Colloque...Roumalie et Maok (1)

Sir_Ulric

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[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]

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«Vers 10h00, l'aéronef du Maok se présenta dans les cieux de Roumalie...»

[f25]Par-delà les savanes zanyanaises et l'océan barebjalien, le roi Ménélok IV, ayant récemment extirpé son pays de
l'isolement, s'aventurait désormais au-dessus du Makara, et plus particulièrement dans les cieux de la Roumalie.

Pendant que l'aéronef maokorien survolait les zones roumaliennes, les passagers pouvaient apercevoir, par les
hublots, des paysages rompant avec ceux observés lors de la traversée de l'espace aérien wapongais ou raksasan.
En effet, là où auparavant les dignitaires voyaient gratte-ciels et boulevards asphaltés fourmillant d'activités humaines,
les horizons de la Roumalie se dévoilaient différemment et sous des charmes typiquement bucoliques.

Lorsque les pilotes reçurent les indications de la tour de contrôle pour atterrir, ils entreprirent leur procédure et, sans la
moindre anomalie, l'avion se déposa sur le tarmac du modeste aérodrome.

Enfin, quand la délégation se retira de l'appareil, elle fut premièrement accueillie par une rafraîchissante brise et finalement
par un groupe divisé en deux rangs égaux d'une dizaine de gendarmes, avec un quarantenaire non loin desdits sergents de ville.
Ce même homme, en tenue traditionnelle, alla à la rencontre des officiels zanyanais et les salua par une respectueuse révérence.[/f25]


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«Ryu Mosa-Wu, fonctionnaire de troisième rang, responsable de l'accueil...»

[f25]Suite au protocole de bienvenue, le représentant roumalien s'assura de procurer aux conviés toutes les commodités nécessaires aux
bons soins de ceux-ci.

C'est ainsi par pousses-pousses, encadré par une escorte montée, que tous voyagèrent du lieu de l'atterrissage jusqu'à un village du
nom de Qianliyan. Le délégué, M.Ryu, accorda poliment aux visiteurs quelques réponses à des questionnements communs, comme
le nom de la destination. Néanmoins, le fonctionnaire se permit également de présenter les alentours aux allures champêtres et l'une
des caractéristiques traditions qui traversa les périples des âges et resta significativement enracinée dans les mœurs: La singulière
coiffure que tous les hommes arboraient indistinctement de leur statut. En ce sens, le guide raconta que cette coutume était issue du
fondateur et unificateur du royaume, Sheag Ruma-Li. Ce personnage prestigieux et historique avait comme marque distinctive, selon
l’interlocuteur, une longue chevelure tressée par l'arrière et une surface entièrement dégagée à l'avant. À son époque, c'était l'emblème
par excellence du clan de celui-là...Continuant sur cette lancée, il ajouta que cette coutume se perpétua grâce au rayonnement de Ruma-Li
et aux efforts de ses successeurs. Le représentant termina en disant que cette coiffure est un gage de fierté autant personnelle que nationale,
maintenant, ayant même sa place dans la législation juridique...[/f25]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/683455Village.jpg[/img]
«Qianliyan, village de 1400 habitants au-delà des circuits urbains...»

[f25]La discussion inachevée, mais la destination atteinte, Mosa-Wu s'excusa de ne pouvoir développer davantage cet aspect et souhaita la bienvenue
aux invités dans le village de Qianliyan.

Le bourg en question abritait à peu près un millier d'âmes, et déjà, il s'occupait au perfectionnement perpétuel de ses activités. À même la communauté,
le tintement reconnaissable d'un marteau frappant sur une enclume se laissait entendre et des villageois entouraient le convoi. Lors du passage des étrangers,
les habitants cédèrent un espace aux véhicules, s'inclinèrent humblement devant les conviés et repartirent à leur ouvrage au moment où les Zanyanais finirent de traverser leur coin.

Le panorama rustique étonnement raffiné permettait aux émissaires de percevoir une culture approfondie et méticuleuse.

Le voyage s'interrompit sous la main levée du fonctionnaire. Il sollicita la délégation à descendre de leur transport et à le
suivre jusqu'à une résidence conforme à l'architecture traditionnelle de la région.

Avant de pénétrer en la maison, des hommes aux accoutrements soignés et à la stature conséquente, se tenant à l'entrée,
examinèrent les gens qui s'apprêtaient à être reçu. Puis, les mêmes gardiens présentèrent leur déférence aux invités en
s'inclinant, découvrant l'entrée.[/f25]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/743794Peintureclassique.jpg[/img]
«Illustration traditionnelle à l'encre de ''Kong le Clairvoyant''...»

[f25]Pendant que les gens du Zanyane s'imbibaient des décors, comme l'une des œuvres reconnues en Roumalie, sous le nom de
''Kong le Clairvoyant'', dépeignant l'importance de la spiritualité et de la sérénité, les Roumaliens s'affairaient à calmement finaliser le
terrain pour l'entrevue.

À l'instant où l'un des officiers de la résidence alla manifestement avertir l'hôte, le guide en profita pour révéler sur la peinture
son nom et celui de l'individu qui s'y trouvait: Maître Kong Qiu...Il n'eut toutefois pas le loisir d'en dire plus, car l'officier revint
et invita les gens à entrer.[/f25]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Une fois à l'intérieur, un héraut divulgua solennellement l'identité de la personne plus tôt assise. Il s'agissait du monarque de la
Roumalie, l'unique. Le roi, après cette présentation, congédia ses gens et dit chaleureusement en illustrant une révérence
cérémonieuse à son homologue:«Votre Majesté, il me sied de vous accueillir en ce foyer. Veuillez, je vous en prie, excuser les
désagréments de votre courte pérégrination...Permettez-moi de vous remercier personnellement d'avoir parcouru un si long trajet
pour me faire l'honneur de votre présence.
» Dès la fin des quelques mots, le souverain s'empressa d'ajouta:«Puis-je, en cette occasion, vous inviter à vous asseoir et vous proposer une tasse de thé ? Désirez-vous quelconque autre commodité, Majesté ?»

Bien sûr, tapit dans un coin, un interprète traduisait soigneusement les moindres propos du roi en la langue du Maokorien, non pas dénué d'un accent
makaran...[/f25][/center]
Alwine

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

C'était la première fois que le tout jeune Roi de Maok voyageait au Makara. Il fallait dire qu'il n'était pas sur le trône depuis très longtemps et qu'en fait, jusqu'ici, il n'avait quitté le continent qu'une fois, pour aller visiter la Reine de Thorval, six mois plus tôt, à l'occasion de la Fête de la Nativité du Christ, autrement appelée Noël. Même si, certainement, son pays avait bien moins de liens évident avec le grand continent de l'Est – de l'Est du point de vue maokorien, bien entendu – Ménélok était néanmoins heureux de pouvoir faire cette visite, dans l'espoir, justement, que son règne ne soit pas seulement celui où de vieux liens, ceux avec le reste du Zanyane, ceux avec l'Alméra, auraient été retrouvés, restaurés et étoffés, mais aussi celui où on aurait tissé de nouveaux liens, jetés de nouveaux ponts, fut-ce au-delà des grandes étendues océanes qui séparaient le Zanyane et le Makara, le Maok et la Roumalie.

Et si, de l'avion, il n'avait pu voir que peu de choses des pays survolés avant cela, il avait néanmoins pu se faire une idée des zones très industrialisées par-dessus lesquelles il passait, chose qui changea radicalement quand ils arrivèrent au-dessus de la Roumalie, dans une différence qui se fit plus nette encore lorsqu'ils commencèrent à descendre. Au lieu de béton et d'acier, la Roumalie semblait reposer essentiellement sur un paysage beaucoup plus traditionnel, beaucoup plus proche de la terre, comme c'était d'ailleurs le cas au Maok même. Cela confirmait l'idée qu'avait le monarque de ce pays, à savoir celui d'un état qui respectait encore ses antiques traditions et avait su conserver toute la force de son identité ancestrale. Ce qu'il voyait lui plaisait, et tout en même temps lui semblait exotique, mais c'était bien aussi pour cette impression d'exotisme que les voyages à l'étranger, et plus encore sur d'autres continents, étaient si plaisants.

Ces impressions se confirmèrent quand ils eurent atterrit, de même que pendant le voyage qui suivit. L’accueil fut du reste impeccable, bien entendu, et c'est avec plaisir que le Roi prit place dans le moyen de transport qui lui était proposé et qui, totalement inconnu de lui, ne fit que rajouter à l'exotisme du paysage et des explications fournies. Des explications que le monarque écouta avec attention, de même que sa Ministre des Affaires Étrangères, qui était, bien entendu, également du voyage. Le souverain avait amené une suite, comme il se devait, dont un petit groupe destiné à le conseiller pendant la rencontre, et comprenant, notamment, sa Généralissime, au cas où il y aurait eut des questions militaires à voir. Néanmoins, le personnage-clé en restait sans aucun doute la Ministre, qui était la personne ressource de toute la diplomatie maokorienne, celle qui, après le monarque lui-même, avait la meilleure idée de sa vision, et qui serait donc la première à le conseiller et à l'assister si besoin était pendant la rencontre.

Finalement, une fois arrivé à destination, après avoir découvert des choses très intéressantes sur la Roumalie, les maokoriens purent patienter quelques instants en admirant un très beau spécimen de l'art roumalien, avant d'être invités à entrer dans une dernière pièce. Ménélok n'y pénétra qu'en compagnie de trois de ses compagnons, destinés à l'aider et à le conseiller si besoin était, et il fit bien puisque, rapidement, le personnage qui les y attendait fut identifié par un héraut comme Cheng Bu-Jian, Grand-Roi de Roumalie. Celui-ci prit ensuite la parole à son tour, souhaitant la bienvenue au souverain du Zanyane. Il était relayé par un inter prête, bien entendu, mais, loin d'être gêné par l'accent de celui-ci, Ménélok fut au contraire positivement surpris de l'entendre parler maokorien, une langue encore assez peu connue hors de son pays. Il s'attendait à une traduction, mais pas dans sa propre langue directement, et cette attention lui fit plaisir, ne faisant que le mettre dans de meilleures dispositions. Ce fut d'ailleurs avec le sourire, ce grand sourire lumineux qui était le sien, qu'il répondit à son hôte.

Sa Majesté Ménélok IV : « Votre Majesté, c'est moi qui suis honoré d'être ici aujourd'hui. J'aurais parcouru une distance dix fois plus grande, accueillit une pérégrination dix fois plus longue, pour avoir l'occasion de jeter les bases de l'amitié que j'espère entre nos deux pays. Permettrez-moi de plus de vous dire qu'il n'y eut nul désagrément, mais seulement des occasions de découvrir un peu de votre riche culture. »

Comme son interlocuteur l'y invitait, Ménélok prit place, tandis que ses compagnons demeuraient debout, respectueusement, derrière lui, prêts à s'avancer s'il le sollicitait. Le Roi avait fait confiance à l’interprète roumalien pour traduire également ses paroles, estimant qu'il valait mieux ne passer que par un seul intermédiaire. Néanmoins, au cas où il en serait besoin, un de ses compagnons était disponible pour traduire ses propres paroles en mandarin.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je prendrais en effet volontiers une tasse de thé pour me désaltérer après ce long voyage, je vous remercie, Majesté. Je n'aurai besoin de nulle autre commodité, mais je salue votre soucis de vos hôtes qui vous fait le demander. »

Puisque son interlocuteur avait spontanément adopté le « je », à moins que ce ne fut le traducteur, Ménélok faisait de même, confiant dans la traduction pour restituer en mandarin la même politesse qu'il avait dans sa langue.

Sa Majesté Ménélok IV : « Permettez-moi aussi de vous dire que, si le voyage fut long, le pays que j'ai découvert à l'arrivée le valait bien. La Roumalie est aussi belle qu'on me l'avait dit. »
Sir_Ulric

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[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Suite aux présentations et formalités d'accueil, le roi s'assied également et un domestique,
répondant à une gestuelle de son suzerain, vint servir courtoisement le thé, s'inclina légèrement et se retira discrètement.

Pendant que Ménélok dialoguait, l'hôte s'affairait à écouter attentivement les mots et phrases débités par l'interprète,
avant de faire paraître un sourire à peine perceptible, mais bel et bien présent. Depuis son ascension au Trône du Dragon,
Bu-Jian n'avait reçu personne, et cette entrevue diplomatique, en son sens, relevait d'une importance capitale afin de
faire connaître son pays et d'accroître ainsi la notoriété de celui-ci.

Cordialement, le pater familias des Roumaliens, après avoir analysé soigneusement les dialogues, se prononça poliment:
«Majesté, vous nous honorez par votre bienséance et diligence. Veuillez savoir que nous sommes tous choyés de
recevoir votre personne, ainsi que vos dignitaires.
» Une brève pause marqua les quelques agréments oratoires du souverain,
avant qu'il ne poursuive:«J'eus connaissance que vous désireriez auparavant obtenir une audience auprès de feu
Tsu-Tao, mon père...Puis-je, Majesté, maintenant que nous disposons du loisir de converser, vous solliciter à me présenter
la civilisation que vous incarnez et l'objectif qui vous inspira une entrevue entre souverains ?
»[/f25][/center]
Alwine

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[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Il semblait à Ménélok déceler une grande attention dans l'attitude du souverain roumalien, comme si non seulement il écoutait mais encore pesait et évaluait soigneusement les mots qui lui étaient adressés, comme si on ciselait devait lui autant de pierres précieuses. Cette attention plaisait au monarque zanyanais, qui y voyait une preuve d'intérêt réel pour la rencontre, et ce fut lui-même avec attention qu'il écouta la réponse et la requête interrogative de son interlocuteur.

Sa Majesté Ménélok IV : « J'aurais eu en effet grand plaisir à rencontrer votre regretté père, pour profiter de sa grande sagesse et de sa longue expérience de souverain, qui était incomparable. Hélas, le renouveau de mon pays sera arrivé trop tard pour que j'ai ce privilège. Mais je suis heureux de pouvoir vous rencontrer vous, Majesté, alors que vous êtes jeunes encore sur le trône du Grand Royaume, prêt à relever les défis de ce nouveau règne. Cette jeunesse sur le trône, nous l'avons en commun, et je pense que ceci peut être une occasion de bâtir un pont entre nos pays et nos continent, pour jeter les bases d'une amitié solide.

Je ne sais pas s'il est correct de parler d'une civilisation propre pour le Maok, je n'aurais pas cet orgueil, mais, avec modestie, je définirais plutôt mon pays comme un représentant de la grande civilisation zanyanaise, enrichit d'apports alémaniques qui font la particularité du Maok et participent à sa richesse. Depuis un millier d'années, mes ancêtres ont bâtit, étape après étape, le Royaume de Maok tel qu'il est aujourd'hui, unissant plusieurs grands peuples en un seul ensemble. Aujourd'hui encore, j'ai l'honneur de participer à cette histoire ancienne en rattachant de nouvelles terres et de nouveaux peuples au Maok, sans la brutalité de leurs conquêtes de jadis, toutefois.

Notre pays possède donc de riches traditions, qui sont toujours vivantes et d'actualité, nonobstant la « modernité » que d'autres pays nous pressent parfois d'adopter sans discernement, ce qui, je crois, nous rapproche de la Roumalie. Nous possédons un système économique régit par des Guildes, et une monarchie forte, que j'ai l'honneur d'incarner. Au siècle dernier, et à celui d'avant, nous fûmes marqués par la colonisation de la Principauté du Viertenstein, qui nous apporta de nombreux atouts sans dénaturer notre identité... jusqu'à la fin de leur présence, qui se marqua par une République, que bien entendu mon peuple rejeta vigoureusement. Cela amena mes ancêtres à instaurer une longue période d’isolationnisme, que j'ai récemment rompu.

Que dire encore... le Maok possède de nombreuses spécificités, bien sûr, que je serai heureux de vous détailler, ou de vous communiquer peut-être par le biais d'ouvrages prévus pour découvrir notre culture, mais je crois avoir esquissé les grands traits... oh, et puis également nous sommes chrétiens, fidèles à l'Église Catholique, mais nous respectons les différences de point de vue au sujet de la religion, bien entendu. La religion catholique fait partie de notre culture et de l'organisation de notre société, mais nous n'avons aucun problème avec ceux qui n'ont pas la même façon de voir le monde, comme, je crois, c'est le cas du Grand Royaume. »


Ménélok marqua une pause, pour reprendre son souffle, et laisser l'occasion au traducteur de tout traduire. Quand ce fut fait, il reprit la parole, avec un léger sourire, visiblement de bonne humeur pour le début de cette discussion.

Sa Majesté Ménélok IV : « Pourrais-je à mon tour solliciter d'en savoir plus sur le Grand Royaume, sa culture et sa civilisation ? On sait si peu de choses de lui, hélas, au Maok, qui est bien lointain. Si vous avez des questions complémentaire, bien entendu, n'hésitez pas. »
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Au fur et à mesure que le souverain zanyanais discourait, Bu-Jian s'autorisait de courtes et modestes gorgées
de thé. Il faut dire que généralement, les Makarans ingurgitaient des quantités conséquentes de ce breuvage
aux vertus médicinales, ce, quotidiennement. En Roumalie, contrairement à de nombreux autres pays, le café
n'a jamais été apprécié, ni pas les élites, ni par la populace. Ainsi, ce produit n'eut pas l'essor qu'il s'appropria
tôt au Barebjal ou plus tardivement chez les Almérans. De plus, l'une des coutumes, qui consiste à ajouter du
lait dans le breuvage, répugna définitivement les papilles gustatives des communautés roumaliennes. Le lait
étant considéré comme une matière première à utiliser pour la transformation et impropre à la consommation.

Lorsque Ménélok mentionna le prénom de son père, le roi déposa délicatement sa tasse, retroussa ses larges
manches adroitement et prêta sa concentration sincère à son invité. Quand le Zanyanais daigna humblement
avouer que son pays ne pouvait recevoir l'appellation émérite de civilisation, le roi roumalien admira la modestie
dont faisait preuve son homologue.

Le monarque du Maok acheva sur le chapitre religieux, précisant que lui-même et son peuple respectaient les différentes
croyances non-chrétiennes. À ce point-là, Bu-Jian réfléchit deux secondes dans le but de répondre convenablement avant
de succéder à son interlocuteur:«Nous vous remercions de votre compassion à l'égard de feu Tsu-Tao le Grand, ainsi que
pour vos explications. La ''Modernité'' est un phénomène volage, Majesté...Quant à la religion, en effet. Nous ne partageons
pas les mêmes fondements. Ici, nous croyons en Yuzhou Fanyin, démiurge et unique divinité, que nous interpellons aussi
sous l'appellation de Ciel ou Cieux. Vous pourriez le traduire par ''Harmonisateur Cosmique''. Il incarne le Puits de Sagesse.
Dans sa mansuétude, Yuzhou nous envoyâmes Kong Qiu pour clore formellement ses préceptes.
» Le Roumalien s'arrêta
momentanément pour permettre à l'interprète de traduire intelligiblement ses explications, et afin de se désaltérer un
peu avant de continuer:«Notre longue histoire débuta il y a des millénaires, Majesté, et je ne puis, dans un simple exposé,
vous décrire adéquatement soixante siècle d'existence connue. Par contre, à votre exemple, j'effleurerai les traits les plus
typiques et ainsi favoriserai votre curiosité et intellect...Nous fonctionnons économiquement avec un système de corporations
de métiers comprenant des novices, apprentis, compagnons et maîtres. C'est comparable à ce que vous nommez ''guilde''.
Le pays, le concernant, a pour gouvernement une royauté très ancienne. Je représente moi-même la dynastie Cheng, seule
maisonnée royale légitime en Roumalie, descendante du prestigieux Sheag Ruma-Li, fondateur et unificateur du royaume...
Chez les miens, les traditions irriguent l'essence vitale de ce que signifie être un Roumalien...
» Une dernière gorgée permit
au roi de finaliser en disant:«Puis-je répondre à quelconque interrogation plus spécifique, Majesté ?»[/f25][/center]
Alwine

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[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok profita du temps où son royal interlocuteur répondait pour, à son tour, prendre quelques gorgées de thé. Il était peu habitué à ce breuvage, mais l'avait découvert notamment après l'ouverture des relations avec le Kaiyuan, et avait appris à l'apprécié, même si, le matin, rien ne remplacerait jamais le café produit par son propre peuple. En l'occurrence, en plus du goût, qui lui sembla très riche, l'intérêt était aussi de se rafraîchir un peu après avoir si longuement parlé. En parallèle, bien entendu, il écouta attentivement son interlocuteur, qui lui brossa rapidement un portrait des principaux traits de la civilisation roumalienne. Il lui semblait, en dépit des divergences de la foi, qu'il y avait bel et bien des convergences entre la Roumalie et le Maok, attachés à leurs traditions, fonctionnement avec un système économique qui semblait avoir des traits communs, et placés depuis le début de leur histoire sous la conduite bienveillante d'une même dynastie, bien que celle de l'Est soit la plus ancienne, et de loin, certes.

La religion elle-même ne semblait pas être un problème, de ce qu'en comprenait Ménélok. Certes, la Roumalie était païenne, mais d'un paganisme qui ne semblait pas poser de problème. Ils vénéraient un unique Dieu créateur, dont un « prophète » ou équivalent avait clôt les préceptes. Ils n'étaient, dans un sens, pas plus éloignés du christianisme que les musulmans, par exemple, et semblaient largement préférables à des barbares vénérant les éléments ou les animaux, comme ses propres ancêtres avaient pu le faire jadis avant qu'on ne leur révèle la lumière de la Foi. Le souverain zanyanais nota qu'il lui faudrait approfondir la question de cette religion ultérieurement, en connaissant ses préceptes notamment, son histoire, mais c'était là un travail qu'il lui reviendrait de faire une fois de retour chez lui, au calme. Pour l'heure, il en savait assez pour avancé, et c'est avec un lumineux sourire qu'il répondit après que le traducteur ait fini de faire son office.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je vous remercie pour ce portrait, Majesté, qui assurément m'offre une vision plus claire du Grand Royaume et de sa culture vénérable. Je ne puis également que partager votre point de vue sur la modernité, qui, du Maok, semble être une mode perverse dont s'entichent certains peuples du monde. Je suis heureux de trouver dans la Roumalie un état si sage, aux racines si anciennes.

Je prendrai le soin, ultérieurement, de découvrir plus en avant cette culture, qui, je l'avoue, m'intrigue beaucoup, et me semble assurément digne d'intérêts. Pour l'heure toutefois j'aurais une question en effet, quel est le rapport de la Roumalie avec le christianisme ? Je sais que jadis nombre de mes coreligionnaires, voulant imposer leur vision du Christ au monde, froissèrent nombre de pays dans leur barbarie, et j'espère que le Grand Royaume n'est pas au nombre de ceux-là, de sorte que nos croyances respectives ne deviennent pas des murs entre nous. »


Le Roi de Maok eut un sourire, et s'interrompit le temps de boire une gorgée de thé. C'était un point qu'il aimait toujours à vérifier, car, s'il était personnellement convaincu que la lumière du Christ était la vraie voie, il n'approuvait pas la vision de ceux qui voulaient l'imposer par l'épée, ce qui avait trop souvent été le cas par le passé.

Sa Majesté Ménélok IV : « En dehors de cela, je n'ai pas de question immédiate, non. Si vous même n'en avez pas, peut-être pourrions-nous ensuite, si cela vous convient, commencer les discussions pour créer des liens entre nos deux Couronnes. »
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Contenté par les flatteries sur son pays, le Makaran laissa paraître un autre modeste sourire, pendant son écoute...

Les dialogues se poursuivaient, et Bu-Jian ne put que saisir la délicatesse de la ''question chrétienne'', lorsque celle-ci vint
à ses oreilles. Toutefois, les choses n'étaient plus aussi effervescentes qu'autrefois, et les litiges s'amenuisaient, profilant
désormais une forme de respect plutôt qu'une répulsion. Par contre, même si les tensions n'étaient plus aussi vives qu'au XXe
siècle entre les adeptes de Jésus de Nazareth et ceux de Kong Qiu, il y avait encore des divergences dogmatiques majeures
qui les dissociaient et les déchiraient, surtout au vu et au su de l'organisation cléricale et religieuse que les Roumaliens
entretenaient à l'inverse de la plupart des mouvances spirituelles makaranes. Le Roumalien, quelque peu pensif, répondit
honnêtement:«En vérité, Majesté, nous eûmes des démêlés avec la chrétienté au cours XVIe siècle, lorsque des bénédictins
numanciens vinrent pour évangéliser les villages côtiers en Mokrekyo...C'est notre péninsule la plus à l'Est. Nous connûmes
également la discorde avec des orthodoxes rostovs vers le XIIIe siècle, mais de moindre envergure. Paradoxalement, nous
admettons que nous vécûmes sereinement avec les Rostovs avant que ceux-ci ne deviennent intrusifs et insistent pour que
les miens s'initient à leur...catéchisme. Aujourd'hui, il y a une réglementation stricte sur la déviance religieuse et les préceptes
tolérés. Or, les affiliés au christianisme sont condamnés à la peine capitale faute des bouleversements que nous affrontâmes...
»

Le roi s'abreuva d'une gorgée supplémentaire de son liquide et, une fois qu'il reposa doucement sa tasse, il autorisa un domestique
à servir un amuse-gueule afin d'apaiser les borborygmes modérément audibles des convives. Ainsi, un servant se dévoila, s'inclina
respectueusement et distribua aimablement les plats à chaque individu, avant de se retirer. Dans une assiette en fine porcelaine,
se trouvait un aliment à l'apparence d'un gâteau à pâte feuilletée. En fait, avant que Bu-Jian ne révèle que ce hors-d'œuvre était
un amalgame d'eau, de farine de riz blanc, de pâte de haricot rouge, de sucre de betteraves, de blanc d’œuf, de sel et d'un peu d'huile
de soya....celui--ci ressemblait à une simple confiserie.

Succédant à la distribution, le trentenaire ajouta:«Nous vous invitons à nous faire part de vos points sur le christianisme, si vous en
convenez, Majesté.

Roi Ménélok, concernant les liens à tisser entre nos patries, disposez-vous d'une préférence ou d'un intérêt au développement de l'une
de nos facettes relationnelles ?
»[/f25][/center]
Alwine

Message par Alwine »

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le Grand Roi n'y allait pas par quatre chemins, et sa franchise était sans doute appréciable, mais elle n'en fit pas moins ciller le monarque zanyanais, ainsi que ses conseillers, qui émirent en effet quelques grommellements en apprenant que la foi en Christ était ici punie de mort, comme aux temps les plus noirs de l'Empire Néapolitain. Les amuses-bouches, par leurs exotismes, fournirent une distraction bienvenue, mais bien entendu la question préoccupait toujours Ménélok, qui prit quelques temps pour rassembler ses idées quand son interlocuteur l'invita à reprendre la parole.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, je comprend que vous ayez eu une histoire difficile avec certains avatars passés du christianisme, hélas. Comme je vous l'ai dis, certains, jadis, croyaient pouvoir imposer la foi à la pointe de l'épée. Heureusement, le Maok fut épargnée par de tels gens, et je ne peux que m'en réjouir, autant que je me désole de voir que, hélas, ils sont venus sévir chez vos ancêtres...

Mais, Majesté, si j'ai un point à voir avant tout sur le christianisme, c'est pour vous demander de reconsidérer ce châtiment de... mort. Je comprend aisément que sur votre territoire votre propre religion soit la religion d'état, bien entendu, mais ne pensez-vous pas que les chrétiens, s'il y en a, devraient être autorisés à avoir leurs propres croyances à titre privé, pourvu qu'ils ne cherchent pas à faire du prosélytisme.

Bien entendu, loin de moi l'idée de vouloir vous imposer mes vues, je ne fais que les partager. Mais permettez moi de souligner que la chrétienté de jadis n'est plus celle d'aujourd'hui. En punissant les chrétiens de morts, le risque est de voir s'embraser de nouveaux conflits un jour. J'espère que vous pourrez réfléchir au fait de retirer cette sanction, ne fut-ce que parce qu'un jour vous serez peut-être amené d'une façon ou d'une autre à régner sur des chrétiens. »


Ménélok parlait sur ce point d'expérience lui qui, souverain d'un peuple chrétien, avait dû accueillir dans son giron un peuple païen qui lui demandait protection. Cela avait demandé des ajustements, et n'avait été possible que parce que les maokoriens ne voyaient plus le christianisme comme une religion d'épée de de conflits. Il espérait que le Grand Roi pourrait parvenir à accepter cette même vision, même si bien entendu il ne pouvait ni ne cherchait à la lui imposer de force.

Sa Majesté Ménélok IV : « Concernant les liens à tisser entre nos pays, j'avoue avoir un attachement particulier à tisser des liens d'amitiés et de compréhension culturelle avec les peuples que j'estime, comme le grand peuple roumalien, riche d'une culture profonde et d'une longue histoire, mais un bon accord ne peut se nouer, je pense, qu'en ne négligeant aucune facette.

J'aimerais donc discuter de tout, si vous y êtes ouverts, sans forcément trouver toujours un accord, bien entendu, même si l'idéal reste de pouvoir y parvenir. Je crois que ce sont avec des liens construits ensemble, sereinement, que l'on peut le mieux cimenter l'amitié entre les peuples. »
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Le Grand-Roi, constatant impassiblement la continuité sur le chapitre religieux, écouta, décrypta quelques
mots et successions de phrases grâce à son étude approfondie en linguistique et langues classiques, et s'abreuva
finalement d'une réconfortante gorgée de son lapsang (variété de thé noir). Puis, comprenant avec évidence que
son interlocuteur recherchait sa compassion à l'égard des adeptes du prophète messianique, Bu-Jian déposa
à nouveau sa tasse et scruta furtivement la délégation zanyanaise. Il y remarqua des désagréments pour certains
et des inconforts pour d'autres, mais il y avait aussi des délégués simplement stoïques, camouflant leurs facettes
et leurs convictions propres afin de ne point nuire aux pourparlers.

Le temps s'écoula, la religion céda provisoirement sa prévalence à la politesse inusitée et honnête. Certes, Ménélok
affirmait sa curiosité sur tous les sujets, quels qu'ils soient.

C'est alors que le Roumalien s'excusa courtoisement en se levant, se dirigea vers sa bibliothèque et se saisit intuitivement
d'un livre à la couverture noire, encore non décelable pour les regards. Ainsi, le jeune trentenaire revint, s'assied et dit
bienveillamment en découvrant de ses mains la reliure du florilège plus tôt camouflée; Bible, traduisible par quiconque
reconnaissait l’hébraïque:«Votre Majesté, j'ai personnellement étudié la théologie chrétienne à travers les âges, dont ce
recueil, vous en conviendrez, incontournable dans l'optique d'une érudition accomplie. Or, ce que vous me suggérez de
réformer est déjà un alinéas de mes projets...
» S'arrêtant momentanément pour voir les réactions de l'auditoire, le souverain
poursuivit:«Soyez rassuré, je n'ai nulle indisposition envers les chrétiens, même si je ne partage pas leur engouement et leur
foi. De plus, votre ouvrage biblique, en mon sens, regorge de richesses sociologiques, anthropologiques et, dans une moindre
mesure, psychologiques. Il prodigue des valeurs louables et des leçons convenables...J'ai aussi lu le Coran, la Torah et plusieurs
autres livres dans leur langage dialectique source afin d'en saisir les sens originels...J'ai conscience que pour vous, je suis, comme
mon peuple, un païen, un mécréant. Vous, en l'occurrence, au sens des miens, vous êtes des égarés, confus. Mes congénères se
versent dans les préceptes de Yuzhou Fanyin (Harmonisateur Cosmique), et vous, vous vous instruisez des Évangiles, des actes
de Jésus-Christ, homme d'une ancienne lignée royale israélite remontant jusqu'à un David...Enfin, ce que je désire vous dire, Majesté,
c'est qu'il n'y a aucune raison légitime pour mettre à mort un adepte chrétien. Cependant, si je consens respectueusement à autoriser
ce culte, il se devra de se vivre dans une sphère privée et ne pourra point être prosélyte, sans quoi, des sanctions éminemment sévères
guêtreront les propagateurs...
» Bu-Jian, pendant que l'interprète s'affairait, but un peu, et se permit d'ajouter:«Feu mon père entretenait
une correspondance avec Annabelle II lors de son vivant, et déjà, il était empathique à l'égard de la chrétienté...
»

Le roi roumalien, toujours attentif, balaya du regard les convives, et finalisa son tour paisiblement:«C'est d'une immense globalité que de
nourrir le vœu d'effleurer ''tout''. Néanmoins, j'y octroie mon assentiment...Alors, si Votre Majesté le veut, pourriez-vous vous initier sur vos
propres curiosités en direction de mon peuple, ou me permettez-vous de vous demander d'agrémenter mon esprit de vos coutumes les plus
remarquables ?
»[/f25][/center]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Le fait de découvrir que le monarque roumalien possédait, visiblement à portée de main, un exemplaire de la Bible, puis de découvrir qu'il aspirait déjà à lever cette punition mortelle pour ceux qui partageaient leur foi fit fort effet sur les maokoriens, le Roi comme ceux qui étaient présents avec lui. Les paroles qui suivirent achevèrent de restaurer le sourire du souverain zanyanais, de façon pleine et entière. L'interdiction du prosélytisme n'était pas une surprise, c'était chose courante au Makara, à ce qu'en savait Ménélok. La non-persécution de ses frères et sœurs chrétiens était déjà un grand pas, et il n'était pas surpris d'y retrouver la main de la Reine Très Chrétienne du Thorval, qui lui avait fait si forte impression lors de leur rencontre.

Ce fut donc avec ses craintes apaisées que Ménélok écouta la suite des paroles de son royal confrère, qui le firent sourire une nouvelle fois. Derrière la façade commune des roumaliens, qui pouvait sembler un peu austère aux maokoriens, le jeune monarque était visiblement curieux du monde qui l'entourait, en plus d'être un érudit.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je suis heureux de vous trouvé aussi bien disposé envers mes frères et sœurs en Christ, Majesté. Je comprend bien vos limites, et simplement le fait de savoir que les chrétiens de Roumalie, s'il y en a, pourront pratiquer librement, dans le cadre privé, est déjà une grande joie pour moi, soyez-en certains.

Je ne suis pas surpris d'apprendre une correspondance entre un monarque si sage que feu votre père et la Reine Annabelle, qui est assurément un bien meilleur ambassadeur de la chrétienté que moi-même. »


Et si sa correspondance avec le défunt roi de Roumalie avait pu participer à faire changer les idées de la famille royale au sujet de la foi, ce serait un bienfait de plus à porter à son crédit... dans tous les cas, Ménélok était heureux de voir ce point réglé.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je serais ravis de parler plus en détail de nos royaumes respectifs avant de passer aux discussions diplomatiques proprement dites. Je serai bien entendu heureux de répondre à toutes vos questions sur le Maok ! Je suis toujours heureux de parler du pays que mes ancêtres défendent depuis si longtemps !

De mon côté, j'avoue que je suis curieux d'une chose, à savoir la vision qu'à le Grand-Royaume, que vous avez vous-mêmes, du reste du monde, par l’œil de votre si riche culture. Si vous me permettez cette question, qui voyez-vous comme vos amis ? Et qui comme vos ennemis ? »
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