[center]Activités Internes [/center]
Les sujets présentaient dans ce topic ont trait à la vie courante du Royaume-Uni d'Iconie. Les complots et intrigues politiques y côtoient le quotidien des Iconéens, les activités des services secrets ou bien la propagande du régime. Par conséquent, tout n’est pas en libre accès. Trois niveau d’utilisation ont donc été définis :
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Activités Internes
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Lord Byron
[center]Panorama politique et social de l’Iconie
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Artère centrale du quartier Suchet au coeur de la capitale[/center]
[ouvert à tous]
La capitale iconiéenne ne compte plus les quartiers où la pauvreté et la misère sociale sont pain quotidien. Taux de chômage exorbitant, exclusion sociale, violence caractérisent la vie de ces ghettos qui tirent irrémédiablement vers le bas ceux qui entretenaient encore l’espoir de s’en sortir. Qui oserait employer de tels individus ? Les préjugés vont bon train et entretiennent l’image négative et repoussante de ces lieux qui, dit-on, concentrent les « déchets » de la société, les reclus et les pouilleux. Car le contraste est saisissant avec les beaux quartiers de la capitale, ceux qui offrent à la face du monde une Iconie ouverte, une Iconie tournée vers la modernité mais surtout une Iconie civilisée, de bon goût et de grande culture.
Parmi ces quartiers l’un reste le plus emblématique et le plus tristement célèbre tant les assassinats et les trafics en tout genre sont monnaie courante, et objets d’une fascination morbide pour quelques écrivains ratés au nadir de leur succès. Mais surtout pour son « industrie du sexe » qui entraînent dans la spirale de la prostitution de jeunes femmes, pour la plus part mineures, ou de jeunes enfants dont le destin paraît écrit d’avance dans l’un de ces bordels d’Alméra de l’Est ou de l’Ouest. Suchet, ou le quartier qui ne dort jamais, paraît concentrer toute la fange de cette société, celle que les politiques oublient et celle que la bonne société méprise. Pourtant, il est pour certains un « ascenseur social », le passage de la petite à la grande délinquance, l’espoir tant attendu de passer enfin dans la cour des Grands. Ici abandonne toute Morale, cette inscription baveuse sur le mur de l’une de ces maisons abandonnées à l’angle de Pikadely street s’impose fièrement comme la devise d’un quartier où les notions de « Bien », « Civilisation » ou « Morale » ont été oubliées, sans doute pour mieux accepter le poids de leur triste existence.
Qui naît à Suchet fini toxicomane, criminel ou violeur, ou les trois, avait alors lancé, plein d’entrain, comme une vérité générale qui n’acceptait de démonstration contraire, un député Tory à la Chambre des Communes lorsque celle-ci s’était, un moment, préoccupée du destin funeste des sujets de Sa Majesté. Le débat avait alors tourné à la joute verbale entre conservateurs et libéraux, lesquels se rejetaient la faute d’une situation si déplorable.
Les Tories et les Whigs justement dominaient le paysage politique de l’Iconie depuis quelques décennies déjà à la faveur de deux révolutions qui avaient tempéré les accents absolutistes d’une monarchie vieillissante. Les succès électoraux des premiers, réputés proche de la Dynastie des Somerset, avaient permis à la Maison Royale de maintenir une influence certaine dans la vie politique du pays laquelle était par ailleurs fort tourmentée. Toute l’Histoire de l’Iconie s’analyse sous l’angle des révolutions sociales et politiques qui l’ont secoué. La dernière a provoqué l’abdication de William II, personnalité sulfureuse et sans grand sens politique, au profit de son fils légitime, le seul par ailleurs, l’actuel Georg V. L’inertie de William II a, sans doute, paradoxalement, était bienfaisant pour le pays en permettant aux Whigs et aux Tories de s’organiser en véritable partie (les premiers de l’Histoire contemporaine), en permettant au Parlement de s’ancrer dans le paysage institutionnel de l’Iconie acquérant une légitimité tant souhaitée et en permettant l’émergence d’une figure de premier plan, celle de Thomas Archibald Greenville, par ailleurs reconduit dans ses fonctions de Premier Ministre par Georg V. Ce dernier, parfaite antithèse de son aïeul, a compris les mutations de la société iconiénne et la nécessité de composer avec les forces politiques et institutionnelles présentes.
L’arrivée de Georg V sur le trône fut tout aussi salutaire que la passivité de son prédécesseur. Doté d’un sens aigu du politique, qui inaugurait une période de stabilité, il menait, non sans excès, une politique extrêmement rigoureuse et inflexible dans l’optique de dépasser les clivages qui ont miné l’essor de la nation iconiéenne. Pour la première fois de son histoire (et, Dieu, quelle histoire !), l’Iconie connaissait les douceurs et les joies de la paix sociale. Ce calme politique, qui suit autant qu’il précède toute tempête, laissait présager un avenir radieux. La fin de l’Histoire ? Certainement pas bien que nombres d’historiens et politiques aimaient à se perdre en conjectures. Du reste cela faisait de beaux succès de librairie. Cette stabilité était donc le fait d’un homme plus que d’un sursaut national ou d’une prise de conscience collective devant l’absurdité de la révolution. Georg V croyait en son peuple et en sa nation mais surtout il croyait en lui. Homme d’instinct plus que de raison mais malgré tout d’un flegme et d’une sérénité toute iconiéenne, il se sentait investi d’une destinée remarquable et se fiait à sa bonne étoile qui l’amenait à multiplier les tentatives politiques et militaires que beaucoup pensaient hasardeuses. Ce furent des succès. Il était convaincu d’être destiné à de grandes choses, porte-étendard d’une gloire retrouvée, ambassadeur d’une nation trop longtemps ignorée voire méprisée.
Mais que serait ce personnage sans son condisciple ? L’ardent Thomas Archibald Greenville, « The Impetuous », comme aimait à le surnommer les députés Tories, tellement l’homme, bouillonnant et exalté, animait les séances de la Chambre des Communes par ses discours à la rhétorique magistrale et cinglante. Au-delà des bons mots, l’action politique du premier Premier Ministre de sa Majesté assurait sa légitimité aux yeux d’un peuple alerte et tout aussi impétueux. Le peuple s’inclinait devant une telle autorité et en devenait plus sage. Il était comme dompté.
C’était donc son contexte encore incertain et orageux, que l’Iconie tentait de s’offrir à la face du monde. Il s’agissait, après tout, d’une des plus vieilles nations d’Alméra et, bien qu’ébranlée par moult désordres internes, ses institutions avaient tenu bon. Préservé du danger intérieur, il fallait désormais se prémunir du danger extérieur. La tâche s’annonçait ardue. Mais s’il y a une activité chère aux Iconiéens, aux côtés du football et du rugby, c’est bien celle de la diplomatie. De grands noms de l’aristocratie, et de la bourgeoisie, s’y sont illustrés. La volonté politique enclencherait le mouvement, la tradition allait faire le reste.
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Artère centrale du quartier Suchet au coeur de la capitale[/center]
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La capitale iconiéenne ne compte plus les quartiers où la pauvreté et la misère sociale sont pain quotidien. Taux de chômage exorbitant, exclusion sociale, violence caractérisent la vie de ces ghettos qui tirent irrémédiablement vers le bas ceux qui entretenaient encore l’espoir de s’en sortir. Qui oserait employer de tels individus ? Les préjugés vont bon train et entretiennent l’image négative et repoussante de ces lieux qui, dit-on, concentrent les « déchets » de la société, les reclus et les pouilleux. Car le contraste est saisissant avec les beaux quartiers de la capitale, ceux qui offrent à la face du monde une Iconie ouverte, une Iconie tournée vers la modernité mais surtout une Iconie civilisée, de bon goût et de grande culture.
Parmi ces quartiers l’un reste le plus emblématique et le plus tristement célèbre tant les assassinats et les trafics en tout genre sont monnaie courante, et objets d’une fascination morbide pour quelques écrivains ratés au nadir de leur succès. Mais surtout pour son « industrie du sexe » qui entraînent dans la spirale de la prostitution de jeunes femmes, pour la plus part mineures, ou de jeunes enfants dont le destin paraît écrit d’avance dans l’un de ces bordels d’Alméra de l’Est ou de l’Ouest. Suchet, ou le quartier qui ne dort jamais, paraît concentrer toute la fange de cette société, celle que les politiques oublient et celle que la bonne société méprise. Pourtant, il est pour certains un « ascenseur social », le passage de la petite à la grande délinquance, l’espoir tant attendu de passer enfin dans la cour des Grands. Ici abandonne toute Morale, cette inscription baveuse sur le mur de l’une de ces maisons abandonnées à l’angle de Pikadely street s’impose fièrement comme la devise d’un quartier où les notions de « Bien », « Civilisation » ou « Morale » ont été oubliées, sans doute pour mieux accepter le poids de leur triste existence.
Qui naît à Suchet fini toxicomane, criminel ou violeur, ou les trois, avait alors lancé, plein d’entrain, comme une vérité générale qui n’acceptait de démonstration contraire, un député Tory à la Chambre des Communes lorsque celle-ci s’était, un moment, préoccupée du destin funeste des sujets de Sa Majesté. Le débat avait alors tourné à la joute verbale entre conservateurs et libéraux, lesquels se rejetaient la faute d’une situation si déplorable.
Les Tories et les Whigs justement dominaient le paysage politique de l’Iconie depuis quelques décennies déjà à la faveur de deux révolutions qui avaient tempéré les accents absolutistes d’une monarchie vieillissante. Les succès électoraux des premiers, réputés proche de la Dynastie des Somerset, avaient permis à la Maison Royale de maintenir une influence certaine dans la vie politique du pays laquelle était par ailleurs fort tourmentée. Toute l’Histoire de l’Iconie s’analyse sous l’angle des révolutions sociales et politiques qui l’ont secoué. La dernière a provoqué l’abdication de William II, personnalité sulfureuse et sans grand sens politique, au profit de son fils légitime, le seul par ailleurs, l’actuel Georg V. L’inertie de William II a, sans doute, paradoxalement, était bienfaisant pour le pays en permettant aux Whigs et aux Tories de s’organiser en véritable partie (les premiers de l’Histoire contemporaine), en permettant au Parlement de s’ancrer dans le paysage institutionnel de l’Iconie acquérant une légitimité tant souhaitée et en permettant l’émergence d’une figure de premier plan, celle de Thomas Archibald Greenville, par ailleurs reconduit dans ses fonctions de Premier Ministre par Georg V. Ce dernier, parfaite antithèse de son aïeul, a compris les mutations de la société iconiénne et la nécessité de composer avec les forces politiques et institutionnelles présentes.
L’arrivée de Georg V sur le trône fut tout aussi salutaire que la passivité de son prédécesseur. Doté d’un sens aigu du politique, qui inaugurait une période de stabilité, il menait, non sans excès, une politique extrêmement rigoureuse et inflexible dans l’optique de dépasser les clivages qui ont miné l’essor de la nation iconiéenne. Pour la première fois de son histoire (et, Dieu, quelle histoire !), l’Iconie connaissait les douceurs et les joies de la paix sociale. Ce calme politique, qui suit autant qu’il précède toute tempête, laissait présager un avenir radieux. La fin de l’Histoire ? Certainement pas bien que nombres d’historiens et politiques aimaient à se perdre en conjectures. Du reste cela faisait de beaux succès de librairie. Cette stabilité était donc le fait d’un homme plus que d’un sursaut national ou d’une prise de conscience collective devant l’absurdité de la révolution. Georg V croyait en son peuple et en sa nation mais surtout il croyait en lui. Homme d’instinct plus que de raison mais malgré tout d’un flegme et d’une sérénité toute iconiéenne, il se sentait investi d’une destinée remarquable et se fiait à sa bonne étoile qui l’amenait à multiplier les tentatives politiques et militaires que beaucoup pensaient hasardeuses. Ce furent des succès. Il était convaincu d’être destiné à de grandes choses, porte-étendard d’une gloire retrouvée, ambassadeur d’une nation trop longtemps ignorée voire méprisée.
Mais que serait ce personnage sans son condisciple ? L’ardent Thomas Archibald Greenville, « The Impetuous », comme aimait à le surnommer les députés Tories, tellement l’homme, bouillonnant et exalté, animait les séances de la Chambre des Communes par ses discours à la rhétorique magistrale et cinglante. Au-delà des bons mots, l’action politique du premier Premier Ministre de sa Majesté assurait sa légitimité aux yeux d’un peuple alerte et tout aussi impétueux. Le peuple s’inclinait devant une telle autorité et en devenait plus sage. Il était comme dompté.
C’était donc son contexte encore incertain et orageux, que l’Iconie tentait de s’offrir à la face du monde. Il s’agissait, après tout, d’une des plus vieilles nations d’Alméra et, bien qu’ébranlée par moult désordres internes, ses institutions avaient tenu bon. Préservé du danger intérieur, il fallait désormais se prémunir du danger extérieur. La tâche s’annonçait ardue. Mais s’il y a une activité chère aux Iconiéens, aux côtés du football et du rugby, c’est bien celle de la diplomatie. De grands noms de l’aristocratie, et de la bourgeoisie, s’y sont illustrés. La volonté politique enclencherait le mouvement, la tradition allait faire le reste.
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Lord Byron
[center]Panorama politique et social de l’Iconie
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The White Room, St Just Palace[/center]
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The White Room, St Just Palace, Birkengham, Royaume-Uni d’Iconie.
La fin de soirée s’annonçait dans la capitale iconièenne. La journée avait été particulièrement ensoleillée et laissait présager un printemps fort agréable. La plupart des Ghaméens [gentilités des habitants de Birkengham] rentraient d’une dure journée de labeur. Le flot ininterrompu des véhicules, agrémenté d’une symphonie de Klaxons, se faisait entendre jusque dans les salons du Royal Palace où, par contraste, régnait un silence pesant.
Au loin, dans la relative obscurité de la pièce, laquelle n’était éclairée que par une lampe de chevet, de style Henry VIII, se dessinait une figure dont l’attitude semblait montrer qu’elle était pensive. En réalité, il n’en était rien. En s’approchant d’un peu plus près, il était possible de discerner une seconde silhouette, assise juste à côté, mais plus en retrait, de la seconde. La noirceur des lieux n’avait pas permis au premier coup d’œil de l’apercevoir. Ses formes, très indistinctes, laissaient pourtant imaginer une personne de petite taille, très frêle et chétive, sans doute fort peu gâtée par la nature. La conversation était animée.
1ère silhouette : En réalité, je vous le dis M. le Marquis, le roi est dans de beaux draps.
Le Marquis : Puisse-t-il ne pas être aussi falot que son aïeul ! La Monarchie n’y survivrait pas.
1ère silhouette La Chambre des Communes ne souhaiterait que cela. La contestation gronde. Le Parlement a des velléités d’indépendance…
Le Marquis Que fait Greenville ? Diantre !
1ère silhouette Greenville ?…Hein ! Ne comptez pas sur lui ! Que de beaux discours ! Ni plus, ni moins.
Des pas se firent entendre dans les couloirs du palais à proximité du salon. La conversation s’arrêta net. Les deux hommes étaient dans l’expectative. En réalité, ils l’étaient depuis un moment déjà. Quelque chose semblait se jouer sur la vaste scène politique sans qu’ils ne sachent vraiment quoi. Pire que les révolutions, les complots. Anonymes et soudains, ils ne prévenaient pas et frappaient presque instantanément l’ennemi désigné. Terrassé il ne s’en relevait pas. C’était un poison. La mort était lente et douloureuse mais certaine.
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The White Room, St Just Palace[/center]
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The White Room, St Just Palace, Birkengham, Royaume-Uni d’Iconie.
La fin de soirée s’annonçait dans la capitale iconièenne. La journée avait été particulièrement ensoleillée et laissait présager un printemps fort agréable. La plupart des Ghaméens [gentilités des habitants de Birkengham] rentraient d’une dure journée de labeur. Le flot ininterrompu des véhicules, agrémenté d’une symphonie de Klaxons, se faisait entendre jusque dans les salons du Royal Palace où, par contraste, régnait un silence pesant.
Au loin, dans la relative obscurité de la pièce, laquelle n’était éclairée que par une lampe de chevet, de style Henry VIII, se dessinait une figure dont l’attitude semblait montrer qu’elle était pensive. En réalité, il n’en était rien. En s’approchant d’un peu plus près, il était possible de discerner une seconde silhouette, assise juste à côté, mais plus en retrait, de la seconde. La noirceur des lieux n’avait pas permis au premier coup d’œil de l’apercevoir. Ses formes, très indistinctes, laissaient pourtant imaginer une personne de petite taille, très frêle et chétive, sans doute fort peu gâtée par la nature. La conversation était animée.
1ère silhouette : En réalité, je vous le dis M. le Marquis, le roi est dans de beaux draps.
Le Marquis : Puisse-t-il ne pas être aussi falot que son aïeul ! La Monarchie n’y survivrait pas.
1ère silhouette La Chambre des Communes ne souhaiterait que cela. La contestation gronde. Le Parlement a des velléités d’indépendance…
Le Marquis Que fait Greenville ? Diantre !
1ère silhouette Greenville ?…Hein ! Ne comptez pas sur lui ! Que de beaux discours ! Ni plus, ni moins.
Des pas se firent entendre dans les couloirs du palais à proximité du salon. La conversation s’arrêta net. Les deux hommes étaient dans l’expectative. En réalité, ils l’étaient depuis un moment déjà. Quelque chose semblait se jouer sur la vaste scène politique sans qu’ils ne sachent vraiment quoi. Pire que les révolutions, les complots. Anonymes et soudains, ils ne prévenaient pas et frappaient presque instantanément l’ennemi désigné. Terrassé il ne s’en relevait pas. C’était un poison. La mort était lente et douloureuse mais certaine.