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Posté : mar. mai 08, 2018 12:14 pm
par Vladimir Ivanov
COMMENTAIRE DE PRESSE (2)
====> [url]https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337218#p337218[/url]
[img]https://i.imgur.com/JsaQR8X.jpg[/img]
Un professeur tojike de l'université de Daharpur et spécialiste des langues céruléennes, commente -brièvement- à son fils (15 ans et demi), l'article de presse amarantin Marborda Anoncanto.
Vois mon fils. Cet article est à cheval entre la malhonnêteté et la stupidité. Il commet en effet plusieurs erreurs flagrantes.
D'abord il décrit le cessez-le-feu intérieur karmal (qui ne concerne que les guérillas communistes et syirs) de "Timing parfait" avec la guerre. Or, deux choses :
_ si la trêve "formelle" proprement dit a été signé en ce mois de janvier, le cessez-le-feu avec l'arrêt complet des opérations anti-communistes datent [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=335888#p335888]de l'année dernière, à la suite de la démission de l'émir[/url], et donc à la suite de l'affaiblissement du camp islamo-conservateur au Karmalistan,
_ et surtout : puisqu'une trêve vient d'être signée avec les communistes, en cette période de vacance du pouvoir, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337086#p337086]celle avec les islamistes vient logiquement d'éclater, les combats entre forces gouvernementales et islamistes ont donc repris[/url].
[quote]Les rebelles karmalis des régions les plus reculées et les moins insérées dans la mondialisation semblent visiblement très au fait et de l’actualité internationale[/quote]
Bien-évidemment, les guérillas du Karmalistan ne sont pas des mouvements de vas-nus-pieds illettrés qui dansent autour d'un feu avec des plumes dans le postérieur. Ce sont des hommes certes au mode de vie spartiate, mais dotés d'équipements électroniques (ordinateurs, téléphones, antennes portables) et de réseaux d'espions dans les villes et villages du pays, qui leur permettent de se tenir au courant en temps réel de toute l'actualité internationale, parfois même bien avant le citadin moyen karmali. Ils reçoivent régulièrement le rapport d'agents de renseignement qui en savent plus que n'importe quel journaliste, sont actifs sur internet, publient textes et vidéos de propagande, et éventuellement... lisent le journal.
Mais du point de vue d'un riche céruléen et de ses clichés, une guérilla dans ce pays turco-perse lointain et barbare qu'est le Karmalistan, est forcément une tribu d'idiots nus mangeur de sauterelles armés d'arbalètes.
Et bien-sûr, aucun commentaire sur la contestation politique au Dahar, dont les élites s'opposent à la guerre, une menace pour Karagol autrement plus dangereuse que des guérillas limitées dans l'espace et illimitées dans le temps, puisqu'éternellement circonscrites en zones périphériques.
Malgré les "multiples blasphèmes hachémaniens" contre la religion musulmane, du moins selon les islamistes de l'Amarat (disons de notre point de vue, la sécularisation du pays), ces derniers n'ont pas pour autant été solidaire du gouvernement, puisque les combats ont justement repris depuis la démission de l'émir et la signature de la trêve avec les groupes communistes.
Le paragraphe suivant est par contre, déjà nettement plus sérieux. Tout comme l'article montalvéen.
Mais voilà, en ce qui concerne ce premier paragraphe du dernier article de l'Marborda Anoncanto, un second exemple d'erreur ou de manipulation journalistique dont-il faut se méfier.
Posté : jeu. mai 10, 2018 2:01 am
par Vladimir Ivanov
[! HRP : lire ce rp avant ===> [url]https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=334893#p334893[/url] !]
KAAMELOTTISTAN
Résidence officielle à Daharpur, une salle étroite, cinq sièges autour d'une large table. Le destin du Karmalistan allait se jouer ici.
Étaient déjà présents le nawab rajan Singh Sharif et le célèbre général McNeil.
Parmi les invités, Abu Bakr Safarali, l'un des anciens principaux conseillers de l'émir, réputé islamiste de la ligne dure (mais aux étranges intentions) et l'un des plus puissants oerleuk (général) du pays, arriva en premier, boitant. Puis vînt, calme et posé comme à son habitude, Omar Sultan Zareh, représentant officiel des intérêts du parti islamiste lors des prochaines négociations.
Nazar Babür, le « petit oerleuk », était légèrement en retard.
Ainsi trois factions devaient trouver un arrangement commun :
_ la faction islamiste de l’Émir démissionné, représenté par Omar Sultan Zareh
_ la faction progressiste de la Reine suspendue, représenté par Nazar Babür
_ la faction libérale du Dahar, représenté par McNeil
Les négociations seraient arbitrées par Singh Sharif (libéral) et Abu Bakr Safarali (islamiste).
[img]https://i.imgur.com/BtFYJZ9.png[/img]
De gauche à droite : McNeil, Sultan Zareh et l'oerleuk Abu Bakr Safarali.
Singh Sharif :
« Bien, alors pour commencer je souhaite la bienvenue à son excellence le chef du gouvernement Omar Sultan Zareh, à l'oerleuk et chef du secteur Centre avec mandat sur le Nord-Est, Abu Bakr Safarali, ainsi qu'à l'oerleuk du secteur Nord-Ouest, Nazar Babür. »
McNeil :
« Et moi je pue des pieds ? »
Singh Sharif :
« Général, vous savez bien que vous êtes ici à deux pas de chez vous ! »
McNeil :
« Mais pas de souciiii ! faites comme si je n'étais pas là, ce sera plus simple ! »
Omar Sultan Zareh :
-exaspération dissimulée derrière un grand sourire- « Bon, qu'est-ce que je fais ? je retourne à Karagol ? »
McNeil :
« Personne vous retient ! »
Singh Sharif :
« S'il vous plaît... »
Abu Bakr Safarali :
« C'est moi, ou l'ambiance n'est pas à son paroxysme, question respect et courtoisie ? »
McNeil :
« Je vois pas l'intérêt de commencer une réunion si c'est pour en oublier la moitié. »
Singh Sharif :
« Je vous en prie, on va se calmer, et recommencer cette discussion sur des bases saines depuis le début. »
Nazar Babür :
« On se re-farci toutes les présentations ? ...non !? »
-soupire de Singh Sharif-
Omar Sultan Zareh :
« Et puis les présentations... pourquoi ne pas s'en passer, au bout d'un moment ? »
Singh Sharif :
« Très bien, tant pi pour le côté solennel, j'ouvre directement les négociations.
Alors. En ces temps troublés de déchirements intérieurs et extérieurs, je tiens à rappeler à tous notre attachement mutuel à une même nation : nous avons de nombreux ennemis, des ennemis communs, qui nécessitent que nous unissions nos forces. Nous avons tout intérêt, tant par la tête, je veux dire le calcul, que par le cœur, à trouver un arrangement qui permette au Karmalistan de rester uni. »
Omar Sultan Zareh :
« la tête... le cœur... chez certains je crois qu'il faut viser plus bas... »
McNeil :
« Et je suppose que cette pique m'est adressée ? »
Omar Sultan Zareh :
« Vous vous êtes reconnu bien vite en effet, général. »
McNeil :
« Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un basané fourbe, ni d'un fanatique enturbanné, et encore moins du valet servile d'une femme. Et vous, le silencieux, » -il se tourne vers Nazar Babür- « je suppose que c'est en faisant le laquais de la Reine, que vous espérez la conquérir et prendre le pouvoir ? Mauvais calcul, croyez-moi ! D'ailleurs ça n'a pas l'air de vous réussir » -il regarde sa cicatrice au front-
Nazar Babür :
« D'un point de vue rigoureusement idéologique, la Shakhan est mon ennemie - autant que peut l'être le pouvoir personnel. Une ennemie bien plus redoutable que vous, McNeil. Quant à mes véritables aspirations, elles dépassent de loin votre entendement. »
McNeil :
« Encore votre pureté religieuse à la noix. Vous les islamistes, m'avez déçus depuis longtemps. Votre ardeur à combattre les communistes est saluée par de nombreux nawab, mais moi je vois clair dans votre jeu. Avec la LIM vous manipulez vos frères-musulmans de l'étranger, vous nous menez droit à la guerre, et à l'intérieur vous feintez, simulez, cela pour trahir vos alliés du Sud et... à terme, visiblement, pour assassiner la reine. Je me trompe ? »
Omar Sultan Zareh :
-ironique et provocateur- « Ooooh, on s'inquiète pour elle, général ? Qu'avez-vous fait pour la défendre, le 19 octobre, au Majlis ? Votre courage à toute épreuve, où était-il ? Je ne l'ai pas vu ! »
-McNeil s'énerve, se lève, mais est arrêté par Abu Bakr Safarali-
Abu Bakr Safarali :
« En venir aux mains ne ferait que vous attirer des ennuis, général. »
Omar Sultan Zareh :
« A l'inverse, vous, oerleuk Nazar Babür, votre intervention l'a sauvé, incontestablement. Mais que cela peut-il bien signifier alors que vous la taxez d'ennemie ? Vos maîtres de l'Altaï craignent-ils tant que ça l'établissement d'un Émirat ? »
Nazar Babür :
« Vos accusations... pèseraient-elles autant en crédibilité que le nombre de taupes du Nod infiltrées dans vos rangs ? »
McNeil :
« Attendez... nous avons un communiste parmi-nous ? »
Abu Bakr Safarali :
« Écoutez, entre membres d'une même coalition dans la lutte contre l'Hachémanie et les guérillas intérieures, les rivalités doivent s'agencer dans le cadre d'une concurrence productive. Évitons les attaques directes et accusations hâtives. Le KhAD est là, pour ce qui est de la chasse aux traîtres. Et puis... en ces temps troublés, signons une trêve, comme nous l'avons fait avec certaines de ces mêmes guérillas. »
McNeil :
« Pactiser avec les rouges au nom d'une guerre qui ne nous concerne pas... »
Omar Sultan Zareh :
« L'Hachémanie est une réelle menace à vos intérêts économiques, au Dahar. »
McNeil :
« C'est la guerre elle-même, celle que vous venez de "déclarer", qui nous conduira à la ruine. Le Dahar ne permettra aucune conspiration islamo-bolchévique à Karagol. Notre indépendance, bientôt nous l'arracherons, avec ou sans votre permission. »
Abu Bakr Safarali :
« Si vous proclamez votre indépendance, il nous faudra trois semaines. Trois petites semaines pour noyer votre pitoyable Raj de pourris-gâtés dans le fer et le sang. »
McNeil :
« Dans ce cas, vous feriez mieux d'agir dès maintenant. Parce que le GDI se dotera d'une force armée que vous ne serez plus en mesure d'encadrer. Cette guerre contre l'Hachémanie n'est pas la notre, et nous n'hésiterons pas à prendre partie pour vos pires adversaires. »
Singh Sharif :
« Par pitié, général, oerleuk ! L'Hachémanie et sa puissante flotte de guerre font planer une menace inédite sur notre pays, de Karagol à Daharpur également, notre devoir est de préserver notre entente et unité pour survivre à celle-ci ! »
Omar Sultan Zareh :
« Une chose est sûre, les prochaines élections seront déterminantes, tant pour notre politique étrangère que le statut réel de la reine et notre réaction prochaine face aux tentatives sécessionnistes du Dahar. »
Nazar Babür :
« Raison pour laquelle nous avons fait appel à des observateurs eashes afin de garantir leur bon déroulement. L'Eashatri dont la démocratie bien qu'encore jeune (et inégalitaire) est incontestablement plus avancée et mature que la notre. »
Omar Sultan Zareh :
« Une fois encore oerleuk Babür, vous semblez craindre plus que tout le coup de force islamiste. »
Nazar Babür :
« Dans ce contexte de guerre contre les puissances impérialistes, je crains la furie populaire qui éclaterait dans tout le pays immédiatement après un énième coup d’État islamo-conservateur. Mais je la crains autant que je la respecte : nous devons nous extirpez de notre condition d’État semi-féodal. »
McNeil :
« Un discours de communiste.
Le Karmalistan est vraiment un pays à gerber. Bientôt le mur qui nous sépare physiquement évoluera en frontière juridique, et nous n'aurons plus rien à nous dire. Muets et court-circuités par votre enclavement, vous nous servirez de réserves à matières premières, ressources minérales et humaines. Et nous, au Sud, vous apporterons en retour la lumière de notre civilisation pacifique et commerçante, préservée à jamais de toutes les misères et barbaries du Karmalistan-Nord contre lesquelles vous nous supplierez à genoux de venir vous secourir.
Avec la chute de la LIM et la débâcle à venir face à l'Hachémanie et ses nombreux alliés, ce n'est qu'une question de temps avant que la prophétie du Dahar libre ne se réalise. »
Malgré les pittoresques polémiques personnelles plus ou moins sérieuses qui dissimulent à peine des tensions politiques autrement plus graves, un accord fut finalement trouvé au bout de quelques heures de débats.
Scénario en cas de victoire du parti libéral au Sud, et d'une percée électorale des partis progressistes au Nord :
_ grâce à l'appui financier des élites économiques, McNeil, au service de son supérieur, l'amiral Sarkar Shivaji, arracha l'autonomie réelle du Dahar en tant que "Raj" semi-indépendant : ce nouvel « État dans l’État » sera même doté d'une justice, d'une politique étrangère et d'une force armée propres (le fameux GDI) ;
_ grâce à l'appui des éléments progressistes qarlouks de l'immense armée, Nazar Babür parvînt à rétablir la dignité politique de la reine, son autorité unificatrice sur l'ensemble du pays ;
_ et c'est avec succès que Sultan Zareh se porta le garant du caractère islamique de l’État karmali.
Le Karmalistan resterait donc un Shakhanat Islamique.
A sa tête, conformément à la tradition : le Shakhan (en l’occurrence : Mamta Ismaïla Khan sous le titre de "Mamta Shakhan"). La fonction de l’Émir serait définitivement supprimée.
La Shakhan sera conseillée par un triumvirat de « fervânes », au rôle majeur, dont deux exclusivement musulmans. Leurs pouvoirs seront d'autant plus importants qu'ils n'auront pas de compte à rendre à la Shakhan : ils seront désignés et révoqués par le Majlis (deux d'entre-eux) et la Shura des mollahs (un). L'un commandera l'armée (hors-GDI), l'un mènera la diplomatie, et le troisième - la politique intérieure en Cis- et Transkormalie, en coopération avec le KhAD, qui fera le lien entre le ministère de l'intérieur et le GDI.
Toutefois, chacune de leur décision devra être contresignée par la Shakhan, qui pourrait (si les élections tournent en sa faveur) émettre des décrets et proposer des lois (du moment qu'un des trois fervânes y apporte son soutien). Aucune décision ne sera plus possible (du moins en théorie) sans son accord : la reine redevient reine. Une évolution qui ne pourra être concrétisée qu'à condition que ses partisans (PRIK et Xalqar) gagnent suffisamment de sièges à l'assemblée pour préserver cet état de fait.
Tout comme le pouvoir réel de la souveraine (opposition du JiSH et de la Shura des mollahs...), l'identité des fervânes dépendra de l'issue des prochaines élections.
Au Sud, en cas de majorité du parti libéral, sera institué le Raj Dahar, avec ses propres institutions et sa propre armée. A sa tête, le Raja Sarkar Shivaji (exécutif) et le Raj Council (législatif). L'autorité de la reine n'y sera que purement symbolique. Le KhAD, tel un trait d'union avec le ministère de l'intérieur, y conservera sa juridiction, mais en collaboration forcée avec le GDI.
A noter que ce dernier (qui possède les 50 avions modernes du Karmalistan), n'a pas l'intention de participer à la guerre contre l'Hachémanie.
Après l'entrevue, Abu Bakr Safarali ("l'enturbanné") s'isola, retira ses sandales, étendit son tapis au sol, se mit à genoux, et fit l'une de ses cinq prières quotidiennes. Dans ce bien sombre et tragique contexte, avec le déclin brutal de la LIM et les poussées sécessionnistes du Dahar qui menacent tout le pays, il supplia Dieu de lui indiquer la voie à suivre, de lui manifester un signe pour le guider.
Tout comme son homologue Nazar Babür, Safarali comprendra très vite que ce signe, l'avenir du Karmalistan, repose quelque part... dans les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=315760#p315760]steppes de l'Altaï[/url].
Posté : dim. mai 13, 2018 3:08 am
par Vladimir Ivanov
===> [url]https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337730#p337730[/url]
Précision sur la dernière déclaration du Shakhanat Islamique.
Connu de facto du reste du monde : les élites du Dahar s'apprêtent à réagir en conséquence. Souhaitant préserver Vysankia, elles dénonceront vigoureusement cette déclaration de guerre, et, tout en condamnant l'Hachémanie qui a osé -stupidement- les attaquer, appelleront au contraire à une alliance prochaine avec le Caskar, dans le cas où elles parviendraient à arracher leur indépendance.
Toutefois, le reste de la population du Karmalistan (hors islamistes de l'Amarat -provisoirement en déclin à cause du cessez-le-feu entre gouvernement et syiro-communistes-) est unanimement rangée derrière la déclaration du Qurol Qutchlar. Excepté au Dahar, l'élan patriotique est devenu très puissant, et les Qarlouks, comme les Tojiks et les Syirs sont sincèrement dégoûtés et en profonde colère contre certains États, leur lâcheté et attitude belliqueuse.
Les Rajans quant à eux ont encore de la sympathie pour le Caskar, mais méprisent désormais l'Hachémanie au plus haut point.
Posté : jeu. mai 17, 2018 3:49 am
par Vladimir Ivanov
LA VÉRITÉ EN AMINAVIE (1)
POUR UNE NOUVELLE DÉFENSE AÉRIENNE EN AMINAVIE
[img]https://i.imgur.com/qOJkhfY.jpg[/img]
Un avion moderne caskar survole l'Aminavie pour frapper quatre cibles prédéfinies. Une fois touchées avec succès grâce à ses missiles à forte capacité de pénétration et de précision, le pilote fait demi-tour, le soulagement et la sérénité au cœur, annonçant au staff l'accomplissement de la mission. Il est épuisé avec cette campagne de bombardement intensive de plusieurs jours, et a hâte de rentrer à l'aérodrome (ou sur la plateforme aéronavale) pour se restaurer.
Il lui reste des missiles antiradars au cas où, comme à chaque fois qu'il survole l'Aminavie. Mais ils ne servent à rien : aucune batterie anti-aérienne n'a été détecté au sol. C'est à croire que ce pays n'en a plus.
Alors qu'il est encore à 100 km de la frontière/bordure maritime, subitement, sans prévenir, trois dca sont repérées pile dans leur ligne de portée.
Le pilote ne comprend pas ce qui s'est passé, il s'affole, arme ses missiles antiradar, qui sont effectivement tirés au nombre de deux. Mais c'est trop tard : 6 missiles sol-air (à raison de deux par batterie) ont été tiré, 3 ont eu le temps d'approcher l'avion, et ses contremesures électroniques typiques d'un avion moderne en ont fait dévier 2.
Il en reste un... qui subitement lui fait face (tiré par une dca en aval de sa trajectoire), et explose à 4 mètres du nez de l'avion, faisant jaillir de toute part des petits copeaux métalliques qui percent les ailes, le cockpit et la boite crânienne du pilote. Celui-ci est mort sur le coup.
Quant à ses missiles antiradars, l'un tombera sur une dune, l'autre dans un village d'éleveurs.
Les autres avions de la coalition à proximité ? les trois dca en question ont disparu de leurs radars. Quatre autres missiles air-sol lancés en appui contre celles-ci se sont écrasés sans toucher de cible.
Posté : jeu. mai 17, 2018 5:41 pm
par Vladimir Ivanov
LA VÉRITÉ EN AMINAVIE (2)
MARTYR ET CHOLERA
[img]https://i.imgur.com/1jVPN8K.png[/img]
Une fillette et son petit frère dans les ruines d'une ville moyenne à l'Est du pays (là où convergent les offensives coalisées)
L'invasion luciférienne (et de ceux qui l'ont suivi), a déjà causé la mort de plus de 14 000 civils aminaviens [autant qu'au Yemen IRL après 4 ans de guerre...]. Ces dramatiques pertes sont immédiatement consécutives des bombardements massifs par l'aviation.
La population s'apprête à bientôt manquer de tout : nourriture, médicaments, toits. Les hôpitaux -s'ils ne sont pas bombardés- sont surchargés. Les civières apportent des blessés par centaines parfois toutes les heures, les outils de soin, de chirurgie, et les stocks de sang de donneurs volontaires s'épuisent. Quantité de blessés attendront comme tant d'autres dans les couloirs par manque d'infirmiers et médecins. Jusqu'à ce que la mort ne vienne les soulager dans leur agonie désespérée.
Mais le pire reste à venir : alors que les infrastructures de ce pays aride sont touchées, c'est l'eau qui viendra à manquer, plus particulièrement l'eau potable. Les canalisations seront empoisonnées par les destructions mêlées aux cadavres et aux rats qui s'y multiplieront. Et le plus grand danger du manque d'eau potable, c'est le choléra.
Les prémisses d'épidémies se sont manifestées à plusieurs endroits dans certains villages et quartiers pauvres de grande ville.
Que les lucifériens et complices l'emportent ou l'Aminavie, le vainqueur aura sur le dos de gérer des épidémies qui l'obligeront à choisir entre habile gestion humanitaire et économique favorable à la population, cela au risque extrêmement sérieux d'exposer leurs troupes aux épidémies, ou bien de réduire au maximum tout contact ami avec la population civile, préservant la santé des soldats, au détriment d'une hypothétique "bienveillance" ou plutôt d'éventuelles passivités de la part d'une population qui sera rapidement en colère.
Mais une chose est certaine : si la population sera plus que jamais vulnérable au bacille virgule, le martyr du peuple aminavien, en raison de ses innombrables pertes civiles, l'immunisera de toute forme de sympathie pour l'occupant.
Posté : sam. mai 19, 2018 4:11 am
par Vladimir Ivanov
LA VÉRITÉ EN AMINAVIE (3)
[img]https://i.imgur.com/3I2VhxF.png[/img]
Allégorie de la Guerre Populaire.
RÉSISTANCE CIVILE : VERS LA GUERRE POPULAIRE
Ce qu'il y a de plus étrange dans la stratégie aminienne de défense, c'est qu'elle mise sur sa propre défaite. Du moins celle de ses forces régulières.
Bien-sûr, le pessimisme est dépassé par le réalisme. Et l'espoir l'est par la fatalité. La fatalité de la lutte pour sa survie, la fatalité de la lutte pour sa famille et ses proches, la fatalité de la mort. Mais on s'attend bel et bien à perdre à court terme.
Avant que cette défaite opérationnelle maîtrisée... mute en victoire stratégique majeure.
A l'échelon supérieur de la superstructure sociale, le peuple aminien est musulman, il combat donc pour Dieu, par le Jihad. Mais à la base de cette superstructure cultuelle, celle-là qui procède immédiatement après la détermination socio-économique (infrastructure), mais supporte absolument tout le reste... on y trouve la mère patrie, la famille, les proches, soi-même et sa dignité.
En réalité, le peuple aminien combat avant-tout pour sa patrie, chacun de ses membres combattent pour les autres, leurs proches, leur mode de vie, leur dignité.
Les populations sous bombardement ne se préoccupent pas des gesticulations diplomatiques et des discours politiques, ni des prétextes trouvés par les envahisseurs. Ils ont affaire avec le réel des destructions et de la mort, avec une invasion étrangère qui consiste à occuper et humilier le pays. Aussi les coalisés du Montalvo sont-ils clairement vu comme des complices de l'immondice luciférienne. Et si la priorité sur le front est de combattre au Sud, les coalisés du Nord subiront le même acharnement lorsque la stratégie de la défense en profondeur sera effective.
C'est pourquoi, au-delà des possibles accords séparés avec la "coalition rangée derrière le Waldberg", l'Aminavie se mobilise contre TOUS ses ennemis sans distinction : pour sa survie en tant que nation unie et digne.
Les oncles, pères de famille et les grands frères citadins lisent Carlos Marighella (le "manuel de guérilla urbaine") entre chaque entrainement militaire encadré par les officiers de l'armée régulière repliée. Les tantes, les épouses et les sœurs lisent elles aussi, et fabriquent les munitions, les roquettes artisanales, les engins explosifs improvisés dans chaque cave et garage. Les ateliers textiles et commerces sont reconvertis en petites usines d'armement pour VBIED (voitures ou camions piégés) et technical, des pick-up reconvertis en véhicules armés à la fois bon marché, discrets, fiables, et extraordinairement mobiles. Qui plus est, autant de "métal à canon" dont la fonction consistera tant à patrouiller, soutenir, ravitailler et harceler qu'à saturer les frappes aériennes et autres attaques ennemies. On prépare les mines destinées à chaque rue, en souterrain des tunnels sont creusés, on perfore les murs du rez-de-chaussé de chaque immeubles de trous pour faciliter le passage perpendiculaire des groupes de section, hors des rues qu'on s'apprête à miner.
Des snipers se dissimulent à l'intérieur du plus grand nombre d'immeubles possibles leur donnant suffisamment de visibilité. Des sections anti-chars à lance-roquettes, ATGM, des sections sol-air à MANPADS circulent. Des sections de reconnaissance et désignation de cibles guident les tirs de l'artillerie dissimulée, toujours à portée de chaque sites tactiquement importants (carrefours, voies de circulation névralgiques souvent étroites ou accidentées, sources d'eau potable, oasis, centres industriels, villages, villes, etc...).
[comme détaillé en long en large et en travers dans mes mps au MJ] Les directives principales du haut-commandement aminien, sous les conseils karmali (équipes de l'oerleuk Akil Salimov) :
_ confondre la chose militaire avec le monde civil ;
_ confondre les interfaces tactiques avec l'art opératif.
Ces directives majeures seront les deux pylônes de la résistance aminienne. Fondre l'armée dans la population, qui se militarise en retour ; reconvertir l'armée selon le principe "centraliser la décision, décentraliser l’exécution".
Chaque cité se transformera en forteresse polyvalente souple, qui émettra ses guérillas métastatiques dans toutes les régions alentours, absorbera l'ennemi et le détruira une fois à l'intérieur.
Et ces pôles de résistance qui constituent le peuple lui-même, ne pourront céder... que sous l'effet d'un génocide absolu, par l'extermination totale de la population aminienne.
[img]https://i.imgur.com/n52tvEg.png[/img]
L'avenir des villes aminiennes... la dignité n'a pas de prix.
Posté : lun. mai 21, 2018 1:23 am
par Vladimir Ivanov
LA VÉRITÉ EN AMINAVIE (4)
"centraliser la décision, décentraliser l’exécution"
La dissolution de la majeure partie des vieilles brigades blindées s'achève, exceptées celles qui s'occupent de la contre-attaque du saillant luciférien, bien-entendu. Inutile d'avoir tant de chars concentrés en un seul commandement, à la rigidité improductive et qui pourrait bien être décapité par une frappe aérienne bien ciblée.
Les tanks intègrent désormais des compagnies blindées et infanteries mécanisées, deux formations adaptées à la nouvelle stratégie de fusion des plans tactique-opérationnel, misant sur la décentralisation du commandement, la souplesse de manœuvre régionale et la plus grande liberté d'action au niveau tactique.
Ils lanceront des assauts en faible nombre à des points sensibles et adaptés sur conseil des sections de reconnaissance. Et cela, généralement, avec l'appui de l'artillerie et l'accompagnement de nombreux technical (qui se multiplient en Aminavie), ces pick-up toyota armés de mitrailleuses lourdes DShKM, NSVT, de canon anti-aérien ZPU ou ZU-23-2 (bien-évidemment efficace que contre les hélicoptères), de canons à projectiles ou missiles anti-tanks, et même de lance-missiles anti-aériens (MANPADS montés), etc...
Ceux-ci incarnent ce processus de fusion civil-militaire voulu par la nouvelle stratégie de défense en profondeur. Polyvalents, rustiques, fiables, très mobiles, agiles et discrets (petites silhouettes fondues dans le décor des véhicules civils...), ils servent à la fois d'unité patrouille, de reconnaissance, et de "chair à missile air-sol".
Aussi, c'est désormais l'infanterie légère qui constitue le cœur du système défensif aminavien. L'unité de base de l'armée, à structure ternaire, est la section ou "groupe de combat" (une dizaine ou une vingtaine d'hommes). En vue d'une maîtrise de l'espace fluide, agissant comme un démultiplicateur de puissance, il est nécessaire de fondre les plans tactiques avec l'art opératif : par conséquent, chaque section bénéficiera d'une liberté d'action quasi-démesurée lors de chaque manœuvre, avant que ne se profile un mouvement coordonné des troupes par théâtres.
Son armement de base, le plus léger possible, est le suivant :
_ fusil d'assaut AK pour tous
_ grenades
_ quelques lance-roquettes RPG (avec un porteur de munitions)
_ quelques mitrailleuses AKM
_ fusil de précision Dragunov
L'équipement de base :
_ tenus de camouflage
_ gourdes, rations alimentaires, produits de premiers secours...
_ jumelles (dont IR pour certains)
_ lunette à vision infrarouge pour le porteur du Dragunov
_ émetteurs-récepteurs portables (talkie-walkie)
L'armement supplémentaire pour certaines sections non-archaïques :
_ mitrailleuses lourdes (type Browning)
_ canons sans recul (type B-10 et SPG-9, bien-évidemment tous portables à dos d'homme)
_ ATGM (lance-missiles anti-char sur trépieds) -plus rares-
_ et surtout divers mortiers (< 100mm)
[img]https://i.imgur.com/VTlTOD7.png[/img]
Schéma constitutif d'un groupe de combat léger et son arsenal minimal
Et puisque l'état-major aminavien semble dépassé par les évènements, cette souplesse tactique s'avèrera indispensable pour éviter tout scénario [à l'irakienne IRL], avec d'éventuelles décapitation de commandement par frappe aérienne ciblée et la débandade morale qui peut s'en suivre.
Maintenant, le commandement réel, concret, est local, autonome, à petite échelle (enfin... à "grande échelle" si on veut être rigoureux dans le langage d'un géographe) au niveau desdits groupes de combat.
Ainsi préservent-ils :
_ le maintien de la cohérence du commandement puisque plus accessible (direct), moins concentré et moins vulnérable
_ l'optimisation de la discrétion des manœuvres, qui sont plus restreintes dans l'espace et plus courtes dans le temps (tactique), mais se multiplieront massivement (échelle opérative)
Le relai et la transmission des informations se font par les nombreux émetteurs-récepteurs talkie-walkie de l'infanterie (souvent depuis les sections de reconnaissance), des sections spécialisées de l'infanterie mécanisée, des véhicules, des hélicoptères, et bien-sûr, depuis l'espace (Commonwealth).
Le commandement, quoique largement décentralisé, maintient des postes par secteurs géographiques, dans des abris souterrains ou des unités mobiles camouflées.
Avec 15 000 morts civils [plus que le Yemen en 4 ans de guerre], après seulement deux semaines de bombardement intensif, avec une invasion de lucifériens dans un pays musulman, avec le sens religieux et patriote qui subsiste en Aminavie, et l'effort qu'on s'apprête à fournir pour organiser la résistance, il est clair que la population aminavienne ne restera pas passive.
A travers cette nouvelle proximité entre armée et population, on annonce dans tout le pays qu'un encerclement luciférien majeur vient d'être brisé. On n'hésite pas à s'en réjouir publiquement, à afficher des sourires, mais avec mesure : fête pudique donc, en effet, parce qu'on les prévient avec honnêteté que cette contre-offensive n'est que temporaire, et sera probablement brisée à son tour, peut-être dans quelques jours.
On joue donc franc jeu avec les civils : l'armée aminavienne est capable de résister dignement (comme elle vient de le prouver), mais la résistance va être longue, douloureuse et difficile. Mieux vaut gagner un peu de moral avec sûreté et sur long terme, que de profiter d'une stupide euphorie de courte durée.
On cherche à en conclure que l'armée aminienne ne pourra pas gagner sans la participation de la population. Et on légitimise ainsi la fusion civil-militaire qu'on s'efforce d'entreprendre depuis l'arrivée des conseillers karmali en Aminavie.
Les soldats, en se fondant dans la population gèrent aussi les opérations humanitaires internes. Distribution de nourritures, d'eaux potables, protection contre le crime (qui augmente en temps de guerre), soins avec hôpitaux mobiles ou de fortune, etc... on se mobilise donc massivement pour entretenir cet aspect fusionnel entre armée et population civile.
Alors que les envahisseurs bombardent (sèment la destruction et tuent 15 000 d'entre-eux), les soldats aminiens aident, protègent, et suscitent le patriotisme.
C'est même davantage le patriotisme qui est cultivé que le djihad à proprement parler. Les relations avec F&I restent extrêmement froides... et iront en s'empirant avec la reconfiguration politique du pays. D'ailleurs avec cette stratégie, la popularité de l'ancien gouvernement s'est effondrée... au profit d'une armée qui n'hésite pas à choisir le patriotisme plutôt que l'islamisme.
Mais qu'on ne s'y trompe pas : la LIM n'a JAMAIS aidé une quelconque organisation terroriste ou islamiste-djihadiste. Elle avait même planifié une opération de lutte contre les organisations terroristes qu'étaient l'Amarat au Karmalistan et Force & Islam en Aminavie. Aussi, en toute logique, les militaires et patriotes aminiens, qui demeurent de fervents musulmans, n'ont aucunement l'intention d'abandonner une LIM qui justement (via les Karmali) fait tant pour les aider dans leur défense.
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Un poste de commandement aminien, chargé des opérations dans un secteur (ensemble de baladiyah) d'une wilaya du Sud, dans la guerre contre les Lucifériens.
Posté : lun. mai 21, 2018 1:26 am
par Vladimir Ivanov
GUERRE ET PAIX
Au souterrain protégé du Palais Darulaman ("demeure de la Paix") à Karagol, 26 février 2036.
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[img]https://i.imgur.com/3XM3BXJ.png[/img] – [img]https://i.imgur.com/y7zwysy.png[/img] – [img]https://i.imgur.com/MVqKgZg.png[/img]
La pacifiste Mamta, l'opportuniste Sultan-Zareh, et le jusqu'au-boutiste Safarali
Mamta Ismaïla Khan :
« Et voilà cette guerre qui devient mondiale... notre pays plus que jamais sous la menace d'une intervention armée... Je ne peux m'empêcher de songer aux conséquences dévastatrices d'une invasion massive du Karmalistan. Des décennies d'effort et de sacrifices pour la reconstruction industrielle, le développement des services et le progrès social, réduites à néant. »
Omar Sultan Zareh :
« En effet. Et il faut s'y attendre. Le Sengaï, seule voie sérieuse d'accès au pays, et pourtant membre de l'OCC, fait partie de ces Etats qui n'hésiteront pas à se rallier à leur anthithèse culturelle absolue (l'ELA et l'Amarantie en l’occurrence), dans le seul but de nous nuire. »
Mamta Ismaïla Khan :
« Mais nous n'avons jamais eu de rapports belliqueux avec le Sengaï ! J'aurai personnellement beaucoup aimée m'y rendre. Cette belle nation bouddhiste et confucéenne partage avec le Karmalistan de nombreux points communs : une monarchie parlementaire conservatrice à la population nombreuse et très pieuse, comme nous elle est partagée en quatre groupes ethniques distincts, comme nous elle est partagée entre un littoral riche et urbain, contrastant avec le reste du pays au mode de vie particulièrement rigoureux marqué par le désert, les hautes montagnes, les clans et la semi-féodalité, comme nous elle cultive jalousement une superbe fleur, symbole de son ancestrale culture préservée jusqu'à nos jours, une fleur aux pétales de couleurs différentes enjolivées au contact de plusieurs civilisations... Cela contrairement par exemple à la tyrannie esclavagiste luciférienne qui nous dégoûte tous ici. Nous sommes voisins et avons tout pour nous apprécier. Pour quelles raisons nous détestent-ils autant ? »
Omar Sultan Zareh :
« Je dois bien admettre que cela m'échappe. Peut-être notre religion, mais cela me paraît insuffisant pour expliquer une telle hostilité.
Les Hachémites présentent une habile combinaison superficielle et belliqueuse entre islam et débauche morale : pourtant ils pourraient bien envisager une alliance avec ces derniers. C'est dire. Les élites sengaïaises haïssent le Karmalistan bien davantage encore que leurs homosexuels, et l'islam lui-même.
La tâche d'une réconciliation sera difficile. »
Mamta Ismaïla Khan :
« Vous caricaturez. Déjà je ne vois pas ce que les homosexuels viennent faire dans cette conversation. Ensuite je suis certaine qu'il existe des dissensions sérieuses concernant les rapports à avoir avec notre pays chez l'entourage de Rama Panom IV. Quel est votre avis, janob [monsieur] Safarali ? »
Abu Bakr Safarali :
« Il ne va pas vous plaire. »
Mamta Ismaïla Khan :
« Tentez toujours. »
Abu Bakr Safarali :
« Ce que vous ne comprenez pas, votre éminence, c'est que tout cela n'a aucune espèce d'importance. Le Sengaï pourrait bien nous déclarer la guerre demain, que cela servirait nos intérêts. Nous avons les moyens de résister et de vaincre. Nous n'avons pas besoin de nous abaisser à quémander l'aide ou la neutralité de l'OCC. Nous pouvons survivre seul contre tous, nous pouvons vaincre le Monde entier si nous le voulons. Pourquoi ? Parce que nous avons la plus parfaite des combinaisons de facteurs en matière de défense stratégique : la plus puissante des armées du Monde, le relief le plus accidenté et inhospitalier, une population jeune, nombreuse et déterminée. »
Omar Sultan Zareh :
« Mais nous sommes -par défaut- profondément désunis. »
Abu Bakr Safarali :
« Cette désunion est pourtant la clé de notre puissance : les guérillas centenaires qui déchirent le Karmalistan sont le miroir du peuple en colère, elles sont justement celles qui le rendent si mystérieux et terrible, en un mot, qui le rendent insaisissables.
Et vous le savez pourtant : d'une guerre totale, le Karmalistan y renaîtra plus fort. »
Mamta Ismaïla Khan :
« Tout ce que j'observe, c'est votre goût du sang, du chaos et de la mort. Notre devoir est au contraire d’œuvrer en faveur de la paix sur notre territoire, tout en continuant notre guerre en soutien à nos alliés aminiens et mahajanubiens, et plus particulièrement contre les deux seuls vrais responsables de toutes ces tragédies : l'Hachémanie et l'entité luciférienne. »
Omar Sultan Zareh :
« D'ailleurs, quel est votre opinion sur les derniers évènements, avec l'entrée en guerre de l'UPO, janob Safarali ? »
Abu Bakr Safarali :
« En frappant le Mahajanubia, les envahisseurs hachémites, lucifériens et amarantins viennent de commettre une grave erreur. Ils ont fait sortir le génie de la lampe. Ils se sont déjà rendu compte de l'efficacité de nos conseillers karmalis en Aminavie et ne s'attendaient pas à une telle résistance.
Désormais auront-ils le malheur de découvrir, avec amertume, l'excellence de l'art de la guerre des stratèges mahajanubiens, meilleurs encore que les nôtres. »
Posté : dim. juin 10, 2018 7:35 pm
par Vladimir Ivanov
LA VÉRITÉ EN AMINAVIE (5)
L'INEPTE TRAHISON (1)
[quote]La République d'Aminavie dépose les armes par le biais du gouvernement militaire provisoire qui la représente, émanant de l'État-Major des Armées, seule autorité légitime de l'Aminavie.[/quote]
L'Aminavie bénéficie d'un bastion imprenable sur son relief montagneux du Nord, de terres agricoles et d'une ville-forteresse géante. Elle a encore la 5ème armée de terre du Monde. Son QG est en lieu sûr. Son dirigeant Ibrahim Ould Abbès est populaire et reconnu par la communauté internationale pour avoir réparé les dégâts causés sur les avions de rapatriement des civils. Les envahisseurs esclavagistes venus dépecer leur pays sont haïs par la population.
Quant à l'armée, cela fait maintenant plusieurs mois que les grandes divisions ont été démantelé. L’exécution tactique et opérationnelle ne fait plus qu'une, a été décentralisé au sein d'unités légères mobiles et autonomes : les sections ou groupes de combat.
Et cette poignée de généraux, qui vendent littéralement un pays largement capable de résister, non-seulement prétendent représenter le gouvernement légitime d'Aminavie, mais croient vraiment être écoutés par une armée largement diffuse, fondue dans la population grâce aux efforts du conseiller karmali Akil Salimov, et constituée d'innombrables unités autonomes encore en état de combattre ?
Posté : lun. juin 11, 2018 6:41 pm
par Vladimir Ivanov
LA VÉRITÉ EN AMINAVIE (6)
L'INEPTE TRAHISON (2)
TRACTS DISTRIBUES AU SEIN DE LA POPULATION AMINIENNE DEPUIS LES NOMBREUSES CELLULES DE RÉSISTANCE
[quote][quote]1. La République d'Aminavie cède le territoire correspondant à la nomenclature 98 au Consulat Berbère Autonome, qu'il reconnait comme État légitime. Ce dernier ouvre un délai de 60 jours à partir de la signature du Traité, afin de permettre à ses habitants de choisir entre l'émigration vers l'Aminavie, ou la demeure dans le nouvel État. A l'issue de ce délai, les habitants du nouvel État ne pourront plus se réclamer de la nationalité aminienne, sauf demande précise d'octroi de papiers et d'un visa de résident étranger sur accord entre les deux pays.
Le Consulat Berbère Autonome s'engage à ne réduire aucun détenteur de la nationalité aminienne, toutes ethnies ou religions confondues, en esclavage.[/quote]
===> La junte militaire accepte le viol de sa souveraineté territoriale par ses ennemis qui ont exterminé des dizaines de milliers de leurs frères et sœurs civils.
[quote]2. La République d'Aminavie accepte une occupation militaire étrangère de 2 années sur l'ensemble de son territoire souverain par les troupes des pays vainqueurs (ELA, Amarantie, Hachémanie, Montalvo), à la libre organisation des pays vainqueurs, et spécifiquement la libre-circulation des forces militaires de l'Empire Luciférien jusqu'à la résolution du conflit entre celui-ci et le Karmalistan.
Les forces d'occupation, tous drapeaux confondus, devront respecter la liberté de la presse et accepter observateurs et journalistes étrangers, qui constateront sur place la bonne tenue de l'occupation.[/quote]
===> La junte militaire trahi son allié karmali qui l'a aidé dans sa défense, pour se laisser occuper et humilier par des esclavagistes lucifériens adorateurs d'un démon, lieutenant d'Iblis (Satan), et leurs complices, meurtriers de dizaines de milliers d'aminiens.
[quote]3. La République d'Aminavie s'engage désarmer sa flotte de guerre, renonce à toute flotte militaire, en dehors des garde-côtes et véhicules marins de police. Elle s'engage également à ne pas entretenir plus de 50 000 soldats, tous niveaux confondus, 200 chars et 200 canons d'artillerie, 20 avions multirôles et 10 anti-aériens.[/quote]
===> La junte militaire a menti et trahi en renonçant à ses propres engagements lors de sa proposition de paix ("l'existence d'un futur État aminien indépendant, administré par les Aminiens et pour eux-mêmes, disposant des justes capacités à se défendre."), pour se livrer pieds et poings liés aux envahisseurs criminels, esclavagistes et zélateurs de démons.
[quote]4. Les pays vainqueurs s'engagent à soutenir diplomatiquement l'effort de la République d'Aminavie pour le retour de l'ensemble des biens pillés par les belligérants en territoire souverain aminien.[/quote]
===> Très curieusement, la junte militaire se soucie davantage d'œuvres d'art que de sa souveraineté territoriale et unité nationale. Celle-ci défend en réalité directement les intérêts du Montalvo, en soulageant sa frustration à la suite du départ du Morino et du Waldberg en plein milieu de la guerre (ce dernier a effectivement réquisitionné certains biens du pays). Le Montalvo cherchant ainsi à faire payer ces deux derniers en leur mettant le gouvernement fantoche aminien à dos.
[quote]5. La République d'Aminavie mettra en place une zone démilitarisée totale sur le territoire de nomenclature 103, pour une durée illimitée renégociable à l'initiative des futurs gouvernements. Elle déplacera sa capitale politique à Djuruma, afin d'être mieux en mesure de la défendre. Dans les environs de la nouvelle capitale, une base militaire permanente de la Hachémanie sera mise en place, qui pourra accueillir tous équipements, mais dont le sol demeurera la souveraineté pleine de la République d'Aminavie.[/quote]
===> La junte militaire laisse sa propre capitale humiliée en la mettant sous surveillance des Hachémites qui n'ont jamais cessé de haïr son pays.
[quote]6. Un référendum pourra être organisé par les forces d'occupation, si présence d'observateurs tiers, dans les 12 mois pour que la population résidente au 1er janvier 2035 sur les îles de Degirba et Beronezzi statue sur un rattachement à la Province de Nazalie montalvéenne. Les habitants demeureront libres, jusqu'à 6 mois après la tenue du référendum et la connaissance de ses résultats, de s'installer en Aminavie. Les Italiques habitant en Aminavie devront quitter le pays dans un même délai, ou devront abandonné leur nationalité et épouser la nationalité aminienne.[/quote]
===> La junte militaire laisse une partie de son territoire se faire purement et simplement annexer par un autre pays.
[quote]7. La République d'Aminavie s'abstiendra de toutes relations avec les pays adversaires des coalitions luciféro-hachémanienne et amaranto-montalvéenne jusqu'à la fin des conflits en cours. Elle s'engage néanmoins à poursuivre diplomatiquement le Commonwealth si celui-ci refuse de lui restituer sa flotte de guerre pour désarmement complet. Elle pourra participer matériellement à un potentiel conflit contre le Commonwealth si celui-ci refuse de lui rendre la flotte qu'il détient jusque-là illégalement.[/quote]
===> La junte militaire trahi ses alliés qui l'ont massivement aidé, pour vendre sa dignité politique, ses capacités d'autodéfense, sa souveraineté territoriale, une partie de sa population, et sa propre parole (exigences de la première proposition de paix), à des esclavagistes, des satanistes et des pervers sexuels.
VOUS N'AVEZ DÉSORMAIS PLUS RIEN A PERDRE : VOTRE PROPRE AVENIR ET L'AVENIR DE VOS FAMILLES SONT CONDAMNES.
MAIS VOUS N'ÊTES PAS SEULS, PLUSIEURS PAYS VOUS SOUTIENNENT.
PRÉPAREZ-VOUS : LA RÉSISTANCE CIVILE CONTRE LES OCCUPANTS EST INÉVITABLE.
[/quote]