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Posté : sam. déc. 26, 2015 7:49 pm
par Leraptopes
Commissariat central
St-Laurent, centre-ville historique
18 Décembre 2028


[quote]Résumé rapide:
La femme du conseiller à la sécurité et à la défense oceanienne, Ryan Douglas, inquiète pour son mari à la suite de la forte pression exercé par les médias et la population oceanienne dû à sa politique d'engagement militaire au Etats-Unis du Thyroptis, a organisé les vacances de fin d'année de sa famille, à savoir elle, son mari et leur fille en Aiglantine, dans le village-hôtel Magassi-Saâla situé sur le flanc du volcan du même nom. La présence d'un garde du corps oceanien armé d'une arme à feu en Aiglantine aura causé quelques soucis techniques au niveau de la constitution qui interdit à tout étrangers d'en porter une. Mais sa présence ayant finalement été accepté par les autorités compétente, il s'agit désormais de ne pas le coffrer, ou pire, l'abattre par accident. Le commissaire de police du commissariat central de St-Laurent, ville où se situe l'hôtel, informe ses hommes de la situation et de la marche à suivre afin de mener une protection discrète. Dans un pays où la paranoïa règne (ou disons plutôt: la prévoyance), laisser un homme diplomatique - surtout oceanien - décrié par 300 000 personnes sans prendre de mesure est inacceptable. [/quote]

[spoiler="Conversation complète"][alb]Quelques jours après la rencontre officielle avec l’Oceania, une journée des plus habituelles débutait dans le commissariat central de St-Laurent, un imposant bâtiment historique casé dans le centre-ville. Une fois par semaine, les policiers sont à tour de rôle convoqué en brigade lors de petites réunions destinés à établir les programmes des journées à venir. Cela ne prenant qu’une dizaine de minutes, plus lors d’évènements importants. Et aujourd’hui, un ordre particulier circule et s’adresse à l’ensemble des policiers de la ville.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Bien, Mesdames, Messieurs, bonjour. Je vous ai fait transmettre les ordres de patrouilles pour la semaine. Vous êtes assez grands pour en prendre connaissances. Vous serez principalement déployé dans les quartiers sud et au niveau de la bretelle de sortie du Magassi.
Et j’en profite pour vous parler de lundi prochain. Parce que ces deux prochaines semaines à compter d’aujourd’hui vont être particulières puisque nous allons accueillir à St-Laurent des personnes de hautes importances. Nous allons procéder à un test rapide, vous êtes 40 moins un justifié. »


[alb]Il démarra un photoprojecteur situé à côté de lui, et en un quart de seconde, le portrait de Jena Moorhead-Gray, la Conseillères aux affaires internationales oceanienne, s’afficha en grand sur le mur.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui c’est ? »

[alb]Il y eu une certaine agitation, des rires, des amusements. Tous les policiers présents savaient bien entendu qui était cette femme souriante au carré volume depuis qu’elle étaient passée à la télévision, dans les journaux, et que son nom avait été répété toutes les heures pendant trois jours aux bulletins d’informations sur les chaînes radiophoniques. Et donc, tous levèrent leurs mains et le commissaire désigna une personne proche dans les rangs pour répondre.[/alb]

[Une policière, d’un ton vif]
« Madame Jena Moorhead-Gray, Conseillères aux affaires internationales de l’Oceania. »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui ne savait pas ? Honnêtement ? »

[alb]Personne ne se manifesta.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Bien. Même question.»

[alb]Il appuya sur le bouton de la machine pour passer à la diapositive suivante. Et dans un claquement, ce fut au tour du Conseiller à l’économie Peter Horgan de recevoir les honneurs de la police.
Et unanimement, on donna l’identité du personnage sans le moindre problème. Il passa de nouveau de diapositive et attendait qu’on lui réponde.[/alb]

[Un policier, suspicieux]
« Allan Clarke ? Éducation et recherche ?»

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Parfait.»

[alb]Et les policiers doutaient.[/alb]

[Une policière, suspicieux]
« Commissaire ? »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]

« Madame ?»

[Une policière, suspicieux]
« Les conseillers oceaniens vont-ils revenir…à St-Laurent? »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Hum…presque. Vous allez comprendre, laisser moi terminer. »

[alb]Il changea de diapositive, et l’image du conseiller à la Sécurité et à la défense Ryan Douglas s’afficha sur le mur.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui c’est ?»

[alb]Et il y eu un long silence. Les policiers de la brigade observaient l’image, sans pouvoir donner une identité à l’homme qui y figurait.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]

« Personne?»

[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« C’est un conseiller oceanien? »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Perspicace, c’est tout ?»

[alb]Les épaules se haussèrent dans un mouvement général. Silence. Le commissaire changea de diapo, laissant apparaître la photo de Mme.Douglas, femme du conseiller.[/alb]

[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« Une conseillère? »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Parfait, et la question bonus.»

[alb]Un nouveau portrait, celui d’une jeune femme d’environs la vingtaine, apparaissait sur le mur. Silence radio de nouveau.[/alb]

[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« Françoise Deschamps version oceanienne? »
[alb]Il y eu des rires amusés mais discret dans la salle, la Secrétaire Nationale des affaires étrangères et de la Culture, Françoise Deschamps, avait effectivement prise ses fonctions à l’âge de 23 ans. D’où cela ne les choquait pas qu’une jeune femme puisse exercer la fonction de conseiller en oceania.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, amusé]
« Non, Françoise Deschamps est un modèle unique, la mise en série n’est pas encore prévu.»
[alb]Il changea soudain de ton en parlant fort comme pour sermonner les policiers.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux et fort]

« Mais vous n’êtes pas payé pour déconner, c’est bien compris !?»
[alb]L’assistance sursauta, mais comprit bien vite que le commissaire n’était pas sérieux lorsqu’il arbora un sourire satisfait et moqueur.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, amusé]
« L’humour c’est moi qui le fait. Donc ? Plus personne ? »

[alb]Et les policiers répondirent par la négative.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux et fort]

« Bien, sur les 39 personnes qui compose votre bande d’inculte ignare, aucun d’entre vous n’a été foutu de me donner le nom de Ryan Douglas, Conseiller oceanien à la sécurité ; de sa femme Melinda Douglas, et de leur petite Douglas. Donc statistiquement sur un échantillon plutôt représentatif, 0% de la population aiglanaise connait nos futurs convives de marque.»

[alb]Il y eu de nouveau un silence.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]

« Je suis fier de vous. Maintenant je vous dois quelques explications : La famille Douglas vient passer les fête de noël au village-Hôtel Magassi-Saâla, peinard, d’où ce petit test de popularité que vous avez brillamment réussi. Sauf que le père Douglas est dans le pétrin selon notre Françoise Deschamps. Et les dizaines d’articles de journaux oceaniens non traduit qu’elle nous a fait parvenir le confirment. Pour vous résumer en gros la situation, actuellement, l’Oceania et leur voisin, la FROPT, ont envahie le Saâwâaliya du Thyroptis. C’est bien sûr plus compliqué que ça mais je n’entrerais pas dans les détails, « Le Grand Chaos » nous a déjà assez pourris les fêtes pour que je rajoute une couche de paix et d’amour saupoudré d’honnêteté politicienne. »

[Une policière, un peu triste]
« C’était un beau film quand même… »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Vu la tête que vous tiriez quand je vous ai tous reçu le lundi suivant, oui je le pense oui. Bref. La guerre est devenu impopulaire et M.Douglas est mal aimé. Au moins par 300 000 personnes d’après les journaux. Donc l’objectif est le suivant. »

[alb]Il prit une craie, et écrit sur le tableau noir la phrase « Protéger les Douglas ».[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Moi ça me paraît clair.»

[alb]Les policiers écoutaient attentivement le commissaire, et les brigadiers prenaient des notes, tout comme les stagiaires et les conscrits.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Il ne s’agit pas de devenir le service de sécurité personnel de chaque personnalité étrangère qui viendra sur notre territoire, et je sais que privilégier ainsi certaine personnes peut en offusquer plus d’un, mais. Notre mission est d’assurer la sécurité de tous ceux qui se trouveront chez nous. Et justement, en parlant de sécurité. »

[alb]Il changea de diapo pour afficher la photo d’un homme.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Lui, c’est votre nouveau meilleur ami. Je veux que vous imprégniez son visage, son nom, sa date de naissance, son groupe sanguin et son numéro d'assurance dans votre tête, placez sa photo partout : Sur votre frigo, dans votre portefeuille, sur le pare-soleil de votre voiture, en marque page ou sur la tête de vos conjoints, je veux que vous m’imprimiez sa tête dans VOS têtes, c’est clair ? Ce brave monsieur est le garde personnel du Conseiller Douglas, et il sera armé d’une arme à feu. Inutile de crier, les autorisations sont là, et elles viennent de Dracôn Alatémé, notre cher Secrétaire de la Sécurité. Je ne ferais donc aucun commentaire sur le fait que notre constitution est une fois de plus violenté par la modernité. J’ai déjà prévenu vos collègues postés à l’hôtel et je leur ai assuré que je viendrais personnellement les entartrer s’ils venaient à me l’abimer. Maintenant dites-vous que sur l’ensemble des pays du monde entier, c’est chez nous qu’ils ont décidé de venir, alors je pense qu’on peut en être fier et qu’on leur doit bien ça.
Inutile de vous dire que vous pouvez ajouter les portraits des Douglas dans votre album photos familiale à partir d’aujourd’hui.
Les mots d’ordres sont les suivants : Discrétions, subtilité. Je ne vous demande pas de coller les Douglas jusque sous la douche, vous aurez tout le plaisir de le faire avec leur portrait. Inutile non plus de mobiliser toute la ville comme à Balthazard à chaque rencontre diplomatique, ce sont des touristes avant tout. J’ai donc l’honneur de vous annoncer que pendant ces deux prochaines semaines nous allons jouer avec nos radars de poches et stopper tous les taxis et toutes les voitures de locations que vous croiserez en direction de l’hôtel. Je parle bien des taxis et des voitures qui viennent de Saint-Laurent, pas celles venant de l’hôtel. Motif : Excès de vitesse, contrôle routiers, signalement de véhicule suspect ou d’individu recherché, etc. Je précise que ce n’est pas un prétexte pour laisser passer les vraies infractions. Vous relevez l’identité de tous les occupants qui se rendent à l’hôtel et vous les signalez à vos collègues de l’hôtel. Sachez que nous recherchons des personnes pouvant potentiellement porter atteinte à la sécurité des Douglas, mais aussi des journalistes oceaniens ou étrangers. Et un journaliste étranger ça doit se remarquer à son équipement. Parce que oui, je précise que les Douglas veulent passer des vacances tranquilles. Et si vous n’êtes pas foutu d’empêcher un photographe emprunter la seule route possible pour monter dans un volcan, je sens que je vais drastiquement augmenter le nombre d’agent collés à la circulation. Des questions ?»


[Un policier, sérieux]
« Est-ce qu’il y a un vrai risque… « d’attentat » sur les Douglas? »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]

« Tout dépendra de votre efficacité sur le terrain. Mais faîtes comme si.»

[Un policier, sérieux]

« Mais les employés du village sont tous armés, sans compter nos collègues, ce serait du suicide… »

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Je le sais, mais le risque zéro n’existe pas. Faites votre boulot, vos collègues feront le leur. D’autres remarques ? »

[alb]Les policiers restèrent silencieux.[/alb]

[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Et bien bonne journée, je n’ai rien d’autre à ajouter. Rompez. »[/spoiler]

Posté : sam. janv. 23, 2016 11:25 pm
par Leraptopes
9 Mars 2029.


[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=325780MadMenKennedyAssassination1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/325780MadMenKennedyAssassination1.jpg[/img][/url]

Les choses allaient de mal en pis. A midi trente, la première chaîne radiophonique nationale annonça avec stupeur qu'un attentat était en cours à dans la capitale hokkaidienne. La première chaîne télévisée nationale prit ensuite le relai au cours d'une édition spéciale suivant en direct le cours des événements. Les tensions grandissantes du Makara faisaient craindre le pire, malgré tous l'optimisme du monde. Semaines après semaines, jours après jours et aujourd'hui heure après heure, la situation ne cessait de se dégrader. C'était choqué que les aiglantins suivaient les nouvelles au loin, sans vraiment comprendre ou mesurer l'ampleur du phénomène. C'était un conflit qui ne les concernait pas et pourtant, ils se sentaient justement concernés. Même si l'Hokkaido avaient provoqués des remous et des contestations dans le pays à cause de soupçons quasi-vérifié de pollution massive de milieux naturels, l'Hokkaido n'en demeurait pas moins un allié et de plus, aimé malgré ses nombreux défauts.

Des heures durant, on suivit les nouvelles tragiques.

Les employés de tout le pays étaient scotchés à leurs postes radiophoniques.
Les uns étaient en colères, les autres pleuraient.
Tous furent affectés.
Bon nombre d'entre eux cessèrent de travailler.
Certain même rentrèrent chez eux.

On déposa des milliers de fleurs dans la journée devant l'ambassade de l'Hokkaido à Balthazard, situé juste en face de celle du Maok. La foule était telle que la police ferma la portion d'avenue à la circulation.


Les aiglantins, globalement, cherchaient un moyens de décompresser.

La présidente prit deux verres d'alcool fort. Dans la soirée, elle alla à la salle de sport pour se déchaîner.
La Secrétaire Générale resta lucide, mais folle de rage. Elle vida plusieurs chargeur de pistolets dans une salle de tir le soir venu.
La Secrétaire des affaires étrangères fut très affectée, elle fonda en larme dans son bureau en écoutant le poste radiophonique. Elle ne pu rédiger une lettre à l'hokkaido dans l'immédiat.
...

Posté : lun. févr. 08, 2016 1:29 am
par Leraptopes
Publicité

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=359176Fimance.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/359176Fimance.png[/img][/url]
[alb]On retrouve ce genre de publicité dans les grands magasins, les supermarchés et les centre-commerciaux. Elles prônent qualité, tradition et exotisme...moyennant finance.[/alb]

Depuis janvier 2027, les produits fiémançais ont investie le quotidiens des aiglantins. Ces types de produits bien que déjà courant dans le pays, tel le vin par exemple, les produits fiémançais apportent un vent de fraîcheur sur les tables et dans les salons et chambres à coucher.

Les produits agricoles sont soumit à des normes environnementales, de santé et de sécurité extrêmement strictes, qu'ils soient tout naturellement d'origine aiglanaises, ou bien d'origine étrangère. Or l'agriculture fiémançaise réponds aux normes et aux contrôles imposés, grâce à l'absence de pesticides chimiques notamment. Ces divers produits agricoles atterrissent généralement dans les étalages des grands magasins ou sur les marchés hebdomadaires dans toutes les villes du pays, les grands magasins étant à l'heure actuelles les plus aptes à gérer des importations sans intermédiaires (du producteur fiémançais au magasin aiglantins), à l'exception du transporteur maritime effectuant la liaison maritime entre les deux territoires. Le taux de change entre la Livre Opémontoise et le Smaragds étant défavorable pour les consommateurs locaux, seules les grandes enseignes ont les capacités d'être concurrentiels. A savoir que le prix des produits fiémançais étant en moyenne 20 fois plus cher que les produits locaux, ces produits s'apparente à des produits de luxes à n'utiliser, notamment pour le vin ou encore le fromage fiémançais, qu'en cas de grandes occasions. Pourtant, malgré les prix astronomiques, les produits fiémançais se vendent très bien grâce à l'augmentation des salaires et la hausses du niveau de vie.

Les aiglantins semblent apprécier voir préférer le terroir viticole fiémançais, très différents du terroir aiglantins avec ses terres basaltiques et volcaniques, à plusieurs sortie en famille, au restaurant ou encore au cinéma par exemple. Les dépenses des ménages s'orientent vers le bien-être, les loisirs, mais surtout le goût. Et le vin, principale boisson présente sur les table après l'eau, n'est pas le seul produit à jouir de cette étiquette de "luxe": La Fiémance, c'est plus de 20 sorte de fromage différents et endémiques des régions fiémançaise, une spécialité du pays qui apporte aux tables aiglanaises des saveurs nouvelles. Car le fromage aiglantin n'est pas aussi diversifiés et riche qu'en fiémance. Tout est différent jusqu'au lait utilisé. Le savoir-faire fiémançais en la matière est d'ore et déjà reconnu, le fromage apparaissant peu à peu en tant que dessert de bon goût dans les restaurants et dans les réfrigérateurs. L'assiette de fromage fiémançaise apparait en tête de liste des dessert les plus prisés dans les établissements gastronomiques, avec un prix souvent supérieur au plat lui-même. Mais qu'on se le dise, on ne dépensera jamais aussi bien son salaire que dans la découverte de l'inconnu, l'expérience personnelle ou encore le développement de ses sens. Et dans un pays où la cuisine est une affaire d'état, la découverte de saveurs exotiques vaut bien plusieurs heures de travail.

Autre secteur particulièrement florissant, le mobilier fiémançais entre à grand coup d'armoire à glace dans les chambres à coucher. La décoration d'intérieur est un marché en pleine extension dans le pays, les tendances actuelles se concentrant principalement sur les couleurs vives, le jeux de textures (bois, plastique, acier) et sur les formes géométriques. Or les meubles fiémançais apportent une touche "exotique" toujours à la décoration intérieure. Les meubles "Bétigny" sont admirablement travaillés, l’orfèvrerie est de qualité, l'assemblage est robuste et les formes sont soignées: Le mobilier fiémançais hors de prix attirent les convoitises, mais en proportion plus maigre cependant si l'on compare avec le fromage ou encore le vin. On réfléchit et on hésite a débourser un bon mois de salaire dans l'acquisition d'une armoire, d'une table ou d'un fauteuil fiémançais, à la limite de l'inabordable, mais pourtant décidé à se sentir bien chez soi avec ce meuble qui irait si bien dans le salon.
Le côté "précieux" et ancien du style "Bétigny", désignation utilisé par abus de langage puisque tout le mobilier fiémançais importé ne provient pas seulement de la ville du même nom, plait particulièrement aux montagnard, dont la décoration intérieur est très souvent axé sur le matériaux bois et aciers. Mais on retrouve de plus en plus souvent une commode ou une armoire à glace de l'ex-métropole dans les chambres des habitants de tout le pays.

L'Aiglantine n'a clairement pas les moyens d'importer des produits des grandes puissances du monde, mais les magasins diversifient leurs offres, laissant la liberté aux aiglantins d'investir ou non dans des produits étrangers. Mais la fiémance devient peu à peu une valeur sûr, que l'on déguste notamment.

Les produits fiémançais ont vraiment tout pour plaire!

Posté : dim. oct. 02, 2016 12:37 pm
par Leraptopes
Cathédrale Notre-Dame de Fiémance
Musique et christianisme.


Le christianisme en Aiglantine a toujours été quelque chose de spécial, comme une branche totalement nouvelle de ce grand courant religieux. En deux siècles, särkäny et catholicisme se sont mélangés pour au final ne former plus qu'une seule entité à part entière suffisamment différente de ses voisins pour être unique. Au niveau du courant de pensé, le christianisme aiglantin considère l'homme comme l'une des créature de Dieu et le monde comme son domaine (à Dieu), l'homme n'en est qu'un résident tout comme les autres animaux. Hormis ces quelques divergences fondamentales, les offices religieuses sont uniques, teinté profondément de l'amour aiglantin pour la musique. La musique rythmait et rythme toutes les offices religieuses, toutes religions confondus, et la musique chrétiennes se résument à transformer les prières en musiques. Puis vint le renouveau, le christianisme aiglantin connu un second souffle au début des années 2000, un changement majeur qui marqua profondément la société: l'arrivé des réfugiés zanyanais. Cette masse de personnes vînt avec des langues, des cultures et des croyances différentes. Le lieu de prédilection des catholiques zanyanais fut la Côte-des-Saints et le Cap-des-Amélies, ex colonie catholiques. Les églises furent soudainement bondé, a tel point que rapidement tous les édifices chrétiens atteignirent rapidement leur limite de capacité. Rapidement, la musique devînt le moyen de se rapprocher et de communiquer. Une langues dans laquelle tout le monde se comprenait. Aujourd'hui, une culture "Zanyano-Aiglanaise" (Afro américaine si vous préférez) puissante s'est enraciné dans le pays. Une culture né de deux peuples musicaux, ouvert, jovials et radieux.

Parce que l'Aiglantine, c'est ça, c'est un pays ouvert, respectueux, vertueux, joyeux et altruiste, où le sourire se cultive et où la musique retentit. Car la musique rapproche, elle hurle, cri, elle rassemble et transcende. Elle est un vecteur de joie, de bonheur et de compréhension. Elle inspire, fait briller notre âme au plus profond de nous même. Elle fait vibrer, bouger, danser, elle éloigne le mal durablement et est un véritable remède contre les idées noires et le mal-être. Alors oui, en Aiglantine, on chante dans la rue, à l'école, chez soi, dans sa voiture, à l'usine, au bureau, dans les mines, absolument partout. Alors croyez le ou non, mais la religion en Aiglantine se fait en chantant, en criant, en hurlant des paroles de bonheur et de joie. Car c'est là le meilleur moyen de communier avec les autres, mais aussi avec le Ciel. Ressortez d'une telle cérémonie après avoir chanté des paroles d'amour et de paix et dansé sur de la musique aussi vivantes, et vous aurez l'esprit clair, apaisé, purifiée! Par ce qu'ensemble, le mal aura été chassé. Oui, l'Aiglantine, c'est ça. Ce sont des gens heureux, généreux, qui ont apprit à partager, à aider, des gens optimistes qui vous tireront vers le haut. Un paradis. Et je suis fier de voir des gens comme cela dans notre monde. Que malgré toutes les injustices, tous les conflits, des gens soient là pour nous rappeler à quel point la vie est belle.

Les cérémonies chrétiennes à la cathédrale Notre-Dame de Fiémance à St-Martin, c'est ça: Des gens heureux, qui passent un bon moment, qui sourient et qui chantent au nom du Christ, de la paix, du partage et de l'amour. Peut-être cela en rebutera certain d'entre vous, peut-être considèrerez vous cela comme une vaste kermesse, mais peu importe la manière dont on rend hommage à Dieu, aucune prière ne sera aussi forte que des mots venu du coeur. Au diable le protocole, pourvu que nous puissions vivre tous ensemble. Et c'est et ce sera toujours comme ça dans absolument toutes les églises d'Aiglantine.

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Prenez cinq minutes de votre précieux temps, et ouvrez votre esprit. Imaginez une belle cathédrale lumineuse et chaleureuse, cette ambiance et ce groupe fantastique de personnes (Peut-être sans les danseurs tout de même), imaginez une cérémonie aussi brillante que celle-ci! Et laissez la lumière pénétrer votre cœur!

Posté : ven. oct. 14, 2016 9:04 pm
par Leraptopes
Tribunal des Affaires routières
Grishka
13 avril 2031


[quote]Résumé rapide:
M.Masutaro Kumagaya et sa fiançée Chieko Kumagaya sont les deux hokkaidiens responsable de la panique provoqué sur l'Alémalaya Plazza à Grishka, après être littéralement tombé sur un varan géant, surnommé dragon d'Aiglantine. Jugé au tribunal des affaires routières de la ville, la traductrice et employé de l'ambassade du Levant à Balthazard, Aiko Mitzutani, leur servira de relais auprès des autorités aiglanaises. Mais Madame est sauvage et sulfureuse, poussant jusqu'aux dernières limite l'avocat des Kumayaga, Adjot Manélané, tiré au sort comme le veut la loi. La businesswoman et le couple ne cacheront pas leur désaccord quant aux coutume juridiques aiglanaise, comme par exemple le fait d'être jugé par un dragon appelé Arkhagân. Problème, les Kumayaga apprennent qu'après leur jugement en Aiglantine, ils seraient certainement jugé pour l'exemple en Hokkaido.[/quote]

[spoiler="Au tribunal"][alb]Le tribunal des affaires routières est un bâtiment imposant conçu en bloc de pierre grise, comme beaucoup d’autre bâtiment public dans la région. Le länder de Mastashaâ.se distingue ainsi de ses pairs avec une architecture de pierres sombres anguleuses et grossières et ses détails architecturaux taillée de mains de maitre. Grishka n’a été que très peu impacté par la présence coloniale fiémanco-quantarienne, elle est la digne représentante de la société traditionnelle aiglanaise, cette société ancestrale et millénaire dans sa forme la plus pure…Pure dans les limites qu’imposent le système économique et politique national, les lois et la constitution représentés dans la fédération par six länder dont cinq aux racines culturelles quantariennes et fiémançaises. Grishka n’aura pas été épargné par le « progrès », la révolution industrielle, électrique ou encore automobile, ainsi, le traditionalisme aiglantin s’est bel et bien modernisés mais il suit toujours aussi fidèlement l’esprit särkäny avec ses valeurs de respect pour les créatures vivantes et l’équilibre matériel et immatériel du monde et de l’univers. Mais trêve d’histoires et de bavardages et revenons au tribunal où un couple d’Hokkaidien attend d’y être jugé pour le carambolage survenu la veille. Il s’agira d’un bon moyen de voir comment les traditions ancestrales transparaissent au travers de la société aiglanaise actuelle.

Cela faisait 10 minutes que M.Masutaro Kumagaya et sa fiançée Chieko Kumagaya étaient entrés dans le hall du tribunal. Ils s’étaient présentés à l’accueil et, rapidement, ils avaient été pris en charge par le personnel compétant ainsi qu’un agent de police chargé de veiller sur eux. Désormais, ils patientaient dans une salle marbrés aux tons vert sur teinte de gris en présence de leur avocat tiré au sort comme le veut la loi, M.Adjot Manélané, et du dit agent de police. Le dialogue avait tourné cours : les hokkaidiens n’avaient pas les bases linguistiques nécessaires pour comprendre le vocabulaire juridique fiémançais ou quantarien, bien que de bonne volontés, ils avaient apportés un dictionnaire fiémanco-hokkaidien malheureusement peu utile. Soudain, le bruit d’une paire de talon aiguille fiémançaise de 7,5 cm percuta périodiquement les dalles au bout du couloir accompagnée de leur écho respectif. Moins de dix seconde plus tard, la paire de jambe qui avait atteint la puissance sonore d’un cheval au galop se stoppa net devant la porte à vitres feuilletées de la pièce. La poignée fut enfoncé au maximum de ce pour quoi elle avait été conçu pour provoquer l’ouverture de la porte, signe d’une assurance certaine et – peut-être – d’une très légère frustration. La traductrice officiellement mandatée par la justice entra dans la pièce à grand pas. L’ambassade du Levant était dit-on sonnée le branlebas de combat après la mésaventure de leurs deux ressortissant. Mme. Aiko Mitzutani, employée et traductrice à l’ambassade d’Hokkaido à Balthazard, était fine et élancée, et avait tout du cliché de la businesswoman hokkaidien : coupe stricte, veste de costume taillée de près et pantalon laissant apparaitre les forme de ses jambes, le tout noir, Aiko Mitzutani était l’une de ses femmes aux atouts généreux et aux arguments solides. A sa vue les hokkaidiens se sentirent très soulagés. Elle saluait en premier Adjot d’une poigné de main énergique, le policier au passage d’un hochement de la tête ferme et rapide, avant de saluer le couple dans leur langue.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, entreprenante, sérieuse et en Fiémançais]
« Bonjour Monsieur. Monsieur.»

[Adjot Manélané, avocat, se levant surpris et saluant en fiémançais]
« Madame. »

[alb]Le policier salua d’un mouvement de la tête.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, entreprenante, en effectuant une courbette, en hokkaidien]
« Aiko Mitzutani pour vous servir, Mitzutani-shi et Cheiko-chan je présume ?»

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, se levant et effectuant une courbette, en hokkaidien]
« Je suis Masutaro Kumagaya, c’est exacte ! »

[Chieko Kumagaya, la fiancée, se levant et effectuant une courbette, en hokkaidien]

« Chieko Kumagaya, merci de nous venir en aide ! »

[Aiko Mitzutani, traductrice, sérieuse, en hokkaidien]
«Désolé pour le retard, je travaille à l’ambassade d’Hokkaido à Balthazard, j’ai eu quelques soucis pour attraper un taxi pour venir de la gare jusqu’ici... J’ai été mandatée par la justice pour servir de traductrice jusqu’à votre rapatriement au pays.»

Elle se tourna vers l’avocat et tînt le même discours en fiémançais.


[Adjot Manélané, avocat, préparant des documents, en fiémançais]

« Très bien Madame Mitzutani, je vous remercie d’être venu, votre aide ne sera pas de trop. Hum…décidément j’expliquais à vos compatriotes que le noir n’était pas spécialement adapté lors des procès…C’est votre première fois au tribunal ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, sérieuse et sec, en fiémançais]

« Pardonnez-moi, je suis traductrice, pas top-modèle. Et je vous remercie, j’ai suffisamment d’expérience dans la politique pour faire mon boulot correctement.
[alb]« Et bien ça promet… » pensa Adjot totalement surpris.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et surpris, en fiémançais]

« Oh mais je n’en doute pas, croyez-moi bien ! A vrai dire je ne pensais pas à la barrière linguistique en vous posant cette question, mais plus à la « barrière » culturelle, je vous expliquerais pourquoi plus tard. Mais je vous en prie asseyez-vous. Je vous demanderais juste d’effectuer les traductions nécessaires au bon déroulement de ce procès, le plus fidèlement possible je vous en prie ! C’est très important. Nous vous en seront très reconnaissant...Excusez-moi, vous parlez également quantarien ? »

[alb]Adjot et Aiko s’installèrent dans les fauteuils.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, sérieuse, en fiémançais]
« Très peu. J’ai quelques notions mais je vous serais – vraiment – reconnaissante si vous ne pouviez employer que le fiémançais. C’est un véritable marathon pour vous comprendre quand vous passez d’une langue à l’autre… »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]
« D’accord, très bien Madame, nous ne tirerons exceptionnellement pas au sort le choix de la langue pour ce procès… »

[Aiko Mitzutani, traductrice, dubitative, en fiémançais]

« Tirer au sort la langue ? »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]

« Entre le fiémançais ou le quantarien. Nous n’utilisons jamais deux langues au cours des procès, question de formalité administrative. Et pour respecter l’équité, nous tirons au sort la langue dans laquelle nous devrons nous exprimer. Cela peut même de l’aiglantin, mais elle a d’office été exclu puisque jusqu’à preuve du contraire, aucun étranger ne la parle. »

[Aiko Mitzutani, traductrice, hautain, en fiémançais]

« Ouais…Dites surtout que c’est le bordel sinon avec plusieurs langues.»

[Adjot Manélané, avocat, offusqué, en fiémançais]
«Vous avez l’art et la manière de résumer les choses… »
[alb]Il se tourna vers le couple.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]
« Bien, Monsieur et Madame Kumagaya, vous savez pourquoi vous êtes ici ? Vous comprenez quelles charges sont retenues contre vous ? Mise en danger de la vie d’autrui, trouble à l’ordre public et entrave à la circulation ? »

[alb]Adjot fut immédiatement traduit par Aiko.[/alb]

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, honteux, en hokkaidien]
« Oui Monsieur, nous comprenons. »

[alb]Il prononça « Monsieur » en fiémançais.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et souriant, en fiémançais]
« Bien. Sachez qu’au vu de la « gravité » de vos actes, vous serez fixé dans moins de deux heures. Vous serez jugé dans le cadre d’un accident de la route, au mieux vous vous acquitterez d’une amende, au pire, de trente jours d’intérêt généraux.»

[Chieko Kumagaya, la fiancée, paniquée, en hokkaidien]
« Pardon ?Mais c’est impossible ! On va se faire virer si on ne peut pas travailler ! Notre nom est déjà désonhoré ! Si nous trahissons en plus la confiance de nos employeurs, nous ne nous le pardonnerons pas ! »

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, embêté, en hokkaidien]
« Nous sommes profondément désolé de ce qui a pu se produire, nous payerons les réparations et les frais de justices, mais nous devons rentrer le plus rapidement possible en Hokkaido.»

[alb]Adjot se mit à lire le rapport de police et la déclaration du couple au commissariat tout en parlant.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et en haussant le sourcil, en fiémançais]
«Excusez-moi mais nous ne faisons pas les peine à la carte ici. Et l’argent n’est pas le problème. Avec le taux de change, ce n’est pas le remboursement des dommages qui va vous ruiner...par contre riche ou pas, si travaux d’intérêt général il y a, vous n’y couperez pas, c’est la loi. Votre déposition à bien été prise au commissariat, il y a 18 témoins directs qui ont pu nous décrire avec précision les faits, donc je m’occuperais de vous défendre, pour vous c’est silence complet jusqu’à votre passage à la barre sauf si Arkhagân vous autorise à parler. Je vais vous expliquer à présent le déroulement de la séance.»

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, dans l’incompréhension, en hokkaidien]
« Arkhagân ?»

[Aiko Mitzutani, traductrice, blasé, en en hokkaidien]
« ‘tendez, je demande. »

[alb]Elle prit un ton plus neutre en fiémançais.[/alb]

« Pardon, vous avez dit « Arkhagân » ? »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux tout en lisant, en fiémançais]
« Traduisez « Arkhagân» par « Le juge ». Il n’y a pas d’équivalent en fiémançais, en quantarien ou en toute autre langue d’ailleurs. C’est un mot neutre, il n’est ni féminin, ni masculin, donc prenez « Le juge », c’est ce qui s’en approche le mieux. Avez-vous compris ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, attentive, en fiémançais]
«ça va gérer. »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et en lisant, en fiémançais]

« Bien, maintenant c’est de cela que je voulais vous parler tout à l’heure à propos de la « barrière » culturelle. Arkhagân est assez impressionnant lorsqu’on le voit pour la première fois, Arkhagân est un dragon, pouvez-vous les prévenir s’il-vous-plaît ?»

[alb]Il y eu un flottement.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, dubitative, en fiémançais]
«Pardonnez-moi, je ne vous ai pas compris, vous pouvez répéter ? »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et en accentuant chaque syllabes, en fiémançais]
«A propos de la barrière culturelle, prévenez-les qu’Arkhagân est un dragon et qu’il peut être impressionnant.»

[Aiko Mitzutani, traductrice, dubitative, en fiémançais]
«Un dra-gon ? La bestiole ? Le reptile volant ? »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et amusé, en fiémançais]
«C’est cela, bien que celui-ci ne s’envolera pas. »

[alb]Il y eu de nouveau un silence.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, levant le sourcil, en fiémançais]
«Vous ne traduisez pas ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, se massant le haut du nez, en fiémançais]
«A-Atendez…C’est déjà très exotique pour nous de juger des animaux, mais vous êtes en train de me dire que le juge EST un animal ?! »

[Adjot Manélané, avocat, surpris et dubitatif, en fiémançais]
« Euh…Oui…que voulez-vous qu’il soit d’autre* ? Vous avez des juges robots en Hokkaido ?»

[Aiko Mitzutani, traductrice, sec et vive, en fiémançais]
«Vous me dite que votre Arkhagân est un dragon, M et Mme. Kumagaya sont ici A CAUSE d’un « dragon », c’est bien comme ça que vous les appelez vos varans, non ? En plus de ça, si j’ai bien compris tous le folklore, vous les considérez comme des citoyens aiglantins et vous les jugez comme maintenant lorsqu’ils foutent le boxon. Sérieusement, je suis censé comprendre quoi d’autre !? »

[Adjot Manélané, avocat, irrité, en fiémançais]
« Modérez vos paroles Madame. »

[Chieko Kumagaya, la fiancée, discrète, en hokkaidien]

« Pardonnez-moi, Mitzutani-han, mais on pourrait savoir de quoi vous parlez ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, énervé, en hokkaidien]
«J’essaie de moi-même de comprendre Chieko-san, tenez-vous bien, le juge est un varan. Vous savez, comme celui que vous avez écrasés la dernière fois…»

[Chieko Kumagaya, la fiancée, paniquée, en hokkaidien]
«Hein !? Quoi !?

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, surpris et outré, en hokkaidien]
« C’est une blague j’espère !? »

[Adjot Manélané, avocat, surpris, en fiémançais]
« Wow! Qu’est-ce que vous leur avez dit ?»

[Aiko Mitzutani, traductrice, sec, en fiémançais]
«Qu’Arkhagân est un dragon, c’est ce que vous vouliez non ? Et concrètement ça marche comment votre truc ?»

[Adjot Manélané, avocat, irrité, en fiémançais]
« Dites donc, je vous trouve bien insolente Madame, un peu de calme je vous prie ! »

[Chieko Kumagaya, la fiancée, choquée et paniqué, en hokkaidien]
«Masurato-pyon ! On est foutu si on se fait juger par un lézard ! Comment on peut être jugé par un animal ? On est foutu ! Je veux rentrer chez nous ! Ils sont malades !»

[alb]Masutaro se leva.[/alb]

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, énervé, en hokkaidien]
« Aiko-san, nous voulons un avocat hokkaidien ! Et nous voulons être jugés en Hokkaido, c’est inadmissible ! Nous sommes fautifs et prêt à payer, mais nous voulons être jugés décemment ! Ça ne se passera pas comme ça ! Nous porterons plainte !»

[alb]Adjot se leva à son tour.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, irrité, en fiémançais]
« AH ! Monsieur par pitié, calmez-vous ! »

[Aiko Mitzutani, traductrice, riant nerveusement, en hokkaidien]

« AHAHAH ! Sauf votre respect Kumagaya-shi, ici ou là-bas, vous allez déguster !

[alb]Puis Chieko se leva elle aussi.[/alb]

[Chieko Kumagaya, la fiancée, choquée et outré, en hokkaidien]
«QUOI? Comment ça !? De quoi parlez-vous ?!»

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, surpris et outré, en hokkaidien]
« Comment ? Pourquoi vous dites ça ? »

[Adjot Manélané, avocat, énervé, en fiémançais]
« Madame Mitzutani bon sang, dites leurs de garder leur calme ! Faites quelques choses au lieu de rester planté ainsi !»

[alb]Pour finir, Aiko se leva également d’une traite.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, énervé, en hokkaidien]
« Non mais oh ! Je suis traductrice, pas agent de sécurité hein ? Moi je n’ai rien à voir avec toute cette histoire, ces deux cons ont déjà ruiné mon dimanche alors si…! »

[Adjot Manélané, avocat, énervé et fort, en fiémançais]
« MADAME ! C’est vulgaire ! »

[Aiko Mitzutani, traductrice, énervé, en hokkaidien]

« Oh, bisounours, faut se reveiller maintenant hein ! Sinon tu vas te faire rouler dessus avec des imbéciles pareils ! »

[Adjot Manélané, avocat, outré, en fiémançais]
« Qui vous a permis de me tutoyer ?»

[Le policier, fort, en fiémançais]
« OH ! On se calme. Asseyez-vous et calmez-vous sinon je mets tous en garde à vue. Et vous n’y passera pas seulement votre dimanche. »

[alb]L’avocat s’exécutait sans broncher, la traductrice le suivit de peur. Le couple fit de même, de peur également.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, énervé, en fiémançais]
« Madame Mitzutani, je ne m’attendais pas à tant d’étroitesse d’esprit de votre part. Je tiens à vous le faire savoir, franchement. Et je ne mentionnerais même pas votre impolitesse, c’est très sérieux et… »

[Aiko Mitzutani, traductrice, proche de l’arrogance, en fiémançais]
« Vous venez de le faire »

[Adjot Manélané, avocat, énervé, en fiémançais]
« Encore UNE remarque de ce genre et je vous fais mettre aux arrêts. »

[alb]Le policier dégaina sa paire de menotte et croisa ses bras. Le dispositif pendait bien en évidence de sa main droite. De quoi dissuader une bonne fois pour toute Aiko. Cette dernière reprit son calme mais restait nerveuse. De ce fait, elle était à la limite de l’arrogance.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, proche de l’arrogance, en fiémançais]
« Bien, d’accord, ok, je respecte.

[alb]ou pas[/alb]

«Mais dans ce cas dites-nous ! Monsieur ! Comment « Le Juge » va s’exprimer et rendre son verdict ! »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et fronçant les sourcils, en fiémançais]

«Bien que je doute que cette information ne vous interesse, Arkhagân ne s’exprimera que pour passer d’une étape à l’autre du procès. Il n’interviendra qu’un minimum de fois, quand il le jugera nécessaire. Moi-même et vos ressortissants seront confronté au partis civil de Grishka – le procureur – qui défendra la ville et...le dragon sur lequel M. et Mme Kumagaya sont tombés dessus, vous me suivez pour l’instant ?»

[Aiko Mitzutani, traductrice, nerveuse, en fiémançais]
« Ça je l’avais compris, je vous remercie. »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et fronçant les sourcils, en fiémançais]
«Bien. Arkhagân rendra le verdict à la fin, l’acquittement ou la sentence sera prononcé d’un coup de griffe sur la table en pierre, comme ceci.»

[alb]Il glissa ses ongles sur la table basse en bois. Aiko pouffa nerveusement de rire sous le regard sévère d’Adjot.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, riant nerveusement, en fiémançais]
«Pardon, c’est nerveux ! »

[Adjot Manélané, avocat, sarcastique, en fiémançais]
«C’est à cause de ce comportement que l’Hokkaido s’est cassé la gueule en 88 ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, sarcastique, en fiémançais]
«Faut croire que même avec un handicap on ait parvenu à sortir de l’âge de pierre.»

[alb]Aiko se refit une beauté rouge à lèvre en main tout en se servant de la caméra 15Mpx de son dernier smartphone. Elle fit la traduction à ses compatriotes.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, nonchalante, en hokkaidien]
« Le dragon proclamera la sentence et griffera de sa patte comme Monsieur vient de le faire. Voilà voilà. »

[alb]Masutaro coupa sa respiration et devînt rouge, comme si un katana lui avait transpercé le cœur. Cheiko elle commença à sangloter.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, surpris, en fiémançais]
«Par Balthazard ! Madame Kumagaya ! Monsieur ! N’ayez crainte, tout va bien se passer ! Madame Kumagaya ? Mais qu’est-ce que vous leur avez dit Madame Mitzut…»

[alb]Aiko finit de passer sa dernière touche de rouge à lèvre, ironiquement aiglantin, puis embrassa ses lèvres afin de les rendre plus pulpeuses.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, nonchalante et sarcastique, en fiémançais]
« Ce que vous m’avez dit. »
[alb]« Mais je vais l’encastrer dans le mur, bon sang de… » Adjot perdait peu à peu son sang froid.[/alb]

[alb]Chieko s’essuyait ses larmes tandis que son fiancé était figé.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, éprit de compassion, en fiémançais]
«Je vais vous chercher de l’eau, je reviens. De l’eau, vous comprenez ? Drinken.»

[Adjot Manélané, avocat, fronçant les sourcils, en fiémançais et à Aiko]
«Vous ne pourriez pas traduire s’il-vous-plaît ?»

[alb]« Ça t’arracherait la gueule de traduire ? » [/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, faux sourire, en fiémançais]
« Non, bien sûr, sans problème ! »

[alb]« Connard »[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sur le départ et irrité, en fiémançais]
«Je vous demanderais de ne pas faire le MOINDRE commentaire sur Arkhagân, cela jouerait clairement en votre défaveur. Je vous laisse traduire. Au passage vous voulez boire quelque chose ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, irrité, en fiémançais]
« Non « merci ». »

[alb]Dommage, avec un peu de chance elle aurait pu s’étouffer. Il quitta la pièce et revînt assez rapidement avec une carafe d’eau et deux verres. Il expliqua le déroulement du reste de la séance durant les dix minutes qui précédait le début du procès. Il fit relire le rapport de la police au couple qui confirma une ultime fois leur version des faits. A 10h pile, le groupe entrait dans la salle du tribunal quasiment vide. La salle était très lumineuse et, malgré le ton froid des pierres apparentes, était très chaleureuse grâce à la lumière diffusé par les lustres. Le sol lui-même était en pierre. Il y avait huit personnes déjà présentes, dont quatre policiers. Une dactylographe préparait sa machine quand une autre femme, vêtu d’un costume vert foncé, préparait des documents sur une table. Tous étaient habillés de manière très chic, comme le couple kumagaya qui s’était pour l’occasion mit sur leur 31. Tous se saluèrent à distance, l’avocat fit assoir le couple et Aiko à la place des accusés, puis il allait à la rencontre de la femme en vert qu’il s’emblait connaitre.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, enthousiaste, en fiémançais]
«Bonjour Véronique ! Comment vas-tu ? »

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, enthousiaste, en quantarien]
«Adjot ! C’est donc toi à la défense ! Voilà qui promet ! »

[Adjot Manélané, avocat, enthousiaste et sérieux, en fiémançais]
«Ce n’est ni la première fois, ni la dernière. Je te demanderais juste de parler en fiémançais, il faudra annuler le tirage au sort, Mme.Mitzutani ici présente ne parle que le fiémançais, elle est traductrice à l’ambassade d’Hokkaido. »

[alb]Il passa brièvement en quantarien et parlait subitement bas[/alb]

« Et je suis à deux doigts de la défenestrer. »

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, moqueuse, en quantarien]
« Et que fais-tu des barreaux ? »

[Adjot Manélané, avocat, ironique, en quantarien]
«J’hésite entre les lui faire avaler en premier ou bien la faire passer au travers à coups de pompes. »

[alb]Véronique se retint de rire, bien qu’elle y parvînt difficilement. Elle reprit son calme et se mit à parler en fiémançais.[/alb]

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, souriante et sérieuse, en fiémançais]
«Très bien, nous le signalerons juste avant de débuter alors ! Pour le fiémançais hein. Pas pour tes problèmes de barreaux. Comment vont les accusés ? »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]
«Je vais te les présenter. »

[alb]Adjot et véronique se rendirent à la table des hokkaidien et l’avocat présenta brièvement Mme.Manayané ainsi que son rôle au cours du procès, avocate du parti civil, plus connu à l’étranger sous le nom de procureur. Le couple kuyamaga la saluèrent poliment, Aiko de manière franche et sec sans toutefois paraître désagréable.[/alb]

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, amusée mais sans se moquer, en fiémançais]
«Ainsi donc, c’est comme cela que vous passez vos vacances ? »

[alb]Aiko fit la traduction.[/alb]

[Chieko Kumagaya, la fiancée, dépitée, en hokkaidien]
«Si nous avions su… »

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, dépité et énervé, en hokkaidien]
«Tant de gens approchent ces varans, comment aurions-nous pu prédire ce qui arriverait ?»

[Chieko Kumagaya, la fiancée, dépitée, en hokkaidien]
«Ce n’est vraiment pas de chance…il a fallu que ça tombe sur nous ! »

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, sérieuse, en fiémançais]
«C’est une question de savoir-vivre, de respect. Les dragons ne sont pas des attractions, ils sont certes exotiques pour des étrangers, mais ils restent avant tout des êtres-vivants, des habitants et des citoyens de notre pays. Ils sont extrêmement intelligent vous savez ? Ils sont comme vous et moi, je crois que vous auriez certainement réagit de la même manière si des touristes aiglantins étaient venus vous importuner en Hokkaido toute la journée et que l’un d’entre eux vous serait tombé dessus…je n’ai pas raison ? »

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, dépité, en hokkaidien]
«Vous avez raison Madame. Mais nous ne savions pas.»

[alb]Il prononça « Madame » en fiémançais.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]
«Et c’est bien pour cela que légalement vous vous en tirerez très facilement. Il n’y avait pas d’avertissements ou quoi que ce soit qui aurait pu vous faire comprendre que tomber sur un lézard géant était risqué. »

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, sérieuse, en fiémançais]
« Oui, mais non. C’est du bon sens quand même. Ou alors clairement leur ministre se fout de notre gueule ! »

[alb]Aiko continuait de traduire.[/alb]

[Chieko Kumagaya, la fiancée, interogative, en hokkaidien]
«Ministre ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, nonchalente, en hokkaidien]
« Tahiriko Kazuki, je vous avais prévenu que vous alliez prendre cher. »

[Chieko Kumagaya, la fiancée, apeurée, en hokkaidien]
«Mais pourquoi !? Pourquoi se soucie-t-il de nous ?! Qu’est-ce qu’on lui a fait ?! »

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, énervé, en hokkaidien]
«Aiko-chan ! Votre comportement est indigne ! Ayez un peu de respect envers ma fiancé !»

[Aiko Mitzutani, traductrice, ironique et énervé, en fiémançais]
« Bien sûr Kumagaya-shi, j’avais oublié à quel point vous étiez un modèle de dignité pour l’Hokkaido. Nous sommes la risée du globe ! Encore une fois ! Putin mais MÊME en Aiglantine nous arrivons encore à passer pour des cons ! Mais sans déconner ! »

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, énervé, en hokkaidien]
«COMMENT ? »

[Adjot Manélané, avocat, interrogatif, en fiémançais]
« Vous dites ?»

[Aiko Mitzutani, traductrice, ironique et énervé, en fiémançais]
« Ce que Madame Manayané a dit.»

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, sérieuse, en fiémançais]

« Je ne sais pas, l’instinct de survie ce n’est pourtant pas en option chez l’homme, tu ne vas pas aller faire mumuse avec des crocodiles. »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]

« Certes, mais j’ai rarement l’occasion de dîner avec ma femme au restaurant avec des crocodiles en plein centre-ville. Et ne dit pas de conneries, il y a derrière une interaction homme-dragon qui ne s’est pas faites en un jour, ce qui fait qu’aujourd’hui nous ne les craignons plus tout comme eux ne nous craignent plus. D’accord, ils ont été extrêmement inconscients, mais la dangerosité des dragons est largement sous-estimée par les étrangers si tu veux mon avis. Ca va encore que les dragons soient patients avec l’homme, en périphérie de la ville c’est un peu moins le cas, ils se seraient au minimum fait mordre. En clair, Grishka… »

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, sérieuse, en fiémançais]
«…Aurait dû faire de la prévention, bla bla bla, je sais. Et puis il y aurait dû avoir au moins un agent de police sur place aussi, je le sais. De toute manière ce n’est pas pour cela qu’ils sont jugés mais pour le carambolage. »

[alb]Aiko s’arrêta subitement de traduire. Elle avait cru apercevoir la crosse d’un pistolet sous le veston de l’avocate du parti civil.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]
« Voilà, exactement…Madame Mitzutani ? Quelque chose ne va pas ?»

[Aiko Mitzutani, traductrice, surprise et sérieuse, en fiémançais]
« Excusez-moi Madame Manayané mais...je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer…vous êtes armée ? »

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, sérieuse, en fiémançais]
« Oui, j’ai mon Handwaffe, pourquoi ?...Je ne le retirerais pas Madame. »

[Aiko Mitzutani, traductrice, surprise et mal à l’aise, en fiémançais]
« Ok ! Ok ! D’accord, pas de problème…les policiers le savent n’est-ce pas ? »

[Adjot Manélané, avocat, sérieux, en fiémançais]
« Madame Mitzutani, tout le monde est armé ici.»

[Aiko Mitzutani, traductrice, sérieuse, en fiémançais]
« Pas vous ! »

[alb]Adjot montra le 9mm accroché à sa poitrine gauche sous son épaisse veste de costume brun. Aiko frappa des mains par surprise.[/alb]

[Aiko Mitzutani, traductrice, surprise, en fiémançais]
« AH ! Mais ! Vous…»

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et bas à Aiko et les kumayaga, en fiémançais]

« Tiens-donc! Serait-ce le respect qui revient au galop ? A moins que ce ne soit la peur ?»

[Véronique Manayané, avocate du parti civil, sérieuse, en fiémançais]
« Concrètement, il n’y a que les accusés et les personnes extérieurs au procès qui ont l’interdiction formelle de porter une arme. »

[Aiko Mitzutani, traductrice, mal à l’aise, en fiémançais]
« Et puis merde, vous êtes chez-vous. »

[Adjot Manélané, avocat, ironique, en fiémançais]
« Première nouvelle.»

[alb]Le bruit d’une cloche stridente retentissait soudain. Les policiers fermèrent les portes de la salle et tous regagnaient leurs places. Adjot, Aiko et le couple Kumagaya se tinrent debout au banc des accusés, Véronique au banc de la défense et l’assistance prit également place – debout – dans la zone réservée au public. Seule la dactylographe se tenait prête, assise, main sur le clavier.[/alb]

[Adjot Manélané, avocat, sérieux et bas à Aiko et les kumayaga, en fiémançais]
« Par pitié, pas de commentaire, il en va dans votre intérêt !»

[alb]Après avoir traduit en hokkaidien, Aiko et les kuyamaga s’entretenaient.[/alb]

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, sérieux et bas, en hokkaidien]
«Aiko-chan ! Etiez-vous réellement sérieuse à propos de notre ministre ?!»

[Aiko Mitzutani, traductrice, exaspérée, en hokkaidien]
« J’avais l’air de me foutre de votre gueule ?»

[Chieko Kumagaya, la fiancée, irritée, en hokkaidien]

«Y a-il eu un seul moment où ça n’a pas été le cas ? »

[Aiko Mitzutani, traductrice, levant le sourcil, en hokkaidien]
« Mouais…z’avez raison. Non, j’étais absolument sérieuse. Vous vous êtes fait descendre par tout le monde, de la presse au ministre. Vous allez être cuisiné en rentrant, vous allez vous en souvenir.»

[Chieko Kumagaya, la fiancée, s’offusquant et bas, en hokkaidien]

«Mais c’est illégale ! Ils ne peuvent rien contre nous ! »

[Aiko Mitzutani, traductrice, levant le sourcil, en hokkaidien]
« Vous avez du pognon ?»

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, surpris et bas, en hokkaidien]

«Du pogn… ? Nous en avons mais nous ne roulons pas sur l’or !»

[Aiko Mitzutani, traductrice, nonchalante, en hokkaidien]
« Alors vous êtes foutus. C’est comme ça la justice, faut du pognon pour s’en sortir. Maintenant paraît que ça marche pas comme ça ici mais bon, de la part de type qui font de leur dragon un…

WHAT THE FUCK !?? »

[alb]Tous se tournèrent interloqué vers la traductrice qui s’était mis les deux mains devant la bouche par reflexe. A l’exception d’Arkhagân qui était entré dans la salle par la droite derrière la dactylographe, avec présence, précédé d’un homme – le responsable du code pénal – et suivit d’un homme et d’une femme – tous deux huissiers de justices –. Il ne mesurait pas moins de 2 m 20 avec ses cornes déployées. L’individu était un humain, dont le sexe était impossible à identifier. Il était vêtu de noir et de parures d’or. De multiples plumes et bijoux soigneusement choisis et porteur de sens ornaient son costume. La plume de paon pendant au deux tiers de sa corne droite indiquait que l’affaire portait sur un cas d’une gravité faible. Le médaillon en or frappé d’un symbole géométrique représentant un serpent ailés pendant à ses côté représentait le territoire de la famille Malétané, héritière éternelle de cette portion de ville de Grishka où le tribunal avait été construit dans les années 40. Il portait un masque, ou plutôt un casque en aluminium foncé et rayé formant une tête de dragon, une véritable œuvre d’art et technique. La tête arborait de multiples excroissance pointu, des crochets de serpent et des dents apparentes triangulaires aiguisées et pointues. La forme des arcades sourcilières avait pour but de dissimuler les yeux du juge, plongés dans la pénombre. Au sommet du crâne débutait une crête segmentée débutant au niveau du front et se prolongeant dans le dos pour s’achever au bas des reins. Enfin, il portait un plastron en aluminium semblable à un ventre de reptile. Le couple Kumagaya et l’assistance hokkaidienne furent stupéfait, quant à Aiko, elle ne savait plus où se mettre.[/alb]

[Masutaro Kumagaya, le fiancé, énervé et fort, en hokkaidien]
«Aiko-chan ! Bordel de merde ! Mais vous vous foutez de notre gueule!?»

[Chieko Kumagaya, la fiancée, énervé et fort, en hokkaidien]
«Arrêtez de nous enfoncer à la fin !!! »

[alb]Adjot plongea sa tête dans sa main gauche par désespoir et soupira longuement. La dactylographe, surprise, n’avait encore rien tapé…jusqu’à ce qu’Arkhagân ne s’adresse à elle et ne tranche les altercations des hokkaidien d’une voix extrêmement caverneuse et métallique, dont il fut impossible de déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme :[/alb]

[Arkhagân, le juge, extrêmement sérieux et en fiémançais]
« Notez, Madame Aléyamé. »

[alb]La dactylographe s’exécuta et le bruit des touches de la machine à écrire résonnèrent dans la pièce. Les mots « What the fuck. » ouvrirent le procès des hokkaidiens impliqués dans le carambolage survenu la veille.[/alb]

[alb]* En Aiglantine, les mots "animaux" et "hommes" sont pour ainsi dire synonymes, d'où l'incompréhension d'Adjot lorsqu'Aiko lui a demandé si Arkhagân était un animal. Pour Adjot, c'était une évidence.[/alb][/spoiler]