Dans la vie quotidienne fepuvo [RP]
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Soiouz
[quote="Johel3007"]Réaction de la communauté Makiran en Esmark suite au discours militant du Parti des Travailleurs National-Révolutionnaire.
Les associations de voisinage, issues des principales "Wapong Town" qui ont fleuri dans les ranchs, scieries et mines, sont à l'oeuvre.
Les services secrets Wapongais s'impliquent aussi via les cellules émigrées.
[img]http://img811.imageshack.us/img811/7196/child0001.png[/img] [img]http://img4.imageshack.us/img4/2039/child0002.png[/img] [img]http://img18.imageshack.us/img18/3251/child0003.png[/img]
[img]http://img515.imageshack.us/img515/3450/esmark001.png[/img][/quote]
Les associations de voisinage, issues des principales "Wapong Town" qui ont fleuri dans les ranchs, scieries et mines, sont à l'oeuvre.
Les services secrets Wapongais s'impliquent aussi via les cellules émigrées.
[img]http://img811.imageshack.us/img811/7196/child0001.png[/img] [img]http://img4.imageshack.us/img4/2039/child0002.png[/img] [img]http://img18.imageshack.us/img18/3251/child0003.png[/img]
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<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=856182Affiche4.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/856182Affiche4.jpg[/img][/url]
ERRATUM : Lychaka et non Lychake bien évidemment
Affiche placardé par le Comité National aux Sports dans l'ensemble du pays plus distribution dans les pays soutiens.
[url=http://www.simpolitique.com/topic7480.html]Et n'oubliez pas de voter =)[/url]</center>
ERRATUM : Lychaka et non Lychake bien évidemment
Affiche placardé par le Comité National aux Sports dans l'ensemble du pays plus distribution dans les pays soutiens.
[url=http://www.simpolitique.com/topic7480.html]Et n'oubliez pas de voter =)[/url]</center>
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Soiouz
[quote]<center>Vous avez été au Makara il y a un moins d'un mois ?
Ça nous intéresse !
Devant l'épidémie touchant le Viek Koing ainsi que les pays voisins, personne n'est à l'abri !
Remplissez votre devoir civique en vous faisant connaître des autorités locales !
Adressez-vous au Conseil Urbain Populaire de votre commune.</center>[/quote]
L'Esmark, ainsi que le Cotan et le Nueva Hispalis ferment totalement leurs frontières avec les pays touchés (HRP : même si il n'y avait aucune relations) ainsi qu'à l'Empire tarnois. Même les marchandises sont interdits d'importation dans ces trois pays. L'Armée Populaire Esmarkienne envoie des militaires supplémentaires au Nueva Hispalis à la frontière avec le Nueva Esperanza et l'Icario.
Tous ceux qui ont été dans des pays makarans se font connaître des autorités. On craint qu'en raison de la forte communauté makarane en Esmark, certains amènent le virus sans le savoir en rendant visite à leur famille restée au pays.
Les bateaux de la STME (ainsi que tous les autres) restent en quarantaine devant les principaux ports des trois pays avant d'être autorisé à rentrer.
Les autorités préparent l'opinion à un possible sacrifice national en cas d'arrivée de l'épidémie sur le sol national. Des volontaires sont formés par l'Armée Populaire Esmarkienne pour servir d’auxiliaires si besoin est. Les autorités se veulent néanmoins également rassurantes pour éviter la panique et une remontée du racisme antimakaran qui s'était stabilisé jusque là.
Ça nous intéresse !
Devant l'épidémie touchant le Viek Koing ainsi que les pays voisins, personne n'est à l'abri !
Remplissez votre devoir civique en vous faisant connaître des autorités locales !
Adressez-vous au Conseil Urbain Populaire de votre commune.</center>[/quote]
L'Esmark, ainsi que le Cotan et le Nueva Hispalis ferment totalement leurs frontières avec les pays touchés (HRP : même si il n'y avait aucune relations) ainsi qu'à l'Empire tarnois. Même les marchandises sont interdits d'importation dans ces trois pays. L'Armée Populaire Esmarkienne envoie des militaires supplémentaires au Nueva Hispalis à la frontière avec le Nueva Esperanza et l'Icario.
Tous ceux qui ont été dans des pays makarans se font connaître des autorités. On craint qu'en raison de la forte communauté makarane en Esmark, certains amènent le virus sans le savoir en rendant visite à leur famille restée au pays.
Les bateaux de la STME (ainsi que tous les autres) restent en quarantaine devant les principaux ports des trois pays avant d'être autorisé à rentrer.
Les autorités préparent l'opinion à un possible sacrifice national en cas d'arrivée de l'épidémie sur le sol national. Des volontaires sont formés par l'Armée Populaire Esmarkienne pour servir d’auxiliaires si besoin est. Les autorités se veulent néanmoins également rassurantes pour éviter la panique et une remontée du racisme antimakaran qui s'était stabilisé jusque là.
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Soiouz
Étrange rencontre qui allait avoir lieu à Santa Ciudad, ce soir de juillet. Juan Sanchez, Président du PTNR national-socialiste et farouchement anticommuniste allait rencontrer Tania Rukema, la jeune Conseillère aux Relations Internationales. Celle-ci avait prétexté officiellement une visite à ses parents dans sa ville natale tandis que Juan Sanchez était invité à un congrès local du PTNR.
À première vue, cette rencontre paraissait totalement déséquilibré. Juan Sanchez était connu pour être un véritable requin face à ses adversaires, maniant très bien la rhétorique tandis que Tania Rukema était encore une novice en apparence dans le monde politique. Juan Sanchez ne se fiait néanmoins aucunement à cette impression : la jeune fille avait fait des rencontre internationales, avait représenté l'Esmark à des sommets. Si maintenant Gassmen la mettait à un poste si élevé, il avait sûrement de très bonnes raisons de le faire.
Une voiture banalisé était allé chercher Tania Rukema chez ses parents en banlieue où elle séjournait. Puis le véhicule avait bifurqué vers le centre-ville jusqu'à arriver à un petit immeuble commun où se trouvait le siège local du parti d'extrême-droite. En camouflant son visage, la Conseillère Gouvernementale sortit de la Nuztia utilisée pour le transport et rentra rapidement dans le bâtiment.
À l'intérieur l'attendait le leader national-socialiste. Quand elle entra comme une fugitive dans le bureau qui lui avait été aménagé pour ce soir, il ne put s'empêcher de sourire. Il s'avança la main tendue et un grand sourire hypocrite :
- Entrez, bienvenue dans ces modestes locaux. Je suis sûr qu'en tant que bonne socialiste, vous ne devez plus avoir des bureaux modestes.
Tania Rukema sourit intérieurement à ces propos. Si Juan Sanchez voulait jouer à ce jeu-là, elle voulait bien participer.
- Rassurez-vous, camarade Sanchez, j'ai l'habitude des bâtiments vétustes. Et vous, pourriez-vous vous habituer à une présence féminine que vous ne pouvez conquérir dans la même pièce que vous ?
Juan Sanchez tiqua. Visiblement cette petite fouinarde avait du aller interroger Ruben Morenti ou même Jorge Musquoz pour récupérer des informations personnelles sur lui. Inutile de faire l'hypocrite.
- Vous me paraissez très bien renseigné. Mais je ne pense pas que mon bon ami Pedro ait souhaité une entrevue avec moi pour parler de mes aventures sexuelles sans lendemain.
- En effet. Le camarade Gassmen a autre chose à faire. Vous savez sans doute qu'à l'instar du Zanyane le Vicaskaran apparaît de plus en plus comme menacé face aux almérans, jeekimois et makarans de tous poils qui tentent de reconquérir nos terres.
- C'est ce que je dis depuis des années. Pourquoi me combattre officiellement si c'est pour me soutenir officieusement.
- Parce que nous restons dans les méthodes opposés à vous. Nous ne pensons pas que virer tous les blancs ou jaunes de notre territoire améliorera les choses.
- Vous vous trompez mais vous n'êtes pas assez mûre pour pouvoir comprendre.
- Mmh, sûrement. Bref, le PPE reste un adversaire farouche de vos méthodes brutales et excessives. Néanmoins, nous nous rejoignons sur un point...
Tania Rukema laissa patienter Juan Sanchez. Celui-ci fit un petit geste de la main sans la regarder pour l'inviter à poursuivre.
- Nous pensons qu'il faut faire passer ce message dans tous les pays du Sud-Vicaskaran et aider les peuples à pouvoir lutter contre leurs futurs oppresseurs. Nous sommes pan-vicaskarans nous aussi même si nous ne sommes pas du même bord politique.
- Intéressant. Et quel est donc le pan-vicaskaranisme dont se revendiquent les brillants héritiers du socialisme démocratique populaire ?
- Tout d'abord le socialisme démocratique populaire est une idéologie vicaskarane et applicable dans tous les pays du continent et en particulier les pays du sud. Ensuite nous nous sommes toujours battus pour que les peuples vicaskarans puissent être indépendants comme nous l'avons fait au Cotan ou au Nueva Hispalis.
- Deux brillantes républiques qui ont par la suite rejoint la cause esmarkienne.
- Deux républiques où le peuple a envoyé au pouvoir des partisans du vatazisme, c'est différent. Aujourd'hui la Transyldavie annonce que des soldats slaves vont venir s'installer au Vicaskaran et je ne pense pas que cela vous plaise plus qu'à nous.
- Les slaves sont une putain de race de merde que nous devrions, si nous en avions les moyens éliminer, de la surface de la terre. Voilà ma position. J'ai en effet entendu parler de cette histoire, j'ai entendu aussi que l'Esmark avait pris position contre cette décision. Pour une fois que votre gouvernement prend une décision un tant soit peu intelligente.
- Je vous prierai de garder vos réflexions pour vous, surtout quand on a fait partie de ce gouvernement durant des années. Notre but est de protéger le Vicaskaran de nouvelles hordes impérialistes. C'est pour cela que nous sommes favorables à la création de Brigades Vicaskaranes, des rassemblements populaires dans tous les pays dont le but sera de défendre notre continent.
- Intéressant mais pourquoi nous ?
- Parce que nous savons que vous avez des contacts un peu partout sur le continent. Le but de ces brigades n'est pas de faire des brigades politiques mais bien des brigades partisanes d'un Vicaskaran libre et indépendant. N'importe quel vicaskaran de n'importe quelle obédience politique doit pouvoir nous rejoindre.
Juan Sanchez tiqua à cette dernière phrase.
- Si c'est la volonté du gouvernement...
- Arrêtez avec ce jeu puéril ! Nous savons que de toute façon c'est ce que vous aviez prévu.
- Certes. Mais comment comptez-vous équiper vos, ou nos devrais-je dire, petite brigades ? Vous allez les envoyer au front avec des lance-pierres ?
- Les Brigades Vicaskaranes s'armeront elles-même avec l'argent qu'elles recevront de la part de leurs militants ainsi que de tous les pays de bonne volonté qui souhaiteront participer à ce mouvement populaire. Des entraînements se feront parfois par des instructeurs des armées des pays soutenant ce mouvement mais surtout plutôt de manière officieuse dans des camps dispersés dans les pays respectifs des combattants.
- Sachant que l'armement esmarkien est en grande partie rostove, nous allons éliminer la vermine slave avec des armes issues de cette même vermine. Le paradoxe est intéressant.
Juan Sanchez sembla se perdre dans ses pensées. Au bout de quelques minutes de silence, il reprit la parole.
- Et qui vous dit que nous n'allons pas prendre les armes et les retourner après contre vous ?
- Parce que vous perdriez absolument tout. L'Armée Populaire Esmarkienne est prête à une telle éventualité, vous perdriez tout existence légale et les impérialistes continueraient à grignoter notre continent. Ça serait une décision totalement stupide et je ne pense pas que vous la prendrez.
- C'est à voir. J'imagine également que nous ne sommes pas le seul mouvement politique que vous allez voir pour les convaincre de vous soutenir.
- En effet, en Esmark nous avons déjà été voir le Parti Nouveau Combat, le Parti National Esmarkien et l'Union Populaire Esmarkienne, anciennement Vive l'Esmark !. Je ne compte évidemment pas les mouvements qui font partie de la coalition gouvernementale. La plupart de ces mouvements ne les soutiendront pas officiellement et ce n'est pas ce que nous demandons mais ils leur sont plutôt favorables. Le PPE lui-même ne soutiendra pas officiellement la création de ces brigades. À l'étranger nous avons été voir le FSUPC au Cotan et le FURDANH au Nueva Hispalis. Et la promotion des Brigades Vicaskaranes se fera sur l'ensemble du continent par l'intermédiaire de campagnes d'affichage, etc.
- Tout cela est très impressionnant. Nous n'aimons pas beaucoup devoir travailler avec les rouges et les libéraux mais la situation l'exige au moins provisoirement. Les militants du PTNR seront je pense nombreux à vouloir se battre pour la défense du Vicaskaran et nous soutiendrons de manière officieuses ces mouvements armés populaires.
- Très bien, vous serez sûrement recontactés. Et bien, il ne me reste plus qu'à vous dire au revoir et à m'en aller.
- Mes amitiés à mon grand ami Pedro.
- Je n'y manquerai pas, Camarade Sanchez.
À première vue, cette rencontre paraissait totalement déséquilibré. Juan Sanchez était connu pour être un véritable requin face à ses adversaires, maniant très bien la rhétorique tandis que Tania Rukema était encore une novice en apparence dans le monde politique. Juan Sanchez ne se fiait néanmoins aucunement à cette impression : la jeune fille avait fait des rencontre internationales, avait représenté l'Esmark à des sommets. Si maintenant Gassmen la mettait à un poste si élevé, il avait sûrement de très bonnes raisons de le faire.
Une voiture banalisé était allé chercher Tania Rukema chez ses parents en banlieue où elle séjournait. Puis le véhicule avait bifurqué vers le centre-ville jusqu'à arriver à un petit immeuble commun où se trouvait le siège local du parti d'extrême-droite. En camouflant son visage, la Conseillère Gouvernementale sortit de la Nuztia utilisée pour le transport et rentra rapidement dans le bâtiment.
À l'intérieur l'attendait le leader national-socialiste. Quand elle entra comme une fugitive dans le bureau qui lui avait été aménagé pour ce soir, il ne put s'empêcher de sourire. Il s'avança la main tendue et un grand sourire hypocrite :
- Entrez, bienvenue dans ces modestes locaux. Je suis sûr qu'en tant que bonne socialiste, vous ne devez plus avoir des bureaux modestes.
Tania Rukema sourit intérieurement à ces propos. Si Juan Sanchez voulait jouer à ce jeu-là, elle voulait bien participer.
- Rassurez-vous, camarade Sanchez, j'ai l'habitude des bâtiments vétustes. Et vous, pourriez-vous vous habituer à une présence féminine que vous ne pouvez conquérir dans la même pièce que vous ?
Juan Sanchez tiqua. Visiblement cette petite fouinarde avait du aller interroger Ruben Morenti ou même Jorge Musquoz pour récupérer des informations personnelles sur lui. Inutile de faire l'hypocrite.
- Vous me paraissez très bien renseigné. Mais je ne pense pas que mon bon ami Pedro ait souhaité une entrevue avec moi pour parler de mes aventures sexuelles sans lendemain.
- En effet. Le camarade Gassmen a autre chose à faire. Vous savez sans doute qu'à l'instar du Zanyane le Vicaskaran apparaît de plus en plus comme menacé face aux almérans, jeekimois et makarans de tous poils qui tentent de reconquérir nos terres.
- C'est ce que je dis depuis des années. Pourquoi me combattre officiellement si c'est pour me soutenir officieusement.
- Parce que nous restons dans les méthodes opposés à vous. Nous ne pensons pas que virer tous les blancs ou jaunes de notre territoire améliorera les choses.
- Vous vous trompez mais vous n'êtes pas assez mûre pour pouvoir comprendre.
- Mmh, sûrement. Bref, le PPE reste un adversaire farouche de vos méthodes brutales et excessives. Néanmoins, nous nous rejoignons sur un point...
Tania Rukema laissa patienter Juan Sanchez. Celui-ci fit un petit geste de la main sans la regarder pour l'inviter à poursuivre.
- Nous pensons qu'il faut faire passer ce message dans tous les pays du Sud-Vicaskaran et aider les peuples à pouvoir lutter contre leurs futurs oppresseurs. Nous sommes pan-vicaskarans nous aussi même si nous ne sommes pas du même bord politique.
- Intéressant. Et quel est donc le pan-vicaskaranisme dont se revendiquent les brillants héritiers du socialisme démocratique populaire ?
- Tout d'abord le socialisme démocratique populaire est une idéologie vicaskarane et applicable dans tous les pays du continent et en particulier les pays du sud. Ensuite nous nous sommes toujours battus pour que les peuples vicaskarans puissent être indépendants comme nous l'avons fait au Cotan ou au Nueva Hispalis.
- Deux brillantes républiques qui ont par la suite rejoint la cause esmarkienne.
- Deux républiques où le peuple a envoyé au pouvoir des partisans du vatazisme, c'est différent. Aujourd'hui la Transyldavie annonce que des soldats slaves vont venir s'installer au Vicaskaran et je ne pense pas que cela vous plaise plus qu'à nous.
- Les slaves sont une putain de race de merde que nous devrions, si nous en avions les moyens éliminer, de la surface de la terre. Voilà ma position. J'ai en effet entendu parler de cette histoire, j'ai entendu aussi que l'Esmark avait pris position contre cette décision. Pour une fois que votre gouvernement prend une décision un tant soit peu intelligente.
- Je vous prierai de garder vos réflexions pour vous, surtout quand on a fait partie de ce gouvernement durant des années. Notre but est de protéger le Vicaskaran de nouvelles hordes impérialistes. C'est pour cela que nous sommes favorables à la création de Brigades Vicaskaranes, des rassemblements populaires dans tous les pays dont le but sera de défendre notre continent.
- Intéressant mais pourquoi nous ?
- Parce que nous savons que vous avez des contacts un peu partout sur le continent. Le but de ces brigades n'est pas de faire des brigades politiques mais bien des brigades partisanes d'un Vicaskaran libre et indépendant. N'importe quel vicaskaran de n'importe quelle obédience politique doit pouvoir nous rejoindre.
Juan Sanchez tiqua à cette dernière phrase.
- Si c'est la volonté du gouvernement...
- Arrêtez avec ce jeu puéril ! Nous savons que de toute façon c'est ce que vous aviez prévu.
- Certes. Mais comment comptez-vous équiper vos, ou nos devrais-je dire, petite brigades ? Vous allez les envoyer au front avec des lance-pierres ?
- Les Brigades Vicaskaranes s'armeront elles-même avec l'argent qu'elles recevront de la part de leurs militants ainsi que de tous les pays de bonne volonté qui souhaiteront participer à ce mouvement populaire. Des entraînements se feront parfois par des instructeurs des armées des pays soutenant ce mouvement mais surtout plutôt de manière officieuse dans des camps dispersés dans les pays respectifs des combattants.
- Sachant que l'armement esmarkien est en grande partie rostove, nous allons éliminer la vermine slave avec des armes issues de cette même vermine. Le paradoxe est intéressant.
Juan Sanchez sembla se perdre dans ses pensées. Au bout de quelques minutes de silence, il reprit la parole.
- Et qui vous dit que nous n'allons pas prendre les armes et les retourner après contre vous ?
- Parce que vous perdriez absolument tout. L'Armée Populaire Esmarkienne est prête à une telle éventualité, vous perdriez tout existence légale et les impérialistes continueraient à grignoter notre continent. Ça serait une décision totalement stupide et je ne pense pas que vous la prendrez.
- C'est à voir. J'imagine également que nous ne sommes pas le seul mouvement politique que vous allez voir pour les convaincre de vous soutenir.
- En effet, en Esmark nous avons déjà été voir le Parti Nouveau Combat, le Parti National Esmarkien et l'Union Populaire Esmarkienne, anciennement Vive l'Esmark !. Je ne compte évidemment pas les mouvements qui font partie de la coalition gouvernementale. La plupart de ces mouvements ne les soutiendront pas officiellement et ce n'est pas ce que nous demandons mais ils leur sont plutôt favorables. Le PPE lui-même ne soutiendra pas officiellement la création de ces brigades. À l'étranger nous avons été voir le FSUPC au Cotan et le FURDANH au Nueva Hispalis. Et la promotion des Brigades Vicaskaranes se fera sur l'ensemble du continent par l'intermédiaire de campagnes d'affichage, etc.
- Tout cela est très impressionnant. Nous n'aimons pas beaucoup devoir travailler avec les rouges et les libéraux mais la situation l'exige au moins provisoirement. Les militants du PTNR seront je pense nombreux à vouloir se battre pour la défense du Vicaskaran et nous soutiendrons de manière officieuses ces mouvements armés populaires.
- Très bien, vous serez sûrement recontactés. Et bien, il ne me reste plus qu'à vous dire au revoir et à m'en aller.
- Mes amitiés à mon grand ami Pedro.
- Je n'y manquerai pas, Camarade Sanchez.
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Soiouz
<center>Affiches des trois principaux partis pour les législatives anticipées de 2019 qui auront lieu dans une semaine.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=190966PPE.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/190966PPE.jpg[/img][/url]
Le Parti du Peuple Esmarkien reste toujours le premier parti esmarkien mais sa marge se réduit malgré des militants et sympathisants qui n'ont jamais été aussi remontés. Seul Pedro Gassmen, de par sa fonction n'a pas fait aucun meeting dans les grandes personnalités.
Plus grand meeting : Izigor avec plus de 300 000 personnes.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=63007622PL.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/63007622PL.jpg[/img][/url]
Le Parti des Libertés garde sa place de deuxième parti du pays et profite d'une popularité qu'il n'a connu que dans les premiers temps de la démocratisation. Il n'est pas néanmoins pas sûr qu'il puisse en profiter.
Plus grand meeting : Mataña avec plus de 100 000 personnes
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=828475PTNR.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/828475PTNR.jpg[/img][/url]
Malgré une certaine popularité, le PTNR ne progresse que peu et n'arrive pas à s'ériger comme une alternative crédible. Si le discours est toujours raciste, il est passé à des thèmes principaux comme la sécurité, l'ordre et même l'économie.
Plus grand meeting : Izigor : avec près de 150 000 personnes.
Les autres partis font des campagnes plus anonymes même si certains devraient tirer leur épingle du jeu à la vue des derniers sondages comme l'Union Populaire Esmarkienne (ex-Vive l'Esmark !) qui devrait avoir ses premiers députés nationaux à l'issue de ces élections.
Parti Vataziste : Le retour aux sources, plus grand meeting : Utchika avec 25 000 personnes
Mouvement Républicain Libéral : La liberté maintenant, plus grand meeting : Mataña avec moins de 10 000 personnes
Parti des Socialistes Esmarkiens : Un nouveau socialisme pour une nouvelle Esmark, plus grand meeting : San Pedro avec 40 000 personnes
Parti National Esmarkien : Une majorité nationale à l'Assemblée, plus grand meeting : Santa Ciudad avec 40 000 personnes
Union Populaire Esmarkienne : Unis pour changer, plus grand meeting : Izigor avec 35 000 personnes
Parti Nouveau Combat : Poursuivre le combat du peuple, plus grand meeting : Tierra del Pueblo avec 10 000 personnes.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=190966PPE.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/190966PPE.jpg[/img][/url]
Le Parti du Peuple Esmarkien reste toujours le premier parti esmarkien mais sa marge se réduit malgré des militants et sympathisants qui n'ont jamais été aussi remontés. Seul Pedro Gassmen, de par sa fonction n'a pas fait aucun meeting dans les grandes personnalités.
Plus grand meeting : Izigor avec plus de 300 000 personnes.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=63007622PL.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/63007622PL.jpg[/img][/url]
Le Parti des Libertés garde sa place de deuxième parti du pays et profite d'une popularité qu'il n'a connu que dans les premiers temps de la démocratisation. Il n'est pas néanmoins pas sûr qu'il puisse en profiter.
Plus grand meeting : Mataña avec plus de 100 000 personnes
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=828475PTNR.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/828475PTNR.jpg[/img][/url]
Malgré une certaine popularité, le PTNR ne progresse que peu et n'arrive pas à s'ériger comme une alternative crédible. Si le discours est toujours raciste, il est passé à des thèmes principaux comme la sécurité, l'ordre et même l'économie.
Plus grand meeting : Izigor : avec près de 150 000 personnes.
Les autres partis font des campagnes plus anonymes même si certains devraient tirer leur épingle du jeu à la vue des derniers sondages comme l'Union Populaire Esmarkienne (ex-Vive l'Esmark !) qui devrait avoir ses premiers députés nationaux à l'issue de ces élections.
Parti Vataziste : Le retour aux sources, plus grand meeting : Utchika avec 25 000 personnes
Mouvement Républicain Libéral : La liberté maintenant, plus grand meeting : Mataña avec moins de 10 000 personnes
Parti des Socialistes Esmarkiens : Un nouveau socialisme pour une nouvelle Esmark, plus grand meeting : San Pedro avec 40 000 personnes
Parti National Esmarkien : Une majorité nationale à l'Assemblée, plus grand meeting : Santa Ciudad avec 40 000 personnes
Union Populaire Esmarkienne : Unis pour changer, plus grand meeting : Izigor avec 35 000 personnes
Parti Nouveau Combat : Poursuivre le combat du peuple, plus grand meeting : Tierra del Pueblo avec 10 000 personnes.
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La vie d'une famille esmarkienne ordinaire
Raul a 36 ans. Il est marié à Maria Fernanda, cinq ans plus jeune que lui. Malgré son «jeune» âge, le couple a déjà trois enfants comme la plupart des foyers esmarkiens. Ils vivent dans une résidence communautaire (une sorte de petit immeuble) dans la banlieue de Santa Ciudad. Raul travaille comme chef de chantier à la SNBTP tandis que Maria Fernanda travaille dans le plus gros Marché Populaire de la ville en tant que charcutière. Sachant que le logement et l'énergie sont pris en charge entièrement par l'État esmarkien, le couple arrive à vivre certes modestement mais dignement avec les deux salaires. Dernièrement Raul a même fait l'acquisition de la première voiture de la famille, une 1410 neuve sortant directement des usines de la ville. Au quotidien, elle ne leur servira pas vraiment puisque la famille utilise le système de transports en commun qui reste le moyen privilégié par les esmarkiens pour pouvoir se déplacer sur des longues distances. Mais elle servira pendant les 3 semaines de congés annuels pour aller voir la famille de Raul resté dans le nord du pays et celle de Maria Fernanda dont les parents vivent à Suque.
5h du matin, le réveil sonne. Il est certes très tôt mais les horaires esmarkiens sont adaptés aux coutumes locales du pays. Sachant que les esmarkiens ne travaillent pas le début de l'après-midi, la quasi-totalité des entreprises et autres administrations commencent leur journée entre 6h et 7h du matin. La journée s'arrêtera par la suite entre 12h et 13h pour reprendre aux alentours de 14h30 jusqu'à 18h30. La matinée est coupée par une pause d'une demi-heure vers les 10h du matin. Au final un esmarkien moyen travaille 40h par semaine.
L'appartement est modeste mais s'enrichit petit à petit grâce à l'augmentation du niveau de vie des foyers. La télévision et la radio sont bien évidemment présentes mais on remarquera quelques objets de «confort» autrefois absents comme notamment un micro-ondes de la marque nationale CECEME (Conglomérat Esmarkien de Conception d'Électroménager et Matériel Électronique). La décoration est faite de tentures aux motifs traditionnelles effectuées par la mère de Maria Fernanda mais également par des photos de sites archéologiques célèbres ou de paysages nationaux. Pas de décoration tape-à-l-œil ni grossière, juste celle d'un foyer modeste certes mais qui arrive à s'en sortir. Pendant que Raul va faire sa toilette dans la petite salle d'eau, Maria Fernanda prépare le petit-déjeuner. Les enfants peuvent encore dormir une heure puisque les parents embauchent plus tôt de par leur métier. Les deux garçons, Jesus et Angel, âgés de 12 et 6 ans vivent dans la deuxième chambre de l'appartement attenante à celle des parents. Evita, la fille, âgée de 9 ans, elle ne dispose pas d'intimité et dort sur le canapé du salon/pièce à manger. Elle est d'ailleurs souvent réveillée par l'activité qui règne dans l'appartement. Néanmoins la famille est loin d'être à plaindre. Leurs voisins vivent par exemple à six depuis que la mère du mari est venue habiter avec eux dans un appartement qui ne dispose que d'une seule chambre.
Le petit-déjeuner est souvent composé d'une bouilli de maïs, bien consistante et d'un bol de lait chaud. Parfois Maria Fernanda ramène du travail du chocolat en poudre périmé depuis peu mais cela reste rare. Pendant ce temps, on entend le chapelet d'informations de Radio Esmark que Raul a allumé. Les nouvelles ont toujours tendance à être rassurantes et optimistes mais Raul comme beaucoup d'esmarkiens, s'il continue à l'écouter, trouve que la station nationale passe souvent trop vite sur les problèmes quotidiens et les revendications populaires. Maria Fernanda se presse, c'est elle qui partira la première de l'appartement. Et heureusement qu'elle a pu changer de poste car elle peut maintenant embaucher à l'ouverture. Les personnes qui réapprovisionnent, nettoient, mettent en place sont déjà à pied d'œuvre depuis 4h du matin.
Raul suivra peu de temps après. Chacun prend un bus différent à un horaire différent. Le système de bus autrefois mal conçu et relativement anarchique notamment au niveau des horaires s'est amélioré depuis quelques années. Arrivé sur leur lieu de travail chacun s'occupera de ses tâches correctement.
Pendant ce temps, le réveil dans la chambre des garçons a sonné. C'est Jesus l'aîné qui secoue son frère pour qu'il consente à se réveiller. Evita, souvent réveillée avant l'heure, a, elle, profité de la tranquillité pour prendre sa douche. Elle a mis à réchauffer le petit-déjeuner en attendant l'arrivée des garçons. Les écoliers esmarkiens ont chacun un uniforme composé d'un pantalon sombre et d'une chemise blanche pour les garçons et d'une jupe longue et d'un chemisier blanc pour les filles. Cet uniforme disparaît au moment du passage à l'université. Quand ils ont terminé leur petit-déjeuner, souvent ils allument la télé pour regarder Free TV. C'est la chaîne de la télévision nationale qui diffuse le matin les dessins animés. Bien évidemment ces dessins animés ressemblent peu à ceux que les petits occidentaux connaissent. Les dessins animés ne sont pas destinés uniquement à distraire mais doivent incorporer un contenu pédagogique et éducatif. On frappe à la porte. C'est la voisine qui vient les chercher pour les amener à l'école en même temps que ses propres enfants. Elle est mère au foyer, et au final, c'est près d'une quinzaine d'enfants qu'elle accompagne jusqu'à l'arrêt de bus. Celui-ci est un bus spécial au ramassage scolaire.
Sur le fronton de l'école flotte le drapeau national au-dessus du nom officiel de l'établissement scolaire, l'École Collective Populaire de la Liberté. Au son de la cloche, tous les élèves se mettent en rang en attendant l'arrivée de l'instituteur pour les primaires, du professeur différent pour chaque matière pour le secondaire. Les deux sections sont d'ailleurs entièrement séparés chacune dans une partie de l'école et seule l'entrée est commune. Les classes sont mixtes. Dans le primaire, Angel et Evita arrivent dans la classe. Au-dessus du tableau trône le portrait de Laïko Vatazy. Avant d'entamer le cours, comme chaque matin, les élèves chantent l'hymne national. Jesus qui est dans le secondaire a une classe où trône le drapeau national agrémenté de l'ancienne devise nationale esmarkienne et ancienne devise du CRC : «Pour le Peuple, Pour la Nation, Nous vaincrons». Là aussi on chante l'hymne national. Les enfants ne font pas attention au décor qui est pour eux totalement familier mais qui choquerait sûrement des démocrates occidentaux prêts à s'émouvoir et à plaindre pour n'importe quel motif. Jesus en tant qu'élève du secondaire commence à acquérir une connaissance politique. Il n'apprécie pas nécessairement tout ceci mais il s'en contente n'ayant jamais connu autre chose. Le fils de la voisine du dessous lui a dit que l'habitude de chanter l'hymne national se perdait à l'université de toute façon. Les cours pour chacun se passent normalement.
Maria Fernanda passera une bonne partie de sa journée dans le bruit des Marchés Populaires. Créé dès 1976, les Marchés Populaires sont les magasins étatiques qui vendent absolument de tout. Ils ressembleraient chez nous à des marchés couverts ou halles. Pas de rayonnage comme dans nos supermarchés mais des stands avec une catégorie de produits bien spécifiques. On ne trouve que des employés du magasin dans ces bâtiments, aucun vendeur privé. On paye séparément ses produits à chaque stand. En plus du bruit des vendeurs, des clients, le magasin diffuse de la musique toute la journée. Les prix sont corrects et la pénurie d'un produit est quasi-inexistante. Les Marchés Populaires sont souvent remplis de clients dès l'ouverture jusqu'à la fermeture. En plus d'être un lieu d'approvisionnement, c'est également un lieu d'échanges et de rencontres. La majorité des personne présentes, souvent des femmes, discute ainsi des diverses réformes, des derniers potins, de politique, de sport, etc. Les opinions se font et se défont dans des lieux finalement bien plus conviviaux qu'un supermarché classique. Ici, chacun prend le temps de faire ses courses, de discuter et marchander avec les vendeurs.
Raul quand à lui passera sa journée dehors. Il travaille actuellement à l'extension de l'Université Nationale Populaire de Santa Ciudad. Cette dernière devrait grâce à ces équipements passer d'une capacité de 6000 à plus de 10000 étudiants, évitant ainsi à beaucoup de jeunes ciudacalos (habitants de Santa Ciudad) d'avoir à partir pour Izigor, la capitale centralisant encore la vie universitaire du pays malgré des efforts des autorités.
La journée se termine. Chacun s'en retourne tranquillement à son logement. Les premiers sont les enfants qui arrivent à l'appartement vers 17h30. Pas de devoirs ou très peu pour ceux en primaire, un volume plus conséquent à partir de l'entrée au secondaire. Les petits sortent donc jouer avec leurs voisins dans la cour de l'immeuble tandis que Jesus se concentre sur son problème de mathématiques.
C'est Raul qui rentre le premier vers 19h30. Jesus a déjà commencé à faire cuire le repas de ce soir. Les petits montent aussi pour saluer leur père. Celui-ci allume Esmark Info pour entendre tout d'abord l'actualité. Ensuite il zappe pour mettre Free TV et les séries ou telenovelas que les esmarkiens regardent massivement. Coup de chance, ce sont les épisodes inédits de la sixième saison de La Famille Deniedo qui sont diffusés. Quand Maria Fernanda arrive à son tour, environ une heure après son mari, la table est mise et le repas est prêt. Chacun prend sa place à table tandis que Raul entame une courte prière. Malgré une montée de l'athéisme ou de agnosticisme, la majorité des foyers esmarkiens restent attachés au catholicisme et à ses valeurs. Au menu ce soir, des légumes et des féculents. La viande est rare, une fois par semaine, le dimanche midi le plus souvent. Tandis que Raul boira quelques verres de vin rouge esmarkien, le reste de la famille carburera à l'eau.
Pendant que les enfants vont se coucher et qu'Evita en profite pour éteindre la télévision, les parents font la vaisselle Et si Maria Fernanda va, à son tour, se coucher une fois cette dernière terminée, Raul redescend retrouver ses amis au bar de la rue. La télévision du bar diffuse un match de handball de la Coupe de la Liberté. Raul et ses amis boiront quelques verres de quitzu, sans pour autant finir soûls, avant de rentrer se coucher vers minuit. Raul limite ces sorties nocturnes de semaine à deux mais certains de ses amis font cela tous les soirs. Et le lendemain, la journée recommencera.
Si Maria Fernanda travaille le samedi, ce n'est pas le cas de Raul qui profite de cette journée pour faire les menus travaux qu'on trouve toujours à faire dans un appartement. Il ira également voir son frère qui ne vit qu'à quelques blocs d'ici. Le dimanche, la famille ira à l'église la plus proche pour la messe avant de retourner faire un repas consistant.
Raul a 36 ans. Il est marié à Maria Fernanda, cinq ans plus jeune que lui. Malgré son «jeune» âge, le couple a déjà trois enfants comme la plupart des foyers esmarkiens. Ils vivent dans une résidence communautaire (une sorte de petit immeuble) dans la banlieue de Santa Ciudad. Raul travaille comme chef de chantier à la SNBTP tandis que Maria Fernanda travaille dans le plus gros Marché Populaire de la ville en tant que charcutière. Sachant que le logement et l'énergie sont pris en charge entièrement par l'État esmarkien, le couple arrive à vivre certes modestement mais dignement avec les deux salaires. Dernièrement Raul a même fait l'acquisition de la première voiture de la famille, une 1410 neuve sortant directement des usines de la ville. Au quotidien, elle ne leur servira pas vraiment puisque la famille utilise le système de transports en commun qui reste le moyen privilégié par les esmarkiens pour pouvoir se déplacer sur des longues distances. Mais elle servira pendant les 3 semaines de congés annuels pour aller voir la famille de Raul resté dans le nord du pays et celle de Maria Fernanda dont les parents vivent à Suque.
5h du matin, le réveil sonne. Il est certes très tôt mais les horaires esmarkiens sont adaptés aux coutumes locales du pays. Sachant que les esmarkiens ne travaillent pas le début de l'après-midi, la quasi-totalité des entreprises et autres administrations commencent leur journée entre 6h et 7h du matin. La journée s'arrêtera par la suite entre 12h et 13h pour reprendre aux alentours de 14h30 jusqu'à 18h30. La matinée est coupée par une pause d'une demi-heure vers les 10h du matin. Au final un esmarkien moyen travaille 40h par semaine.
L'appartement est modeste mais s'enrichit petit à petit grâce à l'augmentation du niveau de vie des foyers. La télévision et la radio sont bien évidemment présentes mais on remarquera quelques objets de «confort» autrefois absents comme notamment un micro-ondes de la marque nationale CECEME (Conglomérat Esmarkien de Conception d'Électroménager et Matériel Électronique). La décoration est faite de tentures aux motifs traditionnelles effectuées par la mère de Maria Fernanda mais également par des photos de sites archéologiques célèbres ou de paysages nationaux. Pas de décoration tape-à-l-œil ni grossière, juste celle d'un foyer modeste certes mais qui arrive à s'en sortir. Pendant que Raul va faire sa toilette dans la petite salle d'eau, Maria Fernanda prépare le petit-déjeuner. Les enfants peuvent encore dormir une heure puisque les parents embauchent plus tôt de par leur métier. Les deux garçons, Jesus et Angel, âgés de 12 et 6 ans vivent dans la deuxième chambre de l'appartement attenante à celle des parents. Evita, la fille, âgée de 9 ans, elle ne dispose pas d'intimité et dort sur le canapé du salon/pièce à manger. Elle est d'ailleurs souvent réveillée par l'activité qui règne dans l'appartement. Néanmoins la famille est loin d'être à plaindre. Leurs voisins vivent par exemple à six depuis que la mère du mari est venue habiter avec eux dans un appartement qui ne dispose que d'une seule chambre.
Le petit-déjeuner est souvent composé d'une bouilli de maïs, bien consistante et d'un bol de lait chaud. Parfois Maria Fernanda ramène du travail du chocolat en poudre périmé depuis peu mais cela reste rare. Pendant ce temps, on entend le chapelet d'informations de Radio Esmark que Raul a allumé. Les nouvelles ont toujours tendance à être rassurantes et optimistes mais Raul comme beaucoup d'esmarkiens, s'il continue à l'écouter, trouve que la station nationale passe souvent trop vite sur les problèmes quotidiens et les revendications populaires. Maria Fernanda se presse, c'est elle qui partira la première de l'appartement. Et heureusement qu'elle a pu changer de poste car elle peut maintenant embaucher à l'ouverture. Les personnes qui réapprovisionnent, nettoient, mettent en place sont déjà à pied d'œuvre depuis 4h du matin.
Raul suivra peu de temps après. Chacun prend un bus différent à un horaire différent. Le système de bus autrefois mal conçu et relativement anarchique notamment au niveau des horaires s'est amélioré depuis quelques années. Arrivé sur leur lieu de travail chacun s'occupera de ses tâches correctement.
Pendant ce temps, le réveil dans la chambre des garçons a sonné. C'est Jesus l'aîné qui secoue son frère pour qu'il consente à se réveiller. Evita, souvent réveillée avant l'heure, a, elle, profité de la tranquillité pour prendre sa douche. Elle a mis à réchauffer le petit-déjeuner en attendant l'arrivée des garçons. Les écoliers esmarkiens ont chacun un uniforme composé d'un pantalon sombre et d'une chemise blanche pour les garçons et d'une jupe longue et d'un chemisier blanc pour les filles. Cet uniforme disparaît au moment du passage à l'université. Quand ils ont terminé leur petit-déjeuner, souvent ils allument la télé pour regarder Free TV. C'est la chaîne de la télévision nationale qui diffuse le matin les dessins animés. Bien évidemment ces dessins animés ressemblent peu à ceux que les petits occidentaux connaissent. Les dessins animés ne sont pas destinés uniquement à distraire mais doivent incorporer un contenu pédagogique et éducatif. On frappe à la porte. C'est la voisine qui vient les chercher pour les amener à l'école en même temps que ses propres enfants. Elle est mère au foyer, et au final, c'est près d'une quinzaine d'enfants qu'elle accompagne jusqu'à l'arrêt de bus. Celui-ci est un bus spécial au ramassage scolaire.
Sur le fronton de l'école flotte le drapeau national au-dessus du nom officiel de l'établissement scolaire, l'École Collective Populaire de la Liberté. Au son de la cloche, tous les élèves se mettent en rang en attendant l'arrivée de l'instituteur pour les primaires, du professeur différent pour chaque matière pour le secondaire. Les deux sections sont d'ailleurs entièrement séparés chacune dans une partie de l'école et seule l'entrée est commune. Les classes sont mixtes. Dans le primaire, Angel et Evita arrivent dans la classe. Au-dessus du tableau trône le portrait de Laïko Vatazy. Avant d'entamer le cours, comme chaque matin, les élèves chantent l'hymne national. Jesus qui est dans le secondaire a une classe où trône le drapeau national agrémenté de l'ancienne devise nationale esmarkienne et ancienne devise du CRC : «Pour le Peuple, Pour la Nation, Nous vaincrons». Là aussi on chante l'hymne national. Les enfants ne font pas attention au décor qui est pour eux totalement familier mais qui choquerait sûrement des démocrates occidentaux prêts à s'émouvoir et à plaindre pour n'importe quel motif. Jesus en tant qu'élève du secondaire commence à acquérir une connaissance politique. Il n'apprécie pas nécessairement tout ceci mais il s'en contente n'ayant jamais connu autre chose. Le fils de la voisine du dessous lui a dit que l'habitude de chanter l'hymne national se perdait à l'université de toute façon. Les cours pour chacun se passent normalement.
Maria Fernanda passera une bonne partie de sa journée dans le bruit des Marchés Populaires. Créé dès 1976, les Marchés Populaires sont les magasins étatiques qui vendent absolument de tout. Ils ressembleraient chez nous à des marchés couverts ou halles. Pas de rayonnage comme dans nos supermarchés mais des stands avec une catégorie de produits bien spécifiques. On ne trouve que des employés du magasin dans ces bâtiments, aucun vendeur privé. On paye séparément ses produits à chaque stand. En plus du bruit des vendeurs, des clients, le magasin diffuse de la musique toute la journée. Les prix sont corrects et la pénurie d'un produit est quasi-inexistante. Les Marchés Populaires sont souvent remplis de clients dès l'ouverture jusqu'à la fermeture. En plus d'être un lieu d'approvisionnement, c'est également un lieu d'échanges et de rencontres. La majorité des personne présentes, souvent des femmes, discute ainsi des diverses réformes, des derniers potins, de politique, de sport, etc. Les opinions se font et se défont dans des lieux finalement bien plus conviviaux qu'un supermarché classique. Ici, chacun prend le temps de faire ses courses, de discuter et marchander avec les vendeurs.
Raul quand à lui passera sa journée dehors. Il travaille actuellement à l'extension de l'Université Nationale Populaire de Santa Ciudad. Cette dernière devrait grâce à ces équipements passer d'une capacité de 6000 à plus de 10000 étudiants, évitant ainsi à beaucoup de jeunes ciudacalos (habitants de Santa Ciudad) d'avoir à partir pour Izigor, la capitale centralisant encore la vie universitaire du pays malgré des efforts des autorités.
La journée se termine. Chacun s'en retourne tranquillement à son logement. Les premiers sont les enfants qui arrivent à l'appartement vers 17h30. Pas de devoirs ou très peu pour ceux en primaire, un volume plus conséquent à partir de l'entrée au secondaire. Les petits sortent donc jouer avec leurs voisins dans la cour de l'immeuble tandis que Jesus se concentre sur son problème de mathématiques.
C'est Raul qui rentre le premier vers 19h30. Jesus a déjà commencé à faire cuire le repas de ce soir. Les petits montent aussi pour saluer leur père. Celui-ci allume Esmark Info pour entendre tout d'abord l'actualité. Ensuite il zappe pour mettre Free TV et les séries ou telenovelas que les esmarkiens regardent massivement. Coup de chance, ce sont les épisodes inédits de la sixième saison de La Famille Deniedo qui sont diffusés. Quand Maria Fernanda arrive à son tour, environ une heure après son mari, la table est mise et le repas est prêt. Chacun prend sa place à table tandis que Raul entame une courte prière. Malgré une montée de l'athéisme ou de agnosticisme, la majorité des foyers esmarkiens restent attachés au catholicisme et à ses valeurs. Au menu ce soir, des légumes et des féculents. La viande est rare, une fois par semaine, le dimanche midi le plus souvent. Tandis que Raul boira quelques verres de vin rouge esmarkien, le reste de la famille carburera à l'eau.
Pendant que les enfants vont se coucher et qu'Evita en profite pour éteindre la télévision, les parents font la vaisselle Et si Maria Fernanda va, à son tour, se coucher une fois cette dernière terminée, Raul redescend retrouver ses amis au bar de la rue. La télévision du bar diffuse un match de handball de la Coupe de la Liberté. Raul et ses amis boiront quelques verres de quitzu, sans pour autant finir soûls, avant de rentrer se coucher vers minuit. Raul limite ces sorties nocturnes de semaine à deux mais certains de ses amis font cela tous les soirs. Et le lendemain, la journée recommencera.
Si Maria Fernanda travaille le samedi, ce n'est pas le cas de Raul qui profite de cette journée pour faire les menus travaux qu'on trouve toujours à faire dans un appartement. Il ira également voir son frère qui ne vit qu'à quelques blocs d'ici. Le dimanche, la famille ira à l'église la plus proche pour la messe avant de retourner faire un repas consistant.
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Soiouz
Tract distribué et affiché à 15 millions d'exemplaires sur l'ensemble du territoire de la Fepuvi par le Parti Socialiste des Peuples Vicaskarans (socialisme marxiste pan-vicaskaran).
[quote][center]Les martyrs fepuvos remercient l'Armée Pacifiste Raksasane
Pour leur aide à l'indépendance des territoires vicaskarans
Pour leur grand pragmatisme
Pour leur volonté de ne pas interférer dans les affaires internes vicaskaranes
Merci !
40 000 morts que nous n'oublions pas !
Nous n'oublierons jamais !
Le Cotan et l'Esmark n'oublient pas l'impérialisme raksasan
L'Esmark, le Cotan et le Vicalo n'oublient pas l'impérialisme tarnois
Car tout ce qui divise ces deux nations pourvoyeuses de conflits, c'est qu'elles impiétent sur le territoire l'une de l'autre.
Non au capitalisme raksasan
Non au capitalisme tarnois
Oui au Socialisme Vicaskaran !
Construire une forteresse imprenable, socialiste et révolutionnaire des peuples vicaskarans ![/center][/quote]
[quote][center]Les martyrs fepuvos remercient l'Armée Pacifiste Raksasane
Pour leur aide à l'indépendance des territoires vicaskarans
Pour leur grand pragmatisme
Pour leur volonté de ne pas interférer dans les affaires internes vicaskaranes
Merci !
40 000 morts que nous n'oublions pas !
Nous n'oublierons jamais !
Le Cotan et l'Esmark n'oublient pas l'impérialisme raksasan
L'Esmark, le Cotan et le Vicalo n'oublient pas l'impérialisme tarnois
Car tout ce qui divise ces deux nations pourvoyeuses de conflits, c'est qu'elles impiétent sur le territoire l'une de l'autre.
Non au capitalisme raksasan
Non au capitalisme tarnois
Oui au Socialisme Vicaskaran !
Construire une forteresse imprenable, socialiste et révolutionnaire des peuples vicaskarans ![/center][/quote]