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Posté : lun. janv. 27, 2014 6:10 pm
par Rumy
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Tianzun VI: En fait nous pratiquons un pouvoir à deux extrémités. L'extrémité au sommet, qui se trouve être le pouvoir Impérial et l'extrémité au bas, représenté par les municipalités. Nous avons largement encouragé la gouvernance locales et les Municipalités détiennent aujourd'hui de larges pouvoirs de décisions. Or, entre le sommet et le bas, nous avons les paliers intermédiaires représenté par les Municipalités Régionales de Comté, les Provinces et les Royaumes. Tout les trois ne détiennent que des pouvoirs administratif mais sont tributaire du gouvernement Impérial. Seul les Territoires Autonomes qui sont l'équivalent administratif des Provinces, détiennent d'autres pouvoirs que les provinces ne posséderont pas. Le seul fait que les Gouverneurs des Provinces sont choisit par l'Empereur, alors que les Gouverneurs des Territoires sont choisit par des élections législatives, démontre l'énorme différence qui existe entre Provinces et Territoires. D'ailleurs, le modèle parlementaire pratiqué dans les territoires est issu de la grande influence que le Kaldia a eut sur le Kaiyuan tout au long du 19e siècle.

En fait tout ce système est le fruit du travail de mon défunt père, Yuwen, qui a créé le statut de territoire, établit le modèle parlementaire, mit sur place les élections municipales, transférer de larges pouvoirs aux municipalités, créé les Municipalités Régionales de Comté et évidemment mit sur pied le Conseil Impérial afin de déléguer le pouvoir Législatif. Nous ne sommes plus le monolithe centralisé d'autrefois. Mon père a jugé nécessaire de moderniser les institutions afin de survivre au progrès, tout en maintenant nos valeurs, nos traditions et notre culture. C'est l'exemple même d'une conciliation entre traditions et modernités. Mon père m'a souvent amené cette phrase: Le train de la tradition reste immobile et s'effrite au fil du temps par l'inactivité, alors que le train du progrès roule à une très grande vitesse, menaçant à chaque seconde de dérailler. Il est donc préférable de faire bouger le train à une vitesse raisonnable. Cette image représente très bien la vision de mon défunt père.

Posté : lun. janv. 27, 2014 9:01 pm
par Zaldora
Le parlementarisme Kaldien a dénaturé pléthore de monarchies, se dit Annabelle au moment où Tianzun VI cita l'influence du Kaldia pour la construction du système législatif. Dans son enfance, au cours de éducation, on lui a toujours répété de s'en garder. La structure du Parlement royal n'était donc pas étonnante : chambre irrégulière, consultative, disposant d'un pouvoir de blocage, mais pas d'attribut de souveraineté qui, eux, se trouvaient entre les mains de Sa Majesté.

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« L'image des deux trains est intéressante. Traditions et nostalgie du passé sont deux notions qui ne doivent pas être confondues. Les traditions sont part intégrante de l'âme d'un peuple, elles sont son tremplin vers l'avenir. Jamais arrivera-t-on à me persuader que les traditions puissent être dépassées. Au même titre que les valeurs fondamentales et universelles, qui étaient vraies autrefois et qui le sont encore de nos jours. Se départir de ses traditions est un péril pour n'importe quel pays, et le commencement de son déclin moral. L'histoire de la Rostovie révolutionnaire me semble être une bonne démonstration empirique de ce constat. Alors que la nostalgie du passé est la volonté de sauvegarder ou restaurer un état, même lorsque ce dernier a prouvé son incapacité. Le bon sens interdit pareil manœuvre. Une monarchie, par exemple, évolue naturellement dans la forme mais jamais dans le fond, dans son essence même. »

Posté : jeu. janv. 30, 2014 9:16 pm
par Rumy
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Tianzun VI: Évidemment. Le Monarque reste malgré tout le noyau de la société et de l'État. Malgré la création d'un Conseil Impérial, ma personne détient malgré tout un pouvoir de veto sur toutes les lois sortant de l’enceinte de cette institution. Sans compter que le pouvoir exécutif reste entre les mains du Monarque et que mes Ministres sont essentiellement nommé par mes soins. Bien que nous nous sommes inspiré du parlementarisme Kaldien, il reste que ce système a dévoilé de nombreuses faiblesses, notamment à une échelle nationale. Mais ce système comporte toutefois des avantages lorsqu'il est appliqué plus localement, au niveau municipales par exemple, cela avantage grandement la gouvernance locale. Un tel système est plus ou moins incompatible avec la présence d'une noblesse, mais la société Kaiyuanaise a la particularité de fonctionner sous un système clanique. L'intérêt du clan passe avant l'idéologie politique, un tel système expulse donc la partisanerie idéologique du parlementarisme local. Nous l'avons vu aux récentes élections municipales, se ne sont pas des partis politiques qui s'affrontent pour le pouvoir municipale, mais les clans.

Ainsi, le système clanique, traditions tri-millénaire de notre société, c'est adapté localement à un système parlementarisme moderne. Il se l'est approprié, pour en faire quelque chose de plus moralement soutenable pour notre société. C'est une preuve de sauvegarde des traditions tout en s'adaptant à l'évolution naturelle, au passage du temps et au progrès moral.

Posté : ven. janv. 31, 2014 6:19 pm
par Zaldora
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« Le système des clans est salutaire, agissant en solide bouclier face aux dangers inhérents au parlementarisme. Il est vrai que le modèle parlementaire Kaldien n'est pas applicable en présence d'une noblesse. Nous procédons autrement: le pouvoir local se trouve entre les mains du seigneur mais il n'a pas toute latitude. Celui-ci doit en effet diriger avec l'avis du conseil local, au sein duquel s'assemble régulièrement les habitants concernés, afin de peser et défendre leurs intérêts propres. Hommes, femmes, enfants, les rassemblements sont parfois un joyeux bazar. Cela ressemble à une réunion municipale. Et durant les séances, le vote existe, il est pratiqué régulièrement, davantage même que dans d'aucunes nations se proclamant démocratiques. Notre crédo politique est "autorité en haut, libertés en bas". Le bas étant la vie locale, au niveau de la ville, du bourg ou encore du village. Tout ceci, en l'absence complète de partis politiques. Ces derniers n'existent tout simplement pas ou plus. Nous avions tenter l'expérience pendant quelques années, puis vint la partisanerie. Elle grandissait de façon exponentielle et devint un frein à la bonne marche du royaume, ainsi qu'un obstacle à la tranquillité sociétale. En ce sens, nous avons agit. »

Posté : lun. févr. 03, 2014 1:58 am
par Rumy
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Tianzun VI: La partisanerie. C'est pourquoi, nous avons une loi qui encadre le financement, l'existence juridique et le fonctionnement des partis politiques nationaux et territoriaux. Mais ce système est encore récent et il nous faudra du temps pour cerner les possibles dérives et corriger la situation avec des corrections dans la loi. Mais il est vrai que nous voyons que peu d'utilité aux partis politiques. Regardez le Conseil Impérial, celui-ci est divisé en de nombreux parti sans atteindre la moindre majorité. L'expérience de ce type de système est tellement peu ancré qu'il y a une forte proportion de conseillers indépendant et que l’allégeance de certains conseillers peut basculer d'un parti à un autre au moindre faux pas. Parfois, se ne sont que des conseillers d'un même clan qui ont décider de créer un parti. C'est le cas du Parti des Trois Lotus. Ou bien des conseillers de plusieurs clans ayant certaines valeurs et idéaux communs, les incitant à s'allier et former un parti. C'est le cas du Parti Nationaliste Panmakiran ou du Parti Progressiste Impérial. L'absence de chef au sein de ces partis, nous incite davantage à les considérer comme des alliances entre conseillers plutôt qu'a des partis politiques.

Posté : mar. févr. 04, 2014 8:18 pm
par Zaldora
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« La manière de fonctionner et l'ordonnancement des partis politiques Kaiyuanais est, hors de vos frontières, assez mystérieuses et peu connues. Moi-même, je n'avais idée de toutes ces particularités. Je vous remercie de m'en faire l'exposé, il est enrichissant de connaître les méthodes pratiquées à l'étranger. Nous nous rejoignons sur l'inutilité intrinsèque des mouvements qui, en plus, deviennent rapidement contre-productifs. »

Posté : mar. févr. 04, 2014 10:01 pm
par Rumy
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Tianzun VI: Dommage que mon frère Zhao ne soit point présent. Il vous aurait présenté un exposé en long et en large sur l'importance de la compréhension mutuelles de nos sociétés dans une optique de cohabitation pacifiques, profitable et enrichissante. Un vision que partageait mon défunt père.

Bref, je crois que nous pouvons aborder une des questions centrales du jour. Les accords que vous désirez élaborer avec Valchegen. Dans ce cas-ci, je peux quitter momentanément la pièce si vous désirez une discuter plus privée avec le Gouverneur. C'est davantage plus dans l'optique qu'il puisse parler librement sans être restreint par ma présence. Certains peuvent inconsciemment se restreindre en présence du chef d'État, qui fait figure d'autorité.

Posté : mar. févr. 04, 2014 11:41 pm
par Zaldora
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« Oh, je comprends. Si Monsieur le Gouverneur peut se sentir plus à l'aise, qu'il en soit ainsi ! »

Posté : jeu. févr. 06, 2014 11:57 pm
par Rumy
Tianzun VI se leva, puis s'inclina légèrement en signe de respect à son Altesse Royale. Puis il quitta la pièce prestement. Quelques secondes plus tard, Karl Auken pénétra à l'intérieur de la pièce et les portes se refermèrent derrière lui. Il s'inclina avec respect devant la Souveraine du Thorval puis il prit place sur un siège à sa droite à un distance respectable.

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Karl Auken: Avant de commencer Majesté, j'aimerais vous exprimer ma profonde joie au sujet votre visite ici même à Valchegen, c'est la première fois que nous accueillons un souverain du Thorval sur nos terres bénis. De plus, le Cardinal Dô Ngah, Archevêque de Valchegen, m'a donné pour mission de vous exprimer ses plus profonds respect et sa grande admiration pour votre piété et votre grand discernement.

Posté : sam. févr. 08, 2014 3:40 pm
par Zaldora
La reine inclina doucement la tête pour saluer l'Empereur et se trouva, quelques instants plus tard, seule avec le Gouverneur Auken. Ce dernier lui offrit son respect, geste auquel la souveraine répondit par un sourire spontané. Les paroles qui suivirent firent apparaitre un autre sourire naturel sur le visage de Sa Majesté.

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« Vous êtes trop aimable ! [sourire] Soyez certain que je ne suis pas moins enthousiaste d'être entre ces murs... les murs d'une si belle ville, et en votre plaisante compagnie. Valchegen est un élément incontestable de notre riche et ancienne histoire, ainsi qu'un remarquable bijou du savoir-faire architectural thorvalien. Il est d'ailleurs fort dommage que les précédents rois n'aient, en raison de la distance, jamais eu le plaisir de la contempler de leurs propres yeux. Cette anomalie fait maintenant partie du passé. Veuillez, s'il vous, plait offrir mes remerciement à Mgr Dô Ngah. Il est un homme dévot et je suis sincèrement touchée par ses compliments. Transmettez-lui mes hommages et mes sentiments de fraternité en Christ. »

Annabelle prit une pause afin d'avaler les dernières goutes de thé.

« Bien. Pourriez-vous me parler de Valchegen ? Comment le territoire se porte-t-il ? »