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Les Présidents plutôt hostiles à l'idée d'une élection présidentielle générale
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Raimondo Mazzola cible de toutes les critiques
Dans son allocution exceptionnelle hier après-midi, le Président général de la Ligue a fait savoir que le Conseil avait tenté de le destituer, avant de lui accorder un délai de gouvernance supplémentaire jusqu'au 1er mai prochain. La raison de ce sursis, négocié au sein du Conseil : "la pérennité des institutions durant ces semaines de troubles guerriers et terroristes" en Cérulée et en Marquésie. Même s'il se maintient donc quelques semaines encore, Raimondo Mazzola a servi de fusible au Conseil, et l'idée de son départ est actée.
Selon les informations dont dispose la presse, ce sont Abo Darfi et Alessandro Delando qui ont insisté pour que le Président général s'en aille. Addolorata Pozzi, Présidente de l'Arovaquie, les aurait "laissé faire", incertaine jusqu'à la fin des négociations avant de lâcher toute revendication et de plier à la décision de ses deux confrères. Abo Darfi, le président nazalien nonagénaire, ne cachait plus depuis des mois son animosité à l'égard de celui qui a remplacé Edmondo Boterlo à la tête de la Ligue, surtout depuis la crise de l'élevage ayant agité la fin de l'année 2035 en Nazalie. Mais Alessandro Delando, le conservateur aliléen, gouverne pourtant l'Alilée avec le soutien appuyé du parti de Raimondo Mazzola, Nazione&Liberta, une union entre le centre-gauche et les tous nouveaux "conservateurs" pro-famille nécessaire face aux vélleités et à la radicalisation du Movimento Basta Corruzione sur la scène politique aliléenne, passé de l'anti-corruption à l'anti-gouvernementalisme.
La Présidente arovaque qui avait pourtant annoncé sa volonté de monnayer son soutien au référendum sur la cantonalisation, a été prise de cours comme ses collègues par la proposition d'une élection présidentielle générale au suffrage universel. Fini la prérogative des Présidents de Province à nommer le Président du Conseil, ce processus démocratique indirect pourrait donc être court-circuiter et "le peuple" décider directement qui doit le représenter et diriger en son nom à la tête de la Ligue... Voici venu le temps de la contradiction, et de trois Présidents de Province mettant en garde contre une telle idée, "démagogique par essence" a même expliqué Abo Darfi, le président nazalien.
- "Ce n'est pas raisonnable dans un pays si éclaté que la Ligue en termes de démographie et de production. Les Aliléens et les Nazaliens ne peuvent pas décider pour les Arovaques. Un Président au suffrage universel empiètera sur le travail du Président de Province, et ce sera au final moins de pouvoir, et moins de possibilité de contestation, pour l'Arovaquie.", Addolorata Pozzi.
- "Le Président du Conseil n'est pas dans son rôle avec ces propositions de modifier notre Constitution, délicate. C'est aux Sénats d'envisager et de proposer de telles évolutions. Ces référendums relève d'une tentative d'aller contre le vent, de surprendre en prenant les institutions à défaut et s'appuyant sur toutes les colères, mais les colères comme le vent sont dans le dos de Raimondo Mazzola, qui doit gérer les affaires urgentes en cours, puis rendre sa place comme nous l'avons demandé et comme nous l'exigerons dès le 1er mai prochain." Abo Darfi
- "Nous avons trop de différences territoriales pour que la voix d'un citoyen vaille celle d'un autre dans une autre province, une autre situation, un autre territoire... Le suffrage universel direct à l'échelle de la Ligue signifiera moins de pouvoir d'expression pour la majorité d'entre nous.", Alessandro Delando.