Le [url=http://www.simpolitique.com/nankin-f684.html]Nankin[/url] est à l'origine une concession historique de la Brestange.
La Brestange est à l'origine une portion de ce qui deviendra plus tard la Fiémance telle qu'on la connait aujourd'hui, par l'union de plusieurs duchées et autres terres et comtés de la région.
La province de [url=https://lh5.googleusercontent.com/-k748pqupG1Y/VVz6IQ4G-FI/AAAAAAAAGbE/ZTp_WzzjeH4/w730-h829-no/Provinceskampongplus.png]Nam Kinh[/url] dans laquelle le Nankin est localisé est marquée par une influence fiémançophone importante.
Le gouvernement natcap mayongais a souhaité régler [url=http://www.simpolitique.com/post253887.html#p253887]l'Avenir du Nankin[/url] en contractant un prêt-bail de 100 ans avec la Fiémance, dans le cadre d'un développement [url=http://www.simpolitique.com/post259299.html#p259299]chorocrate[/url].
C'est à dire capitaliste à Nankinville (capitale nankinoise visant à devenir une Opemont d'Orient) et chorocrate dans l'arrière-pays (préservation et restauration des modes de vie, croyances et traditions ancestrales).
Générant, par les contradictions du modèle, un hyper-développement de la capitale et de ses territoires municipaux au détriment du désert rural laissé aux alentours.
Le développement de la cité a été important sous cette conduite, avec la contraction de nombreux partenariats économiques, sous l'égide du maire [url=http://www.simpolitique.com/post263491.html#p263491]Chi Bình Nguyen Ngoc[/url] et de son gouvernement.
Avec les agressions et menaces répétés du Wapong nationaliste envers le Mayong suite à des conflits territoriaux et de subsistance, le gouvernement mayongais a positionné ses forces à Nankin. Ces dernières sont, dans le cadre du traité prévoyant la prise en charge de la sécurité du territoire par le Mayong, toujours en place.
Par la suite la constitution d'une milice communale nankinoise afin d'aider à la guerre cecopienne et à protéger le territoire, a permis de forger un sentiment national nankinois évoluant dans le cadre de l'Union fiémançaise rassemblant les possessions ultramarines de la Fiémance.
Pour cette raison, les nankinois gardent un bon souvenir de l'Union pour partie.
Bien que le court moment passé sous ce régime n'ait pas réellement eu le temps d'implanter un véritable sentiment sur la durée, les événements furent intenses.
La fin de l'Union fiémançaise et l'indépendance d'une Cecopie chorocrate ayant sonné le glas des possessions ultramarines tout en conservant les accords, partenariats et investissements économiques conclus dans le cadre du Traité de Nankin.
L'avenir du Nankin a été réglé par la Fiémance qui a souhaité rétrocéder le territoire.
A la chute de l'Union, des mouvances socialistes en majorité de type non-marxistes à la communarde se sont emparés de l’hôtel de ville, enfermant le maire dans les caves à vin de la mairie, refoulant les chorocrates de la cité.
Il s'agit plus d'un mouvement souverainiste, souhaitant un élargissement des franchises municipales et des droits civiques qu'une révolution dite socialiste.
Le Triumvirat mayongais [url=http://www.simpolitique.com/post263442.html#p263442]a réussi à obtenir la libération du maire[/url], et à ré-équilibrer l'environnement politique de la concession.
Le pouvoir mayongais est rentré en négociation avec la nouvelle autorité représentant la Fédération Communale de Nankin.
Souhaitant notamment accorder à ceux-ci le statut d'Etat en libre association, constituant une sorte d'Union Mayongaise à l'image de la Fédération indochinoise.
Mais les points de cette rétrocession sont nombreux, reculant la conclusion des négociations.
Les autorités mayongaises arguant notamment la nécessité d'un renouvellement de la classe politique de la FCN une fois l'accord effectif.
Et la situation politique de la concession pourrait bien changer...entre temps, modifiant la donne.
Forces en présence
Les miliciens communaux nankinois sont les principaux soutiens des socialistes s'étant emparés de l’hôtel de ville de Nankinville, et de son gouvernement. Ils sont le bras armé, aussi cœur des réflexions, de la Fédération Communale du Nankin.
La Ligue nankinoise portant [url=http://www.simpolitique.com/post263965.html#p263965]le rêve de l'Union fiémançaise, soutient pour majorité l'idée[/url] d'un sorte de retour forcé dans le giron fiémançais. Nostalgiques minoritaires, ils militent pour continuer à soutenir les forces cecopiennes, et à se revendiquer du statut de possession ultramarine fiémançaise, que cette dernière le veuille ou non.
Les chorocrates regroupés autour de [url=http://www.simpolitique.com/post263491.html#p263491]Chi Bình Nguyen Ngoc[/url] ont retrouvé une présence confortable dans les milieux ruraux où ils étaient implantés. Ils prônent la continuité relative des politiques de développement et de gestion menées jusqu'alors, tout en étant ouvert au compromis le cas échéant.
Le Sangha de Nankin est une autorité monastique rétablie sous la chorocratie fiémançaise. Ils œuvrent aujourd'hui pour l'établissement d'un pouvoir religieux, inspiré de ce qu'il existait au Tibet. Ils pourraient s'allier avec les chorocrates, respectant leurs croyances.
Les triades de tous horizons cherchent à conserver leur business, florissant du temps de la politique auto-centrée sur Nankinville.
Certains enfin, plus minoritaires, souhaitent une ré-intégration directe et sans statut particulier dans le giron mayongais.
Forces et agents étrangers
Les agents roumaliens présents secrètement et en petit nombre à Nankinville. Qui sait ce qu'ils préparent ?
Le soft-power fiémançais soutenant les forces communales et le pouvoir socialiste s'établissant.
Les services secrets mayongais, en partie.
Comment ça marche ?
Vous êtes habilités à jouer le camp désiré, à faire influer votre pays sur la concession (surtout en ce qui concerne les pays frontaliers/voisins) et ses mouvances (en restant cohérent), à jouer des particuliers, une ONG, à faire des rps d'ambiance (je l'encourage !) et etc. Éclatez-vous !
Un peu à la manière des élections wapongaises, il faut convaincre les populations, les élites, discréditer certains camps, mener des actions secrètes...en gardant le schéma de cohérence territorial, politique et culturel du Nankin.
Il ne s'agit pas de faire apparaître des mouvances (ce qui reste possible après discussion en privée) traditionnelles dans la plupart des pays de simpo, mais de s'inspirer de cet univers idéologique particulier et oublié, mayongais.
Chose que vous pouvez aussi faire en vous renseignant sur [url=http://www.commune-rougerie.fr/index.cfm]La Commune de 1871[/url].
Et en se servant des cartes laissées par le joueur introducteur du rp à Nankin, Arios.
Soit pour [url=http://www.simpolitique.com/post247144.html#p247144]Nankinville[/url] et pour [url=http://www.simpolitique.com/carte-situation-t11281.html]la carte générale[/url], exposant approximativement les lieux et places du rp.
Je ferai un update toutes les semaines, attribuant des points aux différents camps, sur une échelle de 1 à 9.
Je ne mets pour le moment aucune date butoir à la fin du rp.
Je garde le contrôle du Mayong et donc des régiments en présence sur place, marqués par un certain immobilisme depuis le début de la crise. Ils se contentent de conserver un minimum d'ordre.
Toutefois, pour toute interaction requérant leur concours (assassinat, corruption...) ou mon concours, j'y suis ouvert, après proposition en privée.
Tout comme la mise à mort des leaders des différentes mouvances, venez me consulter en privée.
Je suis ouvert à toute question.
Paradis socialiste auto-gestionnaire, monarchie religieuse, Etat chorocrate centré sur la Nankinville capitaliste ou cité mafieuse, qui sait en quoi Nankin pourrait bien se transformer ?
[justify]Vinh Ngô n’avait jamais pris la peine de réellement s’investir pour la politique du Nankin. En réalité, depuis sa naissance, il y a trente-six ans de cela, sa région natale était sous protectorat fiémançais et coulait des jours chorocrates heureux. C’était ainsi depuis cent ans et c’était bien parti pour durer cent de plus. Vinh n’avait donc guère développé de conscience politique très aiguisée. La vie politique du Wapong l’intéressait davantage et il s’était réjoui du bon score du Comité de Libération pour l’Espace, qui avait réussi à s’imposer dans la coalition gouvernementale. Aux [url=http://www.simpolitique.com/post244486.html#p244486]dernières élections[/url], il avait soutenu le Parti Pris pour le Progrès. Adversaire résolu de l’étalement urbain, il était sensible à ce discours de séparation nette entre la ville et la campagne, l’une ne devant pas chercher à imiter l’autre, cela afin « que l’espace soit libéré ».
Le protectorat fiémançais aurait pu être renouvelé pour cent ans supplémentaires mais le pouvoir d’Opemont en avait décidé autrement. Conséquemment, des miliciens socialistes ont séquestré le maire de Nankinville et proclamé la Commune de Nankinville. En guise de réponse à ce qui ressemblait très fortement à un coup d’Etat, le pouvoir mayongais s’est bêtement contenté de leur accorder un statut d’Etat en libre association (!). Dix péquenauds rouges s’approprient par la force la métropole et le pouvoir mayongais se couche ! Vin Ngô n’est pas un nationaliste mais cette lâcheté tendait à lui susciter un certain sentiment anti-mayongais et ravivait parallèlement chez lui la nostalgie de la Fiémance. Chorocrate convaincu, il applaudissait le bilan de Chi Bình Nguyen Ngoc à la mairie de Nankinville mais il souhaitait des chorocrates qu’ils aient la pugnacité de la Ligue nankinoise. Lui-même n’avait pas cette pugnacité, il n’en avait pas la culture politique, et était malgré tout prêt à accepter le consensus. Sauf avec les rouges. Les rouges s’approprient les terres, les rouges exploitent les terres, les rouges sont productivistes. Les rouges polluent, les rouges puent.
Observateur du Wapong, il se demandait justement si la réponse à ce coup d’Etat, elle aussi, ne venait pas du voisin de l’Est : le CLE avait réussi à intégrer une coalition arc-en-ciel contre le SSP et le PNM. Pourquoi ne pourrait-elle pas avoir lieu également au Nankin contre ces communards ? Après tout, il était prêt à accepter le consensus avec toutes les forces non-chorocrates, qu’elles soient religieuses, commerçantes ou même partisanes d’un rattachement avec le Mayong. Il était prêt à faire cette concession. En attendant, il observait tel un badaud les évènements de Nankinville, attendant qu’une première faction se lance. Il ne voulait pas être l’initiateur du mouvement, être suiveur était une situation plus confortable. Faute de mieux, il se contenta de déchirer une affiche éditée par les communards placardée sur un mur de la métropole. Un bien immense l’envahissait alors.
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/523139affiche.png[/img]
Agir comme on peut contre la Commune.[/center][/justify]
" La guerre est mauvaise pour les affaires. La guerre est bonne pour les affaires. Et inversement. " Extrait de "Recueil de proverbes de la vallée de Wa" ~ Li Po, 2014
Avec sa population en expansion rapide, Nankinville a très vite attiré l'attention de beaucoup de gens dans la région, chacun voulant sa part du gâteau en cours de cuisson grâce aux investissements des marchands Fiémançais dans le cadre de leur plan pour le Sud-Makara. Artisans de talent avide de vendre ses chefs d'oeuvre ou simple septième fils de paysan venu chercher en ville la fortune qu'il n'aurait pu hériter à la campagne, tous affluaient pour tenter leur chance sous la protection des barbares Almérans. Et avec la guerre de Cécopie, cela avait encore accéléré, le flot de volontaires attirés par la promesse de terres zanyanaises s'accompagnant d'un train d'opportunistes d'une autre espèce offrant aux futurs légionnaires pleins de raisons de dépenser leur maigre pécule en attendant leur embarquement. Dans ce joyeux bordel (parfois littéralement...), l'homme courageux et l'homme talentueux n'étaient pas les seuls à trouver leur bonheur. Le rusé et le fort, sans pour autant se lever aux aurores ou s'appliquer à leur tâche, pouvaient se faire une existence confortable pour peu que les scrupules soient laissés avec leurs traditions aux portes de la demeure familiale qu'ils avaient quitter.
À Nankinville, on croisait donc toutes les sortes d'hommes pour tout un tas de raisons différentes. Mais voici qu'à présent, la principale raison pour ce grand rassemblement de forces vives et d'énergie humaine abandonnait l'Île-Continent, laissant sur les quais les espérances des lucioles attirées par la lueur de la prospérité agitée sous leurs yeux d'humbles mayongais. Les plus chanceux rentreraient chez eux, dans l'arrière-pays, où les campagnes du Mayong retrouveraient les bras excédentaires dont elles avaient cru s'être débarrasser en pâture à Nankinville, à la Cécopie et à l'Union "Phemankai". Et quant aux moins chanceux...
Les moins chanceux, comme Dong, faisaient comme ils pouvaient. Et en ce moment précis, cela voulait dire bomber le torse et affiché un air transpirant plus confiance que le jeune homme n'en avait réellement, tout en restant silencieux tandis que son patron, Rouji, faisait la causette avec un autre gars sur les docks. L'homme n'avait pas l'air particulièrement intéressé de continuer la conversation, pressé qu'il était de poursuivre son travail, mais la présence imposante de Dong, ainsi que la main passée sur l'épais pistolet qui pendait à la ceinture de l'émigrant obèse avaient suffit à le convaincre d'écouter encore un moment les arguments de Rouji.
Rouji : "- Je vous conseille sérieusement de reconsidérer. Avec le départ des Fiémançais, vous avez perdu quoi ? La moitié de votre clientèle ? Les deux tiers ? Pas la peine d'être discret à ce sujet, vos compétiteurs sont dans la même situation. Ils ont déjà grillé leurs crédits auprès des banques, comme vous. Et comme vous, ils doivent du fric à d'autres gens, dont mon patron.
Ce que je veux dire, c'est que si les affaires ne repartent pas vite, personne ne vous offrira même une livre pour cet entrepôt. Alors franchement, ce qu'on vous offre là, c'est une affaire. Et puis, vous avez entendu ce qui s'est passé à la mairie, non ? La "Fédération Communale de Nankin", cela n'aboutira à rien de bon. Ces fous furieux sont susceptibles de brûler votre entrepôt et il n'est rien que vous puissiez faire pour vous protéger.
Vendez l'entrepôt. On vous laissera le louer si vous voulez continuer vos affaires mais au moins, vous aurez un pécule pour redémarrer ailleurs si... pardon, QUAND tout ça explosera."
Si les paroles de Rouji respiraient le bon sens, son interlocuteur ne voyait visiblement pas les choses de la même manière. Secouant la tête, il fit mine de partir, d'un pas prudent, tout en gardant Dong à l'oeil, lequel baissait sur lui un regard sévère avant de se tourner vers Rouji, attendant une instruction. Rouji, plus petit et nettement moins austère dans ses habits comme dans sa démarche, fit signe à son garde du corps que la méthode musclée n'était pas nécessaire.
Rouji : "-Bien, bien... je vous laisse y réfléchir mais, pour votre information, mon patron est très intéressé. Tellement même qu'il a racheté vos dettes. Et s'il sait se montrer généreux, il est pas du genre patient. On se revera pour votre prochain paiement, en espérant que la semaine soit bonne. Et vu vos étales, j'en doute..."
Quittant l’entrepôt à moitié vide, le duo s'en alla. Aujourd'hui, en dépit de ce dernier échange, n'était pas une mauvaise journée : trois autres propriétaires d’entrepôt avaient accepté de revendre afin de pouvoir rembourser les dettes (et leurs coûteux intérêts) contractées auprès des divers usuriers liés au patron de Rouji. L'arnaque était un classique : laissez-les venir quand leur business est en difficulté et que les banques ne les soutiennent plus, prêtez-leur de l'argent en échange d'un gage modeste et d'un taux d'intérêts élevé, attendez que les affaires coulent complètement puis offrez de racheter la dites affaire pour une bouchée de pain. Tôt ou tard, ils ne pourront plus rembourser leur dette et devront vendre. Et s'ils s'en sortent grâce à leur talent et leur travail, il est toujours assez tôt pour arranger un "accident du destin" qui les mettra quand même au pied du mur.
Avec le départ des Fiémançais, les triades avaient à la fois perdu et gagné beaucoup d'argent. Elles avaient perdu beaucoup car les affaires "courantes" ne marchaient plus aussi bien. Les divertissements étaient pour ainsi dire au point mort et la révolution menée par les communards n'arrangeait rien. Prostitution, alcool, drogue, jeux, paris et divertissements n'étaient plus en aussi forte demande maintenant que les poches de chacun étaient moins lourdes. Mais la contrepartie était que beaucoup de gens, spéculant sur l’opulence amenée par la Fiémance pour les décennies à venir, s'étaient endettés et avec l'évaporation du mirage, devaient vendre pour pas bien cher ce qu'ils avaient durement acquis. Les triades étaient les principaux acheteurs, d'une part car ces organisations, étendues dans tout le pays et avec de solides connections politiques, avaient des poches très profondes... et d'autre part car les autres acheteurs étaient facilement persuader d'abandonner.
Ici, à Nankinville et bientôt sans doute dans tout le Nankin puis dans toute la région austrobeysinoise, les triades se livreraient bientôt à une guerre. En cause, la faiblesse affichée récemment par la Nongju-Babaa. Jadis première triade au Nankin et dans l'ensemble des provinces de l'Est, elle avait été mise à mal récemment par l'arrestation de Định Diep, une de ses plus importantes figures dirigeantes. Les autres triades cherchaient à profiter de chaque opportunité pour grapiller les affaires de la Nongju-Babaa tandis qu'en interne, celle-ci était victime de luttes intestines, la domination du Clan Định n'étant plus aussi assurée que par le passé. Ici, à Nankin, Rouji, membre des Triades Dorées, avait été dépêché comme émissaire d'un nouveau pouvoir qui, depuis peu, se levait à l'Est de la frontière Mayongaise. Sa mission, comme celle de dizaines d'autres, était de construire une antenne locale pour son patron, une "tête de pont" qui lui permettrait de s'appuyer sur la pègre locale pour ensuite asseoir sa légitimité dans le conflit à venir. Et si Dong ignorait l'identité du patron de son patron, il pensait sincèrement qu'il tenait là sa chance à un nouveau départ. Et comme c'était cela ou la misère...
[justify]TOUT LE POUVOIR AUX COMMUNES ! [url=https://www.youtube.com/watch?v=ZsYgbPGaLn4]Progrès ! que ta vive lumière,
Descende sur tous nos enfants,
Que l'homme soit libre en ses champs,
Que l'impôt ne soit plus barrière.[/url]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/38/1442225884-mcn.png[/img] Les Milices Communales recrutent ! Qu'attends-tu citoyen ?[/center] Ceux qui étaient nommé comme les "rouges" par leurs ennemis, n'étaient pas d'une cohérence idéologique et pratique comme ils essayaient de le démontrer, souvent vainement. Le mouvement dit de la "Fédération Communale de Nankin", ressemblait plus à un sursaut populaire, social et patriotique qu'une réelle volonté de transformer radicalement la société Nankinoise. Il était avant tout question de se défendre, de continuer à forger l'esprit communal et républicain qui venait de se faire à Nankinville. Les principales revendications portaient sur les franchises municipales, le droit de pouvoir constituer des élections communales comme dans l'ensemble du Nankin. Ainsi qu'une augmentation considérable des droits pour le peuple, notamment en matière économique et de justice sociale. Certes, l'on pouvait voir le drapeau rouge flotter ici et là, sur certains bâtiments. Il y avait dans l'air comme une possibilité de pouvoir changer les choses, rendre la vie plus heureuse. Au final, c'était le but de la Fédération Communale : Las de voir ses fils et ses filles exploités dans un travail éreintants, ils exigent une autre politique, une autre organisation sociale qui puisse porter secours aux plus faibles, donner du travail pour tous et toutes, faire triompher les intérêts communs, plutôt que les intérêts purement capitaliste de quelque uns. Ce que l'on pouvait voir sur le visage des nombreux miliciens communaux, était ceci. L'espoir, un espoir ardent teinté sans doute d'idéalisme. L'on discutait beaucoup, voir toujours entre les miliciens et les miliciens avec la population. Collectivement, chaque secteur de la société était décortiqué, était passé au crible et l'on cherchait des solutions pour l'avenir. Un grand espoir démocratique et social, semblait poindre au Nankin.
Les miliciens communaux ne sont pas des soldats de métiers. Ce sont des volontaires, qui sont entré au sein des milices pour toucher chaque jour, un petit quelque chose qui leur permet de vivre. Beaucoup d'entre eux surveillent leurs quartiers d'origines, leurs familles et leurs voisins. Il existe un Comité Central des Milices Communales, composé de douze personnes et qui tentaient tant bien que mal, de faire valoir leurs droits. Seulement, ils étaient des militaires. Ils ne se sentaient pas tous légitime d'exercer un quelconque pouvoir, qui devait revenir naturellement selon eux, aux civils. Malgré tout, c'était avec détermination qu'ils effectuaient leur travail, en mettant de l'ordre dans les différents bataillons de miliciens et d'essayer de maintenir la discipline, ce qui était compliqué. Beaucoup de bataillons étaient sédentaire, c'est à dire qu'ils défendaient leurs quartiers, sans forcément se soucier du reste. Il existait quelques rares bataillons qui parcouraient la ville et qui même, sortait de Nankinville pour allez au contact de la population. Le Comité Central pensait que se trouvaient au-delà de la capitale, une foule de paysans chococrates, incapable de pouvoir comprendre le combat juste qu'ils menaient. Ils voyaient là dedans, le rempart possible de la réaction. Heureusement, tout le monde ne pensait pas comme eux et de nombreux miliciens et militants communaux, avaient un avis radicalement différent. C'était le cas de Lê Huy Phú, un militant d'un âge avancé, qui faisait partie d'une des nombreuses factions de la FCN, que l'on nommait les "Internationalistes", parce qu'ils avaient une vision d'ensemble, structuré et très proche du marxisme, ce qui n'était pas un avis majoritaire. Des réunions de clubs révolutionnaires se tenaient dans la capitale. Au soir tombé, on se réunissait et on discutait de l'avenir du Nankin. Un entrepôt avait été choisit, pour accueillir le maximum de personnes. C'est dans cette atmosphère épaisse de fumée, d'alcools, d'applaudissements ou d'éclats de rire, que Lê Huy Phú vient prendre la parole.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/38/1442223664-le-huy-phu.png[/img][/center] LE HUY PHU | « Citoyens, Citoyennes. J'interviens pour vous dire que ma vieille carcasse de militant socialiste et révolutionnaire, se doit de soutenir le mouvement communaliste et socialiste qui se produit ici, à Nankinville et qui va sans doute se répandre dans l'ensemble du Nankin. Nous devons exiger plus de droits civiques et sociaux. Nous devons exiger que les franchises communales soient donné à Nankin. Que le pouvoir, la base de tout pouvoir, doit être celui des Communes. Oui, nous voulons le Bien Commun. C'est pour cela qu'il y a eu la constitution de la Fédération. C'est pour nous protéger qu'il y a en ce moment même, des miliciens armés qui sont prêt à nous défendre les armes à la main. Car nous avons arraché quelque chose d'infime à nos adversaires : Celui de pouvoir porter des armes. Sachez bien Citoyens et Citoyennes, que nos adversaires sont conscient que des pauvres, des gens peu aisés qui ont des armes, peuvent réclamer ce qu'ils veulent ! Nous ne devons en aucun cas les lâcher, car elles sont la garantie de notre indépendance pour le moment.
J'ai entendu ici, que tout allait se jouer ici, à Nankinville. N'en soyez pas si sûr. Nous avons des centaines de milliers de frères et de sœurs hors de notre ville, qui doit être informé de ce qui se passe ici, du mouvement que nous sommes entrain d'amorcer. Nous devons leur dire que tout ceci est pour eux et pour leurs enfants. Que leurs enfants pourront grandir dans un environnement plus sain, plus adapté et qui ne soit plus soumis aux intérêts de quelques uns, disons de quelques capitalistes. Appelons un chat, un chat ! Nous souhaitons comme de nombreux frères, camarades et amis à travers le monde, reconstruire et révolutionnaire le genre humain. Ce qui se produit ici, n'est qu'un commencement. Nous devons rester vigilant contre les fauteurs de troubles, contre ceux qui voudraient nous diviser. Ne nous mettons pas dedans Citoyens, Citoyennes ! Restons vigilants et actifs, partout où cela est possible. Il faut continuer la propagande pour faire entrer de plus en plus de personnes dans les milices, commencer à montrer dans les actes que nous pouvons changer la société. Je suis quelqu'un d'usé vous savez et je ne sais pas de quoi sera fait le socialisme de demain. Mais je n'aurai qu'une seule chose à déclarer : IL VAUDRA TOUJOURS MIEUX QUE L'ORDRE EXISTANT ! C'EST POURQUOI JE VOUS LE DIS, INSCRIVONS COMME MOT D'ORDRE SUR NOS DRAPEAUX, TOUT LE POUVOIR AUX COMMUNES ! »
Lê Huy Phú se rassoit, couvert par des applaudissements, tandis qu'il vidait sa tasse de thé. L'avenir du Nankin est encore sinueux, pourtant il semble très clair pour Lê.[/justify]
Un œil fermé, l'autre vissé sur sa lunette, Anh ne pouvait que voir bouger les lèvres de sa cible mais sans comprendre un traite mot de ce que le bonhomme perché de l'autre coté de la place pouvait bien raconter à la foule massée devant l'estrade. Cela avait peu d'importance : on avait payé cette ancienne combattante du MRNV pour tuer cet homme. Pas pour écouter ses beaux discours. Levant les yeux de sa lunette, elle observa brièvement son anémomètre électronique, ajustant les paramètres sur son ordinateur de poche, notant les corrections avant de vérifier l'heure.
Normalement, elle préférait travailler en binôme pour ce genre de mission, n'ayant jamais eu le luxe d'en mener une en solo durant la résistance contre l'Eran. Aujourd'hui, à presque 35 ans, Anh n'avait plus grand chose de la jeune femme brûlante d'une vive ardeur révolutionnaire et patriotique. Ses illusions de jeunesse étaient mortes avec la majorité des membres de son unité et les centaines de familles qui les avaient soutenus durant la lutte. Pour une ancienne paysanne Viek qui ne savait rien faire d'autre que tuer, les options de reconversions n'étaient pas immenses. L'idéologie socialiste des communards l'auraient touché jadis mais plus maintenant. Au Makara comme ailleurs, dans le monde Post-Pelabssa, plus que jamais, c'était chacun pour sa gueule...
Avec un soupir mi-nostalgique mi-énervée, Anh prit son fusil, seul compagnon qui lui restait fidèle. Il n'était ni beau ni jeune mais il était fiable sur toute sa longueur. Le fusil de précision AMR-2 n'était plus produit depuis presque dix ans maintenant, l'Armée Impériale du Raksasa ayant depuis longtemps adopté un autre modèle. Trouver des munitions pour cet ancètre s'avérait de plus en plus compliqué chaque année et si Anh gâchait rarement plus d'une balle par contrat, l'entrainement en consommait des centaines...
Inspirant, la mercenaire aligna sa visée légèrement à gauche de la tête de l'orateur désormais déchaîné. Lentement, elle expira tout en fermant le poing autour de la crosse, son index imprimant un mouvement presque naturel sur la gâchette. Il y eu un bref déclic quand celle-ci dépassa le cran de repos puis l'arme vibra d'une secousse titanesque qu'Anh absorba de tout son corps, sans lutter. Elle resta immobile deux brèves secondes encore, juste assez pour voir la tête du communard remplacée par un nuage de vapeur rose. L'instant suivant, elle était accroupie à couvert, démontant son arme tandis qu'à plus de 400 mètres de là, le service de sécurité contenait le mouvement de panique qui avait accompagné la détonation.
À Nankinville, le "Hangover" portait son nom à la fois très bien et très mal. Établissement ouvert par un Adélien voici plus de vingt ans et dont le nom était supposé sous-entendre une ambiance déchaînée lors des soirées allongées jusqu'aux aurores suivi d'un mal de crâne accompagnée d'une amnésie liée autant à la quantité d'alcool ingérée qu'à la probable honte des actes perpétrés durant la nuit, le bar s'avérait en fait n'être qu'un bui-bui immonde où l'odeur de vieux rhum frelaté et d'eau coupée homéopathiquement à la bière imprégnant le sol était moins un témoignage de folles beuveries entre touristes fortunés qu'une conséquence de la négligence du personnel à l'égard des règles élémentaires d'hygiène. Le mal de crâne qu'attendait le client viendrait donc d'avantage de la qualité des breuvages... ou plutôt de son absence. La plupart des guides touristiques conseillaient aussi de faire l'impasse sur la cuisine qui, si elle était "typique de la région", n'avait certainement rien de naturelle, de saine ou même simplement de goûteuse : le palais des clients ne serait pas la seule victime...
Mais cela n'empêchait pas le patron de vivre confortablement, en grande partie car les clients appréciaient sa discrétion et les services additionnels offerts en dehors de la carte. L'homme était un local mais sa peau blanche en faisait un étranger, lui conférait précisément la distance suffisante avec la population de Nankinville que pour être vu comme digne de confiance par les parties les moins familières avec la région et que pour être un entremetteur neutre entre les parties les plus familières de la région.
On avait recommandé le Hang Over à Rouji pour recruter du personnel intérimaire local sans attirer l'attention ou dévoiler son identité. Et de fait, au vu des évenements de l'après-midi relatés dans la feuille de choux électronique que lisait le truand sur sa tablette, son argent avait été bien placé. Du boulot propre et expéditif qui pousserait Rouji à faire encore appel aux services du patron et de ses contacts. Il ne verrait jamais celui qui avait accompli la mission et ne pourrait donc pas l'engager au sein du réseau qu'il construisait mais, à ce stade, c'était tant mieux car l'anonymat était précisément capital. Rouji aperçu son entremetteur et lui fit signe. Abandonnant un duo de journalistes Hokkai en train de jouer innocemment à Puissance Quatre avec une des serveuses, le patron se dirigea vers son nouveau meilleur client du jour.
"John" Patron du Hang Over "-Alors, satisfait du service, je suppose ?"
Rouji : "-Pas déçu, c'est certain. Vous vous doutez que j'ai d'autres besoins"
"John" Patron du Hang Over "-Et c'est la beauté de ce pays, mon ami : si vos poches sont assez larges, il y aura toujours quelqu'un pour vous satisfaire."
Rouji : "-Vraiment ? Et si mes besoins concernaient des informations sur certains de vos clients ?"
"John" Patron du Hang Over "-La logique reste valable. Mais je doute que vos poches aient la taille appropriée. Ma réputation vaut de l'or. Beaucoup d'or."
LA VENGEANCE DES MARTYRS !
[url=https://www.youtube.com/watch?v=nZmwW3ddkAY]Wo shi yige bing...[/url][/center]
[quote]"Nous, défenseurs du Prolétariat nankinois, du Prolétariat makaran et du Prolétariat mondial,
Nous, défenseurs de la cause révolutionnaire ouvrière et paysanne à Nankin, au Makara et dans le monde,
Nous, opprimés de tous les pays, de tous les continents, de toute la Terre, condamnons l'énième exaction du capitalisme sauvage perpétrée contre l'un de nos camarades, dont le crime a été de se soulever contre l'hideuse exploitation des peuples de la Terre par la même caste de bourgeois depuis des siècles. Nous adressons tout notre soutien à la famille de ce frère assassiné, et leur assurons que cet acte ne demeurera pas, cette fois-ci, impuni.
Nous, défenseurs du Prolétariat nankinois, du Prolétariat makaran et du Prolétariat mondial, appelons l'ensemble des forces vives révolutionnaires nankinoises à, dans un premier temps ; traquer et retrouver le ou les auteurs de ce crime ainsi qu'à le ou les juger le plus sévèrement possible et, dans un second temps ; à un soulèvement général et spontané contre les ennemis du peuple afin d'honorer la mémoire de nos camarades tombés au combat et de trancher définitivement les dernières têtes restant à l'hydre capitaliste [...]
Nous, défenseurs du Prolétariat nankinois, du Prolétariat makaran et du Prolétariat mondial, lançons un avertissement à tous les profiteurs, les ennemis de classe et autres bourgeois : que pour chaque martyr assassiné, pour chaque famille endeuillée, le préjudice leur sera rendu au centuple. Pour chaque frère tombé sous les balles de la contre-révolution, un cosmopolite sera emporté. Pour chaque crime ignoble commis, justice et vengeance seront rendues.
"Un oeil ; les deux yeux. Une dent ; toute la gueule"
Trung Xuan[/quote]
La mort du camarade "Anh Dung" (héros en vietnamien) avait provoqué un grand émoi chez les plus farouches et extrémistes miliciens communaux.
Etudiants pour la plupart, fils de bourgeois parfois -de manière paradoxale-, ils n'avaient eu qu'une très légère expérience du Travail et avaient commencer à lire très tôt les ouvrages de Marx, Engels, Kirov, Jiang Qing, ou encore Vliduj Gak. À la force de conviction intacte et immense, bénéficiant de la force de la jeunesse et de l'ambition des plus grands combattants révolutionnaires, ils étaient souvent en conflit avec leurs propres camarades qu'ils jugeaient beaucoup trop "modérés", comme en avait témoigné l'attentat survenu quelques jours plus tôt. Ils étaient, en effet, partisan de la force des armes et reprenaient volontiers la fameuse citation de Jiang Quing : "le pouvoir est au bout du fusil". En cela, ils étaient très admiratifs de leurs camarades oustriens, kirépiens, finnherlandais et surtout des lychakiens, dont la guérilla farouche et victorieuse avait provoqué un immense respect, au bord de l'adoration, notamment pour Shin Mantse, l'un des principaux artisans. Certains de ces jeunes avaient même rallié la guérilla, par une humide nuit d'été de l'autre côté de la mer. Ils ne se comptaient que sur les doigts de la main, mais avaient acquis une expérience sur l'île rebelle qui était désormais devenu le sanctuaire des révolutionnaires du Makara...
Trung Xuan faisait parti de ces volontaires téméraires. Elle avait participé à la libération de Platyong, et avait même rencontré Shin Mantse en personne. Revenue au pays, elle fit rapidement figure d'autorité dans l'ancienne possession coloniale fiémançaise d'où on la surnomma même la "Jiang Quing nankinoise", du fait de sa ressemblance avec l'héroïne éranéenne et de sa croyance en ses idées. Elle animait son propre courant au sein des Milices communales, disposait de camarades convertis à sa cause et, mieux encore, de contacts haut-placés de l'autre côté de la Mer, dans la République populaire du Lychaka.
Trung Xuan, qui avait toujours défendu la lutte armée avec ses partisans, tenait, avec l'assassinat du camarade Anh Dung une occasion en or pour faire triompher ses idées. Si la Milice communale ne voulait pas entendre parler de Révolution violente ou d'actions punitives, nombre de ses membres était déterminé à venger leur ami assassiné. Réunis à Nankinville dans un appartement à la décoration rudimentaire, enfumé de tabac, ils discutaient des méthodes à employer pour leurs luttes futures. Si certains étaient en fait partisans d'actions traditionnelles telles que les collages d'affiches, d'autres prônaient l'assassinat, le kidnapping et même la prise d'otage. Une fois que l'on s'eut mis d'accord sur les méthodes, il fallut que le groupe se trouve un nom.
Après nombre d'essais, l'on put enfin se mettre d'accord. Les hommes et les femmes qui puniront une bonne fois pour toute les assassins de Anh Dung, et de tous les autres martyrs seront les soldats de l'Armée Rouge Makaranne.
Comptant seulement une vingtaine de jeunes communistes déterminés, ce petit groupuscule resterait secret, indépendant des Milices communales -bien qu'y étant allié- et frapperait l'ennemi en plein coeur. Formé par ses camarades lychakiens, tirant avec des fusils d'assauts kirépiens, détruisant avec des explosifs oustriens, cette armée des ombres n'aurait aucun scrupule à casser du bourgeois, et ceux-ci n'allaient pas tarder à le savoir...
[img]https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/236x/d9/7e/08/d97e08e17c50a3377317a3d4bf0cbb22.jpg[/img] "Un oeil ; les deux yeux. Une dent ; toute la gueule"[/justify]
Les mots peins en lettres écarlates sur la façade étaient autant un message politique qu'une oeuvre d'art. La vieille encore, le mur décrépi où elles s'affichaient était vide et d'un blanc grisâtre triste propre à celui des autres constructions récentes. Ce changement décoratif attirait l'oeil des passants comme des habitants de ce quartier résidentiel. Mais le graffiti apposée la nuit précédente n'était qu'une partie de la rumeur qui secouait cette rue paisible de la banlieue de Nankinville. Sur le trottoir d'en face, les bris de verre et taches de sang en formaient l'autre partie et jusqu'à peu, les cadavres de l'usurier Van Ty, de sa femme, de ses trois fils et de ses deux filles, attiraient bien plus de ragots. Et pour couronné le tout, le contenu de la lettre placardée sur la porte d'entrée de la résidence de cette malchanceuse famille de petits bourgeois provoquait un vaste éventail de réactions.
[quote][center]Au nom du Peuple et de la Révolution, le dénommé Ba Van Ty est condamné à mort par la Milice Communale pour ses crimes à l'encontre du prolétariat. Le prêt avec intérêts est une des armes des capitalistes pour enchaîner les masses à travers un patrimoine financier acquis par la seule spéculation sur le malheur des autres. Cela est particulièrement vrai lorsque les intérêts en question sont exorbitants, condamnant le malheureux emprunteur à perdre la majeure partie de son salaire acquis par un dur labeur au profit d'hommes ayant eu la chance d'accumuler une épargne et n'ayant pas de scrupules à utiliser celle-ci pour s'approprier la force de travail des autres.
La famille de Ba Van Ty n'est pas non plus exempte de fautes, ses fils ayant souvent servis de messagers ou de muscles pour leur père dans le recouvrement des "dettes" contractées par les petits dont ces prédateurs modernes se nourrissaient. Madame Van Ty elle-même a encouragé son mari à poursuivre ses activités et, n'exerçant aucune profession elle-même tout en ayant des servants, elle a contribué à empoisonner les consciences de ses filles mais aussi et surtout de l'ensemble de la gente féminine du quartier en les incitant à viser le même mode de vie oisif qu'elle, où la femme n'est qu'un objet pour son mari, vivant à son crochet et, dans ce cas-ci, au crochet de la force de travail des autres, sans rien apporter à la société sinon le fruit de ses entrailles, chose qu'elle pourrait sans mal faire tout en créant fièrement les moyens de sa propre subsistance. Enfin, les filles de Ba Van Ty, de par leurs fiançailles récentes avec des membres connus du crime organisé, forme suprême de capitalisme violent et oppressif, ont contribué à renforcer le caractère oppressif des activités de leur père ainsi qu'à l'essor de leur famille entière dans une classe aristocratique moderne, vivant au-dessus et aux dépens du Peuple.
Pour leurs crimes à l'encontre des prolétaires et pour le mauvais exemple que leur réussite sociale donnait au peuple, leur élimination a été jugée nécessaire. Les biens qui peuvent être utiles à la Révolution ont été saisi par ses défenseurs. Le reste de la demeure des ennemis du Peuple est livré à celui-ci, afin que chacun en dispose et se redistribue les richesses injustement accumulées par les oppresseurs bourgeois.
La Révolution est en marche, Camarades. Les bourgeois et les capitalistes de tout bord sont encouragés à réformer leur mode de vie et à cotiser volontairement aux œuvres des révolutionnaires, ceci afin de remplir les ventres et renforcer les bras qui porteront les étendards de notre victoire. Un manque d'enthousiasme à l'égard de la Révolution étant similaire à une trahison de la Révolution, les bourgeois refusant de cotiser volontairement seront considérés comme des ennemis du Peuple et encourront un jugement au nom de celui-ci et par celui-ci.
Posant son fardeau sur les pavés, Dong acheva de décharger le dernier des sacs rempli d'argenterie, bijoux et autres bibelots chargés lors du cambriolage chez la famille Van Ty. Deux autres hommes, recrutés voici deux jours par Rouji, montaient les sacs précédents jusqu'au premier étage du petit entrepôt qui leur servirait de planque pour l'instant. Racheté récemment à son propriétaire endetté auprès de Van Ty, le bâtiment était vieux et une odeur de moisi y flottait entre les poutres en sapin.
S'attaquer à un usurier dans une ville dominée par des socialistes armés n'était pas en soit un acte pour lequel Dong s'attendait à devoir répondre. Entre les politicards de la FCN qui devaient se réjouir de la disparition d'un insecte, les miliciens qui devaient être heureux de la publicité qui leur était faite, les clients de la victime qui se trouvaient libérés et les voisins qui avaient eu le loisir de piller ce que la bande à Rouji n'avait pas rafler la veille, peu de gens pleurerait la disparition du vieux bonhomme et de sa famille de "parasites sociaux" comme les qualifiait la propagande radicale.
Mais "peu de gens" ne voulait pas dire "personne". Van Ty faisait fréquemment affaire avec les triades, leur revendant au rabais les créances les plus difficiles à recouvrir, laissant les manières nettement moins civiles des triades convaincre les débiteurs récalcitrant. Ses fils étaient intéressés de rejoindre la Genbu et ses filles s'étaient mariées à des membres avérés d'un Clan de cette même triade.
Il y aurait des représailles contre les assassins. Ou du moins contre ceux qu'on pensait être les assassins.
Dong referma la camionnette avant de se tourner vers Rouji. Le Wapongais était accroupi dans la cour, en train de tripoter un étrange engin, sorte de jouet en plastique pour gosse de riche. L'homme de main ne comprenait pas trop ce que Rouji désirait faire avec ça mais on ne le payait pas assez que pour qu'il s'intéresse à ces détails avant que cela ne devienne nécessaire. Il se contenta d'admirer l'engin tandis que Rouji en prenait les commandes pour le faire décoller, l'envol maladroit du jouet s'accompagnant rapidement d'un vrombissement digne d'un essaim de frelons qui disparu peu à peu à mesure que le drone prenait de l'altitude. Les yeux fixés sur sa commande plutôt que sur le drone, Rouji contrôlait les paramètres, trop concentré sur la tâche que pour prêter attention à Dong qui, à présent placé à ses côtés, avait la main en visière pour distinguer ce qui n'était plus qu'un petit point clignotant très faiblement dans le grand bleu infini au-dessus de leurs têtes. Cela dura quelques minutes avant que Rouji ne fasse part de sa satisfaction.
Rouji : "-Eeeeet 1800 mètres en huit minutes. Voilà, on peut s'arrêter là. Avec ça et une caméra assez puissante, on pourra voir la ville entière, voir même toute le Nankin si la météo est clémente. Mon bon Dong, cette petite merveille va nous aider à un point, tu n'as pas idée !!
Bon, le butin est monté ?"
Dong : "-Ouaip... Je crois que les gars attendent le partage, d'ailleurs."
Rouji : "-Ils devront attendre un peu. Il faudra d'abord faire expertiser tout ça et le faire à Nankinville serait risqué. Prends cette enveloppe et dis-leur que c'est une avance en attendant qu'on ait écoulé le butin tranquillement. Et demande-leur d'être là demain soir. Il y aura d'autres missions.
Moi, j'ai un rendez-vous. Un entrepôt des docks a été vandalisé par la Milice Communale hier soir. Son propriétaire a perdu pas mal. Les autres propriétaires sont sur les nerfs et ont organisé une réunion pour discuter des actions à prendre pour éviter que ça se reproduise. Le patron veut que j'y assiste."
Dong : "-Les docks ? Ah bah ça, patron, pour une coïncidence !! Nous aussi, c'est qu'on a justement pillé un entrepôt là-bas hier soir. Vous vous rendez compte si on serait tombé sur la milice pendant qu'on faisait ça ? Franchement, ça aurait pas été du bol..."
Rouji : "-Dong... la milice n'était pas sur les docks hier."
Dong : "-Mais vous venez de dire..."
Rouji : "-Sérieusement, est-ce que je dois tout expliquer ? Les liens m'ont l'air évidents, non ?"
Le front de Dong se plissa sous l'effort de la réflexion pendant environ une minute, ses méninges cherchant désespérément à connecter les différents points que son patron disait être là. Finalement, avec la mine soulagée et réjouie propre à une révélation mystique, il adressa un sourire penaud à Rouji.
[quote][center][f25]Ruée vers l'inculcation
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/508813Discrtiondelacontrebande.jpg[/img][img]http://img15.hostingpics.net/pics/607337Contrebandedarmes.jpg[/img]
«Les flots balayaient les sous-sols marins pendant que quelques coquilles de bois sillonnaient son dos...»
Il y a des mois de cela, quelques «entrepreneurs simboks» avaient traversés les eaux agitées de leur patrie natale, entamant un
voyage jusqu'alors insoupçonné, voguant dans la Mer australe, naviguant en quête d'une contrée où leur rêve d'établir une auberge
connexe à celle familiale pourrait croître et prospérer, mais cette aventure les fit échouer sur les rives d'une cité aux étoiles sans
cosmos. Voyant cela, et sans trop s'attarder sur les bouleversements socio-politiques, la «famille» rompit avec les pérégrinations
sur l'océan pour simplement offrir gîte et couvert aux nécessiteux à la bourse bigarrée. Jetant l'ancre, les Simboks parvinrent à
se procurer un certificat pour les éventuelles inspections légales et commanditèrent l'édification d'une auberge aux courbes des
plus traditionnelles et enchanteresses...Enfin, c'est ce qui se racontait dans les rues de Nankinville à propos des tenanciers du
nouvel établissement. Peut-être était-ce un ouï-dire plusieurs fois réinterprété, mais ça importait peu dans la situation. L'unique
assurance visible et démonstrative, hormis les bagarres dans la Commune, se voyait dans les regards et s'entendaient par les
langues lestes. En effet, les mystérieux propriétaires avaient jusqu'ici fourni un gagne-pain aux démunis en temps de crise et
répandaient par le bouche à oreille et quelques tracts incitatives qu'une charmante auberge sur deux étages, déjà réputées par
ceux qui scandaient les vertus du Chevaleresque (nom du lieu), ouvrirait chaleureusement ses portes.
À l'initiative de l'inauguration, un talentueux ménestrel s'illustrerait et agrémenterait la dégustation de savoureux plats du terroir,
de délicieux breuvages et d'éléments commodes pour sommeiller paisiblement...
Dans les réalités, une vingtaine d'hommes s’immisçait lentement dans les périlleux dédales de Nankin, avec pour directives strictes
de consolider une position et de crédibiliser des occupations, d'endosser des identités viables dans l'objectif d'entendre et constater
pour mieux relater à autrui (patron). Alors, c'est ainsi que les choses s'actionnaient:
-Promotion de l'auberge et de ses services afin que tous connaissent l'établissement...
-Répartition des rôles de chacun des vingt hommes dans l'entreprise (maître queue, aubergiste,
concierge, sentinelle, etc) afin que tous se maintiennent publiquement et officiellement à leur place...
L'entreprise fournira réellement des produits de qualité en provenance de la Roumalie, laissant croire
qu'ils (les entrepreneurs) parvenaient à se procurer des marchandises de ce pays par l'intermédiaire
d'un contact en respectant les réglementations en vigueur là-bas...Les cargaisons officieuses se mêlant
subtilement et discrètement à celles officielles. Alors, épices, ameublements, aliments, boissons et
autres viendront d'un ''marchand roumalien''. Ainsi, la bâtisse et ses meubles, sa nourriture et ses
éléments de revêtements, seront de qualité sûre et réelle.
La Cité du Soleil octroiera avec largesse des fonds aux agents afin de maintenir leur crédibilité d'entrepreneurs
aisés, sans plus, à moins de cas spéciaux.
Dans le cadre des opérations, les caisses qui seront reléguées et étiquetées telles des marchandises légales provenant
réellement d'un marchand (façade gouvernementale) roumalien, seront protégées par des agents de la Confrérie Jinlong,
tous déguisés en marins ou en gardiens armés pour accomplir les ''transactions''. Puisque des rumeurs ont récemment circulés
sur une attaque des entrepôts portuaires, les ''propriétaires'' déclaront à la capitainerie nakinoise, afin d'être toujours dans la légalité, être
sous contrat (documents fabriqués) avec le marchand roumalien pour que la GRO (Gendarmerie Royale d'Outremer/Vieille subdivision
militaire consacrée à la surveillance et à la sécurité des convois marchands) guettent leurs cargaisons jusqu'à réception de celle-là.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/841061Btissetraditionnelle.jpg[/img]
«Entrée du Chevaleresque...»[/f25][/center][/quote]
[justify]UN ŒIL, LES DEUX YEUX... [url=https://www.youtube.com/watch?v=aAc2RWvcc78]Sous le drapeau militaire ♫[/url]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/39/1443345977-hoang-van-dong.png[/img] Hoang Van Dong, un des membres influents du Comité Central des Milices Communales[/center] Une crise très grave semblait secouer le Comité Central. Le manque de coordination face à la situation explosive que connait le Nankin, laisse voir le manque de professionnalisme de la plupart des soldats et gradés présent, peu habitué aux joutes et combats politiques. La situation les dépassaient, quand on leur apprenait que tel ou tel usurier et sa famille était tué, tandis que des entrepôts étaient attaqué sans ordres. La plus grande confusion régnait, pour sûr. De plus, les différentes tendances politiques s'affrontaient au sein du Comité Central, afin de savoir si il fallait ou non soutenir la dite "Armée Rouge Makarane". Les plus conciliants y voyaient un prétexte pour une intervention de l'extérieur, tandis que les ultras y voyaient le moyen -même détourné- de pouvoir faire suffisamment peur au camp d'en face, pour qu'il puisse écouter les revendications avancés par les Milices Communales. En gros, ils devaient servir d'épouvantail. Van Dong était sans doute le seul à penser, que ni les ultras et encore moins les conciliateurs pouvaient avoir raison. L'Armée Rouge Makarane était une force qu'il fallait utiliser, non pas seulement pour "faire peur", mais également comme force d'appui pour changer radicalement la politique au Nankin. Arrivé en retard à l'une des nombreuses réunions du Comité Central, il pénétra dans le bâtiment gardé par les Miliciens Communaux, qui le saluèrent. Montant jusqu'au deuxième étage, il entrait dans la pièce où se tenait la réunion et cette dernière, était déjà très mouvementé. L'on s'insultait et se vitupérait sur les récents évènements, sur le manque de discipline, sur la barbarie de certains miliciens. Chacun se défendait à son tour. Van Dong de son côté, s'était assis dans un des fauteuils du fond avec un de ses assistants, contemplant la déchéance du Comité Central. Alors que la discussion devenait de plus en plus envenimé, il se racla la gorge une première fois, puis une deuxième, sortant une cigarette qu'il tapota sur son étui, avant de l'allumer.
HOANG VAN DONG | « Camarades... Camarades. Vous vous battez depuis des jours et des semaines entières pour savoir qui est responsable, qui ne l'est pas. Soyons franc, l'entièreté du Comité Central est fautif dans ses actions et dans sa vision erronée des choses. La situation est pourtant clair : On essaye de salir l'image du Comité Central, par des moyens fallacieux. Il serait bon de savoir comment est-ce que des énergumènes ont pu avoir accès à des uniformes de nos miliciens, s'en vêtir et se donner à des actes de vandalisme et de tueries sauvages. Non pas que je pleure la perte du citoyen Van Ty, loin de là même. Mais nous manquons de discipline et de visions d'ensembles. Il y a trois jours, j'ai demandé que l'on rassemble sur la place principale, 500 miliciens communaux. Tout au plus, j'en avais devant moi une centaine, je dis bien tout au plus ! Vous vous querellez à propos des secteurs, à propos de l'organisation, etc etc. Vous ne voyez pas que vous gaspillez votre temps à vous enfermer ici, alors que nous manquons de perspectives révolutionnaires ? Nous devons faire en sorte que les Milices Communales avancent de concert, que l'on arrête de nous parler de groupes sédentaires, de petites unités fixes. Nous avons besoin de l'ensemble de nos forces combattantes pour l'avenir du Nankin. C'est pourquoi, je propose que soit voter ici-même, un décret qui centralise davantage les effectifs et le commandement des Milices Communales. Oh non camarades, je ne me propose pas vous savez. Je propose qu'une commission de trois membres soit élu, chargé de remettre de l'ordre et d'enfin, pouvoir avoir une force capable de résister à la contre-révolution ! Ce sera ça, où alors l'Armée Rouge Makarane fera tout le travail à votre place. »
Secrètement, Van Dong était entrer en contact avec l'Armée Rouge Makarane, pour lui donner toute la liberté possible d'action, sans qu'il ne paraisse comme directement mouiller dans toute cette affaire. Il savait parfaitement que les grattes papiers et autres traînes savates du Comité Central, ne voteraient certainement pas sa proposition, laissant la situation actuelle s'empirer. Tant mieux pensait-il, cela laissait le chemin libre pour "d'autres" procédés, qui eux ne passeront pas par des votes longs et inutiles.
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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/39/1443345982-mao-s-palace.png[/img][/center] Le Mao's Place était l'un des nombreux bars "branchés" de la capital Nankinoise. L'on y trouvait tout ce que l'on souhaitait : De l'alcool, des filles, des drogues en tout genre. A l'arrière, la triade faisait son commerce juteux, profitant de ses contacts et de son implantation dans la plupart des commerces du pays, mais surtout de la capitale. Le Mao's Palace était l'un de ses nombreux endroits où l'on pouvait s'adonner à tout les vices et toutes les magouilles possibles. Une cible parfaite, à vrai dire. Depuis de nombreuses semaines, les lieux avaient été repéré. Tout avait été planifié pour que l'opération soit un succès. Une petite équipe déguisé en agent d'entretien s'étaient chargé de dissimuler les charges explosives, la veille. A cinq heures du matin, une fois que le bar venait de fermer ses potes et que la plupart de la clientèle s'en était aller désaouler plus loin, deux explosions soufflèrent le bâtiment, qui s'écroula sur lui-même, suivi d'une terrible onde de choc. Le nombres de victimes étaient inconnu, mais la puissance dégagée par l'explosion avait été énorme. Le feu ne fut maîtrisé que tôt dans la matinée, sans doute à cause de tout ce qui était entreposé dans les coins dit 'secret', c'est à dire toute la marchandise et toute la contrebande qui pouvait s'y faire. Les autorités avaient été surpris par une telle action, sans doute l'une des premières au sein du Nankin et de Nankinville. Aux alentours de dix heures, un communiqué officiel fut envoyé à toutes les autorités du Nankin :
A propos de l'attaque du Mao's Place, le 20 Mars 2028
Depuis maintenant de trop nombreuses années, les petits trafiquants véreux, les mafiosi des quartiers sales de Nankinville, la Triade avec ses vices et sa volonté de vouloir tuer les peuples Makaran, ont finalement eut ce qu'ils méritaient. Voilà le véritable sens de la justice populaire. Nous n'accepterons pas davantage, de laisser vivre des petits salopards, des fumiers et des porcs en liberté. Pour chacun/unes d'entre nous qui tombera, ce sera par la violence que nous répondrons. Par les bombes, par les fusils, par la force physique, par les pavés, par tout ce que nous aurons pour vous faire taire. Face au trafic économique, face à la pègre et ses sbires, nous avons déclarer une guerre totale, une guerre de classe. Depuis trop longtemps, le dit Comité Central des Milices Communales ne fait rien contre ses personnes, reste dans l'attente, cherche des compromis. Le Comité Central a trahi les aspirations profondes du peuple Nankinois, en refusant de prendre des mesures drastiques contre les ennemis du peuple qui pensent pouvoir sévir tranquillement dans nos rues et dans nos villes.
Face à cette situation, l'Armée Rouge Makarane décide de clarifier les choses de manières simple et directe. Par cet acte, nous montrons clairement notre volonté de mener la lutte à un autre niveau. Nous cessons les bavardages et prenons part à la lutte armée. Conscient de notre rôle historique, nous savons également que nous ne sommes qu'un grain de sable dans un mouvement bien plus large. Le Makara est en passe de venir la zone contre-révolutionnaire par excellence, en brimant nos frères et nos sœurs socialistes/communistes/révolutionnaires. Nous porterons la terreur chez les ennemis du peuple, où qu'ils pensent se cacher. N'oubliez pas qu'une pierre lancée, reste un acte isolé. Mais quand ce sont des centaines de milliers de pierres qui sont lancées, cela devient un acte politique. Dès à présent, nous déclarons qu'il faut généraliser l'inquiétude chez nos ennemis. Que nous ne les laisserons pas respirer. Qu'à chaque tentative de briser l'unité populaire Nankinoise, nous répondrons par la violence. Nous sommes disposés à le faire et à mettre en œuvre tout notre possible. Tout ceci n'est qu'un début. Que les ennemis du peuple tremblent. Que surgissent partout, des foyers révolutionnaires nouveaux !
...UNE DENT, TOUTE LA GUEULE !
[url=https://www.youtube.com/watch?v=KF_WZhlUk4g]Phải lên tiếng ![/url][/center]
Tran : ...chargez correctement vos armes, nos capacités sont limitées pour le moment. Besoin d'aide, camarade Nguyen ?
Les camionnettes d'exterminateurs (d'insectes) bringuebalaient sur les routes cahoteuses de Nankinville. Chargées chacune de six hommes et femmes, elles tentaient péniblement de se frayer un passage dans les embouteillages encombrant les rues de l'ancien comptoir fiémançais. Tant pis, les passagers avaient le temps. Ils pouvaient mettre celui-ci à profit pour charger leurs fusils d'assaut M77 "Nadzava" B1, très similaires aux Gigakov rostoves. Certains discutaient de leur passé, de leurs souvenirs, de leur jeunesse à l'époque coloniale où l'ennemi était "l'homme blanc", qui s'accaparait les ressources durement acquises par le "sous-homme jaune". Aujourd'hui, il n'y avait plus d'homme blanc au commande ; le sous-homme jaune l'avait remplacé, et pourtant le même système perdurait et les mêmes injustices déchiraient la société. Seuls les maîtres n'étaient plus les mêmes. Naguère, des aristocrates almérans racistes, aujourd'hui, des bourgeois makarans capitalistes. C'est la désillusion qui est entrée dans l'esprit des progressistes et des hommes de Bien, en soif de justice et d'égalité dans une société pourrie par l'argent et ceux qui utilisent celui-ci pour accomplir leurs desseins égoïstes et enchaîner le petit peuple. Assez de cette pseudo-"démocratie" bourgeoise de l'égalité des chances et de la méritocratie. Ces concepts là sont dépassés, le peuple n'y croit plus, la classe dirigeante érige donc des murs autour des quartiers et implante des puces électroniques dans les corps pour tuer tout esprit de rébellion dans l'oeuf. C'était cela le vrai visage du Capital : la dictature de l'argent et la servitude à ses suppôts ou la mort.
Dans les camionnettes, l'on fumait. Si bien que les jeunes hommes et femmes qui s'y trouvaient avaient parfois du mal à distinguer le visage de leurs camarades qu'ils ne connaissaient encore que très peu. Tran était le chef de l'expédition. Trung Xuan, malgré son expérience combattante, avait préféré rester dans l'appartement qui servait de quartier-général à l'Armée Rouge Makaranne, pour garder un oeil sur cette opération là, et celle qui se déroulait dans les quartiers chics, au Mao's Place...
Nguyen : Tout va bien pour moi, camarade.
Nguyen comprit finalement le fonctionnement de son Deji-96, légendaire fusil d'assaut makan que lui avait donné Choi, l'expert lychakien venu appuyer le groupuscule composé de deux commandos. Le premier groupe portait le nom de la camarade "Jiang Quing", et était actuellement affectée à une autre mission... qui ne serait pas moins spectaculaire que celle du deuxième groupe dans lequel servaient les douze hommes et femmes ; réunis dans le commando "Anh Dung"...
Le Lisboa Casino avait été fondé dans les années 1920 par des émigrés valacides, installés à Nankin. Disposant d'un grand prestige, le casino était réputé pour l'hôtel contigu à celui-ci, ses machines-à-sous, et ses tables de jeu, bien évidemment truquées... comme l'on disait dans le milieu : "la maison gagne toujours". La maison en question était dirigée par un certain "Big Smile" Lee, figure locale de la pègre qui aimait sniffer son rail de coke sur les fesses de mannequins occidentales. Arborant toujours des lunettes, un costume impeccable, et un sourire idiot, il aimait siroter un verre de whisky en ayant les yeux rivés sur ceux qu'il appelait ses "pigeons" car jetant des sommes folles dans son entreprise pervertissant la population du coin. En effet, en bon visionnaire, "Big Smile" Lee avait décidé d'installer son entreprise dans un quartier moyennement riche, plutôt que dans un endroit fortement huppés. En baissant les frais d'entrée, il permettait aux nombreux prolétaires du coin de perdre leur maigres économies en leur faisant miroiter la richesse par le luxe de son établissement. C'était simple comme bonjour, et si les clients avaient moins à dépenser, leur nombre remédiait à cela. Et puis, cela n'empêchait pas quelques célébrités du coin à venir faire de la pub à "Big Smile" Lee.
Ce-dernier, comme à son habitude, était dans son bureau à l'étage et observait les clients par la fenêtre. D'une humeur massacreuse, il siffla d'un trait sa coupe de champagne car les prostituées de ce soir étaient en retard. Pire encore, un petit mariole n'arrêtait pas de rafler la mise au blackjack depuis une heure. Il décida d'envoyer une hôtesse offrir des verres de tequila à intervalle régulier au petit plaisantin, en espérant que l'alcool brouille rapidement son esprit.
À l'extérieur, en attendant, les gorilles qui servaient de videurs furent bien surpris en voyant deux camionnettes d'exterminateur se placer face aux immenses baies vitrées opaques sur la devanture du casino. L'un saisissant un talkie-walkie, l'autre un pistolet automatique, il était déjà trop tard. Les véhicules, qui avaient fait chauffer leurs moteurs, chargèrent comme des taureaux sur le verre qui s'écroula dans un fracas atroce, éclaboussant les gardes et les joueurs de leurs éclats coupants. Finissant leur course dans les machines et sous et sur la table de blackjack où le flambeur avait enfin perdu, les "camionnettes-béliers" virent leurs portes latérales s'ouvrirent d'un coup, devant une demi-douzaine d'hommes et de femmes armés de fusils d'assaut dont le visage était recouvert par un foulard rouge. Tous avaient des Rangers et un pantalon cargo en treillis, et les joueurs -sous le choc- s'aperçurent que leurs armes n'étaient pas des jouets lorsque celles-ci crachèrent le feu au plafond et sur la baie vitrée fumée derrière laquelle se cachait un "Big Smile" Lee complètement pris au dépourvu. Tombant à la renverse, il ne put voir que les assaillants ordonner à tout le monde de se mettre à terre, tandis que les machines-à-sous étaient fracturées et que les hommes en rouge commençaient à ceinturer un garde de bâtons de dynamite, auquel l'on demandait la combinaison du coffre-fort.
Tran : Que personne ne bouge et il n'y aura pas de blessés ! Tout le monde au sol !
Visiblement bien organisés, les hommes dépouillaient en un rien de temps les machines fracturés. Le code du coffre-fort, qui était l'objectif principal, n'était su que par "Big Smile" Lee qui avait repris ses esprits et son revolver, tirant sur les trois assaillants venus l'interpeller. Finalement, le garde couvert de dynamite servirait de bombe humaine, et la porte fut éventrée en partie lorsque celui-ci explosa, éclaboussant de sang les murs. Presque deux minutes s'étaient écoulées depuis le début de l'opération, et un groupe parvint enfin à entrer dans la réserve d'argent de la place. Ils n'avaient qu'une minute avant que la police se mette en route. Emportant un maximum de butin que possible, le commando ordonna aux civils de quitter les lieux et commença à renverser essence et alcool sur le sol jonché de jetons et des corps des gardes. "Big Smile" Lee épuisa bien vite ses balles et finit par être embarqué dans l'une des camionnettes par les trois hommes venus le chercher.
Tran : Allez, on se casse !
achevant leur demi-tour, les véhicules reprirent la route après que Tran ait jeté un cocktail molotov à l'intérieur du Lisboa Casino qui se transforma rapidement en un brasier infernal, effaçant une partie des traces que les assaillants communistes -relativement amateurs- avaient laissé. Ligoté, "Big Smile" ne souriait pas. Il voyait son micro-empire ravagé par les flammes depuis la vitre arrière de la camionnette. Insultant et crachant sur les hommes qui le maîtrisaient, il vit Tran lui asséner un coup de poing au visage et lui dire, d'un ton ironique et d'un oeil rieur.
Tran : On dirait bien que la maison a perdu cette fois-ci.
Le butin et l'otage furent amenés dans un entrepôt près des docks où les camionnettes furent repeintes et les plaques changées. S'étant déroulée en même temps que l'attentat au Mao's Place, cette action serait un message supplémentaire envoyé à la Triade, qui n'essuyait que la vengeance populaire, et par extension aux autorités de la péninsule qui se virent adresser un message très similaire à celui envoyé par le Commando Jiang Quing.
À propos de l'attaque du Casino Lisboa, le 20 Mars 2028,
Partout où le glaive de la Justice s'émoussera, la faucille de la Révolution fendra impitoyablement le crâne des contre-révolutionnaires et des ennemis du Peuple. Nous, soldats du prolétariat nankinois et makaran, venons de rendre un fier service à la société et au Bien commun, en combattant les vices du capitalisme par les flammes et ses démons par les balles. À l'heure où nos camarades des Milices communales sont dans l'attentisme, alors que Nankinville est à elle, à l'heure où le Comité central de ces mêmes milices se trouve sclérosé par des divisions sur lesquelles jouent les bourgeois, nous, guerriers révolutionnaires de l'Armée Rouge Makaranne venons porter le fer contre les hordes réactionnaires. Plutôt que tergiverser des heures et des heures sur des questions secondaires, nous, guerriers révolutionnaires de l'Armée Rouge Makaranne avons voté unanimement pour la lutte armée contre les assassins de nos frères qui sont aussi les vôtres. Ces martyrs qui ont donné leur vie pour notre cause et que vous rechignez à venger, nous avons décidé d'en faire l'essence de notre lutte, l'âme de notre mouvement.
Nous ne craignons pas les balles de la Réaction, nous ne craignons pas les tortures que les ennemis du peuple peuvent nous infliger, nous ne craignons pas la colère des bourgeois. Notre est mission est justement inverse et simplissime : apporter terreur et désespoir dans leurs coeurs de criminels, leur démontrer qu'ils ne sont rien et que nous sommes tout, mettre fin à leur dictature à l'aide du noble courroux qu'est la fureur populaire. Notre mouvement est spontané ; il est né d'une volonté commune et légitime, il est la réaction à la Réaction, il est la flamme de la lutte prolétarienne qui brille dans les ténèbres de l'oppression exercée par le grand Capital. Nous n'aurons de repos que lorsque celui-ci sera anéanti, d'abord à Nankin, ensuite au Mayong, puis dans le Makara tout entier. "Un oeil, les deux yeux. Une dent, toute la gueule" est notre devise ; le drapeau rouge, notre symbole ; les travailleurs, nos seuls généraux ; la Gigakov, notre arme ; la victoire, notre bannière.
Que les ploutocrates le comprennent : aucune pitié ne leur sera offerte, aucun répit ne leur sera accordé, d'aucun crime ils ne seront innocentés.
Nous sommes l'Armée rouge des ouvriers et des paysans makarans, nous sommes invisibles et sans pitié ! De notre combat victorieux résultera le soulèvement des masses laborieuses du monde entier, qui portera le coup fatal au grand Capital et à ses laquais qui ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir !
Commando Anh Dung Armée Rouge Makaranne[/quote][/justify]