Presse du Royaume de Vonalya

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Alwine

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[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 30 mai 2032.
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Nouvel éclat de la diplomatie vonalyanne !

Si, face à la complexité de la scène politique simpomondiale encore renaissante, parfois plus fermée qu'on ne le voudrait, et devant les nombreux travaux diplomatiques à mener, la marche diplomatique de notre beau Royaume a parfois été plus longue que ce que l'on attendait il y a deux ans, on ne peut en tous cas pas dire que celle-ci reste jamais inactive ! Alors que l'on devrait bientôt connaître une nouvelle vague de publication de traités établis dans ces derniers mois, la Ministre de la Diplomatie repart « au front », pourrait-on dire, pour continuer de diversifier et de solidifier le réseau de relations diplomatiques du Vonalya, chose essentielle si l'on veut pouvoir bâtir la paix et la prospérité aussi bien à l'échelle régionale qu'à l'échelle de tout le simpomonde, même si dans ce second cas la contribution vonalyanne ne pourra qu'être plus modeste.

Le premier partenaire nouveau est à la fois proche et quelque peu inattendu, puisqu'il s'agit des Principautés-Unies de Soverovie, un royaume situé sur les rives du continent, au-delà de la mer qui s'étend derrière les îles de la Mer des Crabes. Si c'est assurément un partenaire proche, et tout à fait dans la sphère géographique et culturelle que le Vonalya a toujours jugé la plus pertinente à approcher sur le plan diplomatique, pour pouvoir garantir une paix régionale qui éviterait à notre beau royaume de souffrir des affres d'un conflit inutile déclenché par d'autres au nom de l'appétit territorial ou de quelque autre raison futile, c'est aussi un partenaire inattendu, compte tenu de son caractère ultra-catholique, et surtout, jusqu'ici, très intolérant envers tout ce qui n'appartient pas à cette fameuse « sphère chrétienne », si chère à certains membres des adorateurs de Jésus. On ne s'attendait donc guère, au gouvernement, à un rapprochement si rapide, si tôt après l'ouverture diplomatique du pays au monde.

Et pourtant, quand, à l'occasion de la mort de leur dernier roi, notre bon souverain a envoyé une lettre de condoléance, au nom de la fraternité naturelle entre les monarques et plus encore entre les monarques du grand nord – passant d'ailleurs outre, au passage, certains avis défavorables de ses conseillers qui craignaient une réaction négative, et démontrant ainsi une fois encore sa sagesse – la réponse des soveroves fut une main tendue vers l'amitié entre les deux royaumes, main tendue que le Vonalya s'est bien entendu empresser d'accepter. Avec ce premier pas diplomatique entre les deux états nordiques, c'est un nouveau jalon important de la paix qui se dessine pour le Vonalya, avec l'éloignement de l'idée de voir une future croisade s'encrer depuis la Soverovie, au delà de l'attrait naturel représenté par la paix avec un presque-voisin. En effet, la Soverovie, moins familière, plus lointaine, plus latine de rite que le Thorval, avait toujours semblé une des principales menaces potentielles pour la renaissance de l'idée de croisade dans le nord, et la voir s'en éloigner sera assurément un soulagement pour tous.

Le second nouveau partenaire est lui plus lointain mais certainement plus attendu, l'idée d'un rapprochement avec celui-ci ayant depuis longtemps fait son chemin dans les cercles intellectuels et commerciaux du pays. Il s'agit de la Ligue du Montalvo, un des deux états fédéraux qui, avec la Ligue Amarantine, semblent se dessiner comme les poumons économiques principaux du bassin céruléen. Sur cette constatation, et après la déclaration commune faite par la Ligue en collaboration avec nos cousins du Skogurjördin, il y a quelques mois, qui appelait à la prospérité et au dialogue en Dytolie, il n'était guère douteux que notre beau Royaume ne tarderait pas trop longtemps à tendre lui aussi la main à cette puissance du sud, chose qui est maintenant faites.

En dialoguant avec le Montalvo, le premier intérêt est bien entendu économique et diplomatique : on espère que la collaboration avec la Ligue permettra de renforcer encore le tissu commercial et diplomatique dans le bassin céruléen et, plus largement, à travers la Dytolie, en plus d'encrer un partenaire stable sur le continent algabrien. En multipliant les partenariats dans cette région du monde somme toute assez proche, le Vonalya évite de se placer dans une situation de dépendance absolue vis-à-vis de l'un de ses acteurs, tout en se posant de plus en plus comme un interlocuteur avec lequel tous peuvent dialoguer, aussi bien les ligues démocratico-commerçantes du sud que les royaumes conservateurs du nord, par exemple. Ainsi, le dialogue entre le Montalvo et le Vonalya est aussi un pas en direction d'un dialogue dytolien en général plus apaisé, un dialogue entre le nord et le sud très dynamique, certes, mais un dialogue qui pourra peut-être contribué à un climat de paix plus général sur le continent, ou, à défaut, œuvrer peut-être pour que si un jour les moins ouverts au dialogue de celui-ci en viennent à la guerre, ils n’entraînent pas le reste de la Dytolie avec eux.

Prions donc les Dieux, chers lecteurs, pour que ces deux dialogues de paix entamés par le Vonalya portent leurs fruits pour notre beau Royaume, mais aussi pour que, au-delà de cela, ils soient les premiers jalons d'un climat de paix et de prospérité plus global en Dytolie et à travers le simpomonde.
Alwine

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[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 30 mai 2032.
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La complainte du suderon.

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenus.

La complainte du suderon, celle de l'homme de soleil, de sable. De l'homme, mon bon monsieur, qui sait que son Dieu, qui prend la majuscule parce qu'il est unique, même si voyez-vous il est aussi triple, ou alors il a des prophètes qu'on encense à son égal, bref, ce Dieu, s'il a marché quelque part, a marché dans le désert. Dans les côtes chaudes, où, si le désert n'est plus là, chassé par les embrumes d'une mer chaude, il se rappel encore un peu à vous, dans le vent qui souffle doucement, c'est là assurément qu'il a résidé. Dans des plaines fertiles, à la limite, dans des forêts d'olivier, tout au plus, mais certainement pas dans de froid endroits du grand nord, où il aurait peut-être gelé ses pieds divins, ou ceux de ses presque-divins prophètes, et aurait peut-être même, qui sait, perdu quelques orteils à travers ses divines sandales – parce que Dieu et tous ses prophètes ont toujours marché en sandales, voyez-vous.

La complainte du suderon monte de ce Sud-là, bien entendu, ce sud où marcha Dieu, ou son fils, ou son prophète, ou bref, ce qui y ressemble par là-bas, ce Dieu qui est unique, et dont on vénère ceux qui portèrent la parole. Une complainte pour pleurer le fait que ces barbares du nord n'ont rien compris au message de ce Dieu des sables, eux qui vivent dans un pays si froid qu'ils doivent imaginer la chaleur de l'enfer comme quelque chose d'agréable. Non, forcément, ils n'ont rien compris. Ils ont beau aller à la messe sept fois plus souvent que les plus pratiquants des membres de son propre peuple, prier avec ferveur quand son propre peuple entonne vaguement une prière et observer en bref les milles et uns commandements du Dieu unique avec un zèle jaloux, non, non, sûrement, ils ont mal compris, sans doute parce qu'ils sont perdus trop loin au nord, dans des pays où le pied de Dieu et des siens ne s'est jamais posé – peut-être par peur des engelures, comme nous l'avons vu.

La complainte du suderon, on a pu la lire dans les pages du « Cartagina sera », journal montalvéen, et comme le monde des gens du sud est bien fait, et que d'ailleurs Zibbibo est basé chez eux, on a aussi pu assez vite la lire sur internet – ce qui explique que je vous en parle, parce que je n'ai pas été jusqu'au Montalvo pour acheter le journal. Là-bas donc, depuis les côtes de l'Algabre, à peu près dans les latitudes où vécurent Dieu, son fils et ses prophètes, quelque soit la religion « unique » avec laquelle on regarde, l'auteur s'est mis derrière son ordinateur, et, mécontent, il a lancé sa complainte, pour se moquer, pour dénoncer, ces nordiques sans doute encore un peu barbare qui n'avaient pas compris la volonté de son Dieu. Et d'ailleurs, dans la foulée, il s'est dit que les nordiques qui n'avaient pas le même Dieu que lui devaient aussi avoir mal compris ce qu'avaient voulu leurs dieux à eux – avec minuscule, dans on esprit, puisqu'ils assument le fait d'être plusieurs.

La complainte du suderon reprenait un thème cher aux chrétiens, et une toile de fond chère plus largement à tous les judéo-chrétiens de tous poils, arabes inclus. Le thème chrétien, c'était la dénonciation du lucre, du luxe, et de tout ce qui va avec, et l'autre bien sûr c'était leur grand classique, la victimisation – parce que l'univers entiers est contre eux, c'est bien connue, même si c'est leur Dieu qui est sensé l'avoir construit et le gérer. Comme je suis bon Prince, j'ai annexé un lien hypertexte vers l'article en question, gracieusement traduit – et même pas par moi, par la qualité de Zibbibo-traduction, du made-in-Montalvo donc, en plus, on ne pourra pas dire que je triche – mais donc en résumé ça donnait quelque chose du genre « ouin ouin les gens du nord ils s'entendent entre eux, ils osent conclurent la paix et faire des affaires, c'est mal, c'est le goût du luxe et des putes que ces saletés de nobles se font sûrement dans leurs châteaux, et puis en plus ils sont tous unis contre moi, c'est pas juste », en gros, hein. Ah et aussi un peu de « la démocratie ça déchire » et « ceux qui croient aux trolls sont des pignoufs », pour assaisonner un peu.

La complainte du suderon était donc un peu trop bas du front pour que mes distingués collègues éclairés ou emplumés n'y prêtent attention, donc, dans leurs tours d'ivoire, mais personnellement je ne rechigne jamais à éduquer les simples d'esprits – même si je prend le risque de leur enlever le royaume de leur Dieu, qui leur était promis, parait-il, mais j'aime vivre dangereusement – et j'ai donc décidé de me fendre de cet article. Pour souligner, d'abord, que la religion qui dit en gros « vous pouvez me brûler la face de ces sales païens », c'est l'Islam, pas le christianisme. Jésus, qui devait être un mec-dieu sympa, a plutôt dit des trucs comme « aimez vous les uns les autres », « aimez même vos ennemis » et autre « que celui qui n'a jamais pêché lance la première pierre ». Il a aussi dit des trucs du genre « avant de retirer la paille dans l’œil de ton voisin, retire la poutre qui est dans le tien », et ça notre petit suderon devrait peut-être le méditer, et réformer sa propre société de débauche, de luxe, de corruption et de dettes publiques avant de venir gronder les sociétés composées presque entièrement de moines pour leurs croyances des trolls et leur volonté de ne pas provoquer un génocide en passant tous les « païens » par le feu.

Mais surtout, la complainte du suderon devient ridicule quand elle sous-entend que le problème serait des deux côtés. Que ces barbares païens du grand nord, en plus de croire aux mauvaises choses, trahiraient encore le peu de choses auxquelles ils croient. Car la complainte du suderon oublie un peu vite que la vraie religion des gens du Nord n'a jamais commandé à personne de convertir les incroyants au fil de la hache, de se priver d'un beau gros tas d'or ou de renoncer au plaisir des femmes, du commerce et du vin ! Il oublie que d'or est le trône d'Odin, d'or la lance d'Odin, et que tout bon croyant ne serait même pas étonné que d'or soit le faux œil d'Odin, et pourquoi pas une ou deux fausses dents pour faire bon poids. Il oublie que Loki est le Dieu des gens du Nord autant que ne l'est Odin, et que les deux, d'ailleurs, voyagent toujours de concert. Et qu'en bref ni le dialogue avec les païens de toute la chrétienté ni les châteaux ni le commerce ne sont des pêchers pour les gens du Nord.

La complainte du suderon, enfin, comme souvent avec les suderons, et les démocrates de tous poils, oublie les réalités essentielles de ce monde matériel. Elle oublie qu'en moyenne, un vonalyan est quand même trois fois plus riche qu'un montalvéen, et n'a donc pas forcément de raison de se plaindre de son sort. Elle oublie que si le vonalyan a parfois à voir un noble un peu trop rebelle se faire écraser par la Couronne, elle s'épargne les élections presque annuelles et l'immobilisme politique qui va avec, le jeu de carrousel des partis démocratiques, les fausses promesses de campagne jamais tenues, la corruption ambiante, la collusion entre le pouvoir et la mafia ou encore la dette publique valant plusieurs fois le prix du pays. Et elle oublie, bien entendu, la peine épargnée aux gens du Nord d'avoir peur de leur propre peuple, de devoir expliquer sans cesse à son propre peuple pourquoi il se trompe quand il vote pour tel ou tel parti, d'avoir à justifier que la démocratie c'est bien, sauf quand on vote pour certains des choix proposés, bien sûr.

La complainte du suderon oublie tous ces pays qui se disent démocratiques, mais où les gens doivent quand même descendre dans les rues pour tenter, sans succès, de se faire entendre, tous ces pays qui se disent des paradis de la liberté d'expressions et où un dirigeant règne d'une main de fer dans un gant d'acier. Ils oublient que les gens du nord, qu'ils soient du Thorval, du Vonalya, du Skogurjördin ou d'ailleurs, qu'ils croient aux vrais Dieux du Nord où aient épousés la foi chrétienne, n'ont pas ce réflexe d'abandonner leur liberté de parler et de penser lors d'un rituel annuel de dépôt d'un petit papier dans une urne, mais qu'au contraire, ils y restent fiers et libres, libres de s'exprimer avec force quand quelque chose leur déplaît, et bien plus à même, ainsi, d'infléchir réellement l'action de ceux qui les gouvernent. Ils oublient que les gens du Nord n'ont jamais abandonné leur liberté d'action et de parole, et que, si un Roi ou un Empereur les gouverne, ils n'en sont pas moins libres, plus libres peut-être que ceux qui se remettent pieds et poings liés rituellement, à intervalle régulier, aux mains d'un Président ou d'un Premier Ministre.

La complainte du suderon, comme souvent avec les suderons, est celle d'un homme qui ne voit le monde que par l'étroit bout de sa lorgnère, et s'imagine pouvoir donner des leçons au monde entiers. Elle n'imagine pas que si certains royaumes sont en paix et unis à un moment donnés, c'est parce que ses citoyens sont heureux et satisfaits – pour le suderon typique, l'homme ne devrait jamais se satisfaire de rien, apparemment. Et que si un peuple reste unis c'est justement parce que, au-delà des apparences et des discours creux, il a su rester unis autour de la foi et des valeurs qui font vraiment son identité, une union assez forte pour tendre la main et bâtir la paix, même avec ceux qui sont différents – d'autant que le suderon oublie aussi que la paix est toujours bonne pour les affaire, et que les bonnes affaires, comme tout ce qui rapporte de l'or sous leurs autels, sont toujours louables aux yeux des Dieux du Nord...
Alwine

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[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 30 mai 2032, 10h30.
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Merci encore au scalde Jotburg Voix-de-Titan pour son interprétation remarquablement énergique du « Troisième Chant des Guerres du Tonnerre », saga chantée populaire du XVIIIe siècle racontant les guerres du Dieu Thor et des siens au pays des Géants ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Les élections royales devraient bientôt avoir lieu en Soverovie, des élections regardées avec attention du Vonalya puisqu'elles devraient déterminer si les premiers jalons de paix et de dialogue établis entre nos deux royaumes pourront se perpétuer dans la durée, ou s'ils seront fragilisés par les actions d'un monarque qui y serait contraire. L'élection royale, en Soverovie, se fait non pas au sein d'une même famille royale, comme chez nous, mais plutôt, à l'image un peu de ce qui se fait en Arsois, au sein de tous les « princes électeurs » qui choisissent en leur sein un nouveau monarque. Précisions que si, comme en Arsois, cette assemblée se compose des principaux princes territoriaux de Soverovie et de ses plus grands responsables religieux, elle ne peut en revanche, contrairement à l'Arsois, élire un de ces religieux : seuls les princes peuvent s'élever au rang de Roi de Soverovie, un peu à l'image du modèle qui, au Vonalya, précéda directement l'actuel modèle royal.

Si aucune élection n'est jamais jouée d'avance, la préférence semble aller dans ce cas précis, et comme souvent en fait, au candidat le plus modéré : entre le Prince de Restov, qui milite pour un modèle laïc et plutôt capitaliste, à l'image des monarchies de l'ouest comme la Britonnie ou la Posnanie, et le Prince de Dovorod, qui lui semble être en faveur d'un retour à l'hyper-rigorisme religieux en politique, voir presque un partisan de la croisade, si on voulait caricaturer un peu, du genre certainement à faire rejeter l'ambassade vonalyanne à la mer, la favorite semble être la princesse Anastasia II de Kver, partisane d'une ligne médiane, préservant le modèle soverov sans pour autant le faire revenir à l'obscurantisme. C'est la ligne qui continuerait celle du précédent roi et de l'actuel régent, et aussi, on s'en doute, la ligne qui plairait le plus aux vonalyans. Reste à espérer que son statut de favoris se concrétise finalement par une victoire, pour le plus grand bien de la Soverovie elle-même autant que des relations entre nos deux royaumes...

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*Les choses semblent peu à peu se tasser dans la Principauté d'Ashurdabad. Avec le départ des forces scandinaves, la coalition internationale semble avoir drastiquement réduit l'ampleur de ses actions sur le terrain, de même d'ailleurs que le pouvoir princier, qui semble se concentrer sur la protection de ses acquis. La plupart des otages encore détenus ont peu à peu été relâchés par les rebelles, seuls quelques dizaines étant encore portés disparus, toutes nationalités confondues, même si on ne peut exclure que ceux que l'on a pas retrouvés soient tout simplement morts anonymement, quelque part dans les montagnes. Alors que le pari de nations qui, comme l'Amarantie, avaient choisies de ne pas intervenir directement, semble gagné, sur place, les diverses rébellions s'enlisent et semblent s'installer dans la durée, recomposant un pouvoir moins unis dans le pays, alors que sur le plan commercial les transactions ont partiellement repris par l'Ashurdabad et se sont partiellement transportées sur d'autres voies...

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Nouvelles du Vonalya :

*Alors que les Jeux Olympiques s'approchent de plus en plus, les sportifs font leurs derniers préparatifs, comme par exemple les tireurs retenus pour représenter le pays lors des épreuves de tir sportif, qui se sont entraînés hier dans les champs de tirs du Comté de Malwern, dans les remarquables installations de la capitale comtale, généreusement mises à disposition par le Comte et les autorités de la ville, très fiers de pouvoir contribuer à l'entraînement de nos champions, et d'autant plus fiers que l'un d'entre eux, Arvin Thorbelg, est originaire de la ville même et a fait ses armes dans cette salle même, pour maintenant représenter notre pays devant le monde aux prochains Jeux, avec de belles chances de victoire...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, la chorale d'un petit temple campagnard de Frigg va interpréter pour nous un ode aux joies de la maternité !
Alwine

Message par Alwine »

[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 7 juin 2032.
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Élections royales mouvementées en Soverovie :

La Soverovie, ce pays royal et chrétien du grand nord auquel le Vonalya s'est récemment lié diplomatiquement, permettant ainsi à celui-ci de faire sa première rencontre officielle depuis quelques temps, et sa première rencontre pacifique avec un état non-chrétien depuis bien plus longtemps, ce pays, donc, tient en ce moment son processus d'élection royal, pour remplacer le défunt roi Ivan le Quatrième, mort il y a peu. Nous vous avions déjà brièvement présenté le système soverov il y a quelques temps, lors du rapprochement diplomatique entre les deux pays, mais, pour rappel, il s'agit dans un modèle finalement assez proche de celui de l'Arsois d'une élection où les plus puissants nobles du pays, les princes électeurs, choisissent par vote un des leurs pour coiffer la couronne royale, en sachant que les plus hauts responsables religieux du pays disposent eux aussi d'une voix mais, dans le cas de la Soverovie – et ici contrairement à l'Arsois, où la chose est théoriquement possible – ne peuvent pas être élus.

Sur le papier, c'est donc un processus simple, mais comme souvent dans une élection de cette importances les choses se sont pas mal compliquées en cours de route. Dans le cas présent, la complication est venue du scandale qui a frappé de plein fouet un des trois candidats déclarés, Boris V, le plus traditionaliste... qui s'est révélé, comme souvent hélas avec les parangons auto-proclamés d'une cause quelconque, le moins fidèle aux idéaux qu'il prétendait défendre. En effet, cet ultra-catholique proclamé, qui rêvait probablement de renvoyer les occupants de l'ambassade vonalyanne installée de fraîche date à la mer et de couper tous les ponts tendus vers les états non-chrétiens, qui se proclamait champion des idéaux catholiques, s'est révélé être... infidèle. Deux affaires ont éclaté coup sur coup, l'une qui le liait avec de fortes présomption à la fille de l'ambassadeur montalvéen, beaucoup plus jeune que lui, l'autre qui a révélé qu'il avait engrossé et poussé à avorter une jeune fille depuis entrer dans les ordres pour « expier son pêcher » – puisque avorter est un pêcher en Soverovie, en plus d'être un crime légal.

Avec autant de « casseroles » soudain révélées, le prince Boris a vite perdu le soutient de l'église et des traditionalistes, ainsi au passage que de sa femme, qui a demandé le divorce : s'il pouvait encore soulevé l'idée d'un complot vis-à-vis de sa première « accusatrice », montalvéenne, arguant – à raison – que le Montalvo n'avait aucun intérêt à le voir monter sur le trône, le témoignage d'une jeune nonne forcée à l'avortement, lui, a sans doute prit un tout autre poids, achevant les chances du prince Boris d'accéder à la couronne, ruinant son mariage et mettant peut-être même en danger ses chances de conserver son rang princier, vu le scandale déclenché autour de toute l'affaire. Sur le plan diplomatique, le Vonalya est resté soigneusement muet dans cette affaire, sans doute pour la bonne raison que, pas plus que le Montalvo, quoique pour des raisons en partie différentes, notre pays n'avait intérêt à voir le champion du rigorisme religieux accéder au pouvoir suprême. Même si les chances de Boris V étaient minces, le voir écarter de la course au pouvoir en a sans aucun doute soulagé plus d'un chez nous et probablement aussi ailleurs.

Ne restait donc plus que deux candidats en lice : la modérée Anastasia II et le libéral Sergeï XI, et assez logiquement la princesse Anastasia, qui partait déjà favorite au départ, a obtenu une large victoire en disposant vraisemblablement du report des voix du concurrent déchu, car pour des conservateurs mieux vaut voter pour une candidate du juste milieu que pour un libéral, qui risquerait de balayer tout ce qu'ils voudraient justement conserver. Ne reste plus maintenant à Anastasia II d'être confirmée dans sa charge par le parlement du pays, et elle pourra être sacrée reine. Une première à plus d'un titre puisque elle se placerait ainsi comme le premier souverain validé par l'institution démocratique nationale, d'une part – quoique cette caution soit plutôt douteuse à obtenir pour un souverain, l'obligeant à tremper ses mains dans le domaine politique, même si c'est là un choix des soveroves, après tout – et surtout la première reine de l'histoire du pays unifié... en plus d'être sans aucun doute la candidate la mieux placée pour traiter avec la plupart des pays du simpomonde et ainsi permettre à la Soverovie de développer une vraie stature au niveau international.

Quoi qu'il en soit, et même si la chose ne plairait peut-être que moyennement à l'intéressée, nous ne pouvons que prier les Dieux, chers lecteurs, que le règne d'Anastasia II soit confirmé et qu'il confirme aussi, dans la durée, toutes les promesses que semble porter la candidate, notamment en terme d'ouverture vers le monde nordique, y compris non-chrétien...
Alwine

Message par Alwine »

[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 11 juin 2032, 10h30.
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Merci encore à la chorale comtale de Drogbald qui nous a offert un chant énergique célébrant la venue de la bonne saison et de tous les bienfaits qu'elle apporte sur notre beau Royaume ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Cette fois ça y est, la Soverovie a enfin un roi, ou plutôt une reine, la première reine de son histoire, Anastasia I. Le processus aura été long et mouvementé, mais le royaume nordique pourra maintenant poursuivre sa route en ayant à nouveau une main ferme et sûre pour tenir la barre. La souveraine, qui ne sera couronnée que dans quelques mois, n'a d'ailleurs pas perdu de temps pour agir, se manifestant énergiquement sur les divers fronts du pouvoir dès les premiers jours de son règne. Elle a ainsi commencé par mener diverses actions intérieures, en remaniant légèrement le gouvernement, pourvoyant son ancienne place et écartant des fonctions militaires le prince Boris, récemment pris dans la tourmente, mais édictant également de nouvelles règles autour de l'armée, en revoyant le service militaire ou en consacrant de nouvelles subdivisions qui viendront mieux encadrer l'espionnage et la recherche militaire, par exemple.

Mais la Soverovie ne s'est pas arrêté là, puisque, guidée par sa nouvelle reine, elle semble avoir multiplié les contacts diplomatiques à travers tout le continent dytolien, tout en confirmant les avancées diplomatiques de la régence et notamment les liens avec notre beau royaume. Parallèlement, l'organisation de la cérémonie du couronnement a commencé, sans se presser puisque celui-ci n'aura apparemment lieu que dans plusieurs mois. Mais la presse locale bruisse déjà d'une question-clé : est-ce qu'il faut ou non convier les « alliés païens », et au premier rang de ceux-ci sans doute notre bon monarque Alwin Patte-De-Foudre, qui est après tout le seul roi « païen » allié à l'heure actuelle de la Soverovie. S'il appartient aux soveroves de trancher la question, soulignons qu'avec un refus ils se draperaient comme « plus catholiques que le pape », au sens propre d'ailleurs, puisque le chef des catholiques a lui-même couronné le souverain de l'Arsois dans une église où siégeaient les souverains du Vonalya et du Skogurjördin, entre autres non-chrétiens...

[center][...][/center]

*Après une longue léthargie, seulement coupée par le couronnement du Saint-Empereur d'Arsois, le pape catholique semble avoir repris du poil de la bête et a commencé son retour en activité par une visite au Thorval, tout proche de nos côtes, donc. Si le retour en activité d'un chef religieux qui semblait jadis bien agressif a de quoi inquiéter certains vonalyans, le fait qu'il ait choisi le Thorval pourrait par contre être un signe positif, preuve peut-être de plus d'ouverture que par le passé. L'affaire sera sans nul doute suivie de prêt, histoire de voir si le chef de la catholicité saura accueillir avec ouverture la pratique thorvaloise, parfois bien éloignée des dogmes rigoristes qu'il défendait par le passé, d'autant plus quand on sait que cette même église thorvaloise s'étend d'une seule pièce sur le Thorval, certes, mais aussi sur le Vonalya...

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Nouvelles du Vonalya :

*Malheureuse affaire dans la Baronnie de Jomfrubard, où le fils aîné du baron a trouvé la mort dans un duel d'honneur face à l'un des vassaux de son père, qu'il avait outragé en tentant de courtiser sa fille alors que celle-ci était déjà promise à un autre. Selon la loi, le baron ne peut rien faire, vu que c'est son fils qui a refusé de laisser faire le temps ou l'action diplomatique et a provoqué le vassal en duel pour la main de la belle, mais il y a fort à parier que l'affaire ne pourra qu'amener de la tension dans cette petite unité nobiliaire de l'Île de Sundbard...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, les marins du port de Narvarion nous offrent un magnifique chant traditionnel chantant la beauté sans pareil du port royal vonalyan !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 12 juin 2032.
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Entre angélisme et réalisme :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenus.

D'aucuns émettent, périodiquement, une accusation d'angélisme contre la diplomatie vonalyanne, et la vision du monde propagée par le gouvernement vonalyan de manière générale. Celui-ci, par le fait même qu'il n'hésite pas à multiplier les rencontres diplomatiques sur tous les fronts, créant des discussions l'amenant parfois à discuter, coup sur coup, avec des interlocuteurs largement opposés entre eux, voir avec des partenaires qui, aux yeux des plus rigoristes, ne devraient même pas être les siens, par les messages qu'il envoie, prônant généralement la paix et la bonne entente dans sa région du simpomonde si pas dans l'entièreté de celui-ci, par ses actions de tous poils en faveur de la paix et ses projets de toute sorte favorisant le commerce et la diplomatie, bref, par une large partie de ses actions, diffuserait et défendrait une vision du monde confinant à quelque chose de digne des « anges », ces créatures mythiques sensées servir le dieu des chrétiens et propager son message de paix et d'amour – nonobstant le fait que, dans les textes chrétiens eux-mêmes, ils jouent plus les porteurs de mort, mais passons sur ces turpitudes du vocabulaire christianisé.

Face à ces accusations qui reviennent de loin en loin, formulées plus ou moins directement par des gouvernements, commentateurs ou journalistes étrangers, mes confrères éclairés ou emplumés restent étrangement muets, eux qui sont d'ordinaire si ardents, se gardant bien de rentrer dans le jeu du débat avec ceux qui ont le culot de tels propos. Il est probable, d'ailleurs, qu'aborder le sujet même ici fera grincer des dents à plus d'un officiel, quand ils auront vent de mes propos – non pas quand ils les auront lu, car je n'ai pas la folie de croire mes mots dignes d'un tel éloge, comme dirait l'autre flagorneur de service. Contrairement à d'autres sujets plus ponctuels, ce n'est même pas à cause d'un certain snobisme ambiant, ce n'est pas du fait d'une quelconque répugnance à répondre à une accusation jugée indigne de leur plume, non. S'ils se taisent soigneusement, c'est parce que les rédactions des différents grands journaux n'ont aucune envie de s'attirer les foudres du pouvoir en soulignant publiquement la réalité qui justifie et motive l'attitude diplomatique dites « angélique » du Vonalya sur la scène internationale.

Le rapport démographique.

Car si le Vonalya peut prétendre être un géant par sa culture, sa philosophie, son éducation, sa spiritualité ou pourquoi pas son économie, il faut bien avouer une réalité toute simple : notre pays n'est pas et ne sera jamais un géant démographique, que du contraire. Nos îles froides ne peuvent porter une population gargantuesque, pas sans un fort mouvement de population vers l'extérieur, qui n'existe plus depuis les âges héroïques de nos ancêtres vikings, ou alors un développement de mégalopoles dans les parties les plus chaudes de notre archipel, soutenues par des importations massives de nourriture dont elles deviendraient totalement dépendantes, ce à quoi notre gouvernement comme notre peuple se refuse largement. Ce n'est donc pas une donnée que l'on pourrait inverser mais bien un élément avec lequel notre pays doit composer durablement, une réalité qui a été bien comprise pendant la période de crise qu'à traversé le simpomonde il y a quelques années, sinon bien avant, et qui a dicté, plus encore que jadis, la politique vonalyanne.

Oui, la politique du Vonalya est sans nul doute angélique, tout simplement parce qu'elle ne peut pas réellement se permettre, sur le long terme, le luxe d'être guerrière. Si l'armée vonalyanne est une armée d'élite, dotée du meilleur matériel, et sans nul doute d'un excellent rapport entre son efficacité et son coût d’entretien, c'est une armée de petite taille, non pas par choix, mais simplement par nécessité. Il n'y a pas assez de population au Vonalya pour une armée beaucoup plus grande, pas sans que cela ne s'accompagne d'une économie de guerre qui tournerait autour de la militarisation, et, sur le long terme, il n'y a pas assez de soldats mobilisables au Vonalya pour lutter efficacement contre une guerre offensive contre le pays, ou pour occuper un énorme pays non-collaboratif. En cas d'invasion, sans doute, le peuple vonalyan se lèverait et pratiquerait la guérilla, d'autant plus dans le nord du pays – ce qui est vaste, comme appellation – mais pas sans que cela ne coûte énormément au Vonalya, autant sur le plan humain que matériel.

La diplomatie vonalyanne ne découle donc pas d'une vision angélique et pleine de bons sentiments, qui penserait que tous les hommes sont bons et pleins de bonnes intentions, mais simplement d'une réalité qui force les vonalyans à agir pour que tous autour d'eux soient convaincus d'être bons et pleins de bons sentiments, convaincus qu'ils ont plus intérêt à tendre la main que le poing en direction de nos froids rivages. Car en cas de guerre totale, l'armée et le peuple vonalyan ne pourraient à long terme qu'être écrasés sous le simple poids du nombre par rapport à tous leurs voisins, si bon que soit l'entraînement de nos troupes, si excellent que soit notre matériel et si fort que soit notre résolution. Voilà donc la racine de « l'angélisme » vonalyan, une racine que les grands médias se gardent bien entendu soigneusement de mettre en lumière, mais qui n'en est pas moins réelle, et qui ne fera sans doute que gagner à être rappeler à certains de nos concitoyens, au cas où ils se mettraient à rêver trop ardemment de politiques plus guerrières...
Alwine

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[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 1 juillet 2032, 10h30.
[/right]

Merci encore à la scalde Valdora Cœur-de-Sirène qui nous a offert un magnifique chant de sa composition sur la beauté de la nature quand elle est caressé par les doux rayons du soleil d'été ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Le cannabis bientôt légalisé en Nouvelle-Gallesterre ? C'est en tous cas une possibilité qui semble rallier la majeure partie de la population, cependant qu'une violente opposition se fait entendre de la part d'une minorité active. Au Vonalya, le débat surprend surtout par... son existence elle-même, dans notre pays où, comme chacun le sait, la drogue n'est pas interdite mais plutôt judicieusement réglementer, laissant chacun face à sa responsabilité quant à la consommation de drogue, dans les limites de la loi comme pour toute substance affectant les sens.

Interrogé par nos soins, plusieurs experts vonalyans se sont dits « éternellement surpris » par ses sociétés auto-proclamées « libérales » et qui veulent toujours imposer des barrières contraignantes à leurs populations. D'après eux, la politique de répression a prouvé son inefficacité, que ce soit celle, moderne, contre la drogue, ou celle, ancienne, contre l'alcool, qu'on a appelé « prohibition » lors de son application dans plusieurs états olgariens, application toute aussi inefficace que ne l'est l'interdiction de la drogue aujourd'hui.

Drogue ou alcool – si tant est que l'alcool ne soit pas une drogue – la clé réside, à en croire les experts vonalyans, dans la régulation, non dans l'interdiction. L'interdiction ne sert qu'à stimuler les réseaux parallèles, comme on peut le voir aussi bien en Olgarie qu'en Dytolie, où un vaste trafic continental est connu de tous, sans que les états dytoliens n'aient d'autres réflexes que de tenter une répression encore plus grande pour le combattre...

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*Chez nos voisins thorvalois la Reine Marie a réaffirmé... le droit d'asile des églises chrétiennes, au vif déplaisir des juristes thorvalois, guère écoutés dans une société avant tout traditionnelle, il faut le dire. Le droit d'asile est une coutume chrétienne qui veut qu'un criminel soit intouchable tant qu'il est dans un lieu saint, sous la protection divine, une coutume respectable, assurément, tant qu'elle est bien dosée et ne donne pas lieu à des excès, bref, tant qu'on peut faire confiance à son clergé, ce qui est assurément le cas de l'église thorvaloise...

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Nouvelles du Vonalya :

*Suite de l'affaire dite « du duel de Jomfrubard », où le fils aîné du baron avait trouvé la mort sous la lame d'un des vassaux de celui-ci, pour une affaire d'honneur. Les tensions ont été très vives dans la baronnie, jusqu'à ce que les deux hommes se réconcilient autour d'un arrangement dynastique : la fille du vassal épousera le fils cadet et nouvel héritier du baron, en apportant une large dot qui servira sans doute aussi de compensation officieuse au sang versé, en sachant qu'une compensation officielle ne pouvait être versée, puisque le jeune homme avait été tué dans les règles, lors d'un duel qu'il avait lui-même provoqué...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, la chorale du village de Krunbarf va nous interpréter un énergique chant paysan de leur village, chantant la beauté des champs à l'époque des moissons !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 3 juillet 2032.
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La magnifique manœuvre de la Couronne de Soverovie :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenus.

La Couronne a changé de tête en Soverovie, la chose est connue, maintenant. La presse éclairée, et nos confrères qui se diffusent par les ondes, se sont tous fais les échos de cette nouvelle réalité, généralement pour s'en féliciter. Réjouissons-nous, la bonne reine Anastasia I est montée sur le trône, une reine éclairée qui est prête à dialoguer avec nous, vils païens, sans brandir une épée dans une main et une torche dans l'autre, comme ses ascendants. Et que nous importe, au fond, qu'aient déjà commencé à pleuvoir les annonces et les mesures concrètes contre tout ce qui n'est pas chrétien dans ses frontières, en retirant à ceux qui n'adorent pas la croix tous leurs droits, à par leur droit à la vie – quelle générosité – en leur envoyant une légion de prêcheurs et en les menaçants, s'ils osent ne pas être tout sucre tout miel avec ceux-ci, de les mettre en prison et de confisquer leurs biens. Tout cela, nos collègues éclairés n'en parleront pas, le gouvernement n'y fera pas allusion, circulez, après tout ce ne sont que des primitifs inuits dont il est question, alors cela ne nous regarde pas.

Mais ce n'est pas sur cet aspect du règne nouveau qui s'annonce en Soverovie que je voulais m'attarder ici – au fond, le sort religieux des tribus inuits de la côte continentale m'indiffère plutôt, moi aussi, je dois vous l'avouer. Non, ce que je voulais souligner ici c'est la magnifique manœuvre politique réalisée par la nouvelle reine. Bien sûr, il y a déjà le coup de force de s'être fait élire, mais pour cette manœuvre-là, elle a reçu l'aide du Montalvo, ou plutôt d'une jeune montalvéenne en apparence bien innocente, même si cela mériterait sans doute aussi un regard plus expert, qui cela dit ne viendra sans doute jamais – car après tout, quel intérêt aurait la nouvelle reine immaculée à jeter une ombre sur son élection alors que c'est celle-ci qui fonde son pouvoir ? Passons aussi sur la manœuvre de main tendue vers les non-chrétiens qui aura réussi à lui concilier notre bon Vonalya, et sans doute le reste du monde scandinave, le tout en se laissant les mains libres pour lancer une Croisade interne si elle le voulait, comme nous l'avons déjà vu.

Non, le coup de génie repose avant tout dans la gestion des contre-coups de son élection, et plus particulièrement dans la gestion du cas de son rival en disgrâce, l'adultère Prince Boris... ou plutôt ex-prince Boris. En effet, le premier acte ou presque de la nouvelle reine, après n'avoir eut aucun problème à capter la voix du prince en disgrâce pour se faire élire, notons-le, aura été de sévir, et de sévir durement. Sans même attendre que la justice agisse, elle a fait déchoir le prince de son rang, puisqu'il ne lui servait plus à rien. L'histoire ne dira pas si le pauvre Boris aura regretté son vote lors de l'élection, du coup, lui qui aura participé à faire naître la reine qui l'aura aussitôt mis à terre. Ainsi, la nouvelle reine élimine un membre influent de la haute noblesse, un peu comme si notre bon Roi avait déchu les Vihreanil aussitôt après son arrivée sur le trône – non pas que l'envie en ait manqué à notre monarque pourtant, vraisemblablement, à l'époque et mainte fois depuis lors, de réussir ce tour de force lui aussi ! Les « traditionalistes » à terre, elle a donc les mains libres – une habilité qui fait sûrement baver d'envie la grand-duchesse du Caskar.

Mais attention, la manœuvre ne s'est pas arrêtée là ! Car en Soverovie, où le nombre d'électeurs royaux est strictement fixés – ce qui est compréhensible, vu qu'ils doivent se partager le gâteau royal à tour de rôle – il était inenvisageable qu'il y ait une vacances du pouvoir dans la principauté du vil Boris, ou qu'on divise le titre. Il fallait trouver un héritier pour le prince adultère, qui n'avait ni fils, ni neveu, ni cousin direct à proposer pour la charge – à croire que le petit Jésus avait voulu le punir de son crime d'avortement en le privant d'héritier en vie. L'astuce ? Faire appel à un comités d'experts en généalogie, qui devaient trouver un héritier. Et c'est là que la manœuvre est belle, puisque comme par hasard les experts, une fois la reine sur le trône, ont désigné un certain Gustaw de Agodiev, Vicomte de son état. Pas de communication spéciale sur son lien de parenté supposé avec le prince déchu, sur ce qui fait sa légitimité, non, on lui a juste proposé le poste – et bien sûr, il s'est bien gardé de refuser, et on le comprend !

Maintenant, qu'est-ce qui caractérise ce bon Gustaw, qui en changeant de titre a aussi changé de prénom, préférant celui de Kazimierz – sans doute pour le plaisir de rajouter des z ? Sa grande piété catholique et sa grande fidélité à la couronne de Soverovie, d'abord, qui lui ont valu une acceptation quasi-immédiate par les citoyens de sa nouvelle principauté, qui s'étaient soulevés contre le prince débauché et qui sont maintenant soulagés de voir une digne grenouille de bénitier aux commandes : les manifestants sont rentrés chez eux satisfaits. Ceci dit, le nouveau prince a aussi une autre caractéristique encore plus intéressante : en tant que Vicomte d'Agodiev il était était vassal d'une principauté, comme tous les moins-que-princes en Soverovie. Mais pourtant, il n'était pas vassale de la principauté dont il prendra maintenant la tête, comme on aurait pu l'attendre, mais d'une tout autre principauté. Pour être plus exact, il était vassal de la Princesse Anastasia II de Kver... alias la Reine Anastasia I de Soverovie, comme elle est maintenant plus connue à l'international.

Ors donc, résumons. La reine Anastasia a éliminé son plus éminent rival passé, et ainsi décapité le parti des traditionalistes pour le moment. Elle a mis en place un nouveau prince à sa place, qui lui sera donc redevable. En plus, c'est un homme connu pour être une marionnette docile de la couronne... et c'est un de ses propres vassaux, qu'elle connaît et qui lui obéit donc depuis des années et des années, qu'elle a promu pour ce poste ! Elle se retrouve donc avec un prince virtuellement soumis à ses quatre volontés, alors que ses ennemis, eux, sont durablement affaiblis. Tout ça grâce à une indiscrétion d'une montalvéenne, le témoignage d'une pauvre petite nonne et un comité de généalogistes décidément bien accommodants. Mais bien sûr, on ne se questionnera ni sur la bonne foi de la nonne – une femme de dieu, pensez-vous ! – ou des experts – par définition les experts sont neutres et incorruptibles, hein ? – et on mettra toute la suspicion au sujet de la fuite montalvéenne sur le seul Montalvo et sur son ambassadeur qui aura peut-être manipulé sa pauvre fille... après tout, ce n'est pas comme si le scandale montalvéen n'avait éclaté que parce que quelqu'un, en Soverovie, avait validé la décision de leur faire parvenir des informations sur les candidats...

Si ?

En tous cas de mon côté, je ne peux en tous cas qu'applaudir et suggérer aux jeunes souveraines du Thorval et du Caskar – surtout cette dernière – et même à notre bon Roi, pourtant plus expérimenté, de s'inscrire pour prendre des cours au près de la noble reine Anastasia de Soverovie, dont le règne, assurément, débute sous les meilleurs augures...
Alwine

Message par Alwine »

[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 21 juillet 2032, 10h30.
[/right]

Merci encore à la chorale villageoise de Sunmarug pour nous avoir interprété le chant traditionnel des fermiers de chez eux, ventant la bravoure et le mérite de ceux qui n'épargnent pas leurs efforts pour fournir le précieux grain à tout le Royaume ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

* « Fabroccia », voilà un nom qui n'est pas tout à fait inconnu au Vonalya, où il évoque les robes légères des Latines, d'une coupe élégante quoique dramaticalement inadaptée aux conditions climatiques de notre beau pays. Un nom de prestige dans le monde de la mode qui semblait hélas prêt à mettre la clé sous la porte, à une époque où c'est prêt-à-porter à coût réduit qui semble devoir tenir le haut du pavé au Montalvo, où la marque est basée, et où bien entendu on ne saurait imaginer qu'une entreprise, si prestigieuse soit-elle, puisse survivre sans faire de profits, ce qui est bien normal.

Mais si Fabroccia semblait perdue vue du Montalvo, il n'en est visiblement pas de même aux yeux des ventéliens, puisque plusieurs compagnies orientales ont fait connaître leur intérêt pour un rachat de la marque affaiblie. Ainsi la société lianwadaise « LICHESY », spécialisée jusqu'ici dans la chimie et les fibres synthétiques, a-t-elle marqué son intérêt, suivie de la marque de mode du Komodo « Mademoiselle ». L'un et l'autre espèrent sans doute utiliser le prestige et pourquoi pas le savoir-faire de la marque montalvéenne pour se renforcer chez eux et se lancer dans le bassin céruléen, tandis que, côté montalvéen, on se frotte visiblement les mains de cette occasion de poursuivre l'histoire de Fabroccia... tout en évitant une trop lourde perte financière.

[center][...][/center]

*Le décret missionnaire pris il y a quelques temps en Soverovie n'en fini pas d'alimenter l'actualité, non plus avec de simples réponses de presse, mais avec des faits concrets. Ainsi, alors que les inuits sont nombreux à prendre la mer dans l'est du royaume slave pour échapper à la volonté de conversion – ce qui se comprend sans doute – une centaine d'entre eux à décidé de verser dans l'illégalité en s'emparant de vaisseaux appartenant à un baron local. Mal leur en a pris puisque ledit baron se trouvait être le frère d'un des princes soveroves, ce qui a évidemment aidé à déclencher une réaction tranchée des autorités, de sorte que les deux vaisseaux ont rapidement été retrouvés et stoppés par la marine soverove.

Mais il s'est trouvé que les inuits n'étaient pas seuls, puisqu'ils étaient accompagnés, et probablement guidés ou dirigés, selon tout vraisemblance, par un groupe de citoyens de Sankakkei – sinon on ne voit vraiment pas ce que ces gens auraient fait là-bas. Mais l'étrange nation et corporative du grand est n'est pas la seule à se méfier de la Soverovie dans l'est, puisque le Lianwa n'a pas hésité à faire rapatrier à ses frais le petit groupe de ses citoyens présents là-bas, semblant craindre pour leur sécurité du fait du nouvel édit, les lianwadais n'étant évidemment pas des chrétiens, du moins pour la plupart.

Néanmoins, pour l'heure, la Soverovie ne s'en tire pas si mal que ça malgré tout, puisque chacune de ces affaires a été suivie, concrètement, d'une rencontre avec le gouvernement concerné. De quoi tisser un peu plus la toile diplomatique soverove, qui semble déterminer à rapidement rattraper le temps perdu par rapport aux nations ayant commencé un peu plus tôt leur ouverture...

[center][...][/center]

Nouvelles du Vonalya :

*La baisse du prix du gaz, un problème pour la Société Vonalyanne du Gaz ? Pas du tout, à en croire les responsables de la SVG, qui au contraire se frottent les mains de la conjoncture actuelle. Comme le soulignait un des Maîtres ingénieurs à nos journalistes, un prix du gaz plus bas veut peut-être dire des bénéfices légèrement moindre sur le gaz vendu en lui-même, mais il veut surtout dire, du point de vue de la Société, un gaz plus facile à vendre, et un nombre potentiellement bien plus grands de clients intéressés. Mais écoutons plutôt Maître Jorvurg Corne-de-Glace, ingénieur spécialisé de son état et membre du conseil d'administration de la SVG :

« Quand le gaz est cher, il est certes rentable de le vendre, mais les gens cherchent d'autres moyens de s'éclairer et de se chauffer. Le pétrole et le charbon sont les concurrents traditionnels, sans oublier toutes les énergies « vertes », comme le solaire. Au contraire, un gaz au prix bas encourage les gens continuer d'utiliser le gaz, ou pourquoi pas à s'y mettre ! Hors plus le gaz est attractif, plus il est facile à vendre, et plus les gens veulent l'extraire et l'utiliser... et sont donc potentiellement prêts à nous payer pour que nous l'extrayons, le transformons et l'utilisons comme énergie pour eux ! »

La Société, qui pourrait sans doute à tout moment faire remonter les prix en fermant ses vannes, ou en s'entendant avec d'autres pour les remonter artificiellement, vu l'importance des gisements qu'elle exploite, semble donc parier sur la croissance de son énergie, ainsi que sur les puits et les centrales qu'elle pourra construire et autant que possible exploiter à l'étranger...

[center][...][/center]

Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, le talentueux scalde Golvald Main-de-Fée interprétera pour nous la « Ronde des Esprits Follets », un joyeux chant estival de sa composition !
Alwine

Message par Alwine »

[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 20 août 2032.
[/right]

La diplomatie vonalyanne à la traîne derrière l'ultra-dynamisme soverov :

Depuis deux ans, maintenant, nous avions coutume, périodiquement, de vous tenir informés des divers actions d'éclats de notre diplomatie nationale, toujours des plus dynamiques, parmi les plus dynamiques, même, d'un simpomonde où les contacts diplomatiques en tant que tels commençaient tout juste à renaître. Hélas, force nous est de concéder que le Vonalya ne détient plus la palme en matière de dynamisme diplomatique dans le Nord. Alors que le rythme diplomatique vonalyan s'est ralentit ces derniers mois, du fait d'un grand nombre de dossiers divers à traiter en interne pour le gouvernement, mais également des divers traités déjà négocier à consolider et à appliquer sur le terrain, qui l'a empêché de se tourner efficacement vers de nouveaux partenaires, pendant ce temps, donc, la diplomatie de nos « presque voisins » de Soverovie, elle, a connu une véritable explosion, contactant de nouveaux partenaires tous azimuts !

Si en soit et objectivement la diplomatie vonalyanne n'a pas à rougir de son bilan annuel pour l'année 2032, d'autant que l'année n'est pas encore finie, surtout si on la compare à la situation générale, il est indéniable qu'elle a ralentit pendant que la « Très Chrétienne » Reine Anastasia de Soverovie a démultiplié ses efforts pour passer d'une situation de calme plat diplomatique à une large ouverture. Si les soveroves ont commencé en retard de plus d'un an et demi sur les vonalyans dans ce « renouveau diplomatique » simpomondial ouvert après les années de crises, nul doute qu'ils ont déjà largement rattrapé ce retard, et menacent de dépasser la plupart des pays du simpomonde par la diversité des liens établis et la multiplicité des marchés et des accords négociés aux quatre coins du simpomonde, y compris notre beau royaume lui-même, pourtant si fier, il y a quelques mois encore, de son réseau diplomatique.

Pourtant, interrogés par nos journalistes, la plupart des officiels du Ministère de la Diplomatie ont refusé de s'alarmer et parlent plutôt « d'intéressantes opportunités » ouvertes par les soveroves. « Vous comprenez, nous confiait l'un d'entre eux, établir de nouveaux liens entre le Grand Nord et de nouvelles parties du monde est une démarche parfois compliquée ». Prenant l'exemple du Montalvo, d'abord ouvert à nos cousins du Skogurjördin, avant de se lier avec nous presque par extension naturel, ce responsable nous a expliqué que les démarches de la Soverovie permettait au Vonalya d'espérer s'engouffrer dans toutes sortes de portes ouvertes par les slaves, prenant là encore un exemple à savoir celui du Komodo, cette lointaine fédération du sud-est qui devrait bientôt officialiser ces liens avec notre beau royaume... qui aura simplement profité de l'occasion offerte par le rapprochement komodo-soverov pour se « glisser dans la brèche ».

Si nous avons bien rencontré quelques diplomates confiant, sous le sceau du secret à propos de leur identité précise, leur agacement devant ce « super-dynamisme » soverov, et notamment devant la tendance de ceux-ci à vouloir s'imposer dans le monde du gaz alors même que la SVG est en train de construire des centrales chez eux, il semble que le mot d'ordre dans les rangs du Ministère soit à se féliciter d'envoyer les soveroves comme « démineurs » sur le terrain diplomatique, rôle justement tenu trop souvent jusqu'ici par les diplomates vonalyans eux-mêmes - sans compter que sur de nombreux domaines les deux pays collaborent, à commencer par celui du gaz, justement, où la SVG collabore avec la société gazière soverove pour développer ensemble une technique d'extraction plus performante, pour le moment dans la meilleure ambiance collaborative qui soit. Tous conviennent aussi, toutefois, qu'il s'agit pour le Vonalya, dès que les problèmes divers seront résolus et que les liens actuellement en consolidation seront solidement lancés, de s'impliquer à nouveau avec résolution dans la scène diplomatique simpomondiale, faute de quoi il risque la marginalisation par son suractif voisin soverove, finissant noyer dans son sillage au lieu de pouvoir profiter de son élan.

En résumé, si le dynamisme soverov peut être un atout pour le Vonalya, en ouvrant une série de portes jusque-là fermées, il faudra à notre pays ne pas se relâcher s'il veut concrétiser cet atout et non pas subir le contre-coup négatif de la situation. Prions donc les Dieux de conserver tout son dynamisme à la diplomatie vonalyanne, et même de ranimer au besoin une ardeur peut-être défaillante, pour que cette diplomatie continue de servir le rayonnement et la prospérité du Vonalya à travers le simpomonde.
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