Presse vasconne

Youggort

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[center]TIME IS MONEY[/center]

[center][img]https://syntec-numerique.fr/sites/all/themes/anatem/images/agenda/photo_conference.jpg[/img][/center]
[center]Image d'illustration.[/center]

[justify]« Nous sommes entrés dans une nouvelle aire de développement » a asséné Nicolas Marques. Le Ministre des finances et des Comptes Publiques était en effet présent à la conférence industrielle annuelle de Burdiga, conférence qui aura accueilli quelques des plus grands patrons. Depuis 2035 et le début de l’aire Coumier, les industriels ont de quoi être heureux : Coûts de production plus bas que la moyenne, presque aucune législation contraignante pour les entreprises, et une croissance économique qui est cette année pour la première fois à deux chiffres. Pour le patronat, c’est une situation plus que bienfaisante : Et pour cause ! Le nombre d’industries a considérablement augmenté. Tant est si bien que les villes comme Blazet ou Burdiga sont aujourd’hui entourées par un parc industriel qui ne cesse de s’agrandir, quand bien même une possible arrivée des socialistes se profile dans les prochaines années. Tous les domaines industriels sont concernés. Cependant, les secteurs qui se développent le plus sont les industries pétrolières, agroalimentaires et automobiles. Quelles sont les clés du succès de ces usines qui ne vivent aujourd’hui dans l’opulence de l’économie qui tourne à plein régime ?

L’industrie minière et pétrolière est un secteur porteur d’espoir pour le futur économique de la Vasconie. Malgré les conséquences écologiques que cela pourrait avoir, les énergies fossiles sont toujours extraites dans la mer du Ponant ou dans les monts de l’Ouest. Bénéficiant des faibles couts de production et d’exraction, les barils de pétrole s’écoulent à une vitesse ahurissante. Le secteur est d’ailleurs le secteur qui recrute le plus : La première entreprise d’extraction de Vasconie appelée Petrolico a recruté pas moins de 300 nouvelles personnes afin de faire vivre les sites de la société anonyme qui les possède. Les autres entreprises du marché sont presque toutes sur cette même lancée, bien que plus modeste. A coup sûr, ce marché participe bien plus à la croissance économique exponentielle de la Vasconie que tous les autres secteurs d’activité.

Enfin l’industrie agroalimentaire bénéficie de beaucoup de conjectures favorables : La Vasconie est l’un des rares pays en Dytolie où le secteur primaire prospère encore et où celui-ci est réellement vecteur d’emploi. Bénéficiant comme tous les autres secteurs d’une règlementation absente, celles-ci sont souvent mises sous les feux des projecteurs pour les conditions de vie des animaux qui pourraient être qualifiées de douteuses si celles-ci avaient été prouvées. Toujours est-il que la Vasconie dispose aussi et surtout d’un territoire fermier assez espacé et d’un sol fertile propre aux structures agroalimentaires. Son développement en fait donc un point fort pour l’économie de la Vasconie.


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21 avril 2039
Youggort

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[center]TIME IS MONEY[/center]

[center][img]https://www.lemoniteur.fr/mediatheque/4/0/0/001100004_620x393_c.jpg[/img][/center]
[center]Le nord en pleine mutation - Gajuret en expension! [/center]

[justify]La Libourdie est un territoire qui se développe particulièrement vite au regard des autres territoires de la Vaconie. Si ce développement est particulièrement décrié à Senrat où cela se traduit par une recrudescence de pollution et de déchets sur les plages, ce n’est pas le cas quelques kilomètres plus haut, à Gajuret. En effet, le district représenté par son maire a pris il y a quelques journées des engagements afin de faire cohabiter les entreprises, les usines, et les habitants. Et ces engagements ont aujourd’hui finis par payer : La ville est incontestablement l’une des plus belles et des plus développées de la République, et selon tous ses habitants, il y fait bon vivre. Mais quelle est la recette magique ?

Nous avons questionné le maire du district de Gajuret, et il est porteur d’une philosophie très spéciale. Ce dernier a décidé de responsabiliser les habitants et les touristes en leur infligeant de fortes amandes en cas de détérioration du littoral et du paysage urbain. Par exemple, jeter un papier au sol dans la ville dirigée par Antoine Smith vous en coûtera 2 fois plus cher qu’à Burdiga, par exemple. Mais ce n’est pas tout. En gérant le budget du district d’une main ferme et très professionnelle, le centre-ville a été entièrement rénové ce qui a fait augmenter de manière exponentielle les prix des logements en centre-ville.

Mais pour encourager les entreprises à venir s’installer dans ce « Paradis du Nord » comme l’appelle son maire, ce dernier a utilisé des moyens qui ont été fortement décriés par une partie de son électorat. Ces dernières recevaient des avantages non négligeables à l’installation des sièges sociaux dans la grande ville, avec des avantages financiers qui feraient saliver d’envie la plupart des employeurs du pays. Et pour cause ! De nouveaux buildings sont en cours de construction dans la banlieue afin de ne pas dénaturer le centre historique. Ces buildings devraient accueillir pas moins de 200 sièges sociaux d’entreprises. L’objectif est simple : En faire une véritable capitale économique et y concentrer la plupart des secteurs économiques. Cette concentration ferait de cette région la première région économique de Vasconie et les raisons sont multiples : Forte concentration d’entreprises, deux ports internationaux d’export qui permettent aux marchandises produites de s’exporter en empruntant le moins possible le réseau routier ou le réseau ferroviaire. En devenant un pôle majeur de l’économie Vasconne, cette région espère bien obtenir de l’Etat des subventions spéciales afin de continuer le développement de la région en fournissant à l’arrière-pays des infrastructures leur permettant à leur tour de se développer. Quoi qu’il en soit, avec un budget conséquent, le travail qui a été effectué dans le Nord par les diverses régions est entrain de porter ses fruits : Et si Burdiga dans les prochaines années n’était plus le moteur économique du pays ? La mondialisation aura poussé le cœur du pays vers les littoraux et plus particulièrement, dans le Nord où les relations avec le monde sont très nombreuses.

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24 avril 2039
Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE

09 mai 2039[/center]

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Tant attendue, elle a enfin été concrétisée dans les locaux du Parti Populaire Vascon. Triomphants, Théodore Lunnet et Antoine Darius ont scellé une alliance qui leur promet de manière quasi certaine une victoire aux élections présidentielles et législatives qui auront lieues l’année prochaine. Conscients de la menace que posait l’alliance des libéraux sur leurs projets, l’alliance des deux principaux partis socialistes présentera le 12 février prochain un projet commun appelé « Avenir ! ». Cette compilation d’idées socialistes et communistes devrait concrétiser la présentation de Théodore Lunnet en tant que candidat à la présidence de la République et un premier-ministre hypothétique communiste.

L’évènement est d’importance car jamais des partis communistes n’avaient réussis à prétendre sérieusement à occuper ne serait-ce qu’une petite parcelle du pouvoir au niveau national depuis la seconde moitié du XXème siècle. Pourtant, élections après élections, le nombre de fonctionnaires territoriaux élus se déclarant ouvertement communistes n’a pas cessé d’augmenter. Signe que dans les campagnes et au niveau local, ces partis séduisent désormais bien plus qu’auparavant.

Nombreux avaient tenté pourtant, sans jamais parvenir aux fonctions les plus prestigieuses de la République. Alain Bodmer avait été en son temps un candidat des plus sérieux : Il avait rassemplé le plus grand nombre de Fonctionnaires Territoriaux Elus, mais son parti (le PCV) avait été miné par des scandales de blanchiment d’argent et de « promotions-canapé ». Un scandale qui été fort mal passé et qui avait dégouté certains communistes de voter pour leur propre parti. Leur choix s’était alors porté sur d’autres candidats et le parti d’Alain Bodmer avait fini par exploser, alors que les accusations avaient été déclarées fausses ultérieurement, en 2031. Cependant, la montée du communisme s’explique par plusieurs facteurs : Alors que le niveau de vie ne cesse d’augmenter partout en Dytolie et plus généralement dans le monde, le niveau de vie d’un vascon ne progresse plus, et parfois même décroît alors que la bonne croissance des entreprises basées au Pays devrait faire l’effet contraire. Seulement, la Vasconie est aussi le pays où les chefs d’entreprise se servent le plus de dividendes et où les entreprises investissent le plus. La part des salaires elle, n’a pas cessé de diminuer. Un problème dont sont conscients les populations qui ont cherché par leur vote l’année dernière à contester cette situation.



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[right]Etienne EULALIOTTE
Journaliste engagé du Temps Libre
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Youggort

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[center]TIME IS MONEY[/center]

[center][img]https://cap.img.pmdstatic.net/fit/http.3A.2F.2Fprd2-bone-image.2Es3-website-eu-west-1.2Eamazonaws.2Ecom.2Fcap.2F2018.2F01.2F05.2F9666aadb-f4b7-4cc9-bf56-3e313f212080.2Ejpeg/750x375/background-color/ffffff/quality/70/le-conseil-bourse-du-jour-highco-un-investissement-prometteur-1264230.jpg[/img][/center]
[center]Le pain: Sujet de préoccupation principal des vascons [/center]

[justify]Les boulangers sont-ils en train de devenir fous ? C’est la question que se posent désormais les citoyens vascons. Alors que le prix de la baguette de pain ne cesse plus d’augmenter depuis quelques jours, les boulangers et les plus petits ménages sont asphyxiés économiquement parlant : En effet, le pain sous toutes ses formes et la base de l’alimentation de près de 80% de la population à l’heure actuelle. C’est dire l’impact qu’a cette augmentation sur le moral et le portefeuille de vascons ! Surtout quand on sait que les classes moyennes disposent d’un budget pour le moins réduit au strict minimum nécessaire à la subsistance. Cependant, les causes de cette augmentation sont bien connues à l’heure actuelle : Destruction des récoltes et … La spéculation ! Celle-ci est surtout due à des investisseurs peu scrupuleux qui ne cessent d’acheter les stocks de blé à un prix raisonnables pour les revendre en masse ensuite quand les prix seront au plus haut. Une manœuvre boursière qui est en train de faire souffrir les chaumières de Dytolie, alors que les prix du pain ont également augmenté de manière drastique au Caskar, en Valdaquie et partout sur le vieux continent. Pour l’instant, cette tendance n’est pas prête à s’inverser… La cause à la production nationale qui est aussi bien pâle : Les rendements ont été inférieurs à ceux des autres années et les investisseurs n’ont pas hésité à profiter du bon filon : Les conséquences ont été immédiates : Les cours de la tonne de blé se sont envolés et dès que les stocks sont à nouveau disponibles sur le marché, ceux-ci s’en vont en un temps record. Un courtier nous dit même que « Cette situation est du jamais vu… C’est franchement inquiétant cette situation. »

Car oui, cette situation est très inquiétante : Les premières instabilités ont commencé à pointer le bout de leur nez : Dans la banlieue de Burdiga, un boulanger a dû être évacué après qu’il ait été roué de coup par la foule car accusé de profiter de ce climat guère propice aux bonnes affaires. Son stock a été dévalisé et le magasin rendu sens dessus dessous. En Britanie, certains boulangers sont tiraillés entre augmenter les prix ou fermer les portes : La peur de la foule commence à gagner les échoppes et les grandes surfaces qui s’en remettent au Gouvernement pour trouver une solution.

Seulement, le Gouvernement reste mutique et semble ne pas savoir trop comment réagir. Le mécontentement couve désormais dans les plus basses classes de la société. Plus les jours passeront et plus cette colère augmentera. En témoigne la lettre publiée sur les réseaux sociaux d’une mère de famille ayant un mari ouvrier dans les usines du centre industriel de Villeneuve en Vasatie. Devenue virale, ce document dit en substance à Edouard Coumier à quel point la situation est déplorable pour elle et sa famille, alors que son mari travaille du lever du soleil à son coucher, sans compter pour la survie de sa famille. Mais voilà, ce n’est pas suffisant et alors que le prix du pain augmente, la femme quarantenaire ne sait plus comment elle va pouvoir nourrir sa famille dans les semaines à venir. Profondément touchés par l’histoire de ce ménage, de nombreux internautes ont réagi avec le hashtag #MaintenantAgissez pour forcer le Gouvernement et le Président de la République à faire revenir l’ordre républicain dans les marchés financiers. Aucune réponse officielle n’a encore été donnée suite à cet élan de solidarité envers les plus pauvres. Une chose est sûre, c’est que l’affaire n’est pas prête de s’achever à un peu plus d’un an des élections.


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21 juillet 2039
Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE

15 septembre 2039[/center]

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18h15 aujourd’hui. Dans la Conflanie, l’évènement le plus dramatique et le plus regrettable de la crise du blé s’est produit. L’entreprise « Fond d’Investissement Agraire », principale entreprise servant d’intermédiaire entre les agriculteurs et les grands marchés financiers a été la triste victime d’un attentat à la bombe. Alors que cette région est l’une des plus pauvres de Vasconie, celle-ci est aussi la première touchée par la tragique crise survenue cet été. Pour rappel, du fait d’une production lacunaire et d’une spéculation tournant à plein régime, le prix du blé n’a cessé d’augmenter et de mettre les familles les plus modestes dans une situation plus que précaire. Les conséquences de cette situation dramatique sont nombreuses : La fondation de nombreux groupuscules anarchistes, fascistes et… Communistes, mais aussi la paupérisation du territoire ayant mené à une explosion des actes de vandalisme et d’agression.

Bien que nous ne savons encore que peu de choses du fait de l’extrême fragilité de la Tour abritant le siège de cette entreprise, il semblerait que de nombreuses personnes se soient retrouvées blessées ou aient été tout simplement tuées dans l’explosion. La police, arrivée très rapidement sur place ne veut pas communiquer sur le sujet, alors que les employés travaillaient encore au moment de cette attaque. Cependant, les questions se posent dès maintenant et continueront de pleuvoir : Qui est le responsable ? Comment ont-ils pu se procurer et installer les bombes sans que quiconque s’en aperçoive ?

C’est beaucoup de question auxquelles les autorités vont devoir répondre, et ce très rapidement pour éviter qu’un climat délétère ne s’installe dans une situation déjà compliquée à gérer pour elle. Pour rappel, la région était la plus impactée par la Cirse du Blé mais aussi la plus touchée par les violences et les actes criminels et délictueux ces trois derniers mois. Cette situation de cassure et de grande tension avait déjà été signifiée au Ministre de l’Intérieur Henri Génovin il y a deux semaines, celui-ci n’avait pas encore apporté de réponses aux problèmes mentionnés. Un grand congrès des Président de Région et de présidents de districts devait avoir lieu également à l’initiative du syndicat des collectivités territoriales alors que le Président de la République était complètement étranger à cette initiative. André Muñoz, de la majorité présidentielle n’a pu cacher sa colère : « Je sais que je ne dois pas dire du mal de ma hiérarchie, mais là, ça dépasse l’entendement. J’avais prévenu que si l’état n’agissait pas rapidement, un drame allait se passer. » avant de complètement perdre les pédales en critiquant le Ministre de l’Intérieur Henri Génovin : « Ce qui se passe au ministère de l’intérieur est n’importe quoi : On écrit mais on ne nous donne pas de réponse, nous parlons à des portes irrémédiablement closes et c’est pareil pour toutes les régions ! […] Je fais le serment de faire remonter le problème au Président de la République par l’intermédiaire du congrès des collectivités territoriales prévu dans quelques temps. »

On voit mal au vu de ces déclarations le Gouvernement et le Président de la République ne pas réagir à ces attaques frontales et à cette situation périlleuse.

Selon les premières rumeurs, cet attentat pourrait bien être du fait de la « Résistance anticapitaliste », un groupuscule communiste dont la plupart des membres sont adhérents fervents du Front Communiste, parti venant de s’allier avec le Parti Populaire vascon (PPV) porté par Théodore Lunnet.
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[right]Marco VILLON
Journaliste engagé du Temps Libre
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Youggort

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[center]LIBERTE !

18/09/2039[/center]

[justify]La nouvelle vient d’être confirmée par la Police : l’attentat survenu contre l’entreprise Fond d’Investissement Agraire a été revendiqué par le groupe communiste « Alternative communiste » et par le groupe « Résistance anticapitaliste ». Le tribunal a été saisi tôt dans la matinée et les membres identifiés du groupe ont pu être arrêtés très rapidement. Dans un message, les deux groupes terroristes critiquaient ouvertement la politique du Gouvernement l’accusant « d’engraisser les riches au détriment des pauvres ». Cependant, loin de recevoir la désapprobation populaire de rigueur dans de tels évènements, cet attentat ne semble pas émouvoir outre mesure des conflanésiens. Certains même ont pris le parti des terroristes en arborant un drapeau rouge aux fenêtres. Quand les habitants ne peuvent sortir des drapeaux, ce sont des bibelots couleur sang qui paraissent aux fenêtres.

Cette colère montre que le gouvernement perd pied dans ces territoires et que la révolte populaire atteint un point rarement atteint dans l’histoire du Pays : Une policière nous indiquait même qu’il leur était très compliqué de marauder dans les rues de la capitale régionale (Conflans) du fait du rejet de la part de la société. Ce rejet est exactement proportionnel à l’admiration que suscitent désormais les communistes dans ce territoire-là. Dans les derniers sondages réalisés par de multiples instituts indépendants, il n’est pas rare de voir les factions communistes se multiplier dans le paysage régional et il n’est pas rare non plus de voir que le premier parti communiste de Vasconie (Le Front Communiste). Ce parti a d’ailleurs refusé de commenter l’attentat survenu à l’encontre du groupe accusé de spéculation boursière par la justice il y a encore quelques jours. Cependant, plusieurs sources proches du Parti indiqueraient que cette attaque aurait causé une ovation nourrie de sympathisants communistes. Il est intéressant de voir que les communistes de Gandhari et les communistes vascons optent pour la même attitude : [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17846&p=354287#p354216]Le Premier-Ministre s’était livré à une phrase assassine[/url] : « […] Je ne peux que soutenir une telle révolte pour mettre un coup d'arrêt à l'avidité des entreprises qui exploitent la misère humaine. ». Une phrase qui excuse et justifie une attaque odieuse.

Bien que le ministère des affaires étrangères n’ait pas encore officiellement répondu au nom du Gouvernement, la réponse ne devrait pas tarder à venir, et elle risque d’être particulièrement salée, à la hauteur de la deception qu’aurait eu Edouard Coumier à la lecture de cette déclaration.

Il est à noter également que le Ministre de l’Intérieur n’a pas été encore congédié par le Président de la République malgré les propos dévastateurs tenus par le Président de la Région de Conflanie. Celui-ci a déjà fait l’objet d’une plainte pour calomnies de la part du Ministre de l’Intérieur qui a refusé de réagir publiquement. Au vu du caractère spécial de cette affaire, la Cour Suprême a été saisie et les premières auditions devront avoir lieu dans les prochains jours : Un timing « Irresponsable » d’après l’accusé et ses avocats qui invoquent la situation explosive de la Région pour critiquer celle-ci. Plus que jamais, le flou règne en maître à la tête de la Vasconie.


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Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE

20 septembre 2039[/center]



[justify]Aujourd’hui, 20 septembre 2039 est une date historique. A 17h10 très précisément, Julien Grevelin a pris la décision d’envoyer l’armée et de proposer à l’assemblée nationale un « plan d’urgence » contre l’insécurité conjoncturelle en Conflanie. Cette initiative a été très bien accueillie par les parlementaires qui ne se sont pas gardés d’applaudir de manière nourrie l’initiative de l’exécutif, alors que les députés communistes et populaires ont quitté l’hémicycle, visiblement écœuré par les propos qui sont ceux du Premier-Ministre.

Le projet devrait permettre au Gouvernement l’envoi de plus de 2 000 soldats en territoire conflanésien avec la permission d’utiliser des armes pouvant être considérées comme létales pour le retour à l’ordre publique. Car, c’est en effet le projet du Gouvernement qui espère pouvoir gagner suffisament de temps pour que la crise provoquée par l’envolée des cours du blé ne se désamorce. C’est cependant une grave erreur de jugement : Si cette crise du blé est la goutte d’eau de trop, ce n’est pas elle à elle seule qui a fait déborder le vase : Fracture sociale abyssale, inégalités croissantes et exponentielles depuis des dizaines et des dizaines d’années et l’incapacité de l’état à répondre aux demandes pourtant justifiées des travailleurs qui souhaitent avoir davantage de sécurité dans l’emploi et de garanties au niveau de leur avenir professionnel. Si des efforts non négligeables ont été faits par Edouard Coumier et sa majorité depuis quatre années (notamment la mise en place d’un contrat de travail instituant un salaire minimum légal), ce n’est pas assez pour toute une frange de la population qui vit aujourd’hui sans le sou et qui subit de plein fouet la crise du blé qui l’empêche de pouvoir se fournir en farines notamment, qui est l’ingrédient sine qua none de l’alimentation des classes populaires.

L’erreur d’Edouard Coumier et de Julien Grevelin est de penser que cette crise s’essoufflera d’elle-même. Il est très étonnant que cela se produise et pour cause : Il y a déjà eu une alerte : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804#p341414]Le suicide d’un père de famille en 2036[/url] qui avait conduit à des manifestations de soutien et à des demandes légitimes mais non écoutées du Gouvernement quant à la sécurisation des emplois et à la protection des travailleurs. Comme un feu de cheminée, le Gouvernement avait laissé mourir la braise en l’arrosant de promesses. Cependant, la crise du blé a agis comme un bidon d’essence et a rétabli les tensions qui existent entre les plus pauvres et les pouvoir. Là où les groupuscules communistes ont très bien joué le coup, c’est qu’ils ont su écouter et comprendre la peine et l’affliction des ménages dans une précarité extrême. De plus, cette montée des communismes d’inscrit dans le contexte international de montée des extrêmes et de radicalisation des peuples [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&p=354304#p354304]tel que décrit par plusieurs organismes de presse internationaux. [/url]

Pour revenir à ce plan d’urgence qui devrait avoir cours que dans l’unique région de la Conflanie n’a pas que des partisans au sein du Parlement. Un groupe composé d’une cinquantaine de parlementaire a d’ailleurs dores et déjà saisi le Conseil Constitutionnel afin de faire retoquer le projet en totalité : Ceux-ci invoquent notamment le fait qu’un territoire sera différencié d’un autre et que les mesures proposées seront liberticides, et donc contraire à l’Esprit de la Constitution. Le vote était initialement prévu pour le 25 septembre. Le Conseil Constitutionnel devra donc procéder à l’analyse du document présenté à l’Assemblée Nationale de manière très rapide : Une réunion est d’ailleurs prévue à ce sujet dans la plus haute instance légale de Vasconie. Au vu du contexte ultra-tendu dans cette région, la décision des sages aura des conséquences nombreuses et pouvant être dévastatrices : Une censure serait vécue par les rebelles comme une incitation à continuer leur combat, puisque l’exécutif n’aurait pas les moyens d’agir, alors qu’une non-censure les martyriserait et envenimerait une situation déjà tendue au possible.

La vie d’un sage constitutionnel, dans ces temps troubles n’est jamais agréable !
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[right]Etienne EULALIOTTE
Journaliste engagé du Temps Libre
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Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE

24 septembre 2039[/center]



[justify]Les tensions sont une nouvelle fois montées d’un cran en Conflanie où de groupuscules communistes ont pris possession de plusieurs bâtiments administratifs parmi lesquels l’hôtel de ville et l’hôtel de région. Les bâtiments sont tombés sous contrôle rebelle tard dans la journée, vers vingt et une heure. Pour des raisons encore floues, le pouvoir a refusé de faire intervenir l’armée dans la zone concernée, à l’heure qu’il est, les deux bâtiments de pouvoir ainsi que leurs occupants sont toujours sous domination des émeutiers. Ces derniers ont d’ailleurs accroché un drapeau rouge au pavillon au-dessus des édifices contrôlés. Une onde de choc à la capitale qui jette le discrédit sur la capacité du pouvoir à pouvoir gérer cette crise qui semble de plus en plus lui échapper : La Conflanie est en train de devenir une zone de non droit.

D’après les premières informations, l’ordre de ne pas intervenir serait venu d’un membre de l’Etat-Major des Armées qui aurait contrevenu à un ordre direct et écrit du Président de la République. Cependant, l’identité n’a pas été révélée par le chef d’Etat-Major qui était absent alors pour des raisons familiales.

Annoncée par le Premier-Ministre, une purge devrait être entamée au sein du commandement des armées pour éviter qu’à l’avenir de nouvelles déconvenues pareilles ne se reproduisent. Les premières têtes devraient donc tomber dans les heures à venir : Parmi les personnes intouchables et d’ores et déjà confirmées, on compte le ministre des armées Stéphane Eltasi qui a la confiance absolue du Président de la République et qui allait présenter une réforme militaire avant le début de la Crise du Blé pendant l’été. Le projet a malheureusement été abandonné et devrait être présenté devant les parlementaires quand l’exécutif aura réglé cette crise qui semble de plus en plus partie pour durer. La tête d’Antoine Landry GAUTHIER devrait être également maintenue : Il est un proche soutien du Président de la République et un fidèle serviteur de l’armée depuis une trentaine d’années. Ayant servi à de nombreuses reprises son pays, il a monté les échelons et a gagné aujourd’hui la fidélité de nombreux hommes d’armes. Pour certains même, l’admiration. Si son honneur n’est pas définitivement et irrémédiablement mis en cause, se séparer de ce meneur d’homme serait assurément la pire erreur du Quinquennat d’Edouard Coumier.

L’occupation des sièges de la ville et de la Région de Conflanie a été unanimement condamné par les partis politiques de tous bords : Partis Populaires comme Partis Libéraux, les exactions ont été soumises à l’opprobre politique : Le candidat de l’Alliance populaires-communistes a critiqué : « Le comportement exaspérant mais néanmoins compréhensible de ceux qui meurent de faim ». C’est le même avis qui est formulé par toutes les grandes têtes politiques mais également par les vascons vivant au nord du Pays étant historiquement plus riches que les habitants du sud. Cependant, il est un silence qui commence à devenir assourdissant : Celui du premier secrétaire du Front Communiste qui n’a pas réagi à la mise en place d’une intervention militaire, ni à l’attaque sur les bâtiments publiques. Ce silence a été vivement critiqué et incompris au sein du Parlement. Il devrait cependant se prononcer dans les prochains jours.

Egalement, la direction militaire de Conflanie a indiqué que les lieux stratégiques de la Capitale de la Région ne sont pas touchés et d’ores et déjà protégés par l’Armée. Les bâtiments devraient être repris dans la journée « Sans violence outre que celle qui sera nécessaire » selon Nicolas Marquet, gouverneur militaire de la Région.

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[right]Etienne EULALIOTTE
Journaliste engagé du Temps Libre
[/right]
Youggort

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[center]LIBERTE !

27/09/2039

[URL=https://www.casimages.com/i/190729112932530982.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/29/190729112932530982.png[/IMG][/URL]

HONTE

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Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE

10 Novembre 2039[/center]



[justify]Julien Grevelin était attendu afin de s’exprimer sur les évènements qui ont secoué la Vasconie et plus particulièrement la Conflanie. La tentative Coup d’Etat communiste dans le sud, réprimée dans le sang et la violence aura coûté la vie à plus de 10000 victimes, sans compter bien évidemment les innombrables blessées et les personnes ayant fuis dans les dernières heures du conflit, profitant certainement du chaos et de la nuit pour fuir. Depuis quelques semaines maintenant, les villes autour de la capitale de la région la plus au sud de la Vasconie ont été évacuées elles aussi par l’armée. Pour le Gouvernement, cela fait beaucoup de prises d’initiatives quand on sait que l’intervention de l’armée dans la ville insurgée n’avait pas eu l’approbation du Parlement, ni d’aucune autre instance vasconne. Le Premier-Ministre s’est défendu en disant que « le maintien de la paix est une mission du Gouvernement uniquement qui n’a pas à demander la possibilité d’agir ou non. » Une ligne défensive qui n’écarte cependant pas la menace d’une motion de destitution qui plane désormais sur Edouard Coumier et son Gouvernement qui ont fragilisés d’eux-même leur position par les armes à Conflans en détruisant (avec l’aide des insurgés bien entendu) la ville.

En utilisant la force ultime pour récupérer la paix, le Gouvernement s’est en effet soumis à une très forte réprobation populaire : Nombreux sont les citoyens à ne plus vouloir attribuer leur voix à la candidature qui pourrait être portée dans quelques temps par le Gouvernement. De plus, dans la campagne profonde, où les informations circulent très mal et où les réseaux sociaux ne sont pas très développés, les nouvelles ont été colportées par le bouche à oreille ainsi que par les rumeurs très nombreuses fortement en désavantage de l’actuelle gouvernance de la République. Cependant, la réprobation n’est pas que populaire : Parmi les responsabilités politique, cet évènement d’une ampleur inégalée pour les Institutions de la République de 1862 a considérablement marqué les esprits et pourrait marquer un virage à 180° dans les années à venir. Certains hommes politiques comme le chef du Parti Communiste sont restés relativement muets. Mais ce n’est pas le cas de Théodore Lunnet qui est vent-debout contre l’intervention étatique contre les manifestants. Depuis plusieurs semaines maintenant, ses arguments sont drastiquement opposés à la défense gouvernementale et présidentielle : Celui-ci explique notamment que l’affrontement armé aurait pu être évité, que le Gouvernement a mal agi, et qu’exprimer son mécontentement ne doit pas être synonyme de rébellion dans l’esprit des gens. Ce dernier indique également que les manifestants ont agi « comme une bête piégée » et qu’Edouard Coumier a forcé les conflanésiens à « se montrer violents et à la limite du raisonnable ». Le politicien a d’ailleurs annoncé la présentation d’une motion de censure auprès du Conseil Constitutionnel, motion qui pourrait être purement symbolique et qui donnera surement lieu à beaucoup de débats. En effet, le mandat présidentiel s’arrête dans moins d’une année maintenant, et la procédure de destitution s’annonce très longue au vu de la complexité du dossier à traiter pour les Sâges. Si cette motion est portée, cela sera la première fois que la Présidence de la République sera aussi incertaine sur son sort et qu’un Gouvernement risque aussi clairement la destitution complète !
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[right]Etienne EULALIOTTE
Journaliste engagé du Temps Libre
[/right]
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