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Posté : mer. juil. 19, 2017 2:11 am
par Vladimir Ivanov
[center]VII- FORCES ARMÉES[/center]
[img]https://i.imgur.com/ITIrscD.jpg[/img]
Par son gigantisme, l'armée (Qurol Kutchlar) karmali joue un rôle essentiel dans le pays. Elle garantie sa défense extérieure, mais aussi sa sûreté intérieure en luttant contre les soulèvements armés (surtout islamistes) qui menacent les régions septentrionales. La culture militaire (conscription obligatoire, service militaire d'1 an pour les hommes à 21 ans) imprègne particulièrement les peuples qarluks et syirs.
Une force spéciale de 100 000 hommes, professionnel et à équipement moderne, est chargée de défendre les intérêts du Dahar, et affronte plus spécifiquement les groupes communistes.
Nom officiel : Qurol Kutchlar
Commandant en chef : Shakhan Ismaïl V
Les exemples d'armes donnés ne sont que des indications du niveau pour références IRL. A voir ultérieurement pour les armes précises en soi.
Effectifs totaux existants dans le pays : autour d'un million et demi
Effectifs totaux réels de l'armée karmali : 1 400 000
Soldats modernes : 100 000
===> niveau d'entrainement professionnel élevé
===> pistolets Makarov, fusils d'assaut AK-74, Colt M-4, AK-12, fusils de précision Dragunov, lance-roquettes RPG-7, gilets pare-balles, équipements électroniques variés
===> salaire très élevé
Soldats obsolètes : 1 300 000
===> niveau d'entrainement variable (généralement faible)
===> pistolets Makarov, fusils d'assaut AKM, Type-56, M-16, AK-74, lance-roquettes RPG-7, vieilles mitrailleuses DShK
===> salaire "de misère" (compensation par corruption -officiers-, ou magouilles et débrouillardise)
Véhicules blindés légers : 5 000
===> BTR-60/70/80, BRDM-2...
Chars d'assaut modernes : 300
===> T-72, T-80, T-90
Chars d'assaut obsolètes : 5 000
===> T-34/85M, T-54, T-62
Artillerie autopropulsée (mobile) moderne : 100
===> BM-30, Pion (2S7), Msta
Artillerie autopropulsée (mobile) obsolète : 8 000
===> BM-21 Grad, Gvozdika(2S1), Akatsiya(2S3M), BM-27
Artillerie tractée ("towed") : 12 000
===> 2A19/2A29/BS3/T12A-100mm, 2A18/M30/D30/D74-122mm, M46-130mm, ML20/D1/D20-152mm, B-4(M1931)-203mm
Avions de combat multirôles modernes : 50
===> F-16, F-15, MiG-29, Su-27
Avions de combat multirôles obsolètes : 100
===> MiG-21, MiG-23, MiG-27
Hélicoptères de combat modernes : 150
===> Mi-24 améliorés , Ka-50/52
Hélicoptères de combat obsolètes : 300
===> vieux Mi-24
Systèmes anti-aériens mobiles modernes : 30
===> Buk-M1 et S-300PMU-1 (à missiles 48N6)
Systèmes anti-aériens mobiles : 1000
===> Shilka, Kub, Osa, Strela-10
Frégates : 10
===> ... (type occidental/français)
Croiseurs : 1
===> ... (type occidental)
Sous-marins : 3
===> ... (type français)
Porte-avions : 0
===> Néant.
Missiles balistiques : ???
===> Scud, FROG-7, OTR-22 "SS-12 Scalboard", OTR-21A/B Tochka/-U "SS-21 Scarab A/B", OTR-23 Oka "SS-23 Spider"
Posté : mer. juil. 19, 2017 2:22 am
par Vladimir Ivanov
Divisions militaires : noms et organisation
[img]https://i.imgur.com/AWxaKPr.png[/img]
Posté : ven. août 11, 2017 6:57 pm
par Vladimir Ivanov
[center]VIII- HISTOIRE
[img]https://i.imgur.com/YNe9ZNE.jpg[/img][/center]
Genèse mythique du Karmalistan
?
Alors que le péché originel avait déjà souillé la terre du jardin d'Eden (Marqaz occidental, Alfranie), ses deux occupants connus, Adam et Eve, eurent deux premiers fils : Caïn l’aîné puis Abel le cadet. Le premier est un paysan, s'appropriant la terre pour vivre de l'agriculture ; le second est un berger, partageant la terre pour vivre du pastoralisme.
Les deux frères doivent apporter un tribut à Dieu : Caïn offre des produits agricoles de son exploitation, tandis qu'Abel offre un mouton de son troupeau. Dieu manifeste sa préférence pour l'offrande d'Abel, suscitant chez Caïn une indescriptible colère qu'Il lui demande de maîtriser. Emporté par sa jalousie, Caïn tombe dans le péché par la vengeance, et assassine Abel. C'est le premier meurtre de l'Histoire.
En conséquence, Dieu décide de punir Caïn en le maudissant, lui et les siens. Il lui appose d'abord un signe particulier, une marque de souffrance mais aussi de protection divine. Cela, avant de le bannir du jardin d'Eden.
Caïn fuit vers l'Orient, condamné à l'errance sur des terres stériles, jusqu'aux hauts-plateaux steppiques de l'actuel Karmalistan, sur l'inhospitalière "terre de Nod". Adoptant le nomadisme pastoral de son défunt frère Abel, il cherche à expier son péché qu'il regrette amèrement. Connaissant son épouse, il fonde une famille, puis une "ville" baptisée du nom de son fils : Henoch, située quelque part entre l'est du Marqaz et l'ouest de la Ventélie.
Le Karmalistan mythique est né.
Néanmoins le mode de vie nomade et l'activité pastorale pérennisent. Dieu ayant maudit la civilisation, et sa gestion privatisée de la terre (espaces clôturés avec contrats de propriété...), Caïn adopte la coutume ultérieurement qualifiée de "barbare", à savoir le partage commun des terres et du troupeau pour toute la tribu naissante des "[url=http://www.cncsaga.com/102-les-marques-de-kane.htm]marqués de Caïn[/url]".
[img]https://i.imgur.com/LKYjRRH.png[/img]
Caïn / Qobyl banni du jardin d'Eden et marqué par Dieu, condamné à l'errance et au nomadisme, fuit au pays de Nod à l'Est.
(Fernand Cormon, 1880)
_ Présence humaine -traces archéologiques (pierres taillées)- datant de 50 000 à 100 000 ans avant notre ère.
Posté : lun. août 14, 2017 8:58 pm
par Vladimir Ivanov
Civilisation de l'Arkadyriane (Arkadyrians, puis Sarmatars, peuple scythique proto-kormali, Âge du bronze)
-3 500 à -450
Capitale : Arkadyr à partir de -700 (avant : "nouvelle Enoch", site archéologique près d'Enokhand, auj. Enokhobod)
[img]https://i.imgur.com/ls87VcX.jpg[/img]
_ Le nomadisme mute progressivement en sédentarité : élevage puis développement de la culture du blé et de l'orge avec irrigation, nombreux villages et quelques grands centres urbains fortifiés, dont de nombreux temples et tombeaux (tumulus). Innombrables outils en bronze, dont des armes. Les peuples se succèdent, les nomades chassent les sédentaires avant de se sédentariser à leur tour. Le plus mythique d'entre-eux donne son nom à la région : les arkadyrians.
_ Vers -700, fondations de Tchardjou et d'Arkadyr par les Arkadyrians.
_ Vers -600, déclin des Arkadyrians, qui s'entre-déchirent. Leur population diminue drastiquement à cause des tueries mutuelles et des maladies.
_ A partir de -550, Tchardjou et Arkadyr deviennent les centres de gravité d'un nouveau peuple nomade -très partiellement sédentarisé- scythique proto-kormal venu du Nord : les Sarmatars. Ils s'installent dans une région déjà sous-peuplée depuis la tragédie des arkadyrians. Au cours des siècles suivants, ils deviendront les pires ennemis à la fois des perses occidentaux de Marquézie et des hellènes de Dytolie orientale.
_ Commerce de fourrures, de bois, de bétail, de céréales et d'esclaves. Invention de l'échiquier.
_ L'archéologie progresse grâce aux découvertes de tumulus saramatars (kourganes) riche en mobiliers funéraires.
[img]https://i.imgur.com/zNJaML6.jpg[/img]
Les Sarmatars.
Posté : mar. août 15, 2017 1:25 am
par Vladimir Ivanov
Confédération tribale Sarmatare et Empire Madaylar (occupation partielle mèdo-iranienne)
-700 à -450
Capitale : ? (ville de Marquézie du nord-ouest)
_ Contrôle madaylar sur la majeure partie du Karmalistan, sauf le Nord-Est. Relation curieusement pacifique avec les Sarmatars, qui se soumettent parfois volontairement au pouvoir madaylar, exceptée quelques tribus (dont les Amazones*).
_ Vers -700, un seigneur nomade venu du Nord-Est, du nom d'Afrasiab, s'installe sur les hauts-plateaux de l'Altaï (Karmalistan Nord-Est) et fonde la cité qui deviendra Altaï-Ata. Il serait le mythique fondateur des Tourans (peuples syiro-qarluks). Ils fuiront à nouveau la région au siècle suivant.
_*Du peuple sarmatar naît les Amazones sarmatares (v.-600 à -150), femmes guerrières commandées par une reine élue au moyen d'une assemblée de femmes. Les hommes sont tous mutilés ou rendus estropiés peu après à la naissance, ils sont sous-instruits et n'occupent que des fonctions serviles au sein d'une société matriarcale.
[img]https://i.imgur.com/izy6yKV.png[/img]
Une amazone sarmatare.
D'après la légende, à l'origine, une tribu de Sarmatars aurait perdu son jeune roi et la plupart de ses meilleurs guerriers lors d'une désastreuse bataille contre les Madaylars (perses). Sa jeune veuve se serait alors octroyée tous les pouvoirs grâce au soutien des autres veuves de la tribu. Parmi les hommes qui restaient, une vingtaine se seraient proposés pour épouser la reine. Tous vantaient leur force physique, leur courage et leur adresse au combat... à l'exception d'un seul, un estropié, gravement blessé après la bataille. Celle-ci choisit ce dernier pour nouvel époux. L'estropié devînt alors roi, à l'égal de son épouse, dans une véritable dyarchie. Jaloux, les autres complotèrent pour assassiner l'heureux élu estropié, et y parvinrent quelques semaines après le mariage. Accablé par son chagrin, la reine tua tous les hommes de la tribu. Désormais, afin de la perpétuer, celle-ci familiarisa toutes les femmes aux techniques de combat. Érigées en cavalières, celles-ci prirent l'habitude de kidnapper les hommes des tribus voisines pour en faire des serviteurs-géniteurs estropiés.
Les Amazones sarmatares d'Arkadyriane sèmeront la terreur sur les terres de Madaylar, de l'empire satrape, et ce jusqu'en Marquézie occidentale, affrontant même les cités hellènes à plusieurs reprises. Ces dernières, généralement masculinistes, les considèrent alors comme l'anti-modèle absolu, "l'anti-civilisation" : un peuple-cavalier pratiquant un nomadisme pastoral et matriarcal, contre un peuple de marchands ou cultivateurs des cités-Etats sédentaires et patriarcaux. En Arkadyriane (Karmalistan-Nord) elles cohabitent avec d'autres tribus sarmatares. Ces autres tribus contrôlant Arkadyr et Tchardjou (bien que toujours majoritairement nomades), appliqueront au final un système relativement égalitaire (hommes et femmes combattent, avec prise de décision collective), modèle typique des peuples-cavaliers de la steppe (dont héritera le modèle du Qurultaï syir).
Elles disparaitront vers -150, à la suite des terribles invasions nomades sürgüngë (tourans proto-syirs et proto-qarluks) peuples-cavaliers venus du Nord-Est.
[img]https://i.imgur.com/r3Jrjm5.jpg[/img] - [img]https://i.imgur.com/Sz0z5fE.jpg[/img]
Statue d'une reine Amazone (à gauche). Les Amazones sarmatares sont avant-tout des archères montées (à droite, une reconstitution cinématographique).
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Empire Satrape (occupation irano-perse)
-450 à -320
Capitale : ? (ville de Marquézie du nord-ouest)
_ Conquête perse du proto-Dahar et de l'Arkadyriane. Les populations sarmatares le long du fleuve Iaxarte (actuel Sürgüngë), dont les cités d'Arkadyr et de Tchardjou opposent une féroce résistance.
_ Pour mâter la résistance, le roi satrape engage des mercenaires tourans venus du Nord. Ceux-ci conservent pourtant leur mode de vie nomade et sont particulièrement difficiles à contrôler. Ils contribuent finalement à affaiblir l'empire...
_ Développement du zoroastrisme.
Posté : sam. août 19, 2017 7:22 pm
par Vladimir Ivanov
[HRP : l'histoire ancienne du Karmalistan se répétera-t-elle au cours du XXIe siècle ?]
Empire Thraco-arkadyrian (occupation hellénistique / thracienne)
-320 à -149
Capitales : Arkadyr et Tchardjou
_ Conquête hellénique. Vives affrontements avec les peuples sarmatars qui se soulèvent et mettent l'armée hellénique en échec. Le jeune conquérant hellène [Alexandre thracien] épouse Roxane, la fille du chef de la tribu de Tchardjou. Le mariage n'efface pas la résistance, mais contribue à l'orientalisation de l'empire hellène et conduit donc à un relatif apaisement. Nombreuses noces géantes pour marier des soldats grecs thraciens avec des femmes orientales sarmatares.
Alors que d'un côté, les Amazones s'efforcent d'empêcher ses unions en kidnappant et tuant les occupants et leurs collaborateurs, de l'autre côté, plusieurs officiers grecs se soulèvent -en vain- contre cette influence orientale qui touchera jusqu'aux plus profondes mentalités des colons.
_ Progressivement, l'Arkadyriane (Karmalistan du Nord) devient une terre d'exil -libre ou forcée- pour tous les hellènes d'Occident, déchus ou menacés. Elle obtiendra son indépendance de facto sous le roi Diodotos, fondant le Royaume thraco-arkadyrian.
_ Tentatives thraciennes-occidentales pour reconquérir la province orientale de l'empire : elles se soldent toutes par des échecs grâce à la conjonction de l'habile commandement des thraciens orientaux avec la compétence au combat de leurs guerriers sarmatars (dont les Amazones qui participent à toutes les batailles contre les occidentaux).
Dans leurs lutte commune contre les hellènes occidentaux, les Thraciens et les Sarmatars disposent chacun de leurs types de formations : la Phalange (infanterie) et le Cataphractaire (cavalerie lourde) pour les premiers, l'archerie montée (cavalerie légère) pour les seconds. A cela s'ajoute l'usage d'éléphants de guerre janubo-marqaz.
_ Syncrétisme thraco-sarmatar (greco-oriental), développement de l'agriculture et des cités grâce à l'arrivée massive d'exilés grecs qui emportent avec eux leur savoir-faire. Les tribus sarmatares (dont les Amazones) vivent en relative harmonie avec les Grecs. La prospérité économique favorise une sédentarisation généralisée, ainsi qu'un relâchement des mœurs.
[img]https://i.imgur.com/ggBpphh.jpg[/img]
Les éléphants orientaux (janubo-marqaz) comptent parmi les armes favorites des armées thraco-sarmatares.
[img]https://i.imgur.com/Eyue5nI.jpg[/img] - [img]https://i.imgur.com/SMt4kJM.jpg[/img]
A gauche, des hoplites thraciens-orientaux (infanterie lourde), et à droite, une peltaste thraco-sarmatare* (infanterie légère).
(*HRP : certes, on se permet un petit écart en matière de vertu révolutionnaire, dans l'espoir de susciter l'intérêt des éventuels lecteurs. Mais lisez la suite, qui justement rachète l'effraction.)
_ Vers -150 (sans doute -149) : à 149 millions de kilomètres de la Terre, notre étoile se met en colère. Une hausse de l'activité solaire provoque une épouvantable sécheresse sur les terres pauvres de "Transhenokhul" (au-delà du lac d'Henoch). La catastrophe favorise un phénomène de déplacement massif de population venue des steppes asséchées du Nord-Est. Les nomades concernés, des proto-syirs ou proto-qarlouks, migrent vers les hauts-plateaux de l'actuel Karmalistan. Leur nom : les Sürgüngë, terme signifiant les "exilés" en langue qarlouke. Peuple méconnu, forgé par l'adversité climatique, l'ascétisme social et les guerres de clans, il semble être insensible tant à la douleur qu'aux plaisirs et à la peur.
Le royaume thraco-arkadyrian, alors à son apogée, repère à temps les mouvements de troupes ennemis, et parvient tout-juste à organiser sa défense. Conscientes du danger inédit qui plane sur l'ensemble de la région, les tribus sarmatares, amazones comprises, rallient à l'unisson le roi thracien, qui mobilise ses phalanges d'hoplites, sa cavalerie lourde grecque, sa cavalerie légère sarmatare et ses nouvelles formations d'infanterie légère (peltastes), y compris de nombreuses unités féminines (résultat de l'orientalisation). Même les éléphants sont sur le pieds de guerre, pour des effectifs totaux estimés à plusieurs dizaines de milliers de guerriers, compétents et valeureux.
Malheureusement pour ces derniers, la première bataille annonce un mauvais présage. C'est un massacre : après un pseudo-affrontement, la cavalerie légère sürgüngë simule une retraite, poussant l'armée hoplite sûre d'elle-même dans un piège mortel, qui se refermera sans pitié sur les Thraciens. Le deuxième combat, décisif, tourne à son tour au désastre : la cavalerie sarmatare engagée, misant sur la tactique (champ de bataille), est exténuée, harcelée puis anéantie par leurs adversaires, infiniment plus mobiles et fondant leur stratégie au niveau opérationnel (régional). Le rapport des pertes est estimé à 1/10 en faveur des nomades du Nord. La troisième bataille est une humiliation. La quatrième, une boucherie. Et ainsi de suite, les formations thraco-sarmatares sont terrassées les unes après les autres... jusqu'à l'anéantissement. En quelques mois, les tribus sarmatares sont démantelées puis éradiquées, les villes pillées, brûlées, rasées, et les citadins grecs éliminés dans leur quasi-intégralité. On note également la disparition définitive des Amazones, qui sont exterminées semble-t-il jusqu'à la dernière d'entre-elles. Les cavaliers des steppes ne laissent derrière eux que ruines et désolation.
L'empire thraco-arkadyrian n'est plus.
C'est lors de ces tueries que nait la fameuse pratique barbare des pyramides de crânes humains, érigés autour de chaque cités rasées ou camps fortifiés détruits. Elles insufflent la terreur aux éventuels fuyards survivants, revenus pour constater les dégâts. De cette inquiétante habitude, les Syirs et le redoutable conquérant Taragaï en seront les dignes héritiers.
Néanmoins, les envahisseurs repartent aussi vite qu'ils ont déferlé, pour se retrancher sur les hauts-plateaux altaïques du Nord-Est, où l'herbe est plus verte qu'au nord du lac d'où ils étaient partis.
La mythologie raconte qu'ils sont les véritables "Marqués", les errants de la terre de Nod, les descendants des "Exilés" ("Sürgüngë") de la tribu de Caïn.
[img]https://i.imgur.com/nQmBYMK.jpg[/img]
Les terribles Sürgüngë, dans la steppe enneigée des hauts-plateaux de l'Altaï. Ils font partie des lointains ancêtres des Syirs et des Qarluks, ces peuples opprimés qui révolutionnèrent à plusieurs reprises l'Histoire karmale, en reversant par la terreur l'ordre politique préexistant.
Posté : lun. août 21, 2017 5:44 pm
par Vladimir Ivanov
Empire Gushāna (occupation thraco-janubienne bouddhiste)
-145 à 250
Capitale : Ortosundagol
_ Après le départ des Sürgüngë, les thraciens orientaux qui ont fuit vers le Sud reviennent peu à peu, découvrant la mort de leurs proches, épouvantés à la vue des pyramides de crânes, symboles de la déchéance de leur civilisation.
_ Dans le sillage des invasions nomades, des néoarkadyrians ré-apparaissent (venus de l'Est et du Sud-Est, entre Janubie et Ventélie), et s'installent de nouveau dans la région de l'Arkadyriane, aux côtés des thraciens survivants. Convertis au bouddhisme mahāyāna quelques décennies plus tôt, ils se mêlent aux Grecs et fondent une civilisation multiculturelle, scytho-touranienne, orientalo-hellénisante, janubo-ventélienne, à la fois sédentaire et nomade, de confession bouddhiste avec influences hindouistes : c'est l'empire de Gushāna.
_ Le centre de gravité se déplace vers le Sud-Ouest, la nouvelle capitale est Ortosundagol, qui signifie "entre les deux rivières" en touranien. Des temples hindouistes et bouddhistes, des statuts de Shiva et de Bouddha, sont bâtis un peu partout.
_ Bouddhiste d'origine, l'empire déborde sur la Janubie septentrionale et s'hindouise partiellement. L'Ashurdabad devient le cœur de l'empire à partir du milieu du IIe siècle.
_ Vers 130 après J-C, à son apogée, un grand concile bouddhique est organisé en Ashurdabad. Le sanskrit devient la langue officielle de l'empire.
_ Nombreuses coopérations avec les royaumes ventéliens contre les invasions nomades venues du Nord. Les Sürgüngë de l'Altaï sont efficacement contenus dans leur région du Nord-Est du Karmalistan actuel (des accords mutuels et des guerres tribales les empêchent de rééditer leur exploit de -149). Les relations sont même souvent pacifiques avec les Sürgüngë, au point que des renversements d'alliance feront jusqu'à combattre des Gushano-sürgüngë contre des Ventéliens.
_ Aube du développement de la Route de la Soie. A tel point que le poumon économique du Moyen-Orient se déplace d'ouest en est, des côtes de la Marquézie occidentale aux deux bassins de l'Iaxarte (Arkadyriane) et de l'Ashurdabad. Les caravansérails font transiter grâce aux yacks et aux chameaux de la soie et de la porcelaine ventéliennes, des épices et des pierres précieuses janubiennes, des légumes et olives marqazes, du bois et des fourrures natolicans, des chevaux et de la laine de mouton kormali.
_ La numismatique fait progresser les recherches archéologiques.
_ 240 : début de l'invasion des perses sasani par l'Ouest. Les affrontements dureront une vingtaine d'années, jusqu'au déclin du Gushana à partir de 250, replié vers la Sangharie, le Dahar et l'Ashurdabad (Sud).
[img]https://i.imgur.com/iZ2BJIL.png[/img]
Un Bouddha du Ier siècle, symbole de l'art greco-bouddhiste.
Posté : jeu. sept. 14, 2017 12:03 pm
par Vladimir Ivanov
[img]https://i.imgur.com/kTmYO8X.png[/img]
Empire d'Eranshahr (occupation perse zoroastrienne)
250 à 427
puis de 530 à 651
Capitale : ? (ville de Marquézie du nord-ouest)
_ 240 : conquête sasani (perse) jusqu'en 250 puis 260, vingt ans de conflits acharnés entre sédentaires sasani et nomades gushans. Les premiers finissent par l'emporter, et le Gushana se rétracte au Sud-Ouest (Sud-Kormal et Ashurdabad).
_ Mazdéisme de Zarathoustra (zoroastrisme), religion officielle de l'empire.
_ Centralisation administrative (soumission de l'Arkadyriane), urbanisation (sédentarisations forcées), nouvelles techniques agraires.
_ Soulèvements réguliers mais vains en Arkadyriane.
_ Division de la société en trois ordres (hiérarchie sociale de haut en bas) : les mages (prêtres) mazdéens, les guerriers (nobles) sasani et les artisans-cultivateurs.
_ Les inégalités sociales se développent et le ressentiment des peuples soumis augmente progressivement.
_ 388-424 : révolte populaire de Mazdak (mazdakisme) plus à l'ouest, en Marquézie. Mazdak, un mage mazdéen, constate que l'injustice sociale entrave le respect des valeurs mazdéennes : l'irrespect est partout, les conflits d'intérêt personnels régissent les relations humaines, l'égoïsme et la cupidité en sont les moteurs. Selon lui, défendre individuellement ces valeurs morales dans un contexte social qui pousse chaque individu à faire l'inverse n'est pas seulement improductif mais contreproductif, orgueilleux voire malsain. Ses prédictions, plutôt qu'à "montrer égoïstement l'exemple", poussent donc davantage à l'humilité personnelle et à la lutte collective pour renverser l'ordre social. Il y dénonce vivement les inégalités entre les ordres, et accuse les mages mazdéens d'être des hypocrites profiteurs, responsables de cette situation. Il va même jusqu'à dénoncer la prêtrise elle-même : pas besoin de prêtre pour devenir vertueux.
Défenseur des opprimés, Mazdak ouvre des hospices pour les nécessiteux. Mais il prend soin également d’appeler à un soulèvement populaire afin de confisquer les biens des mages et des nobles. Il va jusqu'à appeler à l'abolition de la propriété privée, et au partage universel des biens... auxquels il ajoutera peut-être les femmes (bien que cela soit sujet à controverse chez les historiens).
L'insurrection s'étend et parvient même à renverser le "roi des rois"... Mais le pacifisme de Mazdak et son refus de prendre le pouvoir, le conduira finalement à sa perte, lorsqu'un des princes en profitera pour le trahir, prendre le pouvoir et l’exécuter avec la complicité des mages et des nobles. Ses disciples sont massacrés avec leurs familles. Une fois arrêté, et peu avant sa mort, Mazdak prophétise l'imminence d'un "châtiment divin" contre l'empire perse, lequel vengera la mort des siens en prenant la forme d'un "ouragan venu de l'Orient lointain".
_ A partir de 427 : Invasion sürgüngë depuis le Nord-Est. Les Touraniens de l'Altaï déferlent sur l'Arkadyriane. Grâce à la complicité des nomades Gushans (qui, opprimés depuis près de deux siècles par les Perses rallient la cause des envahisseurs altaïques), les Sürgüngë rééditent leur exploit de -149, et parviennent à dépecer une à une, les formations perses sasani, déjà dispersées par la révolte mazdakiste. Avec les Gushans, ils parviennent ensemble à chasser les Perses de tout le Karmalistan actuel et à contrer toutes les tentatives de reconquête, et cela durant plus d'un siècle.
L'épouvante qu'ils inspirent aux Perses fait dire à ces derniers, selon une expression populaire, que "tout soldat perse partant combattre les nomades des steppes de l'Est sont comme des condamnés à mort se rendant à l'échafaud." Des deux fronts défensifs de l'empire sassani, celui de l'Ouest contre les Greco-thraciens est réclamé par tous les jeunes volontaires. A l'Est, aucun n'y revient vivant, pas même les rois perses qui tombent nombreux sur les champs de bataille de l'Arkadyriane, provoquant des traumatismes socio-politiques sur l'ensemble du reste de l'empire.
_ 530-562 : reconquête sasani de l'Arkadyriane, qui débouche sur la victoire perse de Marghilan à l'issue de huit jours de combats acharnés en 562. Les Sürgüngë fuient à nouveau vers l'Altaï. De là, ils reconstituent avec d'autres peuples qarluks un empire nomade qui s'étend jusqu'en Gazar-Khün.
_ 633-651 : invasion islamique du Califat arabo-Marqaz contre l'Eranshahr perse. Chute de l'empire sasani. Début de l'islamisation.
[img]https://i.imgur.com/xaoFbhJ.png[/img]
Nécropole de Jarqorgan, célèbre monument d'architecture néo-sasani à "coupole sur trompe" datant du VIIe siècle : la culture perse survivra à l'invasion arabe.
Posté : ven. sept. 15, 2017 8:49 am
par Vladimir Ivanov
[img]https://i.imgur.com/X9iO88o.png[/img]
Empire Shvetahuna des Sürgüngë (proto-Syirs pagano-nestoriens ou bouddhistes)
427 à 530/562
Capitale : Sürgün (en théorie), sinon camp mobile
"tout soldat perse partant combattre les nomades des steppes de l'Est sont comme des condamnés à mort se rendant à l'échafaud."
_ Sources manquantes.
_ Purs nomades sans scrupules, on les surnomment les "mangeurs de viandes sanglantes". Ils vouent une véritable haine à l'égard du mode de vie sédentaire et n'hésitent pas à massacrer tous les citadins lors de la prise d'une ville. Même leur gouvernement siège dans un véritable camp mobile, en quasi-perpétuel déplacement.
_ Étranges coutumes tel que la "coupe en crâne" (les chefs sürgüngë boivent dans le crâne de leurs ennemis vaincus) et la "polyandrie fraternelle" (partage des épouses).
_ Domination nomade, mais sédentarisation progressive dès l'orée du VIe siècle.
_ Alliance gushan-sürgüngë : les premiers refondent leur culture et leur religion, les seconds assurent la gestion politique et la défense militaire.
_ Cette alliance est loin d'être constante, et certains rois sürgüngë, attachés à leur polythéisme et à leurs coutumes violentes, persécutent les bouddhistes gushan. Toutefois ils sont généralement accompagnés de successeurs convertis ou bienveillants.
_ Les deux principaux souverains : Akhchounwâr (vainqueur de Péroz au Ve siècle) et Mihirakoula (surnommé "l'Attila de Janubie").
_ Chez les sédentaires : renouveau du bouddhisme ventélo-janubien au détriment du mazdéïsme zoroastrien marqaz.
_ Chez les nomades : développement du nestorianisme.
_ Jusqu'en 530, toutes les tentatives de reconquête perse échouent piteusement.
_ La puissance des Sürgüngë est telle qu'ils influencent la politique sassani jusqu'à faire et défaire les rois perses. Au cœur des divisions intestines perses, certains rois sassani en appellent à des troupes sürgüngë pour défendre leurs intérêts contre leurs rivaux. C'est ainsi que Péroz devient empereur des Perses en 459 : il récompensera l'aide des nomades en leur cédant de vastes provinces orientales... avant de guerroyer à nouveau contre eux... en vain : son armée se perd dans le désert de l'Arkad Koum, puis se fait tailler en pièce (il meurt sur le champ de bataille en 484).
_ Mais avec la propagation du bouddhisme et la sédentarisation, les mœurs s'adoucissent, et les guerriers s'affaiblissent...
_ 530-562 : reconquête sassani, progressive quoique difficile et coûteuse en vies humaines
_ 562 : sanglante et décisive bataille de Marghilan (8 jours de combats acharnés), victoire sassani, reprise de l'Arkadyriane par les Perses.
_ Les Sürgüngë retournent au Nord-Est, sur le plateau de l'Altaï, certaines tribus rejoignent l'actuel Gazar-Khün.
Le grand et célèbre historien grec et païen de langue latine Ammien Marcellin d'Antioche, écrivait déjà à leur sujet un siècle avant :
[quote]Les Sürgüngë dépassent en férocité et en barbarie tout ce qu'on peut imaginer. [...] Leur corps trapu, avec des membres supérieurs énormes et une tête démesurément grosse, leur donne un aspect monstrueux. Ils vivent d'ailleurs comme des animaux. Ils ne font cuir ni n'assaisonnent leurs aliments, vivent de racines sauvages et de viande mortifiée sous leur selle. [...] Éternellement nomades, ils sont rompus dès l'enfance au froid, à la faim, à la soif. Leurs troupeaux les suivent dans leurs migrations, traînant des chariots où leur famille est renfermée. C'est là que leurs femmes filent et cousent leurs vêtements, enfantent et élèvent leurs enfants jusqu'à la puberté. Demandez à ces hommes d'où ils viennent, où ils sont nés, ils l'ignorent. [...] [leur tunique] de couleur sombre, leur pourrit sur le corps. Leur chaussure, taillée sans forme ni mesure, ne leur permet pas de marcher ; aussi sont-ils tout à fait impropres à combattre comme fantassins, tandis qu'une fois en selle, on les dirait cloués sur leurs petits chevaux laids, mais infatigables et et rapides comme l'éclair. C'est à cheval qu'ils passent leur vie, tantôt à califourchon, tantôt assis de côté, à la manière des femmes. Ils y tiennent leurs assemblées, ils y achètent et vendent, y boivent et mangent, ils y dorment même, inclinés sur le dos de leurs montures. Dans les batailles, ils fondent sur l'ennemi en poussant des cris affreux. Trouvent-ils de la résistance, ils se dispersent, mais, pour revenir avec la même rapidité, enfonçant et renversant tout ce qui se rencontre sur leur passage. [...] Rien n'égale l'adresse avec laquelle ils lancent, à des distances prodigieuses, leurs flèches armées d'os pointus, aussi durs que le fer.[/quote]
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Les barbares sürgüngë.
Posté : sam. sept. 16, 2017 4:13 am
par Vladimir Ivanov
[url=https://www.youtube.com/watch?v=h5yMDgs07ag]Nasheed[/url]
[img]https://i.imgur.com/ODkZguQ.png[/img]
Califat Rashidun (occupation arabo-musulmane)
651 à 861
Capitale : ? (ville de Marquézie occidentale)
_ Invasion islamique marqaze de l'empire perse, commandée par l'un des meilleurs généraux de tous les temps : Khalid ibn al-Walid, le "sabre dégainé par Dieu" (selon les mots du prophète Mohammed). Celui-ci, tant honoré au Karmalistan pour sa détermination et son ascétisme (il ne dépensera quasiment jamais la fortune amassée par ses innombrables victoires), restera invaincu jusqu'à sa mort, et remportera plusieurs batailles décisives aux marges sud-ouest de l'empire sassani, ouvrant alors la voie à la constitution future du Karmalistan islamique indépendant, libéré de l'oppression perse.
A l'Est, des tribus nomades entendent le séisme de l'Islam naissant, et se joignent aux Arabes contre les Perses sassani : ce sont les Qarlouks, ethnie voisine voire descendante des Sürgüngë. Les Qarlouks se convertiront à l'islam lorsque les deux peuples, sur les ruines de la Perse zoroastrienne, conjugueront leurs forces contre les Ventéliens à l'Est de l'Arkadyriane.
_ La "victoire des victoires" se déroule en 636 : c'est la bataille de Cadésie (al-Qadisiyya). Elle dure trois jours, et voit s'affronter plusieurs dizaines de milliers d'hommes de chaque côté (peut-être 40 000 arabes contre le double, 80 000, côté perse). Arrogant, le roi sassani ose s'en prendre aux cavaliers arabes sur leur propre terrain : le désert, au-delà du fleuve [Euphrate]. Profitant de l'effet de surprise avec leurs éléphants de guerre, les Perses dominent les deux premiers jours. Le troisième et dernier cependant tourne à l'avantage des musulmans. C'est un désastre pour les Sassani qui perdront leur capitale dès l'année suivante.
_ 651 : neuf ans après la bataille de Nahavand (642) qui achève la chute des Sassani, les musulmans atteignent enfin l'Arkadyriane. La résistance locale est forte, et ils ne parviendront à "maîtriser" la région qu'au siècle suivant, notamment grâce aux Qarlouks, polythéistes qui se convertissent volontairement à l'islam.
_ Islamisation et arabisation (alphabet, emprunts à la langue arabe surtout dans le vocabulaire religieux...) de l'actuel Karmalistan.
_ Les sujets non-musulmans (dhimmis, souvent zoroastriens, bouddhistes ou nestoriens, ainsi que quelques juifs) sont tolérés, mais doivent payer une taxe : la Jizîa.
_ 751 : après les Perses, les Ventéliens [empire est-asiatique, du Kaiyuan-Sengaï-Uhmali actuels], partant au secours des malheureux premiers, tentent de pénétrer en Arkadyriane. C'est la retentissante bataille d'Artuxgar, au cours de laquelle s'affrontent pendant cinq jours plus de 100 000 soldats de chaque côté (turco-arabes contre est-asiatiques). Comme pour la bataille de Cadésie un siècle plus tôt, c'est le dernier jour que les musulmans parviennent à renverser une situation initiale en leur défaveur. Bien que victoire stratégique musulmane, Artuxgar marque un coup d'arrêt mutuel : elle devient la diade de rencontre, respectivement des confins les plus occidentaux et orientaux des civilisations ventélo-confucéenne et marqazo-islamique. C'est grâce à elle que les musulmans vont innover, en récupérant la technologie du papier aux Ventéliens, véritable bénédiction pour la diffusion de leur livre saint : le Kor'an. Tchardjou voit fleurir les premiers ateliers de production de papier hors de Ventélie, et devient l'un des centres religieux majeurs du monde sunnite. Cette bataille marque le début de l'âge d'or de l'Islam (qui durera jusqu'en 1258) et annonce les prémices du futur Karmalistan.
_ Ré-ouverture de la route de la Soie à la fin du VIIIe siècle, retour des caravanes à chameaux. Développement de l'artisanat. Nouvelles techniques d'irrigation. Échanges de savoirs entre Orient et Occident (en plus de l'islamisation) grâce à la révolution du papier.
_ C'est sous le Califat Rashidun que vit le célèbre mathématicien Muhammad ibn Mūsā al-Khwârizmî (également géographe, astrologue et astronome), né à Akchataou [Khiva]. Par ses écrits en arabe (traduits ensuite en de multiples langues), il contribuera à diffuser l'algèbre et les chiffres arabes dans le reste du Monde. Il donnera son nom (al-Khwârizmî) à la suite d'opérations mathématiques en vue d'obtenir un résultat : l'algorithme.
_ Toutefois, politiquement, à la fin du VIIIe et au début du IXe siècle, la résistance des Arkadyrians gagne en complexité puisque même les Qarlouks finissent par se retourner contre les envahisseurs arabes une fois les Perses et les Ventéliens définitivement chassés.
D'innombrables garnisons arabes sont massacrées "au nom de l'Islam" par des peuples étrangers qu'ils ont eux-même islamisés. Les disciples deviennent plus radicaux que les maîtres, et les surpassent. Arkadyr devient l'épicentre d'une insurrection musulmane anti-arabe qui prend des proportions telles que l'ensemble de l'Arkadyriane se détache de l'immense empire arabo-musulman, pour former en 861, un nouveau Califat Islamique turc : le Khorasan.
Les plus pieux des historiens qarlouks et tojiks considèrent ainsi 861 comme l'année de naissance du Karmalistan médiéval.
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Les redoutables guerriers musulmans du "Califat bien guidé", avènement de l'âge d'or de l'Islam. Aux Bédouins arabes se joindront de nombreuses tribus turques qarloukes, proches voisins -culturellement et génétiquement- des Sürgüngë, peuple nomade qui se convertira de lui-même à l'islam par hostilité (partagée avec les Arabes) contre les Dytoliens grecs, les Perses de Marquézie et les Ventéliens.