ENCYCLOPÉDIE | Atlas de la Sébaldie & Statistiques

Sébaldie

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[center]Immigration en Sébaldie selon l’origine géographique en 2029
Les Jeekimois dominent numériquement mais les extra-jeekimois gagnent le rapport de force.

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        • En dehors de quelques périodes de son histoire où elle a fermé ses frontières, la Sébaldie a toujours été tournée vers son extérieur. Accueillant dès le début du XXe siècle les Juifs de l’actuelle province de Novacan, elle a surtout ouvert ses portes à l’immigration à partir de 2024, en réponse à une politique favorable du nouveau gouvernement libéral. Cinq ans après, quel visage de la diversité offre la Sébaldie ?
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Communautés étrangères par effectif.
En bleu : pays du Jeekim / En orange : pays du Makara / En violet : pays du Vicaskaran
En jeune : pays du Zanyage / En vert : pays du Barebjal / En gris : pays du Thyroptis[/center]
        • [justify]247 712 étrangers en Sébaldie. La population étrangère sébalde ne représenterait que 1 % de la population nationale et pourtant, force est de constater, au regard de visages colorés ou à l’écoute des langues parlées que ce chiffre ne correspond pas à la réalité vécue par les Sébaldes. En effet, cette statistique est un trompe-l’œil : ne sont comptabilisés ici que les étrangers et non les Sébaldes d’origine étrangère. Pourtant, de nombreux étrangers ont fait le choix d’obtenir la nationalité sébalde et ce, à la faveur d’une politique de naturalisation très avantageuse puisqu’il suffit, aux termes de la [url=http://www.simpolitique.com/post230069.html#p230069]loi MSER2-2023[/url], il suffit d’un an de présence sur le sol national pour déclencher la procédure de naturalisation. Or, les services d’immigration n’ont guère chômé entre 2024 et 2029 : parmi les plus de 500 000 demandes de naturalisation qui ont été étudiées, rares sont celles qui ont fait l’objet d’un rejet, notamment parce que la sélection se fait plus en amont, dès six mois de présence sur le sol sébalde, où une première étude de renouvellement du titre de séjour s’effectue. Dans l’histoire de la Sébaldie, les étrangers n’ont jamais été aussi présents que depuis les années 2020, notamment pour répondre à une politique néomalthusienne entreprise entre 2016 et 2023, qui a provoqué un repli démographique du pays. Dépassant symboliquement la barre des 1 % de la population, les étrangers constituent désormais une force d’influence pour le débat politique sébalde, et [url=http://www.simpolitique.com/participatif-vie-des-immigres-sebaldie-t10622.html]les communautés des différents pays d’émigration tentent tant bien que mal de se faire une place dans un pays en perpétuelle mutation démographique[/url].

          Le Jeekim reste le continent le plus représenté mais pour combien de temps ? Avant 2024, le nombre de nationalités différentes sur le territoire sébalde était nettement moins important. On y retrouvait essentiellement des pays du Jeekim. Avec presque 50 000 membres, la communauté varlovienne (fusionnée avec les Constanciens pour des besoins statistiques) reste la plus représentée en Sébaldie, ce qui n’est guère surprenant puisque la Varlovie est frontalière de Sébaldie. Cette communauté parvient à faire pression sur les pouvoirs publics. Aussi, le gouvernement évita-t-il de commenter le conflit entre la Varlovie et la Schenkennie qui éclata en automne 2029, et préféra concentrer ses critiques sur cette dernière, bien que jeekimoise elle aussi. Les Sébaldes et Varloviens partagent une certaine amitié malgré leurs différences culturelles et idéologiques. L’immigration en provenance de Varlovie fut globalement stable jusqu’en 2029, date à laquelle de milliers de Varloviens ont quitté leur pays pour fuir le régime militariste d’Alcevic, puis la guerre. De nombreux représentants de la communauté ont déposé leur dossier de naturalisation quand ils n’ont pas déjà obtenu leur nationalité sébalde. Plus proche idéologiquement parlant, le Liethuviska est également le pays d’origine de nombreux habitants en Sébaldie ; c’est même celui du Premier ministre Juozas Menecius, qui présida le gouvernement sébalde entre 2028 et 2029. Les relations plus tendues qu’entretient la République Sébalde avec l’Empire Schenkennien tendent à maintenir le nombre d’immigrés en leur provenance à un niveau relativement bas : seulement 13 000 Schenkenniens ont fait le choix de s’installer en Sébaldie et très peu d’entre eux ont souhaité se faire naturaliser. Peu impliqués dans le débat public et hostiles à l’Union du Jeekim, ils n’ont donc pas obtenu la faveur des Sébaldes lors du conflit qui opposa leur pays à la Varlovie. Au sein de la Sébaldie, les Schenkenniens vivent renfermés, ce qui n’aide pas à leur intégration, si tant est qu’ils s’en soucient.

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          Part des communautés étrangères en Sébaldie.[/center]

          Kaiyuan et Cyrénanie, les deux alliés extra-jeekimois de longue date de la Sébaldie. Les relations entre la Sébaldie et le Kaiyuan ; et entre la Sébaldie et Tel-Erib (qui sera incorporé à la Cyrénanie par la suite) sont relativement anciennes et amicales, ce qui provoqua une émigration de ces pays vers la Sébaldie bien avant la politique libérale de 2024. La Cyrénanie est considérée comme le premier allié de la Sébaldie dans le monde et certains de ses opposants voit même la Sébaldie comme étant « à la botte » du pouvoir cyrénan. Il faut dire en effet que le pouvoir cyrénan, fortement influencé par Tel-Erib, s’implique de manière très manifeste dans la vie politique sébalde, n’hésitant à plaider par exemple en faveur de la dépénalisation de la pédophilie ou d’une concertation avec l’autorité novacanaise pour un éventuel élargissement de l’autonomie de la province. Les Cyrénans constituent la troisième communauté étrangère de Sébaldie, derrière le Kaiyuan. Les Kaiyuanais, qui jouissent eux d’une bien meilleure image auprès de la population sébalde, ont investi le sol national de longue date : les accords économiques et culturels ont permis l’implantation de cette communauté makarane en Sébaldie. Leur souhait de s’intégrer dans leur pays d’accueil ne reste pas un vœu pieux puisqu’ils sont nombreux à avoir fait leur demande de naturalisation. Les services sébalde d’immigration annoncent même un taux de naturalisation proche de 100 % en ce qui concerne les Kaiyuanais. Première communauté extra-jeekimoise et première communauté makarane présente en Sébaldie, les Kaiyuanais ont un rôle certain dans les affaires politiques et économiques du pays. Polyglottes, ils exercent une influence non prosélyte toutefois sur les décisions gouvernementales.

          Les autres communautés cherchent leur place, et peinent souvent à la trouver. Représentant près de 10 % des étrangers en Sébaldie, les Fiémançais affichent la croissance naturelle la plus forte, en raison d’un taux de fécondité très élevé. Les nationalistes s’en inquiètent mais le patronat en est ravi. Si leur intégration s’est correctement déroulée, leur indifférence vis-à-vis des enjeux sébaldes tend à faire diminuer leur influence dans le pays. Pratiquement à égalité numérique, les Khaldidanais ont redynamisé la foi catholique dans certaines paroisses désertées. Nettement moins appréciés par les employeurs, ils sont beaucoup plus impliqués, à l’image de [url=http://www.simpolitique.com/post267781.html#p267781]Rudolpho Ferrer[/url], le Khaldidanais le plus célèbre de Sébaldie, qui a réussi à obtenir le limogeage de la ministre du Travail et quelques assouplissements vis-à-vis de la loi dite des « quatre jours travaillés non rémunérés ». Les autres communautés ont une influence bien moindre en Sébaldie, à l’exception des Azudéens et Culturiens qui, malgré leur relative faiblesse numérique (environ 3000 personnes), invitent les Sébaldes à s’échapper de l’aristocratie élective et de la culture mainstream, au point où le pouvoir politique les voit comme une menace sérieuse, sinon comme les auteurs d’un « terrorisme intellectuel ». Les Tchoconaliens, qui sont arrivés en Sébaldie à une époque de radicalisation du pouvoir, tendent à se fondre dans la masse, tout comme les Sébastovs. Les Hokkais, enfin, s’ils ne caressent pas le désir de s’intégrer en Sébaldie, y investissent volontiers, notamment de riches propriétaires fonciers qui divisent leurs biens en micro-studios de 2 m² comme la loi le leur permet pour les louer à des personnes fragilisées en mal de logement. Orduriers ou serviables ? Les Sébaldes sont eux-mêmes partagés pour les qualifier…

          La Sébaldie, un pays de passage ou de mission pour certains étrangers. En règle général, ce sont les plus petites communautés étrangères qui voient la Sébaldie comme une simple étape dans leur parcours. Nomades par nature, les représentants du Choson ne restent jamais plus que quelques mois sur le sol sébalde parfois en toute clandestinité, alternant quelques travaux au noir avant de retourner le pays avec une confortable paye, au-delà de leurs espérances. Leur population est donc parfaitement stable, sinon régressive puisqu'il y autant d'arrivées que de départs chaque année, voire davantage de départs. Pour d’autres, la Sébaldie est terre de mission. Arrivés quasiment en même temps, vers 2028, les Maokoriens et Thorvaliens se partagent la tâche de réévangéliser une population sébalde, avec abnégation. Mais les Maokoriens sont plus nombreux et hétérogènes : on retrouver dans cette communauté prêtres et homosexuels, voire même des prêtres homosexuels. Il s’agit de la seule communauté zanyanaise en Sébaldie. Les Thorvaliens constituent la communauté la plus marginale du pays, avec ses 195 membres, tous issus de l’Ordre mendiant des Ermites de saint Augustin. C’est même l’une des rares communautés étrangères à voir son effectif se réduire : partant de 200, les frères – qui ont fait vœu de chasteté et ne peuvent donc se reproduire – ont perdu 5 des leurs, frappés par la mort. Leur influence, très localisée à Triansa, n’est cependant pas négligeable. Dans un autre registre, les seuls quelques 217 immigrés du Perlian, présents au Zanskan, n’ont d’autre but en Sébaldie que d’enrôler le maximum de personnes dans la foi sinon la secte perliane, avec il faut le dire un certain zèle.[/justify]
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