Rencontre entre la Fiémance et le Maok à Lokaroum

Alwine

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La Ministre écouta la réponse de son interlocuteur, souriant quand il souligna les points de rapprochement sur la façon de considérer l'environnement, puis se faisant attentive quand il expliqua la vision « alimentaire » des traités qu'avait la Fiémance, ne tardant pas à répondre.

« Oh, bien entendu ! Outre certains des produits que vous avez mentionnez, le Maok produit aussi d'autres choses, comme par exemple du café, une vaste gamme d'épices, mais aussi des fruits et d'autres plantes qui ne sont pas cultivables en Cécopie, ne fut-ce qu'à cause du climat. Je serai bien entendu ravie de vous fournir, une fois que nous serons arrivés, une liste complète des productions dont nous disposons.

De son côté, le Maok serait également ravi de pouvoir importer certaines denrées alimentaires fiémançaises en retour. La gastronomie de la Fiémance est après tout réputé dans le monde entier, et j'ai moi-même eut l'occasion d'apprécier la qualité des produits d'exportation fiémançaise lors de certains voyages, en Aiglantine par exemple. »


Souriant toujours, Malinia jeta un coup d’œil par la fenêtre et constata qu'ils arriveraient bientôt au Petit Palais, où pourraient commencer les discussions « officielles » proprement dites. Revenant à ses interlocuteurs, elle reprit brièvement la parole.

« Bien, nous arriverons bientôt à destination. Avez vous d'autres questions avant cela ? Si c'est le cas, n'hésitez pas à me les poser, surtout ! »
Arios

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Dalmas Filiberti : Je n'ai pas d'autres questions et nous pouvons suivre votre ordre du jour.

L'import/export entre le Maok et la Fiémance justifierait les coûts risqués de la poursuite du commerce avec la Cécopie, lointaine et non plus précédée de plusieurs comptoirs diminuant les coûts de voyage vers celle-ci. Qui plus est, il rapporterait de l'argent, espérait-on.
Alors que l'Empire se négociait en Alméra, la possibilité de voir revenir les Fiémançais au Bardaran sous couvert du commerce pouvait être un argument de pourparlers avec les autres Couronnes alméranes, mais celle-là n'aurait d'intérêt économique que si, par exemple, à la faveur d'un essor de l'activité maokorienne dans la région, une ceinture dédouanée pouvait voir le jour entre le Maok et l'ancienne Tyrie libérée par les Terdusiens.


Dalmas Filiberti : Je vais vous répondre maintenant concernant le café : cette drogue est dans le viseur des autorités, mais elle n'est pas interdite pour conserver de bonnes relations avec le Kirep qui est notre unique fournisseur. Je vous rassure, le petit café au chocolat continue de m'accompagner chaque matin, comme de nombreux Opemontois, et provinciaux. Mais... le café est kirépien, le chocolat est cécopien. Nous allons devoir tous deux faire preuve d'originalité pour aider la production maokorienne, ce qui est mon souhait.
Alwine

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La Ministre, encore une fois, ne pouvait guère deviner les pensées de son interlocuteur, mais elle aurait sans nul doute été très heureuse de pouvoir favoriser un développement accru de la Terre Sainte également grâce au commerce fiémançais. Dans tous les cas, elle ne manqua pas de sourire en répondant à ce même interlocuteur.

« Oh, ne vous en faites pas, je ne signalais le café que parmi d'autres produits, comme vous ne l'aviez pas cité. Je ne doute pas que nous puissions trouver d'autres produits à envoyer en Fiémance car, comme je l'ai mentionné, nous produisons des fruits, des végétaux, des épices, qui ne se trouvent certainement pas, de par le climat, en Cécopie, et encore bien moins au Kirep. Mais voici que nous arrivons à destination. »

En effet, la voiture ne tarda pas à ralentir, et s'arrêta bientôt sur une vaste place, en face d'un palais qui en était l'élément central, placé juste en face de l'accès principal de la place. D'extérieur, le palais était de style majoritairement alméran, et plus précisément alémanique, avec néanmoins des touches qui l'identifiait clairement comme un produit également des traditions locales. Il s'agissait du Petit Palais, siège du gouvernement civil du Maok.

Loin d'être un édifice nain, comme son nom aurait pu le laisser entendre, il comprenait une vaste salle centrale au rez-de-chaussée où se réunissait le parlement, accompagné de salles plus petites servant à des comités parlementaires et autres choses du même genre, et de bureaux et salles aménagés dans les étages supérieurs où travaillaient les ministres et leurs cabinets. C'était également là qu'on avait récemment aménagés les salles qui devaient permettre à la Ministre de recevoir ses homologues étrangers.

Rapidement, un soldat vint leur ouvrir la portière, et Malinia laissa ses invité descendre les premier avant de les suivre. Une fois hors de la voiture, et après que les autres voitures ait amené le reste de la délégation fiémançaise, la Ministre passa devant les almérans almérans avec le sourire, pour, prenant la tête du petit groupe, gravir l'escalier menant au Palais en les invitant à la suivre. Une haie d'honneur avait été mise en place par des guerriers traditionnels, du bas des marches jusqu'à l'entrée majestueuse, que les dignitaires franchirent après qu'on leur ait ouvert les portes. Il fallut alors parcourir un couloir assez long, monter un escalier de marbre rose puis enfin parcourir un couloir plus court.

Au bout de celui-ci, un garde leur ouvrit la porte de la salle de réunion, une salle lumineuse, où se déversait la lumière du soleil à flot, au décors épuré et élégant, prévu pour ne pas heurter l'un ou l'autre visiteur, quel qu'il soit, qui avait vu la plupart des rencontres du Maok effectuées « à domicile » jusqu'ici. Il y avait une table ronde et plusieurs chaises, et la Ministre invita les représentants de la Fiémance à prendre place avant de faire de même.

« Nous voici déjà mieux installé ! Messieurs, si vous voulez un rafraîchissement, le personnel sera heureux de vous servir, n'hésitez pas à demander. En attendant, je propose, Monsieur Filiberti, que nous passions aux « choses sérieuses », si j'ose dire, en commençant peut-être par marquer notre accord sur ce que j'appelle les formalités d'usages, à savoir la reconnaissance, l'échange d'ambassades, la non-agression et la non-ingérence... qu'en dites-vous ? »
Arios

Message par Arios »

Dalmas Filiberti : Évidemment, nous n'effectuons pas de rencontre de cette ampleur pour des formalités comme la non-agression et l'échange d'ambassade, donc je valide vos propos. Par rapport à la non-ingérence, qu'y entendez-vous par là ?
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Malinia hocha la tête aux premières paroles de son interlocuteur, mais fut par contre un peu plus surprise par sa dernière question. Néanmoins, se tenant toujours prête pour ce genre de chose depuis la petite « scène » faite par le Tarnosia dans les discussions préliminaires, elle répondit rapidement, et avec le sourire, à son interlocuteur.

« Hé bien, pour moi la non-ingérence est une formalité du même genre que les autres... je puis vous en lire l’énoncé typique, si vous voulez une clarification :

* Les agents et représentants et ressortissants du Maok se soumettront dès lors aux lois de la Fiémance lorsqu'ils se rendront sur le territoire de la Fiémance.
* Le Maok s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité de la Fiémance sur son propre territoire et à ne pas envoyer de troupes en Fiémance sans l'accord préalable de cette dernière.

Le tout étant bien entendu réciproque. Si nous pouvons changer la lettre de l'accord à votre convenance, l'esprit en est que chaque pays s'engage à ne pas saper l'autorité de l'autre, et à ne pas s'ingérer autrement que commercialement et diplomatiquement dans ses affaires intérieures... cela vous semblerai-t-il déplacé ? »
Arios

Message par Arios »

Dalmas Filiberti : Certes, je voulais m'assurer que nous ne fermions pas la porte au droit premier de nos citoyens et de nos médias à critiquer, avec le plus vif intérêt, la tenue des affaires politiques et sociales dans le pays d'en face. Nous sommes d'accord sur ce point.

Je vous suis pour le prochain chapitre, chère Madame.
Alwine

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Malinia fut heureuse de voir que le point avait pu être rapidement éclaircit, et hocha la tête pour signifier qu'elle comprenait les raisons du fiémançais, avant de reprendre la parole pour continuer de faire avancer la rencontre.

« Oh, ne vous en faites pas, la presse est libre au Maok ! Concernant le prochain chapitre, je vous propose de commencer par l'économie, puisque nous l'avons quelque peu défrichée pendant le trajet. Je pense que nous pourrions instaurer des échanges sur toute une série de produits, ou peut-être, si vous préférez, ouvrir le commerce entre nos deux pays en mettant en place des taux de douanes appropriés... qu'en dites-vous ? »
Arios

Message par Arios »

Dalmas Filiberti : Avant d'envisager introduire une dose de libre-échange dans nos relations, nous devons faire part à l'autre d'un rappel quant aux secteurs potentiellement exportateurs, porteurs d'un savoir-faire.
L'industrie fiémançaise comble une partie importante des besoins nationaux et régionaux, mais elle ne le fait avec excellence dans aucun secteur. A partir de là, favoriser l'importation de produits maokoriens si votre pays est très compétent dans un domaine nous est envisageable. Mais nous fonctionnons par niche, chacune à offrir aux partenaires. Il n'y aura pas de libre-commerce entre nos deux pays, au sens où on l'entendit longtemps.
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Malinia hocha la tête en entendant les conditions posées par le diplomate fiémançais, qui lui semblaient bonnes. C'était une façon originale de réguler les échanges à ses yeux, mais qui ne semblait pas dénuée d'intérêt, et ce fut en souriant qu'elle répondit.

« Hé bien, je peux respecter ces principes, qui me semblent justes et raisonnables. Comme je vous l'ai dis plus tôt, le Maok produit, sur le plan alimentaire, une large gamme d'épices, ainsi que des fruits et des végétaux tropicaux. Par ailleurs, nous produisons aussi des biens manufacturés traditionnels de haute qualité, avec de nombreux bois parfois rares, mais aussi avec certains métaux et des ivoires, par exemple... y a-t-il là quelque chose qui puisse intéresser la Fiémance ? Ou bien auriez-vous une autre idée ? Je suis ouverte à toute proposition de mon côté. »
Arios

Message par Arios »

Dalmas Filiberti : Nous pouvons partir du principe que nous ouvrirons nos importations à tous produits ne pouvant être fabriqués ou mis au jour en Fiémance directement, et ce sans apposer des taux de douanes quelconques.
Les produits bénéficiant déjà de monopoles, comme le café kirépien, ne seront pas considérés comme importables.
Pour les autres, ils se trouveront de facto en libre-concurrence avec ceux pouvant déjà être importés et achetés, mais les contrats commerciaux étant peu développés avec d'autres pays je pense bien que le Maok saura y trouver son compte.

De notre côté, nos secteurs exportateurs intéressés seraient l'électronique, la construction au sens large englobant les services d'aménagements de voies de communication, mais il nous paraitrait normal d'y être en concurrence avec d'autres bien évidemment.
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