Rencontre Valacida-Fiémance

Arios

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Port-Sant-Jordi. Le Château Ramon Berenguer IV illumine septembre de sa pierre rouge, l'horizon est clair et encore chaud, des barques de pêcheurs s'agitent sur la mer d'huile. Des charrettes tirées par des bœufs et conduites par des femmes au corset noir sur une robe blanche ne laissant entrevoir que leurs chevilles et les bracelets qu'elles y portent rentrent dans la ville, passant par la porte prêt de l'édifice. Elles y rentrent de la paille pour les bêtes du marché de demain.
C'est un caillou minuscule qui forme ici la côte ouest de la Fiémance grande.

Et pour ce royaume pilier jusqu'à peu de la Chrétienté, un simple paysan attend dans la cours de la bâtisse, sa biaude du pays de Bannes l'entourant, un mince foulard rouge autour du cou en guise de cravate coquette et rustique. Il a l'air perdu, et surtout appréhendant la réunion avec le Valacida. Il la souhaite efficace, car il est inquiet ; de sa charge et de ses capacités.
Ses cheveux ont été laqués jusqu'à la nuque, en arrière, à l'embusquée, comme une mauvaise mode des bals provinciaux de seconde main, laqués au savon dont les particules sont encore visibles en petits copeaux verts asséchés par l'air chaud de cette Fiémance méridionale, insolite, insultante pour trop de pays qui pourraient attraper la main impériale.

Il faut rebâtir l'alliance valacide. Une alliance à deux, un axe entre deux civilisations, contre un universalisme dangereux.
Le plat typique de ce petit pays fiémançais attend la rencontre : l'esqueixada, une salade de morues, d'oignons et de tomates. Le Comité a rouspéter contre l'utilisation des tomates, un fruit décoratif qui n'apporte rien à la cuisine, mais la vitesse de l'administration a laissé les cuisiniers faire comme ils l'entendaient. Et Vivant Lepiot s'en fou, il a d'autres préoccupations. Il sait que le pays lui est en quelque sorte confié, pour 10 ans, il sait que son nom ne restera dans aucun livre, et qu'on apprendra en l'an 4000 le nom de Charles-Philippe comme celui d'un règne sans discontinuités, avec un léger recul de son autorité, volontaire, d'une dizaine d'année ; mais ce sera alors un plaisir de spécialiste.
Mais dans le monde dangereux de la géopolitique, des prétentieux prennent les années pour des secondes ; il faut leur répondre avec les armes des prétentieux.
Le Valacida arrive. Quelques secondes. Pour Lepiot, elles durent des années.
Arios

Message par Arios »

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Le malaise chez les petits agitant les drapeaux du Valunya, à l'arrivée de Juan Carlos. Oui, Valunya c'est là-bas, mais c'est aussi ici, ici qui est la Fiémance, la Fiémance est elle-même, et elle est un peu autre-part, et tandis qu'elle peut être quelque part, elle n'y est en même temps pas.
Si cela semble être le cas, elle semble être présente sans l'être vraiment. Peut-être dans trente ans, avec une déférence extrême dans soixante ; le temps ne fait pas peur aux Ardun comme il ne fait pas peur au Comité.

Ce-dernier, derrière Vivant Lepiot, a longtemps hésité à mettre en scène l'arrivée de Juan Carlos. On déteste l'hypocrisie de la plupart des nations, quand elles dressent des barrières, y plaçant des figurants, pour applaudir les détenteurs de possibles contrats. Mais il fallait néanmoins faire un geste politique, plus à destination des quelques journalistes étrangers, plutôt que pour Monsieur Carlos qui n'est pas celui à impressionner aujourd'hui. Les accents hispaniques de la région lui plairont au demeurant sans doute.

Mais les enfants, tenant un drapeau fiémançais pour quatre drapeaux valunyans, sont nés sous d'autres mœurs, celles de païens, certains étaient même des esclaves. La Fiémance ne leur parle pas, d'autant qu'un instituteur pédant n'est aller leur mentir, ils sont à l'école des maraîchers autour du port, des récifs côtiers où ils pèchent. Mais ils savent que leur vie est meilleure qu'avant. Ils pensent peut-être qu'elle l'est moins qu'ailleurs. Ils ont peut-être raison.
Le Comité sait qu'ils ont tord.
C'est aussi cela qu'il veut savoir sur le Valacida. Sur qui doit-on compter, doit-on s'allier aujourd'hui ?
La géopolitique de la réalité a ses limites à ne pas franchir, même si les pays sont en danger.
La Fiémance veut traiter avec une république libérale mais mesurée, qui à défaut de protéger son peuple, n'a pas pour projet de le détruire, comme les Lefèbvre ou les Pelletier.

On se salue, on se sourit timidement. Il y a trop de vent, on entend pas les hymnes, la mer elle-même qui se lève et les pêcheurs qui se crient les nouvelles de la mi-journée raisonnent contre la pierre rouge. On rentre, à l'intérieur, nous mangerons et discuterons.
Puisque Vivant Lepiot n'engage pas la conversation sur les termes importants, le Président Carlos en aura l'honneur.
Jacinto

Message par Jacinto »

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Juan Carlos n'avait pas fait bon voyage jusqu'en terre Fiémançaise. Rongé par les interrogations, il n'était pas parvenu à trouver la quiétude et la sérénité qui, si souvent, faisaient sa force. Des questions aussi énigmatiques que surprenantes surgissaient dans son esprit. La Fiémance est-elle toujours l'alliée du Valacida ? Comment ces paysans vont-ils savoir gérer les affaires d'un État si puissant ? Vont-ils l'accueillir dans une étable ou une cabane improvisée, parmi le bétail et les stocks de nourriture ? Il n'était pas rassuré et cela se voyait. Lorsqu'il arriva face à ces hôtes, sa gêne était parfaitement visible. Pour éviter de trop contraster avec l'entourage, il avait choisi d'ôter le haut de son costume et sa cravate, pour ne se présenter qu'en chemise face au fraîchement promu premier ministre fiémançais. Les mains qu'il serrait étaient fermes et abîmées par le labeur. Étonnement, il fut presque soulagé que les formalités diplomatiques eussent été sommaires. Enfin pouvaient-ils passer au vif du sujet.


Don Juan Carlos : Vous n'êtes pas sans savoir que la sphère politique du Valacida angoisse. Elle angoisse, par appréhension surtout. Elle angoisse de ne pas savoir et de s'attendre au pire. Il faut nous comprendre, cette situation est relativement nouvelle et l'ambition que le Valacida avait aux côtés de la Fiémance était véritablement importante. Si bien qu'un bouleversement à la tête de l'État fiémançais préoccupe tous les valacides sans exception, dans la mesure où cette ambition à vos côtés pourrait être remise en cause. Quel avenir pour l'alliance valacido-fiémançaise ? Quelle ligne diplomatique suivra désormais la Fiémance ? Ce sont des questions qui reviennent incessamment dans les couloirs, chez nous. Certains s'inquiètent des déclarations qui ont été faites par des membres du comité paysan chargé de l'exécutif, laissant croire à un regain d'autarcie à venir, d'une part, et d'un potentiel rapprochement avec les "rouges", d'autre part. Je pense qu'il faut impérativement que nous clarifions ces points aujourd'hui, car les réponses que vous y apporterez seront essentielles pour la survie ou non de notre alliance.
Arios

Message par Arios »

Ils arrivèrent dans un salon, on fit une photographie officielle qui les poussa à se redresser un instant sur leurs fauteuils, face au flash de l'appareil, puis un vin blanc à leur disposition dans un seau de glace, Lepiot se mit à répondre à son interlocuteur.

Vivant Lepiot, Premier Ministre : Pour s'allier aux rouges, comme vous dîtes, il faudrait qu'ils existent.
Les régimes, prétendument communistes, qui existent aujourd'hui : ils ont trop de sang sur les mains.
Dans nos villages, ça n'a pas attendu le Comité, il y a entre 30 et 50% des terres, qui n'ont pour propriété, que la commune propriété des habitants. Beaucoup sont des prés, il est vrai.
Néanmoins je doute que les États communistes, qui font des grands défilés et tout ça, aient le moindre commencement de réflexion politique, au-delà de produire des armements. Voilà.
Pour vous répondre, nous ne fermons pas la porte aux communistes. Nous ne fermons la porte qu'au fascisme, au militarisme, au nationalisme, quand ce ne sont pas que des noms, mais des comportements inacceptables pour un État comme la Fiémance.
Et justement, ça va répondre à votre deuxième question.

Il se penchait sur son fauteuil, baissait la tête en souriant, un bras contre le vendre, un autre l'agrippant à celui de son siège, béat de parvenir à raisonner avec une telle aisance alors qu'il se pensait trop angoissé. Il devait paraître très sympathique, bien que son accent put être dépaysant, surtout en plan dans ce pays valuan, en présence d'un président hispanophone.

Nous voyons bien que le nationalisme anime le Schlessien, rare État alméran a n'avoir pas pris acte de la retraite de Sa Majesté, puisqu'il lui a écris. Directement.

Il se sentit, un bref instant, perdre pied. Il venait d'assumer que le Comité avait pu contrôler le courrier du Roi. Il fallait enchaîner.

Vous savez, il y a les changements politiques mineurs, mais il y a les pays et les États qui restent. Aujourd'hui comme hier, le Schlessien veut nous bouffer, voilà. Et pour diverses raisons, il s'appuiera sur une Biturige qui ne nous aime pas, pas du tout.
Je pense que l'alliance avec la Biturige est dépassée, ce pays nous déteste trop ; enfin, je parle de ses dirigeants.
Mais plus que jamais, il faut une alliance Opemont-Azibi qui soit efficace.

Alors il but. Et regardant que Carlos réfléchissait, il pensa qu'il était temps d'avoir cette formule qui, peut-être, rassurerait le Valacide.

Aujourd'hui c'est nous, dans 10 ans le Roi mettra autant de poigne qu'auparavant à diriger la Fiémance. C'est le même pays ; il a les mêmes ennemis, et les mêmes amis.
Jacinto

Message par Jacinto »

Le président valacide écoutait attentivement son hôte. Il ne fut qu'à moitié convaincu. Il répondit au premier ministre fiémançais en ces termes :

Don Juan Carlos : J'entends tout à fait cela. Les gouvernements changent, l'État reste. Néanmoins il semblerait que la ligne diplomatique fiémançaise ait déviée depuis votre accession au pouvoir. Je ne me souviens pas que le roi Charles-Philippe ait une seule fois fait la différence entre rouges véritables et rouges aux mains ensanglantées. Et puis... je serais curieux de savoir ce que vous entendez par "rouges véritables" ? Un rouge reste un rouge, non ? D'après moi, il n'y a pas "bon" ou "mauvais" rouge. L'idéologie communiste ne connait pas la non-violence, sont essence est la destruction. Comment un rouge peut-il ne pas avoir de sang sur les mains ? Le communisme conduit inéluctablement à l'autoritarisme, à l'extrême violence, à l’oppression et à la répression, jusqu'à ce que toute forme de liberté individuelle ait disparu et que l'individu en tant que personne soit nié. Vous ne pouvez pas comparer l'idéologie communiste avec ce qui se passe sur vos terres. Ce qui se passe en Fiémance cela s'appelle de la solidarité et du bon sens. Les rouges, s'il devait y en avoir des "véritables",ils ne seraient autres que la C.E.S.S., l'U.R.C.M. et tous leurs acolytes, ou satellites, comme vous voudrez.

Ce sont les déclarations de membres du Comité Paysan relatives à la C.E.S.S. dont je me méfie. Si mes souvenirs sont bons, j'ai cru lire que la Fiémance n'avait pas plus de raisons de faire la guerre à son voisin slave qu'au Saint-Empire. La C.E.S.S. est l'ennemi du monde que nous défendions conjointement jusqu'ici, monsieur Lepiot. Elle est l'ennemi de la foi, l'ennemi de la liberté et l'ennemi des peuples. Il n'y a qu'à voir leur ambition de panslavisme qui tend à nier l'histoire des populations annexées une à une, qui conduit à détruire la culture des peuples d'Alméra de l'Est pour mieux les assujettir sous la coupe d'un seul et même État artificiel. Je n'ai pas de leçon à donner, mais s'il y a bien un pays à combattre pour l'Alméra, c'est la C.E.S.S. Elle est aux antipodes de quasiment tous nos principes. Vous savez, le Valacida a toutes les raisons de haïr le Saint-Empire, et je vous avouerais que c'est loin d'être un pays que j'affectionne personnellement. Mais s'il fallait choisir notre ennemi, je combattrais sans aucun doute la C.E.S.S. Car des deux, c'est sans nul doute celle qui souille le plus l'Alméra. Et c'est cette divergence entre nos discours qui est à l'origine de mes craintes, Monsieur Lepiot. Le nationalisme a ses dérives, comme tout idéal, comme toute politique, comme la chorocratie d'ailleurs. Mais vous ne pouvez pas prétendre être dans la continuité diplomatique avec vos prédécesseurs et affirmer, dans un même temps, que le Schlessien et Stramine sont autant l'un que l'autre les ennemis de notre combat pour l'Alméra. Je suis prêt à faire des sacrifices pour maintenir l'alliance entre nos pays, mais il est crucial que nous nous mettions d'accord sur la hiérarchie de nos priorités.
Arios

Message par Arios »

Vivant Lepiot, Premier Ministre : Le Saint-Empire est nationaliste, et jusqu'à peu, le Schlessien pardon, il imposait la langue schlessoise partout où il passait. Avec les idées du Duc de Tauray, qui mine de rien, se sont propagées à "villèmchad'te", "villèmchatte", "chtade", il semble que la situation s’adoucisse au moins en apparence. Les Valacides ont leurs raisons et je doute qu'elles soient mauvaises, de voir ce pays comme une menace. Nous le voyons comme une menace, parce-que nous n'aimons pas les grosses bottes du genre d'idéologies qui animent l'Empire.

Je ne pense pas que les pays almérans doivent faire cesser toute importance des idéologies afin de s'unir contre un quelconque ennemi commun. Oui, il y a des idéologies nauséabondes qui détestent profondément les Blancs, sur tous les continents à qui on a apporté le papier-cul et l'écriture, mais le premier danger pour l'Alméra ce sont les Almérans, aussi certains points du protocole d'Alma devraient être revues au cours de notre rencontre.
Pour vous donner un exemple, c'est la CESS, comme vous dîtes la destructrice de peuples, qui fait entrer des Makarans par milliers afin de combler les trous de ses armées.
Souhaiter et mettre en place une politique de défense de l'Alméra comme la Fiémance et le Valacida l'ont fait, en faisant le pari de s'appuyer sur des pays qui au final ne respectent pas ces principes - le Rémino a conservé sa base militaire raksassane -, alors même que nos principaux ennemis sont en Alméra, est à mon avis à la fois anachronique et dangereux pour l'image que nous renvoyons. Bien que le protocole d'Alma soit secret, les gens constatent de loin que nos pays, comme si ils étaient dirigés par une émule du Parti Nationaliste Makaran, préfèrent les vieilles solidarités tribales que le dialogue entre les continents et les peuples.
Mais je vous avouerai qu'il n'y a guère à mon sens davantage de beautés à découvrir outremer dans ce qui relève de la grandeur diplomatique, qu'en Alméra ; et au grand jamais, je n'ai pensé que l'amitié entre nos deux pays nous privait d'autres amitiés.

Et pour vous répondre, nous pensons également que s'arrêter aux mots, au titre des idéologies, c'est faire son marché sur les emballages avec la dextérité intellectuelle d'une ménagère pelabssienne.
Regardez les bouffonneries stupides que ces comportements nous donnent à voir : le Lito, la Cérésie, se nomment "Zanyane". Vrabjabel prétend défendre les intérêts des nègres, Chloé Rophile pareil... C'est un peu comme la Main Noire, du temps où se prétendait démocrate, ou le Danmaya de l'Apartleben comme libéral.
Aussi nous tendrons la main, et généreusement, a un pays qui aura l'audace de se proclamer communiste sans mettre à terre son passé, qui aura le talent d'offrir à sa population un accès à l'autonomie de production, la libérant du salariat, et ne plaçant pas 25% de son budget dans l'armement. Nous n'aurons pas peur de l'emballage. C'était ce que je souhaitais vous dire.
Mais je ne rêve pas, non qu'un État voisin applique les principes de Marx à la lettre ; être un rigoriste de l'idéologie, ce n'est à mon sens aucunement un signe d'intelligence.

En somme, si nous avons à protéger mutuellement nos territoires et l'Alméra, ce ne devrait pas être contre le communisme, idée abstraite, mais contre les pays s'en revendiquant et dont nous connaissons déjà leurs méthodes d'interprétations et de mise en oeuvre.
La CESS est un cancer, mais la Fiémance n'a plus envie de le combattre. Stramine a compris qu'il ne fallait pas changer de rive ; il a désormais son accès à la mer, recherché depuis longtemps - les Vespases s'en souviennent -. Il devra s'assagir maintenant.

Nous avons le loisir et la possibilité d'en revenir aux préoccupations nationales.
Le Saint-Empire cherche à s'étendre.
Opemont et Azibi ont le devoir de montrer par leur alliance que l'on peut être Alméran sans lécher les bottes, ou supporter les canons de mitrailleuses, des Impériaux.
Jacinto

Message par Jacinto »

Don Juan Carlos : Je suis tout à fait ouvert à l'idée de réformer le Protocole d'Alma et je comprends aussi votre réticence vis-à-vis de la Biturige. Nous n'avons rien contre les biturigeois, mais s'il faut sacrifier leur présence dans le protocole d'Alma pour nous assurer du maintien de notre alliance, cela ne me pose aucun problème. À condition, là encore, de nous mettre d'accord sur nos objectifs et de les définir clairement. Pour quoi unissons-nous nos forces et contre qui ? Ce sont des questions qu'il nous faut à nouveau nous poser.

Pour ce qui est du Schlessien, vous savez tout à fait que la décadence de leur empire est notre souhait le plus cher. Seulement, je ne peux pas risquer l'affrontement sans être certain de notre succès. Le Schlessien ne nous fait pas peur. Mais il faut bien avouer que le compter parmi nos ennemis entraînerait des conséquences très graves et définitives. Des conséquences que je ne saurais assumer que si elles finissent par avoir une utilité. Aujourd'hui, je ne peux que partager votre analyse sur le Schlessien. Le Valacida fut la première victime du nationalisme schlessois. Le Rheinland Pfalz n'est autre que le Cabo de Gata, ancienne province du Royaume valacide. Les racines de notre civilisation ont été souillées par le germanisme, là-bas. Ils ne semblent pas connaitre ni s'intéresser au glorieux passé de notre pays et, pourtant, ils font venir les touristes en masse dans les monuments bâtis par nos aïeux et tirent profit d'un patrimoine qu'ils usurpent depuis des générations. Seulement, quel choix ai-je ? Le Schlessien a le pouvoir, du jour au lendemain, d'isoler la totalité des côtes maritimes du Nord du Valacida. Nous avons des accords militaires qui nous permettent de déplacer nos forces maritimes à travers leurs eaux territoriales à condition de les en informer. C'est un accord important, sans lequel les côtes Nord de mon pays seraient complètement isolées. La rupture de tels accords aurait des répercutions économiques majeures, en plus d'être une humiliation. Comme je vous l'ai dit, je peux prendre ce risque. Mais il ne doit pas être vain.
Arios

Message par Arios »

Vivant Lepiot, Premier Ministre : Nous ne voulons pas la guerre.
Mais en quelques phrases, les libéraux schlessois seront capables de faire avaler à leur peuple qu'il est nécessaire de la faire en Fiémance ou au Valacida pour maintenir la sécurité des Chrétiens et de l'Alméra.
C'est pourquoi, sans nous positionner contre le Saint-Empire de façon officielle, la Fiémance et le Valacida devrait réaffirmer leur pacte de défense et leur souveraineté mutuelle, temporelle comme idéologique.

Quant à la Biturige, notre alliance est allé trop longtemps à contre-courant de nos véritables relations : la tension.
Nous sommes ouverts à accepter que nos partenaires lointains comme le Valacida aient une idéologie libérale.
Nous ne pouvons plus accepter de traiter avec des États voisins, occupant des populations dont nous partageons la nationalité à peu de choses prés, qui traitent leur peuple comme du bétail et leur territoire comme une arrière-cour d'abattoir à bâtir.

Nous avons proposer une évolution de nos relations à la Biturige.
Comme d'habitude, elle a accepté la main tendue, les avantages proposés, mais a refusé nos invitations à la mutation économique. Cela faisait partie de nos conditions pour le maintien de l'Alliance.
Depuis des années, alors que nous préférons créer une stabilité régionale au lieu de suivre la mode d'envahir nos voisins, nous distribuons aveuglement nos technologies à des partenaires non toujours très amicaux.
Je crois qu'il est temps de redresser nos positions.
Jacinto

Message par Jacinto »

Don Juan Carlos : Je vois. Vous souhaiteriez une sorte de prolongement tacite du protocole d'Alma, mais simplement entre le Valacida et la Fiémance. C'est une idée à laquelle j'adhère. Ne pas nous positionner publiquement permettra de ne pas nous isoler du reste de l'Alméra. Néanmoins, je pense qu'il serait intéressant d'envisager d'inclure dans une une telle "alliance" secrète le Royaume du Thorval. Les thorvaliens ont ce même dégoût de la suprématie schlessoise et, dès qu'ils en ont l'occasion, ils manifestent une forme de résistance souveraine face à l'ambition effrénée du Saint-Empire de contrôler le monde catholique. Qui plus est, il me semble que la Fiémance a toujours eu des relations très cordiales avec Annabelle II. Cette dernière défend un modèle social qui doit vous parler, je me trompe ?
Arios

Message par Arios »

Vivant Lepiot, Premier Ministre : Nous sommes tout à fait disposés à cette évolution du protocole.

Voici le protocole dans sa version originelle corrigée, par nos deux administrations, lors de discussions qui visaient déjà à l'inclusion du Thorval.

[quote]Protocole d'Alma

Préambule

1. Depuis trois siècles les puissances latines sont réduites à la portion congrue en Alméra pour ce qui est d'une existence en tant que puissances non vulnérables. La civilisation catholique, dépassée par la culture protestante du monde germanique qui a permis à certaines régions de se développer sans scrupules et donné naissance au libéralisme, puis au communisme par réaction, a connu un long déclin. Le monde d'inspiration helléno-latine, dépositaire de cette civilisation aux valeurs particulières, a un rôle à jouer dans l'apaisement des tensions en Alméra et le retour du continent sur le devant de la scène.

2. Aujourd'hui le continent Alméra-Jeekim connait les réponses de la providence au laxisme, au laisser-aller, à l'abus de négligence et de tolérance envers tous ceux qui ont vendu les intérêts de ses pays aux peuples aujourd'hui menaçant sa culture et son existence. Les menaces sont d'ordre idéologiques, avec la volonté poussée d'entraîner l'univers en servitude de la part des communistes de première et de deuxième générations, kirovistes et ultra-kirovistes. Les menaces sont d'ordre civilisationnelles par ailleurs, tandis que les peuples du tiers-monde ont rattrapé leur retard et désirent aujourd'hui venger leur inévitable soumission à la Civilisation.

3. Le monde alméran doit trouver les pays d'inspiration politique catholique latins en première ligne du combat de son redressement, un combat long à mener par étapes. Il est nécessaire de faire front commun partout où cela est possible pour protéger et sauver la culture et les intérêts de l'esprit alméran, intransigeant, humaniste et ouvert, et non apatride, lancinant, démocide et fanatique. La démocratie parlementaire n'est pas un objectif du protocole d'Alma.

4. Le continent alméran est un continent moral. Un peuple accordant par plusieurs fois sa confiance à des personnes le réduisant en esclavage ne peut être considéré comme légataire de la civilisation almérane. Un peuple dont les intérêts sont enlacés à ceux de sa destruction ne peut être considéré comme légataire de la civilisation almérane. Les nations alméranes, de race blanche et de culture chrétienne, s'étendent aussi bien en Alméra qu'au Jeekim. Les Nos pays latins, aux marges de notre monde, doivent montrer l'exemple moral de la conduite à tenir face aux défis de notre siècle.


Engagements moraux sur l'Alméra-Jeekim

1. Il ne peut y avoir aucun partenariat scientifique militaire avec un pays non alméran, ou dans un domaine touchant de prés dans quelques années à l'intérêt militaire, comme la robotique, le laser et les nouveaux moyens de transports d'hommes et marchandises.

2. Il est nécessaire de privilégier toujours l'Alméra pour les importations de produits divers, afin de faire fructifier en priorité les économies des nations cousines.

3. Il ne faut pas chercher conflit avec un pays alméran.

4. Il ne doit y avoir aucune cession de territoires, n'importe où qu'ils se puissent trouver, à un pays non ressortissant de l'Alméra.


Mesures de cohésion des pays d'inspiration helléno-latine

1. Les pays signataires du protocole s'engagent à partager les hautes technologies de défense dont nos États ont besoin aujourd'hui pour se défendre contre les menaces extérieures, idéologiques et civilisationnelles. Les technologies de base, touchant aux armées au sol, relèvent de la gestion des troupes et non de la défense en elle-même. Les technologies de l'aviation, de l'anti-aérien, de la marine sur mers et sous mers, des missiles et des nouveaux terrains de recherches doivent être partagées à fond.

2. Si un des pays venait à l'obtenir, il devrait donner immédiatement la technologie nucléaire aux autres pays signataires du protocole, afin qu'un arsenal de défense puisse être construit.

3. Les signataires s'engagent dans un pacte de défense, les engageant à intervenir militairement pour défendre tout pays signataire attaqué sur son sol ou sur ses possessions diverses. Ce pacte de défense est inaliénable en cas de déclenchement d'un conflit, par un signataire, contre les ennemis du continent pré-cités, mais tout intervention militaire d'aide devra être négociée auquel cas. Puisque le panache ne doit pas être freiné, un pays attaquant ne saurait tenir rigueur aux autres signataires de ne pas intervenir, mais ces derniers devraient auquel cas peser en toute honnêteté et longueur de vue les avantages que tireraient notre civilisation d'une telle intervention, et les dangers que l'attentisme feraient courir.


Perspectives

1. Les pays signataires ont le devoir de soutenir les réformes et les mesures sensées accroître la puissance des États, au détriment si nécessaire du bien-être quotidien de la population, mais au profit de la sécurité de nos nations.

2. Les pays signataires ont le devoir de soutenir toute entreprise coloniale dans le respect des autochtones, afin que les pays latins puis l'Alméra retrouvent leur légitime ascendant sur la foule des peuples, nécessaire à la sécurité des nations alméranes et à la fin des guerres et pressions insupportables mettant en danger nos pays.

3. Les pays signataires s'engagent à se soutenir militairement si la situation l'exige et qu'une demande est faite de la part d'un des leurs.

Application

1. Ce texte est un engagement moral mais stricte, devant être respecté et non imité.

2. L'engagement dans la collaboration proposée par ce protocole n'a pas de durée définie, mais n'est voué qu'à disparaître une fois l'amont des pays catholiques d'inspiration helléno-latines assuré sur le monde par l'éradication de toute menace.

Signatures

[/quote]

Nous en avions chacun validé les transformations.
Pensez-vous qu'elles suffisent, ou le texte doit-il être encore revu ?
Je vous avouerai qu'il se montre particulièrement agressif, mais puisqu'il s'agit d'un protocole entre trois États, quatre si Rémino demeure dedans, nous pouvons tolérer l'emploi de ces termes, j'imagine...
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