Rencontre Adélie & Raksasa
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Siman
Aso Taro : L’Adélie n’échappera pas à la faillite si elle choisit la voie de la sagesse, je vous l’assure. Annuler 76% d’une dette qui a permis le développement de votre pays aux frais du contribuable pelabssien, quantarien, raksasan, shmorodim, schlessois ou encore thorvalien n’est pas une pratique saine. Je comprends tout à fait votre position en tant que Président élu, mais je vous appelle à la raison : un pays qui n’honore pas ses dettes actuelles ne pourra plus jamais emprunter, sauf à un taux exceptionnellement élevé. Votre position économique et budgétaire implique nécessairement l’endettement à nouveau de votre pays pour poursuivre votre politique économique et ainsi garder le pays en état de marche. Si vous refusez le remboursement de cette dette, plus personne ne vous prêtera, y compris les banques schlessoises et thorvaliennes qui sont elles aussi soumises aux lois de la raison et de la rationalité. Elles détiennent elles aussi une partie équivalente à celle de mon pays de votre dette et un non remboursement total serait catastrophique. Ensuite, il n’y a pas de dette illégale puisque cet argent, que l’on vous a prêté, il a servi au financement d’une armée, de prestations sociales etc., cet argent du contribuable d’où qu’il soit dans le monde ne s’est pas retrouvé dans le coffre de l’élite adélienne, vous le savez autant que moi. Cette dette étouffe votre pays, mais cette dette a servi votre pays pendant des décennies, il est regrettable de cracher dans la soupe une fois que le mal est fait M. Bayer. Cette dette vous étouffe, je le comprends, et je vous propose un compromis parce qu’un non remboursement plongerait le marché mondial dans la tourmente, ce qui toucherait en premier lieu les pays les plus fragilisés, certainement pas le Raksasa dont les banques débordent de liquidités. Nous proposons d’effacer la dette contractée par l’Etat adélien depuis 2010, ce qui représente environ 60 milliards de dollars. En contrepartie, nous restructurons la dette adélienne via un accord selon lequel vous versez 40 milliards de dollars par an pendant 10 ans. A l’issu de ces 10 ans, votre pays en aura fini avec la spirale de la dette et pourra a nouveau emprunter en toute confiance pour se financer, ce qu’il ne pourra jamais faire si vous refusez d’honorer la majeure partie de votre dette.
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Jacinto
<center>[img]http://img16.imageshack.us/img16/239/semprun.jpg[/img]</center>
DAVID BAYER : « L'Adélie n'échappera pas à la faillite si elle choisit la voie de la sagesse » C'est bien ce que je crains monsieur Taro, elle n'échappera pas à la faillite, car nous n'avons pas la croissance suffisante pour la rembourser, et le poids annuel des intérêts pèse sur cette même croissance. Concernant les emprunts de l'Adélie ne vous faîtes pas de soucis, nous avons refondé la banque nationale adélienne, produit de la fusion et nationalisation de toutes les banques du pays, qui prête à l'état à un taux de 0%. Mais ce qui me révolte c'est que cette dette n'est pas dûe à des prestations sociales, cela se saurait, mais à une très mauvaise gestion libérale qui a mené à une désindustrialisation et donc à une récession extraordinaire. Si les dirigeants libéraux avaient eu l'intelligence de réagir et de limiter les dégâts, nous n'en serions pas là. Et aujourd'hui qui paient pour l'incompétence de mes prédécesseurs ? Les adéliens dupés par de petites promesses électorales. Et j'ai été élu par la population en portant la promesse de ne pas faire comme nos anciens dirigeants, et d'annuler des intérêts qui de toute façon ne mettront pas qu'une décennie à être remboursés, je dirais même que dans 1 siècle nous pourrions encore être endettés envers vous. 40 milliards d'euros par an, cela représente 8% de notre PIB et 12% du budget de l'état. Mais n'oubliez pas que le déficit budgétaire demeure à 5%. La dette adélienne continue à se creuser, cela signifie qu'à l'instar des 40 milliards dont vous proposez le remboursement, nous devrons rembourser également entre 20 et 25 autres milliards à la BNA. Au final le remboursement annuel de la dette reviendrait à près de 20% du budget de l'état, c'est plus qu'à l'heure actuelle. Croyez-vous qu'avec une croissance de 1% et un chômage à 15% l'Adélie puisse se permettre de mettre d'avantage d'argent dans le remboursement de sa dette ? Si c'était le cas, nous l'aurions fait. Mais la crise sociale et financière fait qu'il nous est déjà presque difficile de rembourser la dette ne serait-ce qu'avec 10% du budget d'état annuel. Vous appelez votre proposition la voie de la sagesse, je préfère l'appeler la voie de la ruine. Elle est sage pour vos banques et celles de vos partenaires, mais elle sera destructrice pour l'Adélie. Et je ne comprends pas pourquoi tous les libéraux s'évertuent à dire qu'une dette dont on ne paie pas les intérêts prohibitifs (c'est à dire la paye de tous ceux qui font leur fortune sur notre malheur) revient à du vol. Qui est le voleur ? Celui qui rend intégralement l'argent qu'on lui a prêté, en refusant de donner plus, ou celui qui demande toujours plus d'argent à quelqu'un qui n'en a pas ? Vous me répondrez : oui mais vous vous êtes engagés à payer les intérêts de cette dette et si vous ne tenez pas parole, vous êtes donc un escroc. Certes, pour la première parti, mais ceux qui ont accepté de payer des taux d'intérêts démesurés étaient des idiots et des vendus. Ils n'étaient rien de plus que les chiots des grosses banques pelabssiennes qui acceptaient de payer une dette qu'ils savaient non-remboursable. Et comme je ne suis pas un escroc, je compte, quoiqu'il en soit, rendre pièce par pièce, d'ici des décennies, l'argent que l'on nous a prêté. Ça, ce n'est pas du vol, c'est être responsable : avouer que l'on n'a plus d'argent, mais promettre que l'on fera de son mieux pour rembourser uniquement ce qu'on nous a donné. Navré de ne pas pouvoir engraisser d'avantage vos banquiers, mais la réalité n'est autre qu'ainsi. Et ce serait faire la même erreur que McGonney que d'affirmer le contraire : l'Adélie est proche de la faillite elle ne peut pas honorer toute sa dette. Ce qui est étonnant en revanche, c'est que vous acceptez de nous affranchir de 60 milliards. Tiens ? Pourquoi pas 100 ? Et 120 ? Je pensais que même 1 seul petit dollar en moins pour vos bedons de banquiers allait perturber tout le système bancaire mondial et créer un vide sans précédent dans le monde de la finance internationale. Vous semblez montrer qu'en vérité ceci n'est qu'un prétexte pour persuader les endettés de rembourser les intérêts de leur dette. Mais dès qu'un de vos gagne-pains risque la faillite, emmenant vos intérêts dans les abysses, vous changez de discours : « très bien, bon on peut annuler 60 milliards, pas de soucis. » Dans ces cas là pourquoi ne pas entamer des négociations ? 60 ? Je relance à 200. À vous. Tout cela ne semble qu'un jeu pour vous. Ce n'est pas 60 milliards qui libéreront l'Adélie de sa dette de presque 500 milliards. Nous arrivons à peine à rembourser 30 milliards par an, en comptant le déficit. Si vous voulez vraiment aider l'Adélie, c'est de plusieurs centaines de milliards dont il faudrait l'affranchir. Et ces centaines de milliards représentent une dette fictive que l'on doit à ceux qui ont fait le sac de notre pays. Sérieusement, vous croyez que les adéliens eux-mêmes veulent voir leur dette entièrement payée, au prix de leur malheur et d'une possible faillite ? Je suis prêt à faire un référendum, qui, je le suis sûr, montrera l'unanimité des adéliens sur cette question. D'ailleurs, l'élection présidentielle était un référendum et le libéralisme garant des intérêts bancaires internationaux a failli. Quel meilleur référendum que celui-ci pour connaître l'avis des adéliens sur la question ?
DAVID BAYER : « L'Adélie n'échappera pas à la faillite si elle choisit la voie de la sagesse » C'est bien ce que je crains monsieur Taro, elle n'échappera pas à la faillite, car nous n'avons pas la croissance suffisante pour la rembourser, et le poids annuel des intérêts pèse sur cette même croissance. Concernant les emprunts de l'Adélie ne vous faîtes pas de soucis, nous avons refondé la banque nationale adélienne, produit de la fusion et nationalisation de toutes les banques du pays, qui prête à l'état à un taux de 0%. Mais ce qui me révolte c'est que cette dette n'est pas dûe à des prestations sociales, cela se saurait, mais à une très mauvaise gestion libérale qui a mené à une désindustrialisation et donc à une récession extraordinaire. Si les dirigeants libéraux avaient eu l'intelligence de réagir et de limiter les dégâts, nous n'en serions pas là. Et aujourd'hui qui paient pour l'incompétence de mes prédécesseurs ? Les adéliens dupés par de petites promesses électorales. Et j'ai été élu par la population en portant la promesse de ne pas faire comme nos anciens dirigeants, et d'annuler des intérêts qui de toute façon ne mettront pas qu'une décennie à être remboursés, je dirais même que dans 1 siècle nous pourrions encore être endettés envers vous. 40 milliards d'euros par an, cela représente 8% de notre PIB et 12% du budget de l'état. Mais n'oubliez pas que le déficit budgétaire demeure à 5%. La dette adélienne continue à se creuser, cela signifie qu'à l'instar des 40 milliards dont vous proposez le remboursement, nous devrons rembourser également entre 20 et 25 autres milliards à la BNA. Au final le remboursement annuel de la dette reviendrait à près de 20% du budget de l'état, c'est plus qu'à l'heure actuelle. Croyez-vous qu'avec une croissance de 1% et un chômage à 15% l'Adélie puisse se permettre de mettre d'avantage d'argent dans le remboursement de sa dette ? Si c'était le cas, nous l'aurions fait. Mais la crise sociale et financière fait qu'il nous est déjà presque difficile de rembourser la dette ne serait-ce qu'avec 10% du budget d'état annuel. Vous appelez votre proposition la voie de la sagesse, je préfère l'appeler la voie de la ruine. Elle est sage pour vos banques et celles de vos partenaires, mais elle sera destructrice pour l'Adélie. Et je ne comprends pas pourquoi tous les libéraux s'évertuent à dire qu'une dette dont on ne paie pas les intérêts prohibitifs (c'est à dire la paye de tous ceux qui font leur fortune sur notre malheur) revient à du vol. Qui est le voleur ? Celui qui rend intégralement l'argent qu'on lui a prêté, en refusant de donner plus, ou celui qui demande toujours plus d'argent à quelqu'un qui n'en a pas ? Vous me répondrez : oui mais vous vous êtes engagés à payer les intérêts de cette dette et si vous ne tenez pas parole, vous êtes donc un escroc. Certes, pour la première parti, mais ceux qui ont accepté de payer des taux d'intérêts démesurés étaient des idiots et des vendus. Ils n'étaient rien de plus que les chiots des grosses banques pelabssiennes qui acceptaient de payer une dette qu'ils savaient non-remboursable. Et comme je ne suis pas un escroc, je compte, quoiqu'il en soit, rendre pièce par pièce, d'ici des décennies, l'argent que l'on nous a prêté. Ça, ce n'est pas du vol, c'est être responsable : avouer que l'on n'a plus d'argent, mais promettre que l'on fera de son mieux pour rembourser uniquement ce qu'on nous a donné. Navré de ne pas pouvoir engraisser d'avantage vos banquiers, mais la réalité n'est autre qu'ainsi. Et ce serait faire la même erreur que McGonney que d'affirmer le contraire : l'Adélie est proche de la faillite elle ne peut pas honorer toute sa dette. Ce qui est étonnant en revanche, c'est que vous acceptez de nous affranchir de 60 milliards. Tiens ? Pourquoi pas 100 ? Et 120 ? Je pensais que même 1 seul petit dollar en moins pour vos bedons de banquiers allait perturber tout le système bancaire mondial et créer un vide sans précédent dans le monde de la finance internationale. Vous semblez montrer qu'en vérité ceci n'est qu'un prétexte pour persuader les endettés de rembourser les intérêts de leur dette. Mais dès qu'un de vos gagne-pains risque la faillite, emmenant vos intérêts dans les abysses, vous changez de discours : « très bien, bon on peut annuler 60 milliards, pas de soucis. » Dans ces cas là pourquoi ne pas entamer des négociations ? 60 ? Je relance à 200. À vous. Tout cela ne semble qu'un jeu pour vous. Ce n'est pas 60 milliards qui libéreront l'Adélie de sa dette de presque 500 milliards. Nous arrivons à peine à rembourser 30 milliards par an, en comptant le déficit. Si vous voulez vraiment aider l'Adélie, c'est de plusieurs centaines de milliards dont il faudrait l'affranchir. Et ces centaines de milliards représentent une dette fictive que l'on doit à ceux qui ont fait le sac de notre pays. Sérieusement, vous croyez que les adéliens eux-mêmes veulent voir leur dette entièrement payée, au prix de leur malheur et d'une possible faillite ? Je suis prêt à faire un référendum, qui, je le suis sûr, montrera l'unanimité des adéliens sur cette question. D'ailleurs, l'élection présidentielle était un référendum et le libéralisme garant des intérêts bancaires internationaux a failli. Quel meilleur référendum que celui-ci pour connaître l'avis des adéliens sur la question ?
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Siman
Aso Taro : Il y a une profonde divergence de point de vue sur le sens de l’honneur et de la parole M. Bayer. Que ce soit vous ou vos prédécesseurs, c’est l’Adélie qui s’est engagée à emprunter aux différentes places financières dans des conditions qu’elles connaissaient. Personne n’était là pour la forcer à emprunter. Un dirigeant de qualité ne fait pas table rase du passé d’un coup de baguette magique mais travaille pour y apporter des solutions. Votre argumentation ne repose sur aucun fondement juridique valable : que vos prédécesseurs soient des vendus ou des idiots n’empêchent pas le fait que l’Adélie s’est engagée et a contractée des emprunts qu’elle doit rembourser. L’usage du référendum est quelque chose de surprenant chez vous, quand il s’agit d’adhérer au Pacte, on l’annule parce que l’on sait que la défaite sera cuisante, mais lorsqu’il s’agit d’une dette, on le réclame parce qu’il est évident de penser qu’un peuple préfère vivre sur ses lauriers plutôt que de rembourser l’argent qu’il doit. La parole compte en politique comme elle compte en diplomatie M. Bayer. Si nous annulons 60 milliards de dollars de votre dette publique, c’est parce qu’il s’agit du seuil maximal que nous pouvons atteindre en signe de bonne volonté. Cela ne vous semble pas suffisant, je n’y peux rien, je suis à la tête d’un Etat qui contracte des emprunts et qui les payent depuis des décennies pour son développement. Il y a eu aussi des erreurs de gestion au Raksasa comme dans tous les pays du monde, seulement, si nous sommes encore crédibles sur les places financières aujourd’hui, c’est parce que nous remboursons ce que l’on nous prête. Je vous propose donc à nouveau l’annulation de 60 milliards de dollars et un paiement de 26,6 milliards d’intérêts par an pendant une période de 15 ans. Cette offre est la dernière offre que je présenterais lors de cette réunion, vous avez les cartes en mains mais ne croyez pas qu’un non remboursement de la dette fera de vous un héros, nous ne sommes pas dupes et nous ne manquons pas de moyens pour faire comprendre aux adéliens la nécessité de payer ses dettes. D’autant plus que 49% de la population adélienne ne vous soutient pas, je vous trouve donc quelque peu arrogant de vous gargariser d’être le guide spirituel donc la moitié de vos sujets ne vous suivent pas et dont votre majorité parlementaire tient d’une machination totalement antidémocratique fis à vis du Front adélien, vous le savez M. Bayer. L’Adélie vous a porté au pouvoir, l’Adélie pourra à vous comme à d’autre, faire payer une gestion calamiteuse.
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Jacinto
<center>[img]http://img16.imageshack.us/img16/239/semprun.jpg[/img]</center>
DAVID BAYER : Vous vous engagez sur un terrain miné monsieur Taro. Considérez-vous qu'un parti qui organise des attentats multiples sur des institutions de la république est moins antidémocratique que ceux qui cherchent à l'interdire ? Navré mais, sur ce point, je n'ai pas de leçon de démocratie à recevoir. Nous avions la majorité partielle avant même l'interdiction de ce parti, donc vos accusations de manœuvres sont très mal venues. En m'attaquant directement et personnellement, vous devenez offensant. Venant de quelqu'un qui a la prétention de croire apprendre aux autres dirigeants ce qu'est la diplomatie, je trouve cela assez déplacé. Je n'ai que faire de l'estime des banquiers et de l'élite bourgeoise du monde financier. Je n'ai que faire de votre honneur. Je suis le porte-parole d'un peuple qui a subit durant 21 ans l'incompétence de ses dirigeants, car ceux-là vous ont dit oui. Moi, je vous dis non. Et je pensais entendre de nouveaux arguments en vous invitant à Barrow, mais au final je ne vois rien d'autre que le reflet des piteux et si peu nombreux arguments de la patronne du FMI, de McGonney et de tous les libéraux qui n'ont cure des problèmes du peuple. L'honneur et l'estime, voilà pourquoi ils voulaient la présidence. Et je me suis promis de ne jamais devenir comme eux. Si les multiples raisons qui me poussent à revenir sur la question de la dette ne vous semblent pas valides, ce n'est que parce que l'homme ne représente rien face à la monnaie, pour vous. L'humanisme vous répugne : envisager que les adéliens et leur survie valent plus que les profits vous donne la nausée. Et c'est sur ce point essentiel que nous sommes opposés. Là s'illustrent les différences majeures entre nos deux idéaux. Si l'on vous écoute, l'Adélie est au service de vos banques et nous devrions être les plus heureux de vous voir faire un geste. Votre proposition implique : de réadapter tout le budget annuel à vos exigences, de consacrer toujours plus d'argent au remboursement de la dette, endommageant d'avantage l'économie, et de diminuer tous les autres budgets. Sachez-le cela est hors-de-question. Donner moins d'argent à un inter-mitant du spectacle ou, par exemple, diminuer les aides sociales, tout cela pour mieux rembourser les intérêts d'une dette que nous considérons comme odieuse, ce n'est pas dans mes principes. Je vous propose un autre marché : des agents économiques thorvaliens ont étudié la dette pour savoir quelle était la partie "odieuse" c'est-à-dire, celle dont les taux d'intérêts dépassaient le seuil prévu par la loi ; elle représente environ 36% de la dette adélienne, soit 165 600 000 000 $. Légalement, vous ne pouvez pas dire le contraire, l'annulation de cette partie de la dette est valable aux yeux de tous. Donc je vous propose l'annulation de ces 36% et un remboursement annuel de 20 milliards sur 15 ans. Car, sachez-le, le peu d'argent que l'Adélie pourra espérer tirer de sa future croissance, n'ira jamais dans le remboursement de la dette, mais dans des investissements utiles qui maintiendront cette croissance et favoriseront la consommation.
DAVID BAYER : Vous vous engagez sur un terrain miné monsieur Taro. Considérez-vous qu'un parti qui organise des attentats multiples sur des institutions de la république est moins antidémocratique que ceux qui cherchent à l'interdire ? Navré mais, sur ce point, je n'ai pas de leçon de démocratie à recevoir. Nous avions la majorité partielle avant même l'interdiction de ce parti, donc vos accusations de manœuvres sont très mal venues. En m'attaquant directement et personnellement, vous devenez offensant. Venant de quelqu'un qui a la prétention de croire apprendre aux autres dirigeants ce qu'est la diplomatie, je trouve cela assez déplacé. Je n'ai que faire de l'estime des banquiers et de l'élite bourgeoise du monde financier. Je n'ai que faire de votre honneur. Je suis le porte-parole d'un peuple qui a subit durant 21 ans l'incompétence de ses dirigeants, car ceux-là vous ont dit oui. Moi, je vous dis non. Et je pensais entendre de nouveaux arguments en vous invitant à Barrow, mais au final je ne vois rien d'autre que le reflet des piteux et si peu nombreux arguments de la patronne du FMI, de McGonney et de tous les libéraux qui n'ont cure des problèmes du peuple. L'honneur et l'estime, voilà pourquoi ils voulaient la présidence. Et je me suis promis de ne jamais devenir comme eux. Si les multiples raisons qui me poussent à revenir sur la question de la dette ne vous semblent pas valides, ce n'est que parce que l'homme ne représente rien face à la monnaie, pour vous. L'humanisme vous répugne : envisager que les adéliens et leur survie valent plus que les profits vous donne la nausée. Et c'est sur ce point essentiel que nous sommes opposés. Là s'illustrent les différences majeures entre nos deux idéaux. Si l'on vous écoute, l'Adélie est au service de vos banques et nous devrions être les plus heureux de vous voir faire un geste. Votre proposition implique : de réadapter tout le budget annuel à vos exigences, de consacrer toujours plus d'argent au remboursement de la dette, endommageant d'avantage l'économie, et de diminuer tous les autres budgets. Sachez-le cela est hors-de-question. Donner moins d'argent à un inter-mitant du spectacle ou, par exemple, diminuer les aides sociales, tout cela pour mieux rembourser les intérêts d'une dette que nous considérons comme odieuse, ce n'est pas dans mes principes. Je vous propose un autre marché : des agents économiques thorvaliens ont étudié la dette pour savoir quelle était la partie "odieuse" c'est-à-dire, celle dont les taux d'intérêts dépassaient le seuil prévu par la loi ; elle représente environ 36% de la dette adélienne, soit 165 600 000 000 $. Légalement, vous ne pouvez pas dire le contraire, l'annulation de cette partie de la dette est valable aux yeux de tous. Donc je vous propose l'annulation de ces 36% et un remboursement annuel de 20 milliards sur 15 ans. Car, sachez-le, le peu d'argent que l'Adélie pourra espérer tirer de sa future croissance, n'ira jamais dans le remboursement de la dette, mais dans des investissements utiles qui maintiendront cette croissance et favoriseront la consommation.
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Siman
Aso Taro : L’OTH reconnait le Président Bayer comme démocratiquement élu. Mais nous insistons sur le fait que l’idéologie de son gouvernement est secondaire, et pour preuve : le Shmorod lui-même, grand acteur de l’action politique de l’OTH fut dirigé par des socialistes lors de son entrée dans l’OTH. Mes collègues et amis de l’OTH ne me contrediront pas sur ce point, c’est une évidence. Les problèmes de trésorerie de l’Adélie sont compris et c’est pourquoi nous vous proposons une discussion afin de déboucher sur un compromis, l’OTH n’est pas un monstre d’avarice avide : même si McGonney, alors président sortant à l’époque, il était prévu de toute manière de mettre en place un plan de sortie de crise entre l’OTH et l’Adélie sur la même base égalitaire que nous vous proposons aujourd’hui. Ce plan prévoyait de rallonger la période de remboursement plutôt que d’annuler la dette en elle-même, ce qui serait une catastrophe à l’échelle mondiale. Le poids annuel de la dette aurait été moins lourd et l’impact global sur les créanciers moins violent. M. Bayer, croyez dans ma volonté de trouver un compromis qui soit profitable à l’ensemble des parties : le peuple adélien et les peuples de l’OTH. Je comprends, et l’OTH également, votre besoin de vous affirmer sur la scène internationale et auprès de votre population, c’est légitime et chaque responsable politique s’engage lui aussi vers cette reconnaissance-là mais le fait de décider tout seul sur des issues qui affecteront le monde entier n’est pas raisonnable. L’Adélie a été l’allié de l’OTH pendant des décennies, si ce n’est des siècles selon les pays. Il est impossible d’opposer le peuple adélien aux autres peuples des démocraties occidentales et orientales.
Je vous propose donc le compromis suivant : l’Adélie verse les 400 milliards de dollars non plus sur 10 ans mais sur 15 ans, ce qui fait 27 milliards de dollars par an et ce qui est supportable pour l’ensemble des établissements financiers dont l’Adélie est débiteur, que ce soit pour la SA, les nations neutres ou l’OTH. Je ne souhaite pas être le spectateur impuissant d’une crise mondiale et je sais que vous aussi. Nous annulons une partie non négligeable de la dette, ce qui provoquera déjà des connaissances néfastes pour la bonne marche de l’économie mondiale, mais nous ne pourrons pas continuer des mois et des mois dans cette voie-là, encore plus si votre gouvernement n’est pas en mesure d’assumer le poids du passé et des responsabilités. La nature de votre régime n’est pas un frein pour l’OTH, ce qui freine toute entente, c’est le manque de compromis. On ne s’assoie pas sur une dette publique sans que cela puisse déboucher sur des conséquences extrêmement graves dans un nombre incalculable de pays. Un remboursement de 400 milliards de dollars sur 15 ans sans aucun frais supplémentaires en stoppant toute action de crédit supplémentaire de la Banque nationale adélienne auprès des établissements financiers proches de l’OTH permettra à votre pays de retrouver la stabilité et l’indépendance financière qui était la vôtre il y a encore quelques années.
Je vous propose donc le compromis suivant : l’Adélie verse les 400 milliards de dollars non plus sur 10 ans mais sur 15 ans, ce qui fait 27 milliards de dollars par an et ce qui est supportable pour l’ensemble des établissements financiers dont l’Adélie est débiteur, que ce soit pour la SA, les nations neutres ou l’OTH. Je ne souhaite pas être le spectateur impuissant d’une crise mondiale et je sais que vous aussi. Nous annulons une partie non négligeable de la dette, ce qui provoquera déjà des connaissances néfastes pour la bonne marche de l’économie mondiale, mais nous ne pourrons pas continuer des mois et des mois dans cette voie-là, encore plus si votre gouvernement n’est pas en mesure d’assumer le poids du passé et des responsabilités. La nature de votre régime n’est pas un frein pour l’OTH, ce qui freine toute entente, c’est le manque de compromis. On ne s’assoie pas sur une dette publique sans que cela puisse déboucher sur des conséquences extrêmement graves dans un nombre incalculable de pays. Un remboursement de 400 milliards de dollars sur 15 ans sans aucun frais supplémentaires en stoppant toute action de crédit supplémentaire de la Banque nationale adélienne auprès des établissements financiers proches de l’OTH permettra à votre pays de retrouver la stabilité et l’indépendance financière qui était la vôtre il y a encore quelques années.