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Posté : dim. juil. 03, 2016 11:46 pm
par Feral
Milice de la prospérité
Club Boïtoï
L'insurrection communiste était commencé dans l'ouest de la province. La nouvelle avait jeté un vent d'effroi sur la petite-bourgeoisie mayongaise, le gouvernement ne faisait rien. La terreur menaçait de d'emporté la raison de plusieurs artisans. Les ouvriers les plus malfaisant avaient les yeux violents, d'autres regardait leur patron et concitoyens avec angoisse, l'on attendait le terrorisme de l'État ou la violence et la terreur rouge. Dans les deux cas, c'était mauvais pour les affaires, mauvais pour la famille et mauvais pour la stabilité nécessaire à la prospérité et à l'ordre harmonieux du monde. Les dépliants de Trafègo jonchaient les rues de Mÿ Lai, village et chef lieux de Bờ Lai, la côte vis à vis directement de la capitale provinciale; et beaucoup de pêcheur et de petit fermier de la région (Bờ Lai) avaient écouté l'appel mielleux du nouveau monde, mais dans Mÿ Lai le syndicat des poissonniers se demandait si ses hachoirs et ses couteaux à poissons étaient suffisant pour éliminer la garnisons des hommes de Bao, une poignée.
Dans l'autel de ville, le maire avait fait appelé Ngô Bù Lôc, le propriétaire de l'atelier de tissages, du Mÿ Lai Nhà Hàng (le plus grand restaurant ), de l'entrepôt et des camions faisant la livraison entre Nagwon et Mÿ Lai, ainsi que de plusieurs bâtiment locatif. Mais le maire avait fait appelé Ngô Bù Lôc parce que dans la hiérarchie officieuse, la parole de l'homme était d'une autorité plus élevé que celle du maire. Ci celui-ci était travailler par la peur car la poissonnerie était sienne et il avait vue le regard de ses employés, Ngô Bù Lôc était sereint et confiant, il était le beau-frère du chef de police locale et le représentant des bourgeois locaux.
Ba Hiệp,
Maire de Mÿ Lai
« Ngô Bù Lôc, je crains pour ma vie et celle de tout Mÿ Lai dont j'ai la garde par ma charge présente. »
Ngô Bù Lôc,
Chef local de Club Boïtoï
« L'esprit des hommes alignée sur le SSP est rongé par l'envie et la violence, mais les citoyens de Mÿ Lai sont simple et bon, ils ne laisseront pas une poignée d'enragé déchiré nos familles et notre communauté au nom d'une prétendu justice. »
Ba Hiệp,
Maire de Mÿ Lai
« Certes, mais les soldats se sont barricadé dans leur casernements et hier ils ont menacé de tiré dans la foule qui demandais des informations sur le révolte »
Ngô Bù Lôc,
Chef local de Club Boïtoï
« L'armée sera bientôt partie, le gouvernement la rappellera sans doute pour empêcher des troubles plus important dans la capitale. Nous ne sommes pas dangereux nous de Bò Lai, nous aimons l'ordre et la prospérité. »
Ba Hiệp,
Maire de Mÿ Lai
« Justement, lorsqu'ils seront parti qui empêchera ces maudits poissonniers, que je sois maudit d'avoir engagé des citadins, de m'égorger dans mon sommeil? »
Ngô Bù Lôc,
Chef local de Club Boïtoï
« La police de Mÿ Lai vous protégera, vous signez leur chèque de paye et ils sont au moins trois fois plus nombreux que les soldats »
Ba Hiệp,
Maire de Mÿ Lai
« Je sais que vous êtes lier au chef de police, Ngô Bù Lôc, mais si je crois aux garanties du chef de police et de ses gradés, qui garantie que les simples policiers ne seront pas tenté de se joindre aux communistes? »
Ngô Bù Lôc
Chef local du Club Boïtoï
« Chiến Thắng , est un homme sincère et loyal. Il tiens les rennes du commissariat régional depuis sept ans et beaucoup de ses hommes le considère comme un héros en raison de ses actions contre les triades alors qu'il s'était porté volontaire pour aller près de Nankin. »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai
« Peut-être bien, mais les ouvriers? »
Ngô Bù Lôc
Chef local du Club Boïtoï
« Ba Hiêp, vous me connaissez moi et mes amis… Donnez moi votre soutient, ralliez-vous au Club Boïtoï c'est ce qu'il y a de mieux pour préservé l'harmonie des hommes, nous prendrons des mesures pour rendre néfastes les idées communistes aux yeux des citoyens. Le gouvernement ne fait rien, prenons les choses en mains! »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai
« Mais … et les soldats? »
Ngô Bù Lôc
Chef local du Club Boïtoï
« Envoyez la police les désarmés. »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai
« Et si le syndicats passe à l'attaque pendant que la police est occupé avec les soldats? »
Ngô Bù Lôc
Chef local du Club Boïtoï
« Laissez cela entre mes mains Ba Hiêp, je mobiliserais les bourgeois et nous nous armerons. Je dirais à mon beau-frère de nous faire auxiliaire de police et nous arrêterons les membres du syndicats. »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai
«D'acc… d'accord! Je vais signez des ordres immédiatement qui vous donnerons l'autorité d'agir. »
Ngô Bù Lôc
Chef local du Club Boïtoï
« Merci Ba Hiêp, c'est la bonne chose, la seule chose à faire contre la menace qui plane sur nos vie. Le club Boïtoï de Mÿ Lai met toute ses ressources dans le maintient de l'ordre et de la prospérité. »
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Le Club Boïtoï lève les armes dans le Bò Lai et tente de prendre le contrôle de Mÿ Lai sur la côte en face de Nagwon.
Dans l'optique où la ville est prise, il devient nécessaire de préparé la défense de celle-ci par des arrestations et la construction de barricades et de point fort dans les rues.
Le Club Boïtoï rallie les ressources des commerçants, des manufacturiers et des propriétaires terriens des environs afin que récolté de l'argent.
Les fonctionnaires sont invité à transféré le destinataire de leur travail du gouvernement Bao à celui du gouvernement de Mÿ Lai.
Les policiers sont invité à formé le premier contingent paramilitaire du Club Boïtoï.
Un appel aux volontaires est lancé pour la formation de contingent supplémentaire.
Des agents sont envoyés dans toute la région de Bò Lai pour inventorié les ressources et procédé à une propagande.
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Pamphlet adressé aux paysans et pêcheurs du Bò Lai
« … le gouvernement veut vous volez le fruit du labeur de vos ancêtres et de celui de vos fils à venir, il veut empêcher les hommes libres de vivre de leur terre ou de leur pêche par la subvention d'entreprise gigantesque devant laquelle les petits artisans, les petits agriculteurs, les pêhceurs et éleveur ne peuvent résisté. Le Club Boïtoï préfère la prospérité des fils, des pères et des voisins à la facilité et la commodité de prix déshonorable offert par des compagnies qui n'ont ni à coeur les intérêts de notre peuple, ni ceux de notre nation.
(…)
« Paysans du Bò Lai, le gouvernement veut vous briser et vous soumettre, mais les communistes veulent vous dérobé de votre bien. Ils veulent vous prendre la terre pour la donner à tous, vous ne pourrez plus passer vos champs à vos fils, ni les travailler à votre profil, mais seulement pour celui de fonctionnaire vous dictant quoi planter, quand le faire et quand récolter, en plus de vous imposer quelle quantité gardé et quelle non pas vendre mais DONNER au Parti. Le club Boïtoï garanti que la terre de vos pères sera inaliénable et que nul ne pourra être expulser de sa terre, ni forcer d'accueillir des ouvriers agricoles qu'il ne veut pas sans son accord, le club Boïtoï garanti aux pêcheurs la possession de leur bateau, de leur filet et de leur pêche. Nous souhaitons dôté le Mayong d'un marché intérieur où nul n'est poussé a la faillite par une entreprise étrangère et où l'ordre est maintenue par la solidarité et la collaboration des club Boïtoï, urbain ou péri-urbain.
Artisans, commerçant unissons-nous!
Paysans, ouvrier défendons-nous!
Ngô Bù Lôc,
Conseiller Exécutif du Club Boïtoï de Mÿ Lai
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Posté : lun. juil. 04, 2016 7:07 am
par Johel3007
Guerre Civile au Mayong
Mise à jour du 10/07/2030
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La Ligue des Communistes fait sentir sa présence dans les campagnes mais, sans réponse du gouvernement, cela est d'avantage vécu comme de la brutalité gratuite par la population que comme une réelle conquête. On peut s'attendre à un fort ressentimment à l'égard de la LCM au vu des méthodes brutales du SSP. Mais un ressentiment similaire grandit à l'égard du gouvernement de Nagwon, qui semble peu volontaire à agir.
- -10 RF (mise en place d'espions) ; + 1 pts de contrôle
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Loin des montagnes, face à la mer, l'ambiance est moins violente mais non moins craintive. En raison exactement de leur connexion à la mer, les bourgeois de Mÿ Lai se sentent d'avantage proche des grandes villes du Mayong que des campagnards, ceci tant par la géographie, par leur profession que par l'ethnie (Lahoim) qui les met à part de la majorité du peuple. Toutefois, le coup d’état à Nagwon rend méfiant. Le Club Boïtoï a pris les devants pour assurer la sécurité de tous, soudoyant la police locale pour qu’elle les aide à désarmer les soldats et appelant des volontaires parmi la population. Si les soldats ont baissé les armes sans résistance réelle, les citadins ne montre pour l’heure que peu d’enthousiasme à s’opposer à Nagwon.
- +5 RM (armes des soldats et ralliement des policiers) ; -20 RF (ralliement des policiers) ; + 1 pts de contrôle
[/quote]
Coalition National-Capitaliste
- Faction : « Gouvernement Bảo » : 100 RM, 100 RF
Ligue des Communistes Mayongais
- Faction : « Force Expéditionnaires du SSP » : 70 RM, 100 RF
Club de Boïtoï
- Faction : «Milice de la prospérité» : 105 RM, 80 RF
[url=https://s32.postimg.org/6bv7jk6zp/Mayong00003.png]Carte globale[/url]
[url=https://s32.postimg.org/twficklud/Mayong00005.png]Pour l'encyclopédie[/url]
Posté : lun. juil. 04, 2016 9:06 am
par Johel3007
Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais
Hoa Hoa. Différente ville, même histoire : une dizaine d’hommes et femmes en civil se mêlent à la foule, rencontrant une famille locale sympathique aux idées de la LCM. Dans leurs bagages, des ordinateurs, des téléphones portables et un paquet de billets.
Dès demain, ils débuteraient leur mission, se faisant introduire par leur hôte au près des figures communistes locales tout en prenant note des noms des ennemis de la Révolution, collectant sur eux les informations nécessaires à leur procès à venir.
En même temps, leur mission officielle restait une tâche de conseil à l’égard des cadres locaux de la LCM. Et en guise de « cadres », il s’agissait d’avantage d’un mixte entre vieux habitués de la taverne refaisant le monde entre deux verres d’alcool de riz et quelques jeunes enthousiastes dont l’engagement communiste se bornait à citer Kirov. Il y aurait du travail…
La ville de Hoa Hoa n’était qu’une de ces nombreuses « villes-étapes » collées à une route plus ou moins praticable. La principale activité, c’étaient les entrepôts des grossistes où les carrioles à bœufs entassaient les denrées et matières premières achetées dans les diverses fermes, carrières et pépinières de la région avant de les expédier par camion vers Kampong. Elle était suivie de près par deux stations essences doublant aussi comme bars où des serveuses peu avenantes servaient une bière coupée à l’eau et un alcool de riz coupé au diesel… et une flopée d’ateliers mécaniques familiaux au service suffisemment lent que pour garantir une clientèle de routiers aux dits bars.
D’autres ateliers traitaient déjà sur place une partie des matières premières et employaient les fermiers au chômage technique durant les mois d’hiver. La conserverie « Dong, Dong et beaux-fils », par exemple, fournissait quelques centaines d’emplois et traitaient immédiatement les fruits frais, permettant aux familles de faire des stocks. En ces mois d’hiver, elle était toutefois à l’arrêt depuis un bon moment…
Quelques magasins de détail, véritables vitrines de la civilisation, attiraient la population des villages alentours, venue s’approvisionner en soda, en chips et autres délicatesses hors de prix mais dont les exhausteurs de goûts faisaient le bonheur des petits et grands. On comptait aussi une école… qui en ces mois d’hiver affichait complet, les bambins étant non seulement inutiles hors de la période des moissons mais même indésirables. Enfin, une clinique humanitaire où figurait en grand « Don du Numancia » trônait à côté d’un guichet de banque destiné surtout aux touristes et volontaires issu de la jeunesse dorée de Numancia, Thorval, Shawiricie et Hokkaido.
Une « ville-étape donc, où les producteurs locaux se débarrassaient du fruit de leur labeur auprès de grossistes qui eux-mêmes les vendaient aux industriels de Kampong et où, outre des services de première nécessité, on trouvait peu de chose ayant valeur à d’être mentionné. Pour le SSP, il y avait deux choses de valeur : le contrôle d’un axe économique majeur… et une population largement asservie par le capitalisme, creusant le sol pour une misère et survivant au bord d’une route... »
[url=https://s31.postimg.org/kmnw77zcr/Mayong00003.png]Carte[/url]
Posté : lun. juil. 04, 2016 11:45 am
par Sébaldie
Association Fiduciaire du Mayong
Club de Boïtoï
[justify]Myeong Bai approchait aujourd’hui la soixantaine mais n’était guère décidée à raccrocher le stéthoscope. Originaire du Wapong, elle n’avait pas prêté le serment d’Hippocrate, comme le faisaient les sociétés occidentales d’Alméra et dans une moindre mesure de Jeekim. Cela ne lui empêchait pas d’avoir le souci du travail bien fait et de l’attention portée à ses patients. Ou plutôt ses patientes. La patientèle de Myeong Bai était féminine et pour cause, elle était gynécologue. Elle officiait à Anali, au sud-ouest du Wapong et parallèlement à sa carrière, elle était entrée en politique pour fonder et nourrir ce qui était aujourd’hui le cinquième parti wapongais en nombre de districts contrôlés mais le quatrième en termes de voix, avec 12 % aux dernières élections parlementaires, devant les nationalistes. Elle avait en outre permis au Comité de Libération de l’Espace – c’était le nom du parti - de faire partie de la coalition gouvernementale mais elle avait cédé sa place à son ami, Seok-Hwan Park, pour représenter le mouvement au pouvoir exécutif. Elle, elle se contentait d’Anali, un district qu’elle gérait depuis huit ans - et de sa carrière de gynécologue.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/482159MyeongBai.png[/img]
Myeong Bai
Gynécologue
Premier Délégué du district wapongais d’Anali[/center]
L’amour du métier la conduisait au-delà des frontières wapongaises. Grâce à sa renommée nationale politique, elle s’était consolidée d’une clientèle en dehors du Royaume de Wa, mais cantonnée pour le moment à la République de Mayong. Les échanges se faisaient dans la même langue, elle était donc au Mayong comme chez elle. Un couple de commerçants l’avait contactée il y a plusieurs semaines pour une grossesse compliquée, il habitait à la frontière avec le Wapong, au point le plus au sud de la province de Hâu Quang. Le trajet fut assez long, d’autant que le SSP contrôlait la circulation. Plus de deux heures plus tard, la voici à Vinh Du, une ville de taille moyenne, point de passage privilégié pour les transactions Wapong-Mayong et du Nord du Mayong vers son sud, notamment vers le Nankin. Le commerçant, Vien Xuan Vuong, y recevait chaque semaine des produits importés des quatre coins du globe pour alimenter son fructueux commerce de proximité : des aspirines tamponnées par le logo de l’industrie pharmaceutique sébalde Bergensberg ; du chocolat en provenance du Maok ; des sous-vêtements tissés au Kaiyuan et quelques cigares du Vicaskaran. Il les vendait 30 % plus chers mais ils étaient difficilement trouvables ailleurs, le SSP n’appréciait guère que l’on commerce avec les empires de la mondialisation. Lui était plutôt chargé de la comptabilité et de l’inventaire, tandis que sa femme, Cam Thi, tenait la caisse et « conseillait » les clients. Mais depuis un mois, Cam Thi était au repos forcé, avant et après son passage sur le billard de Myeong Bai.
Aujourd’hui, Myeong Bai rendait visite à sa patiente pour s’assurer de sa bonne santé. Elle avait subi quelques contrôles à la frontière de la part d’agents communistes mais grâce à son certificat de médecin, elle put sans trop d’encombre rejoindre son lieu de destination. Les contrôles s’étaient intensifiés depuis quelques mois. Après que Myeong Bai l’eût ausculté, elle s’entretint dans le salon avec son époux, Vien Xuan :
Vien Xuan
Commerçant à Vinh Du
« Alors, comment va-t-telle ? Elle va se rétablir ? »
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Oui, elle a encore perdu un peu de sang mais c’est beaucoup moins inquiétant que la dernière fois. Elle risque de se sentir nauséeuse pendant quelques temps encore, elle ne pourra pas travailler avant le mois de septembre au minimum, pensez donc à recruter quelqu’un pour la remplacer. »
Vien Xuan
Commerçant à Vinh Du
« D’accord, merci docteur… [Pause de quelques secondes] Et l’enfant, il est… ? »
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Ne vous inquiétez pas pour lui mais évitez d’en parler avec votre femme. Devant elle, n’employez pas le mot « enfant »… à ce stade, vous savez, on ne peut guère parler que d’un « être en devenir ». »
Vien Xuan
Commerçant à Vinh Du
« J’espère que l’enf… euh… que cet être… enfin… qu’il n’a pas trop souffert ? Ca me paraît violent comme intervention. »
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Oh non, ne vous inquiétez pas ! C’est une opération simple, rapide et de routine. Elle peut paraître brutale pour ceux qui n’y sont pas habitués mais croyez-en mon expérience, elle ne l’est absolument pas. »
Myeong Bai déguisa évidemment la vérité et évita de dire que le fœtus avait été déchiqueté par la canule, avant que ce qu’il reste de l’être en devenir ne fût aspiré comme des miettes de pain par un aspirateur de table. C’est moins traumatisant de présenter la situation comme le faisait, elle pensait au bien être de sa patiente avant tout.
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Bien. Je ne vais pas tarder à repartir, le trajet risque d’être long une fois de plus. Je vous prie de m’excuser pour mon retard, les contrôles à la frontière se sont accentués par rapport à la dernière fois. Si je n’avais pas montré mon certificat de médecine, je serais restée bloquée. »
Vien Xuan
Commerçant à Vinh Du
« Ah, ne m’en parlez pas ! D’habitude, aux alentours du 5, tous les deux mois, je reçois mes DVD en provenance d’Hokkaido. Mais cette fois-ci, je n’ai rien reçu. Il paraîtrait qu’ils aient été saisis à la douane comme « contenu non conforme ». Je parle un peu la novlangue, je sais ce que ça signifie : ils ont été interceptés par ces vermines rouges. Je voudrais retrouver la ville que j’ai connue jadis, le lieu où tous les frontaliers se pressaient. Mais je crains que les Mayongais ne soient sensibles aux sirènes des socialistes de la Ligue d’Association Nationale et celles des communistes de la LCM. »
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Vous n’êtes pas le seul commerçant touché, je suppose ? »
Vien Xuan
Commerçant à Vinh Du
« Non, bien sûr ! Nous nous sommes regroupés pour nous protéger. L’association s’appelle le Club de Boïtoï. Nous nous fichons bien de l’étiquette politique du gouvernement, nous souhaitons juste qu’ils nous laissent gérer nos affaires comme bon nous semble… Je prendrais bien les armes mais ce n’est pas dans ma philosophie et Cam Thi ne veut pas de ça chez nous. C’est avec le sourire et la sympathie que nous avons pu consolider notre clientèle, pas avec des armes. »
Myeong Bai hocha la tête, et posa une main sur l’épaule de son interlocuteur, pour montrer qu’elle compatissait. Après quelques secondes, elle adopta sa deuxième casquette, celle de femme politique :
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Il y a un moyen de vous débarrasser de cette vermine, sans vous salir les mains. Leur exécution doit trouver une légitimité populaire et démocratique. »
Vien Xuan
Commerçant à Vinh Du
« P… Pardon ? »
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Oui. Si vous souhaitez débarrasser Vinh Du de ses rouges, il vous faudra convaincre vos clients et fonctionner un peu comme le principe des jurys populaires. Le juge ne prend pas seule la responsabilité de condamner à mort un détenu, il la « dilue » auprès de plusieurs jurés. Et plus il y a de juges, plus la responsabilité est facile à porter. Vous savez, quand un individu est exécuté sur un peloton, on fait intervenir plusieurs bourreaux armés : tous ont un fusil mais ils sont tous équipés de balles à blanc. Sauf un. Et on les fait tirer en même temps. C’est certes l’action d’un seul qui tuera le condamné à mort mais c’est comme si l’action était collective. Pour tuer les rouges, vous devez vous assurer que personne ne veut d’eux et les faire condamner à mort par un jury populaire. »
Vien Xuan
Commerçant à Vinh Du
« Mais sur quelles bases ? Ils n’ont hélas rien fait… d’illégal. »
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Aux yeux de la loi légaliste, non. Mais aux yeux de la loi populaire, si. Nous avons établi à Anali une [url=http://www.simpolitique.com/post286419.html#p286419]municipalité fudiciaire[/url]. Grosso modo, il s’agit d’élire aux responsabilités exécutives les 1 % de citoyens les plus appréciés… et de condamner à l’exécution les 1 % les plus détestés. En tant que commerçant indispensable, vous savez à quel « 1 % » vous appartenez… et vous savez à quel « 1 % » appartiennent les socialistes. »
Vien Xuan se tut quelques instants. L’idée était séduisante mais n’était-elle pas utopique ? Anticipant cette question, la malthusienne le prit de court :
Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Bien sûr, il vous faudra de la patience. Et surtout des armes. Au moins le temps d’installer cette commune. Mais en tant que commerçants, vous êtes la source financière de Vinh Du et aussi ses relais avec le monde extérieur. Le CLE peut vous aider en termes logistiques. Mais il faudra construire votre réseau le plus prudemment possible. Réfléchissez à ma proposition et n’hésitez pas à me contacter. »
Avec son sourire très singulier, qui rend sa mâchoire encore plus proéminente qu’elle ne l’est déjà, Myeong Bai salua Vien Xuan avant de partir. Choisir ses voisins était l’aspiration ultime du mouvement qu’elle conduisait. De la même manière que sa profession aidait les femmes à se séparer du diable qui loge dans leur corps, elle mettait un point d’honneur à ce que chacun puisse se débarrasser de la vermine installée à sa porte.[/justify]
Posté : lun. juil. 04, 2016 11:24 pm
par Alwine
Renouveau Monarchique
Mànhđảng/Parti Monarchiste Kurongais
Chug-Nuan
Pour certains citoyens « mayongais », ou du moins définis civilement comme tels, la seule véritable patrie qu'ils avaient jamais désiré était le Royaume du Grand-Kurong, revenant non pas seulement à une « indépendance » renforcée mais mieux encore à une véritable indépendance, l'indépendance de fait, celle qu'on ne devait mendier à aucun pouvoir extérieur. Mieux encore, ils auraient rêvé d'être citoyen d'un Royaume qui ne se contentait pas seulement de s'affranchir de l'état « central » du sud mais qui retrouverait toute sa gloire en englobant cet état et pourquoi pas plus encore, en devenant un "Grand Royaume" ou pourquoi pas un Empire à part entière, sans se subordonner ni au pouvoir républicain ni à l'ancien Empire qui l'avait conquis un millénaire plus tôt. Un état véritable, où les kurongais pourraient véritablement prendre leur destin en main. Ces gens bien entendu militaient au Parti Monarchiste Kurongais, et par extension avaient également milité pour le nouveau Parti de la Jonque, le Mànhđảng. La plupart convenaient que cette alliance avec la Ligue Nationaliste Panmakirane, qui pouvait les aider à réaliser leur rêve d'indépendance et de construction nationale... mais les plus fervents savaient que cette alliance n'était que temporaire.
C'était le cas des fidèles qui avaient formés le Renouveau Monarchique, une faction officieuse qui, dans l'ombre, voulait préparer cet « après ». Le Kurong n'était pas qu'une province indépendante en devenir, pour eux, c'était une véritable nation, qui devait se restaurer sous sa forme la plus grandiose... et certainement pas se tenir dans l'ombre du Pacte de Kanton et des envahissantes Provinces-Unies du Raksasa, qui avaient prouvées, dans leurs propres frontières, qu'elles n'étaient pas forcément les alliés des monarchies. Que la Ligue soit un allié utile, qui pourrait peut-être se rallier plus tard aux idées du Renouveau Monarchique – les véritables idées kurongaises, de leur point de vue – ils ne le niaient pas. Que l'ombre du Pacte de Kanton puisse être un protecteur utile, on n'en doutait pas non plus, mais on était beaucoup plus sûr qu'un jour, comme le Mayong avait quitté l'ombre envahissante du Raksasa, il faudrait également que le Grand-Kurong restauré et pourquoi pas agrandit en face autant pour avoir toute la plénitude de son indépendance.
Pour l'heure, il était difficile d'agir ouvertement dans le territoire kurongais sans risquer de remettre en cause l'alliance du Parti de la Jonque. Néanmoins, le chaos qui commençait à se répandre dans la province voisine de Hâu Quang, où les communistes se faisaient de plus en plus bruyants et actifs, partant de la frontière wapongaise, sans que le gouvernement central nouvellement instauré – par un coup d'état militaire, ce qui était au moins un pas dans la direction d'un gouvernement confié à un seul homme, même si illégitime puisque n'étant pas le fait d'un véritable monarque – ne semble en mesure de réagir, ou n'en ait le désir, peut-être, ce chaos, dans tous les cas, leur ouvrait un champ d'expérimentation unique pour promouvoir les idées monarchiques. De plus, s'ils parvenaient durablement à s'inscrire dans le tissu local de l'autre côté de la frontière, se seraient autant de zones déjà pré-gagnées aux idées monarchique quand le Grand Royaume fleurirait enfin en Kurong, et ainsi une première étape déjà réalisée vers le Grand-Kurong véritable et rayonnant.
C'était ainsi qu'ils avaient commencé par cibler Chug-Nuan, petite localité accolée à la frontière de la province de Kurong, où il y avait déjà certains traces de sympathies kurongaises dans la population. Ce n'était pas un lieu particulièrement riche, les populations étaient surtout rurales et attiraient peu l'attention des autorités centrales, mais c'était justement ce qui faisait leur intérêt aux yeux du Renouveau Monarchique : ils espéraient s'implanter durablement sur place sans que personne ne songe à les déloger. Pour commencer, ils décidèrent de mettre fin à la criminalité et au raquet à la « protection » qui avait court à Chug-Nuan, plusieurs petits gangs sans grande envergure se partageant les lieux. Une situation intolérable dans un futur territoire royal... où seul le Grand Roi, ou à défaut ses partisans, devaient avoir le monopole de la violence légitime comme illégitime. Les seuls à faire régner leur ordre, sans place pour un quelconque « ordre criminel ».
Les miliciens du Renouveau Monarchique, qui s'entraînaient depuis de longues années pour la restauration du Grand-Kurong, profitant de tous les moyens légaux pour cela et n'hésitant pas à se faire plus ou moins clandestins si nécessaires, agirent ainsi dans ce sens sur trois jours environs. Ils avaient déjà préparé le terrain au part avant, alors que le péril rouge montait à l'est, et ils purent frapper directement, par surprise, les voyous locaux aux moments où ils étaient le plus vulnérables, au moment où ils s'en prenaient à des « clients » ou bien quand ils étaient relâchés dans leurs lieux de rendez-vous, quand ceux-ci n'étaient pas trop protégés. Parfois, ils se contentèrent de rosser les criminels et de les mettre en fuite, quelques fois ils en capturèrent certains, et lorsque cela semblait « nécessaire », terme relevant une compréhension assez large, ils n'hésitèrent pas à les abattre, proclamant toujours qu'ils agissaient pour « l'ordre et le bien commun »... et ne manquant pas de dire aux habitants qu'ils devaient remercier « la main bienveillante du Parti Monarchiste Kurongais » pour ce regain de sécurité.
Cette idée, que les milices du Parti Monarchiste agissaient pour restaurer l'ordre là où « le gouvernement avait abandonné les commerçants comme les habitants » fut répétée à l'envie, d'ailleurs, par les miliciens comme par les sympathisants... lesquels n'hésitèrent pas, à l'occasion, à accepter et parfois à solliciter des « remerciements » de la part des commerçants pour avoir « sauvé » leurs boutiques. Ceux-ci auraient eut tord de se plaindre : le montant était moindre que celui réclamé par les gangsters... et puis leur boutique avait bel et bien été objectivement « protégée », non ? Il fallait bien financer la milice après tout, tout en diffusant l'idée que l'ordre en à Chug-Nuan devait être incarné par une nouvelle force...
Posté : mar. juil. 05, 2016 9:49 am
par Viktor Troska
[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS
''JUSTICE DE CLASSE''
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/27/1467709318-people-sarmy.png[/img][/center]
CAMARADE-COMMANDANT CHUYÊN | « Alors camarades, vous n'avez rien à déclaré avant que la justice populaire ne se charge de votre cas ? »
Aligné le long d'un fossé, plusieurs responsables locaux d'un des nombreux villages de la région attendaient le plus souvent en sanglotant leur mort prochaine. Face à eux, une douzaine de soldats du Front Rouge des Combattants, une des nombreuses sections paramilitaires de la Ligue des Communistes Mayongais. Leurs armes prêtes et le long du corps, ils attendaient patiemment l'ordre de pouvoir rendre justice. Dans leur langage, rendre justice était tout bonnement de mettre à mort les fonctionnaires, les corrompus, les gros propriétaires et tout autre vermine capitaliste sur laquelle ils pouvaient tomber. Légèrement sur le côté, assis sur une pierre, le Camarade-Commandat Chuyên était entrain de griffonner quelques mots sur son calepin, avant de le ranger dans l'une des poches de son uniforme. Devant le silence qui régnait, il tourna la tête vers les combattants du FRC et tout en les regardant, sortit de sa poche un pistolet qui servit à éclater la tête d'un des responsables locaux qui était en toute vraisemblance, entrain de prier. C'est par des cris que furent accueilli sa mort, puis par des pleurs. Rangeant son arme, le Camarade-Commandant Chuyên descendit de son rochet et attrapa par les cheveux une des femmes entrain de pleurer, basculant sa tête en arrière tout en la fixant.
CAMARADE-COMMANDANT CHUYÊN | « Étrangement, vous pleurez moins quand des compagnons du Front Rouge des Combattants se font molester, torturer et violer par les forces armées de notre si beau gouvernement. Pourquoi est-ce que tu pleures ? Tu ne le connaissais même pas. Sale morue. »
Relâchant la tête de la femme, il s'écarta et fit un geste en direction des soldats pour qu'ils entament leur travail. Quelques volées de plomb plus tard, il ne restait plus personne ne vivant parmi les personnes captives. Les cadavres allaient être enterrés dans une fosse commune, assez large et profonde. Les soldats se mirent en action et en moins d'une heure, les corps avaient été enterré et la fosse totalement recouverte. C'est ainsi qu'ici, on rendait la justice et qu'elle s'exécutait depuis de nombreuses années maintenant. Le Front Rouge des Combattants n'est pas une scission au sein de la Ligue des Communistes Mayongais, mais l'une de ses multiples tendances. Assez proche du socialisme volontaire dans la manière d'organiser la vie collective, ils sont aussi un regroupement hétéroclites de divers combattants révolutionnaires, notamment d'anciens Miliciens Communaux qui avaient fuit après l'échec révolutionnaire à Nankin. Ils formaient un nouveau pôle idéologique, qui se trouvait quelque peu éloigné des néo-kirovistes : Le Front Rouge des Combattants comprenait qu'il y avait nécessité de mener une longue guerre d'usure et parfois d'extermination, mais qu'il fallait rallier les éléments progressistes de la petite et moyenne-bourgeoisie, qui souffraient tout autant qu'une grande partie du peuple, du capitalisme Mayongais. Il fallait organiser des fronts, organiser le plus largement possible l'alliance des personnes reconnaissant le leadership des communistes Mayongais dans la lutte. Cela n'était pas un motif de désaccord, mais plutôt une conception politique, idéologique et stratégique différente.
Le Front Rouge des Combattants s'établissait dans des "zones idéologiques libérés", où allaient pouvoir se pratiquer le "nouveau pouvoir". Ils avaient commencé à s'implanter -à distance raisonnable des forces expéditionnaires du SSP- le long de la frontière avec le Royaume de Wa, dans les régions qui étaient le plus souvent gagnés à l'idéologie communiste. Tout avait commencé pour ainsi dire dans la petit village de Honlý, où une révolte des paysans et petits artisans avaient été le terreau de l'implantation du Front Rouge des Combattants. C'est là qu'ils avaient fait leurs premières prises de guerre, qu'ils avaient raflés tout ce qui ressemblait de près ou de lin à des ennemis de la révolution, tout en ménageant ceux et celles qui pouvaient être des soutiens potentiels dans la lutte. Vidé de ses notables et de ses percepteurs, de ses vipères et vampires (Qui ont fini dans une fosse commune il y a peu), une nouvelle vie peut s'organiser sur des nouveaux principes : Mise en collectivité de tout les moyens de vivre, repas collectif, cessation des jeux d'argents et de la prostitution, rejet des échéances sur les crédits ou le vampirisme des usuriers. Une nouvelle vie commençait et se devait de s'épanouir. Pour les plus jeunes, on organisait des petits théâtres pour leur expliquer le sens de la lutte révolutionnaire. Pour les plus âgés, c'était le plus souvent des cours politiques, et l'on passait par des écoles avant tout, pour pouvoir apprendre à lire et à écrire. Les combattants pourraient ensuite être recruté, formé convenablement. Ces "bases rouges" serviraient de base d'appui, permettant un grignotage lent et méticuleux de l'ensemble des zones visées. Si jamais une opération venait à échouer, les combattants du Front Rouge pourraient venir trouver refuge ici, protéger par la population et prête à les défendre !
Le Camarade-Commandant Chuyên était responsable de l'une des nombreuses "colonnes volantes" du Front Rouge des Combattants. Ces "colonnes volantes" étaient des petits groupes qui avaient pour but de procéder à du repérage, parfois du sabotage, de la propagande et divers autres exécutions de la 'justice populaire'. Rompus aux techniques de guérillas, ces combattants savaient que si ils étaient capturés, aucune grâce ne leur serait fait ni à eux, ni à leurs compagnons. Pour beaucoup, ils avaient abandonnés leurs familles, hommes, femmes ou enfants. C'était le désir révolutionnaire qui l'emportait sur le reste, comme un puissant magnétisme qui les poussaient à donner corps et âme pour le lutte. Ici, point de moral. Les marxistes ne font pas de morale, ils comprennent la nécessité historique et doivent attraper au passage, la locomotive de l'histoire qui les emmèneront vers la révolution socialiste. Chuyên était de cette trempe, il était de ceux qui avaient tout abandonné, tout laissé pour la Ligue, pour le socialisme, pour le bien commun. Sa propre vie n'avait quasiment pas d'importance pour lui, au grand dam de la DirecPol (Direction Politique) du Front Rouge des Combattants, qui avait plus que besoin d'un camarade de cet envergure. Se retirant dans une des huttes qu'il s'était fait comme abri, il retranscrivait absolument tout sur son petit calepin, jusqu'au moindre détail. Parfois, il s'allongeait de longues minutes sans rien dire et repensant à ce qu'il avait du faire la veille. Il sait que son travail est ingrat, mais qu'il fallait le faire. Est-ce qu'ils se gêneraient à le faire, en face ? Non. Cette guerre révolutionnaire est une guerre sauvage et brutale. C'est la dernière guerre, qui doit permettre d'abolir le fusil, par le fusil. Alors qu'il essaye de s'endormir, Chuyên se demande bien ce qu'il pourrait faire une fois qu'il n'aurait plus besoin de ses armes pour se défendre et défendre la révolution...[/justify]
Posté : mar. juil. 05, 2016 12:39 pm
par Johel3007
Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais
Sur la route de Kampong, une fois le plateau oriental passé, une large plaine descendait en douceur vers la mer. La ville de Kampong était pour sa part perchée à la limite entre ces deux écosystèmes, étendant ses avenues le long du fleuve Sông Hông. La vue sur cette vallée, depuis les collines, était splendide par temps clair, offrant à l’observateur une vision sur le paradis naturel qu’était encore à bien des égards le pays du matin calme. Vision où sautait aux yeux le contraste entre cette nature encore mal soumise et les villes bâties à la hâte.
Ba Than était l’une de ces villes bâtie en quelques années à peine le long de la route reliant Kampong aux collines frontalières. Sa population, fruit d’un abandon progressif des campagnes par des fils cadets désormais au moins un minimum instruits et donc peu désireux de moisir dans l’ombre de leurs frères, rassemblait de tout mais était surtout le siège d’une industrie sylvicole et touristique prospère. Ici, on combinait le meilleur de deux mondes :
D’abord, on coupait les arbres, élaguant progressivement une forêt devenu à la obstacle et carburant pour une urbanisation rapide.
Et ensuite, on récupérait les animaux « victimes de la déforestation », les exposant dans un centre de revalidation destiné aux touristes citadins de Shawiricie, d’Hokkaido ou même de Jiyuan qui, faute d’avoir jamais vu un panda roux ou un lion du Makara Austral ([url=http://www.simpolitique.com/post289172.html#p289172]car oui, il y en a encore[/url]), versaient autant de larmes que de dollars quand la triste (et factice) histoire de ces « orphelins rescapés » leur était comptée.
[center][img]https://s31.postimg.org/t7g3wiwej/article_2175749_141_CC398000005_DC_94_634x422.jpg[/img][/center]
[center]Il faut nourrir la Révolution[/center]
Dans les faits, cela faisait déjà cinq années que les bestioles les plus rares faisaient l’objet d’un programme de fécondation in-vitro réalisé depuis Wapong-City, dans le pays voisin, en vue de garantir que le « centre de réhabilitation » ait un flux constant de mignons petits animaux encore assez jeunes et peu farouches que pour accepter sans soucis les caresses et biberons tendus par des étudiantes friquées venues au pays du matin calme pour des vacances « éco-responsables ».
La boutique de souvenirs et de boissons gazeuses, quant à elle, ne mentait pas sur l’origine de sa marchandise « 100% locale », où nulle part n’apparaissait un label écologiste ou autre bêtise : tout était bien produit au Mayong, selon les normes d’hygiène et d’éthique du Mayong. C’est-à-dire pour ainsi dire aucune. Loin d’être de l’artisanat, les peluches en polystyrène imitation coton qui y étaient vendues se produisaient à la chaine dans la banlieue de Kampong, tout comme les colorants dont les déchets faisaient le bonheur des canalisations à ciel ouvert de la même ville... et des familles les plus pauvres venus fouiller les ordures.
Ba Than n’était pas la seule ville à vivre de ce « tourisme responsable ». Et aux yeux des communistes du SSP, il n’y avait rien de répréhensible au chantage sentimental exercé sur les écolières Hokkais décadentes et les généreuses cartes de crédit de leurs parents laxistes. Si le Syndicat avait décidé d’infiltré Ba Than, c’était simplement pour que l’argent ainsi grapillé aux touristes crédules serve à la Révolution plutôt qu’à quelques familles de descendance Fiémanço-Adélienne organisant ce business depuis leurs villas de luxe à Nankin. Et ainsi, sous couvert d’être une équipe de chercheurs Wapongais, une section autonome du SSP s’installa à Ba Than, bien décidé à préparer le terrain pour l’arriver en grandes pompes de leurs camarades armés…
[url=https://s31.postimg.org/ydr97kb63/Mayong00003.png]Carte[/url]
Posté : mar. juil. 05, 2016 2:58 pm
par Sébaldie
Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Vinh Du
[justify]
Le Club de Boïtoï voulait une société libre mais rangée. Pour y parvenir, les sociétés modernes avaient créé la « démocratie représentative », qui est aujourd’hui le modèle démocratique le plus couramment utilisé, bien qu’un des plus perfectibles. Dans ces sociétés, une seule et même personne entend représenter les intérêts de millions d’autres. Problème : dans ce modèle, les seuls représentants sont ceux qui ont fait acte de candidature. Pire encore, les représentants finissent par ne représenter qu’eux-mêmes. La démocratie représentative n’avait pas empêché le Mayong de sombrer dans le chaos. Le Club ne voulait plus entendre parler de démocratie représentative. Car dans ces sociétés, les nuisibles pouvaient détenir le pouvoir s’ils avaient le soutien de 51 % de fanatiques contre la détestation suprême des 49 % autres. C’est de la sorte que le SSP avait gagné le pouvoir au Wapong en 2022 et c’est de la sorte que les socialistes comptent le prendre au Mayong. Lorsque l’on est communiste, on ne l’est pas à moitié ; on ne peut pas soutenir à moitié une idéologie aussi radicale, on la soutient forcément à 100 %. À l’inverse, lorsque l’on est anti-communiste, on ne l’est pas davantage à moitié : soit on est acquis à la lutte des classes, soit on ne l’est pas. Les municipalités fiduciaires, qui consistaient à se débarrasser des éléments les plus détestés, pouvaient prendre forme. Elles n’avaient rien de totalitaires et reposaient au contraire sur des bases saines d’autogestion et de cohésion sociale. Une société, en effet, ne peut exister paisiblement que si ses membres ne se détestent pas.
Cependant, ces municipalités exigeaient une administration efficace, qui recense parfaitement le moindre de ses habitants et qui traque les clandestins. Elles reposaient comme pour la démocratie représentative, sur l’action du vote. À défaut d’un meilleur moyen, le vote permettait de sonder la population locale. Bien entendu, les artisans de ce système devaient s’assurer avant de le mettre en œuvre, de faire partie des bons « 1 % », les décisionnaires : au fond, quel citoyen pouvait détester son commerçant, son artisan, son médecin ? On pouvait le trouver mauvais, inefficace mais on ne pouvait pas le détester. Par contre, on pouvait aisément détester son voisin un peu trop sale, un peu trop bruyant, un peu trop vulgaire, un peu trop violent, un peu trop laid. Un voisin qu’on ne choisit pas en règle générale. Les membres du Club avaient conscience d’être des privilégiés en quelque sorte car ils n’étaient pour la plupart que des gens qui vivaient de leur travail manuel, de leur savoir-faire ou de leur érudition, et non les parvenus que ciblait la Ligue communiste. Que ce soit à la force des bras ou à celle de l’esprit, ils avaient le même profil qu’un ouvrier, les communistes pouvaient difficilement les honnir.
Mais un tel projet ne pourrait se réaliser que sur le long terme. Vinh Du était une ville de 19 000 habitants, divisés en plusieurs quartiers mais qui correspondaient davantage à des constructions mentales qu’administratives. Vien Xuan Vuong avait une idée à peu près claire de l’identité des personnes influentes dans son quartier d’environ 3500 habitants mais ignorait qui en étaient les parias, ce genre de sentiment était intérieurement gardé.
[hr][/hr]
Actions mises en œuvre :
- Les 3500 habitants du quartier dans lequel habite Vien Xuan Vuong sont invités à répondre à un sondage, distribué dans leur boîte aux lettres. Les réponses peuvent être retournées dans l’un des professionnels membres de l’opération, reconnaissables par le logo « FAM » (Fiduciary Association of Mayong) sur leur vitrine. Le sondage reste anonyme.
[quote]Sondage distribué dans les boîtes aux lettres :
- Quelles sont les personnes dans le quartier pour lesquelles vous avez le plus d’estime ? (10 noms au maximum)
- À l’inverse, quelles sont les personnes dans le quartier pour lesquelles vous avez le moins d’estime ? (10 noms au maximum)
- Monsieur le maire est-il encore légitime pour gouverner Vinh Du ?
[/quote]
- Est constituée une « caisse de communauté », alimentée par les commerçants, artisans et professions libérales membres de l’association. Sur chacun des achats ou des prestations fournis par l’un de ces membres, le client/l’usager débourse au moins 1 May (£) symbolique supplémentaire. Cette « taxe » peut être à la charge des membres mais il est préférable qu’elle le soit à celle des clients. Si les clients et usagers sont mécontents, il faudra leur expliquer que la hausse des prix est due à la mainmise des rouges sur le transit de marchandises, qu’il est difficile en ces temps troubles de s’approvisionner à cause d’eux. Cela accentuera la défiance des locaux vis-à-vis des rouges. L’association recommande aux commerçants de « dégarnir » leurs rayons, en stockant certaines marchandises en réserve, pour accentuer l’illusion de difficultés d’approvisionnement.
- Pour se protéger, de premières armes sont achetées (au moins une par membre de l’association) avec la réserve de l’association et mises en commun pour la libre utilisation de ses membres. On recommande également aux commerçants et artisans de fermer boutique au moins une demi-journée par semaine – toujours en prétextant des « carences d’approvisionnement » dues à l’agitation des rouges – pour s’entraîner physiquement et constituer un début d’organisation paramilitaire.
[hr][/hr]
Les membres de la FAM étaient confiants dans leur action, ils savaient qu’ils feraient partis des 1 % plébiscités. Pour l’instant, ils se contenteraient d’une expérience locale et selon le soutien que la population accorde au maire, ils l’inviteraient au mouvement. Ou l’en écarteraient par tous les moyens. La FAM n’avait pas réellement besoin de la personne du maire mais plutôt des moyens de la municipalité, notamment en termes de recensement de la population pour extrapoler une expérience de quartier en implacable régime d’autogestion.[/justify]
Posté : mar. juil. 05, 2016 11:09 pm
par Alwine
Renouveau Monarchique
Mànhđảng/Parti Monarchiste Kurongais
Chug-Nuan
La première étape avait été franchie à Chug-Nuan : marquer la présence au niveau local en agissant contre les criminels, en n'hésitant pas à « supprimer le problème » quand le besoin s'en faisait sentir. Cela avait été l'occasion d'un premier effort de propagande, permettant à une partie de la population de se reconnaître dans ce pouvoir qui lui, au moins, n'hésitait pas à prendre des mesures radicales pour agir, directement chez eux, au lieu de les laisser à leurs problèmes. Le gouvernement semblait bien lointaine, depuis Chug-Nuan, au contraire le Kurong lui était tout proche, un Kurong qui ne se rêvait pas simplement en Royaume fédéré, asservit à une forme de républicanisme mayongais, qu'il soit tétrarchique ou individuel et autoritaire, pas plus, comme le rêvaient les alliés de la Ligue Nationaliste Panmakirane, comme un vassal renouvelé de l'Empire des Lý, mais bien comme un royaume à part entière, totalement souverain, et pourquoi pas même plus vaste qu'autrefois.
Néanmoins, cela n'empêchait pas le Renouveau Monarchique de chercher à faire plus que d'assurer simplement le rôle d'un « gardien extérieur » venu en quelque sorte colonisé Chug-Nuan. L'ambition était toute autre, puisque l'on voulait permettre à la localité de s'intégrer à terme au sein du Kurong restauré et grandit, plus vaste et prospère que jamais, ce qui passait par une implantation directement dans les pensées et les esprits des locaux. Pour cela, après avoir plus ou moins instauré « leur » loi sur la localité, du moins pour un moment, le Renouveau Monarchique avait décidé de faire mouvement de façon plus « douce » pour engranger des soutiens, pas seulement dans la « base » qui fournissait déjà les sympathisants du Parti de la Jonque – qui n'étaient vu, au fond, que comme des alliés temporaires, à « retourner » ou à abandonner un jour – mais aussi et surtout dans la population en général.
C'était ainsi que les militants kurongais avaient commencé à se répandre dans la localité, aidés par leurs sympathisants de la première heure, ciblant particulièrement les zones et les couches sociales favorables, à commencer par celles qui avaient été soulagées par leur intervention contre les brigands. Ils n'hésitaient pas à déployer quelques moyens pour distribuer des tracts dans les rues et sur les places publiques, ou encore acheter quelques provisions pour une réunion à laquelle ils avaient invités quelques riverains, et ainsi de suite. Le but, très largement, était de venter les bienfaits d'un gouvernement détachés de la « masse » du gouvernement central, qui « oubliait bien vite l'arrière-pays et ne savait sauver que les littoraux, pas les gens de la terre comme nous ». Au contraire, soulignaient-ils, un gouvernement proche, comme le gouvernement monarchique kurongais, savait toujours se préoccuper de tous.
Dans les rues, sur leurs tracts, comme dans l'une ou l'autre réunion, les militants du Renouveau Monarchique ne manquaient pas de souligner que c'était déjà le royaume qui, par leur voix, par leurs actions, par leurs armes, avait dû agir pour ramener l'ordre dans les environs. Comment croire que le pouvoir réagirait quand viendrait le temps du péril rouge ou de tout autre péril ? Quand tous ceux qui ne seraient pas assez « rouges » au goût de miliciens ultra-violents se verraient tués publiquement ou alors déportés dans des camps de travail, quand le Parti prendrait les fils et les filles des gens de Chug-Nuan pour les endoctriner pendant que leurs parents seraient forcés à vendre leurs forces de travail dans les coopératives rouges, qui pouvait croire que le gouvernement agirait alors qu'il laissait les exactions se commettre partout ailleurs ?
Non, le « seul espoir de bien-être et de prospérité, de sécurité et de tranquillité pour Chug-Nuan », comme le disaient les tracts, comme le répétèrent les militants, c'était de se choisir un autre protecteur que le pouvoir des gens du sud : un protecteur fiable, millénaire et prêt à agir. Ce n'était qu'en se ralliant au futur Grand-Kurong, au Roi de l'autre côté de la mince frontière régionale et à son représentant local, le Renouveau Monarchique, que les gens pourraient trouver la paix... et à force de le répéter, on espérait gagner les cœurs et les âmes à Chug-Nuan pour pouvoir affermir encore un peu plus le pouvoir du Renouveau Monarchique sur les lieux...
Posté : mer. juil. 06, 2016 1:31 pm
par Johel3007
Guerre Civile au Mayong
Mise à jour du 17/07/2030
Coalition National-Capitaliste
Chug-Nan : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Mÿ Lai : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Honlý : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ba Than: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Hoa: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Cao Tho : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Si Déc : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 0/5 ; Influence 0
- Faction : « Gouvernement Bảo » : 100 RM, 100 RF
[quote]
Le général Báo et la junte qui le soutient sont trop occupés à affermir leur contrôle dans les villes côtières que pour pouvoir s’occuper des collines de Hâu Quang.
[/quote]
Ligue des Communistes Mayongais
Chug-Nan : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Mÿ Lai : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Honlý : Contrôle 1/5 ; Influence 0, Garnison (5)
Ba Than: Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Hoa Hoa: Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Cao Tho : Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Si Déc : Contrôle 3/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 0/5 ; Influence 0
- Faction : « Force Expéditionnaires du SSP » : 70 RM, 80 RF
[quote]
Le Syndicat poursuit sa lente infiltration des villes bordant la route vers Kampong. Ce travail méthodique vise moins à affirmer son autorité qu’à préparer discrètement des coups de force futurs. Des listes de notables, de partisans du gouvernement de Nagwon et autres ennemis de la Révolution sont en cours d’élaboration à Ba Than et Hoa Hoa. Une stratégie qui vise à éviter d’attirer l’œil de Nagwon trop vite sur la révolution en gestation.
- -20 RF (mise en place d'espions)
- + 2 pts de contrôle
[/quote]
- Faction : «Front Rouge des Combattants» : 95 RM, 100 RF
[quote]
Inspiré par les actions de justice populaire des dernières semaines, un groupe de militants communistes a pris les armes à Honlý. Le massacre de civils jugés ennemis du peuple reste impuni pour l’heure alors que les rares soldats et douaniers hésitent à s’aventurer dans la localité. Pour l’heure, le niveau de violence n’est toutefois pas supérieur au brigandage entourant les trafics frontaliers habituels et le gouvernement choisit donc de l’ignorer.
- -5 RM (Justice populaire + garnison)
- + 1 pts de contrôle
[/quote]
Club de Boïtoï
Chug-Nan : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Mÿ Lai : Contrôle 1/5 ; Influence 0
Honlý : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ba Than: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Hoa: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Cao Tho : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Si Déc : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 2/5 ; Influence 5
- Faction : «Milice de la prospérité» : 105 RM, 80 RF
[quote]
Dans la petite ville de pêcheurs de Mÿ Lai, un mouvement en faveur d’une auto-gouvernance prend de l’ampleur. Affilié au Club de Boïtoï en réaction aux excès de part et d’autres du spectre politique national, ce mouvement cherche avant tout à protéger ses membres et les habitants, sans autre agenda pour l’heure.
[/quote]
- Faction : «Association Fiduciaire du Mayong» : 105 RM, 89 RF
[quote]
Même idée à Vinh Du, dans le sud de la province : les notables et classes moyennes s’allient pour se protéger des pillages et violences rapportées... ainsi que du racket de groupes paramilitaires proclamant leur allégeance tantôt à la LAN, tantôt à la CNC, tantôt à la LCM, dans le but d’abuser de leur pseudo-légitimité. L’idée d’une confédération de communes fiduciaires fait son chemin, de même que d’autres mesures.
La caisse commune, financée par une sorte de « TVA officieuse » sur les produits, rapporte peu et coûte même de l’argent aux commerçants liés à la AFM… car leurs concurrents ne font pas grimper leurs prix et ne limitent pas leurs inventaires, raflant ainsi une partie de la clientèle. Peut-être cela s’améliorera dans le futur mais actuellement, c’est un poids.
- -10 RF (propagande) +5 influence
- +5 RM ; -10RF (achat d’armes légères et entrainement)
- -1 RF (caisse commune et hausse de prix)
- + 2 pts de contrôle
[/quote]
Mànhđảng
Chug-Nan : Contrôle 2/5 ; Influence 2
Mÿ Lai : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Honlý : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ba Than: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Hoa: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Cao Tho : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Si Déc : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 0/5 ; Influence 0
- Faction : «Renouveau Monarchique» : 95 RM, 95 RF
[quote]
Traversant la frontière du Royaume du Kurong, protectorat de la République du Mayong, des hommes armés ont investi la commune de Chug-Nan. Proclamant leur allégeance au trône de Kurong, ils ont été accueilli avec une certaine indifférence par la population civile qui les a regardé chassé les autres forces paramilitaires locales avant de les remplacer. Une lutte de pouvoir classique à laquelle les habitants se soumettent sans trop rouspéter, d’autant que le service est meilleur marché. Toutefois, certains font les difficiles, en particulier les proches des anciens « protecteurs ».
Quant à ces derniers, s’ils semblent incapables de reprendre Chug-Nan en elle-même, ils sont peu disposés à abandonner leur gagne-pain et ont lancé la riposte lors d’escarmouches assez brèves. D’autant que les monarchistes ne perdent pas de temps pour saigner la populace, une avidité que les arguments quant au péril rouge et à l’inaction de Nagwon contribuent néanmoins à rendre tolérable pour l’instant…
- -5 RM (Libération de Chug-Nan)
- -10 RF (propagande) +5 influence
- +5 RF (taxe de protection) – 3 influence
- + 2 pts de contrôle
[/quote]
[url=https://s31.postimg.org/960p97nzv/Mayong00003.png]Carte globale[/url]
[url=https://s32.postimg.org/ecunnn811/Mayong00005.png]Pour l’encyclopédie[/url]