Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]
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Zaldora
[justify]Dans la tempête (3).
17 septembre 2039,
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/28/8qnn.png[/img]
[img]https://www.zupimages.net/up/19/28/p2r3.png[/img]
Alliance.[/center]
Après un été plein de malheurs (émeutes populaires à cause de la spéculation sur le pain, mise à sac de la ville par des mercenaires impayés, puis le chaos qui s'en suivit), et alors que l'Université se tairait toujours chez elle, les deux seules forces restantes dans la capitale étaient parvenues à un accord afin de gouverner Jensgård ensemble. Les chanoines de la Confrérie Sainct Ólafr allaient donc se partager le corps municipal avec les hommes en haillon de la Fraternisté Aurr, prônant une pensée paléo-communiste faite de vie en communauté, de communauté des biens, des outils et de la terre. L'entente reposait sur l'échange suivant : les Aurriens, catholiques superstitieux et millénaristes, se tenaient hors des choses spirituels, en échange de quoi l'Église renflouait sur son denier le trésor citadin et réglait également le Droigt de Commusne dû chaque été, lors de la Saint-Jean, à la Reine. En continuant de le payer, la nouvelle chefferie municipale s'assurait aussi bien de ne pas attirer l'attention que d'une complète liberté sur les affaires qui la concernait. Retranchée dans ses murs et pas mise au fait, l'Université allait-elle suivre le mouvement ou s'y opposer ? Connaissant la turbulence proverbiale de ses écoliers [étudiants], elle était tout à fait capable d'instaurer le trouble, allumer l'agitation, mettre le feu au poudre et prendre le pouvoir. Pendant ce temps, la haute bourgeoisie des merciers et des artisans de luxe avait pris la fuite et naviguait vers les doux auspices de Sankt-Thøger, emportant avec elle ses outils et ses énormes coffres de pièces d'or et d'argent.
[center]La vague socialiste déferlait sur le monde....[/center]
[/justify]
17 septembre 2039,
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/28/8qnn.png[/img]
[img]https://www.zupimages.net/up/19/28/p2r3.png[/img]
Alliance.[/center]
Après un été plein de malheurs (émeutes populaires à cause de la spéculation sur le pain, mise à sac de la ville par des mercenaires impayés, puis le chaos qui s'en suivit), et alors que l'Université se tairait toujours chez elle, les deux seules forces restantes dans la capitale étaient parvenues à un accord afin de gouverner Jensgård ensemble. Les chanoines de la Confrérie Sainct Ólafr allaient donc se partager le corps municipal avec les hommes en haillon de la Fraternisté Aurr, prônant une pensée paléo-communiste faite de vie en communauté, de communauté des biens, des outils et de la terre. L'entente reposait sur l'échange suivant : les Aurriens, catholiques superstitieux et millénaristes, se tenaient hors des choses spirituels, en échange de quoi l'Église renflouait sur son denier le trésor citadin et réglait également le Droigt de Commusne dû chaque été, lors de la Saint-Jean, à la Reine. En continuant de le payer, la nouvelle chefferie municipale s'assurait aussi bien de ne pas attirer l'attention que d'une complète liberté sur les affaires qui la concernait. Retranchée dans ses murs et pas mise au fait, l'Université allait-elle suivre le mouvement ou s'y opposer ? Connaissant la turbulence proverbiale de ses écoliers [étudiants], elle était tout à fait capable d'instaurer le trouble, allumer l'agitation, mettre le feu au poudre et prendre le pouvoir. Pendant ce temps, la haute bourgeoisie des merciers et des artisans de luxe avait pris la fuite et naviguait vers les doux auspices de Sankt-Thøger, emportant avec elle ses outils et ses énormes coffres de pièces d'or et d'argent.
[center]La vague socialiste déferlait sur le monde....[/center]
[/justify]
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Zaldora
[justify]Dans la tempête (4).
20 septembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/8jk4.png[/img]
Futur roi-bandit ?[/center]
Le brigand Álmarr « Mains d'acier » parcourrait le Thorval à la recherche de nouveaux combattants prêts à soutenir son ascension au trône. Avec sa bande, il arpentait les collines de Jafngamalljörð, situé au nord-est, dans les pré-confins du royaume. Le pays était constitué de petites forêts, de marais, de champs de seigle et de landes où d'imposants troupeaux de moutons rustiques venaient brouter. Il y vivait aussi beaucoup de clans baltes et souvent balto-norrois à la suite de mariages garantissant la paix entre les familles. Álmarr sillonnait les camps et les tavernes espérant y convaincre tout ce que la contrée comptait de vauriens et de raclures. Son aventure royale se déroulait pour le moment sans trop de déconvenues, les seigneurs l'évitaient, à croire que ces derniers souhaitaient le couronner Roy !
L'armée d'Álmarr « Mains d'acier » arborait pour l'heure 3200 hommes, mais peu de cavaliers.
En convoquant son ban, Marie III arborait une armée de 5300 hommes, dont 4200 chevaliers. Seulement, il n'était pas certains que tous répondraient à l'appel, ni que la plupart ne chercherait à rentrer chez eux après 40 jours de service.
Le bandit parviendra-t-il à assouvir ses ambitions royales, non seulement en se saisissant du trône de Saint Ólafr mais aussi en labourant la Reine, comme il l'avait promit à la fin de l'été à ses guerriers ?
[center]La vague brigande grossissait, grossissait....[/center][/justify]
20 septembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/8jk4.png[/img]
Futur roi-bandit ?[/center]
Le brigand Álmarr « Mains d'acier » parcourrait le Thorval à la recherche de nouveaux combattants prêts à soutenir son ascension au trône. Avec sa bande, il arpentait les collines de Jafngamalljörð, situé au nord-est, dans les pré-confins du royaume. Le pays était constitué de petites forêts, de marais, de champs de seigle et de landes où d'imposants troupeaux de moutons rustiques venaient brouter. Il y vivait aussi beaucoup de clans baltes et souvent balto-norrois à la suite de mariages garantissant la paix entre les familles. Álmarr sillonnait les camps et les tavernes espérant y convaincre tout ce que la contrée comptait de vauriens et de raclures. Son aventure royale se déroulait pour le moment sans trop de déconvenues, les seigneurs l'évitaient, à croire que ces derniers souhaitaient le couronner Roy !
L'armée d'Álmarr « Mains d'acier » arborait pour l'heure 3200 hommes, mais peu de cavaliers.
En convoquant son ban, Marie III arborait une armée de 5300 hommes, dont 4200 chevaliers. Seulement, il n'était pas certains que tous répondraient à l'appel, ni que la plupart ne chercherait à rentrer chez eux après 40 jours de service.
Le bandit parviendra-t-il à assouvir ses ambitions royales, non seulement en se saisissant du trône de Saint Ólafr mais aussi en labourant la Reine, comme il l'avait promit à la fin de l'été à ses guerriers ?
[center]La vague brigande grossissait, grossissait....[/center][/justify]
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Zaldora
[justify]Dans la tempête (5).
27 septembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/31/qm15.png[/img]
Les riches Jensgårdois partit en exil...[/center]
A Sankt-Thøger, les petits oriflammes arc-en-ciel commençaient aussi à fleurir. Partie de Jensgård, la haute-bourgeoisie fut stupéfaite, à son arrivée par les mers, de retrouver le même fléau plusieurs dizaines de lieues à l'est. Elle fut néanmoins très bien accueillit, avec tout les honneurs, par le bourgmestre et les échevins de la ville. Les orfèvres, les joailliers, les vitraillistes et les drapiers reçurent de belles maisons à colombages au cœur de la cité, tandis que les merciers furent logés près des quais, dans de non moins radieuses bâtisses. Celles-ci étaient construites d'après les canons citadins standards : les étages contenaient des chambres et des pièces de vie, quand le rez-de-chaussée, dédié aux affaires, arborait boutiques, ateliers et échoppes. Les coffres emplit d'or, dont le trésor de Jensgård, sauvé du pillage, emmené sans aucun droit par les riches familles, furent transportés sous bonne garde à la maison communale.
Malgré la joie qui marqua l'arrivée de si bons et si riches artisans, le corps municipal ne pouvait dissimuler son angoisse. Sankt-Thøger avait, comme la capitale, subit de plein fouet la spéculation sur le grain qui chaque jour alimentait le mécontentement à l'égard de la haute bourgeoisie dirigeante. Cette dernière s'était non seulement montrer incapable de protéger les plus vulnérables mais comptait encore dans ses rangs les principaux responsables de la hausse des prix, ne sachant pas ou ne voulant pas s'en dissocier, principe de solidarité oblige.
Face aux envolées des prix du pain, les hautes bourgeoisies perdaient pieds en ville, d'abord à Jensgård et dorénavant à Sankt-Thøger. A la campagne, la réputation du bourgeois ne s'était guère améliorer. Elle eu même tendance à s’aggraver alors que des terroirs entiers gardaient le souvenir de ces merciers, occis depuis par les justices seigneuriales, entrain de fuir avec la moisson. Après un été catastrophique, la vision bourgeoise du monde, déjà peu influente, reculait et ne parvenait pas à se dépêtrer du marais dans lequel elle se trouvait. Face à elle, les visions paysanne et seigneuriale fleurissaient. Quant au paradigme paléo-communiste, il était en pleine ascension !
[center]Ennis AUX SECOURS ![/center][/justify]
27 septembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/31/qm15.png[/img]
Les riches Jensgårdois partit en exil...[/center]
A Sankt-Thøger, les petits oriflammes arc-en-ciel commençaient aussi à fleurir. Partie de Jensgård, la haute-bourgeoisie fut stupéfaite, à son arrivée par les mers, de retrouver le même fléau plusieurs dizaines de lieues à l'est. Elle fut néanmoins très bien accueillit, avec tout les honneurs, par le bourgmestre et les échevins de la ville. Les orfèvres, les joailliers, les vitraillistes et les drapiers reçurent de belles maisons à colombages au cœur de la cité, tandis que les merciers furent logés près des quais, dans de non moins radieuses bâtisses. Celles-ci étaient construites d'après les canons citadins standards : les étages contenaient des chambres et des pièces de vie, quand le rez-de-chaussée, dédié aux affaires, arborait boutiques, ateliers et échoppes. Les coffres emplit d'or, dont le trésor de Jensgård, sauvé du pillage, emmené sans aucun droit par les riches familles, furent transportés sous bonne garde à la maison communale.
Malgré la joie qui marqua l'arrivée de si bons et si riches artisans, le corps municipal ne pouvait dissimuler son angoisse. Sankt-Thøger avait, comme la capitale, subit de plein fouet la spéculation sur le grain qui chaque jour alimentait le mécontentement à l'égard de la haute bourgeoisie dirigeante. Cette dernière s'était non seulement montrer incapable de protéger les plus vulnérables mais comptait encore dans ses rangs les principaux responsables de la hausse des prix, ne sachant pas ou ne voulant pas s'en dissocier, principe de solidarité oblige.
Face aux envolées des prix du pain, les hautes bourgeoisies perdaient pieds en ville, d'abord à Jensgård et dorénavant à Sankt-Thøger. A la campagne, la réputation du bourgeois ne s'était guère améliorer. Elle eu même tendance à s’aggraver alors que des terroirs entiers gardaient le souvenir de ces merciers, occis depuis par les justices seigneuriales, entrain de fuir avec la moisson. Après un été catastrophique, la vision bourgeoise du monde, déjà peu influente, reculait et ne parvenait pas à se dépêtrer du marais dans lequel elle se trouvait. Face à elle, les visions paysanne et seigneuriale fleurissaient. Quant au paradigme paléo-communiste, il était en pleine ascension !
[center]Ennis AUX SECOURS ![/center][/justify]
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Zaldora
[justify]Dans la tempête (6).
8 octobre 2039,
Marie était de plus en plus fatiguée, tandis qu'elle venait d'apprendre la mort de trois éclaireurs. Après l'échec de l'attaque d'un camps de brigands, où sept de ses hommes périrent, c'était un nouveau coup dur. L'écrivain Percefal Fenton-Beckett choisit ce moment pour lui montrer des dessins et peintures représentatives du monde de dehors, vu que le Thorval était très isolé et replié sur lui même. L'objectif était d'alimenter l'ancienne peur vis-à-vis des valeurs bourgeoises et de son univers, la Loy des Merciers tels qu'on appelait la chose au sein du royaume.
[spoiler="Une prairie"][img]https://i.goopics.net/XZEjX.png[/img][/spoiler]
[spoiler="Une forêt où coule une rivière"][img]https://i.goopics.net/w38a3.png[/img][/spoiler]
[spoiler="Un champs de blé"][img]https://i.goopics.net/eyEX0.png[/img][/spoiler]
Des auteurs étrangers vinrent les années précédentes lui parler du fléau bourgeois hors du royaume, renforçant le repli, mais ces "enluminures" furent plus efficaces que la plupart des discours. [/justify]
8 octobre 2039,
Marie était de plus en plus fatiguée, tandis qu'elle venait d'apprendre la mort de trois éclaireurs. Après l'échec de l'attaque d'un camps de brigands, où sept de ses hommes périrent, c'était un nouveau coup dur. L'écrivain Percefal Fenton-Beckett choisit ce moment pour lui montrer des dessins et peintures représentatives du monde de dehors, vu que le Thorval était très isolé et replié sur lui même. L'objectif était d'alimenter l'ancienne peur vis-à-vis des valeurs bourgeoises et de son univers, la Loy des Merciers tels qu'on appelait la chose au sein du royaume.
[spoiler="Une prairie"][img]https://i.goopics.net/XZEjX.png[/img][/spoiler]
[spoiler="Une forêt où coule une rivière"][img]https://i.goopics.net/w38a3.png[/img][/spoiler]
[spoiler="Un champs de blé"][img]https://i.goopics.net/eyEX0.png[/img][/spoiler]
Des auteurs étrangers vinrent les années précédentes lui parler du fléau bourgeois hors du royaume, renforçant le repli, mais ces "enluminures" furent plus efficaces que la plupart des discours. [/justify]
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Zaldora
[justify]Dans la tempête (7).
21 octobre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/32/0e7c.png[/img]
Au sein de la cour du seigneur Björn IV. Au premier plan, un paysan
entrain de vendre son surplus de panais.[/center]
Après la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354071#p354071]retentissante perte de sa forteresse[/url], le Seigneur Jensi avait refait surface vingt lieues au sud, dans le Skeggkinland, chez son vassal Björn IV. Son château-fort était une imposante bâtisse arborant sept hautes tours et d'épaisses murailles entourées de profondes douves. La place se situait, par ailleurs, au cœur d'une zone densément tourbeuse, ce qui rendait difficile tout assaut frontal ou siège de longue durée. L'oncle de la reine s'y trouvait en sécurité avec quelques membres du clan comme sa femme Esja, ses quatre fils, ses deux filles, une dizaine de cousins et quelques chevaliers fidèles. Chaque jour, il se démenait pour restaurer son ost propre, laminé lors de la chute de Vetrborg, et convaincre ses vassaux de prêter main forte à sa nièce. Il était très inquiet pour elle : en cloque et entourée d'ennemis ! Comme depuis le début de son règne, les nuages s'amoncelaient au dessus de sa tête et menaçaient de dégénérer en tempête biblique.
Álmarr « Mains d'acier » poursuivait sa montée en grâce. Suivant moult échanges de rouleaux, l'écorcheur était parvenu à rallier à sa cause le puissant Ragnarr III, Seigneur en Haguigarðr, et Grand du Royaume. Le ralliement d'un personnage de si haute renommée constituait un énorme coup d'éclat, mais devait pour l'instant demeurer secret. L'Union n'était néanmoins pas dénuée d'arrières-pensées. Dans sa quête d'alliés, Álmarr échoua toutefois à convaincre le bandit Ǫrnólfr « Dent de Loup » malgré la promesse d'or. Celui-ci, qui régnait sur Vetrborg, ne désirait en aucun cas se soumettre et se faisait désormais connaitre comme le « Roy de Drengrland ».
Grâce à leur position insulaire, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352219#p352219]les terres d'Austrheimr étaient un havre de paix et sa cheftaine Yngvildr[/url] suivait l'incertitude providentielle dans le monde thorvalois avec joie. En empêchant le Comte de Táunrgarðr d'attaquer ou de maintenir le blocus, les brigands servaient sans le vouloir les intérêts de la rébellion. Et plus cette dernière durerait, plus elle avait de chance de réussir...
A sa venue à Hurðborg, près du terrible Ǫlfossá (fleuve), le chevalier Leiðulfr tomba sur des gens tristes et moroses. Tout heureux d'être porteur de bonnes nouvelles, il déchanta lui même en apprenant que la Reine avait accouché prématurément et perdue son bébé, mort-né. Marie était alitée et reprenait des forces, avec le Roi consort Austmarr à ses cotés, après avoir faillit mourir en couche. De leurs cotés, les servantes lavaient le sang des draps dans un grand baquet d'eau. La terrible époque semblait ne pas connaitre de fin.[/justify]
21 octobre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/32/0e7c.png[/img]
Au sein de la cour du seigneur Björn IV. Au premier plan, un paysan
entrain de vendre son surplus de panais.[/center]
Après la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354071#p354071]retentissante perte de sa forteresse[/url], le Seigneur Jensi avait refait surface vingt lieues au sud, dans le Skeggkinland, chez son vassal Björn IV. Son château-fort était une imposante bâtisse arborant sept hautes tours et d'épaisses murailles entourées de profondes douves. La place se situait, par ailleurs, au cœur d'une zone densément tourbeuse, ce qui rendait difficile tout assaut frontal ou siège de longue durée. L'oncle de la reine s'y trouvait en sécurité avec quelques membres du clan comme sa femme Esja, ses quatre fils, ses deux filles, une dizaine de cousins et quelques chevaliers fidèles. Chaque jour, il se démenait pour restaurer son ost propre, laminé lors de la chute de Vetrborg, et convaincre ses vassaux de prêter main forte à sa nièce. Il était très inquiet pour elle : en cloque et entourée d'ennemis ! Comme depuis le début de son règne, les nuages s'amoncelaient au dessus de sa tête et menaçaient de dégénérer en tempête biblique.
Álmarr « Mains d'acier » poursuivait sa montée en grâce. Suivant moult échanges de rouleaux, l'écorcheur était parvenu à rallier à sa cause le puissant Ragnarr III, Seigneur en Haguigarðr, et Grand du Royaume. Le ralliement d'un personnage de si haute renommée constituait un énorme coup d'éclat, mais devait pour l'instant demeurer secret. L'Union n'était néanmoins pas dénuée d'arrières-pensées. Dans sa quête d'alliés, Álmarr échoua toutefois à convaincre le bandit Ǫrnólfr « Dent de Loup » malgré la promesse d'or. Celui-ci, qui régnait sur Vetrborg, ne désirait en aucun cas se soumettre et se faisait désormais connaitre comme le « Roy de Drengrland ».
Grâce à leur position insulaire, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352219#p352219]les terres d'Austrheimr étaient un havre de paix et sa cheftaine Yngvildr[/url] suivait l'incertitude providentielle dans le monde thorvalois avec joie. En empêchant le Comte de Táunrgarðr d'attaquer ou de maintenir le blocus, les brigands servaient sans le vouloir les intérêts de la rébellion. Et plus cette dernière durerait, plus elle avait de chance de réussir...
A sa venue à Hurðborg, près du terrible Ǫlfossá (fleuve), le chevalier Leiðulfr tomba sur des gens tristes et moroses. Tout heureux d'être porteur de bonnes nouvelles, il déchanta lui même en apprenant que la Reine avait accouché prématurément et perdue son bébé, mort-né. Marie était alitée et reprenait des forces, avec le Roi consort Austmarr à ses cotés, après avoir faillit mourir en couche. De leurs cotés, les servantes lavaient le sang des draps dans un grand baquet d'eau. La terrible époque semblait ne pas connaitre de fin.[/justify]
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Zaldora
[justify]Dans la tempête (8).
30 octobre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/32/q4m5.png[/img]
La glandée reprenait ses droits dans Vatnfrú. [/center]
Le récent seigneur du Réttligrland, Hvítserkr « Yeux de Kraken », s'était fait occire par les paysans de la seigneurie. Ces derniers se soulevèrent après que le Brigand ait non seulement tenté d'abolir les Bóndiþing locaux [assemblées traditionnelles de paysans], mais aussi d'interdire toute activité paysanne dans Vatnfrú, célèbre bois sacré où les villageois avaient depuis longtemps prit l'habitude d'emmener pâturer leurs cochons, de cueillir des bais et d'y chasser le gibier pour l'hiver. Le corps fut laissé au festin des charognards, tandis que l'ancien clan seigneurial retrouvait son fortin. La cathèdre était désormais occupée par Eyildr Iere, une fillette d'une dizaine d'années, dont le père avait été mis à mort par feu Hvítserkr « Yeux de Kraken ». Les coutumes furent immédiatement restaurées et les campagnards purent à nouveau engraisser leurs cochons à l'ombre des arbres.
Alors que l'époque des brigands suivait son cours, quand bien même certains étaient chassés du pouvoir (voir au dessus), une rumeur faisant état de la prochaine abdication de la Reine Marie se propagea et s'étendit très rapidement jusqu'aux derniers confins du Royaume, en un lieu où les coutumes norroises laissaient place à la loi Slézane. Les paysans crurent en la fin des Temps, les seigneurs en furent stupéfaits et les bandits flairèrent la bonne occasion. De nombreux groupes, dont l'ost d'Álmarr « Mains d'acier », se mirent immédiatement en route vers le logis royal pour tenter un coup. Étant donné l’holisme qui régissait les clans thorvalois, une abdication conduirait à un changement de dynastie et serait historique.
A Rygirstýra, les paysans se trouvaient près de l'église. Ils observaient le chat du village faire sa toilette, espérant y discerner des indices. En léchant son derrière, l'animal leva distinctement sa patte au-dessus de l’oreille ! Pour les villageois, cela était incontestablement le signe des pluies. Dans le Royaume, les chats étaient aussi bien révérés que détestés. Dans les châteaux et les chaumières, les félins constituaient de très bons alliés contre les rongeurs, ainsi que les compagnons privilégiés des moines dans les monastères. Hélas, on les associaient également aux forces maléfiques, surtout les chats noirs qui subissaient de réguliers massacres venant du peuple.[/justify]
30 octobre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/32/q4m5.png[/img]
La glandée reprenait ses droits dans Vatnfrú. [/center]
Le récent seigneur du Réttligrland, Hvítserkr « Yeux de Kraken », s'était fait occire par les paysans de la seigneurie. Ces derniers se soulevèrent après que le Brigand ait non seulement tenté d'abolir les Bóndiþing locaux [assemblées traditionnelles de paysans], mais aussi d'interdire toute activité paysanne dans Vatnfrú, célèbre bois sacré où les villageois avaient depuis longtemps prit l'habitude d'emmener pâturer leurs cochons, de cueillir des bais et d'y chasser le gibier pour l'hiver. Le corps fut laissé au festin des charognards, tandis que l'ancien clan seigneurial retrouvait son fortin. La cathèdre était désormais occupée par Eyildr Iere, une fillette d'une dizaine d'années, dont le père avait été mis à mort par feu Hvítserkr « Yeux de Kraken ». Les coutumes furent immédiatement restaurées et les campagnards purent à nouveau engraisser leurs cochons à l'ombre des arbres.
Alors que l'époque des brigands suivait son cours, quand bien même certains étaient chassés du pouvoir (voir au dessus), une rumeur faisant état de la prochaine abdication de la Reine Marie se propagea et s'étendit très rapidement jusqu'aux derniers confins du Royaume, en un lieu où les coutumes norroises laissaient place à la loi Slézane. Les paysans crurent en la fin des Temps, les seigneurs en furent stupéfaits et les bandits flairèrent la bonne occasion. De nombreux groupes, dont l'ost d'Álmarr « Mains d'acier », se mirent immédiatement en route vers le logis royal pour tenter un coup. Étant donné l’holisme qui régissait les clans thorvalois, une abdication conduirait à un changement de dynastie et serait historique.
A Rygirstýra, les paysans se trouvaient près de l'église. Ils observaient le chat du village faire sa toilette, espérant y discerner des indices. En léchant son derrière, l'animal leva distinctement sa patte au-dessus de l’oreille ! Pour les villageois, cela était incontestablement le signe des pluies. Dans le Royaume, les chats étaient aussi bien révérés que détestés. Dans les châteaux et les chaumières, les félins constituaient de très bons alliés contre les rongeurs, ainsi que les compagnons privilégiés des moines dans les monastères. Hélas, on les associaient également aux forces maléfiques, surtout les chats noirs qui subissaient de réguliers massacres venant du peuple.[/justify]
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Zaldora
[justify]Les mines.
11 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/33/fk2c.png[/img]
Une mine de cuivre à Hofsland et une mine de charbon à Hóllmerki.
On était loin des immenses trous profonds et des énormes machines.[/center]
A l'exception du phosphate, les ressources minières présentes dans le sous-sol du royaume étaient bien connues, si ce n'est par leur ampleur, du moins par leur existence. Chaque année, environ 1600 paysans descendaient dans les mines de cuivre et de charbon des Monts Heilagrbjargen, bravant les risques d'éboulement pour respirer l'air mauvais des galeries. L'exploitation des filons se faisait à petite échelle, dans de petites mines peu profondes. Celle-ci était peu organisée, le matériel réduit (manèges à chevaux etc) et les méthodes de travail semi-professionnelles au mieux. Selon les années, la production de cuivre variait de 184 000 à 200 000 livres, soit entre 92 et 100 tonnes, couvrant largement les besoins pour la confection d'ustensiles, de clous, de chevilles et de vis pour les navires, d'alliage pour les monnaies, etc. Quant au charbon, il servait principalement au chauffage domestique et à l'alimentation du foyer de certains forgerons. Contrairement au cuivre, son utilisation demeurait marginale. Situées en montagne, la plupart des mines appartenaient aux communaux des villages, permettant aux clans paysans de les exploiter sans redevance seigneuriale. Seule une poignée de filons donnaient donc lieu au paiement du droit d'entrecens. En comparaison de l'agriculture, l'activité minière et les fonderies représentaient un enjeu assez secondaire. Malgré tout, la haute bourgeoisie des villes, toujours avide d'or, convoitait le cuivre et le charbon depuis au moins le XVIIe siècle mais avait jusqu'alors échoué à se les approprier. Ses chances semblaient aujourd'hui encore plus compromises avec la montée en puissance des paléo-communistes de la Fraternisté Aurr à Sankt-Thøger et surtout à Jensgård où elle s'était même rendue maitresse.[/justify]
11 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/33/fk2c.png[/img]
Une mine de cuivre à Hofsland et une mine de charbon à Hóllmerki.
On était loin des immenses trous profonds et des énormes machines.[/center]
A l'exception du phosphate, les ressources minières présentes dans le sous-sol du royaume étaient bien connues, si ce n'est par leur ampleur, du moins par leur existence. Chaque année, environ 1600 paysans descendaient dans les mines de cuivre et de charbon des Monts Heilagrbjargen, bravant les risques d'éboulement pour respirer l'air mauvais des galeries. L'exploitation des filons se faisait à petite échelle, dans de petites mines peu profondes. Celle-ci était peu organisée, le matériel réduit (manèges à chevaux etc) et les méthodes de travail semi-professionnelles au mieux. Selon les années, la production de cuivre variait de 184 000 à 200 000 livres, soit entre 92 et 100 tonnes, couvrant largement les besoins pour la confection d'ustensiles, de clous, de chevilles et de vis pour les navires, d'alliage pour les monnaies, etc. Quant au charbon, il servait principalement au chauffage domestique et à l'alimentation du foyer de certains forgerons. Contrairement au cuivre, son utilisation demeurait marginale. Situées en montagne, la plupart des mines appartenaient aux communaux des villages, permettant aux clans paysans de les exploiter sans redevance seigneuriale. Seule une poignée de filons donnaient donc lieu au paiement du droit d'entrecens. En comparaison de l'agriculture, l'activité minière et les fonderies représentaient un enjeu assez secondaire. Malgré tout, la haute bourgeoisie des villes, toujours avide d'or, convoitait le cuivre et le charbon depuis au moins le XVIIe siècle mais avait jusqu'alors échoué à se les approprier. Ses chances semblaient aujourd'hui encore plus compromises avec la montée en puissance des paléo-communistes de la Fraternisté Aurr à Sankt-Thøger et surtout à Jensgård où elle s'était même rendue maitresse.[/justify]
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Zaldora
[justify]Mission sous couverture (1).
18 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/33/gpb0.png[/img]
Chaudron où cuit un ragoût à feu doux.[/center]
Tom et Edna prirent une chambre dans une des nombreuses auberges du Tertrland, Au Tambour cassé, selon ce que la femme pu comprendre du dialecte inscrit sur la devanture. Le vieux-thorvalois n'était pas une langue unie et standardisée mais plusieurs milliers de dialectes et parlers aux racines norroises. Ainsi, chaque province, terroir, ville (à l'exception de la capitale), village et vallée possédait ses propres patois aux particularismes fièrement affichés et jalousement gardés. Les deux compères arboraient des vêtements locaux afin de se fondre dans la masse : l'homme s'était vêtu d'une tunique verte et d'une cape rouge en laine sans doublure ; la femme portait une robe tablier bleue par dessus une longue sous-robe grise. Son chef était par ailleurs recouvert d'un capuchon afin d'occulter ses cheveux coupés ras. En effet, les paysannes et dames du royaume affichaient généralement des chevelures longues ou mi-longues. Une coupe garçonne aurait donc attiré l'attention. Toutefois, malgré leurs efforts, le petit peuple comprit fort vite qu'il avait à faire à des inconnus et les regardait avec suspicions. Un sentiment habituel d'autant plus renforcé par la recrudescence de brigands dans la région, surtout depuis les rumeurs sur une potentielle future abdication de la Reine Marie. Personne ne se doutait cependant que Tom et Edna étaient des espions venus du Nouveau Monde. Les meilleurs d'entre tous. Ils se trouvaient en la salle commune, près du feu, devant leur écuelle, à manger du ragoût de porc aux carottes et aux ognons. Autour, certains allaient se servir dans le chaudron, d'autres buvaient ou jouaient. Tous dévisageaient les Westréens mais ces derniers semblaient ne pas trop y prêter attention. Soudain, quatre gaillards renversèrent une table et en vinrent aux mains, s'accusant mutuellement de tricher au jeu de dés. L'aubergiste les chassa fissa hors des murs, leur intimant de vider les querelles dehors.
« Le plumard est propre et la nourriture est bonne, je m'attendais à pire, chuchota Tom en westréen.
– Hmmm, répondit Edna en arrachant une miche de pain.
– M'enfin, je n'aime pas trop comment ils nous regardent, j'ai l'impression qu'on nous surveille.
– Mais non, se défier des horsains est une chose on ne peut plus banal en ce pays. Au lieu de claquer des genoux sans raison, as-tu repéré le blondinet ?
– Oui, il est avec ses guerriers, pas loin. On dirait que la moitié des brigands du royaume a élu domicile dans la région.
– Parfait, on le butera dans la plus pure tradition norroise par respect pour nos hôtes, sourit malicieusement Edna.
– Ah, tu parles bien de... Mais n'est-ce pas réservé à la vengeance d'une mère ou d'un père ?
– Nous ne sommes pas norrois. Rien ne nous oblige de respecter leurs coutumes à la lettre...
– Méfions-nous en, c'est un rude le gars. Il n'est pas appelé Mains d'acier pour rien. »[/justify]
18 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/33/gpb0.png[/img]
Chaudron où cuit un ragoût à feu doux.[/center]
Tom et Edna prirent une chambre dans une des nombreuses auberges du Tertrland, Au Tambour cassé, selon ce que la femme pu comprendre du dialecte inscrit sur la devanture. Le vieux-thorvalois n'était pas une langue unie et standardisée mais plusieurs milliers de dialectes et parlers aux racines norroises. Ainsi, chaque province, terroir, ville (à l'exception de la capitale), village et vallée possédait ses propres patois aux particularismes fièrement affichés et jalousement gardés. Les deux compères arboraient des vêtements locaux afin de se fondre dans la masse : l'homme s'était vêtu d'une tunique verte et d'une cape rouge en laine sans doublure ; la femme portait une robe tablier bleue par dessus une longue sous-robe grise. Son chef était par ailleurs recouvert d'un capuchon afin d'occulter ses cheveux coupés ras. En effet, les paysannes et dames du royaume affichaient généralement des chevelures longues ou mi-longues. Une coupe garçonne aurait donc attiré l'attention. Toutefois, malgré leurs efforts, le petit peuple comprit fort vite qu'il avait à faire à des inconnus et les regardait avec suspicions. Un sentiment habituel d'autant plus renforcé par la recrudescence de brigands dans la région, surtout depuis les rumeurs sur une potentielle future abdication de la Reine Marie. Personne ne se doutait cependant que Tom et Edna étaient des espions venus du Nouveau Monde. Les meilleurs d'entre tous. Ils se trouvaient en la salle commune, près du feu, devant leur écuelle, à manger du ragoût de porc aux carottes et aux ognons. Autour, certains allaient se servir dans le chaudron, d'autres buvaient ou jouaient. Tous dévisageaient les Westréens mais ces derniers semblaient ne pas trop y prêter attention. Soudain, quatre gaillards renversèrent une table et en vinrent aux mains, s'accusant mutuellement de tricher au jeu de dés. L'aubergiste les chassa fissa hors des murs, leur intimant de vider les querelles dehors.
« Le plumard est propre et la nourriture est bonne, je m'attendais à pire, chuchota Tom en westréen.
– Hmmm, répondit Edna en arrachant une miche de pain.
– M'enfin, je n'aime pas trop comment ils nous regardent, j'ai l'impression qu'on nous surveille.
– Mais non, se défier des horsains est une chose on ne peut plus banal en ce pays. Au lieu de claquer des genoux sans raison, as-tu repéré le blondinet ?
– Oui, il est avec ses guerriers, pas loin. On dirait que la moitié des brigands du royaume a élu domicile dans la région.
– Parfait, on le butera dans la plus pure tradition norroise par respect pour nos hôtes, sourit malicieusement Edna.
– Ah, tu parles bien de... Mais n'est-ce pas réservé à la vengeance d'une mère ou d'un père ?
– Nous ne sommes pas norrois. Rien ne nous oblige de respecter leurs coutumes à la lettre...
– Méfions-nous en, c'est un rude le gars. Il n'est pas appelé Mains d'acier pour rien. »[/justify]
-
Zaldora
[justify]La dette du Primus Inter Pares.
24 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/34/bahd.png[/img]
Situation de la dette après des siècles de pratiques peu honorables.[/center]
En l'actuel Troisième Age, appelé aussi Ère des Clans, la Reine n'était que le premier seigneur, une position d'honneur plus que de pouvoir. Elle tirait son autorité d'un système féodalo-clanique par nature incertain et mouvant. Elle ne percevait ni taxe, ni impôt royal [national], chose illusoire, mais vivait comme les autres barons des droits seigneuriaux, des redevances et des produits tirés de ses domaines propres. Comparés aux États bien crées, les besoins et les ressources de Marie demeuraient modestes. 90% des revenus étaient perçues en nature sous forme de grain, de foin, de bétail, de poisson, de fromage, de laine, etc. Ses revenus tombaient à zéro les années de vaches maigres et elle n'avait ni le droit ni la possibilité d'en reporter les paiements ou d'en compenser les trous lors des abondances agricoles. Sans compter les filouteries de paysans feintant la pauvreté pour y échapper de manière indue. Certaines conjonctures rendaient donc le recours à l'emprunt indispensable, notamment pour faire face aux guerres privées où la Reine jouait encore aujourd'hui la survie de son clan.
Néanmoins, tout le monde connaissait l'histoire mouvementée des Rois et des Reines avec les Usuriers. Leur réputation de "mauvais débiteurs" et de n'avoir "aucune parole" était proverbiale. Au cours de l'histoire, toute sorte d'expédients furent mis en œuvre pour échapper à la dette tels le bannissement, la manipulation monétaire, l'extorsion, le tabassage, la tuerie ou la banqueroute, laissant les créanciers dépérir sans aucun secours. Marie III semblait en cela suivre les pas de ses illustres ancêtres en ayant déjà laissé sur le carreau le Mont-de-pitié de Jensgard, aujourd'hui disparu. Ses dettes auprès des Orfèvres et des autres corporations de la capitale n'allaient également jamais être remboursées, bien aidé en cela par les actes de la Fraternisté Aurr poussant les créanciers à la fuite vers l'Est en les menaçant du bûcher. Les paléo-communistes étaient sans le savoir des alliés de la Reine.
La Prison pour dette était absente de toutes les coutumes, sauf à Jensgard et à Sankt-Thøger. Non content d'avoir chassé la haute bourgeoisie de la capitale, les humbles de la Fraternisté y abolirent en ce jour cette loi controversée, trois siècles après son instauration, à l'écrasante majorité des habitants assemblés devant les ruines de la Maison Communale.[/justify]
24 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/34/bahd.png[/img]
Situation de la dette après des siècles de pratiques peu honorables.[/center]
En l'actuel Troisième Age, appelé aussi Ère des Clans, la Reine n'était que le premier seigneur, une position d'honneur plus que de pouvoir. Elle tirait son autorité d'un système féodalo-clanique par nature incertain et mouvant. Elle ne percevait ni taxe, ni impôt royal [national], chose illusoire, mais vivait comme les autres barons des droits seigneuriaux, des redevances et des produits tirés de ses domaines propres. Comparés aux États bien crées, les besoins et les ressources de Marie demeuraient modestes. 90% des revenus étaient perçues en nature sous forme de grain, de foin, de bétail, de poisson, de fromage, de laine, etc. Ses revenus tombaient à zéro les années de vaches maigres et elle n'avait ni le droit ni la possibilité d'en reporter les paiements ou d'en compenser les trous lors des abondances agricoles. Sans compter les filouteries de paysans feintant la pauvreté pour y échapper de manière indue. Certaines conjonctures rendaient donc le recours à l'emprunt indispensable, notamment pour faire face aux guerres privées où la Reine jouait encore aujourd'hui la survie de son clan.
Néanmoins, tout le monde connaissait l'histoire mouvementée des Rois et des Reines avec les Usuriers. Leur réputation de "mauvais débiteurs" et de n'avoir "aucune parole" était proverbiale. Au cours de l'histoire, toute sorte d'expédients furent mis en œuvre pour échapper à la dette tels le bannissement, la manipulation monétaire, l'extorsion, le tabassage, la tuerie ou la banqueroute, laissant les créanciers dépérir sans aucun secours. Marie III semblait en cela suivre les pas de ses illustres ancêtres en ayant déjà laissé sur le carreau le Mont-de-pitié de Jensgard, aujourd'hui disparu. Ses dettes auprès des Orfèvres et des autres corporations de la capitale n'allaient également jamais être remboursées, bien aidé en cela par les actes de la Fraternisté Aurr poussant les créanciers à la fuite vers l'Est en les menaçant du bûcher. Les paléo-communistes étaient sans le savoir des alliés de la Reine.
La Prison pour dette était absente de toutes les coutumes, sauf à Jensgard et à Sankt-Thøger. Non content d'avoir chassé la haute bourgeoisie de la capitale, les humbles de la Fraternisté y abolirent en ce jour cette loi controversée, trois siècles après son instauration, à l'écrasante majorité des habitants assemblés devant les ruines de la Maison Communale.[/justify]
-
Zaldora
[justify]Réserves d'or.
30 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/34/3gxd.jpg[/img]
Comment étaient réparties les 406 tonnes d'or.[/center]
Ces immenses quantités d'or étaient disséminées un peu partout dans le royaume entre les différents acteurs susceptibles de battre monnaie, et ils étaient assez nombreux ! Le métal précieux était précieusement gardé et caché, si bien que A ne savait guère où se trouvait l'or de B, et encore moins celui de C, sauf à faire des supputations aléatoires.
Cité de Jensgård : 194 tonnes (émet le Denier de Jensgård, dernière émission : An de Grâce 1985). portion emportée par la bourgeoisie, l'essentiel demeure caché (non pillé).
Cité de Sankt-Thøger : 162 tonnes (émet l'Écu d'or, dernière émission : An de Grâce 1903).
Cité de Valborg : 25 tonnes (émet le Hareng d'or, dernière émission : An de Grâce 1865).
Université de Jensgård : 21 tonnes (émet le Grand Platon, dernière émission : An de Grâce 1600).
Grands vassaux : 3 tonnes (émettent toute une série de monnaies seigneuriales, dernières émissions : An de Grâce 1623).
Nombreux arrières vassaux : 0,98 tonnes (émettent toute une série de monnaies seigneuriales, dernières émissions : An de Grâce 1588).
Reine : 0,02 tonnes (émet la Couronne d'or, dernière émission : An de Grâce 1571)[/justify]
30 novembre 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/34/3gxd.jpg[/img]
Comment étaient réparties les 406 tonnes d'or.[/center]
Ces immenses quantités d'or étaient disséminées un peu partout dans le royaume entre les différents acteurs susceptibles de battre monnaie, et ils étaient assez nombreux ! Le métal précieux était précieusement gardé et caché, si bien que A ne savait guère où se trouvait l'or de B, et encore moins celui de C, sauf à faire des supputations aléatoires.
Cité de Jensgård : 194 tonnes (émet le Denier de Jensgård, dernière émission : An de Grâce 1985). portion emportée par la bourgeoisie, l'essentiel demeure caché (non pillé).
Cité de Sankt-Thøger : 162 tonnes (émet l'Écu d'or, dernière émission : An de Grâce 1903).
Cité de Valborg : 25 tonnes (émet le Hareng d'or, dernière émission : An de Grâce 1865).
Université de Jensgård : 21 tonnes (émet le Grand Platon, dernière émission : An de Grâce 1600).
Grands vassaux : 3 tonnes (émettent toute une série de monnaies seigneuriales, dernières émissions : An de Grâce 1623).
Nombreux arrières vassaux : 0,98 tonnes (émettent toute une série de monnaies seigneuriales, dernières émissions : An de Grâce 1588).
Reine : 0,02 tonnes (émet la Couronne d'or, dernière émission : An de Grâce 1571)[/justify]