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Posté : mar. sept. 02, 2014 9:27 pm
par Amaski
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Le temps passait sur la terrasse et pendant quelques instants, Bas oubliait ses obligations. Il commençait à profiter de la compagnie d'Amanda, quelque chose de rare en ces temps-ci ou il devait courir d'une réunion à l'autre. Il ne pouvait pas s'empêcher de lâcher un sourire, sincère et sauvage en direction de la jeune aristocrate.
« Je serais certainement impoli de vous laissez parler uniquement sur vous. Soyez assuré, c'est surtout moi qui suis coupable de ne pas vous révéler mes secrets et vous forcez à me donner ce plaisir de vous écoutez parler de vous. En nul instant je vous pense égocentrique, je vous trouve tout simplement intéressante et j'aime vous entendre parler.
Certainement que Lady Malborough vivre encore quelques années. Excusez-moi de me faire des soucis pour votre cousin. C'est tout simplement que je pense que votre pays aura un rôle primordial à jouer dans l'avenir. C'est donc non seulement pour moi une question de souci personnel mais aussi diplomatique, comme le sont hélas tant de chose à ce niveau. Mais soyez assuré que je pense aussi pouvoir le dire sur le plan personnel.
Votre pays est un petit navire mais même les plus petits vaisseaux peuvent porter des précieuses cargos, vital pour l'avenir de tous. Et ce sont les herbes qui résistent au mieux aux tempêtes, non les grands arbres si fiers mais emportés par les vents. Comme déjà dit, votre pays aura certainement un rôle majeur à jouer. »
On pouvait entendre en bas le bruit de deux voitures entrant en collision. Bas ignora ce bruit mais Amanda semblait en être plus interpellé que lui, au point qu'il osa un regard au-delà de la terrasse. On pouvait voir un embouteillage prendre forme dans l'avenue. Très certainement qu'il serait ensuite impossible de quitter le hôtel sans problème majeur. Mais très certainement que Melvel avait déjà prévu quelque chose dans ce sens. Cette femme avait la qualité de trouver des solutions aux pires problèmes. Ceci compensait son caractère absolument intenable autrement. L'opposé d'Amanda qui primait par le charme et un savoir-vivre hors norme. Il l'écouta parler et surtout concernant la visite de Cair Paravel.
« Je suis heureux de savoir d'être reçu par vous quand j'irai à Cair Paravel. Et j'ai comme vous aucun doute que je pourrais bien me comprendre avec votre cousin, au-delà des différences de système politique et d'âge. Ceci me donne une idée, peut être je devrais venir une semaine dans votre pays à titre privé. Il faudra que je m'arrange pour prendre sept jours de vacance, mais ceci devrait être possible. »
Amanda lui parla alors plus en détail au sujet de son avenir matrimonial. Ce fut extrêmement révélateur de l'écouter parler et elle se dévoilait comme une femme qui finalement ne cherchait pas le prestige ou un titre mais qui cherchait autre chose. Quoi ? Voila qui restait à découvrir à son sujet. Probablement qu'elle avait besoin d'une vie active, avoir un but à l'entendre parler sur sa peur de l'ennui.
« Qui sait. Je pense que vous ferez une très bonne monarque. Peut être que même vous découvrirez un jour le plaisir à le faire. Mais à mon avis, vous êtes suffisante intelligente pour réussir en dehors de ce milieu. Probablement que comme votre père, vous avez besoin du goût de l'aventure. Pour ma part, je peux vous rassurez que dans la Fédération, la religion est rarement un obstacle et ce pays doit bien avoir un homme pouvant émouvoir votre cœur. »
Il la sentit soudainement être pris de sursaut, mouvementé par quelque chose qui intrigua Bas. Mais elle reprit vite le contrôle de soi-même. Étrange, est-ce qu'elle avait sentie l'attraction qu'elle exerçait sur lui ? Qui savait ce que cette soirée pouvait encore offrir. Il s'approcha discrètement d'elle. Suffisamment pour être près d'elle sans que ceci puisse apparaître comme indécent. Il sourit quand elle lui dit qu'elle avait lu sa biographie. Etrange pour une invitée de lire la biographie d'un chef d'état. Elle était nettement plus mystérieuses qu'il crut au premier abord.
« Reconstruire la compagnie de votre père ? Pourquoi pas. Ne vous inquiétez pas. Des titres de propriétés perdent jamais leur valeur et un jour les USP seront libres et l'histoire montre que les reconstructions vont très rapides. Trois à cinq ans, et les USP brilleront à nouveau, autrement que dans le passé, mais ils le feront. Et rien empêche que la Fédération vous aide dans ce sens. De l'argent, ca se trouve partout surtout quand on peut soutenir une personne prometteuse et pouvant offrir une coopération économique dans l'avenir. »
Il laissa un moment de silence entre eux. Il n'aimait pas vraiment parler de son « ascension ». A vrai dire ce n'était pas son job préféré mais hélas, il avait dans la vie des moments ou on n'avait pas de choix. C'était lui ou Vaelak et ce dernier aurait ruiné le pays.
« J'ai hélas peu de mérites à ce sujet. J'essaie d'accomplir mon devoir patriotique pour tenter de nettoyer une situation qui était impossible à maintenir plus longtemps. Croyez-moi, des fois les heures de tranquillité me manquent. Le pouvoir est bien moins excitant ce que les gens croient une fois que vous êtes au sommet. De toute facon, nous avons tous et chacun un devoir à accomplir. Vous, je pense, ce sera reconstruire la compagnie de votre père. Moi, d'essayer de donner à ce pays un avenir stable et meilleur que son passé. »
A l'intérieur du hôtel, on pouvait voir les invités se mouvoir. En toute apparence, le bal était entra de commencer. Bas se dit alors que c'était peut être l'occasion à saisir pour se rapprocher d'Amanda. Il dit alors à la noble.
« Je dois vous confessez de vous trouvez très attirante. Me permettrez-vous de vous inviter à une danse ? Il semble que les autres invités s'adonnent déjà. Soyez assuré, je prendrais aucunement mal un refus de votre part. »[/ve]
Posté : jeu. sept. 04, 2014 3:11 pm
par Margaery
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Amanda ne se lassait pas de parler avec le Président Bas, il semblait la comprendre et réellement intéressé par ses paroles. Sa compagnie était rafraîchissante et embellissait cette soirée qui pourtant ne lui plaisait pas du tout au départ. Et le fait qu'il soit si séduisant ne gâchait rien.
« Votre sollicitude à mon égard me flatte énormément. Je ne mérite certainement pas de tels louanges. Si je me confie autant à vous c'est que le plaisir est partagé soyez en sur.
J'espère aussi que Perlian pourra être en mesure de se tailler une place de choix sur l'échiquier mondial, il le mérite. Le peuple perlian est petit par le poids mais grand par le cœur. Mais laissons tranquille cette chère Lady Marlborough et ses nombreux printemps voulez vous ? Elle ne mérite pas de telles spéculations sur la date de son trépas. Nous avons été bien impolis d'y accorder autant de notre temps... »
Par cette petite pique elle lui signifia avec un tact tout aristocratique sa lassitude et pour montrer que la discussion à son sujet était close.
Elle fut surprise de l'envie de Bas de venir passer une semaine de vacances au Perlian, lui qui avait la réputation d'être un dur à la tache. En même temps, la perspective de pouvoir passer une semaine entière à lui montrer les charmes de son pays ne lui déplaisait pas. Bien au contraire elle se réjouissait d'avance de pouvoir discuter plus longuement avec ce bel étranger.
« Ma foi, ce serait un plaisir de vous recevoir pour cette période. Je pourrais toujours vous proposer un circuit touristique bucolique en train. En effet, la Couronne dispose de plusieurs trains de voyage tout confort à la décoration intérieure d'un grand raffinement. Nous n'utilisons pas l'avion pour nos déplacements intérieurs, mais plutôt ce moyen de transport agréable et qui permet de nous arrêter fréquemment pour aller au contact de la population. Cette proximité que nous avons avec les gens est l'un des secrets qui font la popularité de notre famille aux yeux du peuple. Il me vient à l'instant un souvenir de mon enfance : feu mon oncle, après la disparition de la Reine Rose, fut pris d'une sorte de lubie itinérante, il ne supportait plus de rester en place et il n'était pas rare qu'il parte pour une durée allant de deux semaines à un mois sillonner le royaume dans un de ces trains. Son cabinet était déménagé dans un des wagons pour qu'il puisse continuer d'être informé des affaires du pays. Et si un ministre souhaitait s'entretenir avec lui, il devait prendre un vol ou un Express de nuit pour pouvoir être en matinée dans la prochaine gare sur le passage du Train Royal. Etant enfant, je fus une fois emmenée avec lui dans une de ses pérégrinations. J'en ai un souvenir fort, en effet, un jour, alors que nous étions en rase campagne, il ordonna au train de s’arrêter et descendit. Avec mes dames de compagnie je l'ai accompagné. Il voulait en fait venir saluer personnellement un couple de fermier travaillant dans les champs aux abords de la voie ferrée. Nous étions en automne mais il enleva même sa chemise pour venir aider le fermier à travailler la terre. Quand à moi et mes suivantes, nous sommes allés aider la fermière pour cueillir des pommes dans le verger d'à coté. Ce moment d'entraide m'a marquée et a été source d'enseignement pour moi dans les relations que l'on doit avoir avec les gens. Notre famille est depuis si longtemps sur le trône parce que nous ne nous sentons pas supérieurs à notre propre peuple. Le peuple nous rend bien cet amour que l'on a pour lui. »
Elle écouta Bas lui répondre à propos de son avenir matrimonial :
« Je suis honoré par votre certitude sur le fait que je pourrais faire une bonne souveraine, cela me touche. Oui il est vrai que j'ai tendance à ne pas tenir en place ça doit être un trait de famille chez nous, nous avons trop d'énergie à revendre ! »
Le léger sous entendu employé par Bas et le petit pas qu'il fit en direction d'elle fit passer ce qu'elle soupçonnait en certitude. Le Président était bien attiré par elle. Amanda trouvait cet homme fort charmant mais cela était si soudain qu'elle préféra ne rien répondre au rapprochement dont il fit preuve. Mais elle ne le repoussa pas non plus.
« Ne soyez pas si modeste. Il est dit que c'est vous qui avez su redresser ce pays plein de potentiel. Quand vous parlez du devoir je crois entendre mon cousin. Il est très attaché à cette même idée de devoir et d'honneur, qui rendent supportable le poids parfois lourd de la couronne. Ce n'est pas pour rien que notre devise, par la même occasion celle du Perlian, est : Family, Duty, Honor.. Je crois que ces quelques mots sont très caractéristiques de notre état-d'esprit en toute circonstance. »
On pouvait entrevoir qu'il y avait du mouvement dans la salle de l'hôtel, apparemment le bal allait débuter d'un moment à l'autre. C'est à cet instant que Bas lui demanda une danse, que faire ? Mine de rien elle était curieuse de voir ses capacités en danse, quand à elle, elle pensait bien savoir danser. Elle avait eu depuis toute jeune des professeurs de danse qui lui avait appris tous les pas de danse qui étaient indispensable à une dame en société. Elle ne lui dit rien mais lui tendit juste le bras, parfois les mots étaient inutiles.
C'est ainsi qu'elle entra au bras du Président dans la salle de bal. Quelle ne fut pas sa surprise, les premières notes lancées, de reconnaître une valse d'un de ses compositeurs favoris. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Cour Royale de Perlian n'aimait pas trop la valse anglaise, jugée trop lente et peu entraînante, mais lui préférait la valse germanique ou russe, beaucoup plus rapides et demandant plus de technique. La musique qui débutait était un fabuleux exemple de valse russe dans le style le plus pur. Amanda fut enchantée de ce choix venant de l'orchestre.
Ils se positionnèrent sur la piste, et comme elle s'y attendait, Bas mit sa main droite en haut de la taille d'Amanda comme en valse anglaise. Une erreur classique. Elle lui murmura avec bienveillance :
« En valse russe ou germanique, positionnement à la viennoise je vous prie. »
Comme il ne comprenait pas, Amanda lui prit la main droite pour la remonter du haut de la taille vers le haut de l'omoplate, où était sa place pour ce type de valse rapide.
Puis avec les autres couples ils commencèrent à danser.
[center]Musique de la valse : [url]https://www.youtube.com/watch?v=c1kajv4VHLA[/url][/center]
Posté : ven. sept. 05, 2014 10:58 pm
par Amaski
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Bas prit note de la décision d'Amanda de ne plus parler davantage sur la duchesse Marborough. Il était vrai que parler sur le trépas possible de cette vieille dame n'était pas un sujet de premier choix mais d'un point de vue diplomatique, cette perspective devait être prise en compte. Oui, il trouvait Amanda affreusement séduisante, presque au point de frôler le vice mais instinctivement, il ne pouvait pas s'empêcher de rester dans son rôle de chef d'état. Il voyait dans le Royaume du Perlian non une petite nation mais une contrée avec plein de potentiel et pouvant rapidement devenir une puissance majeure sur le continent. Le Java l'avait prouvé à son époque et le Perlian avait tous ce qui était nécessaire. Ses élites savaient jouer dans l'arène diplomatique, avait une vision et une culture forte. Pourquoi donc ne réussiraient-ils pas le paris de se faire une place de choix au Soleil ? L'Histoire était plein d'exemples favorables au Perlian. Bas accepta alors la décision d'Amanda de ne pas poursuivre la conversation au sujet de la duchesse.
« Bien. Il est vrai que j'ai peut être était un peu trop insistant à son sujet. C'est le vice du métier. Acceptez-le comme un geste de bon foi, le fait que nous portons de l'attention au bien-être de la duchesse. Nous savons qu'elle est importante et lui souhaitons encore des nombreuses décennies de vie en bonne santé. »
Le projet de Bas de venir faire des « vacances » au Perlian n'était pas innocent. La vérité était que ces vacances auraient certainement une importance diplomatique majeure. Visiter la contrée, comprendre les mentalités locales et surtout nouer des contacts informels pour ensuite envisager de construire une alliance diplomatique sur eux. Voila les motifs principaux. Et aussi passer du temps avec Amanda mais ceci était un plaisir qu'il pensa pouvoir se permettre dans le cadre de sa fonction. Les hommes ne vivent pas que d'eau et de pain, au contraire de ce que prétendait les chrétiens. Mais pourquoi une visite si approfondie ? Bas ne croyait pas aux grands dîners et réceptions diplomatiques. Si on voulait conclure des alliances durables, il fallait saisir la nature d'un peuple, boire sa philosophie pour ensuite savoir ce qu'on devait lui donner et ce qu'on pouvait espérer recevoir. Voila ce qu'il pensait à ce sujet. Pour lui, le Perlian avait un potentiel énorme et il était convaincu que ce pays pouvait le réaliser. Il écouta avec attention l'histoire de l'oncle Amanda et ses désirs de pérégrination à travers son pays. L'oncle semblait à Bas être quelqu'un de fort sympathique, proche des petits gens et sachant saisir son rôle mieux que bien de chefs d'état modernes. Mais hélas, ce type de gens ne naissaient pas à chaque génération. Ils étaient bien au contraire une denrée rare dans un monde de violence.
« Votre oncle était sage. Les kansteltans (irl : rois tarnois) n'avaient pas cette sagesse. Ils restaient cloîtrés dans leurs palais. Peut être c'est ceci qui a contribué à la chute de leur empire. Des siècles d'isolations ont finalement eu raison d'eux. Pour ma part je suis aussi un utilisateur passionné de train. Avec la crise mondiale et la guerre, notre pays a longtemps eut des difficultés de s'assurer l'approvisionnement en essence. Les trains marchant à base de charbon ont donc fait un grand retour dans notre pays et même aujourd'hui, ils restent un élément clé pour les régions les plus isolés. La crise nous aura fait connaître les vertus du charbon. Le train présidentiel lui-même marche à base de charbon. L'avantage étant surtout qu'il est complètement autonome du circuit électrique et donc peut en cas de panne avancer sans problème majeur. Si vous voulez mon avis personnel sur la question, je pense que les trains sont le futur dans le domaine du transport terrestre voir-même aussi pour certains trajets faits aujourd'hui par avion. Si vous avez des trains à haute vitesse et un réseau commun, rien vous empêche de faire le trajet Hellington jusqu'au plus au sud du Vicaskaran. »
Amanda ne réagit pas directement au rapprochement de Bas. Il conclut donc qu'il ne devait pas franchir les limites de la courtoisie. Oh, il aurait bien voulu la pouvoir caresser voir même peut être lui voler un baiser mais les risques diplomatiques étaient trop importants si le plus minime de doute sur les sentiments de l'aristocrate envers lui subsistait. Mais en même temps, elle ne donna aucun signe de désapprobation. Pouvait-il donc être que ses sentiments n'étaient pas fixés ? Pour le moment, Bas se décida alors pour une attitude plus prudente à ce sujet. Mais il prit note des compliments de l'aristocrate, se montrant légèrement touché.
« Je ne fus pas seul et c'est surtout tout notre peuple qui a travaillé à lutter contre la crise et engager les réformes. Je pense que ce serait peut être une bonne chose que je fasse un jour connaissance avec votre cousin, de manière personnelle. Croyez-moi, je peux bien ressentir ses impressions sur la lourdeur de la charge. On est bien seul au sommet de l’État et rarement vraiment aidé quand il faut prendre des décisions difficiles et douloureuses. Chez nous, nous avons le slogan suivant : ordre et honneur. Étrangement, il n'est pas si différent que le votre. Peut être que nos cultures se distinguent pas tellement. »
Les deux prirent le chemin vers l'intérieur, s'éloignant du bruit de la circulation et de l'air frais de la terrasse. Bas prit alors le bras de la jeune femme et la conduit vers la salle sous le regard des dignitaires et invités. Il n'était pas un grand amateur de la danse. Ceci était surtout dû au fait qu'il avait reçu une éducation ou l'idée de danser n'aurait jamais traversé l'esprit de son père adoptif ou ses enseignants. Coutumes barbares, auraient-ils criés en chœur. Inévitablement, il commit la faute de mettre sa main au-dessus la hanche. Melvel se trouva à quelques pas et fit un mouvement pour venir aider Bas mais Amanda prit l'affaire en main et la monta vers le haut de son dos. C'est alors que la musique commença et qu'il entama de danser avec la belle aristocrate au rythme du son. Au moins le cours de danse intensif qu'il avait suivi au début de son mandat le permit désormais de suivre Amanda sans qu'il puisse néanmoins l'égaler en terme de grâce. Certaines choses ne s’apprennent pas si tardivement.
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En même temps, le Premier Ministre Karn Vaelak dansait avec la duchesse Marborough. Quel étrange couple, pensa Bas en les voyant de loin, ignorant l'intrigue que menait les deux et dont lui et Amanda étaient les principaux pions. Dansant au rythme de la musique, Vaelak observa la duchesse avec un sourire en voyant le Président et la jeune Perlian danser. Il ne put s'empêcher de faire un petit commentaire à la duchesse.
« Je crois que nos deux protégés se sont découverts une passion l'un pour l'autre. J'ai aussi cru les voir passer du temps sur la terrasse. Quelque chose me dit que notre petit projet est sur la voie de se réaliser. »
Marborough et lui avaient discutés sur l'idée de faire en sorte de rapprocher Basek et Amanda voir même de réussir à provoquer une histoire d'amour. C'était une intrigue d'une telle banalité, qu'il avait désormais toute les chances de fonctionner. Mais Vaelak n'avait rien d'un philanthrope, bien au contraire. C'était un calcul politique des plus froids. Si ces deux jeunes s'unissaient, c'étaient deux nations qui allaient mettre leur puissance ensemble. L'amour entre les deux était un objectif au service d'un plus grand bien que leur bonheur individuel. Désormais il fallait faire en sorte que la flamme éclate et les choses semblaient aller dans la bonne direction.[/ve][/quote]
Posté : dim. oct. 19, 2014 1:52 pm
par Margaery
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Toute sa vie, Lucinda Marlborough l'a vouée à la protection de sa famille mais aussi de son pays. Elle était heureuse de voir que le plan qu'elle avait conçu avec Vaelak était sur de bons rails. Elle avait tout de même un petit pincement au cœur en dupant ainsi un membre de sa famille. Mais elle n'avait pas le choix.
Premièrement parce que les alliances matrimoniales était un élément important sur le plan de la politique intérieure mais aussi extérieure. Les familles royales du monde entier avait depuis toujours utilisé ce procédé afin de renforcer leur position et leur prestige.
Deuxièmement, lorsque son petit-fils avait décidé d'ouvrir le pays sur le monde, elle savait qu'il faudrait agir rapidement afin que le Perlian se trouve rapidement des alliés solides sur lesquelles on pourrait compter. Il en valait de l'intégrité même du pays sur le long terme.
Jusqu'ici, Amanda avait toujours envoyé promener ses prétendants choisis, Lucinda avait donc décidé de changer de tactique. Et puis Basek Markeson avait tout pour lui, homme jeune, pas laid, de surcroît à la tête d'une des principales puissances du continent. Le choix de cet homme allait de soi, d'autant plus que Lucinda avait beaucoup de relations au sein de la Fédération. Ce qui rendait la tâche plus aisée...
Contrairement à Vaelak, elle n'était pas encore sure de la réussite du plan, elle savait qu'Amanda n'était pas une ingénue qui allait tomber dans les bras de Markeson aussi rapidement. De plus, il n'y avait aucune certitude concernant les sentiments qu'auraient le Président vis à vis de sa parente, ils avaient juste passé quelque temps sur la terrasse voilà tout . Alors pas de précipitation.
« J'ai bien fait de vous communiquer au préalable les valses favorites d'Amanda, la danse rapproche les gens et sa pratique rigoureuse est très estimée au Perlian.
Vous avez raison mais ne crions pas victoire trop vite rien n'est encore joué. Observons encore un peu ce qu'il se passe. Je pense très honnêtement qu'une seconde entrevue est nécessaire, notre entreprise ne peut certainement pas être conclue en une soirée. »
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La musique arriva à son terme. Finalement son cavalier ne dansait pas si mal, encore un peu tendu mais avec un peu de pratique ce petit défaut tendra à s'estomper. Les joues rougies par l'effort, elle reprit la discussion :
«Je vous remercie pour cette danse ! Je dois vous avouer que je suis un peu fatiguée, que dîtes-vous d'en profiter pour aller s'asseoir ?
Je vois cette chère Lady Lucinda assise avec plusieurs places libres à ses côtés. Nous pourrions en profiter pour lui annoncer votre projet de venir visiter notre beau pays. »
le président lui offrit son bras et ils allèrent ensemble converser avec Lucinda.
«Lucinda, nous avions pensé à quelque chose avec Mr Markeson. Que dites vous que, lorsqu'il en aura le temps, Monsieur le Président vienne au Perlian quelques jours au cours d'une visite informelle ? »
Lucinda sembla osciller entre joie, surprise et victoire :
« Oh ! Mais notre porte vous sera toujours ouverte M. le Président sachez le ! »
Amanda se tourna ensuite vers Bas Markeson
«Je me ferrais une joie de vous montrer les merveilles de notre pays et mon cher cousin serait très certainement ravi de pouvoir échanger avec vous dans un cadre non officiel. Dans la famille il n'y a quasiment que des femmes depuis la mort de mon oncle. Parmi le peuple, la Cour Royale est parfois surnommée la volière à cause du nombre conséquent de femmes qui l'occupent ! Sachez que je n'aime pas vraiment ce surnom !! *rires*
Plus sérieusement je pense qu'un peu de présence masculine ne peut lui faire que du bien. Je suis peut-être terriblement vieux jeu mais je trouve que c'est important pour devenir un homme. Qu'en pensez vous ? »
Posté : dim. oct. 19, 2014 6:32 pm
par Amaski
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Karn Vaelak n'était pas conscient que ce petit coup politique entre lui et Lucinda Marlborough allait un jour le sauver la vie. On était encore loin du scandale de Kanton et de toutes les conséquence qui allaient en découler. Pour lui, tout ceci avait un objectif diplomatique des plus simples : assurer d'une part la stabilité de la nouvelle République et aussi ouvrir la voie à une alliance politique forte avec un pays stable et au avenir prometteur. Il n'avait aucun scrupule en temps habituel et donc conspirer en secret sur les sentiments de deux humains ne provoquait chez lui aucun sentiment de gêne et encore mois de honte. La fin justifie les moyens. Cette maxime de Niccolo Machiavelli trouvait toute son ampleur dans sa façon de faire et voir la politique.
Il était convaincu du succès de ce projet. Lucinda Marlborough était une complice parfaite sur tous les plans. Elle avait les liens, l'influence et surtout la proximité avec Amanda nécessaire pour permettre de semer la fleur encore juvénile de l'amour de son côté. Et comme le Roi du Perlian était encore jeune, tout laissait penser que le pouvoir de cette femme d'un âge vénérable s'étendait aussi sur le trône du royaume. En ce qui concernait Basek, Vaelak avait peu de soucis. Cet homme était au fond de lui un romantique, un idéaliste que la guerre avait forcé d'ériger une façade d'un guerrier brutal. Mais il connaissait les hésitations de cet homme devant chaque acte de violence. Le Président les accomplissait toujours non par l'amour de la cruauté mais par le besoin suprême de défendre la République.
Écoutant les paroles de sa complice, il lui répliqua.
« Sans aucun doute ceci est vrai. Mais je suis confiant surtout en vue d'une première rencontre. Et oui, une deuxième entrevue sera sans nul doute nécessaire mais c'est que bon signe. Les arbres les plus puissants sont ceux qui prennent leur temps pour établir leurs racines. Mais comme je vous ait déjà dit, tout semble pour le moment être sur le bon chemin. »
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Bas fut envahi d'un léger soulagement quand la musique cessa. Non que la danse avec Amanda eut été désagréable en soit mais il n'avait pas l'habitude de danser. C'était quelque chose qu'on n'apprenait pas à l'Armée ou mieux dit : pas sous cette forme. Ce que les soldats dansaient n'auraient probablement jamais sa place dans les hautes sphères de la société. Il lâcha un sourire juste avant qu'Amanda et lui séparent leurs corps d'un de l'autre. Bas lui répondit alors, observant les joues rougies de la jeune aristocrate.
« Le plaisir fut de mon côté même si, je reconnais que la danse est loin d'être une pratique reposante. Je peux donc que me joindre à votre idée d'aller nous asseoir. »
Un jeta alors un regard vers la dame Lucinda qui était assises à côté de Vaelak. Ce que ces deux pouvaient bien discuter entre eux ? Il voyait mal ces deux personnes, si différentes en tout, trouver un sujet d'accord ou de débat. Étrangement, ils ne semblaient pas souffrir de leur proximité mutuelle.
« Je pense que c'est une excellente idée d'aller avertir dame Lucinda. Ceci me semble même être la moindre des choses. »
Ils se mirent alors les deux en marche en direction de la dame et du Premier Ministre. La réponse rapide et spontanée de la noble surpris Bas légèrement. Ceci lui semblait presque suspect mais il fit fi de cette idée. Amanda, elle, semblait enchantée par la perspective d'une visite de Bas au Perlian. Markeson était peu voyageur dans l'âme mais le Perlian pourrait être un pays qui mériterait d'être visité.
« Je suis certain que je pourrais compter avec une excellente guide pour visiter votre contrée et se sera un honneur de pouvoir faire la rencontre de votre cousin. Avouons que le nom de volière est bien trouvé même s'il peut paraître offensant à premier regard. Mais les surnoms méchants sont le fardeau des puissants et tant que c'est ça, personne aura l'idée de trouver pire. En ce qui concerne la présence de nombreuses femmes, je ne vois aucun problème. Ceci peut est qu'enrichissant sur long terme. Après, n'avez-vous pas des cousins que vous pourriez inviter à la cour ou de jeunes nobles ? J'avoue de ne pas connaître les coutumes de la cour du Perlian. »[/ve]
Posté : mar. oct. 21, 2014 4:51 pm
par Margaery
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«Si nous avons bien des cousins, les frères Erik et Alexander Pevensie-Thorvaldsen, mais le premier est constamment en train de vagabonder à l'étranger et nous n'avons que peu de nouvelles. Le second, Alexander, fait des études, il vient parfois au Palais mais nous essayons de ne pas le déranger juste pour qu'il tienne compagnie à mon cousin ce qui serait parfaitement égoïste. Quand à inviter de jeunes nobles, oui nous le faisons assez fréquemment. Il est assez important d'entretenir les relations que nous avons avec les familles nobles du pays. Leur soutien est indispensable car la noblesse continue d'avoir des pouvoirs sur leurs domaines, dans le respect de la loi bien entendu, et certaines de ces familles ont conservé une puissance et un poids financier considérable. Les recevoir au Palais permet aussi de les tenir plus facilement à l’œil.
La Cour de Perlian en elle-même n'est pas aussi codifiée que pourrait l'être certaines Cours royales alméranes. Le Palais Royal est une sorte d'écrin où tout sujet de Sa Majesté peut venir formuler une demande ou demander conseil pour des problèmes suffisamment importants.
La quasi totalité du protocole réside dans les audiences les plus importantes qui se déroulent non pas dans les appartements du Roi Suprême mais au sommet du Palais dans la Salle du Trône, une salle impressionnante où les murs sont parés de marbres précieux et où le plafond est fait entièrement en ivoire, sculptée et ciselée comme de la dentelle. La lumière entre par de nombreux vitraux. Toute l'assistance est en tenue de cérémonie, et mon cousin siège alors en majesté sur le Trône de Marbre. A la différence des grands trônes royaux bien confortables et rembourrés que l'on peut voir dans d'autres pays, le Trône de Marbre des Rois Suprêmes de Perlian est fait de marbre blanc, très sobre mis à part quelques ornements en or mais aussi en nacre. Il est volontairement inconfortable,dur et froid et est également très étroit ce qui force la personne qui y siège à se tenir bien droit pour ne pas paraître mal assise. Il est fait ainsi pour rappeler aux Rois successifs que leur tâche n'est pas un amusement, mais que c'est un travail et un devoir sacré. Et que si ils ne sont même pas capables de supporter la légère souffrance que procure un siège inconfortable, ils ne sont donc pas dignes de gouverner. Il est aussi là pour montrer aux dignitaires étrangers la solidité du royaume, le trône est fait de pierre très robuste, destinée à durer des centaines d'années, alors que d'autres siègent sur des trônes en bois tapissé de velours et de gros coussins.
Mine de rien, tout repose ici dans le symbole, qui peut tout à fait servir la politique !
En dehors de ces audiences très cadrées, très protocolaires, la vie au Palais Royal est très libre et l'on se croirait presque dans une maison familiale et pleine de vie. Il n'y a pas vraiment d'horaires pour quoi que ce soit. La politique ne se joue que dans le cabinet du Roi, où mon cousin reçoit les ministres, et dans l'antichambre, où ils reçoit des dignitaires du royaume ou étrangers ayant une importance moindre, mais aussi de temps en temps de simples sujets, venus s'en remettre au Roi Suprême sur les questions relevant de sa compétence. Par des jours de beaux temps il n'est pas rare que ces audiences de gens du commun soient organisées dans les jardins du Palais. Le Roi Suprême reçoit alors ses visiteurs assis sous un arbre. »
Une fois qu'elle eu fini, Amanda se dit que le Président de la Fédération devait penser que les coutumes de son pays étaient très certainement archaïques et totalement dépassées. Elle n'avait pas honte de son pays, elle en était même très fière, seulement elle ne savait pas si l'homme en face d'elle saurait être assez ouvert d'esprit pour comprendre l'attachement de la société perliane à ces traditions ancestrales.
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Lucinda se dit qu'à présent que la deuxième rencontre entre les deux jeunes gens était prévue, il n'était plus nécessaire de moisir ici. D'autant plus que leur avion décollait tôt le lendemain matin en direction de Cair Paravel. Et il était déjà plus de minuit. Elle se leva de son siège.
« Je vous prie de nous excuser mais je pense qu'il serait temps pour nous de prendre congé. Nous allons voyager tôt demain, ce n'est donc pas le moment de nous coucher à une heure indécente. M. le Président, M. le Premier Ministre, je vous remercie pour votre hospitalité. Et je vous prie veuillez transmettre mes compliments à Mrs Melvel pour cette soirée très réussie. Au revoir messieurs. »
Amanda avait compris que Lucinda ne lui laissait pas le choix, et il est vrai qu'elle était un peu fatiguée elle aussi :
«Je vous souhaite le bonsoir messieurs. Et n'oubliez pas Monsieur le président, de venir nous rendre visite quand bon vous semblera. »
Posté : mer. oct. 22, 2014 2:21 pm
par Amaski
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« Dans ce cas, ça me semble être sage d'inviter plus de jeunes nobles à la cour. Ceci pourra qu'être favorable sur le long terme pour faire rencontrer à votre cousin les futurs dirigeants des grandes maisons. Il y a rien de plus puissant que les liens personnels. Ils surpassent en puissance tous les rapports institutionnels et politiques. Après, je peux bien m'imaginer qu'il n'ait pas envie de voir certaines personnes. Dans toutes les relations, on constate qu'il y a des gens avec qui on ne partage pas les même intérêts et ou le courant ne passe pas. »
Il écouta comment Amanda lui parler sur la culture de la cour du Perlian. Décidément cette jeune femme était passionnée par son pays, ce qui faisait échapper à Bas un petit sourire. Il avait cette fureur juvénile qu'on voyait si rarement en cette époque de guerre mondiale. Il se permit alors de commenter la vie à la cour du Perlian comme présentée par Amanda.
« Je pense que c'est une bonne chose que la cour du Perlian soit ouvert à toute la population. A mon avis, la grande erreur de l'Empire tarnois a été son éloignement de la population. Le Palais était conçue pour protéger le Kansteltan mais je crains qu'à la fin, il eut été une forme de tombe. L'Empire a toujours prospéré avec des souverains qui se tenaient loin du palais et a périt quand les monarques voulait gouverner en restant enfermé derrière les murailles du quartier impérial. »
Il fut impressionné par la description que lui faisait Amanda de la salle de trône. Un plafond en ivoire ? Il devait avoir plus qu'une association pour la protection des animaux qui s’évanouiraient à cette vue. C'étaient des gens si fanatiques qu'ils étaient prêts à arracher l'ivoire juste pour défendre une cause pour laquelle aucun gouvernement contemporain s'intéressait. Ah, voilà des gens qu'on devrait pendre, pensa Bas en secret. Il commenta alors la description de cette salle qui devait être véritablement splendide.
« Je dois vous avouer que la salle de trône doit être impressionnant à voir, surtout le plafond en ivoire. Mais en hiver, le trône doit être très froid si c'est du marbre, quoique je suppose qu'on a la politesse d'y apposer au moins un coussin. Les Kansteltans avaient aussi des trônes en pierre qui étaient réputés pour ne pas être vraiment très confortable. Comme quoi ceci semble être dans la culture du Vicaskaran d'aimer les souverains martyrs. » dit-il avec une goutte d'ironie.
Bas continua alors de répondre. Il avait une vision plus martiale de la politique. Le chef d'état travaillait pour la nation et si aller boire une bière dans une taverne était une bonne chose de temps en temps, son rôle avant tout était celui d'être le premier fonctionnaire dans l'Etat. Il y avait véritablement deux cultures différentes. La culture de la cour et celle de la république.
« Je suis admiratif du soin que porte votre cousin à être proche des gens. C'est quelque chose de bien mais je pense qu'il ne faut pas sous-estimer le travail de cabinet. Certes, il faut garder le contact avec les gens qui vivent sous les lois mais en même temps, un chef d'état ne doit pas oublier que la politique, se fait au bureau. Ca sert à rien d'être proche des gens si nous n'accomplissons pas le travail que le Destin exige de nous d'accomplir. »
Entre temps, Valeak s'était éclipsé. Probablement qu'il était aller saluer à quelques invités dont certains étaient visiblement jalouse de l'attention qu'avait reçu Amanda de la part du Président de la Fédération. Dame Lucinda semblait visiblement impatiente de quitter la réception. Bas pouvait la comprendre. Le temps se faisait tard et il y avait même déjà les premiers invités qui partaient. Même lui, il ne pouvait pas se permettre de rester trop longtemps. Il devra reprendre le service à cinq heures comme chaque jour. Bas répondit alors à l'aristocrate.
« Il n'y a aucune raison de vous excusez. L'heure se fait tard et très certainement que vous ne serez ni la première ni la dernière à abandonner cette réception. Il fut impressionnant de voir avec quelle rapidité cette soirée s'est passée. Peut être qu'on peut en accuser la bonne compagnie de ceci. Soyez assuré que je passerais mes compliments à la Ministre. Elle sera certainement enchantée de savoir que notre hospitalité vous a satisfaite. »
Amanda suivit Lucinda dans le départ. Bas se contenta de confirmer son intention de venir visiter le Perlian. Il avait la ferme intention de revoir la jeune femme et le Perlian était un pays qui décidément était intriguant.
« Soyez sans crainte. Je pense organiser des que possible un voyage au Perlian même si ceci sera sous le prétexte diplomatique. »[/ve]
Posté : dim. nov. 09, 2014 4:42 pm
par Margaery
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Les dernières paroles furent échangées un peu en coup de vent, Amanda répondit poliment à Markeson. Elle dut finalement se résoudre à partir, la voiture qui devait les raccompagner à l'hôtel était arrivé.
Le Président la raccompagna jusqu'à la voiture fit un dernier baisemain aux deux dames, légèrement plus long pour Amanda cependant. En véritable gentleman il leur ouvrit la portière pour les faire monter. Amanda rassembla les plis de sa robe pour ne pas l’abîmer en s'installant dans la voiture.
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« Bien le bonsoir et à bientôt. »
Après un dernier bonsoir, elle prit place aux côtés de Lucinda en voiture. Markeson ferma la portière, la voiture démarra aussitôt, glissant tel une ombre dans les rues à présent calmes de Borisk. Quelle soirée ! Elle avait hâte de revoir Markeson lorsque celui ci leur rendrait visite au Perlian.