[D6 Cubalivie] Le défenseur idéologique

Chaarden

Message par Chaarden »

<center>Le défenseur idéologique</center> (approuvé par le MJ)

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=493456simpo.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/493456simpo.png[/img][/url]</center>

Une carte de la Cubalivie... Avec un point rouge
Qu'est-ce ?


La Cubalivie est un pays socialiste, dernier résistant de son continent. Oppressée de tout part par le capitalisme destructeur, la bourgeoisie décadente et le libéralisme apatride, ce pays ne demande qu'à rester debout. Le chômage n'est pas au beau fixe, de même que la situation économique. Dans certaines régions éloignées, les hivers sont rudes, les pénuries alimentaires présentes par moment, la délinquance et la criminalité en hausse dans les villes, bref, en somme, le pays part en vrille. Le Kirkstan a récemment fait un énorme bond en avant côté économie : la croissance frôlait les 14% l'année dernière. L'armée a atteint le nombre vertigineux d'un million d'hommes. Il est temps de se servir de tous ces hommes. Le socialisme, c'est le "nous" avant le "je". Le Kirkstan va bien. La Cubalivie va mal. Pour comprendre la signification de ce point rouge, revenons quelques heures en arrière, dans le bureau de Vladimir Stramine, au Kremlin de Kritev : le maréchal Nikolaïlévitch entre, accompagné de Vassili Iakov, chef du gouvernement. Vladimir Stramine est au téléphone.

Vladimir Stramine : Si señor, deprisa. Mmm... lo sé... Si, hasta luego ! Hasta siempre ! [...] Bien messieurs, j'étais à l'instant au téléphone avec un représentant cubalivien. Nous venons de conclure oralement notre accord, savez-vous de quoi je parle Nikolaïlévitch ?

Nikolaïlévitch : Non monsieur, le camarade Iakov ne m'a pas mis au courant.

Vladimir Stramine : Bien je résume rapidement. La Cubalivie n'a jamais été très proche du Kirkstan, pour la simple et bonne raison que le pays est géographiquement très éloigné et a surtout d'autres chats à fouetter par moment. Cependant, il y a quelques semaines, j'ai pris contact avec un représentant du gouvernement rostov afin de prendre quelques conseils pour savoir comment devenir un défenseur idéologique du Pacte car notre armée nous le permet maintenant. Il m'a donc conseillé de proposer notre aide à la Cubalivie, ce que je me suis empressé de faire. Les cubaliviens n'ont pas été très réticents et j'ai donc réussi à les convaincre. Ce point rouge sur la carte est l'emplacement de la base militaire que nous allons installer sur le territoire. Cela dit, c'est un emplacement provisoire. J'ai demandé un emplacement sur le bord de la mer, afin de pouvoir stationner notre flotte, pour lutter contre la piraterie, la pêche illégale etc... Demain le conseil des ministres cubaliviens va se réunir pour nous trouver un emplacement pas trop loin d'une zone sensible en bord de mer.

Vassili Iakov : Et concrètement, qu'allons-nous y faire ?

Vladimir Stramine : J'avais pensé sur la mer à y envoyer une grosse partie de notre flotte, l'océan, c'est mieux que la mer pour les manoeuvres. Comme ça, non seulement notre flotte s'entrainera et prendre du niveau, mais en plus, nous protégerons les villages et villes en bord de mer des attaques de pirates, et, comme je l'ai dit avant, la pêche illégale etc... Sur terre, nous pouvons faire un très grand nombre de choses pour ce pays : par exemple, organiser des patrouilles dans les villes et les villages, pour dissuader les délinquants. Mais on doit aussi faire de l'actif. Je propose entre autres que les agriculteurs qui le souhaitent s'inscrivent en mairie pour recevoir une aide de militaires, qui viendraient les aider quelques jours dans les champs, afin de booster l'agriculture du pays, vous voyez ?

Nikolaïlévitch : Oui je vois... en revanche, selon mes calculs, si on stationne notre flotte là-bas, en plus de matériels militaires, ça risque de couter cher. Très cher.

Vladimir Stramine : J'en conviens, mais le prix ne doit pas nous arrêter. Combien de soldats pourrions-nous mettre en garnison là-bas ?

Nikolaïlévitch : Mmmh, il faut un minimum pour que ce soit utile. Je dirais 30'000 hommes minimum, on peut pousser jusqu'à 32'000, mais pas plus.

Vladimir Stramine : Bien, et le prix ?

Vassili Iakov : Si on y va doucement... Quelques 100 millions facilement. Sans compter le ravitaillement en nourriture et en pétrole, même si je pense qu'on pourra assez facilement s'en procurer là-bas.

Vladimir Stramine : Oui, voilà un bon point, dans combien de temps la base est opérationnel ?

Vassili Iakov : Hum... Si on envoie les premiers bâteaux et les premiers avions la semaine prochaine, disons six mois. C'est beaucoup 35'000 hommes. De plus, on doit trouver de l'acier, de la tôle etc... pour construire notre base.

Vladimir Stramine : Bien, j'ai encore quelques papiers à aller faire signer en bas. Vassili, je veux demain soir un rapport détaillé des dépenses que nous allons devoir faire, avec le prix. Nikolaïlévitch, je veux pour demain soir le contenu de la base, équipements, hommes, etc... Même heure, même endroit. Messieurs, à demain.


Vassili Iakov et Nikolaïlévitch quittèrent la salle. Vladimir Stramine, quand à lui, était plutot content. Une base militaire sur un autre continent, c'est un très bon plan, et surtout, c'est pour la grandeur du socialisme véritable.
Chaarden

Message par Chaarden »

Vassili Iakov et Nikolaïlévitch se présentèrent dans le bureau de Vladimir Stramine.

Le très bureaucratique Iakov posa un dossier de 10 pages sur le bureau du Dirigeant.
Le très pragmatique Nikolaïlévitch posa un dossier de 2 pages sur le bureau du Dirigeant.

Vladimir Stramine ouvrit le dossier de Iakov, passa outre le "bla-bla administratif" qu'il lira plus tard et arriva à la facture brute, qui a été, à sa demande, grossièrement détaille.


[quote]<center>Installation de la base militaire
kirkstanaise en Cubalivie
</center>

I/ Dépenses premières

Transport des hommes à l'aéroport : 1'500'000 $
(militaires civils, ouvriers, ingénieurs, militaires réguliers)

Transport du matériel à l'aéroport : 2'300'000 $
(équipements civils, matériel militaire)

Transport hommes/matériels en Cubalivie : 47'000'000 $
(bateaux, avions -> kérosène, carburant)

II/ Dépenses secondaires

Matériaux de construction : 15'000'000 $
(acier, tôle, plastique etc...)

III/ Dépenses non-fixes

Nourriture : 2'500'000/mois
(33'000 bouches à nourrir)

Carburants : 4'000'000/mois
(essence, kérosène etc...)

Electricité : 1'500'000/mois
(approvisionnement sur place)


Facture totale :

65'800'000 $ immédiat
8'000'000 $ par mois[/quote]
Chaarden

Message par Chaarden »

Vladimir Stramine signa le dossier que lui avait tendu son chef du gouvernement. Ce dernier sortit sans ferme la porte. Nikolaïlévitch s'avança et s'assit. Le Dirigeant prit le dossier relatif à la base en elle-même et en commença la lecture. Cette fois-ci, il prit connaissance des formalités administratives, les signa une par une, ce qui n'est pas nécessaire, mais qui est un témoignage de l'assiduité de la personne. Il arriva alors à la page où la composition de la base était détaillée.

[quote]<center>Hommes et matériels
Base militaire de Chanovsky
</center>

Secret
Lieu : Côté Est cubalivienne
Fonctions : Protection et aide à la population locale
Intérêts kirkstanais légaux : Stationnement d'une partie de la flotte et de missiles
Unités présentes : Trois divisions (30'000 hommes)

Détails :

30'000 hommes
150 véhicules de transport motorisés
5 canons d'artillerie mobile
5 canons de mortier
100 blindés légers
90 chars légers
25 chars lourds
30 batteries anti-aériennes
5 hélicoptères de transport
10 hélicoptères de combat
3 avions de combat
35 patrouilleurs
5 frégates
2 destroyers
2 croiseurs[/quote]
Chaarden

Message par Chaarden »

<center>Les travaux avancent</center> secret

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=7741541e99e016cdab81f5675dd62a5517fba8XL1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/7741541e99e016cdab81f5675dd62a5517fba8XL1.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=133775avioncargo21.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/133775avioncargo21.jpg[/img][/url]</center>

La première photo a été prise d'un hélicoptère kirkstanais se rendant en Cubalivie. On y voit une petite partie de la flotte de guerre de la Marine Nationale. Ici, elle est à environ 230 km des côtes.
La seconde photo a été prise à Stramingrad, lors du chargement de missiles Grad secrètement envoyés en Cubalivie par avion cargo. Le matériel est ensuite acheminé vers la base par convoi protégé.


<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=137758campanaconda1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/137758campanaconda1.jpg[/img][/url]</center>

Sur cette photo, prise depuis un hélicoptère de transport, on voit au premier plan des petits hélicoptères d'observation, les tentes des officiers et le début du camp. Tous les militaires présents aident les ouvriers, afin d'accélerer les travaux.
Chaarden

Message par Chaarden »

Journal d'un jeune militaire kirkstanais en Cubalivie I (1/2)

24 juin 2019

5h30

Se lever à l'heure là... un vrai bonheur en fait, si on relativise. Dans la ferme de mes parents, j'allais traire les vaches à 4h du matin, alors que je me couchais aux environs des 11h. Ceci dit, c'était un bon entraînement pour l'armée. Mon père était si fier de moi quand je me suis enrôler dans les Faucons rouges. Et encore plus le jour où j'ai annoncé mon départ pour la Cubalivie. Je me plais ici, après seulement quelques semaines passées en ce lieu, à l'autre bout du monde, ça me conviens. Il fait bon à cette époque de l'année, les travaux n'ont donc pas été très difficiles de ce côté-là. Ils ne sont d'ailleurs pas finis, mais suffisamment avancés pour que certains d'entre nous quittent la base pour commencer ce pour quoi nous étions là.
Nous partons donc courir. Deux tours de la base. C'est fait en 40 min, si on court vite. L'air marin nous donne du tonus, c'est incroyable comme c'est vivifiant. C'est la première fois de ma vie que je vois la mer. Au Kirkstan, je ne connaissais que les vastes plaines, les hautes montagnes, les vallées profondes, les forêts sombres et la ferme où j'ai grandi.


6h20

Le petit-déjeuner est, paraît-il, une question d'habitude. Je mangeais chez moi du pain, de la confiture faite maison, du miel ou encore du beurre, et tout cela avec un peu de lait. Ici c'est différent, c'est des oeufs, des saucisses grasses et du jus d'orange. Je n'ai jamais beaucoup aimé ça. Je discutais avec Djan, mon meilleur ami au régiment. Selon lui, on allait nous faire planter des patates avec des fermiers de la région. Mais d'autres disaient qu'on allaient moissoner, et d'autres encore parlaient de protection rapprochée d'un élu local. Personnellement, je suis habitué aux travaux de la ferme, ça ne me dérange pas, je l'ai toujours fait après tout.
Notre lieutenant nous somma de nous lever et nous mena sur la place d'appel.


7h

Nous préparons nos bagages comme on nous l'a appris après s'être fait un brin de toilette. Et oui... il faut faire bonne impression. Le lieutenant a pris un certain temps à nous répartir par équipes de trois.
Quelques méfaits ont été commis dans une ville voisine de 4000 habitants, des voitures incendiées, des vitres cassées, des personnes agressées... et le maire a demandé une aide de la part de l'armée, qui n'a pas écouté. Nous avons donc été contacté. Il y aura dans cette ville constamment 90 hommes, qui se relayeront. Se succèderont patrouilles, escortes, contrôles... De quoi calmer les plus petites racailles. Le gouvernement cubalivien a, -il parait, du moins- donné l'autorisation de tirer à la moindre altercation. Le calme par la violence, ça marche ? Je n'ai personnellement aucune autre solution. Mais comme tout le monde, chaque matin, je charge mon arme et la nettoie avec la même espérance... celle de ne pas avoir à s'en servir.
Chaarden

Message par Chaarden »

Journal d'un jeune militaire kirkstanais en Cubalivie (2/2)

24 juin 2019

7h15

Premier appel, le lieutenant crie comme si nous étions sourds, croyant nécessaire le fait de cacher le bruit des machines derrière qui travaillent encore à soulever les lourdes charpentes composant le toit du réfectoire. Nous montons dans les camions les uns après les autres, gênés par notre lourd équipement.
Les camions démarrent, au nombre de 5.
90 hommes en tout.
Lors du trajet, le lieutenant se lève et nous précises notre objectif de la journée :
Nous allons dans une ville de 4000 habitants, en proie au banditisme, à la délinquance, bref, à la criminalité en tout genre. Nous devons ramener le calme dans la cité, à coups de pompes dans le cul s'il le faut. Il nous répartit ensuite par équipes de trois. Je suis avec Djan, Grigori, Segueï et Vladimir, quatre bons amis de régiment depuis que je me suis enrôlé dans l'armée. Djan a 19 ans, comme moi. Grigori 25, -il est plus gradé que nous, il sera donc notre chef -, Sergueï 20 et Vladimir 21.
Les cahots du véhicule me donne singulièrement mal à l'estomac. Le nouveau style de petit-déjeuner ne me convienne pas je crois.


7h45

De l'air frais, enfin, je suis bien content de pouvoir me dégourdir les jambes. Mes jambes tremblent comme pas possible. Je rejoins Djan et Boris et nous nous regroupons tous autour du lieutenant. Il a écrit sur un bout de papier de longues phrases pendant le trajet et semble vouloir nous lire ce qu'il a noté. C'est en fait le nom de chaque patrouille avec le boulot que chacun d'entre elle aura à faire. La première ira escorter les pompiers afin de les protéger d'éventuelles agressions dont ils sont parfois victimes. La seconde ira se positionner sur la place de la ville, surveillant ainsi les différents commerces. La troisième, c'est nous. Nous devons patrouiller jusqu'à ce soir dans le lycée de la ville et livrer à la police quelques élèves. Nous commençons donc à marcher. Comme prévu, nous arrêtons quelques personnes sur la route afin de procéder à des vérifications d'identité. Rien d'anormal.

8h

Nous arrivons au collège. Il ouvre à 8h15 mais déjà des dizaines de personnes attendent devant la grille. Tous et toutes nous regardent d'un air intrigué. Quelques minutes plus tard, un homme marche à grands pas vers nous et se présente comme étant le proviseur de cet établissement scolaire. Il nous informe qu'il a averti les élèves hier de notre arrivée (Sergueï parle espagnol et nous fait la traduction bien que je parle aussi espagnol, mais il est interprète de formation). Comme le lieutenant nous l'avait dit, le proviseur nous donne le nom de deux élèves que nous devons livrer à la police. Nous irons les chercher à 8h30. Une fois l'homme en costard parti, nous regardons les élèves arriver par petits groupes. Ils semblent tous impressionnés par la présence de cinq hommes en armes devant leur lycée. Nous n'avons pas de casques, seulement nos bérets. Nos armes sont des Gigakov-1 et nous portons l'uniforme réglementaire de l'armée de terre. Des militaires normaux quoi. Je vois pas ce qui attire leur regard. Je remarque alors un groupe de jeunes filles qui doivent avoir 17 ou 18 ans, à peine moins que moi. Je reste alors fixé sur l'une d'entre elles. Les cheveux d'un noir de jais, lisses, les yeux -légèrement bridés- de la même teinte foncée, les dents d'un blanc éblouissant, un rire discret et beau, habillée sobrement. Son regard croise alors le mien : elle me sourit et je me sens rougir comme un abruti. Je la vois alors rougir à son tour. Quelques minutes après cela, elle murmura quelque chose à une de ses amies, qui me regarda et souri à son tour en lui répondant. Je me sentais parfaitement idiot. Que venaient-elles de dire ?
Alors que j'étais perdu dans mes pensées, Sergueï me secoua l'épaule, me demandant si je m'étais endormi.


8h30

Les élèves sont rentrés. Nous rentrons alors dans l'établissement. Nous nous rendons au bureau des surveillants pour accomplir notre tâche. Les deux élèves sont que nous devons arrêter sont actuellement en cours de biologie au dernier étage. Pendant que nous montons les escaliers, j’appelle la police pour leur dire que nous leur livrerons les deux délinquants dans quelques minutes. Ils ont tous les deux 17 ans. Nous arrivons devant la salle ; je toque à la porte puis j'entre. Je reste alors bloqué : la fille que j'ai vu ce matin se trouve assise au premier rang. Je la regarde quelques secondes, je me sens à nouveau rougir, elle sourit. Je me ressaisis alors et prononce le nom des deux élèves que nous devons attraper. Le professeur demande aux deux garçons -Juan et Pablo- de se désigner. Le drame arriva. L'un d'eux saisit une de ses camarades et met sous sa gorge un couteau qu'il sortit de sa poche. Nous n'étions pas tous rentré dans la salle et j'entendis Vladimir partir dans la salle d'à côté pour prendre le gamin par derrière. Il fallait juste le canaliser jusque là. Jamais je ne me suis senti aussi tremblant. Je ne savais pas quoi faire. Je reconnus alors la fille menacée. C'était l'amie que j'avais vu parler ce matin avec la fille du premier rang. Je regardai alors cette dernière : elle me regarda en même temps, pétrifiée. Son regard m'insuffla une bouffée de courage. Je me tournais vers le gamin, qui sanglotait, gémissant qu'il n'avait rien fait. Je discutai avec lui, demandant son nom, lui indiquant le mien. Au bout de quelques minutes, la porte de derrière s'entre-ouvrit et Vladimir apparut enfin. Puis tout se passe en un éclair : Vladimir bondit et assomma Juan avec sa matraque, je sautai de même et saisit la gamine, qui semblait au bord de l'évanouissement. Vladimir prit le jeune dans ses bras et s'en alla le remettre au policier, avec Pablo et nos camarades. Quand à moi, je voulais accompagner la fille -Isabel- à l'infirmerie. Au moment de sortir de la salle de classe, le professeur désigna une certaine Maria pour venir avec nous. Pas compliqué de deviner alors qui était cette Maria. Nous marchions donc tous les trois, Isabel se tenant après nous deux. Une fois arrivés à l'infirmerie après un voyage sans mot, je repris la direction de la salle de classe avec Maria, j'étais seul avec cette créature magnifique, je sentais ma bouche se dessécher. C'est elle qui engagea la conversation. Je me souviendrais toujours de ces mots échangés. Elle dit que ce que j'avais fait était très courageux et qu'elle avait toujours admiré les hommes portant l'uniforme. Je l'ai alors timidement remercié. Puis, je fus complètement perdu lorsqu'elle me demanda pourquoi j'avais perdu mes moyens en entrant dans la salle et le matin même, devant la grille. Je remarquai qu'elle souriait et ajouta qu'elle me trouvait mignon quand j'étais embarrassé. Et, stupidement, je répondis que je la trouvai plutôt jolie. A ma grande joie, surprise, bonheur, -je pourrais aligner ici des mots de tout degrés d'intensité- elle me retourna la compliment. Elle précisa que c'est ce qu'elle avait murmuré à l'oreille d'Isabel ce matin devant le lycée. Il restait quelques mètres à parcourir et je tentai alors ma chance, dans un élan de hardiesse, je l'invitai à prendre un café ce soir, lors de mon quartier libre. Elle semblait surprise, mais elle accepta en souriant. Nous arrivâmes alors devant la salle de classe, nous nous sommes fixés droit dans les yeux pendant un petit moment que je ne voudrais jamais oublier. Elle m'embrassa alors sur la joue et toqua. Je partis et me retournai une dernière fois, je vis alors à quel point cette fille était magnifique. En plus d'être jolie, elle était particulièrement gentille. Je ne savais pas ce qui se passait en moi, un sentiment étrange, une sensation inconnue, quelque chose de nouveau, d'agréable, j'avais envie de rire, de sauter, de hurler de joie, jamais je ne m'étais senti comme ça.

9h

Grigori rédigeai le rapport de l'intervention à laquelle on venait de procéder. Je m'assis sur un banc et entreprit de boire un petit remontant afin de pouvoir réfléchir à mon aise. Djan vint s'asseoir auprès de moi et m’assomma de questions. C'était mon ami depuis quelques années maintenant et savait tout sur moi. Il savait que cette fille m'avait tapé dans l’œil et je lui avoua finalement que j'avais un rendez-vous avec elle ce soir dans un petit café du coin. Il proposa de m'accompagner et restant discret. J'acceptai, ça me donnerait une couverture. Grigori finit alors son rapport. Je signe et reprends mes armes. Pour faire passer le temps, nous sommes alors allé contrôler les voitures et engin à moteur des environs. Tout est en ordre.

10h30

L'heure de la récréation sonna alors. Les bagarres se produisent souvent pendant cette période. A peine fussent-ils entrer qu'une jeune fille de 12 ans courut vers eux : elle dit que plein de garçons s'apprêtaient à se battre sous le préau. On pressa alors le pas. En effet, une dizaine de jeunes garçons s'insultaient en se menaçant clairement, se montrant le point. Sergueï se mit entre eux. Ils se calmèrent immédiatement à la vue des armes. Je trouve ça idiot. Dix gamins stupides sans éducation se rentre dedans, ça ne devrait pas être de notre ressort. Les trois surveillants qui arrivèrent ensuite nous remercièrent et nous reprîmes nos postes pendant que les punitions étaient distribuées à tour de bras. Recopier des lignes, rien de plus inutile.
Bref, après ce petit épisode, la plupart des élèves nous regardent. Nous parlons en russe et cela semble les intriguer. Quelle est cette langue douce et pourtant prononcée si gravement ? Nous avons tous conscience de parler une langue très compliquée à apprendre, surtout pour des personnes utilisant l'alphabet latin comme eux. C'est ce qui la rend belle en fait. L'unicité fait la beauté.


12h

Notre lieutenant nous a prévenu que nous mangerions dans la cantine, avec les élèves, à une table. A midi pile, nous allons donc dans le réfectoire avec les collégiens. Ils sont nombreux et donc très bruyants. Mais le bruit n'est pas un crime, pas encore. Nous mangeons donc de la « paella », je n'avais aucune idée de ce qu'est que cette chose. Cela dit, c'est plutôt bon. Du riz avec du « chorizo », une viande épicée et quelques produits de la mer que je connaissais déjà, comme des moules par exemple. Le riz est jaune, ça par contre, je ne connaissais pas. Au Kirkstan, notre riz est blanc, fin et long. En dessert, les cantiniers nous servent des yaourts à la vanille. Ça passe. Une fois le repas terminé, nous nous postons à la sortie de la cantine et contrôlons les élèves suspects. Aucun n'oppose de résistance. L’événement du matin a dû tourner dans le collège, nous donnant une certaine autorité. Les lycéens entrent alors dans la cantine. Aucun ne semble étrange donc nous contrôlons au hasard. Ils ont plutôt l'air content. Bientôt les vacances. Une fois tous rentrés, nous nous rasseyons et j'aperçois Maria à une table, j'ai passé toute la demi-heure à la regarder.

13h-18h

Nous sortons de la cantine et je me dirige vers la grille lorsque Grigori m'interpelle. L'après-midi, les élèves ont le choix entre un certain nombres d'activités (gymnastique, sports en tout genre, cuisine, théâtre, même botanique...) entrecoupées avec des heures de cours, et ce jusqu'à 17h30, voir 18h. Nous sommes alors scindés en deux groupes. Sergueï et Grigori ensemble. Le chef est toujours dans le plus petit groupe et Sergueï car il faut un hispanophone dans chaque groupe. Je le suis dans le mien, avec Vladimir et Djan. Nous partons dans des directions opposées. Sergueï et Grigori partent vers le bâtiment pour passer dans chaque salle, voir chaque activité. Quand à nous trois, nous allons vers les terrains de sports. Passant devant le premier, nous voyons vingt-deux garçons jouant au football. Aucun ne semble être mauvais joueur ou quoi que ce soit d'autre. Nous continuons donc notre route. Première altercation de la journée. Au détour du chemin qui mène à la salle de gym, quatre jeunes hommes se font face, à deux doigts d'en venir aux mains. Dans un élan de mépris pour la bagarre sans raisons, j'en saisis deux par le col et les jette violemment par terre. Un des deux autres essaie alors de s'enfuir. Immédiatement mis au sol par Djan. Vladimir soulève les deux couillons que j'ai mis au sol et je commence à les sermonner dans leur langue. Nous gardons celui qui a tenté de fuir et nous emmenons les trois autres manu militari au bureau des surveillants, ils savent quoi en faire. Nous avons alors décidé, comme promis au proviseur, d'effrayer le quatrième gamin. Il est sur la liste des adolescents perturbateurs du bureau des pions. C'est sadique mais tordant de voir à quel point un enfant peut faire son malin devant ses copains pour perdre ses couilles une fois devant quelqu'un de plus grand que lui. Une fois sortis, je l'attrape par le col et le plaque violemment contre un casier en le menaçant que la prochaine fois que je le chope à troubler l'ordre, je m'occuperais personnellement de son cas. Je le relâche ensuite et l'expédie avec ses camarades.
Nous continuons donc notre patrouille en direction des salles de gym.
Il n'y a que des filles. Ce qui ne m'étonne pas du tout. Le contraire m'aurait même troublé.
Et bien évidemment cela devait arriver : Maria est là. Elle est très douée d'après ce que je vois (même si mes connaissances en matière de gymnastique sont nulles). Elle ne m'a pas vu mais je la regarde, exécutant ses figures avec une habileté déconcertante. Je me retourna alors et vis Djan et Vladimir ricaner bêtement. Visiblement, j'étais fixé sur cette fille. Ils me parlèrent de ça toute l'après-midi mais Djan eut le tact de ne pas parler du rendez-vous. Je lui en suis très reconnaissant.
Nous continuons donc notre patrouille. Il n'y eut aucun événement perturbateur tout le reste de la journée. Une fois retournés à l'endroit où nous étions arrivés ce matin. La plupart des hommes étaient déjà là, à rendre leur rapport. Il manqua un homme à l'appel : les hommes affectés à la protection des pompiers avaient été attaqués par une bande de voyous. L'homme manquant, Boris Yemenski, est à l'infirmerie, avec l'arcade sourcilière fendue et la mâchoire fracturée. Quand aux voyous, ils ont été pour la plupart attrapés. Un a été tué lors de la bagarre. Rien de grave, ce sont seulement des délinquants minables. Le lieutenant nous précisa alors que nous aurions les mêmes postes pendant tout notre séjour ici, enfin normalement...


18h

Quartier libre jusqu'à 19h30, après quoi il fallait préparer la salle et commencer les tours de garde. Je me rase, je me coiffe convenablement et j'arrange ma tenue. Djan me presse et dit qu'être en retard à un premier rendez-vous, c'est pas très glorieux. J'ai la gorge sèche, c'est la première fois qu'une telle chose m'arrive, je n'en reviens pas. Je remercie dans ma tête notre glorieux Dirigeant ; sans lui, jamais je n'aurais rencontré cette fille.
Après quelques minutes de marche -Djan me poussant presque-, nous arrivons dans le café prévu. Je m'assois à une table et Djan à l'autre bout de la salle, près du bar. La discrétion est quelque peu flinguée.. nous portons nos uniformes. Je regarde sans cesse ma montre... 18h09... 18h10... 18h11... Ça en deviendrait presque angoissant. Tout à coup, la porte s'ouvre. Maria se tient dans l'encadrement de la porte et me cherche du regard, elle me repère en deux secondes et s'assied à ma table. Comme d'habitude, elle est souriante. Nous commandons deux cafés. Djan me regarde et lève le pouce en souriant comme un crétin. Ce geste stupide de ce part me donne pourtant le sourire et un peu de courage. Au début, je ne sais pas quoi dire. Puis la discussion commence, je lui parle de mon Kirkstan natal : elle m'avoue être un peu russophile sur les bords. Elle, elle me parle de la vie ici puis la discussion vire sur le terrain de l'amour. Je lui avoue n'avoir jamais connu d'amours -ce qui est vrai-. Elle non plus visiblement. Le moment le plus gênant pour moi fut celui où elle me demanda pourquoi je l'avais tant regardé le matin. D'après ce que je me souviens, j'ai bredouillé quelque chose du genre « je te trouvais jolie » … Elle n'avait pas l'air gênée : elle souriait, les joues légèrement rosées. Puis on parla de tout et de rien, de ce que je faisais dans son pays, ce genre de choses... Et viens l'heure que je redoutais, celle de partir. Il était 19h15. Nous sommes sortis ensemble du café. Une fois encore, Djan eut la gentillesse de ne pas me rejoindre tout de suite. Pour la deuxième fois de la journée, Maria m'embrassa sur la joue et me demanda si on pouvait se revoir demain à la même heure. J’acceptai, bien évidement. Elle s'éloigna, Djan vint quelques secondes plus tard. J'étais encore planté là comme un piquet à la regarder au loin. Il me secoua une fois qu'elle avait disparue. Je n'oublierais jamais ce que mon camarade me dit à ce moment là : « Tu es amoureux mon vieux ! ». Alors comme ça ça ressemble à ça l'amour ? Ce n'est pas désagréable mais jamais, au grand jamais je n'aurais pu croire que c'est ici que je le rencontrerais. Une fois en route, Djan me fit un rapport de tout ce qu'il avait vu et constaté : dès que je rougissais, eh bien elle aussi ! On rigolais ensemble et il me raconta un événement que j'avais presque oublié... Maria m'avait pris la main à un moment... Je me rappelais alors de ce moment.
Et Djan me laissa rêvasser.


19h30

Maria sortit momentanément de ma tête.
Une fois l'appel du soir fait, nous montions dans les camions. Certains restaient en poste pour la nuit. Le lieutenant venait de choisir seulement. Moi, je rentre à la base et je reviens demain matin. Ce qui me convient parfaitement. Le trajet fut tout aussi pénible que ce matin à la seule différence que cette fois-ci, je n'ai qu'un café dans le ventre. Heureusement je dirais.
Les sentinelles nous arrêtèrent pendant un certain temps et nous rentrons dans la base. Le lieutenant nous ordonne d'aller poser nos affaires et de sortir courir encore un peu.
Ça me permettra de souffler un peu.


20h30

Footing terminé.
On entre sous la douche. Je réfléchis à ce qui se passera demain. Même heure même endroit avec Maria. J'ai hâte. Je suis encore pensif lorsque je m'assois à la table du réfectoire. On sert la soupe. Aux vermicelles avec un peu de viande, c'est très bon ça. Personnellement je n'ai jamais eu à me plaindre de la nourriture à l'armée.
Notre venue en Cubalivie me laissait parfois perplexe. Je ne savais pas ce que ça allait donner. J'ai parfaitement senti une certaine hostilité des personnes que nous arrêtions dans la rue le matin. Je les comprends tout à fait. Ce n'est pas nous qui décidons. C'est ainsi.

Je mets ici un terme au récit de cette journée. Bonne nuit.
MJ Coordinateur

Message par MJ Coordinateur »

Note de MJ:

La Cubalivie change de visage, un nouveau Secrétaire du parti est élu, le Senor Enrico Valdez. Issu des rangs de l'armée révolutionnaire.
Le Senor Valdez a indiqué vouloir se rapprocher du Kirep et de l'Union, et a indiqué que si la CESS poursuivait sur sa voie d'une alliance avec la Fiémance, elle ne serait plus la bienvenue sur le sol Cubalivien.

La Cubalivie indique qu'elle passera prochainement une commande d'armement avec l'Union et s'entretiendra avec la diplomatie makaranne pour définir un plan de redressement de la cubaliviepour parachever la révolution.

Secret
171 militaires partisans de l'ancien secrétaire ont été arretés
Lychaka

Message par Lychaka »

<center>Cubalivie, le renouveau du communisme au Vicaskaran


[img]http://www.juzztv.com/files/thumbs/131818955972b9b.-big.jpg[/img]
Émialia Pérès en 2013, dirigeante de la Cubalivie de 2013 à 2024, fille du père fondateur de la Cubalivie révolutionnaire</center>

Peuplé d'un peu plus de 11 millions d'habitants la Cubalivie a connue en 2011 et 2012 des troubles sans précédents ayant abouti à la victoire des révolutionnaires menés par Toni Pérès qui mirent à bas la dictature, désormais devenu un symbole pour les révolutionnaires d'ouest-Alméra. Malgré sa réussite sur le plan politique et économique sa volonté d'indépendance vis à vis de la Rostovie de l'époque lui ont valu la mort, moins d'un an après la mise en place de son nouvel état. Les révolutionnaires cubaliviens tinrent néanmoins en échec la tentative numancio-rostove de remettre en place une monarchie pro-numancienne. Après cette période de troubles Émilia Pérès, légitimée par son seul lien familial succéda à son père à la tête du pays. Elle était l'une des rares étrangères hors du cercle rostov à appartenir secrètement au Rovostran sous Kirov. Même si elle en resta toujours un peu à l'écart ses liens avec la Rostovie terienkovistes étaient peut-être questionables. L'installation de forces kirkstanaises en Cubalivie poussa également In Tao à ne pas voir la fille de Toni Pérès comme un allié probable en plus de sa politique désastreuse qui fait stagner la Cubalivie dans le passé depuis plus de dix ans.

Mais le récent changement à la tête de l'état cubalivien, certainement permis par la prise de conscience du Parti fournira peut-être l'oxygène nécessaire à la Cubalivie afin de retrouver la voie du développement économique et du vrai monde socialiste. In Tao porte en tout cas de grands espoirs en la personne du Camarade Enrico Valdez.

C'est pourquoi l'Union envoie la missive suivante aux nouvelles autorités cubaliviennes :

[quote]
Camarades Valdez,

Nous avons eu connaissance de votre volonté de rompre avec le révisionnisme et l'immobilisme de votre prédécesseur, nous ne pouvons que vous applaudir et vous encourager dans cette voie. Nous savons également que la présence militaire de la Confédération vous inquiète, nous comprenons tout à fait vos craintes et les partageons en partie c'est pourquoi nous pensons qu'une rencontre entre nos deux états est indispensable afin non seulement de redéfinir notre relation mais aussi dans le but de poser les bases du renouveau économique de votre nation.

Salutations socialistes,[/quote]

---

Dans le même temps la base militaire de l'Union en Eone se met en alerte faible. La flotte se prépare à tout ordre éventuel.
Alexei

Message par Alexei »

<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Che_Guevara_statue.jpg/320px-Che_Guevara_statue.jpg[/img]</center>

[quote]À nos camarades et frères cubaliviens,

Alors que nous pensions le bloc socialiste, tiers-mondiste en particulier, à l'agonie, votre puissante nation nations a su lever un poing rageur et déterminé contre le révisionnisme et la corruption de vos anciens leaders, qui, par leur alliance avec le Kirkstan -donc la Fiémance par extension-, ont vendu le peuple cubalivien à ceux même qu'ils disaient combattre : les forces du Capital. Aujourd'hui, votre lutte victorieuse restera gravée dans les mémoires : la Cubalivie sera connue comme le berceau de la Révolution dans la Révolution. J'ai l'honneur et le plaisir de vous déclarer que le peuple kirépien vous suit désormais dans votre lutte.

La Cubalivie et son dirigeant, le camarade Valdez, dispose de l'entier soutien de la nation yougoslave dans son combat.

Franjo Tadac, Secrétaire du Peuple de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep.
[/quote]
Lychaka

Message par Lychaka »

Approuvé par le MJA

[center]Juin 2026 - Cubalivie[/center]

[justify]Enrico Valdez ne put contenir un sourire de contentement lorsque l'hélicoptère militaire makan se posa. Le Camarade Ministre des Affaires étrangères de l'URCM, Waki Kahasarai en descendit, accompagné du jeune mais brillant Maréchal Sun dont la réputation était grande non seulement dans l'Union mais aussi au sein des autres pays socialistes. Le Secrétaire du Parti Communiste Cubalivien alla à leur rencontre, accompagné de deux soldats de l'armée rouge cubalivienne.
- Camarade Kahasarai, Camarade Sun, soyez les bienvenus en Cubalivie, je suis ravi de vous accueillir.
Le militaire fut le premier à lui répondre :
- Tout le plaisir est pour nous Camarade Valdez.
- En effet, cette rencontre s'annonce très constructive.
- Nous avons hâte de constater vos progrès depuis que la traîtresse Emilia Pérès a été évincée du pouvoir. Elle faisait honte à son père, son idéologie et surtout au symbole qu'il incarnait, Toni Pérès était, sinon un modèle pour les révolutionnaires du monde entier un grand idéologue respecté de tous et un valeureux combattant de la cause socialiste. Nous ne pouvons que déplorer qu'il soit mort trop tôt et que ce pays qui aurait dû être l'accomplissement de ses idées aient du supporter dix années de stagnation par la faute de sa propre fille. Nous ne pouvons qu'être contentés par votre volonté de reprendre ce flambeau Camarade Valdez.
Le Camarade Valdez resta sobre malgré les louanges du Maréchal :
- Je ne peux que vous remercier pour les espoirs que vous semblez porter en moi-même et en mon pays. Toutefois tout n'est pas rose ici et la Cubalivie n'est toujours pas sortie de sa stagnation malgré le changement de pouvoir et quelques signes annonciateurs d'une amélioration concrète, c'est pourquoi une aide extérieure nous serait grandement bénéfique. Mais cette zone atterrissage n'est pas le meilleur lieu pour en parler, suivez-moi Camarades.
L'hélicoptère avait déposé les deux makans au nord de l'île d'Adelia, ayant longtemps appartenu à la couronne adélienne avant de repasser sous domination numancienne. Ils étaient bien loin d'Evannah, l'historique capitale des révolutionnaires cubaliviens.
A proximité du lieu d'atterrissage de l'hélicoptère makan était installé en hauteur une demeure de style colonial, distante de près d'une dizaine de kilomètres du hameau le plus proche, en contrebas la piste d'hélicoptère et un petit quai étaient bien plus utilisés pour l'atteindre que la route de terre qui la reliait au reste de l'île.
A l'intérieur de la bâtisse, qui semblait avoir été réorganisé en bâtiment administratif à l'obscure fonction, les trois hommes rejoignirent une salle de réunion baignée par le soleil de l'après-midi cubalivien.
- Camarades, je vous présente le Camarade Fidel Marquez. Commandant Suprême de l'Armée Rouge cubalivienne. Un vétéran de notre grande Révolution populaire de 2013 et surtout le bras droit de Toni Pérès jusqu'à sa mort.
Les deux makans saluèrent ce quatrième homme puis s'installèrent autour de la table de réunion.
- Bien. Tout d'abord Camarades j'aimerais vous présenter en quelques mots la situation interne de notre pays aujourd'hui, économiquement, politiquement & militairement. Ceci vous permettra de mieux comprendre quels sont nos besoins et pourquoi la Cubalivie nécessite un vrai renouveau. N'oublions pas que l'immobilisme est un signe de décadence petite-bourgeoise, or cela fait dix ans que notre pays est plongé dans l'immobilisme.
Sur le plan économique notre PIB national est de 36 milliards de Y, soit un peu moins de 1 200 Y par habitant. Si ce PIB est faible, quoique correct en comparaison de certains états du monde nous savons qu'il était avant la révolution en 2012 de 15 milliards de Y pour passer à 22 milliards de Y en 2014, un an après la révolution, 27 milliards en 2015, 33 en 2016. Depuis cette date notre PIB n'a que peu évolué, 9 % de croissance à peine sur une période de dix ans, un chiffre négligeable. Ceci alors que les premières années ayant suivies la Révolution, avec les aides externes du bloc socialiste laissaient présager une évolution rapide de notre économie et devait faire de la Cubalivie un phare du socialisme au Viscaskaran. Or s'il est aujourd'hui un pays qui peut se vanter d'être un phare du socialisme sur ce continent c'est l'Esmark dont la Révolution est pourtant postérieure à la nôtre, tandis que la Cubalivie reste un nain économique, politique & militaire.
Sur le plan politique la Révolution et le Parti ont souffert des dix années de gouvernance d'Emilia Pérès, des divisions internes ont eu lieu, mais les pérèsistes restent majoritaires, dans le Parti comme dans le peuple par chance et nous réaffirmons aujourd'hui notre primauté sur ceux qui souhaitaient entamer la contre-révolution. Sur le plan militaire notre armée n'a pas régressée grâce aux efforts du Camarade Commandant Marquez ici présent, toutefois ce n'est pas pour autant que notre armée est à la taille aujourd'hui des autres états du continent.

- Pardonnez-moi de vous interrompre au cours de ce bref exposé Camarade, toutefois, qu'en est-il de la base confédérée, au nord du pays ?
Valdez se leva et commença à faire les cents pas :
- Des parasites opportunistes. Voilà tout. Stramine avait promis d'« aider » le gouvernement d'Emilia Pérès sur le plan militaire. En réalité la Cubalivie est simplement devenue un port d'attache pour leur ridicule marine de guerre et cette situation se poursuit aujourd'hui. Nous avions déjà exprimé notre souhait de voir cette base disparaître.
- Dans ce cas, il est l'heure de faire savoir à la Confédération quels sont vos souhaits réels. Cette attitude est presque digne de la politique néocolonialiste fièmançaise. Sachez que l'Union, ainsi que le Kirep seront derrière vous pour pousser les forces confédérées à quitter les lieux sans heurts. La Cubalivie est un état indépendant, qui plus est socialiste. Si la perte de cette base militaire vous inquiète en terme de protection militaire, l'Union pourrait prendre le relais, disons sur la base d'un accord de cinq ans renouvelables pour l'installation d'une base aéronavale. Dans le même temps nous pousserons, en collaboration avec le Camarade Marquez j'imagine, à l'amélioration de vos forces armées sur le plan purement humain, j'entends ici l'entraînement, mais aussi l'armement, puisqu'il convient de faire de votre armée une force au moins capable de défendre votre territoire national et les acquis de votre Révolution. Sans tomber dans l'excès de vouloir créer une machine de guerre improductive qui ne parviendra à rien sinon ruiner votre état.
- En effet Maréchal Sun. Il va de soi que cette aide sera bénéfique pour notre armée. Toutefois notre réarmement, s'il doit avoir lieu, devra se faire en prenant en compte notre propre situation. Comme vous le précisez il ne s'agit pas de créer une machine qui ruinerait la Cubalivie, or nos finances sont limitées et les plans de réarmement sont coûteux.
- Nous comprenons bien Camarade Marquez, ne vous formalisez pas sur ces questions purement pécunières pour le moment. Nous sommes ici entre Camarades, il ne s'agit pas pour nous de presser la Cubalivie pour en retirer un profit financier mais d'aider votre nation à se reprendre en main pour en faire un état fort dans la région qui saura non seulement poursuivre sa transition vers le communisme mais aussi apporter son poids sur la scène continentale & internationale.
Le Secrétaire du Parti cessa ses allers-retours et ouvrit la fenêtre avant d'allumer un cigare cubalivien :
- Merci pour vos assurances Maréchal Sun.
Souhaitez-vous un cigare cubalivien avant de poursuivre Camarades ?

Les deux militaires acquiescèrent et Enrico Valdez leur fit passer son briquet avant de poursuivre :
- Bien. Je pense que nous avons amplement abordé la question militaire pour le moment. Laissons les Camarades Sun et Marquez discuter plus avant de cela entre eux.
Les deux militaires quittèrent la pièce, laissant le Ministre et le Secrétaire du Parti seuls.
- Je souhaiterais aborder la question purement politique. Voici une première liste de propositions d'ordre général en terme de coopération à tous les niveaux :
[quote]- Partenariat entre le Parti Communiste Cubalivien et le Parti Communiste makan, mise en place d'un Congrès-rencontre annuel entre les deux partis à Evannah ou à In Tao en fonction des années. (2026)
- Adhésion du Parti Communiste Cubalivien à l'Internationale Communiste (2026)
- Déclaration d'amitié pan-vicaskaranne entre la République Populaire de l'Archipel du Makiran Oriental et la République Communiste de Cubalivie (2026)
- Ouverture en 2027 du Lycée Makan Toni Pérès à Evannah d'une capacité de 675 élèves.
- Les échanges étudiants dans le domaine du supérieur sont fortement encouragés entre les Universités de l'Union et les Universités de Cubalivie, elles sont limitées à 4 000 étudiants (cubaliviens et makans confondus) par an.
- Programme d'échange d'oeuvres d'arts entre les musées makans et cubaliviens.
[/quote]
- Cela me semble évident Camarade, ces propositions sont acceptées. Je ne vois rien à ajouter de ce côté. Peut-être peut-on aborder la question économique qui vous tiens certainement autant à coeur que moi ?
- Puisque vous semblez avoir des propositions, soumettez-les moi.
- Voici la liste que j'avais préparée avant de venir ici.
Le makan tira de ses dossiers plusieurs pochettes contenant des contrats préparés à l'avance et les tendit au cubalivien :
[quote]- Mise en place de plusieurs lignes aériennes entre les territoires de l'URCM et de la Cubalivie, desservies par Koku Yuso (URCM) :
  • - In TaoEvannah
    - LeyinEvannah
    - Platyong- Evannah
    - TirkizEvannah
    - KinyongEvannah
- L'URCM vend à la Cubalivie 65 000 tonnes de fer par an au prix de 600 Y la tonne soit 0,039 milliards de Y par an.
- L'URCM vend à la Cubalivie 30 000 tonnes d'acier par an au prix de 4 000 Y la tonne soit 0,12 milliards de Y par an.
- L'URCM vend à la Cubalivie 2 500 tonnes de cuivre par an au prix de 9 000 Y la tonne soit 0,0225 milliards de Y par an.
- La Cubalivie vend à l'URCM 550 000 000 de paquets de cigares cubaliviens par an au prix de 1,45 Y le paquet soit 0,7975 milliards de Y par an.[/quote]
Après plusieurs minutes d'analyse minutieuse des contrats Enrico Valdez leva les yeux en ayant sélectionné ceux qui lui semblaient les plus profitable, écartant les autres de la table :
- Très bien, très bien. Tout ceci me semble positif, au moins vous nous avez évité une bonne part de paroles inutiles de cette façon, j'apprécie beaucoup Camarade Kahasarai.
Comme pour apuyer ses paroles le cubalivien tendit une main au makan qui la serra en souriant.
- Je suis ravi que nous ayons conclu les choses si rapidement. Cela permettra de rouvrir entre nos deux états des relations depuis trop longtemps rompus malgré notre proximité idéologique.[/justify]
Répondre

Retourner vers « Conflits et événements mondiaux »