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Posté : ven. janv. 22, 2016 4:48 pm
par Alex Scker
The Law
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Du fait de la spécificité ainsi que de la jeunesse du modèle mayongais, la législation a connue un développement original en la matière, peu tournée dans l'inflation législative.
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- [img]https://lh3.googleusercontent.com/-YTfo1EoFdV8/VEfFCE1FLNI/AAAAAAAAFdc/f5Q2x_7hLbI/w400-h81-no/legislation.png[/img]
Principes généraux
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- Droits et devoirs fondamentaux :
- Majorité citoyenne : 20 ans.
- Droit de vote : dès 20 ans.
- Liberté d'expression : totale mais...pas sans risques.
- Droits des femmes : similaires à ceux des hommes.
- Droits des animaux : aucune législation.
- Scolarité : obligatoire jusqu'à 15 ans, en théorie.
- Droit du travail : flexible, peu important quantitativement, allouant une autonomie marquée. Possibilité de travailler dès 15 ans.
- Droit de grève : grèves non réprimées par le gouvernement, gestion laissée aux entreprises ainsi qu'aux syndicats.
- Service militaire national : aucun, stage obligatoire de secourisme sur plusieurs mois.
- Mariage : civil et religieux, reconnus et prodigués.
- Religion d'Etat : État laïque.
- Majorité sexuelle : 15 ans.
- Relations sexuelles hors-mariage : pas de législation.
- Relations sexuelles extra-conjugales : pas de législation.
Législation sur les mœurs :
- Prostitution : autorisée, secteur limité aux individus majeurs.
- Pornographie : pas de législation.
- Homosexualité : pas de législation.
- Contraception : autorisée.
- Avortement : sous condition d'encadrement par des organismes de santé accrédités.
- Drogues : vente, production et consommation, autorisées dans les limites de l'ordre public.
- Alcool : vente, production et consommation, autorisées dans les limites de l'ordre public.
- Tabac : pas de législation.
- Jeux d'argent : pas de législation.
- Euthanasie : sous condition d'encadrement par des organismes de santé accrédités.
- Corruption : répression gouvernementale variable selon les factions.
Ordre public :
- Armes à feu : vente et port autorisés dans les limites de l'ordre public. Registre national des armes à feu. Vente et port interdits pour les individus à antécédents psychiatriques.
- Peine capitale : rarement appliquée.
- Exhibitionnisme : pas de législation.
- Viol : forte répression.
- Torture : criminalisée pour la société civile.
Posté : ven. janv. 22, 2016 5:21 pm
par Alex Scker
Geography
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La géographie de la péninsule austrobeysinoise et par ce biais du Mayong, du Mayong et du Shankaï est intéressante à l'étude, intrigante dans sa constitution.
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- [img]https://lh5.googleusercontent.com/-3PPfJZFmGVg/VEe9JxG2vdI/AAAAAAAAFbk/l47jDup2OwY/w400-h81-no/geographie.png[/img]
Géographie humaine
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- Les provinces mayongaises sont au nombre de huit, portant des dénominations variées. Elles n'ont actuellement pas d'autres rôles que la coordination des volontés politiques dans un territoire donné, ou tout du moins un effort de concertation dans l'application des projets politiques des différents élus districtuels et de la volonté de l'Etat central.
- Province du Mông Mình
- Province de Nam Kinh
- Province de Hâu Quang
- Province de Tháp Giang
- Province de Lao Biên
- Province du Dak Ninh
- Province du Kurong
- Province de Diên Phong
- Les districts mayongais sont au nombre de cent trente-neuf, portant des dénominations variées. Le rôle des districts est prépondérant dans le système politique mayongais. Les élus districtuels appliquant avec une large autonomie leur autorité administrative et politique sur le territoire.
[spoiler="Détail des districts"]1. A venir
2. A venir
3. A venir
4. A venir
6. A venir
7. A venir
8. A venir
9. Lurong Nay
10. A venir
11. Phan Nay
12. A venir
13. A venir
14. A venir
15. A venir
16. A venir
17. Nagwon City
18. Linh Yen
19. A venir
20. A venir
21. A venir
22. A venir
23. A venir
24. A venir
25. Churong
26. A venir
27. A venir
28. Thap Mang
29. A venir
30. A venir
31. A venir
32. A venir
33. Masan
34. A venir
35. A venir
36. Niep Dao
37. Lâ Ham Dien
38. A venir
39. A venir
40. A venir
41. A venir
42. A venir
43. A venir
44. A venir
45. A venir
46. Vinh Kong
47. A venir
48. A venir
49. Dak Ninh
50. Lê Wuan
51. A venir
52. A venir
53. A venir
54. A venir
55. A venir
56. A venir
57. A venir
58. A venir
59. Menhae
60. Khurong
61. Dông Giang
62. A venir
63. A venir
64. A venir
65. A venir
66. A venir
67. A venir
68. A venir
69. A venir
70. A venir
71. Myelong Khan
72. A venir
[...]. A venir
139. A venir[/spoiler]
Les communes mayongaises sont au nombre de quatorze-mille. Elles possèdent des franchises municipales accrues et d'une gestion très dépendante du district. Elles disposent depuis peu de forces communales afin de faire régner l'ordre, supplétivement aux forces armées en patrouille.
Voir aussi
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[url=https://lh5.googleusercontent.com/-k748pqupG1Y/VVz6IQ4G-FI/AAAAAAAAGbE/ZTp_WzzjeH4/w730-h829-no/Provinceskampongplus.png](+) Carte des provinces[/url]
[url=https://avenir](+) Carte des districts[/url]
Note
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Les provinces dites historiques n'ont pas été mentionnées.
Posté : ven. janv. 22, 2016 5:22 pm
par Alex Scker
Economy
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L'économie libérale et singulière du Mayong est en perpétuelle recherche d'attractivité, nonobstant les fractures apparentes des territoires. Districts, gouvernement central, agences, organisations non-gouvernementales, associations, ménages et entreprises en sont les pivots majeurs.
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- [img]https://lh4.googleusercontent.com/-zhDLJULJH-Y/VEfGbWrVJxI/AAAAAAAAFeI/0jvFwRI5P0M/w400-h81-no/%C3%A9conomie.png[/img]
Potentiel, avantages et contraintes
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[center][img]https://lh3.googleusercontent.com/ae5BBWNG-c3K5t2HBz17S6n-J8boxpzMnldJ3xHxN1KyNlGCL5Wxa64nXhywXG1P6f9KS-EVxZ02usCVXxaFzgtvQgrqPYSE_3K_FaRQRlM9gh90EI4OEuzV1QJu85_7mhUFPmHApw8MioI9LJOkDWYsxyycTiSt9s5j8fpmKPJUxE15AeQu9lRHnwK2nscQn9sM1RyvAnh7T3uF4BaO9GelD9ASJJA3n8xqKmu23ExFpZzLQH0G1YFXocwekoEOJsclox4x1Eb3JBEqCqf89FFelilV53HcAgXAzWB50yloy97lSP95IgbSx-G_EfGfP8D0RPSgVNq-3_8-AA__RMUc2jtEDPce042EAMq4115QLtDKXNEWv-eU6l8nTKpZwIMzyFmM5nh61sldtpUpYVE76QLZ_5G8kKhhj_zT8SEWVVvk0bS4IHXcGHLLv7B_U7ybsGIa9ZlCQyyxcy6eN0ShzpUCRw1IufV9m5VhCRgp8ajtm-Kzhu4Koty4e7SaApFjjz_nqtNZZjdn-wmTrDUsyOx9dIu7QIBWfUswWbZaIi0bNMJfmLuh8FBckdw=w900-h392-no[/img][/center]
Posté : ven. janv. 22, 2016 10:29 pm
par Alex Scker
Economy
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Le territoire mayongais est petit, ses ressources relativement maigres...mais ce tableau ne saurait que cacher ses atouts et ses richesses.
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- [img]https://lh4.googleusercontent.com/-zhDLJULJH-Y/VEfGbWrVJxI/AAAAAAAAFeI/0jvFwRI5P0M/w400-h81-no/%C3%A9conomie.png[/img]
Secteur primaire, secondaire et tertiaire
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Posté : ven. janv. 22, 2016 10:35 pm
par Alex Scker
History
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L’île-continent a connu de nombreuses histoires, de pléthoriques altercations de vies toutes aussi singulières les unes que les autres. Cet ensemble de déterminations et de déterminants a fondé le Makara et de ce fait le Mayong des temps modernes.
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- [img]https://lh3.googleusercontent.com/-0oghHPGsh_g/VEfAkUb0mXI/AAAAAAAAFcQ/Z8MBlflJlzM/w400-h81-no/history.png[/img]
Préhistoire
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- Le mythe raconte qu'en des temps immémoriaux (ou presque de cette façon...) existait une civilisation antique et millénaire, au cœur du continent : le Beysin. Connue sous plusieurs noms dans de multiples pays makarans, elle est appelée « đất cổ » ou « Ancients' land » (trad. litt. « La terre des Anciens ») par les Mayongais. Pour une raison inexpliquée, les peuples en composant l'unicité s'en sont allés au fil de leurs migrations, se dispersant aux quatre coins du Makara, justifiant notamment leur existence dans plusieurs Etats différents. C'est en - 7500 que les Môngs, ethnie majoritaire au Mayong d'aujourd'hui, sont arrivés au « pays du mâtin calme », établissant de petits villages, vivant de leurs maigres rendements agricoles et de la chasse, échangeant leurs produits avec les autres ethnies et concentrations humaines de la région.
L'antique civilisation n'a jamais pu faire l'objet de recherches archéologiques approfondies, tout en laissant à priori peu de traces. Seul l'Endo, actuellement en lieu et place de la localisation supposée de ses vestiges, serait en mesure d'inciter aux recherches, à la découverte de ce qu'il pourrait encore rester de ces temps anciens et méconnus.
Posté : ven. janv. 22, 2016 11:17 pm
par Alex Scker
History
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Insulaire et relativement isolé des autres nations, le Makara a connu une période où n'existait pour ses habitants que ce monde, cette île continentale et ses composants. Cette longue époque a durablement influencé l'Île-continent qui demeure férocement attachée à ce qui fait son unicité.
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Présent millénaire
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- Le Royaume des Lý a pris corps autour des années 789 avec la réunion des différents clans mayongais, sous la chape d'un seul, Lý Quyên Tổ (prononcer, « Li Qyen To »). Fondé autour du lac sacré Dai Noa, il s'étendait légèrement en deçà des frontières actuelles, parcourant le nord-ouest et le sud-ouest du pays. S'appuyant sur la construction progressive d'un réseau hydraulique complexe et poussé, la dynastie Lý s'établit durablement sur le trône en domptant eaux et climats à la rigueur des richesses agricoles sur lesquelles comptait le royaume. La maîtrise des rendements agricoles a permis au pays cultivant le blé d'assurer sa sécurité alimentaire, apaisant les esprits, appuyant la légitimité de ses rois tout en ne craignant plus autant de potentielles révoltes populaires.
Les concepts de « mandat céleste » et de « roi divin » ont été les piliers de la construction de l'autorité politique des rois se succédant à la tête du Royaume des Lý. Adoptant la religion bouddhiste, finançant la construction de très nombreux temples, fastueux de qui plus est, partout sur leur territoire, ils ont été bien plus loin que la simple diffusion d'une religion et de sa pensée finissant par plus ou moins s'imposer au fil des âges. Ces édifices, symboles fondant la légitimité céleste du pouvoir du roi, servaient aussi de relais administratifs, politiques et financiers, permettant la récolte de l'impôt, les dévotions, le recensement, la prise de décision et etc. Tout un système économique s'articulait autour de ces temples, qui entretenaient un vaste système de servitude, les parents pouvant vendre leurs enfants au monastère le plus proche, servant à l'entretient du système hydraulique, des infrastructures, routes et biens de la royauté.
Le roi Lý Cao Binh (969 - 1051), appelé à devenir par la suite empereur, est l'incarnation de la figure détentrice du mandat céleste. Il a en son temps fait l'objet d'une véritable adoration de ses sujets, accomplissant un nombre record de constructions fastueuses et grandioses, de conquêtes, de réalisations à sa gloire, poussant le Royaume des Lý à son apogée. Ses frontières s'étendaient alors au-delà des limites territoriales métropolitaines actuelles du Mayong, englobant une large région autour du lac Dai Noa, dépassant les montagnes séparant traditionnellement le Royaume de Wa et le Mayong, tout en annexant le Grand Royaume du Kurong alors indépendant depuis sa création, quatre-cent ans plus tôt. Le Grand Royaume du Kurong, englobait Thap Giang et le Kurong actuel, sans grands changements depuis 789. Composé majoritairement de Koïms, la spécificité de ses régions, de ses habitants, de sa culture, est encore profondément marquée malgré des siècles de domination. Son rattachement forcé au Royaume des Lý a acté son déclin, sacralisant la naissance de l'Empire des Lý, régnant sur un vaste territoire austrobeysinois.
Le courant de la fin du XIVe et du XVe siècle a été le théâtre du déclin impérial, repoussé à l'est par des révoltes populaires, subissant à l'ouest les invasions du Sionving. La prise d'indépendance en 1491 du Grand Royaume du Kurong a mis fin à l'emprise de l'Empire des Lý qui s'est désagrégé dans la suite des événements. Intégré de force au Sionving dès 1506, il n'en aura été libéré qu'en 1571, retrouvant autour des descendants des Lý, une continuité dynastique et historique propice à son apaisement durant les nombreuses décennies qui suivirent.
Posté : sam. janv. 23, 2016 1:36 am
par Alex Scker
History
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L'époque coloniale a eu un impact extrêmement important sur le Mayong qui a reçu l'héritage de l'Adélie, le confortant dans sa position d'hybride culturel.
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Colonisation et ouverture
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- A l'aube du XVIIIe siècle, les premiers contacts avec le monde occidental annoncent le commencement d'une nouvelle ère pour les pays du Makara. L'établissement de quelques comptoirs par les adéliens et les fiémançais ouvrent en douceur le « pays du matin calme » gagnant à l'échange. Le commerce d'opium dont la consommation, la production et la vente est autorisée en 1642 bat son plein. Les conversions au christianisme se multipliant en 1727, l'aristocratie apeurée procède sous la férule de l'impératrice Lý Họa Mi à « l'expulsion des étrangers », des « barbares almérans ». En réaction, l'Adélie fait usage de la politique de la canonnière*, menaçant l'Empire des Lý d'une ouverture en force. Refusant qu'un pied alméran ne foule désormais son sol, l'Empire entre en guerre, rapidement dépassé et affaiblit, société gangrenée par des décennies de consommation de psychotropes dont l'usage a été véritablement popularisé par les premiers contacts avec les almérans. Conquis, l'Empire des Lý est aboli, institutionnalisant la province coloniale du Mayong substituée à la grandeur impériale et nobiliaire locale. La Brestange, repoussée jusqu'au Nankin, obtient de son rival la concession qui nous était connue jusqu'à l'année passée.
En 1909, l'Empire est rétabli dans les frontières approximativement actuelles du Mayong et officie en tant que protectorat de l'Adelie. La dynastie Lý est réintégrée à la ligne de succession de la monarchie, afin de la décrédibiliser et de mieux contrôler un symbole qui pourrait s'incarner en une potentielle menace. Malgré les volontés du souverain Lý Ahn Bôn, la domination coloniale se maintient sans les réformes souhaitées, conservant un fossé d'inégalités entre l'Alméran, le Mayongais, le fonctionnaire colonial et le mandarin, le citoyen occidental et le citoyen de seconde classe. Le gouverneur général du Mongland** présidait le conseil impérial, en présence du roi. Il possédait le véritable pouvoir, tout en se servant de la figure symbolique de la royauté pour asseoir la légitimité de l'ordre établi.
Note
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*Politique diplomatique visant à menacer un Etat, une communauté politique, de coups de force, d'invasion, de destruction, si elle ne se pliait pas aux « recommandations » de la puissance belligérante.
**Le Mongland est une dénomination purement coloniale et adélienne, désignant les provinces mayongaises sous domination de l'Adélie.
Posté : sam. janv. 23, 2016 2:15 pm
par Alex Scker
History
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A l'approche de la deuxième moitié du XXe siècle, le monde et le Makara ont été poussé à l'explosion, à la guerre fratricide et destructrice motivée par l'idéologie nationaliste des uns et les relents de domination du tout, débouchant in fine sur un nouvel équilibre.
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Monde en flammes
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- Les ambitions et l'interprétation pan-makirane affichée à volonté de domination de l'Empire d'Eran font craindre le pire aux pays makarans voisins, après l'intégration forcée du Viek Kong en 1933. En 1935, les termes scellant « l'Alliance des Empires* » plongent le monde entier dans la tourmente et l'appréhension de jours sombres. L'impératrice Yoni Kina Niobe entreprend depuis plusieurs années la modernisation rapide ainsi que la levée d'une vaste armée, instrument de force au service de ses ambitions et du nationalisme ambiant dans les sphères du pouvoir impérial. Délaissant la question orientale, les nations alméranes ont œuvées avec une certaine latence, laissant tout loisir au conflit de débuter dans le plus grand calme pour les « grands de ce monde ».
En janvier 1935, l'armée eranéenne viole la frontière nord du protectorat, posant un pied sur les côtes du Mayong, défait en une quinzaine de jours. Les troupes coloniales adéliennes, rapidement submergées et retirées, ont laissé déferler les hordes de soldats sur les seules et maigres forces de défense du protectorat. L'Empire des Lý capitule le 18 janvier. Les jours suivants voient se succéder la prise d'Anali au Wapong laaglanais tandis que l'Eran envahit par la suite le Shankaï.
La dureté de l'occupation contraste avec la domination des temps coloniaux. Un vaste système de servitude nourrissant la machine de guerre de Yoni Kina Niobe est mis en place, entraînant de fortes agitations et révoltes dans les territoires occupés. Au bord de la défaite** en 1949, l'occupant affaibli rappelle ses troupes en métropole, dans l'optique de la défense du territoire national, laissant ses derniers régiments tenus de maintenir l'ordre, dans une position inconfortable. L'armée rebelle mayongaise, sous la direction du général Chen Linh Dara, harcèle d'ores et déjà leurs positions depuis plusieurs mois. Dans le courant du mois d'avril, les dernières troupes éranéennes quittent l'Austrobeysin.
Note
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*L'Alliance des Empires incluait l'Empire rostov, l'Empire éranéen (1943-1948), le Thorval, l'Empire de Kirep-Tcherkessie, le Royaume de Ménovie (1943-1947), le Royaume de Biturige, le Royaume du Valacida et enfin le Royaume du Liethuviska. Elle s'opposait à l'Alliance démocrate composée des Etats-Unis du Pelabssa (1945-1949), de la Shawiricie, du Lochlann, du Quantar, des Terdus, de la Brestange et du Savoia.
**La Grande guerre s'est déroulée de 1943 à 1949.
Posté : dim. janv. 24, 2016 10:31 am
par Alex Scker
History
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La Grande Guerre aura bouleversé l'équilibre stratégique des forces, les trajectoires politiques, les états sociaux de bien des manières, et ce non seulement au Makara, mais dans l'ensemble du monde. L'ordre colonial est bouleversé, s'effondre, pour voir émerger un rapport de force singulièrement différent.
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L'échec de la République Souveraine
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- Au lendemain de la guerre, les rebelles proclament à leur arrivée sur les pavés de Nagwon, le 29 avril 1949, la République Souveraine du Mayong. Faisant fi de l'ancien système impérial à la dynastie millénaire, les factions au pouvoir écartent les Lý qui avaient trouvé refuge dans un lointain monastère du Kurong. L'unité sans figure unificatrice légitime ou par défaut ennemi commun, est difficile à maintenir. Alors qu'au nord et au nord-est, les clans koïms sont prêts à se soulever sous l'injonction de leur souverain, la dynastie des Lý use de son influence restante pour rallier ses soutiens et semer la zizanie dans les instances du pouvoir. Certaines campagnes et régions industrielles plient sous les discours enflammés des militants du Front Populaire Mayongais dont la jeune Sun Alean a pris la direction. Parvenir à un régime et une majorité stable devient impossible tant les accords entre les uns et les autres se concluent et se déchirent en à peine quelques semaines à quelques jours. Dans les derniers mois de la RSM en 1952, Sùng Duong tente désespérément de rétablir l'unité qui prévalait à l'heure de la résistance à l'occupant.
Après des années de guerre , souffrant de l'abandon tutélaire des adéliens, le Mayong manque de tout. Les pénuries se font ressentir et ce encore plus intensément, alors qu'un des plus froids hiver jamais enregistré frappe le pays de plein fouet. Les récoles d'ores et déjà insuffisante, subissent l'apparition et la propagation de maladies végétales. Les forces actives du « pays du matin calme » sont décimées. Les négociations, appels à assistance aux puissances internationales, se heurtent à leur propre incapacité d'action. La communauté internationale s'étrangle pour survivre, laissant les uns et les autres se débattre pour garder la tête hors de l'eau.
Le 1er mai 1952, la tentative de coup d'Etat des milices communistes, bien qu'avortée, porte un coup fatal au régime déstabilisé et dépassé par les événements. Campagnes et groupuscules se soulèvent tandis que le pays sombre jours après jours dans le chaos.
Posté : dim. janv. 24, 2016 11:26 am
par Alex Scker
History
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Du chaos émerge un ordre qui, en des temps troublés, en une longue guerre froide et bipolaire, stabilise le pays jusqu'à son prochain déchirement.
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L'Homme providentiel
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- L'Austrobeysin en proie aux flammes et au bruit des bottes s'effondre lamentablement sur lui-même. Le Mayong est déchiré en escarmouches violentes et tentatives de prise du pouvoir alors que ses voisins subissent les mêmes difficultés, sombrant dans les affres de la guerre civile, au Wapong comme au Shankaï. Les pénuries, les bandes criminelles et autres maraudeurs sévissent, sans espoir d'une quelconque aide occidentale de ce côté.
Délaissant jusqu'alors la question politique et sociale réservée aux politiciens retords dont l'initiative fut vaine, Chen Linh Dara, héros de guerre pour l'indépendance, engagé de longue date dans les milieux nationalistes modérés et grand vainqueur de la lutte contre l'Empire d'Eran au Mayong, fomente un coup d'Etat. S'appuyant sur la loyauté acquise des soldats de l'armée précédemment rebelle, il s'empare du pouvoir le 9 novembre 1952. La déstabilisation rapide et brutale des rapports de force contraint Sùng Duong au repli et pousse le Kurong au soulèvement, le 14 novembre 1952. La faction socialiste, revitalisée par l'arrivée au pouvoir en 1950 des kirovistes en Rostovie, a gagné de vastes portion du pays, avant d'être stoppée net. Prenant les choses en main, Chen Linh Dara fait bon usage de ses compétences et de son expérience constituée pendant les années de lutte, il mate la révolte kurongaise et repousse la faction rouge jusqu'aux frontières lychakiennes au prix de coûteux investissements dans la constitution d'une flotte suffisante pour la conduite de ses opérations. L'opération est victorieuse mais la présence de menaces à l'est et au sud*, occupe la majeure partie des forces et ressources de la junte. En difficulté à moyen-long terme, courtisé par l'Eran comme par le Pelabssa dans des élans motivés par la Guerre froide**, le Mayong fait le choix du second. Apportant une aide substantielle au développement et à la survie du régime, le « pays du matin calme » se stabilise et entre dans une ère de développement et de progrès.
En 1962, la mise en place du Parti Nationaliste Panmakiran au Wapong, sous l'impulsion du Dr. Hideki Yoko, agent impérial éranéen soi-disant membre du Parti Communiste Eranéen parti en mission en USSM, permet la diffusion des idées panmakiranes qui aboutissent à la fondation de la Ligue Nationaliste Panmakirane au Mayong en 1964. Ces dernières se diffusent efficacement au « Mayong d'un seul homme », renforçant l'assise du pouvoir qui, contemple incertain les purges politiques et transformations des Etats socialistes voisins.
Evènement inattendu, un coup d'Etat militaire est porté à l'USSM le 1 février 1965, remettant au 6 novembre 1965 le pays de Wa aux mains du Dr. Hideki Yoko, désormais président de la Deuxième République Nationale du Wapong. Soutenu par le nouveau chef d'Etat-Major des armées wapongaises, le Général Sin Mah Ré, le régime se stabilise. Le Mayong chenlinhdariste n'en est pas toutefois pour le moins rassuré, tant le nationalisme prôné à l'est pourrait bien mettre en danger sa pérennité. Il s'est avéré qu'en réalité le Dr. Hideki Yoko n'était en rien socialiste, pur pion au service de l'Eran impérial souhaitant faire son grand retour sur la scène internationale, fantasmant la réalisation d'une grande « confédération des peuples » panmakirans. Ses plans prenaient en compte ceux, plus anciens, qui avaient été conclus sous l'USSM avec le Lychaka, censé envahir le Mayong en 1970 avec le soutien de l'Union des Républiques Socialistes de Rostovie. Ceci afin d'ouvrir une tête de pont vers l'Eran, le Sionving, la Simbokie et le reste du Makara. La fin de l'USSM et la prise de contrôle du Wapong par le président à l'habile double-jeu, avaient permis la révision de ces plans, à l'avantage de l'Empire d'Eran en envahissant d'abord la Simbokie puis en laissant le Lychaka et le Mayong s'épuiser dans une guerre longue de position, permettant à l'Eran de s'emparer bien plus facilement de la péninsule austrobeysinoise.
Alors que l'Empire d'Eran se dirigeait sur une voie tiers-mondiste au sein de la guerre des blocs, la tentative avortée de coup d'Etat du Parti Communiste Eranéen en octobre 1967 change radicalement la donne stratégique. Propulsé dans la réalité de la Guerre froide, l'Empire est pressé de choisir son camp, se tournant vers le Pelabssa afin d'assurer sa sécurité. Cette nouvelle donne géopolitique met sérieusement à mal les plans impériaux, dissuadant le Lychaka d'une intervention contre le Mayong s'il avait à affronter l'Eran et le Pelabssa d'un même front. Suite à l'échec des plans wapongais ainsi qu'à une dispute entre le général Sin Mah Ré et la figure de la présidence, Hideki Yoko qui a perdu de sa popularité, est victime d'un coup d'Etat militaire. Sa qualité d'espion est révélée au grand jour quelques années plus tard.
Note
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*L'U.S.S.M. ou Union Socialiste du Sud-Makara au Wapong et la République Populaire Lychakienne sur l'île.
**La Guerre froide (1949-1999) a opposé l'Organisation du Traité d'Hellington composée des Etats-Unis du Pelabssa, de l'Empire éranéen, de la Shawiricie, du Thorval (1980-1999), du Quantar (1949-1970 et 1990-1999), de l'Esmark (1949-1976) et du Savoia, du Mayong (1964-1987), au Pacte de Novgorod. Ce dernier rassemblait l'Union des Républiques Socialistes de Rostovie, le Wapong (1962-1965 et 1992-1999), le Thorval (1952-1963), le Kirep (1967-1984 et 1991-1999), l'Esmark (1976-1999), la Sébaldie (1949-1968), la Menovie, le Thaliboz (1970-1999), la Franconie (1960-1981) et le Liethuviska (1949-1982).