Presse générale et provinciale

Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
27 di Febbraio 2034[/center]
[center]L'avocate et l'avorteuse, conte d'aujourd'hui[/center]

Federica Laspole est avocate au barreau de Miliameni, capitale d'Alilée, au cours de ses longues journées de travail plus ou moins légalisées par le rattrapage d'heures supplémentaires, elle prépare les affaires qu'elle devra défendre : injures, vols, crimes... à la fin du mois, elle touchera la moyenne dans sa profession : quelques 4 000 Lires, qui une fois ses impôts payés, la cotisation retraite retranchée, donneront un peu plus de 3 000 Lires mensuelles. Son mari est ingénieur, il gagne 5 000 Lires BRUT par an, soient 4 000 nettes d'impôt et de cotisation. Ce foyer de bon niveau conserve donc un porte-feuille à hauteur de 90 000 Lires.

Angela Smarcci ne travaille pas. Femme au foyer à Sant'Sebastiano, elle a été quittée par son mari pour qui, avec leurs enfants, elle avait sacrifiée sa jeune carrière et sa formation. Non-inscrite à temps sur les listes du chômage, elle ne le perçoit pas, à l'image des 3,85 millions de personnes inactives en âge de travailler dans la Ligue, pour beaucoup des conjointes, mais pour beaucoup aussi des femmes et des hommes sans ressources. C'est un peu de la retraite de sa mère, qui touche 260 Lires par mois, qu'elle vit et alimente ses enfants. Heureusement, elle ne paie pas de loyer, comme beaucoup de propriétaires pauvres dans la Ligue, pouvant garder leurs bien grâce à la non-imposition du foncier. Elle vit de la charité familiale tout au long de l'année, la retraite de ses parents et la solidarité de quartier, plus ou moins légale, souvent moins que plus. Sur une année, elle accumule quelques 1 500 Lires pour nourrir son foyer.

L'une a deux voitures électriques, l'autre a quelques meubles en parpaings. L'autre n'est pas aidée, on maintient bas les impôts de l'une. L'une passe avant la dette, l'autre après. L'autre fait un peu de revente, l'une prend des cours de pâtisserie. L'une n'a pas faim, l'autre si.

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Sans politique sociale pour combler des inégalités de revenus atteignant 100/1, la Ligue ne peut pas espérer vaincre durablement la Mafia, ou éteindre les foyers de contestation électorale qui bousculent les institutions.

Longtemps bernée par le PIB/hab, une productivité théorique par individu cachant toute notion de diversité des revenus réels, la Ligue s'est contentée de baisser d'année en année sa part des Dépenses Publiques en PIB, coupant cours non seulement aux investissements stratégiques comme aux structures d'intérêt public, mais aussi à toute ambition de redistribution des richesses.

Auréolée au-delà des frontières pour sa générosité en faveur des personnes âgées (qui touchent in fine dix fois moins que les actifs), elle n'a pas fait son examen de conscience à l'égard d'une contre-population, sans travail légal, qui doit se contenter des miettes et des contournements de pensions.
À l'heure des soucis politiques en Alilée, Cartagina ne peut prétendre qu'elle n'était pas au courant de l'urgence sociale.
Arios

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27 février 2034
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]


Bientôt des soldats du Commonwealth le long des frontières ?

[img]https://i1.wp.com/scenarieconomici.it/wp-content/uploads/2017/04/british-soldiers.jpg?ssl=1[/img]

Alors que la crise avec le Peos ne passe pas, que l'intégration régionale est freinée par les réticences diverses et le climat politique interne, qu'un coup d'État d'apparence populaire a ébranlé l'Aminavie voisine, il se pourrait que l'imminence du besoin de Défense pousse les autorités de Cartagina à envisager un scénario inédit : le retour du grand-allié d'après-guerre pour maintenir la sécurité des Provinces et garantir l'équilibre régional.

Certes, il y a eu ces dernières années des motifs de dissensions, voire d'animosité, entre les deux capitales, et leur pays respectif étalé sur les mers. Vainqueur de la Ligue de Montalvo, le Royaume de Britonnie a su construire une alliance post-coloniale à l'échelle du monde, et les difficultés d'une telle construction couplées au tempérament sanguin de ses politiciens n'ont pas servi la diplomatie du pays depuis 80 ans. Mais la Britonnie, qui accompagna toujours la formation de la Ligue de Montalvo, dès 1953, et sa consolidation dans les années suivantes, avait pu disposer par intermittence de troupes militaires sur le sol montalvéen, dans les années 1950 et 1960, en attendant la formation d'un appareil de défense montalvéen.

Cette défense montalvéenne, éparpillée sur trois provinces, parmi les moins coûteuses, et a fortiori les moins puissantes du monde (un paradoxe par rapport à la position économique de la Ligue), semble aujourd'hui faire la démonstration de son obsolescence. Une obsolescence inquiétante et difficile à rattraper à l'heure du remboursement de la dette publique, et des avertissements électoraux des inégalités sociales toujours de moins en moins acceptées.

Le Ministre de la Défense, Silvio Ipsilanti, déclarait il y a quelques mois qu'une coordination de la défense entre l'Amarantie et la Ligue de Montalvo serait indispensable pour libérer des troupes d'Alilée afin de les positionner durablement en Nazalie. L'apparition des litiges avec le Peos, sur-militarisé lui-aussi, rend deux fois plus nécessaire cet effort de réflexion et de répartition des troupes. Mais aujourd'hui, faute d'avancée des discussions avec l'Amarantie, et ce malgré l'élection du très régionalisant Abo Darfi en Nazalie, devant l'urgence d'une ré-invention de la Défense, des solutions plus atypiques pourraient être envisagée.

Lors du dernier point presse du Ministère de la Défense, le porte-parole du Ministre a reconnu que "la Ligue manquait d'alliés militaires", refusant d'admettre mot pour mot qu'elle se cherchait un protecteur. La mauvaise volonté lucanienne dans les efforts multilatéraux d'intégration régionale et la menace du scillisme, l'éloignement et la complexité de la diplomatie sovérovienne très éclectique, n'ont pas permis de développer les effectifs militaires de ces pays sur le sol montalvéen - la base lucanienne n'a jamais été installée.

Malgré l'opacité de ses finances et de son économie réelle, le Commonwealth rassemble des territoires plus convaincants que la vieille Albion en terme de viabilité de modèle. Le Vryheid, le Mahajanubia, le Nunakya et l'Aleka, sans oublier Yanaon, donnent à cette puissance une envergure internationale, gage d'assurance et de soutiens diplomatiques. Mais pas sûr que l'opération soit sans perte, si jamais la solution venait à intéresser davantage les autorités : car s'allier avec des pays contestés, parfois en crise démographique et sujets aux procès en racisme violent, ne ferait pas du bien aux relations de la Ligue avec ses voisins directs.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 27/02/2034
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Massimo Cavafella, technocrate provincial, nommé Président-intérimaire en Alilée

N’en déplaise au Sénat aliléen, du moins à sa majorité, Cartagina s’est imposée dans l’affaire aliléenne en nommant directement un Président-intérimaire, une mesure rarissime mais déjà arrivée à plusieurs reprises lors de vacances forcées du pouvoir exécutif (décès, affaires, démissions surprises…) ces cinquante dernières années. Cette fois, le Palazzo a placé aux manettes de l’exécutif provincial un technocrate confirmé issu des rangs du personnel administratif provincial, et compagnon de route des partis de gouvernement bien qu’il n’aie pas été encarté, ni à Forza Alileia, ni à Nazione&Liberta, ni ailleurs.

Enfant du pays et proche du Ministre de l’Économie, ou encore du président démissionnaire Teodoro Esciarcopolo, il avait fait partie des instigateurs de l’Opération Gorgone, visant à démolir au moins provisoirement les réseaux criminels, en suspendant quelques heures les procédures de la justice régulière quant aux perquisitions et à la présomption d’innocence.

Massimo Cavafella a donc été nommé Président en attendant le scrutin de Septembre prochain ; imposé au Sénat, il est néanmoins d’ores et déjà apprécié de l’Opposition composite, pour sa droiture autant que son sens du compromis et de la discussion. A l’heure des dissensions au sein même du MBC entre son aile turbulente et son aile réformiste, le choix de Cavafella semble être celui du bon sens.

Sa première déclaration au pupitre lui aura permis d’afficher sa « compréhension » à l’égard de l’initiative concernant le Logement, et son souhait que le Conseil de la Ligue puisse valider ce plan d’exception venant répondre au retard social et économique touchant l’Alilée. Ses homologues, Abo Darfi en Nazalie et Girardo Mascarpone en Arovaquie, ont tous deux salué la nomination de leur collègue et fait part de leur volonté de travailler ensemble au plus vite pour mettre fin à cette crise politique.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 28/02/2034
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Création de 60 000 postes à la Répression des fraudes

[img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/19/170919105818318386.png[/img]

C’est peut-être le plus grand plan à portée sociale depuis plusieurs années, et il passe par la création d’emplois de fonctionnaires dans un domaine qui vient répondre aux exigences de fermeté de la population à l’égard des réseaux criminels, et plus largement de la petite délinquance fiscale et normative venant peiner l’effort de redressement de la Ligue par le solde de ses créances.

Le Conseil de la Ligue, réuni pour la première fois depuis la nomination de Massimo Cavafella à la tête de l’Alilée hier matin, n’a pas perdu de temps pour annoncer de concert avec le Ministère de l’Économie la création de 60 000 postes d'aides à l'inspection des fraudes et du travail, d’ici la fin de l’année, recrutés sur concours ouvert dans les différentes capitales à plusieurs dates d’ici l’hiver prochain. Ces nouvelles recrues intégreront un organe créé pour l'occasion, la Brigata Nazionale della Sicurezza del Lavoro.

Si vous êtes intéressés, sachez qu’il s’agira d’une brigade spéciale, travaillant de concert avec les services de l’anti-criminalité du SFL, notamment formée à l’intervention en milieu semi-dangereux et capable d’user d’une arme de contact en cas de légitime défense, ou contre des outils de production en situation illégale et non transportables.

Cette mesure choc, qui vient muscler le corps des fonctionnaires en recrutant parmi d’anciens travailleurs des forces de sécurité, des militaires en retraite ou des chômeurs en reconversion, augmentera l’effectif actuel de l'Inspection (17 000 postes) et permettra de rassurer la population et les investisseurs quant aux fraudeurs industriels et fiscaux – un signal clair à l’égard de l’électorat du MBC.

Formés à mi-temps par les cadres SFL de l'anti-criminalité et de l'anti-terrorisme, par les fonctionnaires des Carabiniers, et par le personnel de la Répression des Fraudes, les nouvelles recrues toucheront par ailleurs un salaire mensuel de 2 200 Lires, alors que le traitement des Inspecteurs devrait augmenter pour passer de 22 000 Lires annuelles à 30 800 Lires.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 29/02/2034
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La première affiche de la BNSL fait polémique

[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/20/170920045504883898.png[/img][/center]

Validée par le Ministère de l'Économie, qui a annoncé il y a deux jours la création d'une brigade spéciale de répression des fraudes au secours des effectifs de l'Inspection des fraudes, l'affiche d'annonce en faveur de cette Brigata Nazionale della Sicurezza del Lavoro ne passe pas auprès de tous les observateurs. Critiquée pour son esthétique martiale, ses références à la violence d'État rappelant la dernière guerre, et les sous-entendus qu'elle mets en valeur, elle pourrait être retirée après quelques heures d'affichage sur Internet et dans les rues.

Adressée aux potentielles recrues de la BNSL, dont le nom même et la référence au mot "national" ont suscité une levée d'interrogations, autant qu'aux fraudeurs de divers ordres invités à payer "à temps mais un peu, ou payer après mais beaucoup" (ndlr : "après" avoir été pris en fraude), l'affiche a été commandée par le Ministère de l'Économie lui-même qui a chargé le service communication du SFL, contre-criminalité, de créer cet outil de propagande.

Le ministre de l'Économie, Maometto Buazizi, a défendu l'action ce matin à la radio, en appelant à la nécessité de réinstaurer le respect de la collectivité par la crainte de l'État : "Depuis des décennies, il est mal vu de faire les choses correctement. On en est à un point où des gens fraudes, plus que pour faire comme leur entourage, mais parce-que ne pas frauder relèverait d'une attitude un peu trop citoyenne, presque petit-bourgeoise. Hors l'immense majorité de la population paie ses impôts et respecte les normes, alors tous les industriels et entrepreneurs, tous les citoyens, doivent respecter les règles de la vie en communauté."

La polémique sur la matraque télescopique que semble tenir le mannequin porte sur la violence sous-entendue par l'objet. Mais le Ministère, la responsabilité de l'Inspection des fraudes et les premiers cadres de la BNSL assurent qu'il s'agit d'une symbolique, et que si les futurs brigadiers auront effectivement un droit de destruction des outils de travail illégaux, ils ne pourront faire usage de la violence qu'en cas de légitime défense, comme les Carabiniers actuellement.
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
1 di Marzio 2034[/center]
[center]Pêcheurs et agriculteurs toucheront une aide de 2 574 Lires par an dès cette année[/center]

La mesure coûtera 1,8 milliards de $ à la collectivité, mais le Ministère de l'Économie affirme qu'elle n'est en rien motivée par l'actualité en Alilée. Quelques jours après l'annonce du renforcement contesté des effectifs de la répression des fraudes, Maometto Buazizi respecte la promesse faite au début du mois de Février, avant les élections sénatoriales aliléenne, et dévoile ce matin le montant et la forme des aides octroyées au secteur primaire.

-Une pension d'Aide au Maintien Agricole et Maritime (AMAM) de 2 574 Lires (2340$) annuelles, appelée à être revalorisée à mesure de l'inflation, qui viendra compléter le salaire moyen du secteur, issu de la commercialisation des productions, tournant autour de 19 800 Lires BRUT. Cette pension AMAM, non imposable, fera passer le pouvoir d'achat total des bénéficiaires de 14 900 Lires à quelques 16 700 Lires annuelles, soit encore au-dessous de la plupart des professionnels en dehors de certaines catégories de fonctionnaires particulièrement mal rémunérés.

-L'AMAM sera versée sans distinction de ressources, productions, recettes, afin de ne pas encourager le jeu de paliers et d'inciter certaines exploitations à se trouver en dessous de quelconques seuils. Sans être pour autant proportionnelle, elle ne sera qu'un complément et non un facteur de motivation - le Palazzo a estimé que les professionnels n'avaient pas besoin de ce genre de mesures incitatrices pour donner le meilleur de leur savoir-faire.

-Versée aux Agriculteurs comme aux Pêcheurs, soient en tous 768 000 personnes cette année, elle répondra en partie aux réclamations du Syndicat des Pêcheurs Montalvéens, qui avait par voie de presse mis en garde contre la faiblesse de la rémunération de cette profession. Bien que réclamant un prix plancher pour le poisson, et non une allocation de solidarité, le secteur de la pêche accueille aujourd'hui positivement ce geste.

En dépit de la faiblesse relative de l'AMAM par rapport à la réalité des salaires et des inégalités salariales, cette nouvelle aide fait entrer la Ligue de Montalvo dans une forme d'État social plus avancé, avec cette nouvelle pension quasiment aussi élevée que la pension de retraite (2340$ contre 2850$). Pour autant, les critiques restent vives sur la faiblesse des salaires de fonctionnaires, l'absence d'aide pour les adultes inactifs, et la faiblesse terrible du montant de l'allocation chômage (600$ annuels). Certains pensent que le gouvernement a donné trop, trop vite, à trop peu, et n'a pas fait l'effort de dispersion de la redistribution, en privilégiant ici le secteur primaire avant même de revaloriser les soldes de ses propres employés.
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
1 di Marzio 2034[/center]
[center]Pas de subvention écologique pour les municipalités en 2034

[img]https://d1bvpoagx8hqbg.cloudfront.net/originals/mahdia-location-history-entertainment-tradition-27dbd03a0718f35d9be0981c4e89e160.jpg[/img]
Souvent outil de valorisation touristique et patrimoniale, sur les côtes ou ailleurs[/center]

Après les généreuses années 2020 durant lesquelles les municipalités montalvéennes ont touché en moyenne 660 millions de Lires par an pour la défense de leurs milieux naturels, l'anti-pollution, la construction éco-réfléchie (soient environ 33 000 Lires annuelles pour chacune), ce poste budgétaire n'a cessé d'être raboté. Moitié moins en 2031, à peu près autant (à 28 millions près) en 2032, puis 270 millions l'année dernière, la subvention tombera à 0 cette année. Une "suspension provisoire" pour le Gouvernement, qui se justifie par le besoin de raboter "là où ça fait le moins mal".

"La revalorisation parfois ambitieuse de la plupart des postes de fonctionnaires a été privilégiée sur le maintien et l'encouragement d'une politique environnementaliste. L'argent accumulé en 12 ans par les communes ne s'est pas volatilisé, il a été investi, des infrastructures écologiques ont été promues, des projets d'embellissement de nos campagnes, des projets de dépollution des villes, des projets divers et variés qui continuent mais qui durant une année, seulement, devront se garder de subvention - c'est une question d'effort national" défendait le porte-parole du Ministre de l'Économie.

Certains, notamment au MBC aliléen, dénoncent une tentative "salement comptable" de diviser l'opposition entre pro-agriculteurs, soutenant l'effort colossal de l'AMAM, et pro-environnement regrettant la fin d'une politique de subvention municipale. "Suspension, pas fin !" promets le Gouvernement, qui espère un ralentissement de l'inflation dans les années à venir afin de limiter les revalorisation de salaires, qui lui coûtent plusieurs milliards chaque année. Engagé auprès du MAC à ne pas dépasser la barre des 26% du PIB en dépense publique pour 2034, le Gouvernement tente de concilier politique redistributive et économies, après deux gros efforts financiers (l'AMAM et la création de la BNSL, l'aide aux pêcheurs et agriculteurs ainsi que l'instauration d'une brigade à la sécurité du travail).
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 2/03/2034
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Le Sénat aliléen vote la destitution symbolique de Massimo Cavafella

Le nouveau président aliléen, intérimaire, imposé par Cartagina à l'exécutif aliléen il y a dix jours, vient d'être destitué symboliquement par le Sénat dont la majorité MBC a voté de façon unie, une nouvelle fois. Président-intérimaire et donc non-destituable, cela n'a pas empêché les sénateurs d'avoir le goût du spectacle, en conviant la presse pour assister à la victoire du "OUI" au vote de destitution. Une fois le numéro enregistré, le travail sénatorial a pu reprendre sur divers dossiers.
Par-là, le MBC a voulu démontrer son hostilité au processus de nomination par la capitale de la Ligue, qui contourne le pouvoir décisionnel régulier du Sénat (destituer les Présidents, provoquer des élections anticipées).

Condamnée pour faux-monnayage, une start-up porte plainte contre l'État

Une start-up basée à Bragopola dans le centre de l'Arovaquie vient de perdre son procès. Condamnée pour faux-monnayage à une amende de plusieurs dizaines de milliers de Lires, son avocat défendait à la barre le "droit à l'innovation" et un "procès politique dissimulant des intérêts privés". PressIo, spécialiste de l'impression 3D, avait lancé un nouveau programme en avril dernier afin de reproduire des motifs papiers sur différents supports dont des composés de plastique et de fibres. Ayant effectué des travaux sur des faux billets afin de créer des devises indéchirables, il semble qu'un lot au moins n'ait pas eu les mentions "spécimen" nécessaires pour les différencier des billets à cours légal.
PressIo a annoncé porter plainte contre l'État pour manipulation. Le Ministère de l'Information n'a pas réagi.

Pas de nouveaux tirs de missiles

Selon l'information du Ministère de la Défense, il n'y a pas eu de nouveaux essais de tirs de missiles balistiques dans le sud de la Nazalie. Le Colonel Andreoni revient sur la question : "Nous pouvons dire que tout va bien et tout avance correctement, puisque n'ayant pas eu de nouveau tir de missile, on peut noter que rien n'a raté, et que tout se déroule comme prévu." Pour autant, certains n'hésitent pas à lancer la polémique en observant l'affaire d'un angle différent, comme le maire d'une commune à proximité de là où le tir de missile n'a pas eu lieu : "En même temps, le missile n'a pas atteint sa cible, puisqu'il n'y avait pas de missile ni de cible, en ce sens, on peut dire que c'est plutôt un échec, car ce n'est pas une réussite."
Globalement, les habitants sont assez neutres sur le sujet : "Cela n'intéresse personne de savoir qu'un missile n'a pas été tiré, donc en parler est assez négatif. Mais en même temps, puisque ce n'est pas très intéressant de savoir qu'un missile a bien été tiré, on peut penser que la situation revient au même, même si ça ne fait pas progresser la science." pense une habitante. Un voisin a un autre avis : "Même si ça ne fait pas avancer la science, en tous cas par des expériences pratiques, on peut se réjouir du fait que cela fait vendre du papier, donc participe de la croissance." Des avis donc plus nuancés qu'il n'y parait, même si tous s'accordent à dire que le Ministère de la Défense ne nous dit pas tout.
Arios

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6 mars 2034
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]


L'Administrateur Negutesco se suicide pour faire adopter la fin de l'aliénation en Amarantie

Aristofano Negutesco, Administrateur en chef de la Cité de Montorive et équivalent d'un Ministre des affaires étrangères pour la Ligue amarantine, a mis fin au vote du Conseil exécutif de la Ligue dont les résultats attendus étaient pour le moins incertains, en activant la procédure de sacrifice personnel obligeant le Conseil à adopter le texte en question.

Quatrième exécution de l'article sur l'adoption sacrificielle depuis quatre siècles, la Ligue d'Amarantie fait face à une épreuve éthique qui s'ajoute au climat de malaise entre une population, souvent jeune, tiraillée entre traditionnalisme misogyne et pro-aliénation, et progressisme pro-mariage et anti-esclavagiste. Le vieil homme, né en 1949, personnalité de premier plan de la scène politique voisine, s'est sacrifié en faveur de l'ouverture de son pays à la modernité extérieure. Pour le moment, aucun mouvement populaire n'est venu contester l'obsolescence de cette pratique macabre et le processus législatif qu'elle a provoquée.

La fin de l'aliénation sur le territoire amarantin ne remettra pas en cause l'emploi d'aliénés en dehors des frontières de l'espace créé par les Traités de Cabusa et Maghila, dont le second n'a toujours pas été formellement ratifié par la Ligue de Montalvo en prise avec les troubles politiques aliléens. Poussés par les chefs d'entreprise, les politiciens aliléens ne s'attendaient pas à une telle conclusion du débat, qui rapportera néanmoins beaucoup d'argent à la Ligue et lui épargne une procédure longue et les contre-coups assénés par la Réaction.
Dans les pays concernés par l'espace commun en préparation, l'accueil de la nouvelle ne pourra être heureux, mais en sourdine beaucoup se félicitent de la dévotion du vieillard.


Pour le Syndicat des Généralistes, les billets de banque responsables de 35% des maladies

L'argent circule et s'il n'a pas d'odeur, il a sa propre flore microbienne et bactérienne qu'il transporte de propriétaire en propriétaire. La dernière étude du principal syndicat de médecins généralistes de la Ligue, les billets de banque papier seraient responsables de 35% des maladies. Une étude contestée par d'autres groupements professionnels de la Santé, bien que tous s'accordent à dire que l'argent liquide est une source de contamination et de propagation des maladies qu'il convient de combattre en se lavant les mains régulièrement.

L'étude conclue par l'encouragement à privilégier d'autres moyens de paiements, comme le transport de pièces ou le paiement électronique.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 13/03/2034
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Bank-run en Alilée : fin des retraits, le Sénat mobilise les réservistes et appelle à la fermeture des ports et douanes

Ce matin a eu lieu une ruée vers les banques en Alilée, dans la partie montalvéenne de l'île vraisemblablement encouragée par les relais du Sénat. A l'ouverture de la séance à 10h, le président du Sénat a accepté de laisser la parole à la cheffe de la majorité, qui a dénoncé la "conspiration" de Cartagina à l'encontre de la Province.

"C'est un secret de Polichinelle au point que même la presse des pays nordiques le rapporte, mais les autorités de la Ligue veulent supprimer l'argent public. Après avoir imposé des difficultés de paiement supplémentaires au début de l'année suite à une crise des liquidités provoquée à dessein par la Banque centrale, Cartagina veut supprimer l'argent liquide : quelle bêtise, pour une province comme la nôtre, encore très rurale, très éclatée, très inégalitaire. Cette nouvelle mesure n'est pas adaptée à notre province, elle n'est pas pensée pour nous, pire, elle serait même sans retour pour la vie des femmes et des hommes du territoire. C'est pourquoi, je demande au Sénat d'examiner les possibilités que nous avons, et ce en dépit de ce que le Président-intérimaire cherchera à nous imposer, comme il a été imposé lui-même par la capitale."

Vers midi, les banques avaient fermé et bloqué les distributeurs de billets, une nouvelle fois depuis Noël, mais cette fois volontairement afin que les comptes ne soient pas vidés par des citoyens inquiets par l'emballement politique, au Sénat d'abord, et ce qu'il traduisait de la situation inter-provinciale. Peu avant treize heure, anticipant probablement le contre-coup du pouvoir central, le Sénat en a appelé à la réserve militaire : ouvriers et employés de bureaux des principales villes ont quitté leur poste et sont venus pointer dans les casernes.

En tout, environ 10 000 réservistes, placés directement sous les ordres du Sénat, devraient empêcher le pouvoir central de tenter une suspension de la démocratie législative, en en appelant à l'Armée régulière ou aux forces spéciales. En Nazalie, on a accusé le Sénat et MBC de créer un "bouclier humain" pour se protéger d'une réponse "à l’œuvre de destruction à laquelle ils s'adonnent".
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