Informations (médias du pays)
-
Vladimir Ivanov
LES JOURNAUX POLITIQUES
Shakhan'anjar ("le larynx / la Voix du Shakhan") : hebdomadaire royaliste, exprime l'opinion du roi et de ses partisans
Suqqur ("l'Aigle") : hebdomadaire patriote et libéral-conservateur, assez proche du JISh mais moins religieux (très populaire dans la région du Dar, littoral Sud), autorisé et très influent
Seh-rang Beyragh ("la Bannière tricolore") : hebdomadaire républicain -et nationaliste- tenu par le Jumurhiat, autorisé, principale opposition, très influent
Parcham ("l'Etendard") : hebdomadaire communiste / social-réformateur tenu par le PRIK et quelques éléments modérés du PRDK, autorisé et influent mais surveillé
____________________________________________
Marqaz-Wenloyat ("la région du Marquaz-Wenlei") : hebdomadaire islamiste-fondamentaliste tenu par "l'Emirat" d'Ibn al-Khatab (Nord-Ouest), officiellement interdit mais influent
Khalq ("le Peuple") : hebdomadaire communiste marxiste-léniniste tenu par le PRDK-ML et l'aile gauche du PRDK (Nord-Est), officiellement interdit mais influent dans sa zone
Enokh'ovoz ("la Voix d'Henoch") : mensuel local siro-qarlouk (turco-mongol) tenu par une secte théocratique et communiste-fanatique (cité de Turgaï), interdit et insignifiant
Shakhan'anjar ("le larynx / la Voix du Shakhan") : hebdomadaire royaliste, exprime l'opinion du roi et de ses partisans
Suqqur ("l'Aigle") : hebdomadaire patriote et libéral-conservateur, assez proche du JISh mais moins religieux (très populaire dans la région du Dar, littoral Sud), autorisé et très influent
Seh-rang Beyragh ("la Bannière tricolore") : hebdomadaire républicain -et nationaliste- tenu par le Jumurhiat, autorisé, principale opposition, très influent
Parcham ("l'Etendard") : hebdomadaire communiste / social-réformateur tenu par le PRIK et quelques éléments modérés du PRDK, autorisé et influent mais surveillé
____________________________________________
Marqaz-Wenloyat ("la région du Marquaz-Wenlei") : hebdomadaire islamiste-fondamentaliste tenu par "l'Emirat" d'Ibn al-Khatab (Nord-Ouest), officiellement interdit mais influent
Khalq ("le Peuple") : hebdomadaire communiste marxiste-léniniste tenu par le PRDK-ML et l'aile gauche du PRDK (Nord-Est), officiellement interdit mais influent dans sa zone
Enokh'ovoz ("la Voix d'Henoch") : mensuel local siro-qarlouk (turco-mongol) tenu par une secte théocratique et communiste-fanatique (cité de Turgaï), interdit et insignifiant
-
Vladimir Ivanov
Suqqur
LES TROIS PANDÉMIES TOTALITAIRES : LE BACILLE BRUN, LE VIRUS NOIR ET LE SYMBIOTE ROUGE
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144845-400406lestroispandmies2.png[/img]
Dans notre monde, il existe trois maladies infectieuses et mortelles. L'une est provoquée par un intrus bactérien, un être vivant pathogène étranger à notre organisme, qui le détruit par la diffusion d'un poison qu'elle sécrète. La deuxième est provoquée par un "agent dormant", qui doit se greffer sur son hôte pour s'éveiller, et survivre : il absorbe l'énergie de sa proie pour la détruire de l'intérieur via sa démultiplication exponentielle. La troisième n'est pas à proprement parler "biologique", mais humaine : elle résulte d'une symbiose spirituelle entre la victime et une sorte "d'esprit" malfaisant qui la corrompt, un spectre qui prend possession du corps et subverti l'âme pour le détourner de sa nature profonde.
La première maladie est la discrimination raciale ou la guerre coloniale, dont son responsable les régimes racistes, États nationalistes ou impérialistes. Des entités étrangères qui agressent et oppriment "autrui".
La deuxième maladie est la violence et l'intolérance, dont son responsable le fanatisme religieux qui se greffe sur une noble croyance pour la pervertir, avant de l'utiliser à des fins inhumaines et irrationnelles.
La troisième maladie, c'est tout simplement le communisme. En effet, si l'islamisme fanatique et le nationalisme pur ne sont qu’étiologiques, le communisme est à la fois cause et méfaits, il est à la fois etiopathologique et symptomatique. Profondément contre-nature, il détient en lui, génétiquement (si j'ose rester dans un registre biomédical), la source du Mal. Et il en est également les tragiques conséquences.
Le nationalisme part d'un bon principe : la soif de liberté et d'identité d'un peuple. Tout comme l'islamisme : servir Dieu et faire découvrir l'unique Vérité au monde entier. Le communisme est mauvais dès l'origine : détruire la démocratie politique et détruire l'individu, soit, en clair : faire disparaître la liberté et l'Humanité.
Mais n'oublions pas que ces trois maladies sont toutes dangereuses pour notre avenir, surtout au Karmalistan, et qu'il faut les combattre avec acharnement. Certains États l'ont prouvé dans la guerre de l'Ashurdabad : le fascisme n'est pas mort. Au Karmalistan, dans notre société encore très conservatrice, l'islamisme radical reste très présent, il continue de persécuter les femmes et les minorités religieuses. Heureusement, notre souverain lutte contre ces phénomènes de "conservation-radicale", mais beaucoup lui reproche (peut-être à juste titre) de ne pas en faire assez, sous pression du Conseil des mollahs, encore pétri de conservatisme malgré le départ de quelques "ultras", frustrés par les dernières réformes. Enfin, toujours dans notre pays, le communisme (qui s'est développé tel un cancer depuis maintenant près d'un demi-siècle) demeure vivace : des villes entières sont sous leur contrôle au Nord-Est, et bien que misérable et isolée, cette région relaie ses métastases sur tous les centres urbains du grand "Nod" (l'intérieur des terres, y compris la capitale, Karagol), via les grèves et autres manifestations de travailleurs embrigadés et endoctrinés par une lutte des classes aussi absurde que nocive pour notre développement social et économique. Il est impossible d'imaginer ce que serait notre pays sous leur domination, tant le collectivisme est contraire à la nature humaine... beaucoup d'entre-nous préféreraient encore un régime religieux très conservateur plutôt que cette utopie ontologiquement sanguinaire et misanthrope, et je partage leur avis, étant donné la liberté qu’accordent en général les clercs pour l'entreprise et le commerce, lesquels laisseraient alors au moins à l'individu servir librement ses intérêts propres et bien compris au profit de tous.
Contre ces trois maladies, le bacille brun (menace fasciste étrangère), le virus noir (le fanatisme religieux) et le symbiote rouge (le communisme), le Karmalistan doit rester sur ses gardes. Nous devons veiller pour que les réformes libérales soient menées jusqu'au bout, dans le respect de nos traditions musulmanes, certes, mais aussi et surtout dans la droite ligne de la démocratie et de la libre-entreprise, moteur de notre essor économique, indispensable à l'émancipation de chacun de nos concitoyens.
Abdur Ashraf
________________________________________________________________________________________________________________________________
Shakhan'anjar
LE KARMALISTAN S'OUVRE AU MONDE ! [en bref]
_ Projets de rencontre avec les EFO, l'ELO, le Sultanat (Etats Fédérés d'Olgarie, Etat Libre d'Occident, Alfranie...)
_ Programme de libéralisation économique en cours, en continuité avec notre pays-frère, l'Alfranie, et de son regretté Sultan Sidi Karim
_ la paix de retour dans le pays, mais reste fragile : lutte contre les islamistes dans certains villages éloignés... plutôt que la seule répression (quoique nécessaire contre les fanatismes), c'est l'ouverture diplomatique et l'essor économique qui favorisera à terme, la paix sociale !
LES TROIS PANDÉMIES TOTALITAIRES : LE BACILLE BRUN, LE VIRUS NOIR ET LE SYMBIOTE ROUGE
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144845-400406lestroispandmies2.png[/img]
Dans notre monde, il existe trois maladies infectieuses et mortelles. L'une est provoquée par un intrus bactérien, un être vivant pathogène étranger à notre organisme, qui le détruit par la diffusion d'un poison qu'elle sécrète. La deuxième est provoquée par un "agent dormant", qui doit se greffer sur son hôte pour s'éveiller, et survivre : il absorbe l'énergie de sa proie pour la détruire de l'intérieur via sa démultiplication exponentielle. La troisième n'est pas à proprement parler "biologique", mais humaine : elle résulte d'une symbiose spirituelle entre la victime et une sorte "d'esprit" malfaisant qui la corrompt, un spectre qui prend possession du corps et subverti l'âme pour le détourner de sa nature profonde.
La première maladie est la discrimination raciale ou la guerre coloniale, dont son responsable les régimes racistes, États nationalistes ou impérialistes. Des entités étrangères qui agressent et oppriment "autrui".
La deuxième maladie est la violence et l'intolérance, dont son responsable le fanatisme religieux qui se greffe sur une noble croyance pour la pervertir, avant de l'utiliser à des fins inhumaines et irrationnelles.
La troisième maladie, c'est tout simplement le communisme. En effet, si l'islamisme fanatique et le nationalisme pur ne sont qu’étiologiques, le communisme est à la fois cause et méfaits, il est à la fois etiopathologique et symptomatique. Profondément contre-nature, il détient en lui, génétiquement (si j'ose rester dans un registre biomédical), la source du Mal. Et il en est également les tragiques conséquences.
Le nationalisme part d'un bon principe : la soif de liberté et d'identité d'un peuple. Tout comme l'islamisme : servir Dieu et faire découvrir l'unique Vérité au monde entier. Le communisme est mauvais dès l'origine : détruire la démocratie politique et détruire l'individu, soit, en clair : faire disparaître la liberté et l'Humanité.
Mais n'oublions pas que ces trois maladies sont toutes dangereuses pour notre avenir, surtout au Karmalistan, et qu'il faut les combattre avec acharnement. Certains États l'ont prouvé dans la guerre de l'Ashurdabad : le fascisme n'est pas mort. Au Karmalistan, dans notre société encore très conservatrice, l'islamisme radical reste très présent, il continue de persécuter les femmes et les minorités religieuses. Heureusement, notre souverain lutte contre ces phénomènes de "conservation-radicale", mais beaucoup lui reproche (peut-être à juste titre) de ne pas en faire assez, sous pression du Conseil des mollahs, encore pétri de conservatisme malgré le départ de quelques "ultras", frustrés par les dernières réformes. Enfin, toujours dans notre pays, le communisme (qui s'est développé tel un cancer depuis maintenant près d'un demi-siècle) demeure vivace : des villes entières sont sous leur contrôle au Nord-Est, et bien que misérable et isolée, cette région relaie ses métastases sur tous les centres urbains du grand "Nod" (l'intérieur des terres, y compris la capitale, Karagol), via les grèves et autres manifestations de travailleurs embrigadés et endoctrinés par une lutte des classes aussi absurde que nocive pour notre développement social et économique. Il est impossible d'imaginer ce que serait notre pays sous leur domination, tant le collectivisme est contraire à la nature humaine... beaucoup d'entre-nous préféreraient encore un régime religieux très conservateur plutôt que cette utopie ontologiquement sanguinaire et misanthrope, et je partage leur avis, étant donné la liberté qu’accordent en général les clercs pour l'entreprise et le commerce, lesquels laisseraient alors au moins à l'individu servir librement ses intérêts propres et bien compris au profit de tous.
Contre ces trois maladies, le bacille brun (menace fasciste étrangère), le virus noir (le fanatisme religieux) et le symbiote rouge (le communisme), le Karmalistan doit rester sur ses gardes. Nous devons veiller pour que les réformes libérales soient menées jusqu'au bout, dans le respect de nos traditions musulmanes, certes, mais aussi et surtout dans la droite ligne de la démocratie et de la libre-entreprise, moteur de notre essor économique, indispensable à l'émancipation de chacun de nos concitoyens.
Abdur Ashraf
________________________________________________________________________________________________________________________________
Shakhan'anjar
LE KARMALISTAN S'OUVRE AU MONDE ! [en bref]
_ Projets de rencontre avec les EFO, l'ELO, le Sultanat (Etats Fédérés d'Olgarie, Etat Libre d'Occident, Alfranie...)
_ Programme de libéralisation économique en cours, en continuité avec notre pays-frère, l'Alfranie, et de son regretté Sultan Sidi Karim
_ la paix de retour dans le pays, mais reste fragile : lutte contre les islamistes dans certains villages éloignés... plutôt que la seule répression (quoique nécessaire contre les fanatismes), c'est l'ouverture diplomatique et l'essor économique qui favorisera à terme, la paix sociale !
-
Vladimir Ivanov
Publicité
LES CONSEILS "INDICES PENSABLES" DE L'AGENCE ABKADI, AVEC SHAUL KHAIRAJUL !
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144875-208412saul.png[/img]
[quote]Mes chers clients ! Voici le p'tit conseil-business de la semaine !
Si un jour -par malheur-, vous vous retrouvez nez-à-nez avec des terroristes, armés jusqu'aux dents, prêts à vous tuer...
...eh bien...
...méfiez-vous.
C'est un conseil d'ami que je vous donne.[/quote]
C'étaient les pt'its conseils indices pensables de l'Agence Bancaire Karmalie d'Assurance et de Développement des Investissements de Shaul Khairajul !
Publicité
LES CONSEILS "INDICES PENSABLES" DE L'AGENCE ABKADI, AVEC SHAUL KHAIRAJUL !
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144875-208412saul.png[/img]
[quote]Mes chers clients ! Voici le p'tit conseil-business de la semaine !
Si un jour -par malheur-, vous vous retrouvez nez-à-nez avec des terroristes, armés jusqu'aux dents, prêts à vous tuer...
...eh bien...
...méfiez-vous.
C'est un conseil d'ami que je vous donne.[/quote]
C'étaient les pt'its conseils indices pensables de l'Agence Bancaire Karmalie d'Assurance et de Développement des Investissements de Shaul Khairajul !
Publicité
-
Vladimir Ivanov
Shakhan'anjar
L'hymne du Karmalistan en passe d'être supprimé
C'est sous la pression d'un député au Majlis, membre du PDLK (Parti Démocrate Libéral du Karmalistan), qu'une proposition a été formulé contre l'actuel hymne du pays. La raison ? Il nuirait au business et à l'ouverture du pays à la modernité.
Très particulier en effet, la [url=https://www.youtube.com/watch?v=53Efo-S6XI0]"Voix d'Henoch"[/url] est un chant de guerre mythique, qui, bien que remixé depuis, aurait été chanté pour la première fois il y a des millénaires par Henoch en personne, le méconnu fils de Caïn (Qābyl) qui a donné son nom à la première cité de l'Histoire construite au-delà de l'Eden, dans la terre de Nod lieu où son père fut banni par Dieu. C'est ici selon la légende que naquit la civilisation karmale, ou plutôt "proto-karmalique". Faisant l'éloge du scorpion, animal symbolique, et du sceau nodien, la "marque de Caïn", inscrite physiquement sur son père et ses semblables pour signifier leur déchéance et repentance (mais aussi leur protection de Dieu), ce chant de guerre appelle à l'indépendance et à la résurrection de l'Humanité hors de l'Eden, au renouvèlement ainsi qu'à la destruction -violente- de tout ce qui pourrait venir du monde ancien : faire table rase du passé, oublier l'Eden paradisiaque pour les privilégiés comme Abel (Hābyl) et construire un monde nouveau, un "autre paradis", pour les pécheurs, les excommuniés et les opprimés.
Faisant l'objet d'une vaste controverse au sein de la communauté islamique (jusqu'à la Shura des mollahs !), cette légende est soit appréhendée avec confiance et optimisme comme un signe de la Miséricorde divine, soit condamnée comme un rejet "trop humain" de Dieu par les érudits musulmans.
Plutôt original (disons plutôt "peu commun"), ce genre d'hymne a été dénoncé à plusieurs reprises de "paganisme" par les islamistes et musulmans conservateurs, tandis que les classés aisées se joignent à ces critiques afin de le remplacer par un hymne plus apaisé, donnant une image plus ouverte et accueillante du pays, cela afin d'instaurer un climat plus favorable au commerce et aux investissements étrangers.
Au Majlis (parlement), seuls quelques députés du PRIK (Parti révolutionnaire institutionnel karmali : laïcité, républicanisme social-démocrate) et du Jumhuriyat ("République", laïcité, républicanisme, nationalisme) ont contesté cette demande de suppression de cet "hymne démodé". Mais en dernière instance, c'est le roi qui tranchera.
L'hymne du Karmalistan en passe d'être supprimé
C'est sous la pression d'un député au Majlis, membre du PDLK (Parti Démocrate Libéral du Karmalistan), qu'une proposition a été formulé contre l'actuel hymne du pays. La raison ? Il nuirait au business et à l'ouverture du pays à la modernité.
Très particulier en effet, la [url=https://www.youtube.com/watch?v=53Efo-S6XI0]"Voix d'Henoch"[/url] est un chant de guerre mythique, qui, bien que remixé depuis, aurait été chanté pour la première fois il y a des millénaires par Henoch en personne, le méconnu fils de Caïn (Qābyl) qui a donné son nom à la première cité de l'Histoire construite au-delà de l'Eden, dans la terre de Nod lieu où son père fut banni par Dieu. C'est ici selon la légende que naquit la civilisation karmale, ou plutôt "proto-karmalique". Faisant l'éloge du scorpion, animal symbolique, et du sceau nodien, la "marque de Caïn", inscrite physiquement sur son père et ses semblables pour signifier leur déchéance et repentance (mais aussi leur protection de Dieu), ce chant de guerre appelle à l'indépendance et à la résurrection de l'Humanité hors de l'Eden, au renouvèlement ainsi qu'à la destruction -violente- de tout ce qui pourrait venir du monde ancien : faire table rase du passé, oublier l'Eden paradisiaque pour les privilégiés comme Abel (Hābyl) et construire un monde nouveau, un "autre paradis", pour les pécheurs, les excommuniés et les opprimés.
Faisant l'objet d'une vaste controverse au sein de la communauté islamique (jusqu'à la Shura des mollahs !), cette légende est soit appréhendée avec confiance et optimisme comme un signe de la Miséricorde divine, soit condamnée comme un rejet "trop humain" de Dieu par les érudits musulmans.
Plutôt original (disons plutôt "peu commun"), ce genre d'hymne a été dénoncé à plusieurs reprises de "paganisme" par les islamistes et musulmans conservateurs, tandis que les classés aisées se joignent à ces critiques afin de le remplacer par un hymne plus apaisé, donnant une image plus ouverte et accueillante du pays, cela afin d'instaurer un climat plus favorable au commerce et aux investissements étrangers.
Au Majlis (parlement), seuls quelques députés du PRIK (Parti révolutionnaire institutionnel karmali : laïcité, républicanisme social-démocrate) et du Jumhuriyat ("République", laïcité, républicanisme, nationalisme) ont contesté cette demande de suppression de cet "hymne démodé". Mais en dernière instance, c'est le roi qui tranchera.
-
Vladimir Ivanov
Parcham
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144901-960766murdarod.jpg[/img]
Vers la construction d'un mur pour séparer le Karmalistan en deux
Au Nord, le "Nod", victime de la misère et du chaos de la guerre civile. Au Sud, le "Dar", zone de paix bénéficiant d'une certaine prospérité économique.
Après la suppression de l'hymne national, voilà que les mauvais conseillers du roi, des businessmen de la côte aux généraux rajans, jugent bon d'édifier un mur pour séparer notre glorieuse nation en deux.
Soucieux de préserver l'image du Darestan [Dar], d'y accumuler toujours plus de richesses venues du commerce extérieur, d'y faire affluer les touristes et les investissements, le Shakhanat sacrifie son peuple et son unité, en abandonnant à leur sort les populations désemparées du Nord, afin de mieux s'occuper de ceux qui ont déjà tout. A l'exclusion bien-sûr des bidonvilles du Sud, dont-ils espèrent chasser à terme leurs occupants... vers le Nord en guerre.
Considèrent-ils le Nord et le centre du pays, y compris la capitale Karagol, comme des zones perdues ? Certes, les grèves ouvrières et les manifestations pacifiques de cette dernière ont suscité la peur, mais ne fallait-il pas écouter la gronde populaire et accéder à leurs revendications légitimes sur le plan social, plutôt que d'écraser la contestation au risque d'empirer les phénomènes de radicalisation ?
Le devoir de tout karmali, issu du peuple et attaché au développement d'un autre royalisme, plus social et humain, est de s'opposer à la construction de ce nouveau "mur de la honte", lequel exacerbera inévitablement les discriminations et injustices entre les peuples de notre pays déjà meurtri.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144901-960766murdarod.jpg[/img]
Vers la construction d'un mur pour séparer le Karmalistan en deux
Au Nord, le "Nod", victime de la misère et du chaos de la guerre civile. Au Sud, le "Dar", zone de paix bénéficiant d'une certaine prospérité économique.
Après la suppression de l'hymne national, voilà que les mauvais conseillers du roi, des businessmen de la côte aux généraux rajans, jugent bon d'édifier un mur pour séparer notre glorieuse nation en deux.
Soucieux de préserver l'image du Darestan [Dar], d'y accumuler toujours plus de richesses venues du commerce extérieur, d'y faire affluer les touristes et les investissements, le Shakhanat sacrifie son peuple et son unité, en abandonnant à leur sort les populations désemparées du Nord, afin de mieux s'occuper de ceux qui ont déjà tout. A l'exclusion bien-sûr des bidonvilles du Sud, dont-ils espèrent chasser à terme leurs occupants... vers le Nord en guerre.
Considèrent-ils le Nord et le centre du pays, y compris la capitale Karagol, comme des zones perdues ? Certes, les grèves ouvrières et les manifestations pacifiques de cette dernière ont suscité la peur, mais ne fallait-il pas écouter la gronde populaire et accéder à leurs revendications légitimes sur le plan social, plutôt que d'écraser la contestation au risque d'empirer les phénomènes de radicalisation ?
Le devoir de tout karmali, issu du peuple et attaché au développement d'un autre royalisme, plus social et humain, est de s'opposer à la construction de ce nouveau "mur de la honte", lequel exacerbera inévitablement les discriminations et injustices entre les peuples de notre pays déjà meurtri.
-
Vladimir Ivanov
Suqqur
Vers la construction d'une barrière protectrice contre les barbares islamo-communistes
Certes, il serait abusif de considérer le Dar comme une région en danger. Les forces armées royales nous protègent effectivement bien au-delà de notre région, et la majeure partie des wilayat du nord demeurent sous notre juridiction.
Néanmoins, l'afflux de réfugiés est à craindre en raison de la guerre, alors qu'il serait justement question de bloquer toute éventuelle pénétration communiste ou islamiste au cœur de notre puissance économique.
Que les sentimentalistes veuillent ou non considérer les faits, notre pays est bel et bien divisé en deux. Et l'avenir du Nord dépendra du dynamisme du Sud. Il en est ainsi selon la réalité économique. C'est pourquoi il faut absolument séparer ces deux entités foncièrement opposées, non-pas politiquement, mais sur un plan purement sécuritaire, afin de préserver le développement économique de l'une, et résoudre méthodiquement, par étapes, chacune des crises de l'autre.
Certains parlent même de la constitution d'une nouvelle entité politique "autonome" au sein du Karmalistan, pour représenter les intérêts du Sud. C'est à notre avis, une excellente idée, largement bénéfique à long terme, s'il on considère la nécessité de faire progresser les libertés politiques et économiques dans cette région clé du commerce mondial.
===> [url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144932-584175karmalistanmur2.png]le tracé du mur en construction[/url]
Vers la construction d'une barrière protectrice contre les barbares islamo-communistes
Certes, il serait abusif de considérer le Dar comme une région en danger. Les forces armées royales nous protègent effectivement bien au-delà de notre région, et la majeure partie des wilayat du nord demeurent sous notre juridiction.
Néanmoins, l'afflux de réfugiés est à craindre en raison de la guerre, alors qu'il serait justement question de bloquer toute éventuelle pénétration communiste ou islamiste au cœur de notre puissance économique.
Que les sentimentalistes veuillent ou non considérer les faits, notre pays est bel et bien divisé en deux. Et l'avenir du Nord dépendra du dynamisme du Sud. Il en est ainsi selon la réalité économique. C'est pourquoi il faut absolument séparer ces deux entités foncièrement opposées, non-pas politiquement, mais sur un plan purement sécuritaire, afin de préserver le développement économique de l'une, et résoudre méthodiquement, par étapes, chacune des crises de l'autre.
Certains parlent même de la constitution d'une nouvelle entité politique "autonome" au sein du Karmalistan, pour représenter les intérêts du Sud. C'est à notre avis, une excellente idée, largement bénéfique à long terme, s'il on considère la nécessité de faire progresser les libertés politiques et économiques dans cette région clé du commerce mondial.
===> [url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144932-584175karmalistanmur2.png]le tracé du mur en construction[/url]
-
Vladimir Ivanov
Suqqur
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144959-292871karachiportongrowthtrack.jpg[/img]
Développement de nos ports et de notre flotte marchande
L'avenir de notre royaume, c'est la mer. Plus de la moitié du revenu national produit chaque année est concentré sur les trois violyati du Dahār : Dahārpur, Mirpur et Hyperābād. Cette région côtière peuplée de 20 millions d'habitants (15 millions de Rajans, 4 millions d'immigrés/réfugiés tojiks, qarlouks ou syirs, 1 million d'étrangers), représente pourtant moins du quart de la population totale. Autrement dit, un habitant du littoral (près de 1 000 $ par hab.) bénéficie d'une valeur productive égale à près de quatre habitants de l'intérieur des terres (moins de 250 $ par tête...). A noter que la moyenne nationale est de seulement 412 $. Ce qui fait du Karmalistan l'un des pays les plus pauvres du Monde... Si le Dahar proclamait son indépendance, il bondirait de 10 places dans le classement. Certes, sans parvenir au niveau des grands pays développés, en raison de la vague de réfugiés misérables et des bidonvilles qui infestent encore les grandes cités en pleine effervescence.
Ce constat est sans appel : le Karmalistan doit s'ouvrir au monde, il doit s'appuyer sur son commerce extérieur pour à la fois exporter ses richesses naturelles et importer les services, technologies et savoirs-faire dont-il a besoin. C'est de son littoral que proviendra le salut du reste du territoire. C'est d'ici que devra se répandre la "contagion de la paix", et en finir avec la guerre civile qui meurtrie le nord depuis trop d'années.
C'est pourquoi le gouvernement vient de lancer des appels d'offre à destination d'entreprises nationales ou étrangères, dans le but de développer la capacité portuaire des deux grands ports de commerce du pays, à savoir Daharpur et Mirpur. Parallèlement, trois programmes de recherche ont été lancé pour appuyer ce projet. Ceux-ci consisteront d'abord à améliorer nos porte-conteneurs et nos méthaniers (le Karmalistan possède d'importants gisements de gaz naturel, bien qu'il soit nécessaire de le liquéfier une fois extrait). Enfin, pour assurer une éventuelle protection rapprochée, efficace et adaptée, il convient de développer des frégates, navires de guerre rapides, plus utiles à notre stratégie (notamment la lutte anti-piraterie) que les croiseurs ou les sous-marins.
Autre élément indispensable au développement économique, la conception des centrales thermiques fonctionnant au pétrole nous permettra de diversifier nos sources d'approvisionnement. Enfin, les services de télécommunications feront également partie des priorités, bien qu'un soutien extérieur sera indispensable pour progresser dans ce domaine.
Mais c'est le rôle de la diplomatie, et donc du gouvernement. Un processus de démilitarisation progressive, sur le plan purement quantitatif (au profit de la qualité), sera tout autant essentiel pour soulager notre dynamisme économique. Dans l'espoir que le roi tende l'oreille vers ses plus sages conseillers afin de mener à bien ces réformes.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517144959-292871karachiportongrowthtrack.jpg[/img]
Développement de nos ports et de notre flotte marchande
L'avenir de notre royaume, c'est la mer. Plus de la moitié du revenu national produit chaque année est concentré sur les trois violyati du Dahār : Dahārpur, Mirpur et Hyperābād. Cette région côtière peuplée de 20 millions d'habitants (15 millions de Rajans, 4 millions d'immigrés/réfugiés tojiks, qarlouks ou syirs, 1 million d'étrangers), représente pourtant moins du quart de la population totale. Autrement dit, un habitant du littoral (près de 1 000 $ par hab.) bénéficie d'une valeur productive égale à près de quatre habitants de l'intérieur des terres (moins de 250 $ par tête...). A noter que la moyenne nationale est de seulement 412 $. Ce qui fait du Karmalistan l'un des pays les plus pauvres du Monde... Si le Dahar proclamait son indépendance, il bondirait de 10 places dans le classement. Certes, sans parvenir au niveau des grands pays développés, en raison de la vague de réfugiés misérables et des bidonvilles qui infestent encore les grandes cités en pleine effervescence.
Ce constat est sans appel : le Karmalistan doit s'ouvrir au monde, il doit s'appuyer sur son commerce extérieur pour à la fois exporter ses richesses naturelles et importer les services, technologies et savoirs-faire dont-il a besoin. C'est de son littoral que proviendra le salut du reste du territoire. C'est d'ici que devra se répandre la "contagion de la paix", et en finir avec la guerre civile qui meurtrie le nord depuis trop d'années.
C'est pourquoi le gouvernement vient de lancer des appels d'offre à destination d'entreprises nationales ou étrangères, dans le but de développer la capacité portuaire des deux grands ports de commerce du pays, à savoir Daharpur et Mirpur. Parallèlement, trois programmes de recherche ont été lancé pour appuyer ce projet. Ceux-ci consisteront d'abord à améliorer nos porte-conteneurs et nos méthaniers (le Karmalistan possède d'importants gisements de gaz naturel, bien qu'il soit nécessaire de le liquéfier une fois extrait). Enfin, pour assurer une éventuelle protection rapprochée, efficace et adaptée, il convient de développer des frégates, navires de guerre rapides, plus utiles à notre stratégie (notamment la lutte anti-piraterie) que les croiseurs ou les sous-marins.
Autre élément indispensable au développement économique, la conception des centrales thermiques fonctionnant au pétrole nous permettra de diversifier nos sources d'approvisionnement. Enfin, les services de télécommunications feront également partie des priorités, bien qu'un soutien extérieur sera indispensable pour progresser dans ce domaine.
Mais c'est le rôle de la diplomatie, et donc du gouvernement. Un processus de démilitarisation progressive, sur le plan purement quantitatif (au profit de la qualité), sera tout autant essentiel pour soulager notre dynamisme économique. Dans l'espoir que le roi tende l'oreille vers ses plus sages conseillers afin de mener à bien ces réformes.
-
Vladimir Ivanov
Juillet 2033
Shakhan'anjar
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/547642KhanatIslamiqueduKarmalistan.png[/img] - [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/21/1495632869-flag-dump-united-commonwealth-by-thadrummer-d9hw5j7-2.png[/img]
VERS UNE ALLIANCE BILATÉRALE AVEC LA BRITONNIE
Notre roi Ismaïl V a récemment engagé un processus de rapprochement avec le Royaume-Uni de Britonnie, et plus particulièrement en réalité, avec le Commonwealth. En effet une rencontre politique personnelle fut organisée entre les deux souverains, le Shakhan du Karmalistan avec le roi d'Albion et aux multiples autres titres, Clarkson III, régnant sur l'ensemble de l'union du Commonwealth.
Pour rappel, le Commonwealth se divise en deux premières catégories : l'empire Britonnique et l'Algarbe du Sud, l'île australe du continent éponyme. Le premier se subdivise à son tour entre la Britonnie, centre névralgique de l'empire (dont le cœur se trouve dans la province d'Albion), le territoire arctique de Nunakya et le comptoir de Yanaon en Uhmali (dits "territoires d'outre-mer").
Ce qu'on n'oubliera pas d'ajouter, c'est qu'en plus de cette association d’États sous la suzeraineté du roi d'Albion, s'est constituée l'Union Panocéanique (UPO), regroupant sous la forme d'une sorte d'alliance confédérée, en plus du Commonwealth lui-même, le petit État de Grand-Bradan, les deux archipels austraux de la République de Vryheid ainsi que la multitude d'îles de la Republic of Wildhorn éparpillées entre le sud de la Dorimarie et le nord-ouest de la Dytolie. Mais quelle est son but, quelle est son identité politique ?
L'article 3 de la constitution de l'UPO précise l'orientation idéologique libérale-démocrate capitaliste :
[quote]La liberté doit être économique , politique et sociale . Elle donne aux individualités les moyens d'atteindre la satisfaction et l'accomplissement personnel de soi , et consolide la responsabilité individuelle de chaque homme et femme . En étant un individu responsable , l'on permet à la société d'exister sans heurts et une société pacifique est l'idéal de la responsabilité collective .[/quote]
Mais là où cet empire porte bien son nom, c'est quand il dispose effectivement d'un gigantesque potentiel de projection, fondé sur la mer et selon un axe méridien, allant de l'Arctique à l'Antarctique (Sud de l'Algarbe et de la Dorimarie), en passant par l'espace nord-ouest de la Dytolie. Le comptoir en Uhmalie lui donne même une présence en extrême Orient.
Selon les prédictions les plus sérieuses, pour l'année 2033, le Commonwealth grimperait au top-5 des nations les plus riches en valeur absolue (avec autour de 90 milliards $ de PIB). Puissance reconnue mais critiquée, elle a de quoi se défendre grâce à son armée, l'une des plus modernes (mais pas la plus forte, pour l'instant), à son parc satellitaire et son stock de missiles balistiques, respectivement deuxième et premier au monde.
En terme de poids économique, l'UPO ajoute plus de 70 milliards $ supplémentaires, ce qui, avec la croissance respective de chaque membre, permettra de gonfler la somme cumulée de tous les PIB jusqu'à 200 milliards en 2033. Ce qui fera de la confédération, et de très loin, la première puissance économique mondiale.
Son seul vrai point faible : son poids démographique. La population n'excède pas les 22 millions pour le Commonwealth, soit à peine... 32 millions pour l'UPO tout-entier ! Le seul Dahar (provinces côtières karmalis), élargi aux autres petits viloyati rajans du Sud, est ainsi plus peuplé que l'ensemble du Commonwealth.
Mais cet état de fait traduit l'extrême disparité de richesse entre cet "empire" et le Shakhanat... et complémentarité implique convergence.
Si ce rapprochement était contesté par les républicains sociaux-démocrates du PRIK (Parti révolutionnaire institutionnel karmali), il fut approuvé par tous les autres, y compris par les islamistes conservateurs, rassemblées pour l'écrasante majorité, derrière leur roi. Dans le contexte de la "partition" du pays, et de l'hégémonie politique du Dahar (par ailleurs la zone la plus développée et pacifique du Karmalistan), les idées économiquement libérales et moralement conservatrices défendues par le Commonwealth et l'Union Panocéanique, sous le leadership de la charismatique première ministre Margaret Spencer, sont très appréciées, tant par les royalistes que par libéraux-démocrates et les principaux chefs religieux, "progressistes" comme "conservateurs".
Certains contempteurs du traité y dénoncent cependant une manière sournoise ou larvée de contrebalancer la menace que représenterait, sur long terme, notre grand voisin (et futur rival ?) janubien, l'Eashatri. En plus des accords économiques importants qui viennent d'être conclus avec l'ancienne grande puissance coloniale qui a dominé la Janubie pendant plus d'un siècle (Raj en Eashatri), ont été signé des traités de collaboration technique, et même militaire, avec la mise en place d'une facilité navale pour le mouillage des navires de la flotte britonnique sur le Dar, au port militaire de Kandrach. Une aubaine pour les Britons, qui pourront donc surveiller à nouveau cet isthme stratégique. Cette analyse a cependant été contredite par le rapprochement engagé à l'initiative cette fois-ci du chef du gouvernement, Ahmadzaï Khan, à destination de l'Empire d'Eashatri, également sous influence islamique mais majoritairement hindoue.
De plus, c'est moins sous la pression des "Karmalis septentrionaux" (lesquels abhorrent massivement les Britons, considérés comme des néocolonialistes "arrogants, cupides et dégénérés") que par respect pour le voisin eashe, que le roi a refusé d'aller jusqu'à établir une base militaire étrangère (en l'occurrence ici, britonnique) permanente à Kandrach. On se souvient aussi des vives critiques exprimées par les Karmalis (notamment septentrionaux, médias tojiks ou qarlouks de Karagol) contre les interventions occidentales en Ashurdabad. Tout ceci empêchera probablement toute adhésion à l'Union Panocéanique, mais par ce traité et cette amitié nouée directement avec le roi Clarkson III, le roi Ismaïl V fait coup triple :
_ un rééquilibrage bénéfique des rapports de force régionaux, en se rapprochant à la fois des Britons et de l'Eashatri
_ une accélération du développement technique et économique du Karmalistan, à travers son ouverture diplomatique
_ une victoire politique incontestable de la royauté en politique intérieure, soit une défaite infligée aux républicains tojiks (on l'a vu, bien plus circonspects à l'égard du Commonwealth), décrédibilisés en paraissant désormais pour des isolationnistes rétrogrades.
De plus, c'est aussi un acte qui confirme la "daharisation" du Karmalistan, le pivot politique se déplaçant de plus en plus de la capitale historique Karagol à la capitale économique Daharpur, "du Nord barbare au Sud civilisé" comme diraient nos collègues de Suqqur.
Enfin, l'amitié forgée avec Clarkson III permet à Ismaïl V d'accroître son prestige tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Un prestige royal et donc national, dont avait bien besoin le peuple karmali, afin de retrouver confiance en soi !
Shakhan'anjar
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/547642KhanatIslamiqueduKarmalistan.png[/img] - [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/21/1495632869-flag-dump-united-commonwealth-by-thadrummer-d9hw5j7-2.png[/img]
VERS UNE ALLIANCE BILATÉRALE AVEC LA BRITONNIE
Notre roi Ismaïl V a récemment engagé un processus de rapprochement avec le Royaume-Uni de Britonnie, et plus particulièrement en réalité, avec le Commonwealth. En effet une rencontre politique personnelle fut organisée entre les deux souverains, le Shakhan du Karmalistan avec le roi d'Albion et aux multiples autres titres, Clarkson III, régnant sur l'ensemble de l'union du Commonwealth.
Pour rappel, le Commonwealth se divise en deux premières catégories : l'empire Britonnique et l'Algarbe du Sud, l'île australe du continent éponyme. Le premier se subdivise à son tour entre la Britonnie, centre névralgique de l'empire (dont le cœur se trouve dans la province d'Albion), le territoire arctique de Nunakya et le comptoir de Yanaon en Uhmali (dits "territoires d'outre-mer").
Ce qu'on n'oubliera pas d'ajouter, c'est qu'en plus de cette association d’États sous la suzeraineté du roi d'Albion, s'est constituée l'Union Panocéanique (UPO), regroupant sous la forme d'une sorte d'alliance confédérée, en plus du Commonwealth lui-même, le petit État de Grand-Bradan, les deux archipels austraux de la République de Vryheid ainsi que la multitude d'îles de la Republic of Wildhorn éparpillées entre le sud de la Dorimarie et le nord-ouest de la Dytolie. Mais quelle est son but, quelle est son identité politique ?
L'article 3 de la constitution de l'UPO précise l'orientation idéologique libérale-démocrate capitaliste :
[quote]La liberté doit être économique , politique et sociale . Elle donne aux individualités les moyens d'atteindre la satisfaction et l'accomplissement personnel de soi , et consolide la responsabilité individuelle de chaque homme et femme . En étant un individu responsable , l'on permet à la société d'exister sans heurts et une société pacifique est l'idéal de la responsabilité collective .[/quote]
Mais là où cet empire porte bien son nom, c'est quand il dispose effectivement d'un gigantesque potentiel de projection, fondé sur la mer et selon un axe méridien, allant de l'Arctique à l'Antarctique (Sud de l'Algarbe et de la Dorimarie), en passant par l'espace nord-ouest de la Dytolie. Le comptoir en Uhmalie lui donne même une présence en extrême Orient.
Selon les prédictions les plus sérieuses, pour l'année 2033, le Commonwealth grimperait au top-5 des nations les plus riches en valeur absolue (avec autour de 90 milliards $ de PIB). Puissance reconnue mais critiquée, elle a de quoi se défendre grâce à son armée, l'une des plus modernes (mais pas la plus forte, pour l'instant), à son parc satellitaire et son stock de missiles balistiques, respectivement deuxième et premier au monde.
En terme de poids économique, l'UPO ajoute plus de 70 milliards $ supplémentaires, ce qui, avec la croissance respective de chaque membre, permettra de gonfler la somme cumulée de tous les PIB jusqu'à 200 milliards en 2033. Ce qui fera de la confédération, et de très loin, la première puissance économique mondiale.
Son seul vrai point faible : son poids démographique. La population n'excède pas les 22 millions pour le Commonwealth, soit à peine... 32 millions pour l'UPO tout-entier ! Le seul Dahar (provinces côtières karmalis), élargi aux autres petits viloyati rajans du Sud, est ainsi plus peuplé que l'ensemble du Commonwealth.
Mais cet état de fait traduit l'extrême disparité de richesse entre cet "empire" et le Shakhanat... et complémentarité implique convergence.
Si ce rapprochement était contesté par les républicains sociaux-démocrates du PRIK (Parti révolutionnaire institutionnel karmali), il fut approuvé par tous les autres, y compris par les islamistes conservateurs, rassemblées pour l'écrasante majorité, derrière leur roi. Dans le contexte de la "partition" du pays, et de l'hégémonie politique du Dahar (par ailleurs la zone la plus développée et pacifique du Karmalistan), les idées économiquement libérales et moralement conservatrices défendues par le Commonwealth et l'Union Panocéanique, sous le leadership de la charismatique première ministre Margaret Spencer, sont très appréciées, tant par les royalistes que par libéraux-démocrates et les principaux chefs religieux, "progressistes" comme "conservateurs".
Certains contempteurs du traité y dénoncent cependant une manière sournoise ou larvée de contrebalancer la menace que représenterait, sur long terme, notre grand voisin (et futur rival ?) janubien, l'Eashatri. En plus des accords économiques importants qui viennent d'être conclus avec l'ancienne grande puissance coloniale qui a dominé la Janubie pendant plus d'un siècle (Raj en Eashatri), ont été signé des traités de collaboration technique, et même militaire, avec la mise en place d'une facilité navale pour le mouillage des navires de la flotte britonnique sur le Dar, au port militaire de Kandrach. Une aubaine pour les Britons, qui pourront donc surveiller à nouveau cet isthme stratégique. Cette analyse a cependant été contredite par le rapprochement engagé à l'initiative cette fois-ci du chef du gouvernement, Ahmadzaï Khan, à destination de l'Empire d'Eashatri, également sous influence islamique mais majoritairement hindoue.
De plus, c'est moins sous la pression des "Karmalis septentrionaux" (lesquels abhorrent massivement les Britons, considérés comme des néocolonialistes "arrogants, cupides et dégénérés") que par respect pour le voisin eashe, que le roi a refusé d'aller jusqu'à établir une base militaire étrangère (en l'occurrence ici, britonnique) permanente à Kandrach. On se souvient aussi des vives critiques exprimées par les Karmalis (notamment septentrionaux, médias tojiks ou qarlouks de Karagol) contre les interventions occidentales en Ashurdabad. Tout ceci empêchera probablement toute adhésion à l'Union Panocéanique, mais par ce traité et cette amitié nouée directement avec le roi Clarkson III, le roi Ismaïl V fait coup triple :
_ un rééquilibrage bénéfique des rapports de force régionaux, en se rapprochant à la fois des Britons et de l'Eashatri
_ une accélération du développement technique et économique du Karmalistan, à travers son ouverture diplomatique
_ une victoire politique incontestable de la royauté en politique intérieure, soit une défaite infligée aux républicains tojiks (on l'a vu, bien plus circonspects à l'égard du Commonwealth), décrédibilisés en paraissant désormais pour des isolationnistes rétrogrades.
De plus, c'est aussi un acte qui confirme la "daharisation" du Karmalistan, le pivot politique se déplaçant de plus en plus de la capitale historique Karagol à la capitale économique Daharpur, "du Nord barbare au Sud civilisé" comme diraient nos collègues de Suqqur.
Enfin, l'amitié forgée avec Clarkson III permet à Ismaïl V d'accroître son prestige tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Un prestige royal et donc national, dont avait bien besoin le peuple karmali, afin de retrouver confiance en soi !
-
Vladimir Ivanov
24 Juillet 2033
Shakhan'anjar
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145016-575149universitlibrededaharpuruldp.jpg[/img]
L'ULDP : l'Université Libre de Daharpur, inaugurée lors de la visite du ministre des affaires étrangères de l'empire d'Eashatri
Actualité en bref :
===> I- Inauguration d'un vaste complexe universitaire, institution privée laïque et mixte, à Daharpur : d'architecture traditionnelle néojanubienne, elle accueillera pas moins de 80 000 étudiants, et servira à favoriser l'interconnexion avec les autres peuples du Monde. Indépendante de toute censure de la part de la Shura des Mollahs, elle sera également ouverte à tous les professeurs reconnus, nationaux ou étrangers, de qu'elles confessions fussent-ils (hors extrémistes, notamment communistes et salafistes, bien-évidemment). Elle sera subdivisée en six grandes facultés :
_ arts (beaux-arts, études culturelles -spécialité janubienne-, littéraires, cinématographiques...),
_ sciences sociales (anthropologie, histoire, géographie, sociologie),
_ commerce et management (finance, commerce international, microéconomie, administration d'entreprise...)
_ droit (études des lois, de la Justice, criminologie...)
_ sciences (statistiques, mathématiques, biologie, géologie, climatologie, physiques, chimie, neurologie, informatique, biotechnologie, nanotechnologie...)
_ ingénierie et techniques (pour techniciens et ingénieurs, dans la mécanique, la sidérurgie, l’électricité, l’électronique, la construction civile, l'entretien...)
===> II- Par respect pour la bienséance diplomatique autant que pour son homologue et ami, le roi d'Albion, le Shakhan a choisi de rester silencieux et a refusé catégoriquement de commenter la crise diplomatique qui a éclaté entre l'empire britonnique et la Janubie depuis les dernières paroles très directes de la première ministre Spencer quant à ses objectifs idéologiques, géopolitiques et géoéconomiques.
Le chef du gouvernement a néanmoins pris la peine de préciser que ces paroles de Mme Spencer furent "sans doute maladroites", avant d'ajouter que le Karmalistan "souhaitait de tout cœur une réconciliation entre le Commonwealth et les pays janubiens au moyen pourquoi pas d'un dialogue mutuel constructif arbitré par le Mahajanubia, véritable pont culturel et stratégique entre ces deux honorables mondes."
===> III- Vers une laïcisation du pouvoir : des débats agitent le Majlis sur la question de la levée de la "Qonuni mullono", la loi interdisant à tout non-musulman d'intégrer le gouvernement ou les instances judiciaires régionales. Le chef du gouvernement soutient vigoureusement cette proposition faite par le parti républicain et laïc Jumhuriyat (35% de la députation), et il semblerait que cette levée soit votée à une courte majorité d'ici les prochains jours.
Shakhan'anjar
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145016-575149universitlibrededaharpuruldp.jpg[/img]
L'ULDP : l'Université Libre de Daharpur, inaugurée lors de la visite du ministre des affaires étrangères de l'empire d'Eashatri
Actualité en bref :
===> I- Inauguration d'un vaste complexe universitaire, institution privée laïque et mixte, à Daharpur : d'architecture traditionnelle néojanubienne, elle accueillera pas moins de 80 000 étudiants, et servira à favoriser l'interconnexion avec les autres peuples du Monde. Indépendante de toute censure de la part de la Shura des Mollahs, elle sera également ouverte à tous les professeurs reconnus, nationaux ou étrangers, de qu'elles confessions fussent-ils (hors extrémistes, notamment communistes et salafistes, bien-évidemment). Elle sera subdivisée en six grandes facultés :
_ arts (beaux-arts, études culturelles -spécialité janubienne-, littéraires, cinématographiques...),
_ sciences sociales (anthropologie, histoire, géographie, sociologie),
_ commerce et management (finance, commerce international, microéconomie, administration d'entreprise...)
_ droit (études des lois, de la Justice, criminologie...)
_ sciences (statistiques, mathématiques, biologie, géologie, climatologie, physiques, chimie, neurologie, informatique, biotechnologie, nanotechnologie...)
_ ingénierie et techniques (pour techniciens et ingénieurs, dans la mécanique, la sidérurgie, l’électricité, l’électronique, la construction civile, l'entretien...)
===> II- Par respect pour la bienséance diplomatique autant que pour son homologue et ami, le roi d'Albion, le Shakhan a choisi de rester silencieux et a refusé catégoriquement de commenter la crise diplomatique qui a éclaté entre l'empire britonnique et la Janubie depuis les dernières paroles très directes de la première ministre Spencer quant à ses objectifs idéologiques, géopolitiques et géoéconomiques.
Le chef du gouvernement a néanmoins pris la peine de préciser que ces paroles de Mme Spencer furent "sans doute maladroites", avant d'ajouter que le Karmalistan "souhaitait de tout cœur une réconciliation entre le Commonwealth et les pays janubiens au moyen pourquoi pas d'un dialogue mutuel constructif arbitré par le Mahajanubia, véritable pont culturel et stratégique entre ces deux honorables mondes."
===> III- Vers une laïcisation du pouvoir : des débats agitent le Majlis sur la question de la levée de la "Qonuni mullono", la loi interdisant à tout non-musulman d'intégrer le gouvernement ou les instances judiciaires régionales. Le chef du gouvernement soutient vigoureusement cette proposition faite par le parti républicain et laïc Jumhuriyat (35% de la députation), et il semblerait que cette levée soit votée à une courte majorité d'ici les prochains jours.
-
Vladimir Ivanov
Suqqur
[HRP : je rappelle que ce journal est d'idéologie libérale, anti-islamiste et anticommuniste.]
Autoritarisme, Totalitarisme : quelle différence ?
[la réalité]
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145016-648374allgorietotalitarisme22.png[/img]
Une allégorie de la Terreur en système totalitaire à travers un simple portrait photographique...
[la fiction]
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145016-610512allgorietotalitarisme12.png[/img]
...ou une propagande sur la "Femme Nouvelle", jeune et belle pour idéaliser la société à venir, mais aux vêtements sobres et communs pour démontrer à la fois son humilité comme individu altruiste, sa "dignité" comme soldate à l'égal de l'homme, et enfin sa "pureté" révolutionnaire, n'ayant d'autres desseins que de servir le peuple. Finalement une autre allégorie du totalitarisme...
Avec la vulgarisation -médiatique ou orale-, avec l'usage -volontaire ou inconscient- de simplismes, selon que l'on soit un peu idiot ou opportuniste, beaucoup de gens confondent les deux termes et utilisent le second pour dénoncer le premier. Or, force est de constater que les deux régimes n'ont pas grand chose à voir l'un avec l'autre. Il n'est même pas vraiment question de "degrés de liberté" des citoyens, ou de "niveau de violence" du régime... mais plutôt de la nature même de cet État et de cette société. Cela au point de marquer une véritable différence civilisationnelle, une fracture de fond, puisqu'il en va du comportement même des citoyens, de leur instinct, de leur intimité et de leur philosophie profonde. Ce qui va jusqu'à faire dire à certains politologues que l'autoritarisme est un système politique plus proche de la démocratie libérale... qu'il ne l'est du totalitarisme !
Certes, les deux sont absolument condamnables. Mais d'un point de vue purement technique, voire historique, on ne pourra pas leur donner tort, tant ce dernier est dangereux, criminel et potentiellement apocalyptique. Là où, au contraire, l'autoritarisme éclairé peut amener progressivement la population à prendre conscience de son aspiration à liberté grâce à la hausse de son niveau de vie. Jusqu'au rétablissement du "moins pire des systèmes", pour un État de droit, un "régime" davantage humain et pondéré.
Les différences entre les deux régimes, en clair :
1
_ un régime autoritaire réagit. Il réprime les manifestations lorsqu'elles éclatent. Il ne peut intervenir efficacement qu'en aval des évènements.
_ un régime totalitaire révolutionne. Il court-circuite les troubles en amont, pour rendre toute contestation inenvisageable.
2
_ un régime autoritaire utilise la peur pour dissuader et décourager l'opposition (mais celle-ci demeure). Ses méthodes brutales sont parfois maladroites et donc ridiculisées. Ses cibles : les opposants politiques et certaines catégories de personnes selon divers critères.
_ un régime totalitaire orchestre la terreur afin de pétrifier et détruire toute opposition éventuelle, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Ses méthodes suscitent une épouvante qui paralyse l'observateur. Ses cibles : tous.
3
_ un régime autoritaire est toujours capitaliste, souvent libéral bien qu'il puisse employer une économie mixte. Son système social est profondément inégalitaire, c'est l'opulence qui côtoie la misère.
_ un régime totalitaire peut être soit une forme avancée de socialisme (d'idéologie communiste), soit une forme de "capitalisme" d’État intégral. Son système social est... étrangement "égalitaire" et uniforme.
4
_ un régime autoritaire maintient une élite au pouvoir, conservatrice et attachée à ses privilèges.
_ un régime totalitaire détruit sa propre "élite", puis la renouvelle périodiquement via d'incessantes purges, jusqu'à la faire disparaître définitivement.
5
_ un régime autoritaire est un despotisme militaire ou policier, qui dicte ce qu'il ne faut pas faire et se fiche du reste. Le citoyen peut mener une vie débridée, du moment qu'il ne remet pas en cause la sécurité du pouvoir et de ses élites. Elle peut être une forme de propriété privée dont jouirait un souverain particulièrement tyrannique "selon son bon plaisir".
_ un régime totalitaire est une idéocratie de parti unique, qui dicte ce qu'il faut faire en changeant les cœurs. Le citoyen est absorbé "corps-et-âme" par le système, vie privée comprise, au point qu'il en devient son partisan le plus zélé. L'éventuel "guide suprême" est un bourreau de travail qui sacrifie ses intérêts personnels et sa propre famille au nom de son fanatisme idéologique.
6
_ un régime autoritaire défend un ordre moral, dit "réactionnaire", souvent religieux, toujours cyclique (primat de la Nature) et tribalisant (nationalisme). Bien qu'il puisse prendre également la forme d'un empire ayant pour but la domination du monde.
_ un régime totalitaire érige une vertu révolutionnaire, souvent "laïque", toujours linéaire (primat du Progrès) et universaliste (mondialisme). Bien qu'il puisse également tirer parti d'un nationalisme à titre provisoire.
7
_ un régime autoritaire veut préserver la nature humaine, la défendre contre les évolutions de la modernité.
_ un régime totalitaire cherche à transformer la nature humaine en bouleversant le mode de production, afin de forger un "Homme Nouveau" (voire un transhumain / post-humain).
Aujourd'hui, il semble qu'aucun État n'a (encore) adopté ce modèle. D'ailleurs, si l'on suit ces sept critères, le fascisme au sens strict de type céruléo-dytolique ne fut qu'un autoritarisme parmi d'autres (même s'il partageait en effet les deux critères du point 7, le distinguant alors nettement des régimes traditionalistes).
Néanmoins, certains accusent la Bykova d'être un pays totalitaire de par son mode de production socialiste. Mais il manquerait quelques critères valables, comme l'absence d'une Terreur digne de ce nom, ou d'un véritable Parti-État.
Quoiqu'il en soit, l'Histoire a montré qu'un régime totalitaire est infiniment plus meurtrier encore qu'un régime autoritaire. Tout simplement parce qu'il est plus efficace, plus ambitieux, plus séduisant, et surtout plus logique avec lui-même. C'est la raison pour laquelle il ne faudra pas hésiter à rejoindre les régimes autoritaires, dans leur lutte contre toute éventuelle émergence de pays communistes, intrinsèquement totalitaires, et de ce fait, représentants une menace inédite pour l'Humanité entière.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145023-212457toutunsymbole.jpg[/img]
Le symbole utilisé par les sites internet de la droite autoritaire. Un homme et aristocrate dandy, représentant à la fois le patriarcat, la féodalité et les privilèges. Les codes stricts ("ordre moral") de son apparence vestimentaire dissimulent très mal son égoïsme cultivé, son attitude arrogante et son mode de vie libertin assumé.
Mais... c'est en cela finalement qu'on peut considérer la liberté individuelle comme existante sous l'autoritarisme ou la féodalité, là où elle disparaît dans la "masse" et la "totalité" du côté des régimes communistes totalitaires.
[HRP : je rappelle que ce journal est d'idéologie libérale, anti-islamiste et anticommuniste.]
Autoritarisme, Totalitarisme : quelle différence ?
[la réalité]
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145016-648374allgorietotalitarisme22.png[/img]
Une allégorie de la Terreur en système totalitaire à travers un simple portrait photographique...
[la fiction]
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145016-610512allgorietotalitarisme12.png[/img]
...ou une propagande sur la "Femme Nouvelle", jeune et belle pour idéaliser la société à venir, mais aux vêtements sobres et communs pour démontrer à la fois son humilité comme individu altruiste, sa "dignité" comme soldate à l'égal de l'homme, et enfin sa "pureté" révolutionnaire, n'ayant d'autres desseins que de servir le peuple. Finalement une autre allégorie du totalitarisme...
Avec la vulgarisation -médiatique ou orale-, avec l'usage -volontaire ou inconscient- de simplismes, selon que l'on soit un peu idiot ou opportuniste, beaucoup de gens confondent les deux termes et utilisent le second pour dénoncer le premier. Or, force est de constater que les deux régimes n'ont pas grand chose à voir l'un avec l'autre. Il n'est même pas vraiment question de "degrés de liberté" des citoyens, ou de "niveau de violence" du régime... mais plutôt de la nature même de cet État et de cette société. Cela au point de marquer une véritable différence civilisationnelle, une fracture de fond, puisqu'il en va du comportement même des citoyens, de leur instinct, de leur intimité et de leur philosophie profonde. Ce qui va jusqu'à faire dire à certains politologues que l'autoritarisme est un système politique plus proche de la démocratie libérale... qu'il ne l'est du totalitarisme !
Certes, les deux sont absolument condamnables. Mais d'un point de vue purement technique, voire historique, on ne pourra pas leur donner tort, tant ce dernier est dangereux, criminel et potentiellement apocalyptique. Là où, au contraire, l'autoritarisme éclairé peut amener progressivement la population à prendre conscience de son aspiration à liberté grâce à la hausse de son niveau de vie. Jusqu'au rétablissement du "moins pire des systèmes", pour un État de droit, un "régime" davantage humain et pondéré.
Les différences entre les deux régimes, en clair :
1
_ un régime autoritaire réagit. Il réprime les manifestations lorsqu'elles éclatent. Il ne peut intervenir efficacement qu'en aval des évènements.
_ un régime totalitaire révolutionne. Il court-circuite les troubles en amont, pour rendre toute contestation inenvisageable.
2
_ un régime autoritaire utilise la peur pour dissuader et décourager l'opposition (mais celle-ci demeure). Ses méthodes brutales sont parfois maladroites et donc ridiculisées. Ses cibles : les opposants politiques et certaines catégories de personnes selon divers critères.
_ un régime totalitaire orchestre la terreur afin de pétrifier et détruire toute opposition éventuelle, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Ses méthodes suscitent une épouvante qui paralyse l'observateur. Ses cibles : tous.
3
_ un régime autoritaire est toujours capitaliste, souvent libéral bien qu'il puisse employer une économie mixte. Son système social est profondément inégalitaire, c'est l'opulence qui côtoie la misère.
_ un régime totalitaire peut être soit une forme avancée de socialisme (d'idéologie communiste), soit une forme de "capitalisme" d’État intégral. Son système social est... étrangement "égalitaire" et uniforme.
4
_ un régime autoritaire maintient une élite au pouvoir, conservatrice et attachée à ses privilèges.
_ un régime totalitaire détruit sa propre "élite", puis la renouvelle périodiquement via d'incessantes purges, jusqu'à la faire disparaître définitivement.
5
_ un régime autoritaire est un despotisme militaire ou policier, qui dicte ce qu'il ne faut pas faire et se fiche du reste. Le citoyen peut mener une vie débridée, du moment qu'il ne remet pas en cause la sécurité du pouvoir et de ses élites. Elle peut être une forme de propriété privée dont jouirait un souverain particulièrement tyrannique "selon son bon plaisir".
_ un régime totalitaire est une idéocratie de parti unique, qui dicte ce qu'il faut faire en changeant les cœurs. Le citoyen est absorbé "corps-et-âme" par le système, vie privée comprise, au point qu'il en devient son partisan le plus zélé. L'éventuel "guide suprême" est un bourreau de travail qui sacrifie ses intérêts personnels et sa propre famille au nom de son fanatisme idéologique.
6
_ un régime autoritaire défend un ordre moral, dit "réactionnaire", souvent religieux, toujours cyclique (primat de la Nature) et tribalisant (nationalisme). Bien qu'il puisse prendre également la forme d'un empire ayant pour but la domination du monde.
_ un régime totalitaire érige une vertu révolutionnaire, souvent "laïque", toujours linéaire (primat du Progrès) et universaliste (mondialisme). Bien qu'il puisse également tirer parti d'un nationalisme à titre provisoire.
7
_ un régime autoritaire veut préserver la nature humaine, la défendre contre les évolutions de la modernité.
_ un régime totalitaire cherche à transformer la nature humaine en bouleversant le mode de production, afin de forger un "Homme Nouveau" (voire un transhumain / post-humain).
Aujourd'hui, il semble qu'aucun État n'a (encore) adopté ce modèle. D'ailleurs, si l'on suit ces sept critères, le fascisme au sens strict de type céruléo-dytolique ne fut qu'un autoritarisme parmi d'autres (même s'il partageait en effet les deux critères du point 7, le distinguant alors nettement des régimes traditionalistes).
Néanmoins, certains accusent la Bykova d'être un pays totalitaire de par son mode de production socialiste. Mais il manquerait quelques critères valables, comme l'absence d'une Terreur digne de ce nom, ou d'un véritable Parti-État.
Quoiqu'il en soit, l'Histoire a montré qu'un régime totalitaire est infiniment plus meurtrier encore qu'un régime autoritaire. Tout simplement parce qu'il est plus efficace, plus ambitieux, plus séduisant, et surtout plus logique avec lui-même. C'est la raison pour laquelle il ne faudra pas hésiter à rejoindre les régimes autoritaires, dans leur lutte contre toute éventuelle émergence de pays communistes, intrinsèquement totalitaires, et de ce fait, représentants une menace inédite pour l'Humanité entière.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145023-212457toutunsymbole.jpg[/img]
Le symbole utilisé par les sites internet de la droite autoritaire. Un homme et aristocrate dandy, représentant à la fois le patriarcat, la féodalité et les privilèges. Les codes stricts ("ordre moral") de son apparence vestimentaire dissimulent très mal son égoïsme cultivé, son attitude arrogante et son mode de vie libertin assumé.
Mais... c'est en cela finalement qu'on peut considérer la liberté individuelle comme existante sous l'autoritarisme ou la féodalité, là où elle disparaît dans la "masse" et la "totalité" du côté des régimes communistes totalitaires.