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Posté : mar. mars 17, 2015 11:04 am
par Kim
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Son So Youn : Je partage votre vision de la relation qui doit unir nos deux nations. Une relation gagnant-gagnant ou chacun peut s'appuyer sur les forces de l'autre pour combler ses propres faiblesses, le chemin de la croissance et de la prospérité ne peut s'envisager qu'au travers d'une coopération étroite avec ses partenaires.
Les secteurs où le Choson requiert encore l'assistance de partenaires étrangers restent assez nombreux bien que certains accords aient déjà été signés. L'exode rural massif qui a été provoqué sous le régime communiste a complètement débordé les services publics de l'époque et les conséquences sont encore visibles aujourd'hui : une urbanisation anarchique, des logements insuffisants et délabrés, un manque d'infrastructure publique etc... Il y a donc un très fort besoin dans le domaine de l'immobilier et du BTP dans toutes les villes chosonnes et dans notre capitale en particulier. Il y a beaucoup à raser et à reconstruire, il nous faut plus de logements avec de nouvelles normes, il nous faut développer les réseaux d'eau potable, d'électricité ou le réseau routier urbain, il nous faut des écoles, des crèches mais aussi des infrastructures dédiées aux loisirs. C'est un besoin prioritaire où le travail ne manquera pas pour vos entreprises.
Dans le secteur secondaire toujours, nous venons de signer des contrats avec le Raksasa pour développer les réseaux de téléphonie, d'internet ou de télévision. Si les entreprises raksasanes vont détenir un monopole dans ces domaines le temps d'amortir l'investissement nécessaire, cela va tout de même créer des besoins dans d'autres secteurs comme l'électronique et la construction électrotechnique par exemple. Le secteur tertiaire demande lui aussi à se développer avec par exemple les assurances, le transport fluvial et routier, la grande distribution, le tourisme qui est un secteur d'avenir avec l'hôtellerie. Surtout, c'est le domaine de la santé qui a besoin de se développer, industrie pharmaceutique non comprise.
Posté : mar. mars 17, 2015 1:07 pm
par Johel3007
Li Fu
Directeur Exécutif
"-L'une des entreprises montantes au Wapong est Cubical. Elle se spécialise justement dans la fourniture de logements constructibles à des prix raisonnables et dans des délais défiant toute concurrence. Elle devrait pouvoir facilement répondre à vos besoins en logements. Sa solution de base, adoptée par les villes du Wapong dans des conditions similaires aux vôtres, est le "[url=http://www.simpolitique.com/post195653.html#p195653]Container Town[/url]" : des conteneurs commerciaux transformés en unités d'habitation modulaires puis expédiés n'importe où dans le monde. Plus conventionnel et confortable, la gamme d'immeubles [url=http://www.simpolitique.com/post195666.html#p195666]"Fast&Strong"[/url] domine une bonne partie du paysage urbain moderne au Wapong. Enfin, il y a le [url=http://www.simpolitique.com/post195767.html#p195767]prototype d'arcologie "Hive"[/url], construit à ce jour en un seul exemplaire au Schlessien.
De manière plus globale, Cubical cherche à lancer des projets nommés "[url=http://www.simpolitique.com/post250319.html#p250319]Hive City I[/url]" qui consistent à grouper 19 arcologies "Hive" en un gigantesque complexe urbain. L'objectif est d'utiliser la verticalité pour atteindre de hautes densités de population afin d'économiser drastiquement sur l'échelle des autres infrastructures, notamment le transport, sans pour autant négligé les conditions de vie : Hive City prévoit de vastes espaces verts. Des contrats ont déjà été signé pour la construction de 3 modèles : au Tarnosia, en Cabalie du Sud et au Wapong.
Au vu de votre démographie, des besoins en logements à hauteur de 30.000 à 35.000 familles par an devrait suffir pour le renouvellement "naturel" du parc immobilier. Mais selon votre vision de la direction que doit prendre votre société et des délais que vous vous fixez pour y parvenir, différentes solutions sont envisageables. Pouvez-vous m'en dire plus quant à votre vision de la société Choson d'ici, disons, 30 à 50 ans ?
Posté : mer. mars 18, 2015 9:40 am
par Kim
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Son So Youn : Ma vision de la société chosonne est majoritairement partagée par les membres du gouvernement et la population dans son ensemble. Nous nous considérons comme la dernière vraie nation nomade, même si un siècle de communisme ont grandement changé ce visage. Notre politique est de permettre la sauvegarde de ce mode de vie, de freiner l'exode rural voire même d'inverser la tendance. On estime que dans les décennies à venir, la population chosonne sera divisée en tiers : un tiers sédentaire, un tiers semi-nomade et un tiers nomade. Sachant que nous incluons dans la définition du nomade le nomadisme moderne, qui concerne les chosons expatriés qui nomadisent en fonction des saisons de travail ou de l'offre de travail en général.
Le territoire choson sera donc subdivisé en deux catégories : un centre urbain régional qui centralisera toutes les activités économiques et politiques, et les campements provisoires des populations nomades, il n'existera pas de ville ou village intermédiaire. Vu notre faible densité de population et nos espaces libres, nous ne serons pas contraints d'économiser l'espace par des constructions verticales démesurées. La gamme d'immeubles Fast&Strong me semble correspondre le plus à nos besoin, d'autant qu'elle propose également la construction de bureaux et pas seulement des logements.
Posté : mer. mars 18, 2015 2:12 pm
par Johel3007
Li Fu
Directeur Exécutif
"-Parfait !! J'informerai Cubical de l'existence d'une demande publique au Choson pour sa gamme d'immeubles. Et qui sait ? Peut-être auront-ils d'autres idées qui permettraient de lier le confort des habitations modernes avec un style de vie nomade ?
En ce qui concerne les importants espaces dont dispose le Choson et notamment les immenses terres cultivables abritées dans ses vallées, je m'interroge sur votre politique en matière d'immigration. Une existence d'agriculteur est largement une existence sédentaire, ce qui semble aller à l'opposer du mode de vie auquel vous aspirez voir le peuple Choson se conformer. La population wapongaise, de son coté, bien qu'ayant une histoire riche en tradition marchande, ne partage pas l'idéal nomade et a quantité de ventres à nourrir. Nous parlions plus tôt du futur rôle du Choson comme "grenier du Sud-Est Makara". Je désire voir ce potentiel réalisé aussi vite que possible et à un coût social aussi faible que possible pour le peuple Choson. Envisageriez-vous de laisser des wapongais et autres makirans s'installer au Choson pour y louer vos terres et les travailler ? Le loyer représenterait une rente stable pour votre peuple et gouvernement. De leur côté, les familles et entreprises wapongaises exploitant les terres du Choson trouveraient là un moyen de subsistance que l'absence de terres au Wapong ne leur permet pas d'exercer. Ils y installeraient les infrastructures nécessaires à augmenter drastiquement les rendements agricoles, sauvant de la famine des populations entières sans que cela n'affecte négativement le peuple Choson ou ne le prive en rien de son héritage territorial.
La durée et le montant du loyer devraient être négociés, bien sûr. Mais le principe vous intéresse-t-il ?
Posté : jeu. mars 19, 2015 10:52 am
par Kim
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Son So Youn : Le principe est en tout cas négociable et sa mise en place dépendra surtout des conditions. Tout d'abord en ce qui concerne la location et l'exploitation de terres agricoles sur notre sol, vos entreprises ou vos particuliers qui souhaitent en acquérir devront respecter certaines conditions non négociables. Avec l'industrialisation anarchique de notre pays sous l'ère communiste, la pollution a aujourd'hui atteint un stade inquiétant. Nos normes de respect de l'environnement sont donc très strictes et se renforceront encore dans l'avenir, de ce fait par exemple nous n'autoriserons que les projets d'agriculture biologique. Vu nos capacités futures de production et notre faible population, notre gouvernement s'est logiquement fixé un objectif d'autosuffisance alimentaire. Plus qu'un loyer défini à verser pour la location de terres agricoles, nous préférons qu'une partie des récoltes soit prélevée par l'état... disons 30% des récoltes.
Concernant l'immigration, nous autoriserons les travailleurs wapongais à venir travailler au Choson, que ce soit dans le secteur de l'agriculture ou non. Seulement, l'agriculture n'est pas incompatible avec la vie de nomade, et nous avons beaucoup de travailleurs nomades qui se déplacent en fonction des saisons agricoles pour apporter un surplus de main d’œuvre lors d'une période particulière comme la cueillette par exemple. Vos exploitations pourront donc employer de la main d’œuvre wapongaise mais pas exclusivement, et des contrats de travail saisonnier pour nos nomades devront être proposés chaque année, ainsi que les formations nécessaires à l'utilisation des nouvelles techniques et technologies que vous importeriez pour améliorer les rendements agricoles.
Si ces conditions vous conviennent, nous pourrions dans un premier temps nous entendre pour la location de 200 000 hectares de terres agricoles dans les vallées du fleuve Wa pour une durée de vingt ans contre le versement de 30% de la production agricole. Chaque famille ou entreprise wapongaise qui souhaite louer des terres devra au préalable présenter son projet à nos autorités où devront figurer notamment la culture envisagée, les méthodes envisagées, l'investissement envisagé et les emplois saisonniers envisagés. En fonction des résultats, nous pourrons par la suite proposer la location de terres supplémentaires. Est-ce que cela correspond à ce que vous envisagiez ?
Posté : jeu. mars 19, 2015 2:32 pm
par Johel3007
Durant un bref moment, une surprise profonde marqua le visage de Li Fu lorsque son interlocutrice proposa une part des récoltes en guise de paiement. Ce fut rapidement remplacer par un sourire des plus ravis.
Li Fu
Directeur Exécutif
"-Ces termes semblent des plus raisonnables et ils recevront un accueil positif autant de mon gouvernement que du peuple lorsqu'ils seront rendus public. Notre Agence pour l'Immigration sera ravie de collaborer avec vos propres services en vue de mettre en place un système fiable.
Toutefois, afin d'avoir déjà des éléments pour estimer l'ampleur des ressources à allouer à ce beau projet, pourriez-vous me dire combien de milliers de migrants sont acceptables par an ?
Posté : ven. mars 20, 2015 2:59 pm
par Kim
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Son So Youn : Nous pourrions accepter dans un premier temps un nombre de migrants wapongais d'environ cinq mille personnes et qui concernerait uniquement une immigration de travail. Cet objectif de migration ne concerne pas seulement le projet dont nous parlons actuellement, la location de terres agricoles, mais la migration wapongaise dans son ensemble ce qui comprendra donc les employés wapongais de Cubical et des projets dont nous discuterons peut être par la suite.
Posté : mar. mars 24, 2015 8:33 am
par Johel3007
Li Fu
Directeur Exécutif
"-Fort bien. Au vu des techniques agronomiques modernes, la main d'oeuvre n'est pas l'élément essentiel. Une migration limitée ne devrait pas représenter un soucis pour la modernisation de votre secteur agricole.
Elle pourrait toutefois être un frein aux autres projets, notamment dans le secteur de la construction, considérant que la quantité de main d'oeuvre qualifiée au sein de votre propre population demeure faible. Je peux vous proposer un éventuel accord visant à intégrer des étudiants Choson dans nos écoles et à l'Université de Wapong-City en échange d'une possible hausse du quota d'immigration. Ainsi, à court terme, les travaux pourraient avoir lieu à une échelle bien plus large grâce à la main d'oeuvre Wapongaise.
À moyen terme, les premiers cadres Choson reviendront pour se charger de leur part des chantiers. Et à long terme, ils seront assez nombreux que pour assurer les réparations et remplacements normaux des infrastructures tout en offrant une formation aux nouvelles générations.
Disons un migrant supplémentaire pour chaque étudiant Choson accepté ? En sachant que sans travail, les migrants reviendront sans doute au Wapong ?
Posté : mar. mars 24, 2015 2:12 pm
par Kim
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Son So Youn : Je suis particulièrement investie dans les questions relatives à l'éducation et favorable aux programmes visant à favoriser les études à l'étranger. Je suis donc intéressée par la signature d'un accord visant à intégrer des étudiants chosons dans vos universités, mais je ne suis pas certaine que les échanger avec des migrants supplémentaires à un nombre strictement équivalent soit la bonne solution, puisque cela pourrait ne pas correspondre aux besoins réels de main d'oeuvre.
En échange de l'accueil d'étudiants chosons au Wapong, nous pourrions convenir de deux mesures supplémentaires.
D'abord, le Choson permettra en retour l'accueil d'étudiants wapongais sur son territoire mais n'intégrera pas leur nombre au quota d'immigration. Par exemple si nous accueillons 1500 étudiants wapongais, le quota d'immigration pour les travailleurs wapongais sera toujours de 5000 migrants et non pas 3500. Nos capacités d'accueil au niveau de nos universités étant de toute manière limitées, cela ne nous posera aucun problème et ne limitera pas les entreprises wapongaises dans l'embauche de personnel qualifié issu de l'immigration.
Ensuite, nous pouvons envisager de délivrer des visas temporaires de travail pour des courts séjours au delà des quotas à la demande d'une entreprise au cas par cas. Si pour un chantier donné, la main d'oeuvre disponible sur place n'est pas suffisante pour tenir les délais ou pas assez qualifiée pour remplir sa mission, nous délivrerons des visas supplémentaires pour une durée égale à celle du temps de travail estimé. Ainsi, cette hausse des quotas sera temporaire et dépendante de l'activité réelle.
Posté : mer. mars 25, 2015 3:53 pm
par Johel3007
Li Fu
Directeur Exécutif
"-L’arrangement me semble des plus acceptables.
Le Wapong s’est engagé en faveur d’un programme d’échange universitaire international lancé en 2010 par le Numancia. L’initiative avait été favorisée à l’époque car nos institutions scolaires étaient virtuellement inexistantes, en particulier au niveau universitaire. Nous pensons toutefois qu’il est temps pour le Makara de construire ses propres réseaux et de s’appuyer sur ses propres forces vives pour élever nos peuples. Je vous propose donc de partir sur la création d’un fond commun, d’abord entre le Wapong et le Choson mais que nous élargirons à terme à l’ensemble des membres du Pacte de Kanton. Ce fond aura trois objectifs :
D’abord de financer la sélection d’étudiants méritants et désireux d’étudier à l’étranger mais manquant de moyens financiers pour faire les études nécessaires à réaliser leur potentiel.
Ensuite de subsidier les universités, écoles supérieures et écoles secondaires selon leur adhérence à un programme scolaire de base et selon le nombre d’étudiants étrangers accueillis.
Enfin, centraliser les candidatures des étudiants et des écoles en vue de fournir une information transparente pour tous et fluidifier ainsi les démarches administratives.
La disparition des barrières entre les écoles et universités des pays du Makara contribuera à rapprocher leur jeunesse et à faciliter le dialogue fraternel, tout en nous permettant de réaliser de sérieuses économies d’échelle. Si vous êtes d’accord, il nous faudra nous arranger sur les détails, dont notamment la hauteur de votre participation financière.
Toujours dans un but de fluidité, concernant les visas temporaires, précisément en raison de la nature ponctuelle et de l’urgence de la demande, pourrions-nous tomber d’accord sur l’idée qu’une entreprise peut employer au Choson un travailleur étranger via une simple déclaration si le séjour est inférieur à 3 mois ? Avec éventuellement une amende à supporter par l’entreprise si elle emploie un même travailleur étranger pendant plus de 90 jours sur une période de deux années sans obtenir de visa ? Cela évitera de perdre du temps en bureaucratie et les risques d’abus sont minimum au vu du poids financier pour les entreprises concernées."