Les Cantiques de l'Angoisse
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Gwenael
[justify]Le Ministre, s'il tentait de temps à autres de reprendre le fil de la conversation, n'avait d'yeux que pour le corps parfaitement modelé de la Duchesse, qu'il ne pouvait s'empêcher de scruter avec avidité. La bouche largement ouverte, il songeait déjà à tous les jeux lubriques auquel il se livrerait avec cette envoutante créature après le départ de Sven Thornton.
La Duchesse Flore, pour sa part, n'accordait pas la moindre attention au ministre orlan. Son regard atypique restait focalisé sur son interlocuteur lorthonien, qui semblait avoir repris de l'assurance. La jeune femme, inquiète de cet affaiblissement visible de son pouvoir de séduction, commença à se passer les doigts dans les cheveux, tout en adoptant un ton plus sec pour marquer son mécontentement.
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/17/180417041914893321.png[/img][/center][/justify]
Duchesse Flore : Votre dieu serait bien présomptueux de vous châtier dans l'au-delà après vous avoir ainsi trahi au cours de votre existence terrestre. Malheureusement, votre sort est celui qui attend tous les hommes qui choisissent de s'en remettre à la volonté hasardeuse de leur bienaimé créateur. Vous autres, Dytoliens, n'avez pas encore compris que l'être pourtant omnipotent qui vous a créés si imparfait ne peut être bienveillant à votre égard. Ceux qui suivent ses préceptes sont, comme vous, condamnés à la damnation.
La Duchesse Flore, pour sa part, n'accordait pas la moindre attention au ministre orlan. Son regard atypique restait focalisé sur son interlocuteur lorthonien, qui semblait avoir repris de l'assurance. La jeune femme, inquiète de cet affaiblissement visible de son pouvoir de séduction, commença à se passer les doigts dans les cheveux, tout en adoptant un ton plus sec pour marquer son mécontentement.
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Duchesse Flore : Votre dieu serait bien présomptueux de vous châtier dans l'au-delà après vous avoir ainsi trahi au cours de votre existence terrestre. Malheureusement, votre sort est celui qui attend tous les hommes qui choisissent de s'en remettre à la volonté hasardeuse de leur bienaimé créateur. Vous autres, Dytoliens, n'avez pas encore compris que l'être pourtant omnipotent qui vous a créés si imparfait ne peut être bienveillant à votre égard. Ceux qui suivent ses préceptes sont, comme vous, condamnés à la damnation.
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William Hamleigh
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180416042821554302.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416042821554302.jpg[/IMG][/URL][/center]
[justify]
Sven Thornton : Altesse, j'imagine que soit j'ai réellement courroucé mon créateur par mes actions passées le poussant à abandonner tout soutien à mon égard ou bien soit que la dévotion chrétienne telle que l'on me l'a enseignée n'est tout simplement pas faite pour moi. Mais puisque vous semblez émettre une position contraire aux idéaux chrétiens de Dytolie, j'aimerais vraiment entendre ce que votre vénéré représente pour vous et vous apporte dans votre de vie.
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Sven Thornton : Altesse, j'imagine que soit j'ai réellement courroucé mon créateur par mes actions passées le poussant à abandonner tout soutien à mon égard ou bien soit que la dévotion chrétienne telle que l'on me l'a enseignée n'est tout simplement pas faite pour moi. Mais puisque vous semblez émettre une position contraire aux idéaux chrétiens de Dytolie, j'aimerais vraiment entendre ce que votre vénéré représente pour vous et vous apporte dans votre de vie.
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Gwenael
[justify][center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/17/180417041914893321.png[/img][/center]
Duchesse Flore : Nous ne l'appelons pas « le Porteur de Lumière » pour rien. Vous qui connaissez certainement les textes bibliques, devez savoir que Lucifer est celui qui apporta la connaissance aux hommes, ce qui attira sur eux le courroux de Jéhovah. À quoi bon rester soumis à un dieu qui ne vous aime pas ? L'enseignement de Lucifer nous permet de nous affranchir des contraintes de la Création en nous libérant des entraves imposées par ce dieu, qui ne mérite en rien notre reconnaissance.
La Duchesse lança un bref regard en direction du Ministre orlan avant de poursuivre.
Duchesse Flore : Le Porteur de Lumière nous a offert les clés pour comprendre réellement de quoi est fait ce monde. En en prenant conscience, nous avons la possibilité de nous réaliser pleinement, voir... de devenir des êtres surpuissants.
En entendant cette dernière phrase, Antoine Destroges avait secoué furtivement la tête, comme pour exprimer sa désapprobation auprès de la Duchesse. Elle était allée bien trop loin dans son explication, et avait commencé à évoquer des notions qui dépassaient le simple cadre du dogme luciférien...
Duchesse Flore : Nous ne l'appelons pas « le Porteur de Lumière » pour rien. Vous qui connaissez certainement les textes bibliques, devez savoir que Lucifer est celui qui apporta la connaissance aux hommes, ce qui attira sur eux le courroux de Jéhovah. À quoi bon rester soumis à un dieu qui ne vous aime pas ? L'enseignement de Lucifer nous permet de nous affranchir des contraintes de la Création en nous libérant des entraves imposées par ce dieu, qui ne mérite en rien notre reconnaissance.
La Duchesse lança un bref regard en direction du Ministre orlan avant de poursuivre.
Duchesse Flore : Le Porteur de Lumière nous a offert les clés pour comprendre réellement de quoi est fait ce monde. En en prenant conscience, nous avons la possibilité de nous réaliser pleinement, voir... de devenir des êtres surpuissants.
En entendant cette dernière phrase, Antoine Destroges avait secoué furtivement la tête, comme pour exprimer sa désapprobation auprès de la Duchesse. Elle était allée bien trop loin dans son explication, et avait commencé à évoquer des notions qui dépassaient le simple cadre du dogme luciférien...
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William Hamleigh
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180416042821554302.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416042821554302.jpg[/IMG][/URL][/center]
[justify]Sven n'avait pas remarqué le tic de Destroges qui semblait néanmoins de plus en plus mal à l'aise, esquissant un demi sourire laissant paraitre ses incisives dans un rictus étrange, au fur et à mesure que la maîtresse des lieux déballait son savoir du dogme luciférien. Dogme étrange pour un homme élevé dans le christianisme depuis la naissance comme Sven car cette religion semblait exalter les vices les plus infâmes et les plus condamnables du christianisme : l’orgueil, l'envie...et même la luxure. La discussion avec cette dame, qui apparaissait de plus en plus comme une ambassadrice de Satan, captivait toujours autant Sven qui n'avait cependant pas encore cédé à la fascination, gardant son esprit alerte à toute manipulation qui pouvait se trouver cachée dans ce chassé-croisé de questions et de réponses.
Sven Thornton : Entendez-vous donc que les autres croyances nous cachent quelque chose, la vraie nature du monde et des êtres qui le composent ? Vous considérez avoir atteint un haut niveau d'illumination si j'en crois vos paroles. Pourquoi le Porteur de Lumière n'a-t-il pas su mieux vous guider lors de la guerre des containers contre vos ennemis ? J'essaie de comprendre les fondements de votre foi et je me permet de vous demander ce genre de question, n'y voyez pas d'insulte votre Altesse. Si cette superpuissance existe bel et bien je serais ravi que vous m'en fassiez la démonstration afin que les doutes abandonnent mon esprit.
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[justify]Sven n'avait pas remarqué le tic de Destroges qui semblait néanmoins de plus en plus mal à l'aise, esquissant un demi sourire laissant paraitre ses incisives dans un rictus étrange, au fur et à mesure que la maîtresse des lieux déballait son savoir du dogme luciférien. Dogme étrange pour un homme élevé dans le christianisme depuis la naissance comme Sven car cette religion semblait exalter les vices les plus infâmes et les plus condamnables du christianisme : l’orgueil, l'envie...et même la luxure. La discussion avec cette dame, qui apparaissait de plus en plus comme une ambassadrice de Satan, captivait toujours autant Sven qui n'avait cependant pas encore cédé à la fascination, gardant son esprit alerte à toute manipulation qui pouvait se trouver cachée dans ce chassé-croisé de questions et de réponses.
Sven Thornton : Entendez-vous donc que les autres croyances nous cachent quelque chose, la vraie nature du monde et des êtres qui le composent ? Vous considérez avoir atteint un haut niveau d'illumination si j'en crois vos paroles. Pourquoi le Porteur de Lumière n'a-t-il pas su mieux vous guider lors de la guerre des containers contre vos ennemis ? J'essaie de comprendre les fondements de votre foi et je me permet de vous demander ce genre de question, n'y voyez pas d'insulte votre Altesse. Si cette superpuissance existe bel et bien je serais ravi que vous m'en fassiez la démonstration afin que les doutes abandonnent mon esprit.
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Gwenael
[justify]Le Ministre craignait que la Duchesse se répande trop dans sa réponse et révèle des indices compromettants sur les croyances secrètes que les deux Lucifériens partageaient. Il prit la responsabilité d'interrompre la conversation avant que Flore commence à s'exprimer.
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416025531582453.png[/img][/center]
Antoine Destroges : Pardonnez-moi de vous interrompre. Le débat auquel vous vous livrez est fort intéressant, mais il fait très chaud dans ce château, et je suis persuadé que Monsieur Thornton est assoiffé.
La Duchesse adressa à Antoine Destroges un regard accusateur. Elle manifesta par un froncement de sourcils le désagrément que lui avait causé cette interruption.
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/17/180417041914893321.png[/img][/center]
Duchesse Flore : Ce n'est pas la peine de nous déranger pour ça, allez donc chercher quelque chose à boire.
Antoine Destroges : C'est que... nous sommes ici dans la demeure de Son Altesse et j'ignore encore où y sont rangés ses breuvages. Si vous aviez l'amabilité de m'y conduire, je serai en mesure d'aller les chercher moi-même sans vous interrompre, la prochaine fois que ce sera nécessaire.
Bien entendu, c'était loin d'être la première fois que le Ministre se rendait en ces lieux, et il savait pertinemment où se trouvaient les rafraîchissements. Sachant cela, la Duchesse comprit qu'il cherchait surtout à s'entretenir avec elle en privé à propos de la tournure que prenait sa conversation avec Sven.
Duchesse Flore : Si tel est votre souhait... Je vous prie de nous excuser, Monsieur Thornton. Le Ministre est si peu dégourdi...
Les deux Lucifériens s'éclipsèrent dans la pièce voisine du salon, où étaient rangées les collations réservées aux invités. Le Ministre sortit deux bouteilles d'alcool et quelques verres.
Duchesse Flore : Je sais ce que tu vas me dire...
Antoine Destroges : Tu ne te rends pas compte de ce que tu es en train de faire, on ne sait rien de ce type. S'il se fait attraper dans son pays en train de frauder, il pourrait bien tout balancer sur nous.
La Duchesse sourit et passa sa main dans les cheveux du Ministre.
Duchesse Flore : Tu es jaloux, c'est ça ?
Antoine Destroges : Moi, jaloux ? C'est n'importe quoi.
La Duchesse le fixa avec intensité, si bien qu'il ne put plus dissimuler ses pensées.
Antoine Destroges : J'ai bien vu comment tu le regardais, on aurait dit que tu allais le bouffer.
Duchesse Flore : Tu ne manques pas de culot. Je te laisse venir faire tes magouilles dans mon château et tu me reproches mon comportement. De toute manière, je suis chez moi donc je fais ce que je veux.
Flore ouvrit un tiroir et en sortit un bocal en verre rempli de petites pastilles rouges.
Antoine Destroges : Pourquoi fais-tu cela, au juste ? C'est un Dytolien, il n'y a rien à en tirer.
Duchesse Flore : Tu te trompes. Tu l'as vu comme moi, celui-là est différent. Il est déjà presque converti. Il suffit qu'il franchisse le pas, et j'ai ce qu'il faut pour l'y aider.
La Duchesse déposa trois pastilles au fond d'un verre à pied, qu'elle remplit ensuite de vin couleur grenat.
Antoine Destroges : À quoi bon le droguer ? Une fois de retour chez lui, il aura tout oublié.
Duchesse Flore : Tu as tort, encore une fois. Tu sais comme moi qu'il suffit d'une fois. Après, on ne peut plus revenir en arrière...
Flore quitta la pièce pour revenir dans le salon où l'attendait Sven. Après avoir regagné sa place, elle tendit au Lorthonien le verre rempli du breuvage qu'elle venait de préparer. Le Ministre vint ensuite en tenant deux autres verres : un pour lui, et l'autre pour la Duchesse.
Duchesse Flore : J'espère que nous n'avons pas été trop longs. Pour répondre à votre question, nous n'attendons rien du Porteur de Lumière. Son enseignement nous permet de comprendre de quoi est fait ce monde, mais c'est à nous que revient la responsabilité de l'utiliser ou non pour nous affranchir de notre condition. Si ces préceptes ne nous ont été d'aucune utilité au cours de la Guerre des Conteneurs, c'est parce que le dogme luciférien tel qu'il est appliqué désormais ignore totalement son potentiel. Sachez que le luciférisme a connu de nombreuses évolutions au cours des siècles, si bien que l'Empire Luciférien condamne aujourd'hui ce qui fut pourtant le premier des principes jadis inculqués par le Porteur de Lumière...
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416025531582453.png[/img][/center]
Antoine Destroges : Pardonnez-moi de vous interrompre. Le débat auquel vous vous livrez est fort intéressant, mais il fait très chaud dans ce château, et je suis persuadé que Monsieur Thornton est assoiffé.
La Duchesse adressa à Antoine Destroges un regard accusateur. Elle manifesta par un froncement de sourcils le désagrément que lui avait causé cette interruption.
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Duchesse Flore : Ce n'est pas la peine de nous déranger pour ça, allez donc chercher quelque chose à boire.
Antoine Destroges : C'est que... nous sommes ici dans la demeure de Son Altesse et j'ignore encore où y sont rangés ses breuvages. Si vous aviez l'amabilité de m'y conduire, je serai en mesure d'aller les chercher moi-même sans vous interrompre, la prochaine fois que ce sera nécessaire.
Bien entendu, c'était loin d'être la première fois que le Ministre se rendait en ces lieux, et il savait pertinemment où se trouvaient les rafraîchissements. Sachant cela, la Duchesse comprit qu'il cherchait surtout à s'entretenir avec elle en privé à propos de la tournure que prenait sa conversation avec Sven.
Duchesse Flore : Si tel est votre souhait... Je vous prie de nous excuser, Monsieur Thornton. Le Ministre est si peu dégourdi...
Les deux Lucifériens s'éclipsèrent dans la pièce voisine du salon, où étaient rangées les collations réservées aux invités. Le Ministre sortit deux bouteilles d'alcool et quelques verres.
Duchesse Flore : Je sais ce que tu vas me dire...
Antoine Destroges : Tu ne te rends pas compte de ce que tu es en train de faire, on ne sait rien de ce type. S'il se fait attraper dans son pays en train de frauder, il pourrait bien tout balancer sur nous.
La Duchesse sourit et passa sa main dans les cheveux du Ministre.
Duchesse Flore : Tu es jaloux, c'est ça ?
Antoine Destroges : Moi, jaloux ? C'est n'importe quoi.
La Duchesse le fixa avec intensité, si bien qu'il ne put plus dissimuler ses pensées.
Antoine Destroges : J'ai bien vu comment tu le regardais, on aurait dit que tu allais le bouffer.
Duchesse Flore : Tu ne manques pas de culot. Je te laisse venir faire tes magouilles dans mon château et tu me reproches mon comportement. De toute manière, je suis chez moi donc je fais ce que je veux.
Flore ouvrit un tiroir et en sortit un bocal en verre rempli de petites pastilles rouges.
Antoine Destroges : Pourquoi fais-tu cela, au juste ? C'est un Dytolien, il n'y a rien à en tirer.
Duchesse Flore : Tu te trompes. Tu l'as vu comme moi, celui-là est différent. Il est déjà presque converti. Il suffit qu'il franchisse le pas, et j'ai ce qu'il faut pour l'y aider.
La Duchesse déposa trois pastilles au fond d'un verre à pied, qu'elle remplit ensuite de vin couleur grenat.
Antoine Destroges : À quoi bon le droguer ? Une fois de retour chez lui, il aura tout oublié.
Duchesse Flore : Tu as tort, encore une fois. Tu sais comme moi qu'il suffit d'une fois. Après, on ne peut plus revenir en arrière...
Flore quitta la pièce pour revenir dans le salon où l'attendait Sven. Après avoir regagné sa place, elle tendit au Lorthonien le verre rempli du breuvage qu'elle venait de préparer. Le Ministre vint ensuite en tenant deux autres verres : un pour lui, et l'autre pour la Duchesse.
Duchesse Flore : J'espère que nous n'avons pas été trop longs. Pour répondre à votre question, nous n'attendons rien du Porteur de Lumière. Son enseignement nous permet de comprendre de quoi est fait ce monde, mais c'est à nous que revient la responsabilité de l'utiliser ou non pour nous affranchir de notre condition. Si ces préceptes ne nous ont été d'aucune utilité au cours de la Guerre des Conteneurs, c'est parce que le dogme luciférien tel qu'il est appliqué désormais ignore totalement son potentiel. Sachez que le luciférisme a connu de nombreuses évolutions au cours des siècles, si bien que l'Empire Luciférien condamne aujourd'hui ce qui fut pourtant le premier des principes jadis inculqués par le Porteur de Lumière...
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William Hamleigh
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180416042821554302.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416042821554302.jpg[/IMG][/URL][/center]
[justify]Sven n'eut pas le temps d'entendre ce que madame la Duchesse allait lui répondre que Destroges la coupa et l'invita à le rejoindre dans une autre pièce. Le ministre était maladroit, tout portait à croire qu'il souhaitait avoir un face à face en privé avec son hôte. Seul, Sven se leva et explora la pièce ultra moderne à la découverte de bibelots témoignant du culte duquel lui et la Duchesse débattaient justement avant l'intervention de Destroges. Sur le meuble en bois qui se trouvait à sa droite, bougies et encens dessinaient des chemins de lumière et de fumée participant à l'ambiance tamisée de la pièce. Un Baphomet en ivoire trônait fièrement au milieu de la commode, derrière une petite vitre qui le protégeait et permettait d'y accrocher pendentifs, gemmes et autres objets mystiques. Ses deux compagnons avaient disparus dans l'immensité du château et il n'avait aucune idée de l'endroit où ils pouvaient se trouver et dans combien de temps ils reviendraient à lui. Poursuivant son petit tour d'observation, entre croix renversées et statues de boucs, Sven se sentait décidément de moins en moins mal à l'aise face à ce culte dont il n'avait jamais eu que des rumeurs relayées par les cléricaux.
Sur l'autre versant de la suite ducale, une carte aux dimensions impressionnantes de l'Empire Luciférien et de ses entités constituantes. Sven reconnut la capitale, Belphore. Ses leçons de géographie ne l'avaient pas quitté et peu à peu, les noms revinrent à son esprit : Orlanie, Tyronar, Kaluna, Ignis, et son doigt désignait leur emplacement sur la carte d'une manière presque mécanique. Plus discrètement placé cette fois-ci, un portrait de son Altesse ducale en dimensions plus raisonnables aux côtés de l'Impératrice Marie-Claire Boyer décorait le mur sud de la pièce. Dans un coin, Sven remarqua une petite boite d'ébène qui semblait déverrouillée. Curieux, il ne pu s’empêcher d'aller la prendre et de l'ouvrir pour en découvrir le contenu. C'était un livre, format de poche, qui y était rangé et dont les dimensions épousaient parfaitement celles de la boite. Aucune inscription ne figuraient sur l'extérieur, les première et quatrième de couverture étant toute de cuir noir. Lorsqu'il ouvrit lut l’inscription Liber Luciferis; c'était une bible luciférienne. Sven tenait enfin en main ce qui occupait tout l'esprit de la Duchesse et de nombres aristocrates de l'Empire. Tout tenait donc dans ce petit ouvrage, l'envie lui prit de le feuilleter. Il lit quelques passages piochés à divers endroits du livre : "Le conseil de la Lumière doit te guider, te conseiller, t'effrayer seulement pour que tu puisse comprendre toute la puissance qui réside en lui" ou encore "Ce n'est pas par morale qu'il faut agir pour suivre son enseignement, c'est par les actes durs et clivants que sa nature se révélera à toi et que tu comprendras" , "Prends de grandes voies risquées et plus tard c'est toi qui bâtira des empires et prendra la place des rois corrompus". Sven n'eut pas le temps de se pencher de manière plus approfondie sur le livre, il entendit le bruit claquant des talons de madame se rapprocher. D'un geste éclair, il remit le livre à sa place et bondit tel un fauve dans son fauteuil, attendant ses hôtes comme si de rien n'était.
Sven Thornton : Oh vous m'avez apporté à boire, il ne fallait pas. C'est très aimable, duchesse, je vous en remercie.
Il fit un signe de tête à Destroges pour le remercier également. Il bu...
[center][Des heures de conversation théologique plus tard...][/center]
Sven Thornton : ... C'est vraiment très intéressant cette manière de voir le monde que vous avez duchesse, vous ne trouvez pas Antoine ? C'est prodigieux. En occident les gens sont enfermés dans le dogme et n'en sortent que pour commettre des péchés qu'ils regrettent pitoyablement par la suite. Donc dites moi vous deux, depuis combien de temps vous connaissez-vous ?
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[justify]Sven n'eut pas le temps d'entendre ce que madame la Duchesse allait lui répondre que Destroges la coupa et l'invita à le rejoindre dans une autre pièce. Le ministre était maladroit, tout portait à croire qu'il souhaitait avoir un face à face en privé avec son hôte. Seul, Sven se leva et explora la pièce ultra moderne à la découverte de bibelots témoignant du culte duquel lui et la Duchesse débattaient justement avant l'intervention de Destroges. Sur le meuble en bois qui se trouvait à sa droite, bougies et encens dessinaient des chemins de lumière et de fumée participant à l'ambiance tamisée de la pièce. Un Baphomet en ivoire trônait fièrement au milieu de la commode, derrière une petite vitre qui le protégeait et permettait d'y accrocher pendentifs, gemmes et autres objets mystiques. Ses deux compagnons avaient disparus dans l'immensité du château et il n'avait aucune idée de l'endroit où ils pouvaient se trouver et dans combien de temps ils reviendraient à lui. Poursuivant son petit tour d'observation, entre croix renversées et statues de boucs, Sven se sentait décidément de moins en moins mal à l'aise face à ce culte dont il n'avait jamais eu que des rumeurs relayées par les cléricaux.
Sur l'autre versant de la suite ducale, une carte aux dimensions impressionnantes de l'Empire Luciférien et de ses entités constituantes. Sven reconnut la capitale, Belphore. Ses leçons de géographie ne l'avaient pas quitté et peu à peu, les noms revinrent à son esprit : Orlanie, Tyronar, Kaluna, Ignis, et son doigt désignait leur emplacement sur la carte d'une manière presque mécanique. Plus discrètement placé cette fois-ci, un portrait de son Altesse ducale en dimensions plus raisonnables aux côtés de l'Impératrice Marie-Claire Boyer décorait le mur sud de la pièce. Dans un coin, Sven remarqua une petite boite d'ébène qui semblait déverrouillée. Curieux, il ne pu s’empêcher d'aller la prendre et de l'ouvrir pour en découvrir le contenu. C'était un livre, format de poche, qui y était rangé et dont les dimensions épousaient parfaitement celles de la boite. Aucune inscription ne figuraient sur l'extérieur, les première et quatrième de couverture étant toute de cuir noir. Lorsqu'il ouvrit lut l’inscription Liber Luciferis; c'était une bible luciférienne. Sven tenait enfin en main ce qui occupait tout l'esprit de la Duchesse et de nombres aristocrates de l'Empire. Tout tenait donc dans ce petit ouvrage, l'envie lui prit de le feuilleter. Il lit quelques passages piochés à divers endroits du livre : "Le conseil de la Lumière doit te guider, te conseiller, t'effrayer seulement pour que tu puisse comprendre toute la puissance qui réside en lui" ou encore "Ce n'est pas par morale qu'il faut agir pour suivre son enseignement, c'est par les actes durs et clivants que sa nature se révélera à toi et que tu comprendras" , "Prends de grandes voies risquées et plus tard c'est toi qui bâtira des empires et prendra la place des rois corrompus". Sven n'eut pas le temps de se pencher de manière plus approfondie sur le livre, il entendit le bruit claquant des talons de madame se rapprocher. D'un geste éclair, il remit le livre à sa place et bondit tel un fauve dans son fauteuil, attendant ses hôtes comme si de rien n'était.
Sven Thornton : Oh vous m'avez apporté à boire, il ne fallait pas. C'est très aimable, duchesse, je vous en remercie.
Il fit un signe de tête à Destroges pour le remercier également. Il bu...
[center][Des heures de conversation théologique plus tard...][/center]
Sven Thornton : ... C'est vraiment très intéressant cette manière de voir le monde que vous avez duchesse, vous ne trouvez pas Antoine ? C'est prodigieux. En occident les gens sont enfermés dans le dogme et n'en sortent que pour commettre des péchés qu'ils regrettent pitoyablement par la suite. Donc dites moi vous deux, depuis combien de temps vous connaissez-vous ?
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Gwenael
[justify]La drogue versée dans le verre de Sven Thornton faisait visiblement son effet. À mesure que la conversation avançait, le Lorthonien se désinhibait. Il accueillait de plus en plus facilement des concepts sensibles, tels que l'insignifiance de la vie humaine et l'acquisition du pouvoir par la destruction. Dans le même temps, son expression devenait de plus en plus familière, et son attitude avait fini par prendre des accents grossiers. La Duchesse était particulièrement satisfaite de voir que le temps passé dans ce salon portait ses fruits.
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416025531582453.png[/img][/center]
Antoine Destroges : Cela fait déjà plusieurs années que Flore et moi nous connaissons. Nous appartenons tous deux à un groupe religieux minoritaire qui continue de suivre les premiers préceptes énoncés par Lucifer. Celui-ci était alors appelé par son nom véritable : Satan, c'est-à-dire littéralement « l'ennemi » de Dieu. Alors que vos coreligionnaires dytoliens sacralisent la Création de Jehovah, Satan nous enseigne au contraire qu'elle est insignifiante. Les hommes ne sont rien, mais ceux qui parmi eux prennent conscience de cette réalité ont tout pouvoir sur ceux qui l'ignorent.
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/17/180417041914893321.png[/img][/center]
Duchesse Flore : Que diriez-vous d'aller remplir à nouveau le verre de notre invité, Antoine ? De longues heures de discussion assèchent rapidement les gorges. Tenez, prenez mon verre aussi.
Antoine Destroges : Ce sera un plaisir.
Le Ministre s'exécuta. Il se leva de son fauteuil et récupéra les verres de la Duchesse et du Lorthonien avant de prendre la direction de la pièce où se trouvaient les boissons. Une fois qu'il fut suffisamment éloigné, Flore se leva à son tour et se pencha vers Sven pour placer son visage à moins de trente centimètres du sien. Tout en s'adressant à lui à voix basse, elle passait sa main dans les cheveux argentés de son interlocuteur. Son élocution était très rapide, la rendant ainsi certaine d'avoir dit ce qu'elle devait avant le retour du ministre orlan.
Duchesse Flore : Si la vie des hommes est insignifiante, il en est de même de celle d'Antoine. Si vous voulez accéder à son pouvoir, il faut que vous montriez à Satan que vous avez l'avez compris. Le Ministre sera de retour d'une seconde à l'autre. Dès que vous le verrez, suicidez-le !
Antoine Destroges ressurgit immédiatement dans le salon en tenant un verre de vin dans chaque main. Il n'avait rien entendu de ce qui venait de se dire, et affichait même une expression plutôt joyeuse. À son arrivée, la Duchesse se redressa et esquissa un léger sourire avant de l'interpeler.
Duchesse Flore : Retournez-vous, Antoine. Vous avez fait tomber quelque chose.
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Antoine Destroges : Cela fait déjà plusieurs années que Flore et moi nous connaissons. Nous appartenons tous deux à un groupe religieux minoritaire qui continue de suivre les premiers préceptes énoncés par Lucifer. Celui-ci était alors appelé par son nom véritable : Satan, c'est-à-dire littéralement « l'ennemi » de Dieu. Alors que vos coreligionnaires dytoliens sacralisent la Création de Jehovah, Satan nous enseigne au contraire qu'elle est insignifiante. Les hommes ne sont rien, mais ceux qui parmi eux prennent conscience de cette réalité ont tout pouvoir sur ceux qui l'ignorent.
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Duchesse Flore : Que diriez-vous d'aller remplir à nouveau le verre de notre invité, Antoine ? De longues heures de discussion assèchent rapidement les gorges. Tenez, prenez mon verre aussi.
Antoine Destroges : Ce sera un plaisir.
Le Ministre s'exécuta. Il se leva de son fauteuil et récupéra les verres de la Duchesse et du Lorthonien avant de prendre la direction de la pièce où se trouvaient les boissons. Une fois qu'il fut suffisamment éloigné, Flore se leva à son tour et se pencha vers Sven pour placer son visage à moins de trente centimètres du sien. Tout en s'adressant à lui à voix basse, elle passait sa main dans les cheveux argentés de son interlocuteur. Son élocution était très rapide, la rendant ainsi certaine d'avoir dit ce qu'elle devait avant le retour du ministre orlan.
Duchesse Flore : Si la vie des hommes est insignifiante, il en est de même de celle d'Antoine. Si vous voulez accéder à son pouvoir, il faut que vous montriez à Satan que vous avez l'avez compris. Le Ministre sera de retour d'une seconde à l'autre. Dès que vous le verrez, suicidez-le !
Antoine Destroges ressurgit immédiatement dans le salon en tenant un verre de vin dans chaque main. Il n'avait rien entendu de ce qui venait de se dire, et affichait même une expression plutôt joyeuse. À son arrivée, la Duchesse se redressa et esquissa un léger sourire avant de l'interpeler.
Duchesse Flore : Retournez-vous, Antoine. Vous avez fait tomber quelque chose.
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William Hamleigh
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180416042821554302.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416042821554302.jpg[/IMG][/URL][/center]
[justify]À mesure que les gorgées de vin rouge s'accumulaient la peau de sven se perlait de sueur, son teint virait au rouge de plus en plus poussé, sa vue devenait moins précise et ses propos étaient plus relaxés. Bien sûr l'alcool y était pour beaucoup, mais ce n'est pas avec du vin qu'un Lorthonien se serait fait abattre, la drogue diluée dans son verre jouait aussi son rôle. Sans s'en rendre compte, Sven avait baissé sa garde et son esprit avalait désormais tous les sermons de ses deux hôtes et en particulier ceux de la Duchesse dont la voix devenait de plus en plus enchanteresse. Destroges lui révélât que lui même et la Duchesse étaient des adeptes du culte sataniste, une branche plus radicale que le dogme luciférien traditionnel. Sven acquiesçait tout, n'étant plus capable de réflexions sensées, il buvait littéralement, en parallèle de son vin, les paroles de ses deux interlocuteurs.
Quand il se retrouva seul avec madame, elle le fixa passionnément et quelque peu fière. Sven ignorait pourquoi d'ailleurs mais cette attitude l'excitait de plus en plus et la tension sexuelle qui s'était installée au fil de la conversation grimpa significativement lorsqu'elle vint se coller à lui pour lui susurrer ses désirs tout en passant ses douces mains dans ses cheveux ébouriffés. Complétement soumis à la Duchesse, en partie à cause de la drogue, et désormais séduit par les propos qu'elle lui tenait depuis des heures maintenant, l'idée de mettre fin à la vie d'Antoine ne lui parut pas désagréable. Sven ne répondit pas à sa séductrice, tout passa par le regard et elle fut assez futée pour comprendre qu'il acceptait.
Diminué par l'alcool et conscient de son maigre gabarit, Sven se leva et fit mine de s'intéresser aux bibelots de cultes qu'il avait pourtant déjà scrutés auparavant. Il fit rouler ses orbites à la recherche d'un objet contondant qu'il pourrait utiliser pour surprendre le ministre dont on entendait d'ailleurs les pas se faire de plus en plus proches. Le Lorthonien commença à paniquer au vu du peu de choix qui s'offrait à lui. Il jeta finalement son dévolu sur une torche allumée qui était fixée au mur du salon, comme dans toute demeure de pratiquants. Lorsque monsieur Destroges passa le seuil de la porte, il ne vit pas son agresseur qui était tapis contre le mur, le feu à la main. C'est donc avec le sourire qu'il donna son verre à la Duchesse et que, cherchant Sven du regard, ce dernier pu lui bondir dessus. Le coup fut appuyé et puissant, l'extrémité incandescente de la torche s'écrasa de toute sa vélocité sur la joue tendre et rebondie d'Antoine qui hurla de douleur et se recroquevilla pour protéger sa face de l'attaque surprise. Sven avait l'avantage, il refrappa encore au visage, cette fois plus fort et maintint la torche contre la peau du pauvre ministre dont les cris se confondaient avec les rires de la Duchesse. La chair grillait au contact de la flamme et Sven continuait d'enchaîner coup sur coup. Maladroit à cause la drogue, il arriva à se brûler dans son action ce qui l'amena à abandonner son arme en la tendant à madame qui s'en servit pour s'allumer une cigarette.
Exténué, Sven reprit son souffle. Toujours encouragé par le regard d'une Duchesse qui ne tenait plus en place sous l'excitation, il décida d'en finir à mains nues. Destroges revint quelque peu à lui et vit son agresseur se mettre en position du yatangaki, un art martial teiko qu' avait pratiqué Sven dans sa jeunesse. Le ministre sur le dos, il se mit sur lui et commença à presser sa gorge de ses mains encore chaudes d’avoir tenu la torche. L' Orlan ouvrit les yeux et contempla au premier plan Sven qui lui écrasait de tout son poids le cou avec en fond Flore qui riait à gorge déployée en voyant son plan se réaliser. Un immense sentiment de trahison parcouru l'échine de celui qui vivait maintenant ses derniers moments sous la force de l'homme qu'il avait invité et sous le regard rieur de la femme qu'il aimait. Ses yeux roulèrent vers l'intérieur et Sven sentit que ses efforts payaient, Destroges perdait prise avec la vie. Au bout d'une trentaine de secondes, manquant d'air, le corps du ministre fut pris de spasmes et de râles effrayant. S'en suivit de l'écume qui commença à sortir de la bouche et des narines, le visage tournant au violacé. Au bout de 5 minutes, tout mouvement cessa et Sven lâcha prise ce qui eu pour effet de découvrir les yeux gorgés de sang et prêts à imploser d'Antoine désormais passé à trépas.
Le Lorthonien était épuisé, quel effort il fallait pour arracher la vie de ses propres mains ! Il semblait qu'il avait lui même perdu une part de sa propre humanité dans l’exercice, il était passé un peu plus du côté de la Bête. Flore, elle, jouissait sur le canapé dans de grands cris de satisfaction. Sven se retourna vers elle, un peu perdu après son acte. Elle bondit sur lui et l'embrassa langoureusement.
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[justify]À mesure que les gorgées de vin rouge s'accumulaient la peau de sven se perlait de sueur, son teint virait au rouge de plus en plus poussé, sa vue devenait moins précise et ses propos étaient plus relaxés. Bien sûr l'alcool y était pour beaucoup, mais ce n'est pas avec du vin qu'un Lorthonien se serait fait abattre, la drogue diluée dans son verre jouait aussi son rôle. Sans s'en rendre compte, Sven avait baissé sa garde et son esprit avalait désormais tous les sermons de ses deux hôtes et en particulier ceux de la Duchesse dont la voix devenait de plus en plus enchanteresse. Destroges lui révélât que lui même et la Duchesse étaient des adeptes du culte sataniste, une branche plus radicale que le dogme luciférien traditionnel. Sven acquiesçait tout, n'étant plus capable de réflexions sensées, il buvait littéralement, en parallèle de son vin, les paroles de ses deux interlocuteurs.
Quand il se retrouva seul avec madame, elle le fixa passionnément et quelque peu fière. Sven ignorait pourquoi d'ailleurs mais cette attitude l'excitait de plus en plus et la tension sexuelle qui s'était installée au fil de la conversation grimpa significativement lorsqu'elle vint se coller à lui pour lui susurrer ses désirs tout en passant ses douces mains dans ses cheveux ébouriffés. Complétement soumis à la Duchesse, en partie à cause de la drogue, et désormais séduit par les propos qu'elle lui tenait depuis des heures maintenant, l'idée de mettre fin à la vie d'Antoine ne lui parut pas désagréable. Sven ne répondit pas à sa séductrice, tout passa par le regard et elle fut assez futée pour comprendre qu'il acceptait.
Diminué par l'alcool et conscient de son maigre gabarit, Sven se leva et fit mine de s'intéresser aux bibelots de cultes qu'il avait pourtant déjà scrutés auparavant. Il fit rouler ses orbites à la recherche d'un objet contondant qu'il pourrait utiliser pour surprendre le ministre dont on entendait d'ailleurs les pas se faire de plus en plus proches. Le Lorthonien commença à paniquer au vu du peu de choix qui s'offrait à lui. Il jeta finalement son dévolu sur une torche allumée qui était fixée au mur du salon, comme dans toute demeure de pratiquants. Lorsque monsieur Destroges passa le seuil de la porte, il ne vit pas son agresseur qui était tapis contre le mur, le feu à la main. C'est donc avec le sourire qu'il donna son verre à la Duchesse et que, cherchant Sven du regard, ce dernier pu lui bondir dessus. Le coup fut appuyé et puissant, l'extrémité incandescente de la torche s'écrasa de toute sa vélocité sur la joue tendre et rebondie d'Antoine qui hurla de douleur et se recroquevilla pour protéger sa face de l'attaque surprise. Sven avait l'avantage, il refrappa encore au visage, cette fois plus fort et maintint la torche contre la peau du pauvre ministre dont les cris se confondaient avec les rires de la Duchesse. La chair grillait au contact de la flamme et Sven continuait d'enchaîner coup sur coup. Maladroit à cause la drogue, il arriva à se brûler dans son action ce qui l'amena à abandonner son arme en la tendant à madame qui s'en servit pour s'allumer une cigarette.
Exténué, Sven reprit son souffle. Toujours encouragé par le regard d'une Duchesse qui ne tenait plus en place sous l'excitation, il décida d'en finir à mains nues. Destroges revint quelque peu à lui et vit son agresseur se mettre en position du yatangaki, un art martial teiko qu' avait pratiqué Sven dans sa jeunesse. Le ministre sur le dos, il se mit sur lui et commença à presser sa gorge de ses mains encore chaudes d’avoir tenu la torche. L' Orlan ouvrit les yeux et contempla au premier plan Sven qui lui écrasait de tout son poids le cou avec en fond Flore qui riait à gorge déployée en voyant son plan se réaliser. Un immense sentiment de trahison parcouru l'échine de celui qui vivait maintenant ses derniers moments sous la force de l'homme qu'il avait invité et sous le regard rieur de la femme qu'il aimait. Ses yeux roulèrent vers l'intérieur et Sven sentit que ses efforts payaient, Destroges perdait prise avec la vie. Au bout d'une trentaine de secondes, manquant d'air, le corps du ministre fut pris de spasmes et de râles effrayant. S'en suivit de l'écume qui commença à sortir de la bouche et des narines, le visage tournant au violacé. Au bout de 5 minutes, tout mouvement cessa et Sven lâcha prise ce qui eu pour effet de découvrir les yeux gorgés de sang et prêts à imploser d'Antoine désormais passé à trépas.
Le Lorthonien était épuisé, quel effort il fallait pour arracher la vie de ses propres mains ! Il semblait qu'il avait lui même perdu une part de sa propre humanité dans l’exercice, il était passé un peu plus du côté de la Bête. Flore, elle, jouissait sur le canapé dans de grands cris de satisfaction. Sven se retourna vers elle, un peu perdu après son acte. Elle bondit sur lui et l'embrassa langoureusement.
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Gwenael
[justify]La Duchesse se pencha au-dessus du cadavre inanimé du Ministre. Ses yeux étaient encore ouverts, et fixaient le plafond avec ce qui n'était désormais plus que l'ombre d'un regard de terreur. La dernière image qu'Antoine Destroges avait emporté en prenant la route du royaume souterrain de son Maître était celle de son amie, riant et s'extasiant en regardant la vie quitter son corps sous les coups de Sven Thornton.
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/17/180417041914893321.png[/img][/center]
Duchesse Flore : C'est magnifique.
Flore se retourna vers le Lorthonien et lui passa une nouvelle fois la main dans les cheveux.
Duchesse Flore : Vous avez brillamment effectué les premiers pas pour profiter des pouvoirs dont jouit un disciple de Satan.
Elle se détourna ensuite de Sven pour s'approcher d'une commode adossée à l'un des murs de la pièce.
Duchesse Flore : Cependant, le chemin qu'il vous reste à parcourir est encore long. Le feu que notre Maître a créé pour émanciper les hommes ne peut exister qu'en consumant la matière créée par Jéhovah. Ainsi fonctionne le pouvoir de Satan, qui ne peut se manifester qu'en assimilant l’œuvre de la Création. C'est dans l'ordre des choses : l'ennemi du Créateur ne peut être qu'un destructeur. Si vous souhaitez vous-même accéder à son pouvoir, vous ne pourrez échapper à cette loi. Il ne suffira pas que vous détruisiez la Création...
La Duchesse, après avoir fouillé brièvement dans l'un des tiroirs de la commode, en sortit un long poignard, dont la lame, gravée à l'effigie du Baphomet, émit un son clair en jaillissant de son fourreau.
Duchesse Flore : ...votre corps devra la consumer.
Tout en tenant fermement la lame aiguisée, Flore s'accroupit devant le visage de feu le ministre orlan. Elle se trouvait dos à Sven, qui ne pouvait voir ce qu'elle était en train de faire. Il était cependant facile de le deviner, en voyant le bras de la Duchesse s'agiter au rythme des bruits de chair qui résonnaient. Son travail de boucherie ne dura que quelques secondes. Une fois celui-ci achevé, elle se retourna vers Sven, le laissant entrevoir derrière elle le visage mutilé d'Antoine Destroges. Sa joue droite, précédemment brulée par la torche avec laquelle il avait été frappé, avait été retirée, ne laissant en son lieu et place qu'un trou béant, à travers lequel on pouvait aisément contempler la dentition, les gencives, et même les muscles situés aux articulations de la mâchoire du ministre décédé.
Flore d'Amboise, les mains maculées du sang du cadavre qu'elle venait de découper, tenait toujours le poignard, dont le bout de la lame était planté dans le morceau de chair sectionné. Sans plus attendre, elle le porta à sa bouche et mordit avidement dans l'une de ses extrémités qui pendouillait, tout en tirant légèrement sa tête vers l'arrière afin que celui-ci se détache du reste de la joue. Après qu'elle avait dévoré ce qui n'était pour elle plus qu'un morceau de viande, elle afficha un large sourire, montrant à Sven Lorthon ses dents rougies par le sang humain. Elle tendit ensuite la pointe du poignard en sa direction, afin qu'il accomplisse à son tour la volonté du Démon.[/justify]
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/17/180417041914893321.png[/img][/center]
Duchesse Flore : C'est magnifique.
Flore se retourna vers le Lorthonien et lui passa une nouvelle fois la main dans les cheveux.
Duchesse Flore : Vous avez brillamment effectué les premiers pas pour profiter des pouvoirs dont jouit un disciple de Satan.
Elle se détourna ensuite de Sven pour s'approcher d'une commode adossée à l'un des murs de la pièce.
Duchesse Flore : Cependant, le chemin qu'il vous reste à parcourir est encore long. Le feu que notre Maître a créé pour émanciper les hommes ne peut exister qu'en consumant la matière créée par Jéhovah. Ainsi fonctionne le pouvoir de Satan, qui ne peut se manifester qu'en assimilant l’œuvre de la Création. C'est dans l'ordre des choses : l'ennemi du Créateur ne peut être qu'un destructeur. Si vous souhaitez vous-même accéder à son pouvoir, vous ne pourrez échapper à cette loi. Il ne suffira pas que vous détruisiez la Création...
La Duchesse, après avoir fouillé brièvement dans l'un des tiroirs de la commode, en sortit un long poignard, dont la lame, gravée à l'effigie du Baphomet, émit un son clair en jaillissant de son fourreau.
Duchesse Flore : ...votre corps devra la consumer.
Tout en tenant fermement la lame aiguisée, Flore s'accroupit devant le visage de feu le ministre orlan. Elle se trouvait dos à Sven, qui ne pouvait voir ce qu'elle était en train de faire. Il était cependant facile de le deviner, en voyant le bras de la Duchesse s'agiter au rythme des bruits de chair qui résonnaient. Son travail de boucherie ne dura que quelques secondes. Une fois celui-ci achevé, elle se retourna vers Sven, le laissant entrevoir derrière elle le visage mutilé d'Antoine Destroges. Sa joue droite, précédemment brulée par la torche avec laquelle il avait été frappé, avait été retirée, ne laissant en son lieu et place qu'un trou béant, à travers lequel on pouvait aisément contempler la dentition, les gencives, et même les muscles situés aux articulations de la mâchoire du ministre décédé.
Flore d'Amboise, les mains maculées du sang du cadavre qu'elle venait de découper, tenait toujours le poignard, dont le bout de la lame était planté dans le morceau de chair sectionné. Sans plus attendre, elle le porta à sa bouche et mordit avidement dans l'une de ses extrémités qui pendouillait, tout en tirant légèrement sa tête vers l'arrière afin que celui-ci se détache du reste de la joue. Après qu'elle avait dévoré ce qui n'était pour elle plus qu'un morceau de viande, elle afficha un large sourire, montrant à Sven Lorthon ses dents rougies par le sang humain. Elle tendit ensuite la pointe du poignard en sa direction, afin qu'il accomplisse à son tour la volonté du Démon.[/justify]
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William Hamleigh
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180416042821554302.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/04/16/180416042821554302.jpg[/IMG][/URL][/center]
[justify]Sous ses yeux aux pupilles dilatées par et l'excitation etoutes les substances qu'il avait ingérées au cours de la soirée, Sven voyait la Duchesse s'adonner à une découpe appliquée et minutieuse d'une belle part de chair humaine directement extraite de la joue tendre du ministre orlan. Largement irriguée par le système sanguin, la joue laissait s'écouler un épais filet de sang pourpre à travers la plaie ouverte par la lame. Au point où il en était, Sven n'était plus surpris de rien de la part des satanistes, il fut quand même assez hésitant à l'idée de se plier à l'atelier boucherie commencé par son hôte. C'est sous son regard ardent qu'il se décida et qu'il prit l'ustensile dans la paume de sa main et entama son travail. Il avait déjà dépecé des phoques lors de la chasse et il fut surpris de retrouver les réflexes qu'il pratiquait jadis sur l'animal et aujourd'hui sur un humain.
Arrivé à la fin de son charcutage, il avait en main une fine tranche de chair rouge et encore chaude. Toujours fixé par les yeux désireux de la Duchesse, il mis la morceau en bouche et commença à mastiquer. Les dents écrasaient les tissus et le sang se répandait dans la bouche du Lorthonien. Sa barbe était maculée et tout comme sa chemise. Alors qu'il mâchait encore, Flore s'approcha et défit son nœud de cravate avec une dextérité toute sensuelle et passa ses mains dans ses cheveux ébouriffés l’embrassant toujours plus passionnément, les lèvres toujours teintées d'un rouge qui tournait de plus en plus au foncé sous l'effet de la coagulation. Sven posa ses mains sur la poitrine de la Duchesse et ils commencèrent à se déshabiller l'un l’autre dans une excitation qui prenait des allures de plus en plus sauvages, le cadavre dans le coin de la pièce en témoignant. Les deux êtres, comme possédés, s'adonnèrent à toutes sortes de pratiques lubriques, et ce plusieurs heures durant. Sven s'étonna de ses performances surhumaines et se mis enfin à réaliser les bienfaits de tels rites. La Duchesse, elle, ne cachait pas son plaisir et c'est dans de grands cris d'extase qu'elle le faisait savoir.
Arrivés à l'épuisement, ils s'allongèrent nus dans le canapé. Encore pris sous l'extase de l'acte et des substances qu'ils avaient ingérées, ils se mirent à rire aux éclats de la situation de Destroges. L'homme avait manigancé toute la procédure pour cette rencontre, amené une importante somme d'argent, avait reçu un beau château pour mener les négociations pensant sûrement pouvoir profiter un peu de l'hôte. Et voilà que ce brave homme, en l'espace de deux heures, s'était retrouvé à l'état de gigot tranché artisanalement et que sa convoitée s'était servie de lui pour initier Sven qu'elle connaissait depuis une après-midi seulement. Face au pauvre destin de cet homme, ils furent pris de fous rires incontrôlés durant un temps qui parut éternel. [/justify]
[justify]Sous ses yeux aux pupilles dilatées par et l'excitation etoutes les substances qu'il avait ingérées au cours de la soirée, Sven voyait la Duchesse s'adonner à une découpe appliquée et minutieuse d'une belle part de chair humaine directement extraite de la joue tendre du ministre orlan. Largement irriguée par le système sanguin, la joue laissait s'écouler un épais filet de sang pourpre à travers la plaie ouverte par la lame. Au point où il en était, Sven n'était plus surpris de rien de la part des satanistes, il fut quand même assez hésitant à l'idée de se plier à l'atelier boucherie commencé par son hôte. C'est sous son regard ardent qu'il se décida et qu'il prit l'ustensile dans la paume de sa main et entama son travail. Il avait déjà dépecé des phoques lors de la chasse et il fut surpris de retrouver les réflexes qu'il pratiquait jadis sur l'animal et aujourd'hui sur un humain.
Arrivé à la fin de son charcutage, il avait en main une fine tranche de chair rouge et encore chaude. Toujours fixé par les yeux désireux de la Duchesse, il mis la morceau en bouche et commença à mastiquer. Les dents écrasaient les tissus et le sang se répandait dans la bouche du Lorthonien. Sa barbe était maculée et tout comme sa chemise. Alors qu'il mâchait encore, Flore s'approcha et défit son nœud de cravate avec une dextérité toute sensuelle et passa ses mains dans ses cheveux ébouriffés l’embrassant toujours plus passionnément, les lèvres toujours teintées d'un rouge qui tournait de plus en plus au foncé sous l'effet de la coagulation. Sven posa ses mains sur la poitrine de la Duchesse et ils commencèrent à se déshabiller l'un l’autre dans une excitation qui prenait des allures de plus en plus sauvages, le cadavre dans le coin de la pièce en témoignant. Les deux êtres, comme possédés, s'adonnèrent à toutes sortes de pratiques lubriques, et ce plusieurs heures durant. Sven s'étonna de ses performances surhumaines et se mis enfin à réaliser les bienfaits de tels rites. La Duchesse, elle, ne cachait pas son plaisir et c'est dans de grands cris d'extase qu'elle le faisait savoir.
Arrivés à l'épuisement, ils s'allongèrent nus dans le canapé. Encore pris sous l'extase de l'acte et des substances qu'ils avaient ingérées, ils se mirent à rire aux éclats de la situation de Destroges. L'homme avait manigancé toute la procédure pour cette rencontre, amené une importante somme d'argent, avait reçu un beau château pour mener les négociations pensant sûrement pouvoir profiter un peu de l'hôte. Et voilà que ce brave homme, en l'espace de deux heures, s'était retrouvé à l'état de gigot tranché artisanalement et que sa convoitée s'était servie de lui pour initier Sven qu'elle connaissait depuis une après-midi seulement. Face au pauvre destin de cet homme, ils furent pris de fous rires incontrôlés durant un temps qui parut éternel. [/justify]