[center]La Presse Nationale
The Times
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Année de fondation: 1785
Périodicité: Quotidien
Format: Tabloïd
Genre: Généraliste
Ligne éditioriale: Droite conservatrice
Ventes quotidiennes: Environ 485 256 tirages
Prix: 155 penny
[center]Iconia Daily News
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Année de fondation: 1852
Périodicité: Quotidien
Format: Berlinois
Genre: Généraliste
Ligne éditioriale: Gauche social-démocrate
Ventes quotidiennes: Environ 392 563 tirages
Prix: 145 penny
[center]The Tribune
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Année de fondation: 1783
Périodicité: Quotidien
Format: Berlinois
Genre: Économie
Ligne éditioriale: Libéralisme économique
Ventes quotidiennes: Environ 258 950 tirages
Prix: 130 penny
La Presse nationale
-
Lord Byron
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=990032TheTimes.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/990032TheTimes.png[/img][/url]
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Les colons Iconéens travaillent la terre d'Oceania
Les chemins tortueux de la repentance [/center]
« Je doute sérieusement de l’utilité politique de la visite de St John ». A elle seule, la déclaration de Charles Wildam, second du parti Tory, résume parfaitement le sentiment qui saisit, ou plutôt, stupéfait l’Iconie au lendemain des révélations de la visite du Ministre d’État pour les affaires étrangères en Oceania. « Cette polémique est révélatrice du malaise de notre nation au regard de sa propre histoire » commente Harold Baldin, député Whig à la Chambre des Communes. De quel malaise, Baldin, aussi respectable historien soit-il, entend, ici, nous faire la démonstration ? Les Iconéens ne sont victimes d’aucun malaise, pas plus d’amnésie. Leur Histoire, ils la connaissent, et ils l’assument.
Des crimes commis lors de la colonisation, personne ne saurait le nier. Ces Hommes, ce sont des assassins. D’aucuns diront des victimes de notre société. Peu importe ce qu’ils sont. Ils ne doivent pas jeter l’opprobre sur toute une nation. Ces criminels ont été punis de leurs faits aussi sévèrement que possible par la justice de leur pays.
Les Iconéens ne sont pas victimes d’un malaise. Ils s’insurgent contre l’instrumentalisation de l’Histoire. Celle qui voudrait faire d’eux des criminels, selon la qualification désormais admise de « crime contre l’Humanité ». Chaque société a ses déviances. Elle doit vivre avec. Les colons Iconéens n’étaient point des enfants de cœur. Pour la plupart, ils étaient d’anciens criminels, repentis ou non, des vagabonds en quête d’aventure. Tout ce que l’Iconie avait de pire. C’est ce qui constitue aujourd’hui le fond de la population d’Oceania. De cela, une nation est née. Aujourd’hui, elle nous demande des comptes pour des crimes commis par des Hommes qui, il y a de cela quatre-vingt ans, ont renié leur identité. L’Oceania doit se juger elle-même avant de juger les autres.
Le voyage de St John est une faute. Une faute diplomatique, d’abord, l’Oceania exigeant désormais, la seconde étape, inéluctable, prévisible, celle des excuses. Une faute politique, ensuite, que n’a pas manqué de soulever la Chambre des Lords en condamnant « les initiatives hasardeuses du Premier Ministre » qui outrepasse là ses prérogatives. Prions pour que Sa Majesté le roi ne soit au fait d'une telle initiative. Et une faute morale, enfin, à l’égard de toute une génération d’Iconéens. Que l’on s’entende. Ce n’est pas l’ouverture et le dialogue qui sont ici fustigés. De cette visite, dans un autre contexte, pour une autre occasion, beaucoup s’en serait réjouis. C’est la volonté d’inverser les rôles qui est ici regrettable. Que l’on se le dise. Les relations entre l’Iconie et l’Ocenia ne pourront être saines et sereines que dès lors que l’Oceania, le joyau du Thyroptis, première terre de l’Empire, aura, elle aussi, médité sur sa propre Histoire.
Henry Leceister
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=485635IconiaDailyNews.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/485635IconiaDailyNews.png[/img][/url]
St John en Oceania: le pays en émoi[/center]
La visite de St John en Oceania est décrite, par beaucoup de commentateurs, comme historique, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays. L’opinion publique, et la majorité parlementaire, critiquent violemment ce déplacement considéré comme une humiliation honteuse. Les Whigs se félicitent de cette première étape vers la réconciliation.
Les qualificatifs n’auraient pas manqué à l’issu de ce déplacement en Oceania : historique, symbolique, inattendue en sont parmi tant d’autres. Pourtant, c’est l’humiliation, la honte, la trahison qui sont spontanément venus à l’esprit des Iconéens. La visite du Ministre d’État pour les affaires étrangères, numéro 2 du Foreign Office, Robert St John, à l’occasion de la commémoration du Massacre d’Aldewood a bouleversé l’opinion publique et la classe politique. Fait rare, qui mérite que l’on s’y attarde, le leader de l’opposition, Tony Millan, parti Whig, a salué l’initiative du Premier Ministre Greenville, porteuse d’espoir dans les relations futures des deux pays. La majorité, quant à elle, désavoue son leader. « Le Premier Ministre a, là, manqué de discernement » avoue Peter Hosborn, député Tory à la Chambre des Communes, espérant « un ressaisissement rapide de sa politique étrangère ». Dans autre contexte, la visite eut été moins sujette à polémique. « Oui au dialogue, non à la repentance » confie Oscar Fildan, 55 ans. « L’Oceania doit comprendre que la colonisation ce n’est pas Aldewood » renchérit Tamy Usher, 32 ans.
La Chambre des Lords, plutôt discrète sur les questions de politiques étrangères, a pris part au débat pour s’insurger contre « les initiatives hasardeuses du Premier Ministre ». Celles-ci sont d’autant plus condamnables que la Chambre des Lords, garante de l’esprit des institutions, considère la politique étrangère « comme le domaine réservé de Sa Majesté le roi » et, par conséquent, toutes initiatives en ce sens « empiètent sur des prérogatives royales ». La question de la colonisation, selon les Sages, relève d’un « débat autre que politique, moins polémique, plus consensuel, celui des faits, celui des historiens ».
C’est une nécessité, selon eux, de vider l’abcès de la colonisation. « Il ne s’agit pas d’une autoflagellation mais simplement d’un regard apaisé sur notre Histoire » confie le professeur d’Histoire moderne Paul Suxes, Université de Corby. Décrivant un malaise vis-à-vis de notre passé, et plus particulièrement vis-à-vis de la période coloniale, Harold Baldin, député Whig, appelle à un débat apaisé et constructif. « Pour tout peuple, et toute nation, la période coloniale est un sujet délicat. Pour autant, il n’est pas judicieux, sous prétexte d’honneur, de faire l’impasse ».
Un peu moins d’un siècle après l’indépendance de l’Oceania, les ressentiments sont toujours aussi vivaces entre les deux peuples, jadis frères de sang. Depuis 1947 un ministre du gouvernement ne s’était déplacé en Oceania. Si la polémique était inévitable, elle a le double mérite de poser le débat et d’envisager enfin une vraie politique étrangère à l’égard de l’Océania. Les yeux sont désormais fixés sur Arlington*, ou St Just*.
Kenneth Bristol
____________________________________________________________________
*Résidence du Premier Ministre
*Palais Royal
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Les colons Iconéens travaillent la terre d'Oceania
Les chemins tortueux de la repentance [/center]
« Je doute sérieusement de l’utilité politique de la visite de St John ». A elle seule, la déclaration de Charles Wildam, second du parti Tory, résume parfaitement le sentiment qui saisit, ou plutôt, stupéfait l’Iconie au lendemain des révélations de la visite du Ministre d’État pour les affaires étrangères en Oceania. « Cette polémique est révélatrice du malaise de notre nation au regard de sa propre histoire » commente Harold Baldin, député Whig à la Chambre des Communes. De quel malaise, Baldin, aussi respectable historien soit-il, entend, ici, nous faire la démonstration ? Les Iconéens ne sont victimes d’aucun malaise, pas plus d’amnésie. Leur Histoire, ils la connaissent, et ils l’assument.
Des crimes commis lors de la colonisation, personne ne saurait le nier. Ces Hommes, ce sont des assassins. D’aucuns diront des victimes de notre société. Peu importe ce qu’ils sont. Ils ne doivent pas jeter l’opprobre sur toute une nation. Ces criminels ont été punis de leurs faits aussi sévèrement que possible par la justice de leur pays.
Les Iconéens ne sont pas victimes d’un malaise. Ils s’insurgent contre l’instrumentalisation de l’Histoire. Celle qui voudrait faire d’eux des criminels, selon la qualification désormais admise de « crime contre l’Humanité ». Chaque société a ses déviances. Elle doit vivre avec. Les colons Iconéens n’étaient point des enfants de cœur. Pour la plupart, ils étaient d’anciens criminels, repentis ou non, des vagabonds en quête d’aventure. Tout ce que l’Iconie avait de pire. C’est ce qui constitue aujourd’hui le fond de la population d’Oceania. De cela, une nation est née. Aujourd’hui, elle nous demande des comptes pour des crimes commis par des Hommes qui, il y a de cela quatre-vingt ans, ont renié leur identité. L’Oceania doit se juger elle-même avant de juger les autres.
Le voyage de St John est une faute. Une faute diplomatique, d’abord, l’Oceania exigeant désormais, la seconde étape, inéluctable, prévisible, celle des excuses. Une faute politique, ensuite, que n’a pas manqué de soulever la Chambre des Lords en condamnant « les initiatives hasardeuses du Premier Ministre » qui outrepasse là ses prérogatives. Prions pour que Sa Majesté le roi ne soit au fait d'une telle initiative. Et une faute morale, enfin, à l’égard de toute une génération d’Iconéens. Que l’on s’entende. Ce n’est pas l’ouverture et le dialogue qui sont ici fustigés. De cette visite, dans un autre contexte, pour une autre occasion, beaucoup s’en serait réjouis. C’est la volonté d’inverser les rôles qui est ici regrettable. Que l’on se le dise. Les relations entre l’Iconie et l’Ocenia ne pourront être saines et sereines que dès lors que l’Oceania, le joyau du Thyroptis, première terre de l’Empire, aura, elle aussi, médité sur sa propre Histoire.
Henry Leceister
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=485635IconiaDailyNews.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/485635IconiaDailyNews.png[/img][/url]
St John en Oceania: le pays en émoi[/center]
La visite de St John en Oceania est décrite, par beaucoup de commentateurs, comme historique, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays. L’opinion publique, et la majorité parlementaire, critiquent violemment ce déplacement considéré comme une humiliation honteuse. Les Whigs se félicitent de cette première étape vers la réconciliation.
Les qualificatifs n’auraient pas manqué à l’issu de ce déplacement en Oceania : historique, symbolique, inattendue en sont parmi tant d’autres. Pourtant, c’est l’humiliation, la honte, la trahison qui sont spontanément venus à l’esprit des Iconéens. La visite du Ministre d’État pour les affaires étrangères, numéro 2 du Foreign Office, Robert St John, à l’occasion de la commémoration du Massacre d’Aldewood a bouleversé l’opinion publique et la classe politique. Fait rare, qui mérite que l’on s’y attarde, le leader de l’opposition, Tony Millan, parti Whig, a salué l’initiative du Premier Ministre Greenville, porteuse d’espoir dans les relations futures des deux pays. La majorité, quant à elle, désavoue son leader. « Le Premier Ministre a, là, manqué de discernement » avoue Peter Hosborn, député Tory à la Chambre des Communes, espérant « un ressaisissement rapide de sa politique étrangère ». Dans autre contexte, la visite eut été moins sujette à polémique. « Oui au dialogue, non à la repentance » confie Oscar Fildan, 55 ans. « L’Oceania doit comprendre que la colonisation ce n’est pas Aldewood » renchérit Tamy Usher, 32 ans.
La Chambre des Lords, plutôt discrète sur les questions de politiques étrangères, a pris part au débat pour s’insurger contre « les initiatives hasardeuses du Premier Ministre ». Celles-ci sont d’autant plus condamnables que la Chambre des Lords, garante de l’esprit des institutions, considère la politique étrangère « comme le domaine réservé de Sa Majesté le roi » et, par conséquent, toutes initiatives en ce sens « empiètent sur des prérogatives royales ». La question de la colonisation, selon les Sages, relève d’un « débat autre que politique, moins polémique, plus consensuel, celui des faits, celui des historiens ».
C’est une nécessité, selon eux, de vider l’abcès de la colonisation. « Il ne s’agit pas d’une autoflagellation mais simplement d’un regard apaisé sur notre Histoire » confie le professeur d’Histoire moderne Paul Suxes, Université de Corby. Décrivant un malaise vis-à-vis de notre passé, et plus particulièrement vis-à-vis de la période coloniale, Harold Baldin, député Whig, appelle à un débat apaisé et constructif. « Pour tout peuple, et toute nation, la période coloniale est un sujet délicat. Pour autant, il n’est pas judicieux, sous prétexte d’honneur, de faire l’impasse ».
Un peu moins d’un siècle après l’indépendance de l’Oceania, les ressentiments sont toujours aussi vivaces entre les deux peuples, jadis frères de sang. Depuis 1947 un ministre du gouvernement ne s’était déplacé en Oceania. Si la polémique était inévitable, elle a le double mérite de poser le débat et d’envisager enfin une vraie politique étrangère à l’égard de l’Océania. Les yeux sont désormais fixés sur Arlington*, ou St Just*.
Kenneth Bristol
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*Résidence du Premier Ministre
*Palais Royal