Posté : sam. août 02, 2014 5:16 pm
Vivant Lepiot : Environ 95 millions de personnes, sur 145, exercent une profession agricole, ou sont dans une famille d'agriculteurs.
Gaston Mauyon : C'est l'interrogation que j'avais sur le Viertenstein.
Vivant Lepiot : Dedans il y a presque toutes les professions à la campagne, où les gens cultivent un peu la terre à côté de leur métier principal.
Gaston Mauyon : Pas vraiment, il y a aux derniers chiffres datant de l'automne 2023, 98 millions d'agriculteurs et enfants d'agriculteurs, pour 103 millions de ruraux. Les petits jardiniers ne sont donc pas tous comptés dans le chiffre de 98 millions.
Je crois pouvoir dire que nous cherchons à augmenter ce chiffre.
Je me souviens d'un historien juif qui racontait que toute volonté d'encourager l'agriculture était une manœuvre pour maintenir le peuple dans l'ignorance et mieux asseoir sa volonté par-dessus. Celui-là aurait mieux fait d'aller cultiver son sable plutôt que de calomnier ici.
Pour vous répondre, le gros de notre économie est en circuit fermé.
Certaines barrières internes imposent des matières premières alimentaires sous forme de tonlieux. La principale barrière au commerce demeurent les liens de communauté, qui font qu'un exposant ne peut pas étaler sa marchandise dans une commune qui n'est pas la sienne, sans moyenner droits particuliers à payer bien entendu.
L'idée est que chaque paroisse soit en mesure de nourrir ses habitants, principe sans lequel la situation n'est pas viable à long terme et peut souffrir de la moindre conjoncture. L'appel à l'extérieur existe surtout lors de manques particuliers, de disettes.
A grande échelle, la plupart du PIB et de sa croissance est capté par la capitale.
Nous n'importons quasiment aucun bien de consommation, d'aliment ou de confort. Les principales importations concernent certaines matières premières ainsi que des aliments à valeur ajoutée, pour une clientèle urbaine bourgeoise. La Fiémance reste particulièrement exportatrice à commencer par la porosité économique de ses frontières terrestres où des étrangers, souvent sous forme de contrebande ou de façon non déclarée, peuvent venir acheter des produits frais ou autres.
Nos exportations autres que alimentaires, indépendamment des armes, ont considérablement diminué ces dernières années, notamment en conséquence directe d'une baisse de production. Exception à faire des services qui demeurent important, en lien avec Opemont qui constitue une nation dans la nation pour nous, bien que cette image ne soit pas partagée à l'étranger.
Peut-être que votre question concernait davantage notre façon d'orienter l'économie vers l'agriculture.
A l'origine de cette politique, un Plan Agricole a condamné l'agriculture modernisée par des taxes et des malus économiques. Sans pesticides, sans machines, c'est l'ensemble d'une civilisation qui peut être changée par effet domino, jusqu'aux liens culturels unissant les personnes.
Le maintien d'une majorité forte de paysans est la condition sine qua non à la survie de notre nation.
Le jour où la Fiémance ne comportera plus une majorité de paysans alors cet État et ses habitants ne feront que usurper la gentilé que nous utilisons, car les Fiémançais n'existeront plus en dépit de toute généalogie les rapportant à nous. Trop d'États considèrent que la nation survit à l’évolution technique et socio-économique. Dans l'identité d'une nation, la caractéristique socio-professionnelle importe tout autant qu'autre chose, en elle-même et parce-qu'elle conditionne l'anthropologie.
Mais je fais une digression.
Cette révolution, si l'on peut dire, qui a poussé les gens dans les champs pour qu'ils ne meurent pas de faim, n'a été possible chez nous que parce-que nombre de structures villageoises demeuraient archaïques, principalement au nord. Le monde traditionnel n'avait été que partiellement détruit.
Aujourd'hui il est vivace et adopte les trace de nos efforts particuliers, des gens sont venus à la terre et des terres accueillent des gens tous les jours, cela demande un vouloir étatique réel et ne peut suivre un simple effet de mode.
Notre développement économique à un objectif : doter chaque famille de ses 5 hectares dont elle a besoin pour vivre.
Notre principal allié dans le maintien de ce monde est la communauté d'habitants, localement, dans sa structure traditionnelle, et nous avons travaillé afin que l'Église ne vienne pas la bousculer, comme autant d'autres acteurs extérieurs.
Vivant Lepiot : Peut-être que le Sire voulait une réponse plus brève, Gaston.
Gaston Mauyon : C'est l'interrogation que j'avais sur le Viertenstein.
Vivant Lepiot : Dedans il y a presque toutes les professions à la campagne, où les gens cultivent un peu la terre à côté de leur métier principal.
Gaston Mauyon : Pas vraiment, il y a aux derniers chiffres datant de l'automne 2023, 98 millions d'agriculteurs et enfants d'agriculteurs, pour 103 millions de ruraux. Les petits jardiniers ne sont donc pas tous comptés dans le chiffre de 98 millions.
Je crois pouvoir dire que nous cherchons à augmenter ce chiffre.
Je me souviens d'un historien juif qui racontait que toute volonté d'encourager l'agriculture était une manœuvre pour maintenir le peuple dans l'ignorance et mieux asseoir sa volonté par-dessus. Celui-là aurait mieux fait d'aller cultiver son sable plutôt que de calomnier ici.
Pour vous répondre, le gros de notre économie est en circuit fermé.
Certaines barrières internes imposent des matières premières alimentaires sous forme de tonlieux. La principale barrière au commerce demeurent les liens de communauté, qui font qu'un exposant ne peut pas étaler sa marchandise dans une commune qui n'est pas la sienne, sans moyenner droits particuliers à payer bien entendu.
L'idée est que chaque paroisse soit en mesure de nourrir ses habitants, principe sans lequel la situation n'est pas viable à long terme et peut souffrir de la moindre conjoncture. L'appel à l'extérieur existe surtout lors de manques particuliers, de disettes.
A grande échelle, la plupart du PIB et de sa croissance est capté par la capitale.
Nous n'importons quasiment aucun bien de consommation, d'aliment ou de confort. Les principales importations concernent certaines matières premières ainsi que des aliments à valeur ajoutée, pour une clientèle urbaine bourgeoise. La Fiémance reste particulièrement exportatrice à commencer par la porosité économique de ses frontières terrestres où des étrangers, souvent sous forme de contrebande ou de façon non déclarée, peuvent venir acheter des produits frais ou autres.
Nos exportations autres que alimentaires, indépendamment des armes, ont considérablement diminué ces dernières années, notamment en conséquence directe d'une baisse de production. Exception à faire des services qui demeurent important, en lien avec Opemont qui constitue une nation dans la nation pour nous, bien que cette image ne soit pas partagée à l'étranger.
Peut-être que votre question concernait davantage notre façon d'orienter l'économie vers l'agriculture.
A l'origine de cette politique, un Plan Agricole a condamné l'agriculture modernisée par des taxes et des malus économiques. Sans pesticides, sans machines, c'est l'ensemble d'une civilisation qui peut être changée par effet domino, jusqu'aux liens culturels unissant les personnes.
Le maintien d'une majorité forte de paysans est la condition sine qua non à la survie de notre nation.
Le jour où la Fiémance ne comportera plus une majorité de paysans alors cet État et ses habitants ne feront que usurper la gentilé que nous utilisons, car les Fiémançais n'existeront plus en dépit de toute généalogie les rapportant à nous. Trop d'États considèrent que la nation survit à l’évolution technique et socio-économique. Dans l'identité d'une nation, la caractéristique socio-professionnelle importe tout autant qu'autre chose, en elle-même et parce-qu'elle conditionne l'anthropologie.
Mais je fais une digression.
Cette révolution, si l'on peut dire, qui a poussé les gens dans les champs pour qu'ils ne meurent pas de faim, n'a été possible chez nous que parce-que nombre de structures villageoises demeuraient archaïques, principalement au nord. Le monde traditionnel n'avait été que partiellement détruit.
Aujourd'hui il est vivace et adopte les trace de nos efforts particuliers, des gens sont venus à la terre et des terres accueillent des gens tous les jours, cela demande un vouloir étatique réel et ne peut suivre un simple effet de mode.
Notre développement économique à un objectif : doter chaque famille de ses 5 hectares dont elle a besoin pour vivre.
Notre principal allié dans le maintien de ce monde est la communauté d'habitants, localement, dans sa structure traditionnelle, et nous avons travaillé afin que l'Église ne vienne pas la bousculer, comme autant d'autres acteurs extérieurs.
Vivant Lepiot : Peut-être que le Sire voulait une réponse plus brève, Gaston.