Rencontre Danube - Contact à Halek-Ma

Sovana

Message par Sovana »

Ath Jöth, célèbre agent de liaison de Contact, attendait sur le Tarmak du petit aéroport d'Halek-Ma. Bigre, il espérait ne pas avoir affaires avec le ministre des affaires étrangères, après la [url=http://www.simpolitique.com/post244875.html#p244875]bourde monumentale[/url] que celui-ci avait commis. Il relisait ses mails sur sa tablette. Ah non, le président en personne ! Finalement la Culture gagnait un peu en notoriété. Ah moins que ça ne soit Azude, difficile de savoir. Comme à son habitude Contact avait envoyé Ath Jöth, afin de s'assurer de conversation franches, tout en permettant un contraste avec le sérieux des institutions culturiennes. Outre le fait d'ainsi ne pas paraitre "trop" sérieux, la Culture s'assurait d'être vue par les grandes puissances très sérieuses comme totalement inoffensive. Ath Jöth pour sa part se demandait ce qu'il allait en ressortir. Ce n'était pas la première fois qu'il avait affaire avec des élites de systèmes électifs, mais l'élite de la Franconie c'était montrée peu réceptive, quoique attentive. Contact avait décidé de prendre contact avec le Danube car il s'agissait d'une pseudo-démocratie avide d'imposer son modèle. Pourrait-on aider à favoriser une réelle citoyenneté, et adoucir l'expansion élective, au profit de la démocratie, qui devait passer avant tout par les cœurs et non les politiques ?

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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url] [url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]La Fédération[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduir et subvertir." Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center]
Pazu

Message par Pazu »

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L'avion Danubois se posa et, après avoir fait le fameux bal des appareils au sol, la porte s'ouvrit permettant à la délégation Danuboise de s'extraire de l'aéroplane.
Avec une manière presque touristique, les journalistes de la délégation prirent des photos de toute part alors que François Barouel, d'une démarche nonchalante qui le caractérise tant, descendit afin de se diriger vers Ath Jöth.


François Barouel : Bien le bonjour ! Je pris d'excuser mon ministre des affaires extérieurs pour son erreur, avec la crise diplomatique qui sévit actuellement l'Union du Vicaskaran, vous comprendrez que nos administrations des affaires étrangères sont pour le moins débordées *grand sourire*.
Sovana

Message par Sovana »

Parmesan, pourquoi ai-t-il fallu qu'ils amènent ces benêts de journalistes à la solde de groupes économiques ? Qu'ils se concentrent sur le paysage va, pensa Ath Jöth qui, s'il ne détestait pas être pris en photo, n'aimait pas spécialement prendre la pose.

Halek-Ma était une grande ville de 350 000 habitants, quoiqu'elle en paraissait deux fois plus, et tout en hauteur. Chose unique au monde, certains immeubles étaient verdoyant, des plantes intégrées dans l'architecture finale. Si une partie de l’électricité provenait de Menovie, l'on pouvait toutefois apercevoir de nombreux panneaux solaires, quelques éoliennes, et d'autres bâtiments encore étaient verts, de loin ils leurs murs semblaient fait de bambous. Il s'agissait en fait de recyclage les eaux usées des bâtiments pour faire pousser des algues puis produire de l’électricité et de la chaleur. Si la ville ne respectait pas vraiment les canons de la biomimétisme, elle y tendait lentement mais surement.

Ath Jöth vit le président arrivé, quoiqu'il fut surpris de l'absence de surprise de l'homme politique. Il était presque un peu déçu. Cet homme avait-il déjà tant voyagé ? Tout vu ? Ou cachait-il simplement très bien ses émotions ? Il lui répondit d'un large sourire en le saluant.


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[quote="Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact"]Bonne journée à vous aussi ! Ah, oui j'en ai vaguement entendu parlé, pour ma part j'ai faillit confondre le Danube et le Northland Haha, lire une carte est si... fastidieux ! J’espère que le voyage fut agréable ? Mon organisme, Contact, et moi-même sommes ma foi honorés de recevoir un chef d’État sur les territoires de la Culture ! [Phrase très paradoxale pour le citoyen d'un pays anarchiste, se dit-il en son fort intérieur.] Mais pardonnez moi j'en oublie les bonnes manières : Ath Jöth, Premier Administrateur Suprême Absolu, Total, et Intemporel Ad Vitam Aeternam de l'Espace Culturel Anarchique et Compassionnel. Mais bon, c'est un secret de polichinelle si je vous dit que ce titre pompeux proviens d'une farce en interne de nos services. Je vous raconterais dans la voiture si cela vous intéresse. Je suis agent de liaison de Contact, organisme chargé des relations entre la Culture à laquelle nous appartenons et les institutions extérieures.

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[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url] [url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]La Fédération[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduir et subvertir." Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center]
Pazu

Message par Pazu »

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/736808FranoisBarouel.jpg[/img][/center]

De la manière dont Ath Jöth parlait, Barouel eu plus l'impression d'avoir à faire à un technocrate plutôt qu'à un anarchiste adepte de l'auto-gestion ... impression très certainement due au fait qu'il n'était de toute manière pas habitué de rencontrer l'un ou l'autre.

François Barouel : Oui, le voyage fut agréable, comme le sera notre rencontre j'imagine *sourire*.

La petite blague géographique de Ath Jöth relevait de toute évidence d'une vexation de son hôte mais ... la faute revenait de toute manière à sa propre administration, donc Barouel avait intérêt à faire profil bas sur ce sujet là qui, l’espère-il, ne sera pas récurent lors de la rencontre.
Il avait beau ne pas être facilement irritable, contrairement à Moscovi, il ne fallait cependant pas qu'une atmosphère de plomb s'installe.


François Barouel : Elles son magnifiques ces tours ! C'est une manière originale de résoudre le problème du carbone tout en intégrant la verdure dans la ville.

Bien que disant cela, le président savait ou pensait pertinemment que le Danube ne pouvait s'offrir un tel luxe qu'est l'écologie généralisée.
Les coûts fixes que nécessite cette transition écologique se répercutent certes dans le temps mais elles se rendaient ainsi hors de portés de tout faibles budgets comme celle de la nation qu'il gouvernait.


François Barouel : Il est étonnant que vous dissociez le pouvoir fédératif de l’exécutif, si tenté qu'il existe ici un organe exécutif. Vous avez si décentralisé le pouvoir qu'on se demande s'il existe une ligne nationale mais, je suis sur que vous allez m'éclairer sur votre fonctionnement institutionnel *sourire*.
Sovana

Message par Sovana »

[bod][/bod][ve]Le président et sa délégation furent invités à monté en voiture.


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[quote="Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact"]Je n'en doute pas en effet !
Ma foi, nous avons eu la chance de recevoir un fort soutient de La Fédération, nous permettant des installations modernes, et pensées de manière durable, si je puis dire. Nos villes ne sont pas encore parfaitement écologiques, mais un quartier peut très facilement être démantelé pour être mieux reconstruit, sur des bases plus biomimétiques. Quant au reste du territoire à l'ouest, il est composé de petites villes et villages, faiblement consommateurs et autonomes, donc aux impacts écologiques nulles.

Vous êtes ici dans la Culture, si je puis simplifier ainsi, avec un C majuscule, et au sens sociologique du terme. Notre population ne se reconnait pas dans une idée de nation, et nos territoires sont multiples. Seule une culture commune nous lie. Mais définir une culture prendrais bien plus que quelques mots, ce pourquoi nous nous arrêtons à "Culture" dans le nom officiel, et la Culture en nom courant. Cette ville est la seule de Haut-Culture Est, et la plus peuplée de nos territoires. Mais ce n'est pas une capitale. A vrai dire, nous ne disposons d'aucun pouvoir législatif ou exécutif. Il existe bien en Haut-Culture Ouest une administration autonome, mais elle ne dirige pas grand chose à vrai dire. Pas de police, pas de pouvoir législatif. Elle n'a les taches que les habitants veulent bien lui déléguer. Contact n'est qu'une interface servant les valeurs et les intérêts des populations de la Culture, de même que les Circonstances Spéciales. Aucun de ces deux organismes ne sauraient dire à mes concitoyens comment ils doivent vivre ou s'organiser, ce qu'ils peuvent faire ou ne pas faire.

Ah, concernant cette petite blague sur mon titre pompeux, du temps où l'actuel Tel-Culture constituait la préCulture, il existait à ces débuts un conseil municipal, faisant office d’exécutif. Tout cela était déjà un peu factice au départ, et bien qu'étant maire, mon travail était avant tout diplomatique. Par la suite le conseil à été vidé de ses pouvoirs par l'autogestion, et ses membres ont pensés que leur poste était encore utile, et qu'ils pouvaient me virer. Alors Contact à créer pour l’occasion un titre supérieur hiérarchiquement et me l'a attribué. Note d'humour local. Les malheureux ont finalement démissionné et ont du se trouver un travail utile je suppose. Sans doute avez-vous aussi lu sur mon curiculum vitae que j’étais Chef d'État, de Tel-Culture. un État qui n'a jamais existé inventé dans la période de PreCulture pour ne pas effrayé nos voisins. Je trouve mes documents officiels très amusants !
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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url] [url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]La Fédération[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduir et subvertir." Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center][/ve]
Pazu

Message par Pazu »

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/736808FranoisBarouel.jpg[/img][/center]

Barouel cachait par respect à son hôte sa grande dubitativé ... bien qui le cacha mal.
En somme, cru-il comprendre, la culture n'est qu'un conglomérat de "collectivité territoriale" informelle et auto-gérée, n'ayant pas de lien institutionnello-politique fort qui les unissent, excepté bien évidemment la culture et la structure politique en soit.


François Barouel : Il y a toujours de l’exécutif quelques part, croyez-moi d'expérience, il suffit de bien chercher...
Si je comprend bien, ce sont les citoyens qui se réunissent pour s'auto-administrer ?
Si c'est cela, le voilà donc le pouvoir exécutif : les citoyens qui se réunissent en un organe d’exécution... et du fait de votre forte décentralisation, il ne subsiste plus que les organes d’exécution locales, détruisant de facto comme vous l'avez signalé l'état central.
De la même manière, il existe bien des lois ici ? Ce n'est pas l'anarchie au sens premier du terme ; on ne tue pas pour le plaisir, on ne traverse pas tout azimut les routes au risque de se faire écraser ... il y a bien un code de la route, un code civil ... Vous n'allez pas me faire croire que ces lois sont toutes issus du "droit naturel", il y a bien du pouvoir législatif quelque part. Serait-ce encore cette sorte d'assemblée citoyenne locale qui l'édicte ? Auquel cas la Culture n'est qu'une fédération de démocraties directes.
Au passage, je vous avouerais que j'ai du mal à comprendre comment vous-avez obtenu ce post et, par la même, le [url=http://www.memoireonline.com/08/08/1483/m_discours-fondateur-ddh-anthropologie-politique-john-locke16.html]pouvoir fédératif[/url] de la Culture *sourire*.
Sovana

Message par Sovana »

[ve]La délégation sortit de la voiture après quelques minutes, puis ils entrèrent dans un immeuble qui ne se distinguaient pas des autres. Enfin, ils arrivèrent dans une modeste salle de réunion. Tout avait été pensé pour être le plus neutre, le plus banal possible. Des ingénieurs en sciences cognitives avaient travaillés des heures afin de produire une design modèle de salle se remarquant par sa banalité. Ainsi, rien ne pouvait distraire l'attention des interlocuteurs, ou paraitre offensant, tout au plus cette neutralité, mais c'était encore le moins pire des choix possibles.


[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/886996Chapelierhorloge.png[/img][/center]

[quote="Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact"][Ath Jöth souris intérieurement au vue de la moue dubitative du chef d'État. Extérieurement il souriait presque constamment, mais difficile par moment de savoir pour quelle raison.]Nous arrivons. Je vous expliquerais cela en détail une fois installer, ne vous en faites pas.

Souhaitez vous à boire ?

Pour répondre à votre question, plus que de l'auto administration directe il s'agit de la liberté de fondé toutes entreprises, politiques économiques ou sociales. Mais bien entendu il existe quelques règles formelles ou informelles. La première est la valeur des engagements et relations contractuelles. Une personne, physique ou morale, ne respectant pas ses engagements ou rompt unilatéralement un contrat, se voie le risque d'un dépôt de plainte et de passer devant un tribunal privé.
La deuxième règle, plus formelle, est le respect inconditionnel de la [url=http://www.simpolitique.com/post243691.html#p243691]Convention Collective Multi-Territoriale des Principes Fondamentaux[/url]. Cela permet à tout citoyen la protection judiciaire de ses droits fondamentaux. Bien entendu, étant donné que vous êtes, selon le vocable de mon organisme "des agents politiques externes", vous bénéficiez d'office de cette protection. Autrement, pour être citoyen il suffit d'en faire la demande auprès de l'administration (qui est plus une base de données autonome), qui vous la donnera simplement après avoir remplit un petit formulaire préalable tel que nom prénom, etc. Il est préférable d'avoir ses papiers originels, tel qu'une carte d’identité de son pays, mais cela est facultatif.
Ainsi donc, n'importe qui peut être envoyer par devant un tribunal privé s'il s'en prend aux droits fondamentaux d'un autre. Nous ne sommes donc pas en anomie, et notre système ne tient pas seulement par sa culture.

Mais pour aller plus en détail, socialement il n'y a pas de lois. Autrement dit, tant que vous ne pratiquez rien qui ne soit socialement pas toléré, on vous adressera la parole et vous serez encore invité aux fêtes. Mais si vous vous mettez à vous promener tout nu en public, non seulement vous serez totalement ostracisé, mais en plus personne ne voudra vous embaucher. Il s'agit donc ici avant tout d'un contrôle social par les pairs.

Économiquement, deux formes d'organisations sont très populaires. La première est l'entreprise claquée sur le modèle des nationaux-capitalistes. Chaque salarié est à part égale actionnaire de l'entreprise. D'une part, cela ne permet que des décisions consensuelles, permettant de meilleurs conditions de travail, des vues plus sur le long termes et plus écologiques par exemple, mais aussi, par une rémunération plus élevé, transforme directement le producteur en consommateur, ou plutôt, le consommateur devient acteur, et producteur. Son salaire, décidé consensuellement, permet non seulement un niveau de vie a minima décent, mais aussi d'avoir des excédents dont il se servira pour soutenir les projets qui lui tiennent à cœur, que ça soit des start-up ou des associations caritatives. La deuxième modèle est la coopérative, aux effets similaires. Mais il existe aussi des contrôles plus formels. Chaque entreprise se définit une charte. Enfin, traditionnellement, si j'ose dire, les investisseurs, consommateurs et fournisseurs, se méfieraient trop d'une entreprise opaque. Comme je le disais donc, chaque entreprise se définit une charte, avec un certain nombre d'engagements sociaux, économiques ou environnementaux. De nombreuses associations à but non lucratif ont pour mission de vérifier que les entreprises ne faillissent pas à leur engagements, mais aussi d'informer par exemple en classant les entreprise selon leurs engagements plus ou moins forts, concrets, par exemple, ou au contraire les "oublis" existants. Il faut d'ailleurs noter qu'ici les journalistes ne travaillent pas dans des entreprises mais dans des associations. Il s'agit donc d'une autre forme de contrôle des pairs.

Je vous rassure concernant la solidarité, il existe une association mutualiste, permettant de payer peu cher les soins hospitaliers, par exemple. A cela s'ajoute des avantages divers au sein des entreprises. De même, les tribunaux actuels se sont engagés sur de nombreux points, de manière très strict, et les associations veillent à ce qu'il n'y ai jamais de conflits d’intérêts. Concernant les services publics il y à deux fonctionnements. L'entretient des routes aux abords de terrains ou bâtiments privés sont entretenus par le propriétaire le plus proche, de manière équitable. Par exemple, un commerçant entretient la portion de trottoir le long de sa boutique, et la route, jusqu'à la moitié de celle-ci, où l'entretient sera ensuite assuré par le propriétaire d'en face, cela fonctionne aussi avec la propriétés des terrains. Cela est une obligation contractuelle instaurée lors du rachat des territoires à l'actuelle entreprise la gérant, bien entendu les propriétaires suivant ont l'obligation de vendre le bâtiment, terrain ou autre peu importe, avec une telle clause. Le reste, et les frais de fonctionnement des hôpitaux, par exemple, sont assurés chaque année par des campagnes de financements transparentes via des dons. Tout cela est, de même, contrôlé par des associations.

Comme vous pouvez le remarquer, la libre circulation de l'information via les enquêtes des associations est donc le cœur de notre fonctionnement, qui assure par un contrôle social des pairs que ce qui est socialement acceptable est reproduit ou toléré, et ce qui ne l'es pas mis à l'écart, isolé. Une entreprise opaque, ou à externalités trop négatives se verrait donc facilement boudée des clients, fournisseurs, et autres acteurs.
En somme, vous pouvez faire beaucoup de choses dans la Culture, tant que vous respectez les droits fondamentaux, vos contrats, et que tout cela est socialement acceptable.

Cela permet une grande liberté d'organisation. Ainsi, à l'ouest de ce territoire, la population qui s'est affiliée à l'administration de l'ouest peut bénéficier de certaines prestations en échange de la délégation de quelques prérogatives précises. Il existe même des corporations de métiers. Celle-ci sont considérés comme des entreprises, mais étant donnés qu'elles sont plus adaptées au mode de vie, aux besoins de l'ouest, les entreprises classiques ne peuvent pas les concurrencer efficacement. Ainsi donc, pas de coercition, d'obligations au sens strict, juste une sélection dynamique via l'adaptation et l'information. Chacun est donc pleinement acteur et responsable dans ce système. Cela n’empêche pas quelques monopoles ou oligopoles, mais pour les simples raisons que les acteurs actuels sont adaptés et répondent aux attentes sociales et culturelles. C'est le cas par exemple des tribunaux privés, il n'en existe que deux, ou bien des services de santé, où il n'en existe que trois. Mais rien n’empêche un nouvel acteur d’émerger si les anciens deviennent inadaptés.
Le contrat et les engagements font donc office de lois à petites échelles via des critères culturels et humains. J'entends par humains, que chacun est doté d'un temps soit peu d'empathie, de curiosité et à des capacités de réflexions. Il s'agit donc bien d'auto-gestion collective, et non de décentralisation. Et quand il existe des instituions créant des obligations, elles ne s'adressent qu'à ses membres, et sont constitués du bas vers le haut, de manière représentative. L'Administration de l'ouest est donc en perpétuel dialogue avec une commission citoyenne, formés de citoyens tirés au sort parmi ceux qui s'affilient à l'administration de l'ouest. Le tirage au sort permet une représentation stricte, tout en responsabilisant l'individu.
Et si je prend des exemples plus concrets, comme le code de la route, c'est assez simple. Toutes les écoles de conduite, terrestre maritime ou aérienne par exemple, s'entendent pour ne fournir qu'un enseignement uniforme qu'elles auront élaboré ensemble. Et si ces règles sont par exemple trop laxistes ou trop rigides, les associations peuvent appeler au boycott des écoles de conduite.
Ces règles sont respectés parce que le bon sens impose que ceux qui ont un permis s’engagent (légalement, en signant le permis) à respecter le code de la route, et le faire respecter. Prêter sa voiture à quelqu'un qui n'aurait pas de permis serait donc ne pas faire respecter le permis, et est donc passible de plainte. De même, les vendeurs de voitures s'engagent à ne délivrer une voiture qu'à quelqu'un ayant un permis. Ils peuvent par exemple en vendre, mais pas la délivrer, nuance. Il n'existe pas de police, mais il est toujours possible de payer un milice pour exécuter un travail légal, comme chercher quelqu'un refusant de se rendre au tribunal. Se rendre au tribunal lorsqu'on est convoqué n'est pas écrit dans les droits fondamentaux, mais disons que cela fait partit des petites lignes obligatoires dans le même genre. De toute façon, cela est théorique. Quiconque refusant de se rendre au tribunal se verrait ostracisé par la société jusqu'à ce qu'il se corrige. C'est irresponsable. Nous n'aimons pas l'irresponsabilité.

Pour résumé, il ne s'agit pas de pouvoir législatif, mais avant tout social, mêlant le formel et informel habilement.

Vous me demandez comment j'ai obtenu mon poste, oh c'est un peu indiscret mais naturel comme question. Au tout débuts je fus élu par quelques intellectuels pour être équivalent d'une sorte de coordinateur municipal. J'ai favorisé l'autogestion parce que nous nous étions tous rassemblés pour cela, tout simplement. Par la suite Contact m'a recruté, sur invitation, en tant que diplomate.
Mais je crains que cette réponse ne vous laisse un peu sur votre faim, permettez-moi donc de développer le fonctionnement du Contact et des Circonstances Spéciales.
Ces deux institutions se sont donnés pour but de défendre et promouvoir nos valeurs. Et, de manière secondaire, nos intérêts plus matériels ou diplomatiques par exemple. Nos moyens sont donc subordonnés à nos valeurs. Contact gère les contact avec les pays, États, et autres institutions, passant des contrats tel que des libres échanges, ou promouvant nos associations par exemple, et bien entendu notre modèle. La diplomatie, somme toutes. Les Circonstances Spéciales, ont le même rôle, mais s'occupent des affaires plus délicates, qui requiert moins de visibilité. Cela peut être le cas par exemple dans le cas de l'aide à un pays dans sa résistance contre un occupant, ou bien l’oppression coercitive d'un État barbare, tel les pseudo-communistes.
Paradoxalement, ces deux organisations pratiquent une forme relative d'élitiste, si l'on prend comme point de vue la société entière. N'importe qui peut candidater, et cela est très populaire. Mais les recrutements sont très stricts, et peu sont pris. Le plus souvent lorsque Contact ou Circonstances Spéciales font appel à vous, vous invitent, ils vous connaissent déjà et savent que vous répondrez à leur attentes, selon les postes à pourvoir.
Il n'existe toutefois aucune hiérarchie dans ces organisations. Il y a de nombreuses règles informelles, qui permettent une organisation efficace, mais tout se fait toujours du bas vers le haut. Par exemple, il existe de très nombreuses cellules de Contact au sujet de l'Alméra. Une pour Azude, une pour la Menovie, une pour le Duché Stalagmantin, ou par région quand celle-ci présente moins d’intérêt, comme l'Alméra orientale par exemple. Toutes ces cellules envoient quelques représentants, qu'elles connaissent donc personnellement, former une stratégie continentale cohérente. De même, il y a des réunions au niveau globale, moins régulièrement bien entendu. Les cellules se font et défont selon les besoins, et une gestion de l'information très stricte. Pour le moment il existe un organe coordinateur qui gère les informations entre cellules, mais nous travaillons à l'établissement d'un système de transmissions inter-cellules, selon des règles de nomenclatures fonctionelles. Ainsi, ce que l'on pourrait improprement appeler pouvoir ne s'applique pas du haut vers le bas, mais du bas vers le haut.
Vous pourriez critiquer le monopole qu'à Contact, bien que cela n’empêche pas les initiatives individuelles envers les autres pays. Mais, mis à part que l’existence même des États nous pousse naturellement à créer un organisme qui leur semble équivalent, rien n'empêche, comme pour les hôpitaux ou les tribunaux, que si les citoyens ne s'estimaient pas satisfait, ils se mettent à protester, puis nous concurrencer. Contact fut rapidement créer dans ce but avouer de servir d'interface, et non seulement personne ne s'y est opposé, mais nous remplissons avec brio nos fonctions, et personne n'y trouve grand chose à redire.

A vrai dire, pour ma part, je ne suis qu'un diplomate parmi d'autres. Qui à ses qualités, ses défauts, son expérience, son vécu, son ancienneté. Mais je ne choisit pas mon planning, à qui vais-je parler et de quoi, mais j'ai liberté de signer ce que bon me semble. Ce sont diverses cellules qui le font. Une cellule Vicaskaran sud, ou Danube, je ne sais plus. Je suis simplement un agent de liaison, mais cela me conviens.

Excusez, ma logorrhée, cela-est-il plus clair pour vous ? [sourire]

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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url] [url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]La Fédération[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduir et subvertir." Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center][/ve]
Pazu

Message par Pazu »

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/736808FranoisBarouel.jpg[/img][/center]

Cette fois ci, Barouel ne cacha pas son incrédulité quant à la société décrite par son hôte.

François Barouel : Ecoutez, ce que je comprend de votre système c'est qu'il s'agit d'un néo-libéralisme qui fait de la liberté individuel un véritable fétichisme et dont les failles sont comblées par le système corporatif.
Pour donner une illustration : l'état des routes est subordonné à la richesse du propriétaire adjacent puisqu'un propriétaire n'ayant pas les moyens d'entretenir la route ne le pourra pas, il n'y a pas là de mutualisation des biens publiques. D'ailleurs, pour preuve de ce que j'avance à propos du néo-libéralisme, juridiquement, ce que vous me décrivez là équivaut à la considération de la route comme d'une servitude d'une propriété privée. Le bien publique se transforme juridiquement en bien privée, on est en plein dans le fondement du néo-libéralisme.
Quant au fonctionnement moral d'une entreprise, celle-ci est assurée non par une législation mais par le fait que les consommateurs et investisseurs ont une demande de moralité et qu'il n'y a pas d'asymétrie d'information suffisante pour que l'entreprise puisse passer outre cette exigence émanant de la demande ... en somme, c'est parfaitement le principe d'offre et de demande sans asymétrie quelconque, soit l'idéal du libéralisme.
La société que vous me décrivez là est une société dont les seuls mécanismes sociaux existent du fait que la population boycottera automatiquement ce qui n'est pas sociale... et pour cela, il faut quand même partir du postulat que l'être humain est, de manière individuelle, automatiquement bon et préférera la justice au profit.
D'ailleurs j'aimerais savoir d'où proviennent le financement des associations de contrôle ... encore des citoyens qui font des dons volontaires ? Votre société est donc toute fondée sur la bonne foi des gens ... là encore on en revient sur l'absence d'égoïsme inhérent à l'homme ...
Pourtant dans le monde, bon nombres de personnes utilisent des téléphones portables issus d'un esclavagisme moderne. Pour étendre la notion d'égoïsme et donner un autre exemple, ce sont ces même personnes qui mangent de la viande sans prendre en compte que l'animal en question était douée de sensibilité et était élevé de manière intensive et sans aucune pitié. Là encore on revient à la notion d'égoïsme inhérent à l'individu.
Votre société serait inégalitaire, injuste et vouée à sa propre destruction si vous n'aviez pas cet homme nouveau qui va au plus profond de ses instincts rechercher la justice et non le profit personnel tout en intériorisant un nombre colossale de règles informelles qui, dans une société plus archaïque que la vôtre, ne ferait pas consensus et serait donc soumise à débat puis à législation ...
Et bien mes félicitations d'avoir réussi à accomplir cela ! Je me demande bien comment vous avez réussi à créer cet homme nouveau... il faudrait vite que vous m'expliquiez cette solution miracle que je cours l'appliquer au Danube *Sourire Ironique*
Pour être un peu plus sérieux, je suis certains que vous allez vite m'éclairer sur des points dont je n'ai saisie toute les nuances, comme par exemple celle de la justice qui, si le coupable ne se présente pas au tribunal, ne se reposera pas uniquement je l’espère sur la pression sociale pour marginaliser ce criminel. Je me demande au passage comment avec l'absence de juridiction formelle vous puissiez avoir une jurisprudence homogène et harmonisée dans l'ensemble du territoire. Et votre affaire de code de la route, je me demande comment fait une personne pour boycotter l'école de conduite quand il doit absolument avoir ;pour des motifs professionnels, le permit ... il n'y a pas d'égalité dans le rapport de force, ceux qui édictent le code de la route vont à terme l'emporter. Et j'aimerais également que l'on m'explique comment une personne qui a déjà le permit depuis des années puisse boycotter l'auto-école ... cela n'a pas de sens.
Et puis de toute manière, je ne crois pas que vous m'ayez invité pour débattre de votre société, quoi que cela ne me dérangerais pas le moins du monde *sourire amical*.

Barouel réfléchie un instant puis s’exclame :

François Barouel : Ah oui ! J'allais oublier la plus basique des choses ... je prendrais un verre d'eau *sourire*. Et je vous rassure, quoique je ne connais pas votre régime alimentaire; ce que j'ai dis à propos des animaux ne fait pas de moi un végétarien *rire*, je fais partie de "l'homme ancien" qui a malheureusement des fondements instinctifs égoïstes.

Le président ne comprenait toujours pas d'où venait la légitimité de Contact pour "s'approprier" le pouvoir fédératif de la Culture mais ... les questionnements étaient si nombreuses qu'il n'allait pas rajouter du sel au sel.
Sovana

Message par Sovana »

[ve]Eh bien, voila un homme plus vigoureux qu'Ath Jöth aurait pu pensé au premier abord. Voila qui allait être plaisant !
Ath Jöth servit un verre d'eau à son invité.



[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/886996Chapelierhorloge.png[/img][/center]

[quote="Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact"]Ma foi, peut être que vous vous trompez un peu. Bien que ça ne soit pas moi qui vous ai invité, je considère que la compréhension, l'éclairage de points de méconnaissance, est la première étape vers une relation durable quel que soit sa nature.

Ma foi, vous êtes franc, et j'aime cela ! Je vais donc vous répondre minutieusement.

Appelez cela néolibéralisme si cela vous plait. Nous dirions pour notre part ... pananarchisme humaniste. J'ai hésité à dire capitalistique, mais ici cohabitent deux modèles économiques différents.
La liberté individuelle comme fétichisme, oui c'est une façon de voir. Par le système corporatif ? Tout dépend ce que vous entendez par la, et quelles failles vous désignez. Il n'y a pas de corporations de métiers dans Halek-Ma. Et si vous parlez des entreprises je ne dirais pas qu'elles comblent des failles, mais qu'elles répondent à des besoins, fussent-ils parfois un peu futiles pour certains. Mais l'important est qu'elles s'encastrent dans la société, les règles sociales, et que ni le travail (c'est-à-dire l'activité humaine), ni la monnaie (la dette également), ni les ressources naturelles ne peuvent subir les lois du marchés avant les lois sociales. J'entends par la que les règlementations formelles, qu'elles soient sous formes de lois ou de contrats, d'engagements, ne sont que des réactions naturelles de lutte contre les lois du marché sur des espaces ou prédomine le social. Qui irait acheté, investir ou s'associer avec une entreprise qui fait travailler nos enfants, tout en le sachant sciemment ? Bien que la question soit biaisé puisque nous prodiguons un cadre où nos enfants n'ont heureusement pas la nécessité de travailler. Il en vas de même des logiques de mutualisations sur lesquelles je reviendrait dans un instant, les chartes des banques, etc, etc. Tout cela est sainement contre le marché, car le marché pur et seul est profondément destructeur. Je reviendrait également dans deux minutes sur ses mouvements de luttes.

Dire qu'il n'y a pas de mutualisation des biens publics est partiellement faux. Si un propriétaire ne peux pas entretenir le bien public lui appartenant, de nombreuses solutions existent. Il peut mener une campagne de financements, ou bien il peut apparaitre des systèmes de mutualisations locaux entre les commerçants, les habitants ou les deux. Tout dépend des situations. De même, le coup de fonctionnement des hôpitaux, tribunaux, etc, sont assurés par des campagnes nationales de financements, très détaillées et transparentes. Ces organismes ont des règles de fonctionnements stricts, et fonctionnent d'ailleurs de la même manière que des associations sans buts lucratifs. Ce que l'usager paie quand il va à l’hôpital n'est pas le frais de fonctionnement, mais l'opération elle-même par exemple. Encore une fois, ceci est largement compensée par des mutuelles (sans but lucratif) principalement, et secondairement avantages au sein des entreprises, qui font office de sécurité sociale.

Effectivement, concernant les entreprises nous préférons la liberté, et la régulation via l'information. Je ne vois pas spécialement où est le problème dans ce point précis ? Est-ce un crime d'être "libéral" ? [sourire]

Concernant les postulats, permettez moi de nuancer. Nous avons effectivement certaines suppositions. Tout le monde à des suppositions. Les notre sont que chaque personne est doté d'un minimum de, ou "prédisposer à", l'empathie, curiosité, et de capacité de réflexion, pour résumer. Cela les sciences cognitives nous l'apprennent. MAIS, nous ne présumons pas qu'en toute circonstances tout humain usera de sa bonté par exemple. La sociologie nous l'enseigne bien. C'est pour cela que nous mettons en place de nombreuses contre-mesures si j'ose dire. L'empathie comme prédisposition oui. Comme automatisme en toutes circonstances ? Non.
Bien sur que les gens vont chercher leur intérêt. Mais ils ne vont pas chercher que cela. Tellement d'autres motivations existent, plus épanouissantes. En économie de marché oui, l’intérêt viens facilement dans une entreprise comme valeur importante. Il faut bien que l'entreprise fasse du profit pour survivre. Mais nous souhaitons limiter cela, pas n'importe quel prix ne doit être toléré.

Il faut bien comprendre que l'individu n'est pas le seul acteur. Si l'on fait tout reposer sur l'individu cela sera un échec parce qu'une personne est toujours incluse dans un environement social précis, connectée aux autres, et n'est pas omnisciente. Nous sommes individualistes dans le sens où nous attachons de l'importance aux libertés individuelles. Mais nous ne considérons pas l'individu comme l'unité ultime, comme isolé de ses pairs. C'est pour cela que, dans le cycle de l'information, nous donnons un très grand rôle aux associations. Une association, de par son but non lucratif, ne peux être composée que de personnes motivées, actives, et relativement intègres. C'est elles qui vont amener l'information auprès du reste de la société, car cela est leur rôle, de la même façon qu'il est vital pour une entreprise de faire du profit. Nous ne nous reposons pas sur des "individus" volontaires, mais sur des collectifs institutionnalisés de volontaires, assurant ainsi en leur sein une reproduction sociale permettant le respect de ce pourquoi ils se sont engagés de manière intègre.

Bien sur que les gens peuvent consommer, dans l'ignorance ou non, des biens produits à partir de souffrances. Mais si le système d'information dans le système capitaliste classique était plus intègre, cela serait déjà un grand pas qui forcerais les entreprises à évoluer dans un bon sens. Non, s'il savait tout sur ce qu'il achèterais, l'individu ne changerais pas totalement ses habitudes, par la définition même que cela sont des habitudes. Mais les associations feraient pression, organiseraient des mouvements d'oppositions, mettraient en place des solutions, auxquelles se ralliaient progressivement les individus lambdas, parce que dans le fond, avoir des baskets fait par des enfants, c'est un peu gênant. Les associations sont avant tout des catalyseurs sociaux.

Pour leur financement, tout comme chez vous je suppose, elles vivent de dons. Et chaque association s'est bien entendue engagée à une transparence complète, qu'un réseaux d'associations surveillent et s'entre-surveillent. Il n'est donc pas possible de donner plus de je ne sais pas combien par personne, physique ou morale, les liens des donateurs avec les entreprises ou associations sont répertoriés, les donateurs doivent êtres identifiés, etc etc. Alors à moins que les dix ou vingt associations de contrôles et également d'autres qui peuvent contrôler tout de même (puisqu'en fait, il n'y a pas de "permis" de contrôle, il est plutôt coutume que les bilans financiers soient publics, c'est plus simple pour tout le monde), etc, etc, les risques sont au plus bas. Puisque tout cela repose sur des systèmes complexes certes, mais transparents, d'inter-surveillances multiples. Je vous accorde que cela fournis un certain nombre d'emplois et métiers, mais c'est un système bien plus difficile à corrompre tant les failles ont été anticipées. Cela fonctionne un peu à la manière d'un réseau. Si vous faites vibrez une corde d'une toile d'araignée, par l’interconnexion cela sera ressentis sur toute la toile. Si vous souhaitez entrainer la toile vers le bas, plus elle sera dense et tendue, plus votre poids, bille, peu importe, devra être lourde pour réussir à cela sur l'ensemble de la toile. Corrompre l'ensemble des institutions de surveillance, de manière directe ou indirecte devient donc d'une monstrueuse complexité au vu du nombre de règles. Il en vas de même pour le fameux jeux des chaises tournantes, au vu du nombre d'associations de surveillance.
Nous avons l'habitude de nous appuyer sur le nombre et l'intelligence collective pour parer à bien des problèmes.

Et je vous rassure, votre société contient autant de règles informelles que la notre. Simplement, tout ce que vous marquez en grands textes contraignants, nos acteurs finissent pas s'y engager librement. Librement non pas sous aucunes influences, mais sous aucunes influences coercitives, car ils subirons les pressions associatives, qui sont incitatives.

Non, l'absent au tribunal, c’était une forme de blague. Mais ne sous-estimez pas la puissance des sanctions sociales. Un individu ne peux pas vivre ni même survivre seul. Toutefois, pour répondre sérieusement à votre question, comme je l'ai dit, il est légal du point de vue de la CCMT d'en appeler à une milice pour arrêter le convoqué. Qu'il s'agisse de mercenaires, ou d'une milice locale. Mercenaires qui peuvent êtres payés par le plaignant, et à l'issue du procès le suspect aura donc au moins l'obligation de rembourser ledit plaignant. Plus il fait de vagues, plus il est contraint par la voie juridique. Simple question de responsabilité.
Concernant la jurisprudence, cela fait partit des bases des engagements des tribunaux privés, bien que de nombreux pays fonctionnent bien sans le principe de jurisprudence. Même si je vous accord oh combien que cela peut compliquer les choses, et que la Justice d'Azude est une véritable usine à gaz. Mais je m'égare, puisque cela ne nous concerne pas.

Pour boycotter quelque chose dont l'on dépend la réponse est simple : la solidarité. Ceux qui ont le permis peuvent boycotter les écoles de conduites en aidant ceux qui ne pourraient normalement pas y échapper. Oh, éventuellement, en dernier recours, si cela concernait par exemple les hôpitaux, en cas d'absence de concurrence, il faudrait organiser cela, tout dépend de la situation, cela serait plus compliqué. Il vaudrait mettre en place des alternatives efficaces, ou réussir à contraindre les organismes concernés. Tout dépend vraiment de la situation. Toutefois, les hôpitaux actuels ont déjà des standards acceptables, la question se poserait donc plus lors d'une transition, ce qui est différent. Ici les règles sont déjà en place.

Haha, il n'y a pas pour nous d'anciens ou de nouveau. Seulement des ensembles de valeurs à un moment donné pour un organisme donné, ni d’instincts, mais de prédisposions, influencés par de multiples facteurs. Notre vision, s'inspirant des sciences humaines, est relativement complexe. Mais pas forcément compliquée. Tout s'explique bien, avec un peu de temps.


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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url] [url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]La Fédération[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduir et subvertir." Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center][/ve]
Pazu

Message par Pazu »

[quote="Pazu"][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/736808FranoisBarouel.jpg[/img][/center]


François Barouel : Oui, donc c'est bien ce que je disais. Votre société est dans sa structure néo-libéral. Tout fonctionne par le fait qu'il n'y a aucune asymétrie d'information et qu'il y a une demande de moralité. D'ailleurs, les failles du marché sont ici comblées par le marché lui même ; quand bien même vos mutuelles seraient auto-gérées, elles n'en reste pas moins privée et répondent à une demande spécifique qu'est la garantie financière face à des imprévus de la vie.
J'aime chez vous cette idée que les lois formelles sont des " réactions naturelles" face aux externalités ou autres immoralités qui émanent d'un marché car c'est là aussi la vision néo-libéral.
L'idée que les lois sociales et économiques émanent d'un ordre dit "naturel", une sorte de mains invisible qui ne serait d'autre pour certains que Dieu.

Le problème de ce libéralisme là, c'est qu'encore la vision de l'être humain est à mon sens bridée.
Tout d'abord parce que votre "régulation via l'information" n'est véritablement possible que si l'on part de deux postulats : le premier est que la fluidité totale de l'information résout automatiquement un bon nombre de problème, ce qui n'est pas forcément le cas et nous y reviendront plus tard ; la seconde est qu'il faudrait des moyens colossaux pour arriver à une telle transparence ! La personne qui a arnaquée des veilles personnes, vous me dite qu'une pression sociale va peser sur lui ... comment voulez-vous que, si il se rend à un supermarché à 40 kilomètres de chez lui pour la première fois, le vendeur ai automatiquement connaissance du passé criminel du client pour lui faire subir une pression sociale ? Ça n'a pas de sens. Ça ne marcherait que dans un monde qui ne puis exister. Et même si mon exemple est limité, on peut généralisé l'idée en admettant qu'on ne peux pas connaitre techniquement ou même psychologiquement le passé de chaque personne que l'on croise quotidiennement !
Et quant bien même pour les entreprises et leur moralité due au fait du boycotte de l'immoralité, là encore il faudrait une structure associative considérable pour qu'un client ai constamment en tête les actes moraux ou immoraux d'une entreprises lorsqu'elle lui achète un produit .... c'est certes possible, mais cela demande une quantité de ressources considérable que vous n'imputez qu'au seul fait qu'il y ai don, qu'il y ai une campagne nationale de financement ... Le jour où un téléthon arrivera a regrouper une somme aussi importante qu'un grand ministère qui se fonde sur l’impôt ... et que ce téléthon arrive à reproduire cet exploit d'année en année, alors seulement là je pourrais donner un crédit à ce mode de contrôle.
Et encore ! Dire aux gens des réalités sur l'entreprise ne suffit pas automatiquement. Vous mettez une chaussures Danuboise qui vaut 150 euros et une chaussures Nike ou je ne sais plus la marque, qui a été fabriquée par des enfants au Maraka mais qui n'est vendu que 25 euros ... je peux vous garantir que le consommateur qui a du mal à joindre les deux bout prendra la seconde paire même en sachant d'où elle provient. Je peux même vous garantir que le consommateur qui n'a pas du mal à joindre les deux bout en fera généralement de même !
Boycotter un produit au niveau national est possible ... boycotter l'ensemble des produits qui ne sont pas moraux au niveau national l'est moins.... et de plus, cela ne vaut que lorsque le boycotte est possible ! L'idée de dire qu'il y a une égalité entre les acteurs lors d'un rapport de force est aussi purement néo-libéral : Pour reprendre l'exemple des auto-écoles qui, ensemble, se mettent d'accord sur un code de la route commun et qui édictent donc ce dit code ... si certains trouveront qu'il est trop laxiste, ils ne pourront pas boycotter les écoles de conduite puisqu'une grande partie des mécontents ont déjà le permit et les autres, qui ne l'on pas, vont soit ne pas vouloir l'avoir (et ne sont donc pas concernés par l'affaire), soit vont a tout pris avoir besoin du permit pour raison professionnelle et ne pourront pas se permettre de boycotter l'auto-école. Cette exemple est transposable à bien d'autre, on pourrait même étendre l'explication : Tout le monde peut être de bonne fois sans pour autant avoir un consensus. Si vous avez une partie des gens de bonne foi qui sont pour rendre plus ferme le code de la route et une autre pour le rendre plus laxiste, il y aura forcément désaccord politique. Ici ce n'est qu'un code de la route, ce n'est pas bien grave; mais ces désaccords existent également sur des problématiques bien plus grave et passionnelles, elles peuvent même concerner les fondements structurels de votre société. Voilà pourquoi une sphère politique se crée toujours automatiquement ; je ne dis pas les politiciens, je dis juste une sphère politique qui en appel à une législation commune et donc à un état.
Parlant d'état, j'étais moi même avocat avant d'occuper cette magnifique fonction qu'est président du Danube et je peux vous assurer qu'avec toute la bonne foi du monde, avec tous les engagements possibles et inimaginables, jamais vous n'aurez d'harmonisation de la jurisprudence si il n'y a pas une cours de cassation. Il faut forcément un ordre judiciaire qui réclame une structure étatisée. Nous ne sommes pas des super-mans qui arrivons par magie ou par contrat à donner une justice qui soit la même quelque soit l'endroit où l'on se trouve ; il faut forcément que lors d'une affaire (parfois spécifique, peu rependu et surprenante), l'on regarde s'il y a eu un ou des précédents, qu'elle fut la décision du tribunal, en cas de litige sur la peine entre plusieurs tribunaux qui ont jugés des affaires semblables, qu'elle fut la décision de la cours de cassation, bref ! Regardez la jurisprudence pour qu'avec une même affaire, la peine soit identique ou presque.
Il n'existe pas dans le droit naturel une chose tel que "Un violeur pédophile doit être condamné à la peine de mort" ou "à 35 ans de réclusion criminel précisément" ou bien encore "à 15 ans ferme plus 1.500 Dhanne de dédommagement à la victime" , il faut donc forcément avoir une harmonisation... et d'ailleurs, la peine doit se référer à une législation parce là aussi nous tombons dans le domaine politique. Vous avez beau avoir un peuple de bonne foi, certains croiront que le délinquant de banlieue mérite une peine exemplaire quand d'autre pensent qu'il s'agit plutôt d'un problème de ré-insertion. Même au seins du monde des experts les solutions seront diverses et variées, parfois même contradictoires car, il n'y a pas de consensus qui puisse émaner du seul fait de connaitre les sciences cognitives actuelles. Les solutions à appliquer ne font pas consensus et vous ne me ferez pas croire que vos scientifiques ont réussi à mathématiser l'humain et le monde à un point tel que la chose à faire tombe sous le sens. Je suis personnellement athée et j'ai une conception déterministe du monde, presque spinoziste ... pourtant je sais que les facteurs qui nous déterminent sont si nombreuses et le résultat si sensible aux variables que jamais les sciences humaines ne pourront être des sciences dures ! Voyez, votre "réaction naturelle" qu'est la législation informelle n'est pas si évidente que ce que vous-voulez me le faire croire.
Là encore le monde que vous me décrivez là se repose sur le fait d'une connaissance absolue des choses, de l'être humain ... cela me fait encore penser aux libéraux qui pensaient qu'avec leur "homo économicus" ils pouvaient mathématiser l'humain, en faire un algorithme permettant de connaitre avec exactitudes ses choix face à une situation donnée. Donc non, je ne suis toujours pas convaincus par votre modèle de société mais après tout, vous êtes chez vous et je ne suis pas chez moi, vous vous organisez comme vous le voulez *sourire*.
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