Cabinet du Premier Ministre (et RP politiques)

phiwill61

Message par phiwill61 »

Communiqué officiel télédiffusé de la Première Ministre, le 8 avril 2036 sur GTE :

[justify]Pour la première fois depuis qu'elle occupe le poste de Première Ministre de l'Empire d'Eashatri, Emma Ravikhan n'est pas assise à son bureau pour prendre la parole. Elle est debout, tournée vers la fenêtre derrière son bureau. Le visage de la Première femme politique du pays est triste et sérieux, et pour autant, la Première Ministre semble ne pas porter le moindre masque, être tout à fait naturelle.[/justify]
[center][img]http://www.wisdomblow.com/wp-content/uploads/2011/06/sn1.jpg[/img][/center]

[justify]"Bonjour à vous, citoyens d'Eashatri.
Aujourd'hui, est apparue dans la presse une bien triste nouvelle, qui aura surpris plus d'un par sa violence et son caractère soudain. Malheureusement, l'idéalisme, la générosité et la droiture de notre pays, ne nous auront pas épargné le courroux et la rage de certains de nos voisins. Alors que nous avions aidé le Berhavi pour éviter que les berhavis ne fassent face à une famine sans précédent il y a à peine un an, son souverain, son Altesse Venkata IV, est prêt à nous déclarer la guerre, à la fin du mois, alors que devrait commencer la mousson. Le symbole de la mousson bienfaisante qui permet à nos cultures de reprendre une nouvelle énergie, depuis des siècles, pourrait être remplacé cette année par un seul homme pour le symbole d'une mousson martiale, de guerre et de sang. Nous avons reçu un ultimatum en provenance de Dehampani, il y a quelques dizaines d'heures, nous imposant de libérer les quatorze miliciens du Berhavi qui sont entrés sur notre territoire, et ont essayé de séquestrer et enlever cinquante de nos compatriotes.

Comme tout à chacun le sait, nous avons tout à faire pour éviter une guerre, d'autant qu'une guerre serait une véritable catastrophe humanitaire, sociale et économique pour nos deux pays. En effet, depuis désormais un an, le Berhavi n'est pas indépendant sur le plan alimentaire, et l'Eashatri est ainsi le principal partenaire commercial du Berhavi, représentant 80% des importations alimentaires de ce royaume à l'économie encore très autarcique. De notre côté, nous avons tout à perdre, car une partie de notre pays pourrait très bien être occupée par la milice du Berhavi, et ainsi les citoyens qui y vivaient, seraient mis sous un joug autocratique terrible, que nous voulons à tout prix éviter. Le reste du pays en pâtirait très certainement, puisque les investisseurs ont toujours fui les pays en guerre, et une onde de choc dévastatrice pour nos emplois pourrait avoir lieu dès aujourd'hui, malgré les efforts du Gouvernement. Aussi, dans ce contexte, pour maintenir aussi longtemps que possible notre niveau de vie, qui a doublé de valeur en quatre ans, je me vois malheureusement contrainte d'amnistier dix miliciens du Berhavi de leurs peines respectives, selon les pouvoirs conférés à ma fonction, et ils seront extradés de notre pays dès demain.

Mais il ne faut pas penser que dans ce contexte, il soit sûr que la guerre n'arrivera pas, car si Venkata IV nous a déclaré la guerre, pour le prétexte que nous avons enfermé 14 de ses miliciens, la raison affichée est trop faible par rapport à la décision. De même, il n'est pas pensable que l'Eashatri ne puisse pas assurer la sécurité de ses frontières et de ses citoyens, aussi durant la semaine qui précédait, l'armée eashate aura mis en place une barrière physique à la frontière easho-berhavie, avec des points de passage stratégiques où des flux commerciaux pourront toujours avoir lieu entre nos deux pays, mais où ils seront étroitement surveillés.

Cet ultimatum survient, de plus, au pire moment qui soit pour nous, puisque l'Empire d'Eashatri est en pleine période de division sociale, avec les effets de ce que certains milieux militants appellent le Printemps Janubien, et de plus, la taille de notre armée, assez réduite, ne nous permettrait pas une victoire rapide. C'est pourquoi, je vais demander un sacrifice aux acteurs du Printemps Janubien, et appeler explicitement à l'unité impériale, devant la menace de guerre qui guette, sous l'égide de notre Rajaputri, Kiran Kanvar Etash Isha Vibodh Bravelli-Khôma, qui est en train de prendre connaissance de ma lettre de démission du poste de Première Ministre, et qui prendra dès demain les rennes du Gouvernement d'Eashatri, dont la recomposition sera laissée à son bon vouloir.

Si ma démission survient à une heure aussi grave pour notre pays, il ne s'agit, pour moi, en aucun cas d'abandonner l'Empire d'Eashatri. Ainsi, d'ici aux prochaines élections législatives, je me mettrai personnellement et de manière totale, à la disposition et au service de sa Majesté Kiran Ier. "
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phiwill61

Message par phiwill61 »

[center]Celle qui ne voulait pas entrer dans le placard
15 juillet 2036[/center]



[justify]Les primaires du MPE s'approchaient, et l'absence de communication de la dernière Première Ministre, quant à sa candidature éventuelle pour le prochain mandat, en avait surpris plus d'un, y compris au sein même de son parti. Non pas que tous étaient tristes; au contraire, Amerin Ediar, actuel ministre de l'économie et Shakcham Tipanis, ministre de la recherche, se frottaient les mains, et espéraient bien conduire la campagne du MPE lors des prochaines législatives, et ainsi ramener le mouvement vers une ligne plus néolibérale que celles d'Aidan Sarres et Emma Ravikhan. Aidan, lui, avait exprimé publiquement qu'il ne participerait pas à la primaire, pour ne pas avoir à soutenir un candidat dont les idées entreraient en conflit avec ses propres convictions. Emma Ravikhan ne pouvait ainsi que remarquer que la fameuse inimitié que se vouaient Sarres et Tipanis avait encore frappé, et ce d'autant plus qu'Aidan était allé la trouver pour lui demander de se présenter à la primaire, pour éviter que le MPE retourne dans l'ombre de la LI.

Si cela n'avait tenu qu'à sa position sur l'échéquier politique eashate, Emma Ravikhan pourait être candidate à sa réélection sans problème, et passer haut la main l'étape de la primaire du MPE, ayant le soutien de l'aile modérée de son parti, quand Tipanis et Ediar représentaient tous les deux l'aile droite du MPE, et marchaient donc chacun sur les plates bandes de l'autre. Mais, la deuxième année du Gouvernement Ravikhan n'avait pas été vraiment glorieuse d'un point de vue économique, et le début d'année 2036 non plus, aussi, sa position était difficile. D'autant que Amerin Ediar et Shakcham Tipanis s'arrangeaient bien pour essayer de la mettre au placard, en la faisant passer pour une femme dépassée par l'économie et la politique, et en jouant sur la déception qu'elle suscitait pour certains électeurs de droite.

Mais que ce soient les hommes politiques de son parti ou non, ou encore les journalistes, tous se trompaient sur une chose: Emma Ravikhan n'avait pas renoncé à son ambition d'être Première Ministre. Qu'importe la difficile décision que Venkata IV lui avait fait prendre, elle savait qu'elle avait l'étoffe d'une dirigeante, et que l'Eashatri avait besoin de quelqu'un de sa carrure à la tête du Gouvernement. La seule raison pour laquelle Emma ne s'était pas encore déclarée candidate aux primaires du MPE, c'était qu'elle considérait qu'elle n'avait pas le droit de les perdre. Pas après avoir été Première Ministre pendant deux ans et demi. Elle n'avait pas le droit de subir l'humiliation d'être une première ministre rejetée par son propre parti, et il fallait donc avant de se porter candidate, qu'elle assure ses arrières.

Dans ce contexte, elle avait engagé en secret un directeur de campagne, Dhuleep Malviya, chez elle, à [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/464759528395767808/464759607798005772/unknown.png]Mahar[/url], loin de la capitale. Aujourd'hui, ils étaient donc dans son bureau en train de planifier un éventuel retour d'Emma Ravikhan sur le devant de la scène politique, autour de deux tasses de thé.[/justify]


[center][img]https://www.outlookindia.com/public/uploads/articles/2017/10/27/Sonia-gandhi3_20170606_600_855.jpg[/img][/center]


[justify]Dhuleep : ... La gauche est contre vous, parce que vous êtes une femme de droite, mais en même temps, ils ne peuvent quasiment rien faire contre vous, ni les uns ni les autres, puisque vous êtes la pire adversaire qu'ils pourraient avoir : vous avez permis à plusieurs promesses de campagne de la GTI et du PES de se réaliser, certes remaniées, mais réalisées quand même, ce qui montre une ouverture aux compromis que l'on ne retrouve pas chez Tipanis, qui serait pour eux un candidat très facile à discréditer.

Emma : La gauche eashate ne me fait pas peur, d'autant qu'elle semble désormais vers le PES, parti avec lequel j'ai d'excellentes relations. Mais pour la primaire, la gauche n'est vraiment pas mon souci, car là seule chose qu'ils pourraient me faire, c'est apporter leur soutien à ma candidature.

Dhuleep : Non, vous avez raison. La principale difficulté que vous aurez, ce sera de convaincre les électeurs de droite qui ne votent pas pour vous. Et pour cela, il va falloir que vous montriez que c'est vous qui tenez le leadership de votre parti, que c'est vous qui tenez les rennes, que vous êtes une femme, mais personne ne vous marche dessus. Donc axer la campagne sur la sécurité, l'autorité de l'état, notamment face au Berhavi.

Emma : Changer donc l'image de Première Ministre Démissionnaire... Je pense pouvoir le faire.

Dhuleep : Ne partez pas trop confiante, les images ne se changent pas facilement. Et de toute manière, ça ne suffira pas, car il faut que vous vous démarquiez, autrement que par votre genre. Or à droite, un élément qui est toujours négligé est la diplomatie, c'est pourquoi je vous conseille de rencontrer des personnalités politiques à l'étranger, de préférence, des politiques de droite, pour flatter la frange droite de votre électorat. Bien entendu, il faudra que cela soit bien médiatisé, pour qu'aucun eashate ne puisse manquer l'information.

Emma : Enfin, dans certains pays, la situation risque d'être un peu délicate : si la majorité est à gauche, et que je vais rencontrer uniquement l'opposition, ce serait purement et simplement de la provocation envers le pouvoir en place, puisque je reste la dernière Première Ministre de l'Eashatri, et je représente donc potentiellement tout un pays, pas uniquement une section du Parlement eashe.

Dhuleep : Mais qui vous dit que c'est à vous de vous déplacer ? Pourquoi ne pas les faire venir en Eashatri ?

Emma : Effectivement, en théorie, ça fonctionnerait, seulement, je me demande bien pourquoi ils viendraient jusqu'à moi, alors que je pourrais très bien ne plus avoir de fonction officielle dans six mois. Mon invitation n'aurait donc que très peu de valeur.

Dhuleep : Et bien, cherchez des affinités potentielles, des parcours proches, des positions similaires... Je pense notamment à une certaine femme, représentant tout à fait la droite depuis les yeux de nos concitoyens, mais qui n'est pas forcément beaucoup plus à droite que vous. Après, si elle n'a absolument pas besoin d'un coup de pouce dans les sondages, contrairement à vous, elle pourrait néanmoins apprécier une meilleure portée à l'international, qui la crédibiliserait un peu plus aux yeux des électeurs de son pays.

Emma : M. Malviya, à qui pensez-vous ? Je n'aime pas jouer aux devinettes.

Dhuleep : A Evelyn Miranda, évidemment !

Emma manqua de s'étouffer en buvant son thé. Quoi ?! Mais ce n'était pas son prédécesseur qui doutait de l'existence de l'Eashatri ?! Enfin, ce n'est pas si grave, ils font partie du même mouvement politique, mais ce sont des personnes différentes, inutile donc de juger l'une en fonction de l'autre.

Emma : Le Deseret, en plus ? Et comment vais-je organiser une rencontre avec la cheffe des unionistes sans que les démocrates au pouvoir n'en prennent ombrage ?

Dhuleep : Ça, je m'en charge. Tout ce que vous aurez à faire, ce sera glisser une ou deux références à Evelyn Miranda dans la presse, durant les semaines à venir... Et candidater officiellement à la primaire du MPE[/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

7 décembre 2037


[center][img]https://timesofindia.indiatimes.com/photo/8002628.cms[/img][/center]


[justify]En cette fin d'année 2037, Abhinav Chakarvarti tenait une réunion ministérielle informelle sur la situation économique en Eashatri. Cette réunion allait être informelle, car dans les faits, seuls les ministres de quatre des six partis du gouvernement était conviés, à savoir ceux inscrits dans le SIA ou le FPF (absolutistes et nationalistes), ceux affiliés à la LI et au PTC (monarchistes et conservateurs). Ni les ministres libéraux du MPE, - parmi lesquels Amerin Ediar, Ministre de l'Economie, pourtant directement concerné par l'économie du pays ! - ni les écologistes du PES et de la LPLS n'avaient été conviés à cette entrevue organisée à l'insu de tous. Cela n'avait pas été chose facile, car depuis septembre, le CNSE (Centre National des Statistiques Eashates) tire la sonnette d'alarme pour l'ensemble des indicateurs économiques du pays, ce qui n'a pas échappé aux politiciens, bien que cela n'ait pas encore été repris par les médias eashates; aussi, tout bruit de réunion revenant aux oreilles de personnes non conviées aurait pu s'ébruiter, et dès lors les personnes discrètement mises à l'écart auraient pu réagir, ce qu'il ne fallait surtout pas qu'il advienne.

Le Premier Ministre espérait en effet pouvoir court-circuiter les ambitions des libéraux en mettant en oeuvre son plan d'attaque avant eux, afin qu'il puisse toujours tenir les rennes de l'exécutif aussi fermement que possible. D'ailleurs la conversation ne tarda pas à dériver de l'économique au politique, à peine quinze minutes après que la discussion ait été entamée, par les propos de Pashuuv Maraahni, actuel président de la FPF :

[center][img]https://media.discordapp.net/attachments/405878397395402754/526452538438975528/FPF-Pashuv_Maraahni_Shehbaz_Sharif.jpg?width=450&height=338[/img][/center]

Pashuv Maraahni, Ministre de la Défense : Bien, actuellement on ne peut rien faire, ce n'est pas la peine de discuter de l'augmentation du taux de chômeurs plus en avant, toute réponse législative sera d'ores et déjà trop tardive, et la population va accuser l'action de notre Gouvernement dès que le bilan annuel du CNSE sera repris par la presse. Il faut donc qu'aucun parti ne prenne avantage de la situation, ou du moins qu'aucun parti susceptible de renverser notre gouvernement ne puisse se placer comme sauveur de la situation actuelle.

Waazir Mirchandani, Ministre de la Communication et Porte-Parole du Gouvernement : Dans ce cas, on n'échappera pas au mécontentement général cependant, et notre Gouvernement aura la défiance des électeurs, non, non, je le répète, il faut que nous prenions des mesures, nombreuses pour les apparences, mais dont on sait qu'elles n'auront aucun impact significatif. Si nous sommes actifs, nos bases électorales respectives nous pardonnerons les mauvais résultats économiques de 2037, et sur cela que nous devons nous appuyer.

Farid Amphur, Ministre de l'Education : Enfin, les autres partis ne manqueront pas de voir la supercherie, et s'ils sont assez malins ils la refuseront et la dénonceront !

Abhinav Chakarvarti, Premier Ministre : Pour cela, le MPE nous doit un vote en faveur du Gouvernement, depuis qu'ils ont ratifié la Loi de Coopération Fiscale, et si nous mettons deux paragraphes écolos au texte, le PES et la LPLS n'oseront rien dire, donc nous pourrions avoir une majorité relative au Parlement sans que cela ne pose de problème, et seule l'opposition criera à l'inefficacité des réformes dont nous avions discuté tout à l'heure, ce qui, quelque part, ne changera pas beaucoup de d'habitude, et donc personne ne les prendra plus au sérieux.

Bhrigu Achaval, Ministre de la Justice : Vous oubliez un point important : on sera toujours perçus comme responsables de la situation économique actuelle, à moins que nous nous trouvions un bouc-émissaire. Et il se trouve que le bouc émissaire idéal serait le Gouvernement précédent, dont on pourrait accuser la politique économique assez facilement...

Afka Dolam, Ministre de l'Intérieur : Mais comment voulez-vous faire voter une loi au MPE tout en l'accusant d'être responsable de la situation actuelle ?!

Bhrigu Achaval, Ministre de la Justice : Tout est une question de timing ! On ne les désignera comme bouc-émissaires qu'une fois la loi votée ! Ce faisant, ils ne manqueront pas de critiquer la loi, et menaceront probablement la stabilité du Gouvernement en refusant de voter nos lois, mais cela ne fera que de renforcer leur rôle de coupable idéal empêchant l'action du Gouvernement.

Abhinav Chakarvarti, Premier Ministre : Mais dans ce cas le Gouvernement risque de tomber !

Bhrigu Achaval, Ministre de la Justice : Oui, mais si tu déclenches des élections anticipées, tu ne pourras pas être destitué avant les élections, et nous pourrons prendre l'opposition de court. Encore plus si on suit l'idée que tu m'avais laissée entendre il y a quelques temps, d'une fusion des partis de droite...[/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

[center]Séance de questions au Premier Ministre
20 février 2039[/center]

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  • L'économie eashe est à l'arrêt, le taux de chômage relevé en décembre dernier est le plus élevé jamais enregistré depuis janvier 2031, le VEBI-5 est en chute libre depuis un mois... Les signaux alarmants ne manquent pas. Dans ce contexte, remettez-vous en question l'action de votre gouvernement, et votre action, alors que vous promettiez de renverser la table pour relancer le pays, il y a de cela quelques mois ? (Gloire Eashe, Eashatri)

    Vous avez raison, tous ces indicateurs sont alarmants, et nous nous devons d'agir pour éviter que les eashates ne continuent à subir les effets d'un contexte économique défavorable et dégradé. Les actions d'un gouvernement sur l'économie de son pays ont toujours des effets retardés, et comme j'ai pris mes fonctions le 28 septembre 2038, il m'est d'avis que l'action de mon gouvernement a eu ses premières conséquences sur les performances économiques de l'Eashatri qu'en janvier et février. En effet, nos premières mesures s'appliquant à partir du 1er novembre, il serait surprenant de voir l'économie eashate changer de visage du jour au lendemain, et je pense que nous commençons tout juste à voir les effets de la politique de mon gouvernement. Ainsi pour vous répondre : non le taux de chômage de décembre, atteignant le plafond de 15,2% n'est pas dû à mon gouvernement, en revanche la baisse du taux de chômage enregistrée en janvier y est très probablement.
    -
  • Votre gouvernement semble dessiner la ligne diplomatique de l'Eashatri de manière toujours plus semblable à celle du Karmalistan. Doit on considérer que votre Gouvernement va supporter une intégration du Karmalistan au sein de l'OCC, malgré les relations très froides qu'il entretient avec le Sengaï ? (Sentinelles, Santogne)

    La question ne se pose pas. Non. Ce serait absurde. Si le Karmalistan voulait rejoindre l'OCC, ce serait à lui d'en formuler la demande, il faudrait aussi qu'il apporte des gages de stabilité intérieure, et ensuite il faudrait que la majorité des membres officiels soutienne sa candidature, ce me semble. J'ai répondu à votre question, mais je n'en ai pas terminé : pour revenir à vos propos, je ne sais même pas ce qui vous fait dire que la ligne diplomatique de l'Eashatri est semblable à la diplomatie karmalie. Serait-ce le récent article de Brèves Eskhanes, qui questionnait la présence de la Hachémanie au sein de l'OCC ? La position d'un journal, même s'il s'agit du quotidien le plus lu d'Eashatri, n'engage pas celle de mon gouvernement.
    -
  • Mais, M. Operkh, à propos de cet article qui questionnait la position de la Hachémanie dans l'OCC, vous qui êtes Premier Ministre, pouvez vous expliquer pourquoi son statut n'a pas été supprimé lorsque son gouvernement a forcé la conversion des hachémans au chiisme ? (Brèves Eskhanes, Eashatri)

    Et bien, je ne saurais vous répondre. Tout d'abord parce que je n'étais pas en poste quand cela est arrivé, et quand bien même, je ne pense pas que cela aurait changé grand chose : l'intégration sous statut de membre observateur de l'OCC ne demande aucune garantie sur la politique intérieure des états concernés. A ce titre, justifier une exclusion serait difficile, ce me semble.
    -
  • Nous sommes le 20 janvier 2039, et aucun rapport n'a été rendu sur le budget des Gouvernements durant l'année 2038. Est-ce un choix du Gouvernement actuel ou un oubli du Parlement ? (L'Eashatri Libre, Eashatri)

    Plusieurs choses sont à considérer. Tout d'abord, ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement publie le bilan budgétaire de l'année écoulée avec un retard de quelques mois, à commencer par le gouvernement Chakarvarti, qui l'année dernière l'a publié en mars ce me semble. Ce n'est pas parce que mon gouvernement est de gauche qu'il manque de rigueur, non non, à moins que le Gouvernement Chakarvarti ait été aussi un gouvernement de gauche, mais j'en serais surpris. Ensuite, lors de la prise de fonctions de mon gouvernement, il a été signalé que de nombreux documents avaient été détruits, comme c'était le cas lors des transitions entre les gouvernements eashates dans les années 2010. Si la pratique n'est pas illégale, elle ralentit sensiblement la publication du bilan budgétaire de l'année passée et la mise en place du budget de l'année suivante. Aujourd'hui, grâce aux efforts des employés ministériels, je suis d'avis de penser que d'ici deux à trois semaines, le bilan budgétaire de l'année 2038 pourra être publié. Tout au moins, nous y travaillons.
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