[justify]Il voulait partir, s'en aller, quitter le Wildhorn. Il voulait voir les régions des pays Céruléens. Il voulait les montagnes et les plaines, les cieux immenses et les rivières, les ravins, les précipices et les routes de poussières. Il voulait être libre, imprudent, découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles effluves, de nouveaux goûts, de nouvelles odeurs. Il voulait le dépaysement des pays du sud.
Stephen Skylark était un jeune homme bourré de talent, parti du Wildhorn pour faire fortune dans la principauté de Movopolis. Benjamin de la famille Skylark qui fit fortune en produisant le whiskey éponyme, il était depuis peu titulaire d'un diplôme universitaire en agronomie, et s'était vu offrir un titre de noblesse bradé par la Principauté par son père, désireux de l'envoyer à la conquête de nouveaux marchés. Cela faisait maintenant quatre jours qu'il avait pris la mer depuis la Posnanie, dernière étape de son périple avant l'Amarantie. Le soir tombait, le soleil, bas, rougeoyait à l'horizon et ses doux rayons venaient éclairer le visage de Stephen qui contemplait la mer teintée d'or, de vermeille et de pourpres au crépuscule. Il s’exclama :[/justify]
Stephen Skylark : Bordel de merde.
[justify]Ses démangeaisons le reprenait; les crèmes dont il enduisait régulièrement son pénis ne le soulageaient qu'un temps. Stephen Skylark n'était pas bel homme, et n'avait jamais pu trouver la douceur d'une compagne, autrement qu'en leur proposant certaines contreparties financières. Il avait il y a peu profité de l'expertise d'une sexagénaire Montalvéenne vivant le long de la côte du Royaume du Padeiro pour connaître à nouveau, l'espace de quelques brefs instants, la tendresse et la volupté des ardentes femmes de Cérulée. Il s'en sortait avec une mauvaise MST.
Un homme passa près de lui, et l'enquérit des raisons de son juron. Stephen inventa donc une excuse, toute aussi pitoyable qu'elle pusse-t-être, puis disparu. Les jours suivant, aidé par ses crèmes et par des médicaments que le médecin de bord lui avait donné, son infection se calma. Il revit l'homme chaque jour, et fit avec lui connaissance. Un soir, alors que les côtes occidentales de Movopolis étaient en vues, et qu'enfin le port de Movopolis se dessinait, son nouveau compagnon de voyage lui beugla, tout aviné :
Sympathique inconnu : Contemplez! Contemplez jeune ambitieux, cette glorieuse cité dont vous allez entreprendre la conquête!
Stephen Skylark : A nous trois maintenant!
Sympathique inconnu : Soyez attentif jeune compagnon! Ses rues encombrées font le lit des tire-laines!
Stephen Skylark : Merci pour vos conseils. Heureusement que je vous ai rencontré, avec votre expérience, vous pourrez m'enseigner toutes les astuces pour m'adapter à ce monde.
Sympathique inconnu : Soyez sans crainte mon ami. Des leçons, ce pays vous en donnera bientôt.
Il était à peine 20H lorsque les passagers du navire purent enfin fouler les quais poussiéreux de Movopolis. Stephen, accompagné de son compagnon, s'enfonçait dans les méandres de la ville. A un coin de rue, il fut bousculé et chu dans une flaque de boue. Il s’aperçut que son fidèle compagnon avait disparu.
Il l'appela.
Rien.
Il réitéra.
Toujours rien.
Il chercha son téléphone, puis s’aperçut que son porte-feuille, avec tout ses papiers, avait lui aussi disparu.
Tant bien que mal, Stephen s'enquit auprès d'une roturière de la direction à suivre pour trouver un commissariat de police. Arrivé sur place, il fit les déclarations d'usage. Hélas, n'ayant pas ses papiers, il ne put prouver son identité. Pire, il était crasseux, boueux, et le policier n'était pas besogneux. Il fut jeté en cellule, et pu, après de longues heures, téléphoner à l'ambassade du Wildhorn.
Quarante-huit heures plus tard seulement, il était dehors. L'Ambassade avait payé sa caution et l'avait fait rapatrié en son sein. Il expliqua son aventure, on lui dit que là où son compagnon d'infortune était, surement ses papiers et son argent aussi seraient. Il lui faudrait attendre encore dans un hôtel quelques jours pour que de nouveaux papiers d'identité, ainsi qu'une copie de son nouveau titre de noblesse puissent lui parvenir.
Il en profiterait pour visiter un peu la ville. Enfin, son aventure pourrait commencer.[/justify]
[center][img]http://www.nndb.com/people/335/000110005/djqualls01.jpg[/img][/center]
[RP] Adventures in Movopolis
-
Yul
[justify]Stephen Skylark était arrivé depuis une dizaine de jours déjà. Ses mésaventures pensait-il était derrière lui, et il avait passé du temps à faire du tourisme dans ce Divin Saphire que l'on appelait Movopolis. Il avait pris le temps de rendre hommage au Prince en lui envoyant une caisse d'un des meilleurs Whiskys de sa famille, et songeait à tout le travail qu'il avait encore à faire afin de parvenir à ses objectifs.
Si les questions agricoles étaient une priorité, il n'en songeait pas moins à d'autres options, et guettait scrupuleusement toutes les opportunités. Il s'imprégnait aussi vite et aussi bien qu'il le pouvait des mœurs Movopolitaine, ce qui d'ailleurs parfois avait failli lui poser problème.
Un soir, Stephen était sorti goûter du vin dont il est grand amateur. Au détour d'une rue, il découvrit un lieu convivial, drapé de velours sombres, dans lequel il pénétra, un peu par hasard. Il s'agissait là d'un petit bar, comme il y en a des centaines dans la ville, un bar qui proposait du vin, de la charcuterie typique, et d'autres mets traditionnels Amarantins. Il s'assit au comptoir et demanda un ballon de rouge.
Bien vite, un homme d'une quarantaine d'année, quarante-cinq ans peut-être, grand, musclé, dans un type tout à fait Céruléen l'accostait. Ils bavardèrent un moment de tout et de rien, l'homme demanda à Stephen la raison pour laquelle il s'était rendu précisément ici, ce à quoi Stephen répondit qu'il était là un peu par hasard, cherchant à s'ouvrir à de nouveaux horizons et à se laisser pénétrer par la culture Amarantine.[/justify]
Grand homme musclé : Le hasard fait bien les choses. Tel que vous me voyez, je suis moi même guide, et je prend certains chemins qui en étonnent plus d'un. Peut-être voudriez-vous avec moi découvrir certains aspects de la culture amarantine, qui me semble-t-il vous ont été jusqu'ici inconnu?
Stephen Skylark : Ce serait avec plaisir, en effet. J'aime profiter du savoir des habitants des lieux que je visite. Avec eux, tout est plus authentique, tout est plus naturel.
Grand homme musclé : Hé bien j'aime moi aussi tout ce qui se fait naturellement. Je vous propose que nous passions dans l'arrière-salle, derrière ces tentures. Je vous expliquerait alors dans les moindres détails comment j'arrive à ouvrir certaines portes qui demeurent pour qui n'est pas Amarantin parfois bien invisibles. Allez-vous y installer, je viens vous rejoindre, juste le temps de demander à notre hôte une nouvelle bouteille de vin.
[justify]Stephen était heureux, mais se méfiait des inconnus. il s'était déjà fait voler ses papiers et son argent, il ne voulait pas revivre pareille mésaventure. Aussi, il prit soin de fermement accrocher son porte-feuille à la poche de sa veste. Il prit un instant pour compter ses billets, lorsque le grand homme entra dans la salle. Celui-ci, voyant Stephen compter son argent, s'assombrit.[/justify]
Grand homme musclé : Pour qui me prenez-vous?
Stephen Skylark : Quoi? Comment? Que vous arrive-t-il?
Grand homme musclé : Que faites-vous exactement? Vous me vexez!
Stephen Skylark : Je vérifiais simplement ce qu'il me restait! Rassurez-vous, je ne comptais pas vous donner de l'argent tout de suite, je comprendrai que vous demandiez une rétribution pour vos services, mais je suis bien incapable d'en évaluer le prix moi même, ne serait-ce que par ce que j'ignore combien de temps cela pourrait durer. Fixons dès à présent votre prix, combien prenez-vous pour une journée?
Grand homme musclé : Une journée? Mon bon ami, vous me semblez confiant quant à vos capacités! Je ne demanderai rien. Mais j'espérais commencer ici, tout de suite.
Stephen Skylark : Ici, tout de suite? Ce lieu est-il donc à ce point particulier?
[justify]Le grand homme se demandait si Stephen était très intelligent, ou au contraire complètement stupide. Stephen ne semblait pas réaliser où il se trouvait.[/justify]
Grand homme musclé : Mon bon ami, vous êtes ici dans un lieu de jouissance, et...
[justify]Un troisième homme entra dans la pièce. Il était lui aussi grand et musclé, quoi que chauve, avec une fine moustache. Il semblait en colère. Il s'adressa à l'homme en Amarantin, si bien que Stephen, qui n'en parlait pas un mot, ne comprenait rien.[/justify]
Second homme moustachu : Sofian! Que fais-tu ici avec ce moucheron? Je le savais! Tu me trompes!
Grand homme musclé : Chéri! Ce n'est pas ce que tu crois, c'est juste que...
Second homme moustachu : J'en ai marre de te voir courir les caleçons! Cela dure depuis trop longtemps. C'est terminé, je te quitte!
Grand homme musclé : Mon amour, non!
[justify]Les deux hommes étaient en larme. Le moustachu sorti de la pièce précipitamment. Sofian s'adressa à Stephen.[/justify]
Sofian : Partez, je vous en prie, partez. Et laissez-moi seul.
Stephen Skylark : Mais que c'est il donc passé? Vous pleurez?
Sofian : Partez vous dis-je! Et ne revenez pas ici. Partez, ou je vous promet que je ferai ce que j'avais prévu avec vous, mais sans douceur.
Stephen Skylark : Je ne comprend pas...
[justify]Le grand homme musclé se fit plus menaçant encore, il semblait prêt à exploser. Stephen n'en demanda pas plus et s'éclipsa. Arrivé chez lui, il repensa à tout ce qu'il s'était passé. Les mœurs Amarantines recelaient pour lui encore bien des mystères, et il regrattait de ne pas avoir pu bénéficier d'une visite guidée. Ce ne serait sans doute que partie remise.[/justify]
Si les questions agricoles étaient une priorité, il n'en songeait pas moins à d'autres options, et guettait scrupuleusement toutes les opportunités. Il s'imprégnait aussi vite et aussi bien qu'il le pouvait des mœurs Movopolitaine, ce qui d'ailleurs parfois avait failli lui poser problème.
Un soir, Stephen était sorti goûter du vin dont il est grand amateur. Au détour d'une rue, il découvrit un lieu convivial, drapé de velours sombres, dans lequel il pénétra, un peu par hasard. Il s'agissait là d'un petit bar, comme il y en a des centaines dans la ville, un bar qui proposait du vin, de la charcuterie typique, et d'autres mets traditionnels Amarantins. Il s'assit au comptoir et demanda un ballon de rouge.
Bien vite, un homme d'une quarantaine d'année, quarante-cinq ans peut-être, grand, musclé, dans un type tout à fait Céruléen l'accostait. Ils bavardèrent un moment de tout et de rien, l'homme demanda à Stephen la raison pour laquelle il s'était rendu précisément ici, ce à quoi Stephen répondit qu'il était là un peu par hasard, cherchant à s'ouvrir à de nouveaux horizons et à se laisser pénétrer par la culture Amarantine.[/justify]
Grand homme musclé : Le hasard fait bien les choses. Tel que vous me voyez, je suis moi même guide, et je prend certains chemins qui en étonnent plus d'un. Peut-être voudriez-vous avec moi découvrir certains aspects de la culture amarantine, qui me semble-t-il vous ont été jusqu'ici inconnu?
Stephen Skylark : Ce serait avec plaisir, en effet. J'aime profiter du savoir des habitants des lieux que je visite. Avec eux, tout est plus authentique, tout est plus naturel.
Grand homme musclé : Hé bien j'aime moi aussi tout ce qui se fait naturellement. Je vous propose que nous passions dans l'arrière-salle, derrière ces tentures. Je vous expliquerait alors dans les moindres détails comment j'arrive à ouvrir certaines portes qui demeurent pour qui n'est pas Amarantin parfois bien invisibles. Allez-vous y installer, je viens vous rejoindre, juste le temps de demander à notre hôte une nouvelle bouteille de vin.
[justify]Stephen était heureux, mais se méfiait des inconnus. il s'était déjà fait voler ses papiers et son argent, il ne voulait pas revivre pareille mésaventure. Aussi, il prit soin de fermement accrocher son porte-feuille à la poche de sa veste. Il prit un instant pour compter ses billets, lorsque le grand homme entra dans la salle. Celui-ci, voyant Stephen compter son argent, s'assombrit.[/justify]
Grand homme musclé : Pour qui me prenez-vous?
Stephen Skylark : Quoi? Comment? Que vous arrive-t-il?
Grand homme musclé : Que faites-vous exactement? Vous me vexez!
Stephen Skylark : Je vérifiais simplement ce qu'il me restait! Rassurez-vous, je ne comptais pas vous donner de l'argent tout de suite, je comprendrai que vous demandiez une rétribution pour vos services, mais je suis bien incapable d'en évaluer le prix moi même, ne serait-ce que par ce que j'ignore combien de temps cela pourrait durer. Fixons dès à présent votre prix, combien prenez-vous pour une journée?
Grand homme musclé : Une journée? Mon bon ami, vous me semblez confiant quant à vos capacités! Je ne demanderai rien. Mais j'espérais commencer ici, tout de suite.
Stephen Skylark : Ici, tout de suite? Ce lieu est-il donc à ce point particulier?
[justify]Le grand homme se demandait si Stephen était très intelligent, ou au contraire complètement stupide. Stephen ne semblait pas réaliser où il se trouvait.[/justify]
Grand homme musclé : Mon bon ami, vous êtes ici dans un lieu de jouissance, et...
[justify]Un troisième homme entra dans la pièce. Il était lui aussi grand et musclé, quoi que chauve, avec une fine moustache. Il semblait en colère. Il s'adressa à l'homme en Amarantin, si bien que Stephen, qui n'en parlait pas un mot, ne comprenait rien.[/justify]
Second homme moustachu : Sofian! Que fais-tu ici avec ce moucheron? Je le savais! Tu me trompes!
Grand homme musclé : Chéri! Ce n'est pas ce que tu crois, c'est juste que...
Second homme moustachu : J'en ai marre de te voir courir les caleçons! Cela dure depuis trop longtemps. C'est terminé, je te quitte!
Grand homme musclé : Mon amour, non!
[justify]Les deux hommes étaient en larme. Le moustachu sorti de la pièce précipitamment. Sofian s'adressa à Stephen.[/justify]
Sofian : Partez, je vous en prie, partez. Et laissez-moi seul.
Stephen Skylark : Mais que c'est il donc passé? Vous pleurez?
Sofian : Partez vous dis-je! Et ne revenez pas ici. Partez, ou je vous promet que je ferai ce que j'avais prévu avec vous, mais sans douceur.
Stephen Skylark : Je ne comprend pas...
[justify]Le grand homme musclé se fit plus menaçant encore, il semblait prêt à exploser. Stephen n'en demanda pas plus et s'éclipsa. Arrivé chez lui, il repensa à tout ce qu'il s'était passé. Les mœurs Amarantines recelaient pour lui encore bien des mystères, et il regrattait de ne pas avoir pu bénéficier d'une visite guidée. Ce ne serait sans doute que partie remise.[/justify]
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Yul
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2017/07/03//17070303585121391215129385.png[/img][/center]
[justify]Voilà maintenant plusieurs mois que Stephen est arrivé en Amarantie. Tranquillement, il a pris le temps de découvrir la principauté de Movopolis et le pays, voyageant dans les campagnes, visitant les villes, essayant de faire connaissance avec les gens.
Stephen n'avait pas d'ami.
Il était difficile pour un Wildhorner de débarquer en Amarantie : les mœurs n'étaient pas les mêmes du tout, et bien que Stephen fut un homme,
il était regardé curieusement lorsqu'il voyageait en bus ou en train dans les campagnes, de part son accent étrange. Il s'était quand même petit à petit habitué aux coutumes amarantines, et avait réalisé qu'il avait tout intérêt à ruser si il voulais préserver l'intégralité de son anus. Il s'était par ailleurs acheté une petite villa dans une banlieue chique de Movopolis, non loin de la campagne.
En ce début juillet, ses voyages l'avaient mené jusqu'à un festival de reggae dont il avait vu des publicités. Amateur de musique, pianiste de son état et ancien DJ - il avait pour habitude d'animer une boîte de nuit rurale en remixant des tubes Briton et Wildhorner - il décida de s'y rendre.
Le festival était beaucoup plus grand que ce à quoi il s'attendait. En fait, même, il comprit que le festival de reggae était un festival international, supporté par le prince lui même. On lui expliqua que celui-ci aimait y venir, et que pour l'occasion, les lois étaient, dans l'enceinte du festival, si non abolies, très peu sérieusement respectées par les festivaliers. Ainsi, on lui proposa dès son arrivée un nombre impressionnant de pochons de ganja et autres cachetons.
Stephen se mit immédiatement en quête de bière. Il entra dans une petite hutte qui semblait servir de l'alcool et pris commande. Un homme l'aborda, lui proposant encore des pilules. Il refusa.
Dans son dos, une jolie blonde à la peau mate avec des dreadlocks se faisait lourdement draguer par des Amarantins avinés. Bien qu'elle se laissait faire, personne, sauf les Amarantins et Stephen, tout occupé à profiter de la musique ne remarquait que la jeune femme était surveillée de loin par deux molosses à la peau noire, certainement des immigrés venus d'Algarbe.
Les trois Amarantins proposèrent une fois de plus à la jeune femme un verre de vodka. Las, elle finit par accepter, mais s'excusa afin de se rendre un instant aux toilettes. L'un des Amarantin s'approcha du comptoir où était accoudé Stephen, qui lui même commandait un plat.[/justify]
Le barman : C'est épicé, je vous préviens!
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas, j'ai l'habitude!
[justify]Ainsi fût-il. Alors que l'Amarantin se faisait servir un verre de vodka, il y déposa discrètement, à l'insu de tout le monde, une poudre qu'il prit soin de diluer dans le verre. La jeune femme, ressortant des toilettes, vint le retrouver au bar, rejointe par les deux autres compères Amarantins.
Stephen salivait, en voyant une sorte de chili con carné qu'on lui présentait devant lui.
Il goûta.
Son visage s’empourpra.
Il gigota,
toussa,
hoqueta,
prit le verre d'eau le plus proche de lui pour faire passer le souffre qui brûlait sa gorge, son corps et son âme.
Lorsque l'Amarantin vit que le maigrichon à côté de lui venait de s'enfiler cul-sec le verre de vodka bourré de GHB qu'il avait préparé pour la jeune blonde qu'il voulait violer, il hurla.[/justify]
L'Amarantin : Espèce de sale petit enculé, ma vodka! Je voulais l'offrir à la dame!
Stephen Skylark, hoquetant : La vache, elle était corsée celle là! Ne vous en faites pas, je vous la rembourse tout de suite!
L'Amarantin : Il ne s'agit pas de ça pauvre connard, c'était une vodka spéciale pour la dame. J'en ai plus moi, maintenant!
La blonde : Plus de quoi?
L'Amarantin : Rien.
La blonde insistante : Plus de quoi au juste?
[justify]La jeune femme agrippa le bras de l'Amarantin. Celui-ci la dégagea, violemment. Stephen quant à lui commençait à transpirer, beaucoup. Il sentait sa tête commencer à tourner.[/justify]
La blonde : Qu'est ce que tu as mis dans mon verre, connard?
[justify]La jeune femme gifla l'Amarantin. Celui-ci lui mit une droite, violemment, ce qui l'a fit tomber par terre. Il s'apprêtait à la ruer de coups de pieds quand Stephen se jeta sur lui et grimpa sur son dos afin de l'arrêter. L'Amarantin envoya le Wildhorner valdinguer derrière le comptoir.
L'Amarantin se retourna vers la jeune femme. A sa place se tenait une montagne de muscles à la peau noire qui le fusillait du regard. Un autre, un peu plus loin, tenait en respect les deux autres Amarantins. Tout trois opérèrent un sage mouvement de recul, puis prirent la fuite.
Stephen quant à lui, tomba dans un profond trou noir...[/justify]
[justify]Voilà maintenant plusieurs mois que Stephen est arrivé en Amarantie. Tranquillement, il a pris le temps de découvrir la principauté de Movopolis et le pays, voyageant dans les campagnes, visitant les villes, essayant de faire connaissance avec les gens.
Stephen n'avait pas d'ami.
Il était difficile pour un Wildhorner de débarquer en Amarantie : les mœurs n'étaient pas les mêmes du tout, et bien que Stephen fut un homme,
il était regardé curieusement lorsqu'il voyageait en bus ou en train dans les campagnes, de part son accent étrange. Il s'était quand même petit à petit habitué aux coutumes amarantines, et avait réalisé qu'il avait tout intérêt à ruser si il voulais préserver l'intégralité de son anus. Il s'était par ailleurs acheté une petite villa dans une banlieue chique de Movopolis, non loin de la campagne.
En ce début juillet, ses voyages l'avaient mené jusqu'à un festival de reggae dont il avait vu des publicités. Amateur de musique, pianiste de son état et ancien DJ - il avait pour habitude d'animer une boîte de nuit rurale en remixant des tubes Briton et Wildhorner - il décida de s'y rendre.
Le festival était beaucoup plus grand que ce à quoi il s'attendait. En fait, même, il comprit que le festival de reggae était un festival international, supporté par le prince lui même. On lui expliqua que celui-ci aimait y venir, et que pour l'occasion, les lois étaient, dans l'enceinte du festival, si non abolies, très peu sérieusement respectées par les festivaliers. Ainsi, on lui proposa dès son arrivée un nombre impressionnant de pochons de ganja et autres cachetons.
Stephen se mit immédiatement en quête de bière. Il entra dans une petite hutte qui semblait servir de l'alcool et pris commande. Un homme l'aborda, lui proposant encore des pilules. Il refusa.
Dans son dos, une jolie blonde à la peau mate avec des dreadlocks se faisait lourdement draguer par des Amarantins avinés. Bien qu'elle se laissait faire, personne, sauf les Amarantins et Stephen, tout occupé à profiter de la musique ne remarquait que la jeune femme était surveillée de loin par deux molosses à la peau noire, certainement des immigrés venus d'Algarbe.
Les trois Amarantins proposèrent une fois de plus à la jeune femme un verre de vodka. Las, elle finit par accepter, mais s'excusa afin de se rendre un instant aux toilettes. L'un des Amarantin s'approcha du comptoir où était accoudé Stephen, qui lui même commandait un plat.[/justify]
Le barman : C'est épicé, je vous préviens!
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas, j'ai l'habitude!
[justify]Ainsi fût-il. Alors que l'Amarantin se faisait servir un verre de vodka, il y déposa discrètement, à l'insu de tout le monde, une poudre qu'il prit soin de diluer dans le verre. La jeune femme, ressortant des toilettes, vint le retrouver au bar, rejointe par les deux autres compères Amarantins.
Stephen salivait, en voyant une sorte de chili con carné qu'on lui présentait devant lui.
Il goûta.
Son visage s’empourpra.
Il gigota,
toussa,
hoqueta,
prit le verre d'eau le plus proche de lui pour faire passer le souffre qui brûlait sa gorge, son corps et son âme.
Lorsque l'Amarantin vit que le maigrichon à côté de lui venait de s'enfiler cul-sec le verre de vodka bourré de GHB qu'il avait préparé pour la jeune blonde qu'il voulait violer, il hurla.[/justify]
L'Amarantin : Espèce de sale petit enculé, ma vodka! Je voulais l'offrir à la dame!
Stephen Skylark, hoquetant : La vache, elle était corsée celle là! Ne vous en faites pas, je vous la rembourse tout de suite!
L'Amarantin : Il ne s'agit pas de ça pauvre connard, c'était une vodka spéciale pour la dame. J'en ai plus moi, maintenant!
La blonde : Plus de quoi?
L'Amarantin : Rien.
La blonde insistante : Plus de quoi au juste?
[justify]La jeune femme agrippa le bras de l'Amarantin. Celui-ci la dégagea, violemment. Stephen quant à lui commençait à transpirer, beaucoup. Il sentait sa tête commencer à tourner.[/justify]
La blonde : Qu'est ce que tu as mis dans mon verre, connard?
[justify]La jeune femme gifla l'Amarantin. Celui-ci lui mit une droite, violemment, ce qui l'a fit tomber par terre. Il s'apprêtait à la ruer de coups de pieds quand Stephen se jeta sur lui et grimpa sur son dos afin de l'arrêter. L'Amarantin envoya le Wildhorner valdinguer derrière le comptoir.
L'Amarantin se retourna vers la jeune femme. A sa place se tenait une montagne de muscles à la peau noire qui le fusillait du regard. Un autre, un peu plus loin, tenait en respect les deux autres Amarantins. Tout trois opérèrent un sage mouvement de recul, puis prirent la fuite.
Stephen quant à lui, tomba dans un profond trou noir...[/justify]
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Yul
[justify]Stephen se réveilla dans un appartement miteux. Sa tête tournait encore, et il avait très mal à l'épaule, un hématome. Sa vue était trouble, il ne se souvenait pas de ce qu'il s'était passé, vaguement qu'il était attablé au comptoir d'un bar. Sa vue se faisait de plus en plus nette,
et il vit qu'une jolie jeune fille blonde avec des dreadlocks était en train de veiller sur lui.[/justify]
Jeune fille blonde : Bonjour! lui dit-elle dans un Briton avec un fort accent Amarantin
Stephen Skylark : Quoi? Que... qu'est...te... qué...quette... qu'est ce que je fais ici? Où suis-je?
Jeune fille blonde : Du calme, tout va bien, ne vous en faites pas. Vous avez été drogué.
Stephen Skylark : Le chili!
[justify]Il se redressa, un peu. La jeune femme se tenait penchée, devant lui, son large et profond décolleté sous son nez. Stephen ne put s'empêcher d'y plonger son regard, ce qui la fit rire.[/justify]
Jeune fille blonde : Je m'appelle Daphné, mais tout le monde ici me surnomme Deedee. Et toi, c'est quoi ton nom?
Stephen Skylark : Stephen, Stephen Skylark.
Daphné : Hé bien Stephen, merci! Tu m'as sortie d'une sacré galère! Sans toi, seuls les dieux savent ce que ces trois enfoirés m'auraient fait!
Stephen Skylark : Que s'est il passé? Je ne me souviens presque de rien, juste que j'étais au festival, je mangeais du chili dans un bar...
Daphné : Trois connards ont voulu me droguer en me donnant un verre de vodka bourré de GHB. Je ne sais pas pourquoi, tu l'a pris et l'a bu cul-sec; ça les a vachement énervés, l'un d'eux a voulu me battre mais tu t'es interposé. Il t'a envoyé valdinguer derrière le comptoir, et tu as un sacré hématome!
Stephen Skylark : De... de rien. Le chili me brûlait la gorge, il était trop épicé. C'est pour ça que j'ai pris le verre, je ne savais pas que...
Daphné : Merci, vraiment, merci! Sans toi, je ne serais surement pas là aujourd'hui. Les Amarantines comme moi, lorsqu'on les drogues, elles finissent souvent au fond d'un lac.
Tu t'es évanoui. On t'a ramené ici avec mes amis, le temps que l'effet du GHB se dissipe. Comment tu te sens?
Stephen Skylark : Pas très bien... j'ai envie de vomir...
Daphné : ça va passer, ne t'en fais pas. Tu peux te lever?
Stephen Skylark : Oui... non!
[justify]Stephen réalisait qu'il était en slip. Autant, être à moitié à poil devant une femme ne le gênait pas, mais il avait une énorme érection, provoquée par le décolleté de Daphné.
Elle sourit.[/justify]
Daphné : Il y a des vêtements là si tu veux, ce sont ceux d'un de mes ex, ils sont propres, et devraient être à peu près à ta taille. A peu près, mon ex était quand même un peu plus costaud que toi!
[justify]Daphné sortit de la chambre, Stephen s'habilla. Il quitta la pièce à son tour, Daphné l'attendait en compagnie de deux grands hommes à la peau noire, et d'une autre jeune femme qui était enceinte.[/justify]
Daphné : Je te présente mes amis. Elle, c'est maïa, elle est Amarantine, comme moi. Eux, ce sont Babou et Oscar, ils viennent d'Algarbe-du-Sud.
Oscar : Wesh bro!
[justify]Stephen prit le temps de faire connaissance avec tout le monde. Daphné était une ancienne infirmière qui venait de se faire virer de l'hôpital où elle travaillait. Elle avait refusée de se faire prendre en gang-bang par des médecins. Maïa, elle, était une prostituée Amarantine qui revenait d'Ashurdabad. Elle attendait un enfant, certainement d'un des soldats Skogujördinois qu'elle avait rencontré là bas et qui était venu lui rendre visite depuis. Babou et Oscar, enfin, étaient deux cousins qui avaient quitté l'Algarbe-du-Sud et cherchaient un moyen pour immigrer au Déseret.[/justify]
Babou : Ici, la vie est pourrie. La société Amarantine est pourrie jusqu'à la moelle. Reste pas là frère, il n'y a rien pour toi ici. Tu vas finir par tout perdre et tu pourras plus jamais rentré chez toi.
Daphné : Les Amarantins sont tous des connards avec leur machisme à la con. Le prince de Movopolis lui même est un mafieux, il se prend pour un roi de basse-cour, courtisé par tous ces nobles étrangers qui sont venus se faire un maximum de fric sur notre dos.
Stephen Skylark : C'est que... je suis moi même noble, j'ai acheté mon titre de noblesse et suis venu m'installer ici...
Daphné : Quoi???
[justify]Le groupe était interloqué.[/justify]
Stephen Skylark : Je suis ici pour acquérir un domaine agricole et lancer une production de thym, de romarin et d'autres herbes Céruléennes pour fournir mon pays. Je suis membre de la famille Skylark, on fait du whisky...
Daphné : Le whisky Skylark? C'est toi? T'es membre de la famille Skylark?
Maïa : Mais t'es riche alors?
Stephen Skylark : Du whiskey, pas du whisky. Au Wildhorn, on produit du whiskey.
Daphné : Mais qu'est ce que tu foutais au festival? A manger du chili? Pourquoi tu faisais pas comme les autres nobles à tourner autour du Prince?
Stephen Skylark : Ben heu... je savais pas que le Prince venait, je savais pas non plus que c'était un gros festival... vous croyez qu'il faut que j'y retourne pour aller le saluer?
[justify]Babou, Oscar, Daphné et Maïa étaient ébahis.[/justify]
Stephen Skylark : Vous savez, si vous voulez immigrer au Deseret, je peux m'arranger pour vous payer des billets d'avion... Et puis, je peux peut-être vous aider à y trouver du travail si vous voulez?
Babou : Merci frère, mais non merci! On veut gagner notre fric nous même!
Oscar : On fait de la musique. On s'est inscrit à un concours musical amateur au festival qui a lieu demain, et on espère bien gagner le premier prix.
Maïa : Sauf que vous pouvez plus... puisque l'autre connard s'est barré avec ses potes hier, après avoir fait le coup du verre de vodka. J'crois qu'ils en avaient rien à foutre de votre concours, tout ce qu'ils voulaient c'était pouvoir baiser Daphné!
Oscar : C'est pas grave, l'une de vous ira gérer le juke-box et le clavier! Ça doit pas être difficile, vous avez la journée pour vous entraîner...
[justify]Stephen observa la pièce et remarqua un synthétiseur, ainsi que du matériel qu'il connaissait plutôt bien.[/justify]
Stephen Skylark : Je peux peut-être vous aider?
Babou : Comment ça?
Stephen Skylark : J'ai déjà été DJ avant, ça, c'est du matos Briton, le clavier, c'est un Fairlight CMX, je connais bien! Je vous gère le truc si vous voulez?
Daphné : Ce type... c'est juste un envoyé des dieux, c'est pas possible!
[justify]Babou et Oscar expliquèrent à Stephen ce qu'ils attendaient de lui; quand il eut compris, ils firent un premier essai.[/justify]
[center]q-StMfE8NrA[/center]
[justify]Daphné prit Stephen dans ses bras, et lui fit un gros bisou sur la joue. Les trois hommes continuèrent à répéter tout le long de l'après-midi et jusque tard dans la soirée. Pour le concours du festival, ils seraient prêts...[/justify]
et il vit qu'une jolie jeune fille blonde avec des dreadlocks était en train de veiller sur lui.[/justify]
Jeune fille blonde : Bonjour! lui dit-elle dans un Briton avec un fort accent Amarantin
Stephen Skylark : Quoi? Que... qu'est...te... qué...quette... qu'est ce que je fais ici? Où suis-je?
Jeune fille blonde : Du calme, tout va bien, ne vous en faites pas. Vous avez été drogué.
Stephen Skylark : Le chili!
[justify]Il se redressa, un peu. La jeune femme se tenait penchée, devant lui, son large et profond décolleté sous son nez. Stephen ne put s'empêcher d'y plonger son regard, ce qui la fit rire.[/justify]
Jeune fille blonde : Je m'appelle Daphné, mais tout le monde ici me surnomme Deedee. Et toi, c'est quoi ton nom?
Stephen Skylark : Stephen, Stephen Skylark.
Daphné : Hé bien Stephen, merci! Tu m'as sortie d'une sacré galère! Sans toi, seuls les dieux savent ce que ces trois enfoirés m'auraient fait!
Stephen Skylark : Que s'est il passé? Je ne me souviens presque de rien, juste que j'étais au festival, je mangeais du chili dans un bar...
Daphné : Trois connards ont voulu me droguer en me donnant un verre de vodka bourré de GHB. Je ne sais pas pourquoi, tu l'a pris et l'a bu cul-sec; ça les a vachement énervés, l'un d'eux a voulu me battre mais tu t'es interposé. Il t'a envoyé valdinguer derrière le comptoir, et tu as un sacré hématome!
Stephen Skylark : De... de rien. Le chili me brûlait la gorge, il était trop épicé. C'est pour ça que j'ai pris le verre, je ne savais pas que...
Daphné : Merci, vraiment, merci! Sans toi, je ne serais surement pas là aujourd'hui. Les Amarantines comme moi, lorsqu'on les drogues, elles finissent souvent au fond d'un lac.
Tu t'es évanoui. On t'a ramené ici avec mes amis, le temps que l'effet du GHB se dissipe. Comment tu te sens?
Stephen Skylark : Pas très bien... j'ai envie de vomir...
Daphné : ça va passer, ne t'en fais pas. Tu peux te lever?
Stephen Skylark : Oui... non!
[justify]Stephen réalisait qu'il était en slip. Autant, être à moitié à poil devant une femme ne le gênait pas, mais il avait une énorme érection, provoquée par le décolleté de Daphné.
Elle sourit.[/justify]
Daphné : Il y a des vêtements là si tu veux, ce sont ceux d'un de mes ex, ils sont propres, et devraient être à peu près à ta taille. A peu près, mon ex était quand même un peu plus costaud que toi!
[justify]Daphné sortit de la chambre, Stephen s'habilla. Il quitta la pièce à son tour, Daphné l'attendait en compagnie de deux grands hommes à la peau noire, et d'une autre jeune femme qui était enceinte.[/justify]
Daphné : Je te présente mes amis. Elle, c'est maïa, elle est Amarantine, comme moi. Eux, ce sont Babou et Oscar, ils viennent d'Algarbe-du-Sud.
Oscar : Wesh bro!
[justify]Stephen prit le temps de faire connaissance avec tout le monde. Daphné était une ancienne infirmière qui venait de se faire virer de l'hôpital où elle travaillait. Elle avait refusée de se faire prendre en gang-bang par des médecins. Maïa, elle, était une prostituée Amarantine qui revenait d'Ashurdabad. Elle attendait un enfant, certainement d'un des soldats Skogujördinois qu'elle avait rencontré là bas et qui était venu lui rendre visite depuis. Babou et Oscar, enfin, étaient deux cousins qui avaient quitté l'Algarbe-du-Sud et cherchaient un moyen pour immigrer au Déseret.[/justify]
Babou : Ici, la vie est pourrie. La société Amarantine est pourrie jusqu'à la moelle. Reste pas là frère, il n'y a rien pour toi ici. Tu vas finir par tout perdre et tu pourras plus jamais rentré chez toi.
Daphné : Les Amarantins sont tous des connards avec leur machisme à la con. Le prince de Movopolis lui même est un mafieux, il se prend pour un roi de basse-cour, courtisé par tous ces nobles étrangers qui sont venus se faire un maximum de fric sur notre dos.
Stephen Skylark : C'est que... je suis moi même noble, j'ai acheté mon titre de noblesse et suis venu m'installer ici...
Daphné : Quoi???
[justify]Le groupe était interloqué.[/justify]
Stephen Skylark : Je suis ici pour acquérir un domaine agricole et lancer une production de thym, de romarin et d'autres herbes Céruléennes pour fournir mon pays. Je suis membre de la famille Skylark, on fait du whisky...
Daphné : Le whisky Skylark? C'est toi? T'es membre de la famille Skylark?
Maïa : Mais t'es riche alors?
Stephen Skylark : Du whiskey, pas du whisky. Au Wildhorn, on produit du whiskey.
Daphné : Mais qu'est ce que tu foutais au festival? A manger du chili? Pourquoi tu faisais pas comme les autres nobles à tourner autour du Prince?
Stephen Skylark : Ben heu... je savais pas que le Prince venait, je savais pas non plus que c'était un gros festival... vous croyez qu'il faut que j'y retourne pour aller le saluer?
[justify]Babou, Oscar, Daphné et Maïa étaient ébahis.[/justify]
Stephen Skylark : Vous savez, si vous voulez immigrer au Deseret, je peux m'arranger pour vous payer des billets d'avion... Et puis, je peux peut-être vous aider à y trouver du travail si vous voulez?
Babou : Merci frère, mais non merci! On veut gagner notre fric nous même!
Oscar : On fait de la musique. On s'est inscrit à un concours musical amateur au festival qui a lieu demain, et on espère bien gagner le premier prix.
Maïa : Sauf que vous pouvez plus... puisque l'autre connard s'est barré avec ses potes hier, après avoir fait le coup du verre de vodka. J'crois qu'ils en avaient rien à foutre de votre concours, tout ce qu'ils voulaient c'était pouvoir baiser Daphné!
Oscar : C'est pas grave, l'une de vous ira gérer le juke-box et le clavier! Ça doit pas être difficile, vous avez la journée pour vous entraîner...
[justify]Stephen observa la pièce et remarqua un synthétiseur, ainsi que du matériel qu'il connaissait plutôt bien.[/justify]
Stephen Skylark : Je peux peut-être vous aider?
Babou : Comment ça?
Stephen Skylark : J'ai déjà été DJ avant, ça, c'est du matos Briton, le clavier, c'est un Fairlight CMX, je connais bien! Je vous gère le truc si vous voulez?
Daphné : Ce type... c'est juste un envoyé des dieux, c'est pas possible!
[justify]Babou et Oscar expliquèrent à Stephen ce qu'ils attendaient de lui; quand il eut compris, ils firent un premier essai.[/justify]
[center]q-StMfE8NrA[/center]
[justify]Daphné prit Stephen dans ses bras, et lui fit un gros bisou sur la joue. Les trois hommes continuèrent à répéter tout le long de l'après-midi et jusque tard dans la soirée. Pour le concours du festival, ils seraient prêts...[/justify]
-
Yul
[justify]Le lendemain matin, tôt, beaucoup trop tôt pour Stephen qui n'était pas quelqu'un de matinal. Le coq chantait, les rayons du soleil pointaient à peine à l'horizon, et Daphnée débarquait dans sa chambre, où Stephen avait dormi, par terre, sortant de la douche, la peau fumante,
une serviette ridicule couvrant à moitié ses formes.
Stephen avait une envie pressante, mais il n'osait pas sortir de son lit en slip, ayant à nouveau une érection à la vue de la jeune fille. Celle-ci s'approcha de lui, et l'embrassa sur le front.[/justify]
Daphné : Bonjour!
[justify]Stephen eut un sourire niais, jusqu'aux oreilles.[/justify]
Stephen Skylark : Bon... bon matin!
Daphné : Tu as bien dormi?
[justify]La réponse était non, bien sur. Stephen s'était tourné et retourné, fantasmant sur Daphné, envoûté par son odeur et la chaleur de son corps, posé sur le lit, juste à côté de lui. Jamais il n'avait osé se soulager. Il n'en pouvait plus.[/justify]
Stephen Skylark : Merveilleusement bien!
Daphné : Tu peux aller te doucher si tu veux, la salle-de-bain est libre. Par contre, fais attention à ne pas utiliser trop d'eau chaude, le ballon est petit, et nous sommes cinq!
[justify]Stephen la remercia, puis s'empressa d'aller dans la salle-de-bain. Il y resta un bon quart d'heure. Quand il en sortit, il fut salué par les autres habitants de l'appartement et prit avec eux un copieux petit déjeuner. Oscar était tout heureux, le concours de musique était prévu pour l'après-midi, et il espérait bien le gagner.
Finalement, le groupe quitta l'appartement en toute fin de matinée, afin de se rendre au festival. Sur place, ils furent orienté vers les organisateurs dans les loges en attendant de passer sur scène. Oscar avait le trac. Daphné et Maïa essayaient de décontracter tout le monde, seul Stephen, complètement à côté de la plaque, semblait serein. Vint l'instant de monter sur scène.
La foule acclama le trio. Une rumeur avait circulé concernant un noble Movopolitain qui participait au concours, et beaucoup de gens s'étaient déplacés afin de découvrir le farfelus individu. Néanmoins, il y eut un problème technique, et, sur scène, un grand et très long blanc. Les sonos ne fonctionnaient pas. Oscar et Babou faisaient de l'huile.
Au bout de cinq grosses minutes, Stephen s'avança en avant-scène. Il voulait occuper la foule le temps que les techniciens règlent le problème.[/justify]
Stephen Skylark : Est-ce que vous allez bien?
[justify]Acclamation de la foule.[/justify]
Stephen Skylark : On a un petit souci technique, les techniciens du festival sont en train de régler ça... pendant ce temps, est-ce que ça vous dit que je vous fasse un petit slam? Une histoire drôle du Wildhorn, je vais essayer de vous la traduire en Amarantin; ça parle de l'espace et de la planète mars.
"Anciens temps glacés...
[justify]On entendait déjà quelques rires s'élever de la foule...[/justify]
Stephen Skylark : Anciens temps glacés : Des spécialistes du globe et des Andes ont noté d'énormes froids sur une planète qu'ils ont vue minée. Ils ont constaté l'absence de volutes volcaniques au niveau de l'abîme qui en perce la croûte tapée par des sortes de traits oblongs à l'endroit précis où les failles baissent et les cotes s'écroulent. Pour ce faire, les chercheurs ont simulé par des comptes précis, puis mesuré grâce à d'énormes radars les sections de ces « objets troueurs ». En analysant l'écho usé de radars trouvés derrière d'antiques paillasses et qui captaient encore des bips émergeant de la croûte, des doctorants sankakkais ont déniché plusieurs gros impacts sur la croûte, qu'ils ont pu dater sur le tard, plus étendus que ceux mis en évidence par leurs directeurs de thèse qui se battaient : ils se sont avérés à moitié fêlés par la dilatation. Ces jeunes nippons ont ainsi mis en évidence d'encore plus considérables froids, prouvant une fois de plus qu'un jeune chercheur est bonifié par la thèse.
[justify]La foule rigola. C'était bien la première fois qu'un noble Movopolitain faisait des blagues paillardes devant plusieurs milliers de personnes dans un festival international.[/justify]
Stephen Skylark : On me dit que le problème est réglé. Est-ce que vous êtes chauds?
[justify]Acclamation de la foule.
Babou, Oscar et Stephen présentèrent leur numéro. Ce n'était pas du reggae, et la musique tranchait avec l'ambiance du festival. Toutefois, la foule acclamait le trio, toute ammusée de voir un grand maigrichon, noble, se déhancher sur du gangsta rap en compagnie de deux armoires à glace sud-algarbienne.
Une fois leur numéro terminé, tout le monde retourna dans les loges, en attente de la proclamation des résultats. Oscar avait le sourire, il sortit une lettre de son sac.[/justify]
Oscar : Monsieur, mesdames, j'ai eu une excellente nouvelle! Nous avons reçu aujourd'hui nos visas pour le Déseret, le pays nous accueille tous les quatre!
[justify]Le club des cinq exulta. Daphné néanmoins esquissa un sourire gêné, quelque-chose la perturbait.[/justify]
Maïa : Espérons que vous décrocherez le premier prix du concours! Comme ça, on pourra payer nos billets d'avion!
Stephen Skylark : Au pire, je vous les offre. Je serais heureux de pouvoir vous aider, et puis, pour moi ce n'est vraiment pas grand chose!
Oscar : Nous te l'avons dit, nous ne voulons pas de ton argent, garde le. Nous voulons le gagner nous même, honnêtement!
Stephen Skylark : Vous avez fait ce que vous pouviez pour, et moi, ça me convient. Je trouve que vous avez bien travaillé, et moi je me suis bien amusé. Alors j'insiste, si vous ne gagnez pas le concours aujourd'hui, je vous les offre ces billets.
Maïa : Chut, taisez-vous! Ils vont annoncer les résultats!
une serviette ridicule couvrant à moitié ses formes.
Stephen avait une envie pressante, mais il n'osait pas sortir de son lit en slip, ayant à nouveau une érection à la vue de la jeune fille. Celle-ci s'approcha de lui, et l'embrassa sur le front.[/justify]
Daphné : Bonjour!
[justify]Stephen eut un sourire niais, jusqu'aux oreilles.[/justify]
Stephen Skylark : Bon... bon matin!
Daphné : Tu as bien dormi?
[justify]La réponse était non, bien sur. Stephen s'était tourné et retourné, fantasmant sur Daphné, envoûté par son odeur et la chaleur de son corps, posé sur le lit, juste à côté de lui. Jamais il n'avait osé se soulager. Il n'en pouvait plus.[/justify]
Stephen Skylark : Merveilleusement bien!
Daphné : Tu peux aller te doucher si tu veux, la salle-de-bain est libre. Par contre, fais attention à ne pas utiliser trop d'eau chaude, le ballon est petit, et nous sommes cinq!
[justify]Stephen la remercia, puis s'empressa d'aller dans la salle-de-bain. Il y resta un bon quart d'heure. Quand il en sortit, il fut salué par les autres habitants de l'appartement et prit avec eux un copieux petit déjeuner. Oscar était tout heureux, le concours de musique était prévu pour l'après-midi, et il espérait bien le gagner.
Finalement, le groupe quitta l'appartement en toute fin de matinée, afin de se rendre au festival. Sur place, ils furent orienté vers les organisateurs dans les loges en attendant de passer sur scène. Oscar avait le trac. Daphné et Maïa essayaient de décontracter tout le monde, seul Stephen, complètement à côté de la plaque, semblait serein. Vint l'instant de monter sur scène.
La foule acclama le trio. Une rumeur avait circulé concernant un noble Movopolitain qui participait au concours, et beaucoup de gens s'étaient déplacés afin de découvrir le farfelus individu. Néanmoins, il y eut un problème technique, et, sur scène, un grand et très long blanc. Les sonos ne fonctionnaient pas. Oscar et Babou faisaient de l'huile.
Au bout de cinq grosses minutes, Stephen s'avança en avant-scène. Il voulait occuper la foule le temps que les techniciens règlent le problème.[/justify]
Stephen Skylark : Est-ce que vous allez bien?
[justify]Acclamation de la foule.[/justify]
Stephen Skylark : On a un petit souci technique, les techniciens du festival sont en train de régler ça... pendant ce temps, est-ce que ça vous dit que je vous fasse un petit slam? Une histoire drôle du Wildhorn, je vais essayer de vous la traduire en Amarantin; ça parle de l'espace et de la planète mars.
"Anciens temps glacés...
[justify]On entendait déjà quelques rires s'élever de la foule...[/justify]
Stephen Skylark : Anciens temps glacés : Des spécialistes du globe et des Andes ont noté d'énormes froids sur une planète qu'ils ont vue minée. Ils ont constaté l'absence de volutes volcaniques au niveau de l'abîme qui en perce la croûte tapée par des sortes de traits oblongs à l'endroit précis où les failles baissent et les cotes s'écroulent. Pour ce faire, les chercheurs ont simulé par des comptes précis, puis mesuré grâce à d'énormes radars les sections de ces « objets troueurs ». En analysant l'écho usé de radars trouvés derrière d'antiques paillasses et qui captaient encore des bips émergeant de la croûte, des doctorants sankakkais ont déniché plusieurs gros impacts sur la croûte, qu'ils ont pu dater sur le tard, plus étendus que ceux mis en évidence par leurs directeurs de thèse qui se battaient : ils se sont avérés à moitié fêlés par la dilatation. Ces jeunes nippons ont ainsi mis en évidence d'encore plus considérables froids, prouvant une fois de plus qu'un jeune chercheur est bonifié par la thèse.
[justify]La foule rigola. C'était bien la première fois qu'un noble Movopolitain faisait des blagues paillardes devant plusieurs milliers de personnes dans un festival international.[/justify]
Stephen Skylark : On me dit que le problème est réglé. Est-ce que vous êtes chauds?
[justify]Acclamation de la foule.
Babou, Oscar et Stephen présentèrent leur numéro. Ce n'était pas du reggae, et la musique tranchait avec l'ambiance du festival. Toutefois, la foule acclamait le trio, toute ammusée de voir un grand maigrichon, noble, se déhancher sur du gangsta rap en compagnie de deux armoires à glace sud-algarbienne.
Une fois leur numéro terminé, tout le monde retourna dans les loges, en attente de la proclamation des résultats. Oscar avait le sourire, il sortit une lettre de son sac.[/justify]
Oscar : Monsieur, mesdames, j'ai eu une excellente nouvelle! Nous avons reçu aujourd'hui nos visas pour le Déseret, le pays nous accueille tous les quatre!
[justify]Le club des cinq exulta. Daphné néanmoins esquissa un sourire gêné, quelque-chose la perturbait.[/justify]
Maïa : Espérons que vous décrocherez le premier prix du concours! Comme ça, on pourra payer nos billets d'avion!
Stephen Skylark : Au pire, je vous les offre. Je serais heureux de pouvoir vous aider, et puis, pour moi ce n'est vraiment pas grand chose!
Oscar : Nous te l'avons dit, nous ne voulons pas de ton argent, garde le. Nous voulons le gagner nous même, honnêtement!
Stephen Skylark : Vous avez fait ce que vous pouviez pour, et moi, ça me convient. Je trouve que vous avez bien travaillé, et moi je me suis bien amusé. Alors j'insiste, si vous ne gagnez pas le concours aujourd'hui, je vous les offre ces billets.
Maïa : Chut, taisez-vous! Ils vont annoncer les résultats!
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Yul
[justify]Plusieurs semaines se sont écoulées depuis la rencontre entre le Prince et Stephen. Stephen a fait importer directement du Wildhorn une Wild Saber WS5, qu'il s'est fait piquer le soir même. Aussi, depuis, il roule en attendant dans une petite Cxiela électrique.
En ce jour, Stephen est malheureux. Il se rend à l'aéroport pour dire au revoir à ses amis qui s'en vont vers le Deseret. Il les retrouve à l'enregistrement.[/justify]
Oscar : Tu vas nous manquer Stephen.
Maïa : Merci pour tout ce que tu as fait pour nous, vraiment.
Stephen Skylark : Vous savez, ce n'est pas grand chose...
Maïa : Tu as supervisé tout mon accouchement! Sans toi, qui sait ce qu'il aurait pu se passer?
[justify]Les amis de Stephen n'étaient en effet plus quatre, mais cinq. Maïa avait accouché d'une fille, dans la douleur, un soir, alors que Stephen était là.[/justify]
Stephen Skylark : J'ai été stagiaire adolescent dans une ferme où on élevait le mouton; les mammifères accouchent tous à peu près de la même manière... l'essentiel est de bien se laver les mains avant, et après... et de penser à faire des nœuds d'un côté et de l'autre du cordon ombilical avant de le couper. Le reste, finalement, c'est un peu comme déboucher une bouteille de vin, en quelques sortes...
Babou : Tes comparaisons sont toujours aussi... bizarres.
[justify]Commença la scène des embrassade. Seule Daphné restait silencieuse, elle essayait de le cacher, mais elle pleurait. Stephen s'approcha d'elle et lui essuya une larme qui coulait sur sa joue.[/justify]
Stephen Skylark : je t'aime Daphné. Depuis que j'ai posé les yeux sur toi, le premier jour, je t'ai aimée. Je n'aurais jamais songé rencontrer un jour quelqu'un comme toi. Tu vas me manquer, vraiment.
[justify]Babou, Oscar et Maïa, se regardaient. Ils se demandaient si Stephen allait penser à demander à Daphné de rester à ses côtés, ce qu'elle accepterait surement. Comme attendu, rien ne vint.[/justify]
Daphné : Tu vas me manquer aussi Stephen.
[justify]Daphné fixait étrangement Stephen, on aurait dit qu'elle attendait de sa part quelque-chose. Babou se racla la gorge. Rien. Maïa mit un coup de coude à Stephen, toujours rien. Finalement, Stephen fit ses adieux. Daphné éclata en sanglots. La petite troupe embarqua, sous le regard de Stephen.
Stephen s'en retourna vers le parking. Arrivé sur place, il se rendit compte que sa voiture avait à nouveau disparue. Il alla voir les forces de l'ordre, son véhicule, "mal stationné", avait été embarqué. Il pourrait le récupérer moyennant une somme pratiquement dérisoire, mais il devrait se rendre à la fourrière de la ville, à 15 kms de là.
Stephen chercha un taxi. En vain. Il finit par demander à une jeune femme qui semblait s'en aller si elle pourrait le conduire à la fourrière. Elle accepta, moyennant une somme pratiquement dérisoire.[/justify]
En ce jour, Stephen est malheureux. Il se rend à l'aéroport pour dire au revoir à ses amis qui s'en vont vers le Deseret. Il les retrouve à l'enregistrement.[/justify]
Oscar : Tu vas nous manquer Stephen.
Maïa : Merci pour tout ce que tu as fait pour nous, vraiment.
Stephen Skylark : Vous savez, ce n'est pas grand chose...
Maïa : Tu as supervisé tout mon accouchement! Sans toi, qui sait ce qu'il aurait pu se passer?
[justify]Les amis de Stephen n'étaient en effet plus quatre, mais cinq. Maïa avait accouché d'une fille, dans la douleur, un soir, alors que Stephen était là.[/justify]
Stephen Skylark : J'ai été stagiaire adolescent dans une ferme où on élevait le mouton; les mammifères accouchent tous à peu près de la même manière... l'essentiel est de bien se laver les mains avant, et après... et de penser à faire des nœuds d'un côté et de l'autre du cordon ombilical avant de le couper. Le reste, finalement, c'est un peu comme déboucher une bouteille de vin, en quelques sortes...
Babou : Tes comparaisons sont toujours aussi... bizarres.
[justify]Commença la scène des embrassade. Seule Daphné restait silencieuse, elle essayait de le cacher, mais elle pleurait. Stephen s'approcha d'elle et lui essuya une larme qui coulait sur sa joue.[/justify]
Stephen Skylark : je t'aime Daphné. Depuis que j'ai posé les yeux sur toi, le premier jour, je t'ai aimée. Je n'aurais jamais songé rencontrer un jour quelqu'un comme toi. Tu vas me manquer, vraiment.
[justify]Babou, Oscar et Maïa, se regardaient. Ils se demandaient si Stephen allait penser à demander à Daphné de rester à ses côtés, ce qu'elle accepterait surement. Comme attendu, rien ne vint.[/justify]
Daphné : Tu vas me manquer aussi Stephen.
[justify]Daphné fixait étrangement Stephen, on aurait dit qu'elle attendait de sa part quelque-chose. Babou se racla la gorge. Rien. Maïa mit un coup de coude à Stephen, toujours rien. Finalement, Stephen fit ses adieux. Daphné éclata en sanglots. La petite troupe embarqua, sous le regard de Stephen.
Stephen s'en retourna vers le parking. Arrivé sur place, il se rendit compte que sa voiture avait à nouveau disparue. Il alla voir les forces de l'ordre, son véhicule, "mal stationné", avait été embarqué. Il pourrait le récupérer moyennant une somme pratiquement dérisoire, mais il devrait se rendre à la fourrière de la ville, à 15 kms de là.
Stephen chercha un taxi. En vain. Il finit par demander à une jeune femme qui semblait s'en aller si elle pourrait le conduire à la fourrière. Elle accepta, moyennant une somme pratiquement dérisoire.[/justify]
-
Yul
[justify]Stephen visitait ce matin là un centre d'action sociale pour enfants dans la banlieue de Movopolis. Il avait en effet discuté dans un parc avec une mère de famille et une de ses enfants qui l'avaient reconnu suite aux photographies publiées lors de son concert au festival reggae. Il avait alors accepté de rendre visite à la petite fille qui avait beaucoup insisté, car elle voulait le présenter à ses amis.
Le centre aéré n'était pas très beau à voir. La Principauté, qui manquait cruellement d'argent ne pouvait plus vraiment investir dans les centres sociaux pour enfants défavorisés. Ceux-ci, à moitié à l'abandon, étaient géré par des femmes bénévoles, les hommes ayant la plupart du temps des choses plus sérieuses à faire. On y jouait à des jeux de société, on y inventait des histoires, on y faisait de la couture aussi... les garçons s'entraînaient à la lutte tandis qu'on laissait les fillettes faire de la corde à sauter. Stephen arrivait au beau milieu d'un atelier de dessin.[/justify]
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2017/07/26//17072603045321391215171003.jpg[/img][/center]
Gentille dame à la voix douce : Les enfants, je vous présente son excellence, le Baron Skylark.
Stephen Skylark : Stephen suffira. Bonjour les enfants!
Un garçon au regard vif : Vous êtes Stephen Skylark? Le vrai?
Stephen Skylark souriant : Oui, c'est bien moi. Je m'appelle Stephen. Et toi comment tu t'appelles?
Un garçon au regard vif : Mon papa dit que vous êtes un gros enculé!
Gentille dame à la voix douce qui fronce les sourcils : Arion! On ne dit pas des choses comme ça! Excuse-toi!
Arion : Nan!
Gentille dame à la voix un peu moins douce qui fronce les sourcils : Arion, excuses-toi tout de suite! Excusez-le excellence, ce n'est qu'un enfant, il ne se rend pas bien compte de ce qu'il dit...
Stephen Skylark : Ah bon?
Gentille dame à la voix qui se radoucit : Oui, vraiment, vous savez ce que c'est, les parents commentent les informations, les enfants comprennent des choses... je suis certaine que Arion a mal compris et que...
Arion : Si! Mr Skylark est un gros enculé, c'est mon papa qui l'a dit! Il a dit que tous les nobles sont des enculés, qui passent leur temps à nous prendre notre argent et à le gaspiller! Et le gaspillage c'est pas beau!
Stephen Skylark : Ton papa a raison, c'est pas bien de gaspillé. Et ta maman? Elle dit quoi ta maman?
Arion : Ma maman elle dit que vous êtes drôles comme noble. Différent des autres. Que vous devriez pas être noble par ce que vous êtres drôle.
Stephen Skylark : Ah bon? On a pas le droit d'être noble quand on est drôle?
Arion : Ben... heu...
Stephen Skylark : Il y a des nobles qui sont drôles, et il y a des nobles qui le sont pas. C'est tout.
Une fillette aux boucles d'or : Il y a beaucoup de nobles pas drôle! Mais vous, mon papa et ma maman ils vous aiment bien, ils disent aussi que vous êtres drôles!
Stephen Skylark : Ah bon?
Une fillette aux boucles d'or : Il paraît que vous êtes musicien?
Stephen Skylark : Oui, je joue du piano et de la guitare.
Une autre fillette aux yeux d'émeraude : Moi je joue de la flûte!
Stephen Skylark : Ah bon? Tu me fais écouter?
Une autre fillette aux yeux d'émeraude : Je peux pas, j'ai plus de flûte, mon père il l'a prise pour jouer avec un ami.
Stephen Skylark : Ah bon?
Gentille dame à la voix douce qui toussote : Bon... heu et si vous montriez vos dessins à Stephen les enfants?
Un garçon qui cherche quelque-chose dans son oreille : Moi j'ai dessiné un avion!
La fillette aux boucles d'or : Et moi une maison!
Arion : Moi j'ai dessiné une voiture! Une Wild Saber WS9, la voiture la plus rapide du monde!
La fillette aux yeux d'émeraude : Et moi j'ai dessiné une girafe!
[justify]Stephen regardait les dessins. Quant il eu la girafe entre les mains, il reconnu un kangourou.[/justify]
Stephen Skylark : Ce n'est pas une girafe ça? C'est un kangourou!
La fillette aux yeux d'émeraude : Ah bon?
Arion : Bouh! Delphine est nulleuh, Delphine est nulleuh!
Gentille dame à la voix qui redurcit : Arion! Arrête!
Stephen Skylark : Delphine, as-tu déjà vu des girafes?
Delphine en larmes, la morve au bout du nez : Non! Je savais pas, je suis désolée! Ne me grondez pas!
Stephen Skylark : Mais ce n'est pas grave voyons! Pourquoi je te gronderais?
Gentille dame qui chuchote : Son père est un peu violent avec elle... il la brutalise.
Stephen Skylark : Hé bien tu sais quoi Delphine? Tu vas en voir des girafes, et d'autres animaux! Les enfants, ça vous dirait d'aller au zoo?
Gentille dame qui chuchote : Dites heu... on a pas le budget...
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas pour ça. Alors les enfants, vous voulez aller au zoo?
Les enfants, unanimes : Oh oui!
Le centre aéré n'était pas très beau à voir. La Principauté, qui manquait cruellement d'argent ne pouvait plus vraiment investir dans les centres sociaux pour enfants défavorisés. Ceux-ci, à moitié à l'abandon, étaient géré par des femmes bénévoles, les hommes ayant la plupart du temps des choses plus sérieuses à faire. On y jouait à des jeux de société, on y inventait des histoires, on y faisait de la couture aussi... les garçons s'entraînaient à la lutte tandis qu'on laissait les fillettes faire de la corde à sauter. Stephen arrivait au beau milieu d'un atelier de dessin.[/justify]
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2017/07/26//17072603045321391215171003.jpg[/img][/center]
Gentille dame à la voix douce : Les enfants, je vous présente son excellence, le Baron Skylark.
Stephen Skylark : Stephen suffira. Bonjour les enfants!
Un garçon au regard vif : Vous êtes Stephen Skylark? Le vrai?
Stephen Skylark souriant : Oui, c'est bien moi. Je m'appelle Stephen. Et toi comment tu t'appelles?
Un garçon au regard vif : Mon papa dit que vous êtes un gros enculé!
Gentille dame à la voix douce qui fronce les sourcils : Arion! On ne dit pas des choses comme ça! Excuse-toi!
Arion : Nan!
Gentille dame à la voix un peu moins douce qui fronce les sourcils : Arion, excuses-toi tout de suite! Excusez-le excellence, ce n'est qu'un enfant, il ne se rend pas bien compte de ce qu'il dit...
Stephen Skylark : Ah bon?
Gentille dame à la voix qui se radoucit : Oui, vraiment, vous savez ce que c'est, les parents commentent les informations, les enfants comprennent des choses... je suis certaine que Arion a mal compris et que...
Arion : Si! Mr Skylark est un gros enculé, c'est mon papa qui l'a dit! Il a dit que tous les nobles sont des enculés, qui passent leur temps à nous prendre notre argent et à le gaspiller! Et le gaspillage c'est pas beau!
Stephen Skylark : Ton papa a raison, c'est pas bien de gaspillé. Et ta maman? Elle dit quoi ta maman?
Arion : Ma maman elle dit que vous êtes drôles comme noble. Différent des autres. Que vous devriez pas être noble par ce que vous êtres drôle.
Stephen Skylark : Ah bon? On a pas le droit d'être noble quand on est drôle?
Arion : Ben... heu...
Stephen Skylark : Il y a des nobles qui sont drôles, et il y a des nobles qui le sont pas. C'est tout.
Une fillette aux boucles d'or : Il y a beaucoup de nobles pas drôle! Mais vous, mon papa et ma maman ils vous aiment bien, ils disent aussi que vous êtres drôles!
Stephen Skylark : Ah bon?
Une fillette aux boucles d'or : Il paraît que vous êtes musicien?
Stephen Skylark : Oui, je joue du piano et de la guitare.
Une autre fillette aux yeux d'émeraude : Moi je joue de la flûte!
Stephen Skylark : Ah bon? Tu me fais écouter?
Une autre fillette aux yeux d'émeraude : Je peux pas, j'ai plus de flûte, mon père il l'a prise pour jouer avec un ami.
Stephen Skylark : Ah bon?
Gentille dame à la voix douce qui toussote : Bon... heu et si vous montriez vos dessins à Stephen les enfants?
Un garçon qui cherche quelque-chose dans son oreille : Moi j'ai dessiné un avion!
La fillette aux boucles d'or : Et moi une maison!
Arion : Moi j'ai dessiné une voiture! Une Wild Saber WS9, la voiture la plus rapide du monde!
La fillette aux yeux d'émeraude : Et moi j'ai dessiné une girafe!
[justify]Stephen regardait les dessins. Quant il eu la girafe entre les mains, il reconnu un kangourou.[/justify]
Stephen Skylark : Ce n'est pas une girafe ça? C'est un kangourou!
La fillette aux yeux d'émeraude : Ah bon?
Arion : Bouh! Delphine est nulleuh, Delphine est nulleuh!
Gentille dame à la voix qui redurcit : Arion! Arrête!
Stephen Skylark : Delphine, as-tu déjà vu des girafes?
Delphine en larmes, la morve au bout du nez : Non! Je savais pas, je suis désolée! Ne me grondez pas!
Stephen Skylark : Mais ce n'est pas grave voyons! Pourquoi je te gronderais?
Gentille dame qui chuchote : Son père est un peu violent avec elle... il la brutalise.
Stephen Skylark : Hé bien tu sais quoi Delphine? Tu vas en voir des girafes, et d'autres animaux! Les enfants, ça vous dirait d'aller au zoo?
Gentille dame qui chuchote : Dites heu... on a pas le budget...
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas pour ça. Alors les enfants, vous voulez aller au zoo?
Les enfants, unanimes : Oh oui!
-
Yul
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2017/07/26//17072603302321391215171005.jpg[/img][/center]
[justify]Le lendemain matin, Stephen est fin prêt. Accompagné de son béret, il rejoint les enfants et leur accompagnatrice au centre aéré. Il a pour l'occasion loué un petit autocar avec chauffeur pour emmener toute la troupe, comme promis, au Zoo Movopolitain.
Le voyage dure une grosse dizaine de minutes, le zoo est en périphérie du centre ville, en campagne, près d'un cours d'eau. La journée s'annonce ensoleillée, et Stephen est tout sourire, il s'attend à passer une bonne journée.
Sa première désillusion, il l'a en arrivant sur le parking à l'entrée du zoo. Le bitume, mal entretenu, est bourré de nids de poules et presque vide; l'entrée ne vaut guère mieux, délabrée, des panneaux tombent à moitié, et l'ensemble a besoin d'un bon coup de peinture...[/justify]
Gros monsieur au guichet : Bonjour. Vous êtes combien?
Stephen Skylark : 32 enfants, et deux accompagnateurs. J'ai essayé de vous appeler, mais je n'avais pas de tonalité...
Gros monsieur au guichet : On a pas le téléphone. ça fera 720 lires Amarantines. Z'êtes bien Amarantin?
Stephen Skylark : Eux, oui... moi non.
Gros monsieur au guichet : Alors ça fera 800 lires. Vous payez comment? On ne prend pas les chèques.
Stephen Skylark : Par carte bancaire...
Gros monsieur au guichet : ça vous fera 850 lires, 800 pour les entrées, 50 pour la taxe bancaire.
Stephen Skylark : La taxe bancaire...?
L'accompagnatrice, Natalya : Mais ça n'exist...
Gros monsieur au guichet : Vous la pouffiasse, vous vous taisez et vous retournez à votre place! On n'vous a pas causé. 850 lires, vous payez ou vous payez pas?
Stephen Skylark : ça va, ça va... il y a des visites guidées?
[justify]Le gros monsieur au guichet se saisit de son téléphone et compose un numéro.[/justify]
Gros monsieur au guichet : Cynthia? Ouais, ici Robert! Du monde pour toi, ramène tes miches!
Stephen Skylark : Mais, vous ne venez pas de me dire que vous n'aviez pas le téléphone?
Gros monsieur au guichet : De quoi j'me mêle vous? Vous pouvez entrer. Allez attendre votre guide sous les arches là bas. Et en silences, hein, j'veux pas entendre les gosses moufter, c'est compris?
[justify]Le groupe pénétra dans le zoo. Tout de suite, les enfants se mirent à courir dans tous les sens en criant et riant joyeusement, découvrant les sculptures en bois d'animaux exotiques. Au bout de quelques minutes, une femme brune accosta Stephen et Natalya.[/justify]
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2017/07/26//17072605043021391215171044.jpg[/img][/center]
Cynthia : Je vous souhaite la bienvenue au Zoo Movopolitain. Je suis Cynthia, votre guide pour la journée. Je vais vous faire découvrir les derniers habitants du zoo.
Stephen Skylark : Les derniers habitants? Comment ça?
Cynthia : La principauté vit des heures sombres, la situation économique de Movopolis est critique, vous devez le savoir. Des coupes ont été faites dans le budget public, dont le financement du zoo, qui n'est pas considéré comme prioritaire.
Stephen Skylark : Je vois ça... Quel dommage!
Cynthia : Il ne nous reste que peu de pensionnaires, mais suffisamment pour amuser les enfants. Beaucoup sont partis dans des zoos un peu partout en Dytolie ou en Olgarie, nous ne pouvions plus nous en occuper.
Stephen Skylark : Il vous reste des girafes j'espère?
Cynthia : Vous avez de la chance! Suivez-moi!
[justify]Cynthia emmena le groupe jusqu'aux premiers enclos, ceux justement des girafes. Il y en avait deux, dont une tenait difficilement sur ses pattes.[/justify]
Delphine : Alors c'est ça une girafe? Mais c'est grand!
Stephen Skylark : Hé oui!
Cynthia : Celle qui tremble, au fond, c'est la vieille femelle.
Delphine : Pourquoi elle tremble?
Cynthia : Par ce qu'elle est vieille.
Arion : Ouah, elle est nulle hé!
Natalia : Chut Arion, écoute la dame parler.
Cynthia : Elle a eu 27 ans la semaine dernière, c'est très vieux pour une girafe! Et celle-ci, qui approche, c'est un mâle, il s'appelle Robben. Il a 13 ans.
[justify]Les enfants les plus âges se saisirent de feuilles pour les donner à manger à la girafe, très contente d'avoir de la visite... ou plutôt des feuilles fraîches.[/justify]
Cynthia : Attention à ne pas trop les nourrir, elle risquent de tomber malade. Allez, venez, je vais vous montrer les autres animaux!
[justify]La promenade continua. On ne vit malheureusement pas grand chose : quelques petits singes, des tortues, des chèvres... . Il y avait aussi des oiseaux, deux perroquets, trois paons, un vieux zèbre... pas de lion ni de tigre, ni de fauve. Arion était déçu et râlait.
Le groupe entra dans une caverne en plastique pour voir quelques reptiles. Soudain, des enfants qui avaient couru un peu plus en avant demandèrent :[/justify]
Un enfant avec une casquette : Cynthia? Ils font quoi ces deux là?
[spoiler=" "][center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2017/07/26//17072603302421391215171006.jpg[/img][/center][/spoiler]
Stephen Skylark : Ils... ils se cherchent les poux les enfants.
Julio : Berk! C'est dégueulasse!
Cynthia : C'est naturel, c'est social. On appelle ça l'épouillage.
Arion : Hé, Julio! Il faudra qu'on essaye toi et moi, tu veux?
Natalia : Bon, allons-y les enfants! Restez sages!
[justify]Plusieurs enfants, dont Arion toujours prompt à désobéir aux ordres de son accompagnatrice partirent en courant. Stephen fermait la marche avec Cynthia, il en profitait pour discuter de la situation du zoo.[/justify]
Cynthia : ça va de mal en pis. Notre girafe et nos perroquets doivent partir la semaine prochaine pour le zoo de Torchwood. Quant aux gorilles, on ne sait pas si on va pouvoir les garder...
Stephen Skylark : Le zoo est dans un sale état... le Prince Xénon ne peut rien faire?
Cynthia : Je ne sais pas. Je ne sais même pas si ça l'intéresse. En fait, je crois qu'il a prévu de vendre le zoo aux enchères à sa cours de nobles qui gravitent autour de lui...
Stephen Skylark : Aux enchères?
Cynthia : Oui. Il brade le pays à des hommes d'affaires qui se sont acheté des titres de noblesses, et qui comptent gouverner le pays avec leur argent. L'un d'eux a récemment acheté des terres agricoles, il paraît qu'il veut y construire une raffinerie de pétrole. Si c'est pas malheureux?
Stephen Skylark : Tiens donc?
Cynthia : Un Aminavien. Ibrahim Oumn Abbes, un truc dans le genre.
Stephen Skylark : Comment vous savez ça?
Cynthia : Mon beau frère connaît une jeune femme qui est la cousine d'un de ses secrétaires, un truc comme ça.
Stephen Skylark : Comment s'appelle-t-il?
Cynthia : Makaros. Qu'est ce que ça peut vous faire? Vous êtes de la police?
Stephen Skylark : Non, mais je suis de la noblesse. Et je vais essayer de racheter ce zoo.
[justify]Cynthia n'en revenait pas. Elle restait bouche-bée.[/justify]
Stephen Skylark : Quant aux terres agricoles, je ne le laisserai pas faire. Il compte faire venir du pétrole brut à Movopolis et le raffiner ici, ce qui va beaucoup polluer la région. Sans compter les infrastructures qu'il va devoir faire construire, routes, voies ferrées, etc... il est sacrément bête cet homme là. Ce terrain n'est même pas près d'un port, ça va lui coûter une fortune de faire transiter le pétrole brut par la route. Il ferait tellement mieux de me vendre ses terres et d'aller installer sa raffinerie sur la côte... enfin...
Cynthia : S'il vous plaît, pas un mot de tout cela. Makaros n'est pas censé savoir, il a découvert ça en lisant des papiers qui traînaient sur le bureau du Baron... et il n'est plus très apprécié dans l'entourage du Baron, celui-ci l'accuse de lui avoir fait faire de mauvais investissement. Mon beau frère dit que Makaros a peur.
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas, je ne dirai rien. Par contre, dès que j'aurai confirmation qu'il souhaite y contruir une raffinerie, je ferai une objection officielle. Je vais veiller sur ce Makaros de loin. Et sur le zoo aussi. je ne vous promet rien, mais si il y a bien une vente aux enchères, j'essaierai de l'acquérir.
Cynthia : Je vous remercie... mais... qui êtes vous du coup?
Stephen Skylark : Je m'appelle Skylark. Stephen Skylark. Je viens du Wildhorn.
Cynthia : Mais oui! Le festival! Je me disais bien que votre tête me disait quelque-chose! Votre famille fait du whisky c'est bien ça?
Stephen Skylark : Exactement!
Cynthia : Je parle au baron rappeur! J'en reviens pas! Vous savez, quand je parlais des nobles, je ne pensais pas spécialement à vous... vous justement, vous n'êtes pas pareil, et ça se voit!
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas, je commence à avoir l'habitude. Et si nous continuions notre visite?
[justify]Le lendemain matin, Stephen est fin prêt. Accompagné de son béret, il rejoint les enfants et leur accompagnatrice au centre aéré. Il a pour l'occasion loué un petit autocar avec chauffeur pour emmener toute la troupe, comme promis, au Zoo Movopolitain.
Le voyage dure une grosse dizaine de minutes, le zoo est en périphérie du centre ville, en campagne, près d'un cours d'eau. La journée s'annonce ensoleillée, et Stephen est tout sourire, il s'attend à passer une bonne journée.
Sa première désillusion, il l'a en arrivant sur le parking à l'entrée du zoo. Le bitume, mal entretenu, est bourré de nids de poules et presque vide; l'entrée ne vaut guère mieux, délabrée, des panneaux tombent à moitié, et l'ensemble a besoin d'un bon coup de peinture...[/justify]
Gros monsieur au guichet : Bonjour. Vous êtes combien?
Stephen Skylark : 32 enfants, et deux accompagnateurs. J'ai essayé de vous appeler, mais je n'avais pas de tonalité...
Gros monsieur au guichet : On a pas le téléphone. ça fera 720 lires Amarantines. Z'êtes bien Amarantin?
Stephen Skylark : Eux, oui... moi non.
Gros monsieur au guichet : Alors ça fera 800 lires. Vous payez comment? On ne prend pas les chèques.
Stephen Skylark : Par carte bancaire...
Gros monsieur au guichet : ça vous fera 850 lires, 800 pour les entrées, 50 pour la taxe bancaire.
Stephen Skylark : La taxe bancaire...?
L'accompagnatrice, Natalya : Mais ça n'exist...
Gros monsieur au guichet : Vous la pouffiasse, vous vous taisez et vous retournez à votre place! On n'vous a pas causé. 850 lires, vous payez ou vous payez pas?
Stephen Skylark : ça va, ça va... il y a des visites guidées?
[justify]Le gros monsieur au guichet se saisit de son téléphone et compose un numéro.[/justify]
Gros monsieur au guichet : Cynthia? Ouais, ici Robert! Du monde pour toi, ramène tes miches!
Stephen Skylark : Mais, vous ne venez pas de me dire que vous n'aviez pas le téléphone?
Gros monsieur au guichet : De quoi j'me mêle vous? Vous pouvez entrer. Allez attendre votre guide sous les arches là bas. Et en silences, hein, j'veux pas entendre les gosses moufter, c'est compris?
[justify]Le groupe pénétra dans le zoo. Tout de suite, les enfants se mirent à courir dans tous les sens en criant et riant joyeusement, découvrant les sculptures en bois d'animaux exotiques. Au bout de quelques minutes, une femme brune accosta Stephen et Natalya.[/justify]
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Cynthia : Je vous souhaite la bienvenue au Zoo Movopolitain. Je suis Cynthia, votre guide pour la journée. Je vais vous faire découvrir les derniers habitants du zoo.
Stephen Skylark : Les derniers habitants? Comment ça?
Cynthia : La principauté vit des heures sombres, la situation économique de Movopolis est critique, vous devez le savoir. Des coupes ont été faites dans le budget public, dont le financement du zoo, qui n'est pas considéré comme prioritaire.
Stephen Skylark : Je vois ça... Quel dommage!
Cynthia : Il ne nous reste que peu de pensionnaires, mais suffisamment pour amuser les enfants. Beaucoup sont partis dans des zoos un peu partout en Dytolie ou en Olgarie, nous ne pouvions plus nous en occuper.
Stephen Skylark : Il vous reste des girafes j'espère?
Cynthia : Vous avez de la chance! Suivez-moi!
[justify]Cynthia emmena le groupe jusqu'aux premiers enclos, ceux justement des girafes. Il y en avait deux, dont une tenait difficilement sur ses pattes.[/justify]
Delphine : Alors c'est ça une girafe? Mais c'est grand!
Stephen Skylark : Hé oui!
Cynthia : Celle qui tremble, au fond, c'est la vieille femelle.
Delphine : Pourquoi elle tremble?
Cynthia : Par ce qu'elle est vieille.
Arion : Ouah, elle est nulle hé!
Natalia : Chut Arion, écoute la dame parler.
Cynthia : Elle a eu 27 ans la semaine dernière, c'est très vieux pour une girafe! Et celle-ci, qui approche, c'est un mâle, il s'appelle Robben. Il a 13 ans.
[justify]Les enfants les plus âges se saisirent de feuilles pour les donner à manger à la girafe, très contente d'avoir de la visite... ou plutôt des feuilles fraîches.[/justify]
Cynthia : Attention à ne pas trop les nourrir, elle risquent de tomber malade. Allez, venez, je vais vous montrer les autres animaux!
[justify]La promenade continua. On ne vit malheureusement pas grand chose : quelques petits singes, des tortues, des chèvres... . Il y avait aussi des oiseaux, deux perroquets, trois paons, un vieux zèbre... pas de lion ni de tigre, ni de fauve. Arion était déçu et râlait.
Le groupe entra dans une caverne en plastique pour voir quelques reptiles. Soudain, des enfants qui avaient couru un peu plus en avant demandèrent :[/justify]
Un enfant avec une casquette : Cynthia? Ils font quoi ces deux là?
[spoiler=" "][center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2017/07/26//17072603302421391215171006.jpg[/img][/center][/spoiler]
Stephen Skylark : Ils... ils se cherchent les poux les enfants.
Julio : Berk! C'est dégueulasse!
Cynthia : C'est naturel, c'est social. On appelle ça l'épouillage.
Arion : Hé, Julio! Il faudra qu'on essaye toi et moi, tu veux?
Natalia : Bon, allons-y les enfants! Restez sages!
[justify]Plusieurs enfants, dont Arion toujours prompt à désobéir aux ordres de son accompagnatrice partirent en courant. Stephen fermait la marche avec Cynthia, il en profitait pour discuter de la situation du zoo.[/justify]
Cynthia : ça va de mal en pis. Notre girafe et nos perroquets doivent partir la semaine prochaine pour le zoo de Torchwood. Quant aux gorilles, on ne sait pas si on va pouvoir les garder...
Stephen Skylark : Le zoo est dans un sale état... le Prince Xénon ne peut rien faire?
Cynthia : Je ne sais pas. Je ne sais même pas si ça l'intéresse. En fait, je crois qu'il a prévu de vendre le zoo aux enchères à sa cours de nobles qui gravitent autour de lui...
Stephen Skylark : Aux enchères?
Cynthia : Oui. Il brade le pays à des hommes d'affaires qui se sont acheté des titres de noblesses, et qui comptent gouverner le pays avec leur argent. L'un d'eux a récemment acheté des terres agricoles, il paraît qu'il veut y construire une raffinerie de pétrole. Si c'est pas malheureux?
Stephen Skylark : Tiens donc?
Cynthia : Un Aminavien. Ibrahim Oumn Abbes, un truc dans le genre.
Stephen Skylark : Comment vous savez ça?
Cynthia : Mon beau frère connaît une jeune femme qui est la cousine d'un de ses secrétaires, un truc comme ça.
Stephen Skylark : Comment s'appelle-t-il?
Cynthia : Makaros. Qu'est ce que ça peut vous faire? Vous êtes de la police?
Stephen Skylark : Non, mais je suis de la noblesse. Et je vais essayer de racheter ce zoo.
[justify]Cynthia n'en revenait pas. Elle restait bouche-bée.[/justify]
Stephen Skylark : Quant aux terres agricoles, je ne le laisserai pas faire. Il compte faire venir du pétrole brut à Movopolis et le raffiner ici, ce qui va beaucoup polluer la région. Sans compter les infrastructures qu'il va devoir faire construire, routes, voies ferrées, etc... il est sacrément bête cet homme là. Ce terrain n'est même pas près d'un port, ça va lui coûter une fortune de faire transiter le pétrole brut par la route. Il ferait tellement mieux de me vendre ses terres et d'aller installer sa raffinerie sur la côte... enfin...
Cynthia : S'il vous plaît, pas un mot de tout cela. Makaros n'est pas censé savoir, il a découvert ça en lisant des papiers qui traînaient sur le bureau du Baron... et il n'est plus très apprécié dans l'entourage du Baron, celui-ci l'accuse de lui avoir fait faire de mauvais investissement. Mon beau frère dit que Makaros a peur.
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas, je ne dirai rien. Par contre, dès que j'aurai confirmation qu'il souhaite y contruir une raffinerie, je ferai une objection officielle. Je vais veiller sur ce Makaros de loin. Et sur le zoo aussi. je ne vous promet rien, mais si il y a bien une vente aux enchères, j'essaierai de l'acquérir.
Cynthia : Je vous remercie... mais... qui êtes vous du coup?
Stephen Skylark : Je m'appelle Skylark. Stephen Skylark. Je viens du Wildhorn.
Cynthia : Mais oui! Le festival! Je me disais bien que votre tête me disait quelque-chose! Votre famille fait du whisky c'est bien ça?
Stephen Skylark : Exactement!
Cynthia : Je parle au baron rappeur! J'en reviens pas! Vous savez, quand je parlais des nobles, je ne pensais pas spécialement à vous... vous justement, vous n'êtes pas pareil, et ça se voit!
Stephen Skylark : Ne vous en faites pas, je commence à avoir l'habitude. Et si nous continuions notre visite?