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Posté : lun. déc. 12, 2016 7:28 pm
par Arios
[center]Situation et transports collectifs - Cartagina
Capitale de la Ligue de Montalvo et capitale provinciale de Nazalie
[img]http://www.infociments.fr/images/route/voirie-amenagements-urbains/transports-collectifs-urbains/tramway-nice/pdf-1-principale.jpg[/img]
Le tramway électrique est une arrivée récente à Cartagina, une ville souvent pointée du doigt pour ses embouteillages et son manque de places de stationnement[/center]
L'aire urbaine stricte de Cartagina, organisée autour d'une métropole, comporte 740 000 habitants (2030). Si l'on inclue la plupart des communes rurales alentours dont la population a des liens de travail avec la cité, on peut atteindre le chiffre de 1 210 000 usagers quotidiens de la ville. Elle est située dans la Provincia di Nazaglia en Algarbe, elle est à la fois capitale provinciale et générale.
Installée au creux d'une baie, depuis l'époque punique puis latine, la ville a été un important centre antique mais est tombée dans l'anarchie durant près d'un millénaire, sous l'effet des invasions, des razzias, et de l'hégémonie d'autres villes ou puissances régionales. Lors de ses périodes de recul, nombreux sont ses anciens quartiers qui laissèrent place au retour de la pinède. Durant la période musulmane, Cartagina n'était qu'une ville secondaire dépendant d'un sultanat aux centres économiques et politiques plus méridionaux.
Depuis le XIXème siècle, la surface urbaine de la ville a considérablement augmentée. Si la vitesse de son accroissement a diminué ces trente dernières années, il demeure aujourd'hui principalement sous l'effet de l'extension individuelle de l'aire pavillonnaire. Depuis peu, la municipalité a étendu ses pouvoirs à certaines communes voisines, de même qu'elle en a annexé d'autres, afin de maîtriser un schéma urbain pénalisé par les reliefs sur lesquels a dû se développer la ville.
Étendue au gré des vaux, elle est peu dense, et comporte en son sein de nombreux espaces naturels abandonnés (falaises, éboulements, anciennes terrasses boisées). Cartagina est très sensible aux pluies fortes, occasionnelles dans la région, qui érodent des sols pauvres et sans véritable capacité d’absorption. Son bâti s'est développé aussi sous la contrainte, et au caractère anarchique des ruelles du Vieux-port, ont répondu des plans d'urbanisme peu orthodoxes du fait du relief accidenté de l'actuel centre-ville dans les terres, puis des grands ensembles urbains et enfin un grignotage émietté de l'habitat pavillonnaire dans les hauteurs. Le développement de Cartagina a été relativement spontané jusqu'en 1920, puis durant trente ans l’État a prévu d'importants travaux et une réorganisation complète de la ville mais s'est heurté localement à la petite bourgeoisie foncière et généralement au doute quant à l'intérêt industriel de la ville alors concurrencée très sérieusement par d'autres cités, en Dytolie. Dans les années 1950, certains projets aboutiront et la ville reprendra la construction de grands ensembles pendant près de cinquante ans. Depuis une vingtaine d'année, l'époque est davantage à la réorganisation du centre économique et à la recherche d'une ergonomie avantageant touristes et habitants résidents, plutôt qu'à la poursuite de la construction de logements.
La ville est donc riche d'une diversité de fonctions (administrative, restes industriels, touristique, voire balnéaire) et de paysages (côtes, collines, vaux), mais ces atouts sont autant de contraintes (indécisions politiques sur l'orientation à privilégier, embouteillages, quartiers HLMs délabrés, incohérences spatiales). Sa mixité sociale se perpétue mais dans un éclatement spatial encouragé par sa géographie naturelle : les côtes sont touristiques ou patrimoniales, les centres en dehors des fonctions économiques sont essentiellement populaires et paupérisés, les périphéries sont aisées et servent de dortoirs.
[center][spoiler="Schéma des arrondissements et transports"][img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/12/12/161212081148397536.png[/img][/spoiler][/center]
Posté : mer. janv. 04, 2017 3:35 pm
par Arios
[center]Aquae Quintiae
Province de Nazalie - site antique de Maghila sud
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/01/04/170104042859966195.png[/img]
Ruines de la cité antique d'Aquae Quintiae[/center]
Au sud-est de la ville moderne de Maghila, le site latin antique d'Aquae Quintiae demeure face à la mer, près de 20 siècles après sa construction sous la forme qui est demeurée jusqu'à nos jours.
Si les vestiges autour de Cartagina sont connus pour leur caractère punique et ancien, le site d'Aquae Quintiae a été directement fondé par les Latins au cours du Ier siècle avant J-C., puis modernisé un siècle après avec des constructions spectaculaires comme son théâtre utilisé à l'époque pour d'importants divertissements culturels et demeuré en service jusqu'au Haut Moyen-âge et à l'invasion arabe.
Si elle était originairement un camp militaire, la colonie d'Aquae Quintiae faisait partie d'un ensemble plus grand qui connut un important développement durant un siècle et demi au point de participer à la mise en valeur agricole des côtes. La ville, grossie des colons enrichis ou des commerçants venus des quatre coins de l'Empire, devint une porte d'exportation de produits tels que les agneaux et le vin allant approvisionner jusqu'à la capitale, ou les légions combattant au Marquaz et aux confins de la Dytolie du nord.
À mesure que le Haut-Empire mit en valeur le nord de la Nazalie et ses campagnes alors d'autant plus verdoyantes, Aquae Quintiae n'exporta plus ses vins et la ville tomba en décadence. Durant tout l'Empire et surtout avant sa christianisation, la ville conserva un caractère surtout pour les habitants de la région continuant d'y voir un modèle de la paix et de la civilisation latines. Ceci n'empêcha pas une certaine décadence sourde, si bien que la ville ne fut pas reconstruite après plusieurs tremblements de terre au cinquième siècle.
Lorsque les cavaliers arabes et les immenses hordes de leurs poursuivants passés par les détroits de l'Iskrabhiya (Scriabiglia) arrivèrent, un matin de novembre au-dessus d'Aquae Quintiae, cela faisait déjà un siècle que les trois quarts de la cité étaient recouverts de la terre et du sable portés par les vents, servant déjà à la pâture des troupeaux d'ovins. Ce manteau de poussière, qui ne serait retiré qu'au XXème siècle pour laisser entrevoir le plan orthogonal des anciennes rues et leurs prolongements dallés jusqu'aux collines alentours, protégea la ville durant toutes les péripéties guerrières de l'occupation musulmane et de la reconquête chrétienne.
Posté : mer. janv. 11, 2017 11:57 am
par Arios
[center]Brooktown (Boroctone)
Britonnia - Briton's Commonwealth
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/01/11/170111123726271858.png[/img]
La Clevedon's bay depuis les hauteurs de Brooktown[/center]
Sur le chemin du retour, en rentrant du marché le jeudi matin, les mères racontent des histoires aux enfants qui ont froid, dans leur manteau, à cause du vent marin qui vient lacérer de plein fouet les ruelles de Brooktown et ses rubans de petites maisons de briques, côte à côte, s'étendant face à face, séparées par la route sur laquelle se succèdent voitures, charrettes, et autocars rouges. Parmi ces histoires, on raconte la glorieuse fondation de Baractonia, cité latine, construite sur les marécages achetés par les légionnaires à la Fée Galawdyth, maîtresse des lieux et de la Baie.
Nul ne sait si le mythe de Baractonia est bien réel, ou même si Baractonia, éminente cité latine fondée quelque part dans les îles celtes de l'Antiquité, est bien la Brooktown d'aujourd'hui - peu probable -, cette petite cité portuaire ex-maîtresse de la maroquinerie britonnique, qui attirait dès le début du XXème siècle des vagues entières d'immigrants du sud et, surtout, des provinces pauvres de la Cérulée italophone.
Aujourd'hui, près de 42% des habitants de Brooktown sont montalvéens ou italophones, ou d'origines. Dans les rues froides et venteuses de la cité, là où les bas-quartiers se gorgent d'eau en cas de mauvaise tempête, on trouve de nombreuses pizzerias, des restaurants de pâtes, des traiteurs que l'on sollicite pour les dimanches et les mariages, des épiceries fines et des entrepôts qui attirent la population y cherchant un peu de soleil pour compenser les longues semaines, venant parfois chercher leurs mets de toutes la région.
Entre eux, et dans les familles mixtes qui sont nombreuses, ils parlent aussi de Boroctone, le nom que donnaient les marchands du Bas-moyen-âge à cette lointaine cité, où ils pouvaient acheter les fourrures et les peaux d'Olgarie et les rapporter dans leur pays, bravant les tempêtes le long des côtes de l'Occident.
Parfois certains grands enfants quittent Boroctone, non à bord d'une caravelle mais en prenant l'autoroute en car puis l'avion, afin de gagner Cartagina, Suresisca ou Miliameni, y trouvant du travail avec l'aide de vagues et lointains cousins, trop heureux d'y gagner quelques cadeaux ramenés du froid au passage. À Brooktown, on ne fait plus grand chose quand on ne tient pas un commerce, qu'on ne travaille pas à l'hôpital, et qu'on ne possède aucune plage où grandissent, marées après marées, moules et couteaux.
Il y a bien quelques pêcheurs, plus amateurs qu'autre chose, un club nautique, le BTP, quelqu'éleveurs d'abeilles, un bûcheron qui laisse conduire ses camions revenant de Blackwood. On travaille surtout dans les boutiques, dans les agences, de voyage ou de banque, dans le nettoyage des rues, un peu dans les champs l'été, vers Caerwyh et Haersdin. On attend surtout : le retour de la croissance, la presse du mercredi, les appels internet des pionniers partis au Nunakya, la venue des cousins, l'indemnité chômage, une bourde de Spencer qui l'empêcherait de remporter les élections, un rayon de soleil même tardif, le soir, quand le Dieu du ciel a fini d'arroser sa terre, et disparait pour laisser place à la nuit.
Posté : sam. févr. 18, 2017 12:09 pm
par Arios
[center]Bragopola
Province d'Arovaquie - ville de 430 000 habitants
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/18/17021812510743751.png[/img]
Au cœur de la ville, la cathédrale Santa-Gievona, qui domine le fleuve[/center]
Située à la limite de la grande forêt de Vélicha ("Foresta Velicha") et chef-lieu de la région du même nom, Bragopola est une cité née au IXème siècle de la volonté du Roi païen Brodovo II, qui pour mieux contrôler sa frontière et les intrusions de populations hostiles venues du nord, fonde cette cité au bord d'un fleuve, qui va devenir rapidement un pôle marchand et bientôt une tête de pont de la christianisation des slaves, puis de la reconquête latine.
Aujourd'hui, de nombreux géographes avançent que Bragopola est la capitale implicite de l'Arovaquie, car la ville qui fait la véritable jonction entre les périphéries du nord (régions plus pauvres des Divogiache, de Granica, Vuchovi et Ravoniche), et la côte anthropisée, développée, tourisfiée et industrielle. Bragopola est le lieu de rencontre, choisi par toujours plus d'entreprises, qui leur permet d'être à égale distance des différentes régions du pays.
Mais la ville tient une bonne part de sa richesse des impôts qu'elles tirent de la sylviculture, dans une région couverte majoritairement par la forêt et exploitée massivement par des entreprises de coupe, des charbonniers et menuisiers industriels. C'est à Bragopola que dorment souvent les entrepreneurs, que sont établis concessionnaires et métiers de l'outillage, qu'on réserve les bois, les charpentes et les meubles qui vont alimenter toute la Ligue par camions sur l'autoroute ou TGV les ports de Daro-di-Suresisca ou Dovernico.
La ville, aux murs blancs pour capter la lumière de cette région de plateau souvent étouffé par la brume venant des bois alentours, est d'une clarté rafraichissante si le soleil consent à offrir ses rayons. Les rues lumineuses du centre-ville, décorées de fontaines, les grands immeubles décorés de bas-reliefs témoignent de la prospérité passée et présente de la ville aux grandes heures de ses recompositions cadastrales. La population, venue des marches les plus enclavées de l'Arovaquie, est d'une blondeur atypique et son fort accent donne à sa langue une connotation étrangère. De longues artères piétonnes, sans trottoirs, accompagnent le relief du plateau arovaque en débouchant tantôt sur les péniches du fleuve, tantôt sur la périphérie industrielle et commerciale, où les travailleurs se rendent à pieds et à bicyclette de par la faible superficie de l'agglomération.
Dans un rayon de 5 à 10 kilomètres, les maisons indépendantes et villas ponctuent la forêt et le bocage, où un élevage bovin se perpétue. Elles viennent renforcer la population de la ville, autour de 400 000 habitants, qui fait de cette riche ville, la quatrième de toute la Ligue.
Posté : lun. févr. 27, 2017 2:18 pm
par Arios
[center]Camenisco
Province d'Arovaquie - ville de 85 000 habitants
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227031809738971.png[/img]
La cathédrale Santa-Eusebia-di-Coloschi, dans son écrin de verdure[/center]
Camenisco est une petite ville étalée au fond d'une vallée, à la rencontre de plusieurs cours d'eau, et composée essentiellement de petites maisons agglutinées. Située au fin fond de l'Arovaquie, au contact d'un climat plus continental que le reste du pays, elle n'est même pas reliée à l'autoroute. Abritant peu d'activité jusqu'à ces dernières années, la ligne de chemin de fer seule assure la liaison avec le reste du monde, si ce ne sont les quelques 40 km de route locale à prendre pour gagner le réseau autoroutier.
Depuis 2030, Camenisco attire un tas de petites entreprises de la nouvelle économie, celle liée fortement au numérique et à son développement. Depuis que Zibbibo a installé une ferme de serveurs dans un local désaffecté, la petite ville promet de devenir un des moteurs virtuel du développement de l'Internet dytolien... Le Maire, Ettore Arogiacho, y travaille passionnément.
Mais il y a plus au nord et plus isolé, malgré l'autoroute, plus pauvre et plus peuplée : Gorniglie, avec ses 270 000 habitants, dont les quartiers vieillissent et le paysage se salit. C'est aussi une chance, pour Camenisco, d'accueillir les résidences secondaires de sa grosse jumelle, pour ceux des rares qui y entretiennent quelques activités.
Posté : mar. août 22, 2017 8:25 pm
par Arios
[center]Pilaschi
Province d'Arovaquie - ville de 90 000 habitants
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/277665pilaschi.png[/img]
Au premier plan, le Castello di Vitomire III il Bruto[/center]
La ville de Pilaschi est située à une dizaine de kilomètres de la frontière, dans l'Ouest de l'Arovaquie, au bout de la Plaine Arovaque. Avec ses 90 000 habitants, elle est dans la seconde moitié des grandes villes de la Ligue en terme de peuplement, bien qu'il soit difficile de décrire son économie.
Capitale de la Ravonique (Ravoniche), cette région est parmi les trois plus pauvres de l'Arovaquie, mais avec plus de 9 000 $ de PIB/hab, sa population n'est pas en difficulté par rapport à d'autres. L'environnement de Pilaschi est principalement agricole, la ville est cernée de grandes fermes en openfield, qui profitent d'un climat semi-continental, quand il est méditerranéen plus bas dans la Plaine et dans la vallée du Bodovo qui descend vers la mer. L'air de la ville est frais, la pluviométrie importante, la cité est caractéristique des cités de l'Arovaquie intérieure, très tournée vers le monde slave autant historiquement que dans le patrimoine.
La plus grande partie de la ville date de l'époque industrielle, elle est bâtie en style néo-arovaque, d'inspiration médiévale, composée de nombreuses petites maisons et usines reconverties construites à l'époque où le commerce du chanvre et de laine faisaient la fortune du bourg. Jusqu'en 1924, la famille Stanco, dynastie d'origine slave, habitait le principal bâtiment historique : le Château de Vitomir III la Brute, Comte de Ravonique du XVIIème siècle, supposé vampire, craint mais respecté à une époque où les paysans étaient terrorisés et pris en étau entre la peste et les rachats de terre par la bourgeoisie italique de la côte.
Aujourd'hui, les services, l'industrie ferroviaire et l'économie résidentielle en lien avec la Foresta Velicha, région voisine de charbonnage et foresterie, garantissent quelques rentrées à la municipalité qui profite du passage du train à grande vitesse. Lorsqu'elle est ouverte, la frontière est aussi une source de commerce, pas toujours légal ; Pilaschi se révèle être une plaque-tournante des trafics, notamment humains comme certains faits divers macabres l'ont révélé ces dernières années.
Posté : mar. août 22, 2017 9:18 pm
par Arios
[center]Ogulino
Province d'Arovaquie - ville de 90 000 habitants
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/995552dvsqvqv.png[/img]
Le centre historique au bas d'un terril, entouré de maisons ouvrières plus récentes[/center]
La ville d'Ogulino, 90 000 habitants, est située sur la rivière de la Vulpaira, qui coule en direction du nord. Cette vallée isolée, au nord de l'Arovaquie, aussi surnommée "Petite Transvélécie", est au cœur de la micro-région de Vucovie (Vuchovi), qui ne doit sa survie principalement qu'au charbon. La Vucovie est peu peuplée, ce qui lui permet de bénéficier d'un PIB/hab dans la normale supérieure, bien que cette région, au terroir très forestier, est la cinquième plus pauvre de la Ligue en terme de production de richesses.
Accueillant les sièges provinciaux de nombreux sous-traitants des filières d'extraction de charbon de mine, aussi bien que Carbonico elle-même, Ogulino est en concurrence avec Bragopola en ce qui touche à l'exploitation forestière. La ville profite également de l'attractivité des sources de la Vulpaira, ou "Mer d'Ogulino", deuxième plus grande étendue d'eau de la province qui accueille plusieurs établissement de loisir et d'hôtellerie, notamment grâce à l'autoroute et à la LGV qui montent jusqu'à la cité, la liant au reste du pays.
La ville, cernée de bois, est au centre de la rare partie de la Vucovie cultivée sur plusieurs siècles. Elle est née par agglomération des habitats fermiers alentours, à la manière de Pilaschi, elle a cru également sous l'influence de la frontière, et de l'exploitation de petites mines de charbon précédant les sites actuels. Aujourd'hui encore son bâti est très éclaté, n'a jamais répondu à aucune logique urbanistique, a été dessiné au gré des initiatives personnelles, reliées par le mécénat ayant entouré la construction d'églises, écoles et bâtiments collectifs à mesure de l'embourgeoisement d'une partie de la population au XIXème siècle.
Posté : lun. déc. 11, 2017 4:49 pm
par Arios
[center]Bumerdi
Province de Nazalie - ville de 80 000 habitants
[img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/11/171211051056479195.png[/img]
Bumerdi dominée par le Plateau d'Aciaba[/center]
Bumerdi est l'une des principales villes des Riaggiadi, au sud de la Nazalie. Avec 80 000 habitants, elle est pourtant aussi étendue que des cités en ayant le triple, du fait essentiellement d'un urbanisme plat, faible en volumes de hauteur, avec peu d'appartements et de terrasses de hauteur contrairement aux villes côtières du pays. Blanche, à la chaux grisée par les tempêtes de sable, elle est historiquement une ville de transition entre le monde pastoral des pré-déserts, et le monde agricole des côtes, et fut longtemps une ville de chevriers et de bergers, gonflant sa population à certaines périodes du fait des transhumances, étape sur le chemin des pâturages marins. Il n'est pas rare que les pâtés de maisons bumerdiens disposent de jardins clos, murés, à même le sol : anciens enclos pour troupeaux de passage, ou petits troupeaux familiaux permanents.
La ville a très peu d'industries, voire pas, contrairement à Lebira plus au sud qui elle jouit désormais d'usines de montage et de laboratoires à la faveur de l'industrie satellitaire montalvéenne. Bumerdi est plus proche de Lalima, bien que leur climat ne soit pas totalement comparable. Au nord de la ville et du chemin de fer qui la traverse, on trouve les contreforts du plateau d'Aciaba, un large point culminant pour la Nazalie du sud, duquel on peut distinguer les deux Mers : la céruléenne et l'algarbienne. Bumerdi profite quelque peu d'un léger tourisme tourné vers la découverte de la nature et du Plateau, chargé d'histoire à l'image d'une cité longtemps vu comme un lieu de conservation du mos majorum nazalien de l'époque moderne. Aujourd'hui, nombreux sont les artisans redécouvrant des méthodes de confection artisanale (tapis, bijoux, miel) en parallèle de la location à grande échelle de leurs appartements familiaux, pour citadins voulant découvrir l'arrière-pays.
La cité n'en est pourtant pas préservée d'un chômage massif, que le pouvoir central a toujours du mal à combattre. La hausse des indemnités de chômage est faite pour arranger la paix sociale, mais n'est pas vue comme un levier de retour à l'activité. Récemment, l'augmentation des industries de stockage de pétrole brut et raffiné a été comme un rayon d'espoir pour la région, bien que les retombées directes sur l'emploi restent plus anecdotiques qu'autre chose.
Posté : lun. déc. 11, 2017 5:01 pm
par Arios
[center]Templa Saturni
Province de Nazalie - Santo-Sobaro, agglomération de Bumerdi
[img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/11/171211051057110603.png[/img]
Les trois temples à Saturne l'Algarbien[/center]
Lorsque les Latins arrivèrent en Nazalie, de nombreux cultes pré-existaient évidemment, qui n'étaient pas d'origine phénicienne et céruléenne mais davantage en lien avec les traditions anciennes de l'intérieur des terres d'Algarbe du Nord. Syncrétisme oblige, une des divinités majeurs du panthéon pré-latin arriva à demeurer important dans le culte populaire des habitants, bien que latinisés, mais aussi des nouveaux arrivants et ce durant toute l'époque antique, jusqu'au début du Moyen-âge. Baal Hammon, divinité importante d'origine préhistorique et qui sut donner lieu à de multiples ré-interprétations dans de nombreux cultes algarbiens et mondiaux jusqu'à aujourd'hui, fut longtemps prié et adoré sous le nom du Saturne Algarbien par les Latins.
Avant d'être converti par le moine augustinien Sobaro au 8ème siècle, le village éponyme au nord de Bumerdi et situé sur les pentes montant au Plateau d'Aciaba, fut longtemps un important site dévoué au culte du Saturne algarbien, au point que l'Empereur lui-même fit financé, en 254, l'agrandissement du site de prière avec la construction de trois temples destinés aux trois épiclèses ou visages du dieu en question. Après la conquête musulmane six siècles plus tard, seuls les trois temples furent épargnés car ils constituaient une réserve de pierres de taille, tandis que le temple principal, pré-existant et dont les fondations dataient des migrations phéniciennes en Algarbe du Nord, servit de carrière pour le Sultan et disparut totalement au milieu du Moyen-âge alors que les fortifications croisées et musulmanes sur la côte demandaient beaucoup de pierres. Il était plus simple de les prélever là plutôt que de s'aventurer dans les sites propices sur le plateau, dont les populations berbères étaient réputées cannibales.
Le site accueille aujourd'hui plus de 36 000 visiteurs par an.
Posté : ven. avr. 13, 2018 3:40 pm
par Arios
[center]Arovace
Province d'Arovaquie - ville de 160 000 habitants
[img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/13/18041305340298460.png[/img]
Le Castello di Givinetini au cœur d'Arovace[/center]
Arovace est le chef-lieu de la Nouvelle-Lurie au milieu de la Province d'Arovaquie. Située entre le nord forestier et le sud de la côte industrielle, Arovace accueille à la fois la voie de chemin de fer rapide et l'autoroute reliant Dovernico, la capitale, à Ogulino dans l'extrême-nord du territoire. Elle ne dispose pour autant pas d'aéroport.
Arovace profite de l'influence des deux pôles économiques que sont le centre-nord et le sud côtier de l'Arovaquie, bien que très différents - pourtant, la cité de 160 000 âmes n'est pas porteuse d'une forte activité économique en elle-même, devancée par Bragopola pour les services et le tourisme, et bien sûr par la Zémélie et la Carénie pour l'industrie lourde, l'emploi secondaire dans son ensemble et la villégiature.
La ville est néanmoins une étape obligatoire et plaisante pour les voyageurs, jouissant de plusieurs sorties d'autoroutes menant en son coeur assez facilement, non loin du fameux Castello di Givinetini, du nom de la famille noble très influente au XVIIème siècle et aux racines aristocratiques arovaques autant que marchandes et italiques. Un urbanisme moderne adapté à la faiblesse des contraintes (le château fut très longtemps entouré de campagnes sans bâtiments, utiles à son propre approvisionnement) rend accueillante la cité pour les automobilistes.
Les alentours d'Arovace sont constitués de la basse "plaine arovaque", région céréalière de renom et marquant la limite entre la côte d'influence maritime et aux reliefs escarpés, et le nord riche en massifs et couvert par la grande Foresta Velicha. La ville doit son nom au peuple antique des Arovaques, ensemble de tribus slaves du sud peuplant ces différents milieux avant l'arrivée des Latins.