L'âme du Karmalistan [culture]

Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center]Akyn et Jyrau
Les conteurs touraniens[/center]

[img]https://i.imgur.com/vyIi1uR.png[/img]

Les "akyn" et les "jyrau" [prononcez "jiraou"] sont des conteurs d'histoire et chanteurs populaires traditionnels tel qu'il en existe dans les pays touraniens, en particulier turcophones. Ils sont particulièrement représentés chez les qarlouks / chaïbans, autres peuples du Nord du Karmalistan et du pourtour du grand lac intérieur de Turan.
L'objet de ces narrations, parlées ou chantées, est le dastan, un conte épique propre aux cultures orientales. Il s'agit d'un art de la transmission orale, spécifique aux peuples nomades et semi-nomades. On y transmet par contes et chansons des épopées héroïques, légendes populaires et mythes fantastiques, le tout ponctué d'intrigues dramatiques. Cette expression culturelle vieille de plusieurs siècles se répète lors des cérémonies religieuses, saisonnières et fêtes nationales, avant de se transmettre par générations.
Tout comme avec les contes de Nasreddin Hodja, il est généralement question de faire passer des messages, à desseins moraux ou philosophiques. Dans leur ensemble, ils représentent de véritables encyclopédies orales sur l'histoire, les valeurs sociales et coutumes locales des peuples touraniens.
L'accompagnement musical, instruments (tels des luths à trois cordes - komuz) et mélodies, sont propres à chaque histoire.

Reconnus tant pour leur compétence narrative, leur gestuelle expressive, leurs talents musicaux, que par leurs intonations adaptées au sens des mots et contexte de l'histoire, ils parcouraient la steppe à dos de chameaux ou de chevaux pour mettre ces inestimables savoirs et attributs culturels au service de la communauté, passant de villes en villages, de yourtes en tribus d'éleveurs en déplacement. Ces contes demeurent encore aujourd'hui narrées en Transkormalie, Orkodyriane, Ala-Tau, Oltaï et Chaïbanistan, et sont une source inépuisable d'inspiration pour les écrivains, poètes et compositeurs contemporains.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center][img]https://i.imgur.com/jkEz40c.jpg[/img]

__________________________________________________________________
__________________________________________________________________

Quelqu’un se vantait de ne jamais se faire avoir. Nasreddin Hodja se prépara à lui jouer un tour. Il le rencontra un jour dans le bois et lui dit :
— « Attends-moi et tu verras qu’à mon retour je réussirai à t’avoir. »
Il partit. Les heures s’écoulaient et l’autre l’attendait.
Un ami commun passa par là et lui demanda ce qu’il faisait planté là. Le vantard lui en donna la raison.
L’ami s’esclaffa :
— « Tu es vraiment stupide ! Tu n’as pas encore compris que Nasreddin Hodja t’a eu à présent ! »


__________________________________________________________________
__________________________________________________________________

Nasreddin Hodja du temps qu’il était aubergiste à la campagne, voit arriver un jour une troupe brillante de chasseurs à cheval. C’est un grand seigneur et sa suite.
— « Holà, aubergiste, une collation ! Nous avons l’estomac vide. »
Nasreddin leur prépare une omelette qu’ils mangent avec appétit.
— « Combien te dois-je ? demande le seigneur au moment de repartir. »
— « Trente dinars, Excellence. »
— « Par Allah ! Trente dinars pour une omelette ! Les œufs sont donc bien rares par ici. »
— « Non, Excellence, ce ne sont pas les œufs qui sont rares par ici, ce sont les gens riches. »


__________________________________________________________________
__________________________________________________________________

Un jour, Nasreddin Hodja eut besoin de traverser la mer de Constance. Il prit donc le bateau, mais juste au milieu de la traversée, une grande tempête se leva et le bateau commença à couler. Tous les passagers et les membres d'équipage se mirent à écoper pour essayer de maintenir le bateau à flots. Cependant, parmi la foule, il se trouva un homme qui, à la consternation générale, prenait l'eau dans la mer pour la jeter dans le bateau : l'inévitable Nasreddin Hodja. Le capitaine se précipita vers lui en l'injuriant, en l'accusant de vouloir tous les tuer, mais Nasreddin ne se départit pas de son calme. Il expliqua au capitaine qu'il se contentait de suivre le conseil que ses parents lui répétaient tout le temps : toujours se mettre du côté du plus fort...
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Nouvelle carte 2039*
[center]CARTE CLIMATIQUE

[img]https://i.imgur.com/TMZtDg5.png[/img][/center]

===> [url=https://i.imgur.com/eE8q35f.png]Carte climatique du Karmalistan (dimension réelle)[/url] <===
(sous réserves de petites modifications ultérieures en fonction des nécessités du rp culturel)

Le climat au Karmalistan est excessivement continental, à dominante montagneuse et semi-désertique, caractérisé par ses immenses écarts de température selon l'altitude et l'amplitude thermique (cycles quotidiens et saisonniers). Pays au relief extrêmement accidenté, son espace physique est dominé par les déserts rocheux, particulièrement arides, chaud la journée et glacial la nuit. Une nuit d'hiver au désert de l'Orkod (Orkod-Koum, au Nord) peut descendre sous les -30°C, par un vent glacial venu du Nord. La journée, le mercure montera facilement au-dessus des 40°C dans le désert. Néanmoins, dans l'essentiel du pays, l'hiver connaîtra une moyenne de 0 à 10°C, tandis que les jours d'été en basse altitude, oscilleront entre 25 et 35°C. En montagnes, les étés sont nettement plus doux et frais : aussi de nombreuses concentrations urbaines sont situées dans des vallées étroites, creusées par les rivières entre les montagnes, à des altitudes plus ou moins élevées. Dans les steppes des hauts-plateaux du Nord-Est, l'été est plus doux, mais les hivers glaciaux.
Quelques forêts s'étendent au Nord, sur les contreforts des massifs montagneux. Le sud-est du Dahar est marécageux.

Outre le Dahar, qui subit régulièrement la Mousson janubienne, les précipitations, rares, ne sont abondantes qu'en montagne, où il peut même neiger (y compris dans la capitale Karagol !). Elle se manifeste surtout en mars, lorsque s'affrontent les masses d'air du froid continental touranien et du réchauffement janubien, cela par de petites et courtes averses quotidiennes. De juin à septembre, pas la moindre goutte ne tombera du ciel sur la majorité du territoire kormali. Aussi le printemps (avril-mai, après les précipitations de mars) et l'automne (refroidissement de septembre-octobre) sont les saisons les plus douces et clémentes.

Au Dahar, les pluies sont nettement plus fréquentes que sur le reste du territoire, mais relativement moins durables et torrentielles qu'en Janubie voisine. La mousson débute fin-juillet et se termine début-septembre. En une quarantaine de jours, il tombe l'équivalent des trois quarts de la pluviométrie annuelle. L'hiver y est agréable et ensoleillé. A l'inverse, l'été est excessivement lourd et nuageux.

Températures à Karagol, la capitale (Centre-Est), située à 1 800 m d'altitude
[img]https://i.imgur.com/QzQxZzY.png[/img]
===> climat montagneux

Températures à Tchardjou, la capitale culturelle (Nord-Ouest), située à 700 m d'altitude
[img]https://i.imgur.com/PNBMPst.png[/img]
===> climat de plaines semi-arides

Températures à Orkodyr, l'oasis historique (Nord)
[img]https://i.imgur.com/YT6YIYo.png[/img]
===> climat semi-désertique

Températures à Khunjerab, siège de l'organisation militaire de la LIM (Nord-Ouest), située à 1000 m d'altitude
[img]https://i.imgur.com/oOk738y.png[/img]
===> climat semi-aride et montagneux

Températures à Oltaï-Ata, centre industriel et scientifique des steppes du Nord-Est, située à 1000 m d'altitude
[img]https://i.imgur.com/utpOsnG.png[/img]
===> climat continental froid propre à la steppe

Températures à Daharpur, capitale économique, située à 700 m d'altitude
[img]https://i.imgur.com/DCcs595.png[/img]
===> climat semi-tropical, chaud et humide
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center]Broderie "Suzani", art textile touranien[/center]

[center][img]https://i.imgur.com/T5VOhTu.png[/img][/center]

Par extension (ou abus de langage) le suzani, "aiguille" en langue iranienne tojike, désigne une technique traditionnelle touranienne de broderie, un art textile, de couture (suzankari) avec des fils de soie ou de coton. Toutefois, à proprement parler, il désigne surtout le produit fini lui-même.
Renommés pour leur finesse et leurs motifs de décoration, les suzanis sont particulièrement populaires au Karmalistan, que ce soit chez les Qarlouks ou les Tojiks, notamment à la "capitale mondiale" de la tapisserie qu'est Khorramshahr. Les suzani présentent généralement des motifs floraux (tulipes, œillets, iris...), végétaux (feuilles...), ou astraux (disques solaire ou lunaire), voire animaliers (poissons, oiseaux), ainsi que les célèbres gouttes d'eau janubiennes, le botha cachemire ou paisley.

[center][img]https://i.imgur.com/9TYiCWr.png[/img][/center]

Historiquement, cette technique ancestrale connut un certain déclin après la chute de l'empire taragaïde et le dépérissement des routes de la Soie. Elle trouva sa renaissance au XVIIIe siècle, sous l'émir d'Orkodyr, Haji Murad, qui replanta de nombreux mûriers au cœur du Qarloukistan. Non pas pour leurs fruits, mais leurs feuilles, qui servent de nourriture aux vers à soie.

Les suzani brodés à la main exigent une importante quantité de travail, pouvant aller jusqu'à plusieurs années (en général 2 ans).
Traditionnellement, les femmes brodaient les célèbres suzani en "panneaux" de coton ou de soie après la naissance d'une fille, lesquels feront partie de sa dot. Aujourd'hui ils servent de décoration, recouvrant les lits, les canapés, les coussins... Mais ils peuvent également être encadrés comme des œuvres d'art, et sont très largement vendus à travers le pays.

[center][img]https://i.imgur.com/msdMod8.png[/img][/center]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center]Lac artificiel de Charvak (Tshirshik)[/center]

Le Charvak est un lac artificiel, réservoir d'eau formé par le barrage hydroélectrique de Tshirshik sur la "Rivière Noire" (Kara-gol). Le site est situé à une quarantaine de kilomètres à l'Ouest de Karagol, la capitale qui a pris le nom de la rivière qui la traverse.

Son réservoir a une capacité d'environ 2 milliards de mètres cubes, soit 2 km3.

Le rôle économique du barrage-réservoir est immense. Sa fonction principale majeure est d'alimenter la géante capitale du Karmalistan à la fois en eau et en électricité. En outre, on y puise l'eau à fins d'irrigation pour la mise en valeur des terres cultivées des déserts du Nord.
C'est également un lieu de villégiature populaire : il compte parmi les sites touristiques les plus visités de toute la Kormalie centrale (Ciskormalie et Transkormalie du Sud).

Les nombreux villages riverains offrent un large éventail d'hôtels, de datchas et de petites maisons pour accueillir les touristes. Néanmoins les infrastructures demeurent anciennes, voire décrépites, cela bien l'absence de résidence luxueuse contribue au charme de la région.

[center][img]https://i.imgur.com/ZI3YJYH.png[/img]
La rivière noire (Kara-gol) et le lac Charvak, en amont

[center][img]https://i.imgur.com/hhWtMfe.png[/img]
Lac Charvak en hiver

[center][img]https://i.imgur.com/1aKlP10.png[/img]
La région de Tshirshik, à quelques dizaines de kilomètres à l'Ouest de Karagol

[center][img]https://i.imgur.com/PNyVK7N.png[/img]
Le barrage de Tshirshik et la chaîne du Kormal (au loin, les contreforts du "Qullaï")

[center][img]https://i.imgur.com/NEzADz6.png[/img]
Le lac Charvak au milieu des montagnes du Kormal
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center]Gastronomie : le somsa (samoussa)[/center]

[center][img]https://i.imgur.com/jT695HY.png[/img]
Deux enfants karmali d'ethnie qarlouke, vendant des samoussas à Tchardjou.
(On notera la pénétration culturelle occidentale des vêtements bons marchés, en raison des investissements étrangers via le relais commercial et financier daharan...)[/center]

Les samoussas sont des beignets caractéristiques du monde musulman marquézien, dont ils sont originaires. Ils remonteraient au IXe siècle. Ils représentent aujourd'hui un élément traditionnel typique de la gastronomie au Karmalistan (somsa), en Eashatri (samosa), au Kars (sambusak), au Saog, en Azouglie, en Aminavie, en Ölan (samsa), en Epibatie et au Makengo (sambusa).

Il s'agit d'une petite pyramide de 4 à 8 cm de côté, renfermant une farce de divers aliments épicés et pimentés, le tout enrobé d'une fine couche de pâte de pain ou de pâtisserie. La garniture peut être soit des légumes, des pommes de terre, de la viande de bœuf, de mouton, d'agneau, de poulet, ou du fromage. En plus du sel, les condiments (épices) sont généralement de la coriandre ou du curcuma.

Au Karmalistan, ils sont le plus souvent vendus comme en-cas chauds à même la rue.

Mets très appréciés depuis des siècles, ils sont mentionnés dans de nombreux récits médiévaux.

[center][img]https://i.imgur.com/sGOXSW2.png[/img][/center]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center][img]https://i.imgur.com/76Sd6VM.jpg[/img]

LA POÉSIE KARMALE (1)[/center]

[quote][img]https://i.imgur.com/mQIxymA.jpg[/img]
[l'exemple et le commentaire est repris exceptionnellement du concours culturel 2038, pour son importance majeure dans le pays ; mais il est aussi revu et augmenté]

Je suis assis dans l'affliction, percé des poignards de la séparation.
Elle a emporté mon coeur dans ses serres, aujourd'hui en venant, Khâro ; tout doux, tout doux.
Je suis toujours en lutte, je suis rouge de sang, je suis ton mendiant.
Ma vie est une angoisse. Mon amie est mon médecin ; je désire le remède ; tout doux, tout doux.
Son sein a la pomme, ses lèvres ont le sucre, ses dents ont la perle ; elle a tout cela, ma bien-aimée ; elle m'a blessé au coeur et c'est pourquoi je suis plongé dans les larmes ; tout doux, tout doux.
A toi est dû mon service ; toi, songe à moi, ô mon amour, à tout jamais.
Matin et soir je suis couché à ton sanctuaire ; je suis le premier de tes cavaliers ; tout doux, tout doux.
Si tu dis des vers de toi et les dis sur l'air d'autrui, tu peux t'appeler voleur. Quelque ghazal que tu dises, ô Mîrâ, loue toujours le Seigneur, et mets le médisant en cage.
[/quote]
Ghazal de Mîrâ (exemple de poème anonyme récent)

Depuis des siècles, si ce n'est des millénaires, le karmal se définit d'abord comme un poète guerrier.

En effet, à l'instar de l'architecture et de la musique chez les Qarlouks, la poésie est certainement le plus caractéristique de la culture karmale, en particulier chez les Tojiks. Dans ce pays forgé par la violence, qu'elle provienne de la nature ou de l'homme, des guerres fratricides aux invasions, des sols pauvres de montagnes arides aux paysages désolés de la steppe et jusqu'aux rigueurs climatiques (nuits glaciales, journées lourdes), les habitants s'efforcent de dépasser leur condition de survivants misérables, de cultiver l'espérance (notamment religieuse, mais aussi technique et politique), de réenchanter un monde cruel... en un mot, ils s'efforcent de vivre. Mais ils n'en oublient pas pour autant la souffrance perpétuellement endurée : au contraire même, ils la partagent pour mieux la dompter et la dépasser.
C'est le rôle de la poésie karmale. Celle-ci se caractérise par un grand réalisme, dans le sens où, derrière les images et les symboles, elle part toujours d'une situation vécue, de phénomènes (souvent tragiques) existants et connus. Elle est aussi un retour à soi, à travers l'acte du miroitement poétique. Le poète est une personne révoltée, profondément blessée, qui lutte, se bat contre les injustices de la vie. Mais il est aussi une personne amoureuse : amoureuse de son peuple, d'une femme, d'un homme, d'un pays, de Dieu.

Aussi ne saurait-on omettre le célèbre ghazal, la poésie d'amour orientale aux règles de composition rigoureuses : parfois romantique, d'autres fois érotique, le ghazal est très populaire chez les Tojiks du Karmalistan.
Mais au-delà du simple poème d'amour, le ghazal comporte souvent un sens caché, transmettant un message plus mystique ou philosophique, voire religieux. La femme aimée prenant alors la forme d'une allégorie à la puissante symbolique. Parfois, notamment dans le soufisme, la poésie amoureuse adressée à une femme, n'est autre qu'une manière dissimulée de s'adresser à Dieu.

Face à lui, nous avons le landay, poème court et anonyme écrit par des femmes, dénonçant l'oppression patriarcale et féodale dont elles sont victimes.
D'autres styles poétiques s'y ajoutent, généralement tragiques, où les rêves et l'amour du lendemain, se mêlent aux cauchemars, au sang et à l'amertume du présent. Si ce n'est l'inverse...
C'est là tout le paradoxe de la poésie tojike, qui oscille toujours entre espoir et fatalisme, émerveillement et désolation.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center]PHOTOGRAPHIES (1)[/center]

[center][img]https://i.imgur.com/gjjQLLL.png[/img]
Itchan Q'ala, la vieille ville d'Akchataou. Cité-oasis multi-millénaire, elle est l'une des plus anciennes du Monde. C'est aussi la ville natale d'al-Khwârizmî, éminent mathématicien qui donnera son nom à l’algorithme.

[img]https://i.imgur.com/dcxusDy.png[/img]
Une vieille ruelle d'Orkodyr (non-loin du complexe Poi Kalon), la capitale califale également cité-oasis et multi-millénaire.

[img]https://i.imgur.com/LmHjmDc.png[/img]
La coupole et le minaret de la madrasa Sherdor du Registon de Tchardjou, la "capitale culturelle" et troisième ville du pays. On peut y contempler cette richesse décorative, mosaïques bleues-turquoises et carreaux vernissés, avec motifs floraux ou géométriques, arabesques épigraphiques, et écritures koufiques d'inspiration religieuse.

[img]https://i.imgur.com/DcUPS1f.png[/img]
Une galerie du Registon de Tchardjou, à la sortie d'un iwan.[/center]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center]PHOTOGRAPHIES (2)[/center]

[center][img]https://i.imgur.com/tngXRZL.png[/img]
Une jeune femme tojike. Principale ethnie du pays.

[img]https://i.imgur.com/AAxkH1e.png[/img]
Couture à la main par une femme qarlouke. L'industrie textile est l'un des piliers de l'économie karmale, le pays étant le plus gros producteur mondial de coton.

[img]https://i.imgur.com/dvONxSH.png[/img]
Un couple turcique-qarlouk, la deuxième principale ethnie. Leurs vêtements mêlent cultures iraniennes et turciques. Les mariages mixtes sont nombreux au Karmalistan, et depuis plusieurs siècles, de sorte que de nombreux mélanges génétiques et culturels existent, en particulier au centre du pays (région de la capitale Karagol).

[img]https://i.imgur.com/Vw5qPRh.png[/img]
Un vieillard d'Orkodyr. On observe l’ineffaçable influence islamique, y compris chez ce peuple en grande partie sécularisé.

[img]https://i.imgur.com/Ef4mxkn.png[/img]
Mariée tojike à Khorramshahr

[img]https://i.imgur.com/LKqFe6V.png[/img]
Fête syiro-qarlouke dans la région steppique d'Enokh

[img]https://i.imgur.com/V3FA4UK.png[/img]
Femme tojike habitante de Karagol et vêtue d'un dupi, le couvre-chef d'origine qarlouke. Les Tojiks sont des iraniens orientaux, parfois qualifiés de "turcisés", mais comptant parmi les Perses (à l'inverse des Kurdes ou des Pachtounes par exemple, qui sont des Iraniens non-perses).[/center]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[center]PHOTOGRAPHIES (3)[/center]

[center][img]https://i.imgur.com/ExwRw1U.png[/img]
femme qarlouke au grand bazar de Tchardjou vendant des miches de pain

[img]https://i.imgur.com/8Uypw2i.png[/img]
femme qarlouke au grand bazar de Tchardjou vendant du maïs

[img]https://i.imgur.com/B4oWBw6.png[/img]
Les habits traditionnels sont généralement portés au quotidien (ici à Karagol)

[img]https://i.imgur.com/nPgfGNR.png[/img]
Femme tojike avec robe traditionnelle à motifs

[img]https://i.imgur.com/ybOQp0Q.png[/img]
Un homme tojik à Khorramhshahr

[img]https://i.imgur.com/53l3czZ.png[/img]
Vieilliard qarlouk de la région d'Enokh.

[img]https://i.imgur.com/Va98BJG.png[/img]
Femme tojike de la région de Karagol, vêtue d'un duppi avec des grenades, un fruit très répandu au nord du Karmalistan

[img]https://i.imgur.com/IgGGPoh.png[/img]
Un vieillard qarlouk d'Akchataou

[img]https://i.imgur.com/eXJ8ztO.png[/img]
Une femme tojike à Khorramshahr, la plus grande ville entièrement tojike du pays et "capitale du textile"

[img]https://i.imgur.com/sNpMA7r.png[/img]
Une femme syire en costume traditionnel un jour de fête, sur le massif de l'Oltaï[/center]
Répondre

Retourner vers « Karmalistan »