propres circuits intégrés et cartes SIM.
_ Travaux pour la modernisation et l'agrandissement des chantiers navals (civils et militaires) de Daharpur.
_ La recherche continue afin d'élaborer nos premiers grands navires commerciaux et militaires "100% karmali".

II- Social : Parcham
_ La princesse et le banquier : un djihad utile contre la pauvreté et les injustices, une croisade inutile pour le roi. Mamta Ismaïla Khan et Shaul Khairajul, par leur engagement commun à la fois médiatique (conférences, discours, soutien à des reportages de sensibilisation), financier et législatif (pression sur le Majlis pour l'adoption de lois progressistes), s'efforceraient de remonter la côte de popularité d'un roi désormais méprisé par la majorité de sa propre population.

III- Diplomatie : Parcham
_ Projet de rapprochement avec les pays musulmans : une alliance est-elle envisageable ? L'amitié personnelle qui lie le Shakhan Ismaïl V et le roi d'Albion représente un frein aux aspirations diplomatiques du Karmalistan, tant en direction de la Janubie qu'avec la fraternité islamique.

IV- Lutte antiterroriste : Shakhan'anjar
_ 90% de la cité de Kormalnagar libérée, les combats continuent.
_ Projet de deux opérations antiterroristes majeures : la première contre les bastions de l'Amarat en Ala-Tau (Tükhtamish) et la seconde contre le Syirkhanat et le PRDK-ML sur les rives du Kyzyl-Gol.
_ Intenses bombardements aériens contre une faction de fanatiques "communistes-abrahamiques" se faisant appeler la "Confrérie du Nod", à Turgaï sur le haut-plateau de l'Altaï.