Presse générale et provinciale

Arios

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[center]L'eco di Miliameni
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Néo-païens : une réalité plus si ubuesque

"Le XIXème siècle industriel a fait déraillé la Dytolie de la mission universelle fixée mil ans plus tôt : l'écrasement mondial du polythéisme." annonçait en 1923 le philosophe Silvio Epsilone au Congrès de Clisto, qui réunissait annuellement depuis une dizaine d'année les grands pontes du revivalisme païen aliléen, pangrec ou anti-colonial.

La Dytolie du XXIème siècle est aujourd'hui un ensemble chrétien ou postmoderne d'inspiration chrétienne, pris en étau par les anticonformistes du culte. Mais les zélotes de l'alter-religieux sont de deux natures à l'échelle du sous-continent, ou plus largement de cette portion nord-hémisphérique du monde - si l'on inclue le phénomène de "l'Empire luciférien" au cœur du continent noir.

Alors que le Vonalya, une partie du Skogurjördin, quelques îles du nord du continent ont perpétué la tradition d'un polythéisme assumé et d'un paganisme ayant historiquement structuré une société persistante, ce qu'on appelle aujourd'hui les isolats païens du Midi sont davantage le fait d'une déchristianisation moderne favorable à la reconquête par les élites d'une population engagée dans un processus de repaganisation descendante, jeu des sociétés secrètes accédant à la barre des États.

Alors que la partie nord de l'île d'Alilée a été sujette à ce mouvement prosélyte au tournant du XVIIIème siècle (par le peuplement mais aussi par les idées), provoquant une réaction identitaire tournée vers l'Occident et qui aboutit à la mise en relation du sud avec le courant nationaliste italophone, on assiste aujourd'hui dans la partie centrale de la Provincia d'Alileia, du moins certaines vallées, à un phénomène que le chercheur Maeometto Adiggiano observait déjà en Nazalie dans les années 2000 ; la repaganisation par l'individualisme, sous l'influence structurante d'une légitimité historienne apprise sur les chaînes vidéos de Zibbibo (sur Internet), en fait une démarche égocentrique compatible avec le capitalisme libertaire qui redonnerait aux individus le droit de s'inventer une foi personnelle.

Mireglia Papadoccini apporte en 2028 une vision moins catégorique de l'observation du phénomène ; elle lie le phénomène néo-païen touchant la région de Mésalilée à une tradition linéaire remontant tout simplement à la perpétuation de rites médiévaux chrétiens orthodoxes d'origine païenne (de la même façon qu'Adiggiano dressait le parallèle entre les cultes historiques des berbères médiévaux, des grandes familles traditionnalistes italophones, et la démarche ultracontemporaine individualiste qui se construit par emprunts aux rites plus ou moins folkloriques vécus dans la jeunesse familiale).
En gros, les petits autels aux statuettes de plastiques évoquant les anciennes divinités latines, aux photographies de défunts, aux santons mariaux, aux pendentifs berbères et aux créations artisanales maladroites et humant la fumée de cannabis, réunies dans un melting-pot à la portée néo-spirituelle, symbolisent davantage une tradition altérée (enrichie), qu'une invention pure et simple grâce à la circulation de l'information sur Internet.

Difficile à admettre dans un pays construit par l'alliance de la tradition catholique, dressée en dragon protecteur face aux assauts mahométans et slaves, et d'un État capitaliste stratège, mercantile puis fasciste puis libéral. Mais cet état de fait, ces petites bougies dans les vieux villages d'Arovaquie ou les maisons basses des bouches de l'Algarbe, en disent long sur les origines "pas très catholiques" de nos populations au prisme d'une déchristianisation galopante.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
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Néo-païens : une réalité plus si ubuesque - II

[img]http://4.bp.blogspot.com/-sxFlm_2o_fU/UrcfkuQPYBI/AAAAAAAAHZw/fjPYZqSH4Gs/s1600/45_Avenches_laraire_statuettes_400.jpg[/img]
Objets de décoration néo-classiques... et peut-être un peu plus.

En début de semaine dernière, nous tentions non sans difficultés intellectuelles (influençant la construction logique du propos) de montrer comment la Dytolie et sa région périphérique étaient frappés par deux tendances convergentes et de nature différentes : la survivance du paganisme historique, la réhabilitation du paganisme par les élites en pays chrétien.

De ces deux tendances nous montrions, ou évoquions les nuances : l'influence occidentale chrétienne sur la philosophie et les arts des pays païens, et l'influence du passif et lointain passé païens dans les mœurs vernaculaires des populations chrétiennes.

Enfin, nous essayions.

Et il nous semblait maintenant nécessaire de revenir sur le cas du Montalvo. Les territoires de l'actuel Montalvo étaient d'authentiques territoires arabo-berbère, slavo-croate et greco-orthodoxes (à quelques proto- près), jusqu'aux deux à trois siècles après l'an Mil. A ce moment là, des marchands aventureux venus d'Occident italien puis des gestionnaires du trésor de quelques Cité-États de cette même souche s'éparpillent sur les rives du bassin, comme leurs lointains et glorieux ancêtres centurions...
La Nazalie, l'Arovaquie, l'Alilée avaient jusqu'alors des populations touchées, influencées, converties au monothéisme biblique dans sa version chrétienne (catholique ou orthodoxe), et musulmane en Nazalie. Mais les unes comme les autres sortaient tout juste (depuis un à quelques siècles), d'intenses campagnes religieuses (et militaires) contre les immondes païens et leurs tentacules sectaires postérieures, confondues bien souvent en rébellions ethniques.

Non, on ne peut pas vraiment dire que le paganisme s'est maintenu malgré les sédiments lourds du temps, déposés sur l'identité des provinces à mesure de siècles de christianisme, surtout dans un pays à la composante urbaine centrale et fondatrice de ce que l'on pourrait appeler nation, au sens large. Le pays s'est fait par les élites et elles étaient bourgeoises, bourgeoises et chrétiennes ; de même, lorsque les villes d'arrière-pays se vidaient sous les famines et les pestes venues de la campagne, les villes côtières reliées à leurs cousines occidentales survivaient, et plus tard émettaient une population neuve à destination des fronts pionniers.
Et pourtant, aujourd'hui, dans les familles de Nazalie, d'Arovaquie et d'Alilée, il arrive bien souvent que par tradition déformée, par sensationnalisme postmoderne, ou par lubie d'aristocrate, on aménage un petit autel para-religieux au centre de la maison, dans une alcôve ou sur une maie décorée, en l'honneur des dieux domestiques, de figures que l'on veut protectrices : la Vierge, Jésus, Abraham... Mars, Vénus, Pluton, Uranus... parfois Lucifer, dans le sud de la Nazalie, Isis, ou une obscure divinité slave.

Tradition déterrée par les Fascistes ou perversion de notre XXIème siècle individualiste, ou chacun veut y aller de l'originalité de sa spiritualité ?

Parmi l'aristocratie bourgeoise persistante sous les régimes autoritaires du début du XXème siècle, on retrouve déjà cette forme de néo-paganisme, qui se pense avant tout comme un retour culturel à l'Antiquité, censée éclairée de ses fastes les mœurs du siècle de la reconquête latine. Ce n'est pas central de comprendre, à moins d'être historien, d'où nous viennent ces pratiques, et un travail plus proche de celui du journaliste est de comprendre plutôt leurs significations, qu'importent leurs racines.

Si aujourd'hui, une part minoritaire mais non purement anecdotiques des Montalvéens conserve ou entretient un attachement à une spiritualité qui se reposerait sur plusieurs figures, empruntées à diverses mythologies et au centre de celles-là la mythologie latine, c'est aussi bien la démonstration d'un attachement à une façon de se représenter le monde sensible et invisible. Qui peut nous affirmer sans scrupules d'honnêteté que les Antiques ancêtres n'installaient pas des petites statuettes de bronze, de cire ou de glaise, par pure foi de charbonnier envers ces forces structurantes de l'Univers ?

Quand les Montalvéens d'aujourd'hui dévouent une part de leur foyer, fût-ce par intérêt pour l'esthétique de l'objet, à ces symboles et statuettes en l'honneur des ancêtres familiaux, des divinités aux qualités louées ou recherchées, et des divers symboles qui se veulent exciter leur réflexion spirituelle, c'est un acte autant mystique que politique, un acte qui interroge notre rapport au monde et à autrui, aux territoires que nous parcourons (foyer, ville, pays,...).
Et c'est peut-être ça, la religion.
Arios

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[center]Cartagina sera
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27/02/2031
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La révolte populaire en Ardogne inquiète Nazione & Liberta

Le principal parti de gouvernement, Nazione & Liberta, détient la majorité relative en Alilée et la majorité absolue en Nazalie et en Arovaquie (en terme de sièges de sénateurs, depuis les dernières élections). Le mouvement de centre gauche, installé au Montalvo depuis l'après-guerre, a régné les trois quarts du temps en seule force politique et les trois quarts du reste du temps dans les coalitions qui ont mené le pays au travers du processus de démocratisation.

Aujourd'hui dans un centrisme libéral préservant les - quelques - acquis sociaux de la législation montalvéenne (ce serait à un oeil étranger de nous éclairer là-dessus), le parti n'a jamais cherché à faire oublier sa longue histoire antérieure puisque Nazione & Liberta s'appelait, jusqu'en 1952, Fascismo & Liberta et a conservé la plupart de ses cadres, et récupéré de nombreux cadres métropolitains, après l'armistice de 1950.

Ancien parti fondé par les sociaux-réactionnaires donnant naissance au fascisme littoral tout autour du Bassin italophone, aujourd'hui parti de l'établissement capitaliste modéré, il a une longue tradition de politique professionnelle et se trouve menacé à ses marges par les formations telles que Movimento Basta Corruzione (gauche libérale contestataire) en Alilée, mais également les écologistes en Arovaquie.
Les formations traditionnelles autres telles que l'Unione Cristiano-sociale (gauche chrétienne, Arovaquie), ou Popolo degli Citaddini (droite libérale, Nazalie), ne sont pas en meilleure forme dans les sondages à l'heure de la menace d'une vague populiste sur la Dytolie et le Bassin.
Aux franges, les partis folkloriques ou ubuesques confinant au nationalisme local slavo- ou arabo-revivalistes ne menacent la prédominance du duo systémique droite libérale d'opposition et gauche libérale de gouvernement.

La révolte populaire en Ardogne, rejointe ou orchestrée par des membres de l'élite nobiliaire et administrative qui ont permis, sinon un coup d’État, du moins de sévères et mystérieuses agitations au sommet de l’État, n'inquiète pas que les professionnels de l'importation de matières premières (laine, bois) en provenance du pays aux milles puys, mais aussi les politiques jusqu'au sommet du gouvernement, alors que leurs conseillers les plus pessimistes y voient un signe annonciateur d'un futur proche où une partie de l'établissement convergerait avec une foule en colère pour remettre en cause la légitimité de l'ordre post-martial au Montalvo.

"On n'en est loin", déclare le politologue Stefano Pompili, qui analyse un taux d'acceptation populaire de la démocratie montalvéenne bipartite à "75% de satisfaits" permis par la "réussite du capitalisme et de ses rentes naturellement réparties par un corps social de consommateurs important". La plupart des Montalvéens vivant en ville ou en lien avec elle, dans un pays avec peu de producteurs alimentaires (Nazalie aride, Alilée sèche, Arovaquie boisée), profitent pleinement d'une mondialisation qui montre aujourd'hui tous les signes d'une reprise en passe d'être réussie.

"Les populations ou les cadres locaux qui cèdent aux sirènes du populisme, alors que nous résolvons la crise mondiale par une reprise de la confiance en les gouvernements, promettent à leur pays de rester à l'écart du redémarrage qui ne sera possible que par la confiance, la consommation, et l'échange commercial intensif entre les pays." a même déclaré le Ministre de la coordination économique, Maometto Buazizi, en marge d'une rencontre internationale avec des représentants de l'économie et de la Makrovie.
Arios

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[center]Cartagina sera
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12/03/2031
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Dernier printemps pour Carbonico ?

[img]http://s2.lemde.fr/image/2012/08/23/534x267/1748771_3_ec8a_mine-de-charbon-en-australie-pres-de_3f83488de0df91fae94093fae0826499.jpg[/img]
Les puits de charbon du Lajamiglia, un terrain à risque

L'ex-géant montalvéen Carbonico s'apprêterait à mettre la clef sous la porte, et à revendre ses concessions de mines de charbon dans la région lajamiglienne, non loin de la frontière avec l'entroterra occupée par les tribus berbères, touaregs et arabes.

Les réserves de charbon du sous-sol nazalien représentent 50% du volume montalvéen, dont le reste se situe sous les épaisses forêts de l'Arovaquie centrale, là où Carbonicco aimerait déplacer ses capitaux afin de ne plus risquer les attaques des groupes terroristes venus de l'intérieur du continent algarbien. Entre 2026 et 2030, 12 personnes sont mortes en détention ou assassinées lors d'assaut des groupes rebelles, qui connaissent la frontière et dupent régulièrement les forces de frontière afin de venir perturber l'activité économique dans les alentours de Lassuno et Sidibuzi, qui possèdent des gisements de charbon.

Dernièrement, en mai 2030, l'ingénieur brittonien Mark Aedwyn était capturé par des terroristes durant une mission dans le désert, et demeure en détention aujourd'hui. Rien que dans les six derniers mois, les forces de sécurité privées et l'armée ont déjoué trois tentatives d'attaque armées contre des dépôts de minerais à quelques vingt kilomètres de Sidibuzi. Mettre la main sur le charbon montalvéen, pour les habitants du désert, relève autant de la provocation idéologique que d'une ressource pouvant être importante et s'exporter vers le sud, par le marché noir, pour alimenter des pays étrangers. Jusqu'à présent, les faibles moyens techniques de ces groupes ne permettent pas d'envisager une telle hypothèse et leurs actions demeurent une nuisance.

Mais le manque à gagner par le trop plein d'investissements sécuritaires pèse sur le budget de Carbonicco dont les activités pourraient désormais se restreindre à l'Arovaquie. Avis aux repreneurs...
Arios

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[center]Cartagina sera
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12/03/2031
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Le Sénateur Marco Rabaudo Sali préconise une intervention en Ardogne

[img]http://auvergne.decouverte.free.fr/images/TroupeauSalers.jpeg[/img]
Ardogne, grand pourvoyeur de matières premières pour le Montalvo

Alors que le pays envoie de nombreux signes de troubles internes, le gouvernement montalvéen est pressé par certains Sénateurs de se saisir du dossier ardognais, qui menace de nombreuses filières de l'agro-alimentaire et plus largement de l'industrie montalvéenne.

"L'Ardogne est prise en otage par des minorités élitistes fortement réactionnaires, et qui menacent la relance de l'économie dytolienne et montalvéenne. Mais les premières victimes sont les Ardognais, à qui l'on refuse le développement au nom de rites religieux médiévaux." explique le Sénateur Marco Rabaudo Sali, de l'Unione Cristiano-sociale.

Les plus grandes entreprises du Montalvo ne sont pas sans liens avec les produits exportés d'Ardogne, par les airs ou par les pays limitrophes côtiers au sud. L'entreprise Paste Minghetti dont les produits transformés sont présents dans 44% du menu journalier du pays, importe du blé et du mouton depuis l'Ardogne. Ramani Corporate, et plus particulièrement son entreprise de mode Taibi, importe de la laine depuis l'Ardogne. La Réaction en cours dans ce pays, outre que de semer les germes d'une guerre civile qui abîmerait le tissu productif, fait planer la crainte de clauses économiques limitant l'exportation et la production au nom de principes religieux.
Arios

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01/04/2031
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Vers le printemps de l'Algarbe ?

[img]http://www.mackoo.com/Maroc/images/IMGP2968.jpg[/img]
L'Avenue de la Ligue, à Lebira

Sous l'égide d'importants hommes d'affaires venus de tout le continent, des diplomates obscurs issus des différents régimes algarbiens ayant le vent en poupe effectueraient, au sein d'un cycle de rencontres, un sommet officieux dans la ville la plus au au sud du Montalvo : Lebira.

Cette cité, installée à la base du plus grand bras de mer intercontinental du monde, fait face depuis plusieurs siècles à cet eau sombre, drainant toutes les boues équatoriales et tropicales du continent jusque dans le Bassin, au sein d'un grand estuaire trop grand pour en être un.

Lebira, fondée aux temps préhistoriques par les marchands-bergers sémites de l'Âge du Cuivre, a été tantôt un comptoir occidental, tantôt une place arabe, avant d'être placée sous la tutelle de Cartagina au XVIIème siècle et de devenir une ville italophone puis montalvéenne comme les autres. Sinon que son architecture orientale, son retard de développement et son climat lui donne le caractère d'un d'avant-poste à deux jours de navigation du cœur du continent noir.

Aujourd'hui, des diplomates du Koudougou, de Brédétangasie, d'Aleka, de l'Empire Luciférien auraient accepté une invitation aux pourparlers avec industriels, ingénieurs et politiciens du Montalvo. A l'heure où le monde sommeille, l'union de l'Algarbe pourrait lui assurer la place non-évidente et courageuse de locomotive du monde.

Mais le sommet, s'il a lieu, doit vraisemblablement faire face aux tensions intra-algarbiennes, notamment à l'encontre des Montalvéens que de nombreux peuples algarbiens ne reconnaissent pas comme autochtones, mais assimilent aux colons occidentaux sur la côte nord du continent. Le culte luciférien, ou encore le traitement de l'apartheid en Aleka, pourraient constituer autant de sujets de discordes entre les pays, hétéroclites, prêts à se réunir.
Arios

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04/04/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

Et la Nazalie se tourna vers l'Algarbe...


Le Premier Ministre de la République d'Aleka, Erik Per Sulivan, soutient désormais l'idée jusqu'alors rumeur d'un sommet inter-algarbien, afin d'unir les forces du continent dans le contexte de redémarrage de l'économie-monde, quand l'activité de l'Algarbe fait par ailleurs exception par son dynamisme.
Le sommet, dont des discussions préliminaires semblent s'être déroulées dans la ville de Lebira, au fin fond du sud de la Province de Nazalie, pourrait être aussi négatif de conséquences pour le Montalvo que positif pour le continent algarbien. Industriels et politiques locaux de Nazalie semblent s'entendre sur l'intérêt de se tourner vers le sud, plutôt que de continuer leur histoire commune avec l'Alilée et l'Arovaquie, ces Provinces vues comme en retard économiquement, figées dans un continent dytolien atone, racistes envers les Nazaliens expatriés chez elles...

La Nazalie, authentique terre préhistorique, punique, sémite, vandale, arabe, puis front pionnier des colonisateurs marchands médiévaux, menace par son inscription dans une Union algarbienne les fondements de la Ligue de Montalvo née en 1950. Pensée comme un outil géopolitique à cheval sur le Bassin et permettant de lutter en divers endroits contre l'influence communiste, son modèle pourrait se briser faute de s'être renouvelée.

Si demain la Nazalie intègre pleinement d'une cohérence algarbienne, alors l'Alilée et l'Arovaquie ne seront plus des provinces soeurs tenues par les subventions de Cartagina, mais des confettis anachroniques d'un empire mort-né. Le véritable empire nazalien, punique, sémite, vandale, arabe et italophone, s'étendra jusqu'aux archipels de l'Aleka, comme un bloc de ressources au service des industries nord-algarbiennes, avec à son profit le dynamisme de la force noire.

L'Alilée et l'Arovaquie, revenues à l'ambiance dytolienne du moment ; deux isolats folkloriques de petits blancs plongés dans l'austérité, sans plus de véritable religion, en proie aux déchirements de la criminalité.
Arios

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[center]Cartagina sera
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15/04/2031
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La Rioda sur tous les fronts

Après être intervenue militairement en Ardogne pour assurer la stabilité du régime légitime face aux agitations paysannes - l'Ardogne a une vieille tradition de révoltes extatiques confinant tantôt à l'hérésie, tantôt au populisme selon l'époque - la Rioda voit désormais sa possession algarbienne menacée par des clans arabo-berbères dont des individus en faible nombre (une vingtaine lors du dernier événement) s'en prennent à des fermes isolées le long des frontières théoriques de la province.

Il y a quelques semaines, le géant du charbon Carbonicco annonçait renoncer à ses puits dans la région lajamiglienne du fait des attaques répétées de groupes terroristes liés à la mouvance nationaliste berbère et venus là-aussi de l'autre côté des frontières pour mener des raids de destruction, de pillage et de menaces envers les ouvriers ou ingénieurs des sites industriels. Depuis la capture de l'ingénieur britonnien Mark Aedwyn l'année dernière, la situation restait tendue.

Le Morraco riodéen est soumis aux mêmes difficultés mais selon le géopolitologue Maometto Larodola, la multiplication des attaques non coordonnées et en petits effectifs traduit plutôt une crise organisationnelle à laquelle est confrontée la mouvance nationaliste arabo-berbère, qui fait régner la terreur sur l'Entroterra, plutôt qu'une recrudescence de la menace en tant que telle.

Silvio Arpennaz invite les arduno-nazaliens à partir se battre en Ardogne

Le politicien d'extrême-droite Silvio Arpennaz, d'origine ardune comme plusieurs dizaines de milliers de Nazaliens, a invité les membres de sa communauté à partir accomplir leur devoir patriotique en Ardogne afin de se battre contre les soldats de la Rioda et les forces légitimistes. Classé à l'extrême-droite, Silvio Arpennaz vient de la gauche après s'être éloigné des partis les jugeant corrompus. Dans une vidéo postée sur le site d'hébergement de contenu multimédia du moteur Zibbibo, l'ex-journaliste de 64 ans et baroudeur bravache a annoncé vouloir créé une bande armée qui apporterait son soutien aux paysans de l'Ardogne.

Ses propos pourraient lui valoir d'être poursuivi en justice au Montalvo, mais il pourrait aussi être inquiété en Ardogne s'il venait à réussir à y entrer, faute de soutiens parmi l'aristocratie locale séditieuse ; plusieurs de ses propos par le passé avaient été condamnés à l'internationale, pour leur teneur révisionnistes et irrédentistes concernant la guerre de 1945-1950 et la nationalité des populations est-ardunnoises.
Arios

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L'université de philosophie du Darylée

Sur les hauteurs de Miliameni, on trouve l'université de philosophie du Darylée, nom de la colline sur laquelle ce complexe de 13 hectares s'étend. Des salles de cours, les étudiants peuvent voir la mer et le port touristique de la capitale aliléenne. On y enseigne la longue tradition philosophique antique de l'Alilée, entre autres, et l'histoire de la pensée dans les civilisations occidentales principalement.

Le Darylée, tel qu'on surnomme l'université, est né en 1936 de la volonté du professeur communiste Eudoscio Tossaropolo, qui s'éloigna de ses collègues et de l'établissement qu'il dirigeait en métropole du fait des pressions politiques et choix entrepris par le corps enseignant, limitant selon lui « l'étude de la raison pure » au profit de «la légitimation de l'idéologie fasciste ».

Durant une quinzaine d'années, le Darylée n'est alors qu'un lieu d'études privé, comportant davantage d'adultes et de militants politiques, que d'étudiants. Avec la guerre, les bâtiments jusqu'alors financés sur le denier privé de Tossaropolo et sur les dons de sympathisants sont réquisitionnés par l'armée latine pour accueillir des canons anti-maritimes qui sont censés protégés la capitale aliléenne des bâtiments de guerre britonniens.

Avec la création de la Ligue de Montalvo, le Darylée est reconnu comme établissement public et termine sa conversion en lieu d'études. Il accueille depuis la plupart des professeurs et étudiants en philosophie du Montalvo, délivre des parcours de trois à huit ans et permet à une trentaine de doctorants de terminer leur thèse chaque année.

Eudoscio Tossaropolo est mort en détention en 1973, à 80 ans. Il avait été arrêté un an plus tôt par le SFL, pour ses activités dissidentes dans le nord de l'Arovaquie où il soutenait certains mouvements sécessionnistes.
Arios

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05/05/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

Il y aurait 2000 ours bruns en Foresta-Velicha


D'après l'Observatoire Montalvéen de l'Environnement, la région de Foresta-Velicha (soit à peu près le périmètre de la forêt du même nom) compterait deux milliers d'ours bruns, à quelques variations près du temps de l'étude.

Les nouvelles naissances s'équilibreraient avec les décès de spécimens entre les débuts du comptage et la fin des estimations, à l'issue d'une enquête qui dura plus de 14 mois. En compilant les données des quelques balises GPS placées sur des animaux depuis quinze ans, et par relevés génétiques sur la plupart des traces étudiées, l'OME a estimé à deux milles, environ, le nombre d'ours, soient 30 % de plus qu'en l'An 2000.

Cette progression, selon le porte-parole de l'OME-Arovaquie Luciano Stassovachi, est due au maintien du milieu de vie des ours, grâce à la modernisation des techniques d'exploitation de cette forêt, aujourd'hui majoritairement mécanisée et encadrée par une planification longue qui laisse les parcelles se reconstituer en une vingtaine à trentaine d'années avant de ré-intervenir.

La cohabitation ne se fait pour autant pas sans heurts et les accidents sont annuels, avec des femelles ours s'en prenant à des forestiers lorsqu'il leur paraît que les oursons sont en danger, ou alors certains randonneurs qui font l'erreur d'approcher les animaux de trop près. L'OME-Arovaquie avait aussi accusé, au printemps dernier, certains chefs de chantiers de profiter de leur position pour organiser des chasses illégales.
La chasse à l'Ours a été suspendue par décret du Président arovaque en 1981.
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